article publié dans LE PEUPLE Lotbinière (Canada)

Vincent Breton vincent.breton@tc.tc Publié le 30 octobre 2015
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L’entreprise Cétal embauche depuis 35 ans des personnes souffrant de déficiences physiques ou intellectuelles, comme Pauline Bard.

©TC Media - Vincent Breton

SOCIÉTÉ. À l’occasion d’octobre, mois de la sensibilisation à l’autisme, Le Peuple Lotbinière présente le portrait de Pauline Bard, une femme de Laurier-Station que ce trouble mental n’arrête pas.

 

Âgée dans la trentaine, elle travaille chez Cétal depuis cinq ans. Comme la majorité des Québécois, elle a étudié, à l’École secondaire Les Etchemins, avant de décrocher cet emploi manufacturier.

Après ses études, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle l’a aidé à faire sa place comme stagiaire dans l’entreprise de Laurier-Station. Elle a ensuite dû passer une entrevue avec le Service externe de main-d’œuvre (SEMO), une étape « un peu stressante », souligne la principale intéressée.

« L’intégration s’est bien faite », se rappelle aussi Pauline, soulignant au passage qu’elle apprécie le fait de démontrer qu’une personne souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme peut travailler comme n’importe qui. La tâche n’est peut-être pas la même, mais elle se sent utile et elle l’est. « N’importe qui peut travailler », mentionne-t-elle.

Pas que le travail

Pauline Bard pratique aussi de nombreux loisirs, dont la musique principalement. Elle peut jouer de la flûte à bec, de la clarinette, du piano et de l’orgue. Elle performe régulièrement dans des messes et parfois dans des mariages ou des funérailles.

Selon l’éducatrice spécialisée, Andréanne Comte, le fait de travailler et d’avoir une vie sociale active est très positif pour l’estime personnelle de ces travailleurs handicapés. « C’est gros pour eux d’avoir un vrai emploi », lance-t-elle.

Ouverture

Madame Comte reconnaît que l’ouverture des entreprises de Lotbinière pour les personnes handicapées est bien présente, surtout grâce à l’aide des organismes de la région.

« Il faut mettre les lunettes de l’autisme pour les comprendre, pas les nôtres, illustre-t-elle. Les choses qu’ils peuvent faire peuvent nous sembler bizarres pour nous, mais elles ont du sens pour eux. [Dans les entreprises] il s’agit juste d’adapter ses façons d’agir et d’intervenir. »