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Résumé : Structures médico-sociales, assistance à domicile ou aides à l'achat de fauteuils: un rapport sénatorial préconise de "remettre à plat" les financements publics en faveur des personnes handicapées et de favoriser leur inclusion en milieu ordinaire.

Par , le 11-10-2018

"Avec les mêmes moyens financiers, on pourrait répondre beaucoup plus largement aux besoins des familles", a déclaré lors d'un point presse le 10 octobre 2018 le sénateur (LR) Philippe Mouiller, qui a présidé un groupe de travail sénatorial sur les questions de "financement du handicap" (article en lien ci-dessous).

30 milliards d'euros par an

"A budget constant", les rapporteurs recommandent une "simplification des structures et des acteurs intervenant auprès des (...) personnes handicapées". "En l'état actuel, les (...) personnes handicapées et leur familles demandent clairement plus de places" dans les établissements spécialisés, a convenu M. Mouiller. "Mais notre logique c'est de ne laisser dans les institutions que les cas les plus complexes, et de permettre à un maximum de personnes de vivre dans une société plus inclusive (en milieu ordinaire, ndlr), sous réserve qu'on ait les moyens financiers de leur apporter des services et un accompagnement", a-t-il ajouté. "Le handicap, c'est plus de 30 milliards d'euros par an en France", en additionnant les contributions de la Sécurité sociale, de l'Etat et des départements, a relevé le sénateur des Deux-Sèvres. "Comment on fait, à partir de ces enveloppes financières, pour coordonner l'Etat et les départements, pour développer les services, les prestations, et faire en sorte de sortir les personnes des institutions ?", a-t-il développé.

Des suggestions…

Dans leur rapport provisoire de 155 pages, les sénateurs proposent de mettre fin au cofinancement de certaines structures d'accueil à la fois par l'assurance maladie et par les départements, une spécificité selon eux "aberrante" car source de blocages. Ils préconisent de "mettre fin aux cloisonnements" engendrés par les "frontières d'âge" entre établissements pour mineurs et ceux réservés aux adultes. Ils demandent que les assistants d'éducation qui aident les élèves handicapés à domicile ou en milieu adapté soient rémunérés par l'Education nationale - comme leurs homologues qui interviennent directement dans les écoles - et non pas par les départements, car la situation actuelle induit selon eux une "rupture d'égalité".

Ils suggèrent de confier à un intermédiaire public l'achat groupé de certains équipements onéreux, comme les fauteuils roulants, afin de faire baisser les prix. Ils prônent par ailleurs la mise en place de "plateformes territoriales" du handicap afin de répondre au mieux aux besoins des publics concernés au niveau des "bassins de vie", les zones géographiques les plus pertinentes selon eux.

 

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