Le Point.fr - Publié le 20/01/2014 à 19:49 - Modifié le 21/01/2014 à 06:29

"Il m'est arrivé de le frapper." France 5 diffuse mardi "Mon fils, un si long combat". Dans ce documentaire, l'animatrice raconte sans détours la difficulté de vivre au quotidien avec Samy, 8 ans, autiste.

L'animatrice Églantine Emeyé L'animatrice Églantine Emeyé © Benaroch / SIPA


La première scène montre un petit garçon qui crie et se débat chez le coiffeur. Ils sont quatre à tenter de lui couper les cheveux. "Lui, c'est Samy, mon fils", commente en voix off l'animatrice Églantine Emeyé, "j'aurais aimé qu'il s'agisse du caprice d'un enfant mal élevé. Mais mon Samy est bien différent." Cette différence qu'elle va montrer au quotidien, c'est l'autisme et le plurihandicap de son fils de huit ans. Le documentaire "Mon fils, un si long combat" sera diffusé mardi à 20 h 35, sur France 5.

"Chaque geste quotidien, que ce soit lui couper les ongles, sortir faire une course, tout ce que vous vous faites assez normalement, pour nous, c'est grimper l'Himalaya à chaque fois", explique-t-elle dans une interview sur LCI.

Empêcher son fils de se faire mal

Mais le plus douloureux, explique l'animatrice, c'est de voir son fils s'automutiler. Toutes les nuits, Samy crie et se cogne contre les murs, les vitres. Il a "besoin de sentir son corps, besoin de se frapper. Est-ce qu'il a mal, est-ce qu'il a faim, est-ce qu'il se sent seul ? Je n'ai jamais su ", relate Églantine Emeyé. Alors, il y a deux ans, elle a fait fabriquer un lit sur mesure, molletonné, avec une porte fermée à clé, afin d'empêcher son fils de se faire mal.

L'ancienne mannequin et miss météo de Nulle Part Ailleurs sur Canal+, a fini par mettre son fils dans un institut spécialisé, à 800 kilomètres de chez elle, à Hyères. Une décision qu'elle ne regrette pas : "Ça lui convient mieux, il est plus apaisé et, dès la Toussaint, j'ai vu mon fils souriant comme jamais, un vrai bonheur", explique-t-elle au Parisien.

Pourquoi un tel documentaire ? Églantine Eméyé veut dénoncer "la solitude que l'on vit en tant que famille avec handicap parce qu'on est vraiment très très peu aidé", explique-t-elle sur LCI. Les interlocuteurs qu'elle a rencontrés semblaient découvrir le handicap, raconte-t-elle, et les solutions qu'ils apportent sont inadaptées. "Je voulais leur montrer la vie que nous vivons", explique-t-elle.