article publié dans Le Dauphiné

Marie Rabatel [au centre] avait notamment été invitée à l’Élysée, en juillet 2017, pour le lancement de la concertation du 4 e plan national autisme. Elle était avec Magali Pignard, cofondatrice (avec la Nord-Iséroise) de l’association francophone de femmes autistes. Elles avaient rencontré Brigitte Macron, Première dame de France. Photo DR Marie Rabatel [au centre] avait notamment été invitée à l’Élysée, en juillet 2017, pour le lancement de la concertation du 4 e plan national autisme. Elle était avec Magali Pignard, cofondatrice (avec la Nord-Iséroise) de l’association francophone de femmes autistes. Elles avaient rencontré Brigitte Macron, Première dame de France. Photo DR


Nouvelles étapes pour Marie Rabatel dans son combat pour les personnes autistes. Avec deux rendez-vous pour « tenter de faire bouger les choses pour les autistes et les handicapés ».

Cette habitante de Saint-André-le-Gaz, atteinte du syndrome d’Asperger, est attendue aujourd’hui à Paris, à la direction du ministère des Solidarités et la Santé. À 43 ans, celle qui est aussi présidente de l’Association francophone de femmes autistes (Affa), fait partie d’un groupe de travail de la Miprof (Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des humains).

« Le but de cette réunion est d’élaborer des outils, à destination des professionnels qui peuvent être en charge ou en contact avec des personnes handicapées victimes de violences », détaille-t-elle. Cela peut concerner, par exemple, des maîtresses de maison, des éducateurs dans un foyer, etc.

« Des victimes souvent mises de côté quand elles sont autistes »

« Il faut sensibiliser ces personnes pour poser les bonnes questions et accompagner les victimes qui, souvent, sont mises de côté quand elles sont autistes. Les premiers mots sont importants. »

Demain, c’est à l’Assemblée nationale – une première pour elle – que Marie Rabatel est attendue, aux côtés de Valérie Duez-Ruff, une avocate du barreau de Paris. Elle aussi est autiste. Toutes deux sont invitées par Marie-Pierre Rixain, entre autres présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, dans le cadre des Mercredis de l’égalité. Pendant ce petit-déjeuner/débat, les questions tourneront autour de sujets relatifs aux droits des femmes et à l’égalité hommes/femmes. « Une femme autiste Asperger peut faire carrière et rencontrer de grandes difficultés dans la société pour trouver sa place ou un travail. Mais il n’y a pas que les autistes Asperger concernées, toutes les femmes le sont. »