article publié dans Le Parisien

Le Parisien avec AFP| 03 janvier 2019, 22h33 | MAJ : 03 janvier 2019, 22h37 |3
Lucas, né à Lima, s’est préparé durant des mois pour cette épreuve exigeante. AFP/Ernesto Benavides

Lucas Barron va tenter de terminer au côté de son père la 41e édition de la célèbre course. Celle-ci aura lieu au Pérou du 6 au 17 janvier.

Le Péruvien Lucas Barron va marquer l’histoire du Dakar. Ce jeune homme de 25 ans va devenir cette année le premier participant atteint de trisomie 21, ou syndrome de Dawn, de cette course parmi les plus exigeantes au monde.

« Notre objectif est d’aller au bout et de franchir la ligne d’arrivée », déclare celui qui fera la course au côté de son pilote de père, Jacques.

La 41e édition du Dakar aura lieu pour la première fois de son histoire dans un seul pays, le Pérou, du 6 au 17 janvier. Au menu pour les 334 véhicules inscrits, dix étapes, 5 000 kilomètres dont 3 000 de spéciales pour un rallye 100 % sable.

« Facile »

Lucas, né à Lima, s’est préparé durant des mois pour cette épreuve exigeante. « Cette course est géniale pour moi. Ça va être facile, car on connaît la route », assure-t-il dans l’atelier mécanique où le véhicule des Barron subit les derniers ajustements.

Natation, football, cyclisme, surf, ski nautique : peu de sports résistent à la volonté de fer de Lucas, qui dit se sentir « entraîné et en mesure de dompter les dunes du désert ». Ce fan de rock et de hip-hop explique que sa mission au fil des dix étapes sera de surveiller l’état de la route et les problèmes mécaniques.

Le désert péruvien n’a pas de secret pour ce passionné des sports mécaniques : en septembre, il a déjà épaulé son père lors du Dakar Series-Desafio Inca, épreuve préparatoire au Dakar 2019 qui s’est déroulée dans les dunes d’Ica, au sud du Pérou. L’équipe « Barron x 2 », comme ils ont été baptisés, a terminé septième de cette compétition.

Félicité par Cyril Despres

Jacques, le père, un ingénieur de 55 ans qui a déjà participé au Dakar à cinq reprises, dit n’avoir eu aucun problème pour inscrire son fils. Les conditions étaient les mêmes que pour les autres participants : se soumettre aux examens médicaux et disposer des documents nécessaires.

« Il sait contrôler la courroie de distribution, l’huile et la pression des pneus, détaille-t-il. Les yeux de Lucas seront ceux de la voiture pour éviter de toucher un autre véhicule ou tout autre objet. »

Lucas confie admirer le pilote français Cyril Despres, un ami de son père, avec qui il avait l’habitude de s’entraîner quand il courrait à moto sur les dunes des déserts péruviens. « Il m’a écrit sur Facebook, il m’a félicité », s’enthousiasme Lucas. En 2017, le jeune homme s’est même vu offrir un maillot dédicacé du quintuple vainqueur du Dakar dans la catégorie moto.