article publié dans La Voix du Nord

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LAURIE HOCHAIN (CLP)

Inauguré en mai 2013, l’institut médico-éducatif (IME) d’Annœullin, qui accueille des jeunes âgés de 6 à 20 ans atteints d’autisme ou de troubles envahissants du développement, organisait une matinée portes ouvertes ce samedi.

 

En tout, 167 personnes se sont déplacées pour visiter les locaux de l’IME à l’occasion de cette matinée portes ouvertes. Parmi les visiteurs, des élus, des voisins, des familles sur liste d’attente, des professionnels et bien sûr des curieux.L’établissement, qui accueille quotidiennement 28 jeunes en internat et 8 jeunes en semi-internat, proposait de faire découvrir les ateliers et les lieux de vie dans lesquels évoluent les jeunes.

Ne pas vivre en vase clos

C’était aussi une occasion, pour les visiteurs, d’en apprendre plus sur l’autisme, et pour l’équipe de montrer que les jeunes participent à la vie de la commune. « Nous souhaitons que les jeunes ne vivent pas en vase clos et participent à un maximum d’activités dans les environs. Ils font du sport, les courses, ont participé à une collecte de bouchons… », explique Anne-Christel Brabant-Reyns, directrice de l’établissement.

Elle était d’ailleurs fière de présenter les nouvelles installations de l’IME, parmi lesquelles une balnéothérapie et un stade dont l’inauguration a eu lieu jeudi dernier. Ces portes ouvertes étaient également l’occasion pour les éducateurs de lever le voile sur leurs méthodes de travail et les moyens qui sont mis en œuvre au quotidien.

Développer les capacités

« Nous souhaitons développer les capacités cognitives et l’autonomie de nos jeunes », poursuit la directrice. C’est pourquoi les vingt-sept éducateurs de l’IME utilisent les méthodes TEACCH et PECS qui servent à apprendre aux jeunes des gestes simples comme visser et dévisser un bouchon, manger, s’habiller, se laver seul, mais aussi rendre plus facile les examens médicaux. Les jeunes apprennent également à prendre conscience de leur corps et de leur environnement à travers des ateliers sensitifs.

Toutefois, Anne-Christel Brabant-Reyns déplore l’attente interminable que doivent subir les familles qui souhaitent placer leur enfant dans une structure spécialisée : « Quand elles sont sur liste d’attente, les familles peuvent attendre quatre ans, cinq ans et parfois même plus, car même si de nouvelles structures existent c’est encore insuffisant ».

Plus d’informations sur le site de l’association Autisme 59-62.