MICHEL MARGUIER (mmarguier@midilibre.com)
17/03/2014, 13 h 00 | Mis à jour le 17/03/2014, 13 h 25
Jacques Van Rillaer, pas tendre avec Freud, ni avec Lacan.
Jacques Van Rillaer, pas tendre avec Freud, ni avec Lacan. (J.-M. M.)

Quand, à Montpellier (Hérault), Jacques Van Rillaer, ancien psychanalyste et contributeur d’un célèbre livre noir sur le sujet, invité du Cercle zététique, parle du "marché de la névrose". 

Pas tendre avec Freud - "que je pense assez bien connaître, depuis ma thèse de doctorat". Pas davantage avec Lacan. Regard pour le moins critique sur la psychanalyse que celui du professeur belge Jacques Van Rillaer. Lui-même ancien psychanalyste et contributeur d’un célèbre livre noir sur le sujet, il était en fin de semaine l’invité du Cercle zététique du Languedoc-Roussillon. Lors d’un café zététique, il fut au centre d’un débat animé, avec pour thème “Les illusions de la psychanalyse”.

"Mentir avec aplomb"

Aujourd’hui détourné de cette discipline, devenu spécialiste des thérapies cognitivo-comportementales, il ne va pas jusqu’à parler de charlatanisme sur la question qui déchaîne en France bien des passions. "Le mot est un peu fort, je parlerais de pseudo-science." Et de fustiger à la fois un certain "marché de la névrose" et le parcours de Freud qui a fini par "faire de la formation, des disciples, plus qu’être thérapeute". Lui qui savait"mentir avec aplomb". Pas davantage admirateur du discours lacanien. "Obscur." Volontairement. Et puis : "On est dans le registre de l’interprétation et non pas scientifique." C’est sur le terrain de "la critique de l’efficacité" de la discipline que se situe aujourd’hui Jacques Van Rillaer.