22h33, le 28 mai 2019

Les organisateurs se sont fixé comme objectif de convaincre 500.000 personnes de prendre part à l'initiative.
Les organisateurs se sont fixé comme objectif de convaincre 500.000 personnes de prendre part à l'initiative. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Les Français ont jusqu'au 31 août pour proposer des "solutions concrètes" afin d'améliorer la vie des personnes en situation de handicap.

"Comment la société peut-elle garantir une vraie place aux personnes handicapées ?" : des millions de Français sont invités à répondre à cette question et à proposer des "solutions concrètes", dans le cadre d'une "grande consultation nationale" lancée mardi par la secrétaire d'État Sophie Cluzel.

"Le handicap, c'est l'affaire de tous"

Emploi, mobilité, accès aux transports ou au logement, lutte contre les préjugés : les Français ont jusqu'au 31 août pour proposer leurs idées sur le site handicap.make.org, a précisé Sophie Cluzel, qui s'exprimait lors d'un point presse depuis le Salon "Handicap, emploi et achats responsables" au Palais des Congrès à Paris.

"Le handicap, c'est l'affaire de tous. Il faut sortir de l'entre-soi du handicap, faire comprendre que tous les Françaises et Français sont impliqués, qu'ils peuvent changer la donne", a résumé la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées. Les résultats de cette consultation nourriront la réflexion dans la perspective de la Conférence nationale sur le Handicap (CNH), prévue au second semestre 2019, a-t-elle encore précisé.

Objectif 500.000 participants

Les organisateurs se sont fixé comme objectif de convaincre 500.000 personnes de prendre part à l'initiative, soit en formulant directement une proposition, soit en donnant leur avis sur les idées des autres, a expliqué de son côté Axel Dauchez, le président de Make.org. "Ensuite, nous allons peut-être obtenir 10 ou 20.000 propositions, que nous allons trier, décrypter, regrouper, puis soumettre à des ateliers, partout en régions, pour pouvoir proposer dans un an un plan d'action de la société civile", a ajouté Axel Dauchez.

L'idée n'est pas forcément de mettre au point un plan d'action gouvernemental, mais bien de déterminer des actions qui pourraient être mises en oeuvre par la société civile, a-t-il précisé.

Par avec AFP