valence/handicap

Ils craignent "l’absorption" par l’hôpital psychiatrique

Les IME de Lorient et du Château de Milan à Montélimar accueillent 46 % des enfants déficients intellectuels pris en charge dans la Drôme, soit 250. Photo Le DL/Aurélia DUMTÉ

Les IME de Lorient et du Château de Milan à Montélimar accueillent 46 % des enfants déficients intellectuels pris en charge dans la Drôme, soit 250. Photo Le DL/Aurélia DUMTÉ

Devant l’antenne de l’Agence régionale de santé d’abord, puis devant les grilles du Conseil général de la Drôme ensuite, le personnel des IME (Institut médico éducatifs) de Lorient et du Château de Milan à Montélimar, auquel s’étaient joints des parents d’enfants accueillis, a manifesté son opposition à un projet de fusion de leurs établissements avec l’hôpital, celui psychiatrique du Valmont pour l’IME de Lorient. Un projet qui, s’il était finalisé, serait pilote.

Pour le personnel des IME, ce serait plutôt « une régression sociétale » puisqu’avant 1973, date de création des IME, les enfants déficients intellectuels étaient pris en charge par la psychiatrie asilaire. Or, la déficience mentale est un handicap et non une maladie mentale. « On n’est pas dans la pathologie psychiatrique. »

Ce dont convient Jean-François Jacquemet, délégué départemental de l’ARS. Le conseil général de la Drôme ayant souhaité se dégager de la gestion des IME, établissements dont le financement est assuré par l’Assurance maladie, l’ARS propose de la confier à un établissement public de santé, l’hôpital. « Il y aura absorption juridique mais les IME continueront d’exister en tant que tels », précise Jean-François Jacquemet.

http://www.ledauphine.com/drome/2011/04/15/ils-craignent-l-absorption-par-l-hopital-psychiatrique