La méthode PECS : qu’est-ce que c’est ?

La méthode PECS permet de communiquer avec des images et peut aussi être utilisée avec des enfants souffrant de troubles du langage.

Pour quel handicap ?

Pour les enfants autistes souffrant de troubles du langage (dysphasiques, dyspraxiques), ainsi qu’à certains jeunes déficients mentaux.

Dans quel but ?

Permettre aux enfants de communiquer à l’aide d’images et les encourager à aller vers les autres pour faire valoir leurs choix. Cela permet la structuration du langage.

Comment ça se passe ?

Il faut déterminer les activités qui plaisent à l’enfant pour les représenter, soit en images, soit en photos. Il n’a plus qu’à se saisir de l’image correspondant à ses désirs pour faire comprendre ses envies à ses parents. Il pourra apprendre des phrases simples correspondant à ses envies, en combinant plusieurs images et en formulant des actions.

Qui s’en occupe ?

Les praticiens sont des orthophonistes mais les parents peuvent aussi la pratiquer.

Pendant combien de temps ?

Il vaut mieux la pratiquer dans le cadre d’une thérapie pédagogique plus large.

Où se renseigner ?

PECS France ou 01 43 59 06 88
Association information recherche (AIR)

L’avis du papa

Jean-Marie Lacau, papa de Juliette, 13 ans, atteinte d’un handicap mental sévère.

Juliette ne parle pas et son mode de communication est très archaïque : si elle veut sortir, elle nous tire par la manche. Un peu par hasard, j’ai été invité par une association de parents d’enfants autistes à suivre une formation à la méthode PECS, qui fonctionne sur le principe de l’échange entre une image et un objet. Dès mon retour de stage, j’ai mis en place cette technique avec Juliette. Comme elle adore la crème de marrons, on lui a proposé une carte avec l’image de la boite et on a accompagné le geste de l’échange. Cela a été extraordinaire, ça a marché tout de suite ! Maintenant, au petit déjeuner, Juliette commande avec ses cartes ses céréales, le lait… Cela reste très primaire, mais ma fille est fière et c’est un début. Je regrette qu’il soit aussi difficile de faire adopter l’outil par son établissement, alors que c’est lui qui devrait le proposer aux parents !