Elodie a dénoncé sur Facebook les menaces dont elle était victime pour avoir scolarisé son fils autiste.

Elodie a dénoncé sur Facebook les menaces dont elle était victime pour avoir scolarisé son fils autiste.

afp.com/Joel Saget

Elodie, la mère d'un petit garçon de 3 ans qui souffre d'autisme, a été prise à partie lors de messages privés sur Facebook. Elle a décidé de créer une page pour dénoncer les menaces et a été largement soutenue par les internautes.

Elle a décidé de ne pas se laisser faire. Elodie, maman d'un petit Mathis de 3 ans, a créé une page Facebook pour dénoncer les menaces dont elle a fait l'objet sur le réseau social. Francetv info, qui raconte son histoire, explique que la maman a été prise à partie par une inconnue dans plusieurs messages privés. Son "tort", selon sa détractrice: scolariser son fils, autiste, dans une école classique. 

"Vous devriez avoir honte de l'avoir mis au monde car il n'est pas normal", écrit une certaine Sandrine. "Comment osez-vous le mettre à l'école normale", continue-t-elle. En effet, Mathis est scolarisé, mais uniquement deux heures par semaine, faute d'assistante de vie scolaire. Or, raconte RMC, le petit garçon ne parle pas et n'est pas propre, ce qui semble avoir agacé la personne qui s'en est pris à Elodie. "Mon fils m'a dit que votre fils avait des couches. Vous n'avez pas honte?", peut-on lire dans des messages partagés plus de 3500 fois sur Twitter. 

Elodie a tenu à ne pas se laisser faire, alors que les messages se sont multipliés. "Heureusement qu'il n'est pas sur la photo de l'école car il gâcherait tout", a continué sa harceleuse. Après le directeur d'école, qui l'a assuré de son soutien, elle a tenté de porter plainte. Sans succès. Elle a alors créé une page Facebook, intitulée "Pour que Mathis ait droit au même respect que les autres enfants" pour dénoncer ces messages haineux. 

Elodie explique à RMC avoir voulu "partager notre combat, sensibiliser les gens sur l'autisme, les aider à comprendre ce que c'est, et montrer ce à quoi on fait face". A Francetv info, elle dit avoir reçu plus de 200 messages de soutien en deux heures. Depuis cette vague de soutien, Elodie n'a plus reçu aucun message de menace. La page Facebook a également été supprimée.