article publié sur Le Télégramme

Publié le 20 janvier 2019 à 18h45 Modifié le 21 janvier 2019 à 09h34

Éric Bothorel, le député de Lannion, ici aux côtés de la sous-préfète Christine Royer, a prévu de rencontrer à nouveau, au mois de juin 2019, les représentants des familles d’enfants autistes, représentées par Gwenaëlle Lair et Elisabeth Schumacher (Autisme Trégor Goëlo), et Jean-Yves Herviou (Adapei), pour mesurer les avancées.
Éric Bothorel, le député de Lannion, ici aux côtés de la sous-préfète Christine Royer, a prévu de rencontrer à nouveau, au mois de juin 2019, les représentants des familles d’enfants autistes, représentées par Gwenaëlle Lair et Elisabeth Schumacher (Autisme Trégor Goëlo), et Jean-Yves Herviou (Adapei), pour mesurer les avancées.

Une deuxième rencontre entre Autisme Trégor Goëlo et le député Éric Bothorel avait lieu, vendredi, à propos des carences en matière de prise en charge des enfants et jeunes adultes autistes. L’une des avancées : l’ouverture d’une Unité extérieure d’enseignement (UEE) est promise pour la rentrée 2019, dans le Trégor-Goëlo.

Ils s’étaient vus une première fois au mois de juin pour mettre sur la table les carences en matière de prise en charge des enfants et des jeunes adultes autistes, observées dans le Trégor-Goëlo. Un territoire « à la ramasse » si on le compare au secteur briochin, selon le constat sans concession de Gwenaëlle Lair et Elisabeth Schumacher, l’ancienne et l’actuelle présidentes de l’association Autisme Trégor Goëlo. Les représentants des familles ont à nouveau rencontré, vendredi après-midi, le député Éric Bothorel, la sous-préfète Christine Royer et des représentants de l’Agence régionale de santé (ARS) et de la direction académique de l’Éducation nationale.

Des unités spécialisées d’enseignement promises

D’une réunion à l’autre, une première avancée : l’ouverture d’une Unité extérieure d’enseignement (UEE) est promise pour la rentrée 2019, dans le Trégor-Goëlo. Ce type de structure, qui n’existe pas sur le territoire, permettrait d’offrir une scolarisation adaptée à des adolescents (« six minimum, une dizaine au maximum ») accueillis en IME (Institut médico-éducatif). Autre annonce faite à l’issue de la réunion : la création d’une Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) supplémentaire pour compléter celles déjà implantées à Lannion et Paimpol.

Ces deux tables rondes n’auront donc pas été inutiles. « On va dans le bon sens », a admis Jean-Yves Herviou, le président de l’Adapei 22, tout en rappelant combien les besoins restent immenses. « Les listes d’attente sont énormes. Entre 40 et 60 enfants attendent une place à l’IME de Tréguier ». « Créer de nouveaux espaces permet de soulager les familles et de faire progresser les enfants. C’est une chance supplémentaire », a souligné Éric Bothorel.

En attendant les effetsdu plan autisme

Pour aller plus loin, le député LREM de Lannion mise sur les futurs effets de la « stratégie nationale pour l’autisme », un plan gouvernemental de plus de 400 millions d’euros pour la période 2018-2022 (contre 205 millions d’euros pour 2012-2017) que le Trégor n’entend pas laisser passer. « La question n’est pas exclusivement celle des moyens financiers mais aussi celle des compétences médicales et paramédicales (médecins, orthophonistes, psychologues, ergothérapeutes…) », a ajouté la sous-préfète. Compétences qu’il lui semble indispensable d’attirer dans le territoire pour améliorer la prise en charge de l’autisme.