Publié le 13/03/2018 à 17:51

article publié dans La Dépêche

 

Une dose très basse de romidepsine, un traitement anticancéreux, suffirait à inverser de manière durable les difficultés d'interaction sociale propres aux troubles du spectre de l'autisme (TSA). - RelaxNews - RapidEye / itsock.com

Une dose très basse de romidepsine, un traitement anticancéreux, suffirait à inverser de manière durable les difficultés d'interaction sociale propres aux troubles du spectre de l'autisme (TSA).

Un médicament anti-cancéreux, la romidepsine, pourrait traiter efficacement les troubles de l'interaction sociale qui touchent les personnes autistes, suggère une étude publiée dans la revue médicale Nature Neuroscience. 


Une dose très basse de romidepsine, un traitement anticancéreux, suffirait à inverser de manière durable les difficultés d'interaction sociale propres aux troubles du spectre de l'autisme (TSA), en ciblant un ensemble de gènes impliqués dans la maladie, conclut une nouvelle étude américaine portant sur des souris génétiquement modifiées.

Des chercheurs de l'Université de Buffalo aux Etats-unis ont constaté ces améliorations à l'issue de trois jours de traitement et sans effets secondaires chez des souris dépourvues du gène "Shank 3", un facteur de risque important des troubles du spectre de l'autisme (TSA), souligne l'étude.

Concrètement, la romidepsine a rétabli l'expression et la fonction normale d'environ 200 gènes impliqués dans la communication entre les neurones- volontairement supprimés chez les souris- en utilisant un mécanisme épigénétique, c'est à dire une modification des gènes qui sont causés par d'autres phénomènes que la séquence des gènes eux-mêmes, explique les auteurs de l'étude.

Cet effet a perduré pendant trois semaines, y compris pendant la période de l'adolescence, une étape critique pour le développement des compétences sociales.

L'étude souligne que les troubles de l'autisme, comme les cancers, sont dues à des altérations appelées "épigénétiques" qui correspondent à des modifications de la structure des chromosomes conduisant à un dysfonctionnement du patrimoine génétique de la cellule.

Pour les auteurs de l'étude, ces effets à long terme de la romidepsine pourraient également se vérifier chez l'homme.

 Pour consulter l'étude : www.nature.com/articles/s41593-018-0110-8

RelaxNews