19 mars 2015

VAL D'ISERE : Philippe POUCHKINE, le moniteur qui s'adapte au handicap

article publié dans Le Dauphiné

Le professeur est ravi des progrès réalisés par Raphaël, son élève. Le professeur est ravi des progrès réalisés par Raphaël, son élève.

Philippe Pouchkine, enfant du pays de Val-d’Isère, prodigue depuis plus de 20 ans des cours de ski. Pas n’importe lesquels. Il encadre des skieurs ayant un handicap, physique ou mental. Pour Philippe, plus qu’un métier, c’est une raison d’être, une passion inscrite dans ses gênes. « J’ai toujours voulu rendre ce service, je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça », commence-t-il. Lorsque nous l’avons rencontré, il encadrait Raphaël, un jeune autiste de 10 ans. « Ça fait trois ans que je suis Raphaël. Au début, il ne savait pas du tout skier. J’étais obligé de skier avec des sangles pour le retenir dans la pente. Aujourd’hui on descend la piste Mangard sans problème. Il m’emmène parfois sur les bords de pistes. C’est incroyable les progrès qu’il a faits. »

Un véritable confort pour les parents

Pour les parents, c’est un véritable confort de savoir qu’en venant aux sports d’hiver, il existe des solutions pour leur enfant ayant un handicap. Gilles, le papa, se réjouit de ces cours. « Ça fait plaisir, il a énormément progressé. Au départ, c’était un peu compliqué, maintenant il suit Philippe presque partout. Je pensais que ça allait être beaucoup plus long. C’est très bien qu’il y ait ça à Val-d’Isère. » On trouve de nombreuses écoles, en station, qui proposent des cours adaptés, notamment en ski assis pour les personnes à mobilité réduite.

Philippe, moniteur à l’ESF, enseigne un ski dynamique à des élèves ayant un handicap. Son engagement va plus loin. Possédant une maison d’été dans la Creuse, il souhaite créer un centre d’accueil pour personnes handicapées en vue de leur offrir la possibilité d’exercer un métier.

Par Benoit LAUNAY | Publié le 18/03/2015 à 06:02

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Saint-Quentin : Même avec un enfant autiste, on peut vivre comme tout le monde déclare Sandrine DIDIER

article publié sur Aisne nouvelle

Publié le

Par Propos recueillis par Nasséra LOUNASSI

Chaque samedi après-midi, Sandrine Didier propose aux enfants autistes et à leurs parents des ateliers artistiques ainsi que des temps de parole, destinés à rompre l’isolement.

aisne nouvelle

On la connaissait comme présidente de Sandycapdanse, comme conseillère municipale de la majorité déléguée au Handicap. Depuis un an, Sandrine Didier, 44 ans, s’occupe également d’une autre association, encore méconnue dans la cité des Pastels : Hop’autisme 02. Celle-ci offre chaque week-end un moment privilégié aux familles touchées par l’autisme.

Comment est née l’idée de Hop’autisme 02 ?

De nouvelles mamans sont arrivées avec des enfants autistes au sein de Sandycapdanse (association qui promeut la danse dans le milieu du handicap, ndlr). J’ai vu leur désarroi, à quel point elles se sentaient isolées. Avec elles, j’ai décidé de lancer cette nouvelle association. Hop’autisme 02 est là pour répondre aux besoins des parents et permet d’avoir un moment pour parler, échanger. Mais n’a pas de vocation médicale où il existe des choses.

Vous évoquiez le désarroi des familles face à la pathologie… Comment se traduit-il ?

C’est une maladie qui désociabilise. Les parents d’enfants autistes coupent peu à peu les ponts avec leurs amis, leurs proches parce qu’ils se sentent gênés, jugés, incompris. Et de ce fait, ils se retrouvent isolés. Ceux que je rencontre me disent qu’ils ont honte de la maladie de leur enfant, ils ont l’impression qu’autour d’eux on ne l’accepte pas.

Les séances du samedi comprennent un temps de parole. Que dites-vous aux participants ?

Il faut tout d’abord les rassurer. J’aimerais leur prouver que lorsqu’on est dans cette situation, on peut vivre comme tout le monde. Il y a un temps de parole avec les parents, mais également avec la fratrie. Il ne faut pas oublier qu’il y a une grosse souffrance chez les frères et sœurs qui peuvent se sentir délaissés, moins aimés car toute l’attention de leurs parents est focalisée sur l’enfant malade.

D’autres activités tournées vers l’art sont également proposées au cours de l’après-midi…

Oui, on fait des activités durant une heure. Ça peut être de la danse, du chant ou de la musique. J’envisage même de lancer le théâtre par la suite. On travaille en binôme : parent/enfant. Ce qui permet de développer une autre relation entre eux, et aide les adultes à reprendre confiance en eux.

Avez-vous suivi une formation particulière pour travailler avec ce public ?

J’ai suivi une formation handidanse pour enseigner la danse aux personnes handicapées ainsi que d’autres sur l’autisme. Depuis 12 ans j’accueille des enfants autistes à mes cours à Sandycapdanse. Je connais bien ce public.

Combien d’enfants accueillez-vous chaque samedi ?

Six enfants, âgés de 4 à 10 ans. Leurs troubles sont différents. Il y en a pour lesquels ça va se ressentir au niveau du langage, d’autres qui vont se cacher sous la table et qu’on aura du mal à approcher… Il m’arrive de réussir à leur faire faire quelque chose au cours d’une séance et la fois d’après, ils ne veulent plus. Mais grâce à ces ateliers, les enfants quittent tout doucement leur bulle, l’art apporte beaucoup de choses quel que soit le handicap. Et surtout, je travaille avec eux de la même manière qu’avec des valides. Je ne veux surtout pas qu’on mette de barrières.

Hop’autisme 02 se réunit chaque samedi de

14 à 17 heures, à la salle du centre associatif à Oestres.

 

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Béziers : ce dur parcours que d'être parents d'enfant autiste

Béziers : ce dur parcours que d’être parents d’enfant autiste Coralie Macia et Laurence Lefebvre.
DR

"Solidarité autisme" est une association "pour rompre la solitude, informer de ce qui existe localement pour que les enfants évoluent".

Il y a treize ans, Laurence Lefebvre mettait au monde trois garçons. Un triple bonheur qui allait très vite se transformer en parcours chaotique, difficile, empli d'obstacles et de solitude. "L'un de mes trois fils, Tom, était différent. À partir de 3 ans, je l'ai amené régulièrement voir des pédiatres. Ce n'est que deux ans plus tard que j'ai su ." Un médecin pose enfin le mot tant redouté. Tom est autiste. "J'étais seule, sans info, sans savoir ce qu'était l'autisme, seule face à mes difficultés et surtout à celles de mon fils, devant aussi assumer mes deux autres fils." Heureusement, l'enfant est pris en charge, quelque temps plus tard, à l'hôpital de jour, en alternance pendant un an avec une école classique. Puis, il ira à l'IME trois jours par semaine et restera à la maison avec Laurence. Par chance, elle est enseignante, un poste qu'elle occupe à mi-temps.

Des mamans et papas en détresse

C'est pendant les séances à l'hôpital de jour que la maman rencontre d'autres familles touchées par ces troubles du développement humain. De discussion en discussion, de rencontre en rencontre, germe l'idée de créer une association "pour partager ce vécu, rompre la solitude, informer de ce qui existe localement pour que nos enfants évoluent". C'était en octobre 2008 : Solidarité autisme Languedoc-Roussillon naissait sous l'impulsion de mamans et papas en détresse.

Spectacle : rire du handicap

L’association organise un spectacle ce samedi 21 mars, à 20 h 30, à sortieOuest (domaine de Bayssan) : Le Bal des pompiers. Il laisse la parole à Laurent Savard, artiste et père d’un petit Gabin, autiste. Il s’agit d’une compilation de sketchs sur le quotidien mis en scène avec humour. Afin de "rire pour ne pas pleurer, rire différemment de la différence, rire pour les autres", comme l’indique la présidente. Tarifs : 12 €, 6 € (réduit). Plus d’infos au 04 67 28 37 32.

Aujourd'hui, Laurence en est toujours la présidente. La structure a évolué très vite. Elle regroupe désormais des professionnels et des bénévoles. Tous militent pour la scolarisation des enfants autistes en milieu ordinaire. "Ils ont besoin de modèles pour grandir, apprendre. En France, il faut savoir que 80 % des enfants autistes ne sont pas scolarisés, faute de place dans des structures adéquates."Le dynamisme et la motivation de ces familles sont si grands qu'elles obtiennent l'ouverture d'une classe d'inclusion scolaire (Clis) TED, à la rentrée 2010, à Espondeilhan.

Des groupes de paroles

Les parents se retrouvent une fois par mois en groupe de paroles, avec intervention de professionnels, et deux fois par mois pour la fratrie. Et organisent des animations variées comme des sorties en famille, des ateliers découverte peinture ou musique, des pique-niques, des chasses aux œufs, des spectacles (lire ci-dessous)... "Notre principal but reste celui de rompre la solitude", rappelle la vice-présidente, Coralie Macia, maman de deux enfants autistes. Autres objectifs : aide aux dossiers administratifs, orientation vers les professionnels adéquats, information sur les différentes méthodes et possibilités de prises en charge, etc. "Grâce à l'association, je suis non seulement sortie de cette solitude infernale, mais j'ai aussi perdu ce sentiment de culpabilité par lequel, nous, parents d'enfant autistes, passons tous", conclut Laurence Lefebvre.

Contacts au 06 95 22 20 29 ou sur solidariteautisme@gmail.com

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18 mars 2015

Etre différent, c'est normal -> la nouvelle campagne de sensibilisation à la trisomie 21

article publié sur l'avenir.net

A l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 qui aura lieu ce samedi, la Fondation Jérôme Lejeune - du nom du scientifique qui a découvert la cause de la trisomie 21 - a choisi de sensibiliser le grand public à sa cause avec une vidéo émouvante.

Prenant à contre-pied les stéréotypes, « cette vidéo est l’occasion d’interpeller sur la norme et la différence » et « rappelle que la diversité est la « seule » norme acceptable pour l’humanité », explique la fondation dans son communiqué.

Publié il y a quelques jours seulement, le clip se termine sur une note d’espoir : « Pour changer leur vie, changeons notre regard ».

L'année passée, la même fondation avait déjà diffusé une vidéo touchante de la déclaration d’amour d’un enfant trisomique à son père.

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17 mars 2015

Leforest : Enzo, 5 ans, et un parcours scolaire semé d'embûches

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

Anne-Claire Guilain

Lætitia Taté est cinq fois maman. Enzo est son petit dernier et très vite, elle a vu que ce n’était pas un enfant comme les autres. Aujourd’hui, elle se bat pour que son fils soit scolarisé normalement, ce qui est loin d’être le cas.

Enzo entouré de ses parents.

Enzo entouré de ses parents

Enzo n’a pas encore quitté l’école maternelle que son parcours scolaire est déjà chaotique. Mais Lætitia Taté, sa maman, le concède, « Enzo n’est pas un enfant facile. Il a parlé tard. Les repas, la propreté, les angoisses… tout a été compliqué ». Et quand elle le scolarise à l’âge de 2 ans et demi, elle remarque très vite que rien ne va. Enzo pleure toute la journée, vomit. Elle le retire donc pour retenter l’expérience à 3 ans et demi. Mais là encore, son quotidien est difficile. Enzo n’ira donc à l’école que le matin, et parallèlement, ses parents recherchent auprès de médecins ce qui ne va pas. Ils pensent à un problème auditif, puis neurologique… Mais le petit garçon n’est pas ou mal suivi par le corps médical. « On ne nous a jamais rien expliqué, on est dans le flou total. On prend des rendez-vous mais les délais n’en finissent pas. »

L’école une heure par jour

En mai 2014, les parents obtiennent (« enfin ») une rencontre avec la psychologue et le médecin scolaires. C’est à ce moment-là qu’un dossier est monté auprès de la MDPH (Maison des personnes handicapées), mais toujours aucun diagnostic n’est posé.

À la rentrée 2014, l’institutrice refuse de prendre Enzo tant qu’il ne sera pas accompagné d’une AVS (assistante de vie scolaire). Finalement, elle lui concède une heure par jour, de 9 h à 10 h. Et une AVS l’accompagnera deux jours en février et depuis lundi dernier, « et quand elle est là, tout va bien », assure la maman.

« Autisme »

Il y a un mois, lors d’un rendez-vous au centre médico-psychologique d’Évin, des spécialistes ont pour la première fois prononcé le mot « autisme » pour parler d’Enzo. Mais sans certitude.

Démunis, un peu perdus, les parents se sentent pointés du doigt. « On a l’impression que tout se retourne contre nous alors qu’on se bat pour Enzo. On nous dit que la seule solution pour lui, c’est l’IME (institut médico-éducatif) alors qu’on ne sait pas ce qu’il a exactement. Et s’il est autiste, tout le monde dit qu’il faut qu’il ait une scolarisation normale. Alors que l’école refuse de prendre mon fils. »

Mercredi, la famille sera reçue par l’inspection académique de Noyelles-Godault (lire ci-dessous) pour « enfin » parler de l’avenir d’Enzo, « et ce n’est pas trop tôt » lâche Lætitia.

« J’entends leur détresse »

Joint par téléphone, l’inspecteur de l’Éducation nationale, Claude Matichard, affirme suivre ce dossier « depuis 3 ans » et que « le rôle préventif de l’école maternelle, qui n’est pas obligatoire, a tenu son rôle. Elle alerte et évalue les capacités des enfants ». Il estime également que l’enfant « est regardé avec bienveillance. Ce projet vise l’intérêt de l’enfant. On doit trouver la réponse la plus optimale possible à ses besoins ». Mais il reconnaît également que « la mise en œuvre de ce projet a été soumise à des impondérables » et que les délais peuvent sembler longs : « J’entends la détresse de ces parents. Je peux comprendre que l’accompagnement et l’aide que l’on propose à cet enfant ne soient pas ce qu’espéraient ou ce qu’attendaient les parents. Je ne veux pas décrire une situation de rêve. Nous aussi nous sommes confrontés à des difficultés que nous devons assumer. Ici, la situation est difficile à accompagner, mais il faut trouver une solution ».

Mercredi, Claude Matichard rencontrera donc la famille d’Enzo avec pour objectif de « discuter, réfléchir au devenir de l’enfant et rechercher la scolarité la plus adaptée pour lui et selon le choix de ses parents. Mais sachez qu’Enzo est très entouré. »

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Lille : Les personnes autistes peuvent suivre des cours de piano spécifiques

article publié dans 20 Minutes

Arthur Piquemal et sa professeure de piano Anne Kablé-Lalande, lors d'u premier cours de piano pour personnes autistes, à Lille.

Arthur Piquemal et sa professeure de piano Anne Kablé-Lalande, lors d'u premier cours de piano pour personnes autistes, à Lille. - G. Durand / 20 minutes

Gilles Durand

Publié le 15.03.2015 à 15:55 Mis à jour le 15.03.2015 à 16:48

«J'adore la musique». Arthur Piquemal a des difficultés à lire une partition, mais il sait reconnaître les notes. Cet adolescent de 14 ans est le premier élève à intégrer la classe de piano pour personnes autistes qui s'est ouverte, samedi, à l'école de musique de Lille Centre*. L'enseignante, Anne Kablé-Lalande, est spécialisée dans la méthode Dolce, conçue pour les personnes avec autisme ou souffrant de troubles psychiques.

Peu à l'aise avec leurs mains

«Cette méthode douce permet de contourner les difficultés que peuvent rencontrer les enfants autistes. Ils sont parfois peu à l'aise avec leurs mains et leurs bras. Nous effectuons un travail corporel spécifique», explique Anne Kablé-Lalande, au sein de l'association Apte-Autisme. Pour preuve, lorsqu'Arthur -qu'elle a comme élève depuis quatre mois- interprète La Symphonie du nouveau monde d'Anton Dvorak, il lui arrive d'utiliser uniquement le pouce pour frapper une touche.

Une classe de pianos pour personnes autistes vient d'ouvrir à Lille. - G. DURAND / 20 Minutes

 

Stimulé tout le temps

«Un enfant autiste doit être stimulé tout le temps pour faire quelque chose. Apprendre le piano met en jeu la concentration, le toucher, la mémoire, la motricité ou encore l'échange: autant de choses très utiles pour ces enfants», précise Anne Kablé-Lalande. Et de la mémoire, Arthur en a. «Il fait de rapides progrès dans le jeu des morceaux», note sa prof.

«Nous ne sommes pas du tout mélomanes»

«Regarde où tu mets ta main», lui conseille-t-elle. L'ado s'applique. «Généralement, les personnes autistes adorent la musique», assure l'enseignante musicale. Ce que confirment les parents d'Arthur. «Il a une bonne oreille musicale, alors que nous ne sommes pas du tout mélomanes», souligne sa mère, Elodie Piquemal. Prochaine étape pour lui: assister à un spectacle à l'Opéra de Lille.

* 120 € par mois pour un cours hebdomadaire de 30 minutes.

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MDPH : les départements veulent devenir les maîtres de maison

article publié dans FAIRE FACE

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Publié le 17 mars 2015

Les conseils départementaux (ex conseils généraux) cherchent à accroître leur mainmise sur les Maisons départementales des personnes handicapées pour limiter leurs dépenses, selon l’Association des Paralysés de France. Elle appelle à signer une pétition pour s’opposer à ce mouvement de fond.

Il y a le feu aux maisons, alerte l’APF. L’Association des paralysés de France lance donc, ce mardi 17 mars, une campagne pour « sauver les maisons départementales des personnes handicapées » baptisée « Touche pas à ma MDPH ! » Ce qu’elle dénonce ? Les projets de réforme de leur gouvernance.

Pour les personnes handicapées, les MDPH constituent, avant tout, un guichet unique. Depuis la loi de février 2005, elles sont leur principal interlocuteur pour toutes leurs démarches : déposer une demande d’allocation adulte handicapé ou de prestation de compensation du handicap ; obtenir une orientation vers un établissement, un service… ; ou bien encore mettre en place le parcours de scolarisation d’un élève en situation de handicap.

Des MDPH aujourd’hui pilotées avec les associations de personnes handicapées

Mais ces MDPH ont une autre particularité : leur pilotage. Défendant le principe du « rien pour nous sans nous », les associations de personnes handicapées ont obtenu, en 2005, d’être associées à leur gouvernance, au même titre que les autres acteurs de la politique du handicap.

Chaque MDPH est un groupement d’intérêt public (Gip), administré par une commission exécutive. Cette Comex est présidée par le président du conseil départemental (CD) – ex conseil général, NDLR, le principal financeur. Mais elle regroupe, outre douze élus du CD, six représentants de l’État et des organismes de protection sociale et six représentants des associations représentatives des personnes handicapées et de leur famille. Autrement dit, les CD financent des décisions, dont ils ne sont pas totalement maîtres.

Demain, des Conseils départementaux décideurs-payeurs
Alain Rochon © Jérôme Deya

Alain Rochon © Jérôme Deya

« Certains conseils départementaux – et ils sont de plus en plus nombreux – mènent une politique de déni du Gip indépendant et s’acharnent à renforcer l’intégration des MDPH dans leurs services », dénonce Alain Rochon, le président de l’APF. Objectif : renforcer « leur mainmise » sur les MDPH, pour mieux contrôler les dépenses. Conséquences pour les personnes handicapées ? « Des décisions conduisant à une évaluation a minima et à l’attribution de prestations plus faibles, mais aussi de fortes disparités de traitement sur le territoire », insiste  l’association.

Une maison commune personnes âgées/handicapées : un recul des droits

Le projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, en cours d’examen parlementaire, pourrait accélérer cette évolution. Un des articles du texte vise en effet à faciliter la transformation des MDPH en Maisons de l’autonomie (MDA). Quid alors du statut de Gip et de la gouvernance collégiale ?

De plus, ces MDA regrouperaient personnes âgées et personnes handicapées. Pourtant, les réglementations et les dispositifs sont très différents, d’une population à l’autre. « Aujourd’hui, insiste l’APF dans sa pétition, la priorité est d’améliorer le fonctionnement des MDPH plutôt que d’inventer une nouvelle formule synonyme de recul pour les droits des personnes en situation de handicap et de leur famille ! » Avis aux pompiers volontaires… Franck Seuret

 

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24 mars à LANGON -> Soirée conférence-débat organisée par Lo Camin - Le CRA Aquitaine, évaluations et diagnostic

article publié sur le blog de Locamin
15 02 2015

Madame, Monsieur

Nous vous informons que notre prochaine soirée conférence-débat aura lieu le Mardi 24 Mars à  20h30, dans la Salle François Mauriac du Centre Culturel des Carmes de Langon.

Elle aura pour thème :« Le Centre Ressources Autisme d’Aquitaine » et sera présentée par le Professeur BOUVARD, Chef du pôle de Psychiatrie Universitaire de l’Enfant et de l’Adolescent du CHS de Charles Perrens – Responsable du CRA Aquitaine et Madame DENIS FERREIRA psychologue – Département Formation du CRA

Cette soirée a pour but de présenter un des maillons essentiels du parcours des personnes autistes et de leurs familles. Ce maillon, c’est l’équipe du CRA qui va donner un nom à  ce qu’ils observent depuis souvent des mois parfois des années, un diagnostic, une reconnaissance,
des évaluations, des bilans, des pistes, une orientation, des choix de vie.

Les missions du CRA seront présentées : accueil, conseil, dépistage, diagnostic, bilans, évaluations, formation, information, recherches. Les équipes
pluridisciplinaires seront détaillées : médecins, psychologues, orthophonistes, psychomotriciennes, assistantes sociale, secrétaire, documentalistes ; tous formés à  l’autisme. Les activités du CRA seront également exposées : évaluation des personnes autistes, formation des professionnels et des aidants, soutien et conseils, information et documentation, recherche. Nous reviendrons sur les démarches à  suivre pour demander une consultation et sur le déroulement des différents rdv (voir courrier joint pour les démarches).

Il est essentiel pour les familles mais aussi pour les professionnels de notre secteur de connaître cette équipe, de savoir comment les contacter, de connaître leurs rôles, leurs spécificités.

L’entrée est ouverte à  tous et gratuite

En vous souhaitant une bonne lecture et au plaisir de se rencontrer le 24 Mars prochain.
Laure Ammirati
Présidente de Lo Camin

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16 mars 2015

Comment je suis devenus accompagnante sexuelle pour handicapés

article publié dans France info

Jill Nuss est la secrétaire de l'Appas, une association alsacienne qui milite en faveur de l'accompagnement sexuel des handicapés. 

Jill Nuss, secrétaire de l'Appas, a lancé, jeudi 12 mars 2015, à Erstein (Bas-Rhin), un stage de formation à l'assistance sexuelle aux handicapés. Jill Nuss, secrétaire de l'Appas, a lancé, jeudi 12 mars 2015, à Erstein (Bas-Rhin), un stage de formation à l'assistance sexuelle aux handicapés.  (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO) Par Benoît Zagdoun

Mis à jour le 14/03/2015 | 14:56 , publié le 13/03/2015 | 12:30

A la Saint-Valentin, Jill Prévôt est devenue Jill Nuss. La trentenaire s’est mariée avec Marcel Nuss, un homme lourdement handicapé, de trente ans son aîné, président-fondateur de l’Appas, l'Association pour la promotion de l'accompagnement sexuel. Elle a aussi épousé son combat.

> Lire aussi : notre reportage dans un stage pour l'assistance sexuelle aux handicapés

Avec l’Appas, dont elle est la secrétaire, Jill Nuss a lancé, jeudi 12 mars, à Erstein (Bas-Rhin), près de Strasbourg, un stage de formation de quatre jours à l'assistance sexuelle aux handicapés. Une manière aussi de relancer un débat qui divise la société et la classe politique. En France, l’assistance sexuelle aux handicapés se pratique dans la clandestinité. Légalement, les aidants sexuels se faisant rémunérer pour leur prestation relèvent de la prostitution, et leurs intermédiaires, du proxénétisme.

L’Appas se bat pour que les handicapés puissent vivre leur sexualité grâce à des accompagnants sexuels, et que cette activité soit reconnue et encadrée, comme c’est le cas en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas, en Autriche, en Italie et en Espagne. Jill Nuss a raconté à francetv info comment elle est devenue accompagnante sexuelle. 

Du libertinage à la prostitution

"Escort-girl", "prostituée", "pute"… Appelez ce métier comme vous voulez, Jill Nuss l'assume. Elle l'a exercé pendant environ un an. A cette époque, elle vivait en Rhône-Alpes. Elle avait des piercings et les cheveux bleus. La prostitution, la jeune femme s'y est mise par plaisir, assure-t-elle. "J'étais rentrée dans le monde du libertinage, seule. Rencontrer des inconnu(e)s, ça m'a vraiment beaucoup plu."

Alors, elle a fait sienne la maxime de Confucius : "Choisis un métier qui te plaît, et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie." Elle a d'abord exercé dans un bar à hôtesses. Mais le cadre ne lui convenait pas. Elle a démissionné. Et c'est ainsi que Jill Nuss est devenue "travailleuse du sexe" indépendante. "J'ai monté mon site internet, pris un deuxième téléphone, et voilà, je me suis lancée", résume-t-elle.

"Une valide dans un monde de valides"

Et il y a eu cette "rencontre" décisive. "Un jour, un monsieur en situation de handicap m'a appelée." Plus que le handicap, c'est la distance qui la dérangeait. Il habitait à une heure de chez elle. Elle s'y est rendue malgré tout. "Je ne suis pas restée une heure, comme convenu. Je suis restée toute l'après-midi. Je n'ai pas demandé un centime de plus. J'ai demandé à comprendre son handicap." L'homme, tétraplégique, est devenu un client régulier. A son contact, Jill Nuss a pris conscience de la douleur des personnes que le handicap prive de sexualité. "J'étais une valide dans un monde de valides. Jusque-là, je n'avais jamais côtoyé de personnes handicapées", explique-t-elle.

"J'avais plein de préjugés. Je pensais que parce qu'il était tétraplégique, il ne pouvait rien ressentir. En fait, il n'avait pas de sensations dans les jambes, mais un peu au-dessus du haut des cuisses. Et un peu plus haut aussi. Ça ne marchait pas toujours. On a fait avec. On a fait sans d'autres fois." "Il pouvait éprouver du plaisir. Et en donner surtout. Comme il avait eu une vie de valide avant son accident, cette redécouverte-là était la plus importante pour lui", raconte-t-elle d'une voix pudique et chaleureuse.

Plus qu'un rapport sexuel, de la tendresse et des câlins

Jill Nuss a reçu d'autres demandes similaires. Sur son site d'escort-girl, un encart précisait qu'elle acceptait de rencontrer tout le monde. Des "messieurs", c'est avec cette formule respectueuse qu'elle désigne ses clients handicapés. Elle en a vu une dizaine en un an et demi. Pour eux, la prostituée est devenue accompagnante sexuelle, ajustant ses tarifs à leurs faibles moyens financiers, acceptant de se déplacer dans toute la France. Elle ne s'est jamais apitoyée sur leur sort.

Ses clients handicapés ne cherchent pas à atteindre l'orgasme ou à passer en revue l’éventail des pratiques des films pornos. "Ils veulent être touchés sans gants en latex, comme ceux utilisés pour leur toilette, être caressés, pouvoir toucher le corps d'une femme."  Ses mains s'animent. De discrets tatouages ornent ses phalanges. Des étoiles et des cœurs aux contours à peine esquissés, assortis à ceux qu'elle porte juste sous les clavicules.  

J'ai souvent eu cette demande : une personne qui ne voulait pas de rapport sexuel, juste être nue contre le corps d'une femme. C'était aussi gentil que ça.

Jill Nuss

francetv info

Il y a aussi "les messieurs qui ne veulent pas se retrouver nu devant une femme nue" et qui ont au préalable besoin d'être rassurés sur leur propre corps et son fonctionnement. Ou ceux qui voulaient une accompagnante sexuelle plutôt qu'une escort-girl "parce que c'est moins cher" et ceux qui demandaient un tarif étudiant.

"Le handicap, je n'y connaissais rien", avoue-t-elle. Jill Nuss s’est documentée. Elle s'est rapprochée du Sehp, l’association suisse Sexualité et handicaps pluriels, qui donne des formations. Un jour de 2012, Marcel Nuss l’a contactée. "Il a fait le lien entre moi, travailleuse du sexe, et un monsieur en demande à Paris." "Ça aurait pu s'arrêter là." Mais non. Ils ont sympathisé, échangé des mails, discuté par Skype. "C'était plus pratique pour lui." "J'avais 27 ans, lui 57 ans, on était comme deux ados."

L'amour avec un homme lourdement handicapé

En décembre, il lui a proposé de venir passer un week-end chez lui "en tout bien tout honneur". "Je n'ai jamais dormi dans la chambre d'ami", s’amuse-t-elle. Je lui ai demandé si je pouvais dormir avec lui, il n'a pas refusé. Ils ont passé la nuit l'un contre l'autre. "Jamais le premier soir", plaisante-t-elle. Un mois plus tard, elle déménageait en Alsace. "J'ai fait 600 km par amour."

 

Marcel Nuss, président fondateur de l'Appas, l'Association pour la promotion de l'accompagnement sexuel, le 12 mars 2015 à Erstein (Bas-Rhin).Marcel Nuss, président fondateur de l'Appas, l'Association pour la promotion de l'accompagnement sexuel, le 12 mars 2015 à Erstein (Bas-Rhin). (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

La différence d'âge, le handicap : son choix de vie n’a pas toujours été compris. Elle est souvent confrontée aux mêmes réactions : "Tu as une vie, je ne sais pas comment tu fais. Je ne pourrais pas." "Je ne leur demande pas de pouvoir, juste d'accepter", rétorque-t-elle sans animosité. A cause de cela, elle a pris ses distances avec une très bonne amie. Au début, ses parents ne voulaient même pas voir de photos de Marcel. Aujourd'hui, ils l'acceptent. "Je vais très bien. J'ai choisi ma vie", dit-elle, rayonnante. Elle veut faire taire les mauvaises langues : elle n'a jamais été l'accompagnante sexuelle de Marcel. "Avec moi, Marcel n'est pas dans un travail de construction ou de reconstruction." 

On a une vie intime comme tous les couples du monde.

Jill Nuss

francetv info

Aujourd'hui, Jill Nuss ne porte plus ses piercings et ses cheveux ne sont plus bleus. "Je ne me voyais pas comme ça pour mon mariage. Je l'aurais peut-être regretté toute ma vie." Elle a éprouvé le désir d'arrêter l’accompagnement sexuel lorsqu'elle s'est mise en couple avec Marcel. Etre avec un homme tout en se prostituant, sa morale le réprouvait. Mais cela lui manquait. "La dimension humaniste surtout", précise-t-elle. Alors, elle a repris "un peu", avant d'arrêter pour de bon. "Je me suis rendu compte que ce n'était pas compatible." "On ne peut pas faire ça, sans le vouloir à 100%, sans être totalement dans le don et l'accueil de ce que l'autre a à donner."

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Autisme : de grands espoirs générés par une petite section en Lunellois

Autisme : de grands espoirs générés par une petite section en Lunellois
En groupe ou individuellement, les ateliers s'enchaînent studieusement.
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La maternelle Jean-Moulin, à Mauguio, accueille l'unique classe d'enfants autistes de l'académie. Rencontre avec sept élèves à la découverte de l'école.

Aude Tarrega enfile sa marionnette, saisit un portrait et tend l'image aux sept bambins face à elle. "Qui je suis ?", interroge l'enseignante. Pierre reconnaît Vincent mais celui-ci ne réagit pas. Son regard reste dans le vide. Pierre, Vincent, Kamel, Élodie* et les autres sont autistes. Dans cette classe de petite section de maternelle à l'école Jean-Moulin de Mauguio se joue leur avenir scolaire.

Cette classe est la première de l'académie exclusivement consacrée aux enfants diagnostiqués autistes sévères. À ceux pour qui l'inclusion dans l'école de la République était jusqu'à présent impossible. Volonté du troisième Plan autisme inscrit dans la loi de 2005, Mauguio innove. Les petits élèves, issus de plusieurs communes environnantes, suivent l'enseignement à plein-temps. À travers des jeux, câlins, chatouilles mais aussi stimulation cognitive et apprentissage, avec l'objectif de faire sortir de leur mutisme ces bambins de 3 à 5 ans.

"Deux autres classes prévues dans le Gard et les P.-O"

Éric Louvois, inspecteur de l'Éducation nationale, vante la démarche : "La création de cette classe est un pari sur l'avenir. L'investissement est énorme pour stimuler et modeler les comportements d'enfants encore malléables à cet âge. Le but est de les inclure progressivement en milieu scolaire traditionnel jusqu'en CP. Deux autres classes doivent ouvrir dans le Gard et les Pyrénées-Orientales."

Aurélia Simoni, directrice de l'école Jean-Moulin, apprécie la présence de l'équipe de l'unité d'enseignement du Sessad de l'Ombrelle : "Cette classe, avec la présence dans l'établissement des personnels médico-éducatif, nous enrichit."Comme dans un ballet silencieux, l'enseignante et ses assistantes installent les jeux sur la table centrale ainsi que sur les trois bureaux isolés pour faciliter la concentration. Le silence et le calme dominent.

"Ils communiquent avec des symboles, dessins ou photos"

Vincent marche de long en large. Il se jette sur le tapis multicolore, attrape une image et la tend à l'enseignante. "Ils communiquent avec des symboles, dessins ou photos. À son arrivée, il ne parlait pas et mordait. Maintenant, il sait nommer ses frères et sœurs", explique la maîtresse consciente des progrès de ses élèves.

Kevin hurle ; il brise le silence de la petite classe. Il vient de faire tomber le verre rempli de lentilles. L'assistante éducatrice l'enlace. Doucement, elle se met à compter à l'oreille de l'enfant au visage plein de larmes. 1, 2, 3, 4 : elle égrène les secondes, calmement, dans un souffle quasi inaudible face aux pleurs du petit. "Les chiffres le rassurent." 37, 38, l'enfant cesse de pleurer.

La sonnerie du chronomètre résonne. C'est l'heure de la lecture. Horloges, chronomètres, sabliers rythment la vie de la classe. Les jeux s'enchaînent tandis qu'un groupe se rend chez l'orthophoniste et la psy, à disposition dans la pièce voisine. En début d'année, Aude a fait visionner le film Mon petit frère de la lune de Frédéric Philibert, à toute l'école, pour expliquer le comportement de Pierre, Vincent, Kamel, Élodie et les autres. Pierre, lui, va dans la classe d'à côté, avec les 26 élèves de son âge. L'inclusion en milieu scolaire débute, pour lui, par le chant.

(*) À la demande de l'enseignante les prénoms des enfants ont été modifiés.

Quatre questions à Fabien Delmas*

Comment les enfants ont-ils été sélectionnés ?
La choix des sept enfants a été déterminé notamment par la proximité géographique. Dans notre bassin de vie, on estime qu’environ 65 enfants naissent chaque année avec un trouble autistique. Certains pourront suivre une scolarité assistée, voire quasi normale. D’autres non. Cette classe a été créée pour eux.
De quels moyens disposez-vous ?
Les moyens médico-sociaux mis en place sont très importants. Ils sont financés par l’ARS, le coût s’élève à 40 000 € par enfant. L’Éducation nationale fournit l’enseignante et sa formation spécifique, la mairie de Mauguio les locaux, nous gérons l’éducatrice spécialisée jeune enfant, les deux Atsem, les temps d’orthophoniste, de psychomotricien, de psychologue et de supervision. Ce dispositif doit permettre à ces enfants d’être moins “coûteux” à la Sécurité sociale par la suite.
Ces moyens sont-ils suffisants ?
C’est un début prometteur, d’autant qu’auparavant il n’y avait rien. Ce dispositif court jusqu’en 2016 et le programme est budgétisé pour quinze ans au niveau national. Il n’y aura pas d’autres admissions avant qu’un enfant n’accède au CP ou sorte du milieu scolaire.
Ce programme peut-il soigner ces enfants atteints d’autisme ?
Non. Le but est de leur donner le maximum de moyens avec plusieurs méthodes éducatives pour les stimuler mais ils resteront toujours autistes.

*Fabien Delmas est directeur du Sessad de l'Ombrelle de Sésame autisme.

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