•  Les résidents de la MAS au travail dans le camping. ©
    photos villes de rochefort
  • Sandrine Auger (chef de service de la MAS), Pascal Riché (animateur), Raphaëlle Hobdey (résidente à la MAS), Nathalie Augeron (responsable du camping), Bruno Bertrand (résident de la MAS), Pierrick Quessaud (arrivé il y a 4 mois), Isabelle Gireaud et Philippe Escure Delpeuch Sandrine Auger (chef de service de la MAS), Pascal Riché (animateur), Raphaëlle Hobdey (résidente à la MAS), Nathalie Augeron (responsable du camping), Bruno Bertrand (résident de la MAS), Pierrick Quessaud (arrivé il y a 4 mois), Isabelle Gireaud et Philippe Escure Delpeuch
  •  Les résidents de la MAS au travail dans le camping. ©
    photos villes de rochefort
  • Sandrine Auger (chef de service de la MAS), Pascal Riché (animateur), Raphaëlle Hobdey (résidente à la MAS), Nathalie Augeron (responsable du camping), Bruno Bertrand (résident de la MAS), Pierrick Quessaud (arrivé il y a 4 mois), Isabelle Gireaud et Philippe Escure Delpeuch Sandrine Auger (chef de service de la MAS), Pascal Riché (animateur), Raphaëlle Hobdey (résidente à la MAS), Nathalie Augeron (responsable du camping), Bruno Bertrand (résident de la MAS), Pierrick Quessaud (arrivé il y a 4 mois), Isabelle Gireaud et Philippe Escure Delpeuch

L’Ordre Saint-Jean de Malte qui accueille les résidents a signé une convention avec la Ville.

Vendredi dernier, le camping municipal a accueilli durant une partie de la matinée trois résidents de la maison d'accueil spécialisée Saint-Jean de Malte (MAS). Accueillis par la responsable du camping, Nathalie Augeron qui s'est investie auprès d'eux dès leurs arrivées, ces trois adultes autistes ont désherbé avec une binette des parcelles du camping et les carrés des campeurs. Les trois résidents seront de retour après-demain ainsi que les vendredis suivants.

« Utile et visible »

« Ce partenariat entre la Ville (qui gère le camping) et la MAS a été effectué à leur demande », indique Isabelle Gireaud, adjointe au maire chargée de la solidarité et des affaires sociales. « La MAS était en recherche de tâches socialisantes et d'une activité de travail. Le camping est le lieu idéal car c'est un endroit sécurisé, divisé en parcelles donc sécurisant », poursuit l'élue, qui est par ailleurs l'ancienne présidente départementale d'autisme Charente-Maritime.

Et de rappeler qu'une personne sur cent est autiste et que, parmi les personnes affectées, les trois quarts n'ont pas de déficience intellectuelle.

Autre point qui plaidait en faveur du désherbage : la faveur d'apprécier ce qui est répétitif.

« Un travail utile et visible », apprécie Philippe Escure-Delpeuch, le directeur de la MAS ouverte en 1985 (qui accueille 12 personnes).

Parlant des pensionnaires, il ajoute qu'il est « indispensable de les faire sortir. Ils ont à la fois plein de compétences qu'il faut mettre en valeur et d'aptitudes à aller vers les autres ».

En dehors de ce nouveau travail hebdomadaire, les résidents pratiquent à l'extérieur : l'équitation, des arts plastiques (avec l'Aapiq), ils vont aussi faire des courses dans un hypermarché en s'arrêtant à la cafétéria.

« Il est indispensable de les faire sortir. Ils ont plein de compétences et d'aptitudes à aller vers les autres »