07 mars 2018

Un collectif réclame la création d’un « vrai métier d’AESH »

Dans une lettre ouverte à JM Blanquer, un collectif d'AESH réclame une meilleure définition de leur statut, avec la création d'un "véritable corps de métier" d'accompagnant scolaire d'enfants en situation de handicap.

handicapLe collectif « AESH France », qui réunit plus de 9000 Auxiliaires de vie scolaire (AVS) et parents d’enfants handicapés, a envoyé début février 2018, une lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer. Dans ce courrier, intitulé « pour la création d’un vrai métier AESH/AVS », il dénonce « l’absence de mise en place de mesures concrètes » concernant leur profession.

« Nous n’oublions pas les promesses électorales d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à ‘donner accès à un AVS à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin, pour avoir une scolarité comme les autres’, mais aussi à ‘pérennisser ces emplois, les stabiliser’, en passant par la mise au statut et la rémunération digne de ces professions », écrit le collectif.

Dix mois après son élection, durant lesquels le président de la République « n’a eu de cesse de condamner la précarité subie par les AVS », les accompagnants scolaires ne cachent pas leur ressenti d’un « grand mépris institutionnel ». Selon le collectif, « les parents d’élèves en situation de handicap toujours sans AESH se sentent abandonnés ».

« Le besoin en AVS est grandissant »

AESH France prévient que « l’attente est grande » et réclame du gouvernement une « feuille de route ». Et de rappeler que « le besoin en AVS est grandissant », mais que ceux ci « sont nombreux à abandonner leur poste, trop précaire, mal payé et peu attractif ». A la place de ceux qui démissionnent, « des contrats aidés sont recrutés » – quand beaucoup ne sont tout simplement pas remplacés. « Que deviennent alors les enfants, fragiles, ayant perdu leur accompagnant ? Rupture d’accompagnement, arrêt de l’inclusion scolaire », conclut le collectif.

Dans une question écrite adressée le 1er mars à Jean-Michel Blanquer, la sénatrice des Landes Monique Lubin soutient les revendications des accompagnants scolaires coalisés, et demande « une meilleure définition de leur statut, la création d’un corps de métier d’AESH, et aussi un plan de formation continue en adéquation aux besoins de terrain, et ce, dés leur entrée en fonction. »

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Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, était l'invitée du Magazine de la santé lundi 5 mars 2018

 

Intégration et handicap : les réponses de Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr En 2012, Sophie Cluzel a organisé le premier "Grenelle de l'intégration des jeunes handicapés dans la société". Aujourd'hui, elle travaille dans le gouvernement d'un président qui a annoncé ne plus vouloir de personnes vivant en situation de handicap sans solution...

https://www.allodocteurs.fr

 

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Handicap dans les petites entreprises: le non des patrons !

article publié sur Handicap.fr

Résumé : La CPME s'alarme d'un projet gouvernemental qui pourrait obliger les entreprises de moins de 20 salariés à respecter, elles aussi, le quota de 6% de travailleurs handicapés. Les petits patrons en appellent à l'incitation plutôt que la sanction.

Par , le 06-03-2018

Selon un baromètre (Fiducial) de 2015, 94% des très petites entreprises (TPE) n'emploient pas de travailleurs handicapés (article en lien ci-dessous). Cela pourrait-il changer ? La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s'est insurgée le 6 mars 2018 contre un projet gouvernemental visant à étendre aux entreprises de moins de 20 salariés l'obligation d'emploi de personnes handicapées à hauteur de 6% du total des effectifs.

Radicalement opposée

Selon un document de travail remis par le gouvernement aux partenaires sociaux dans le cadre de la concertation lancée mi-février pour réformer la politique d'emploi des personnes handicapées, que l'AFP s'est procurée, l'exécutif propose d'"assujettir les entreprises de moins de 20 salariés" à cette obligation d'emploi de 6%. Dans un communiqué, la CPME se dit "radicalement opposée" à ce projet, jugeant qu'une telle obligation serait "parfaitement incompatible avec la volonté affichée du gouvernement de simplifier la vie des plus petites entreprises". "Qu'importe le fait qu'il soit, par exemple, un peu compliqué de parvenir à 6% de trois salariés... les TPE (très petites entreprises, ndlr) paieront !", écrit l'organisation patronale.

Incitation plutôt que sanction

Compte-tenu des difficultés d'application à de petits effectifs, "ça veut dire que c'est une taxe supplémentaire", a affirmé à l'AFP Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la confédération. Interrogé par l'AFP, le secrétariat d'Etat en charge du Handicap s'est refusé à tout commentaire, faisant valoir que "la concertation est en cours" sur la réforme de la politique d'emploi des personnes handicapées. Soulignant que "de nombreux chefs d'entreprise de moins de 20 salariés" se mobilisaient "déjà en faveur de l'insertion des personnes handicapées", la CPME appelle à "privilégier l'incitation à la sanction". Elle propose ainsi de "créer une exonération de charges liée à l'emploi de travailleurs handicapés dans les entreprises de moins de 20 salariés" et appelle à "supprimer la surcontribution pour les entreprises ne parvenant pas, malgré des efforts en ce sens, à embaucher des personnes handicapées".

Un bilan sombre

Malgré l'instauration d'une obligation d'emploi, en 1987 dans les entreprises privées puis en 2005 dans la fonction publique, les personnes handicapées éprouvent de fortes difficultés d'insertion professionnelle. Avec 500 000 personnes inscrites à Pôle emploi, leur taux de chômage est de 19%, deux fois supérieur à la moyenne nationale. La proportion de personnes exclues du marché du travail est également importante, le taux d'activité des personnes handicapées étant seulement de 43%. Le taux d'emploi de travailleurs handicapés dans les entreprises privées était de 4,4% en 2015 en comptant l'emploi indirect (sous-traitants, stagiaires ...) selon l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).


 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

 

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06 mars 2018

Les fonctions exécutives

 

Les fonctions exécutives.

Aider son enfant - Fonctions exécutives AQETA-Comprendre les fonctions exécutives... Une avenue pour le transfert des apprentissages Les fonctions cognitives sont les capacités de notre cerveau qui nous permettent notamment de communiquer, de percevoir notre environnement, de nous concentrer, de nous souvenir d'un événement ou d'accumuler des connaissances.

http://habilited.wordpress.com

fct-ex-composantes

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05 mars 2018

Ciné-ma différence samedi 10 mars 2018 16h00 : Mary et la fleur de sorcière - au Kosmos à Fontenay-sous-Bois

Envol Loisirs
 
 
Mary et la fleur de sorcière - séance ciné-ma différence 
 
 
 
Samedi 10 mars 2018 -  film à 16 heures (ouverture des portes 20 mn avant)
 
C'est l'été. Mary vient d'emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu'une fois tous les 7 ans. On l'appelle la "fleur de la sorcière". Pour une nuit seulement, grâce à la fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et pourra entrer à Endor, l'école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s'élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages.
Le secret de la fleur de la sorcière se révèlera à elle petit à petit…
 
Pour s'inscrire à la séance
 
 
 
 
 
Des séances ouvertes à tous et adaptées aux personnes , enfants, adolescents, adultes dont le handicap s'accompagne de troubles du comportement. Sandrine Bonnaire est la marraine de Ciné-ma différence
 
Tout savoir sur les séances
 
 
 
 
 
Tout savoir sur les séances organisées à Fontenay sous bois
 
 
Envol Loisirs
 
 
 
 
 
 
 
 

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Démêler les fils du TDAH

 

Démêler les fils du TDAH - La Presse+

Tout le monde a son avis sur ce qu'est le trouble du déficit de l'attention et sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire pour y remédier. Est-ce une simple différence ou un vrai problème ? Est-ce une bén&eac

http://plus.lapresse.ca

 

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04 mars 2018

Excessivement handicapé

article publié dans Yanous

Pris comme exemple d'une vie autonome grâce à des aides humaines permanentes, Marcel Nuss s'insurge contre l'instrumentalisation dont il fait l'objet alors que l'austérité réduit les budgets et la capacité de personnes handicapées dépendantes à sortir d'établissements médico-sociaux.

        "Je vous rappelle Marcel Nuss, qui est lui-même excessivement handicapé, qui a les 3x8 avec lui parce qu'il est totalement dépendant, et il vous vous dit 'je suis autonome parce que je suis bien accompagné". Qui a dit ça ? Sophie Cluzel, secrétaire d'État aux personnes handicapées, lors de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale du 21 février dernier, pendant son audition sur la politique de l'emploi des personnes handicapées.

On m'a déjà affublé du "lourdement handicapé", du "pauvre handicapé", du "polyhandicapé" (alors que j'ai "juste" un plurihandicap), j'en passe et des meilleures, mais jamais d'un "excessivement handicapé". C'est dire si, aux yeux de cette ministre, "je suis handicapé avec excès". Avoir un handicap me semblait pourtant suffisant. Cependant, si de surcroît il est excessif, je suis mal barré. D'après le Larousse, la définition d'excès, c'est : "Ce qui dépasse la mesure moyenne ou jugée normale" et "ce qui dépasse les limites permises, convenables". Que je dépasse la mesure pour certains, ce n'est pas un secret, quant aux limites permises et convenables, n'en parlons même pas.

Que Madame la secrétaire d'État voie mon handicap ainsi, elle qui vient de ce milieu, me laisse quelque peu perplexe et ne présage rien de bon pour sa vision de la "politique du handicap"; du reste, qu'elle soutienne la réforme de l'Allocation Adulte Handicap qui va faire des perdants, et s'attelle à la suite de la déconstruction de la mise en accessibilité est révélateur, sans être étonnant lorsqu'on sait ce qu'ont réussi à pondre, en leur temps, ses prédécesseurs.

Cela dit, qu'elle sache que j'existe et me prenne en exemple serait très flatteur si... elle ne se servait pas de moi. Du reste, si exemplaire suis-je à ses yeux, pourquoi met-elle si "excessivement" de temps à me répondre suite à l'envoi, en novembre 2017, d'un ouvrage consacré à l'accompagnement sexuel en France - sujet sur lequel elle ne s'est toujours pas prononcée - et, plus encore, à me rencontrer afin que nous en parlions ouvertement ? En fait, elle est "excessivement" peu pressée, à l'instar des susdits prédécesseurs. Dès que le sujet est trop brûlant, on joue à la patate chaude. 


 

En outre, Madame la secrétaire d'État m'utilise "excessivement" mal. Je ne suis exemplaire que lorsque cela arrange et, pire, à mauvais escient. En effet, je n'ai jamais fait du "trois-huit" mais du 24h/24, car on n'est pas autonome en trois-huit étant contraint par les changements de poste. Et par-dessus le marché, on doit s'accommoder avec trois accompagnants différents par jour. Madame a-t-elle idée de ce que cela représente dans son corps et dans sa tête d'être accompagné à longueur de journées et d'années ? "Excessivement" non, d'évidence. Alors ne parlons pas de devoir vivre, que dis-je, dépendre à perpétuité de trois aidants par jour; faites le calcul sur un mois. C'est ce que vivent la plupart de mes congénères. Heureusement, j'ai trouvé un système plus humain et respectueux de la personne accompagnée et de ses accompagnant-e-s; il suffit que Madame me contacte pour en savoir plus, et puis de se démener afin d'améliorer la situation. Je suis même prêt à lui donner un coup de main, c'est dire mon envie que la France soit fière de sa politique du handicap; elle en est bien loin.

Et, ce qui est plus grave, c'est que Madame la secrétaire d'État se serve de mon nom pour une proposition gouvernementale qui fleure "excessivement" le recul insidieux. Sur le principe, je suis le premier à penser qu'il est urgent de sortir "des murs" le maximum de personnes handicapées, mais pas à n'importe quel prix. Or, quand on connaît ce gouvernement, et les précédents, il est aisé de voir l'entourloupe qui se profile derrière ce généreux élan de libéralisme social. Encourager un maximum de gens à opter pour l'emploi direct, ou le mandataire, cela représenterait une sacrée économie pour l'État et les collectivités territoriales. Sauf que c'est "excessivement" dangereux parce qu'il faut certaines capacités pour être capable d'assumer une vie "autonome", et des moyens adéquats, ce qui est une Arlésienne pour la majorité des bénéficiaires. D'autant qu'il faut aussi du personnel en nombre, parfaitement qualifié, fiable et prêt à travailler à domicile, et c'est loin d'être gagné, surtout avec les salaires indignes qu'on leur donne; même pour moi, il y a des périodes où c'est épuisant parce que rien n'est prévu pour combler les lacunes de l'emploi direct.

L'accompagnement médico-social à domicile peut être un enfer à haut risque lorsqu'on n'est pas préparé et/ou en mesure de le gérer, et si la Prestation de Compensation du Handicap n'est pas à la hauteur des besoins comme c'est le cas pour au moins 80% des bénéficiaires. Il est vital de lancer un programme éducatif dans les prétendus lieux de vie, si on souhaite ouvrir "la porte aux oiseaux", car l'autonomie s'apprend; encore faut-il des financements conséquents afin de prendre en charge un tel programme... dont les établissements médico-sociaux sont "excessivement" privés. Et bien sûr une réelle volonté, ce dont je me permets de douter. Franchement, faut pas rêver, à moins d'être excessivement naïf, nous vivons une politique inhumaine et irresponsable de réduction du budget par tous les moyens, sans augmentation, pas dans le champ du social en tout cas.

Cessons donc d'être "excessivement" dupes, qui plus est face à une ministre qui ne répond pas aux questions qui lui sont posées par les parlementaires. Le sujet de la journée c'était "l'emploi", pas la PCH-emploi-direct. Entre nous, Madame la secrétaire d'État, j'assume la responsabilité de quatre emplois à temps plein sans aucune compensation, il est donc difficile de prétendre que je ne suis pas employeur, vous ne trouvez pas ? Ça me demande chaque mois des heures de travail qui, par ailleurs, sont payés aux services prestataires. Pourquoi cette inégalité "excessivement" injuste et disproportionnée ? En revanche, si le même employeur fait une erreur de gestion, les conséquences sont pour sa pomme, "exclusivement". C'est mon choix d'être employeur, me direz-vous. Certes. Un choix que vous voulez inciter d'autres à faire...

En fait, contrairement à ce qu'on est en droit de penser, la politique c'est "excessivement handicapant", surtout entre certaines mains.


Marcel Nuss, écrivain,
président de l'Association Pour la Promotion de l'Accompagnement Sexuel (Appas), mars 2018.

 

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Belgique : La Cour constitutionnelle valide la réforme de la pratique de la psychothérapie

La Cour constitutionnelle valide la réforme de la pratique de la psychothérapie
La Cour constitutionnelle valide la réforme de la pratique de la psychothérapie - © JASPER JACOBS - BELGA


Publié le jeudi 01 mars 2018 à 14h00

La Cour constitutionnelle a validé jeudi la réforme de la pratique de la psychothérapie, censée désormais répondre à un prescrit plus scientifique, les sciences humaines étant reléguées à une fonction de conseil.

Concrètement, en vertu de la réforme de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Maggie De Block, l'exercice de la psychothérapie ne sera plus permise à terme que par des médecins, des orthopédagogues cliniciens ou des psychologues cliniciens. La Cour a assuré du caractère proportionné d'une réforme qui, si elle réserve, à l'avenir, l'exercice de la psychothérapie au champ de la médecine factuelle, ne porte pas pour autant atteinte au droit des personnes issues du champ des sciences humaines d'exercer une activité librement choisie, fut-elle de conseil.

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Inclusion des élèves en situation de handicap : déplacement au Danemark

 

Inclusion des élèves en situation de handicap : déplacement au Danemark

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, s'est rendu le jeudi 1er mars 2018 au Danemark avec Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la priorité donnée par le Gouvernement en matière d’inclusion des élèves et des personnes en situation de handicap dans l’école et dans la société française.

http://www.education.gouv.fr

 

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Dijon : un cheval au chevet de résidents d'une maison de retraite

article publié sur France info

Chaque mois, Peyo rend visite aux résidents de l'Ehpad de la Chartreuse. / © Maryline Barate / France 3 BourgogneChaque mois, Peyo rend visite aux résidents de l'Ehpad de la Chartreuse. / © Maryline Barate / France 3 Bourgogne

Par Maryline Barate et Charlotte MeunierPublié le 02/03/2018 à 12:13Mis à jour le 03/03/2018 à 10:02


Peyo ne passe pas inaperçu au sein de la maison de retraite médicalisée des Vergers de la Chartreuse. Mais personne ne s'en étonne ! Depuis novembre, l’étalon et son dresseur Hassen Bouchakour viennent régulièrement rendre visite aux résidents, souvent jusque dans leurs chambres.

« Peyo a une sensibilité incroyable, d'une empathie dont on ne sait expliquer d'où elle peut provenir. Et je ne l'explique pas non plus, sourit Hassen Bouchakour. Il arrive à établir un lien avec certains patients. Ils sont comme connectés. »

Une empathie hors du commun

Dressé pour la compétition et le spectacle équestre, l’étalon de 14 ans est d'ordinaire plein de fougue. Il peut même être un peu cabotin. « En représentation, il adore les applaudissements. Il sait les susciter en tendant une patte antérieure ! »

Mais quand Peyo va au chevet des personnes âgées, il devient d'une douceur, d'une attention et d'une bienveillance impressionnantes. Quand il donne un câlin, il fait attention à ne pas pousser les résidents  à l'équilibre parfois chancelant. Il ne s'approche pas des perfusions.

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La complicité entre Peyo et Solange à l'EHPAD Les Vergers de la Chartreuse à Dijon, le 28 février 2018. / © Christophe Gaillard / France 3 Bourgogne

Des résidents radieux

Les résidents sont tout sauf impressionnés par ces 500 kilos de muscles. Leurs visages s'illuminent. « Ah Peyo, ça fait du bien au moral de le voir ! Vous savez : je pense tout le temps à lui », s'enthousiasme Pierre, un des résidents. Quand Peyo apparaît, le climat s'apaise dans le service. Les angoisses refluent. Les cris cessent.

Peyo choisit lui-même dans quelle chambre il se rend et à qui il rend visite. Il a ses petits chouchous. Au contact de l'animal, certaines personnes âgées sortent de leur léthargie, retrouvent de la mobilité, parlent à nouveau. « Cela joue sur les émotions. Peyo réveille également des souvenirs dont on n'avait pas connaissance, nous, les soignants. En termes thérapeutiques, c'est tout ce qu'on recherche, raconte Marie Lombard, médecin gériatre. Étrangement, quand Peyo est arrivé, ils n’ont pas été si surpris !».

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Peyo et Pierre, sous le regard ému de Hassen. / © France 3 Bourgogne

Les sabots du cœur

Peyo intervient dans cet établissement dijonnais depuis quelques mois seulement. Suite au succès du dispositif, les visites de l’équidé raviront encore résidents et personnel soignant jusqu’au minimum en juin 2018. Mais, depuis quatre ans, il se rend également dans des établissements hospitaliers d'autres villes : en psychiatrie, en gériatrie, en soins palliatifs, ou encore en oncologie pédiatrique.

Via ce programme expérimental, encadré et financé par l’association "Les sabots du cœur ", le dresseur souhaite montrer les bienfaits de son alter ego sur les personnes qui souffrent. Il envisage désormais de créer un centre de fin de vie à Vinay, en Isère, où il réside. Toujours avec la complicité de Peyo !
Peyo et Solange, un lien très fort s'est établi. / © Christophe Gaillard / France 3 Bourgogne

Une hygiène au poil !

Qui dit "hôpital" dit "règles d’hygiène". Pour éviter que l’animal ne perde ses poils ou ne ramène des parasites, il est minutieusement rasé, savonné, brossé puis désinfecté avec des lingettes. En plus de ça, Peyo a été dressé pour ne pas faire ses crottins à l'intérieur. Il prévient Hassen s'il a besoin de sortir.

Il y a eu également un gros travail réalisé sur le fait de se déplacer sur des sols inhabituels pour un destrier : carrelage, lino, etc.. Peyo n'est pas ferré.  « Avant d'introduire Peyo à l'hôpital, il fallait que je sois sûr qu'il ne glisserait pas, qu'il ne ferait aucun écart pour des raisons évidentes de sécurité. Mais il a un équilibre incroyable », précise le dresseur qui n'hésite pas à lui faire prendre l'ascenseur.

Pour le reste, tout est naturel. D'instinct, Peyo se porte vers les personnes qui sont en difficulté, malades, handicapées. « J'avais remarqué cette inclination à l'issue des représentations quand on rencontrait le public. Peyo allait au contact précisément de ces spectateurs, même si le handicap ou la maladie n'étaient pas visibles. Mais il m'a fallu trois ans pour le détecter vraiment et me dire qu'on pouvait en faire bénéficier certaines personnes hospitalisées. », conclut Hassen Bouchakour. Un don stupéfiant pour des moments magiques !

 

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