29 novembre 2014

Autisme. Le docteur Lemonnier quitte Brest pour Limoges

Ce médecin était apprécié des familles. Mais sa personnalité atypique dérangeait... Il a quitté le CHRU de Brest pour le Limousin où il va diriger un nouveau centre.

"En septembre, j'ai été recruté par le CHU de Limoges pour diriger le Centre expert régional autisme, créée avec l'Agence régionale de santé du Limousin", explique le docteur Eric Lemonnier, 55 ans, pédopsychiatre spécialiste de l'autisme.

Il explique : "Nous allons redéfinir des parcours de santé et faire du diagnostic chez des enfants entre 2 et 4 ans. Je recrute une équipe de 80 personnes dont 60 assistants d'éducation et une quinzaine de « superviseurs ». Je travaille aux côtés de la docteure Geneviève Macé, spécialiste française de l'autisme. Je suis ravi !"

Avec Yehezkel Ben-Ari, un des plus grands chercheurs français, le docteur Lemonnier a co-réalisé une étude sur le bumétanide. Ce diurétique diminue les symptômes chez certains malades. Cette étude suscite de grands espoirs.

Diagnostic précoce et scolarisation

Mais au sein du centre de ressources autisme de Brest, qu'il a contribué à créer, rien n'allait plus avec certains collègues. De guerre lasse, il a été muté "à sa demande", dans un service de dermatologie de l'hôpital brestois où il se trouvait isolé.

Le Dr Lemonnier estime que l'autisme "n'a rien à voir avec la psychanalyse. C'est une maladie neuropsychologique". Il a développé le diagnostic précoce et a poussé à la scolarisation des enfants autistes.

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Ado autiste expulsé de son collège : mon soutien au personnel en souffrance psychique ...

Le jour de la rentrée scolaire T., autiste a été empêché physiquement de rentrer dans son collège de secteur. Par la suite la direction a refusé de l’accueillir dans une classe (voir cette vidéo-buzz)

Une émission de radio nationale très écoutée a osé pénétrer dans ce prestigieux collège pour démêler cette affaire (voir l’émission dans cette vidéo).

Suite à cela  le principal a porté plainte à la police.

Dans sa plainte, il indique que plusieurs dizaines de membres du personnel du collège ont demandé une cellule psychologique suite à cette émission.

Je veux apporter tout mon plus sincère et profond soutien au personnel du collège, en grande souffrance psychique face à cette mère qui ose s’indigner parce que son fils n’a plus le droit d’être accueilli en classe.

Certains se demandent si je suis vraiment pleine de compassion pour ce personnel ou bien si c’est ironique.

Bien sur c’est ironique..

Le seul fait que des personnes  approuvent entièrement ce que je dis, c’est bien la preuve que dans ce pays, on considère la discrimination et la ségrégation des enfants handicapés comme quelque chose de nécessaire.

« Chacun a sa place » :  beaucoup de français qui n’ont jamais côtoyé de personnes handicapés trouvent que c’est la chose à faire.

 

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26 novembre 2014

Autisme : Un espoir

article publié dans Sud Ouest

Publié le 24/11/2014 à 06h00 par

Une équipe bordelaise de l’Inserm a mis au jour une molécule qui pourrait limiter les troubles autistiques. Bientôt un médicament en essai clinique.

Autisme : un espoir

Andreas Frick, sa souris et l’équipe des chercheurs neuroscientifiques de l’Inserm Bordeaux du Neurocentre Magendie. © Photo

Photo Philippe Taris

ISABELLE CASTéra

i.castera@sudouest.fr

Une petite souris de labo, noire et vive, porte l'espoir de soigner des milliers d'enfants souffrant de troubles autistiques. La main qui la porte est celle d'Andreas Frick, chercheur neurologue qui dirige une équipe au sein d'une unité Inserm du Neurocentre Magendie à Bordeaux. Forte de résultats incroyablement encourageants sur l'autisme, l'équipe a bénéficié d'une publication dans la célèbre revue « Nature Neuroscience ». Saint-Graal des chercheurs.

Les troubles du spectre autistique touchent en Europe plus de 3 millions de personnes, dont près de 650 000 en France. Parmi ces patients, près de 90 % subissent des problèmes sensoriels, anomalies d'intégrations du toucher, de l'ouïe, de la vision, par exemple, qui induisent des comportements inappropriés, handicapants. Les patients vivent un rapport au monde ordinaire comme une expérience sensorielle agressive. Et deviennent agressifs.

« Il n'existe pas de traitement pharmacologique pour traiter ces symptômes, note Andreas Frick. Déjà, nous avons compris leur origine, il s'agit d'une anomalie dans le cerveau et ce dysfonctionnement concerne d'autres maladies neurodéveloppementales apparentées, comme le syndrome de l'X Fragile. »

Pour réguler l'excitabilité

Au cours de ses travaux de recherche, l'équipe d'Andreas Frick a montré que, dans le cas de souris porteuses du syndrome X Fragile, le néocortex dans le cerveau était hyperexcité en raison d'une altération de deux canaux ioniques. Après avoir observé les symptômes de ce dysfonctionnement comportemental et en avoir détecté les causes physiologiques, les chercheurs ont planché sur un éventuel traitement.

À partir du moment où l'on comprend le mécanisme d'une pathologie, on peut commencer à tenter de la soigner. « Nous avons utilisé une molécule pharmacologique, qui existe déjà, et qui mime le fonctionnement de l'un de ses canaux ioniques, défaillant sur les personnes malades. De fait, nous avons pu constater que l'hyperexcitabilité néocorticale ainsi que les anomalies de l'intégration neuronale ont pu être corrigées grâce à cette molécule. » Ceci chez la souris.

Mélanie Ginger et Guillaume Bony, tous deux neurobiologistes et membres de la même unité Inserm, précisent : « La molécule injectée chez la souris booste les canaux ioniques, qui sont des protéines à la surface des cellules, censées réguler l'excitabilité. Et du coup, les canaux font leur boulot. »

Gagner un temps précieux

La molécule pharmacologique injectée chez les souris porteuses du syndrome X Fragile était connue, parce qu'elle était, jusqu'alors, censée traiter des zones du cerveau touchées après un accident vasculaire cérébral. Mais elle venait de faire l'objet d'une étude clinique sur les AVC, abandonnée par manque d'efficacité.

« La bonne nouvelle, reprend Mélanie Ginger, c'est que l'étude a permis de révéler que cette molécule, qui nous intéresse au plus haut point, n'a pas d'effets indésirables. Du coup, les tests cliniques vont pouvoir démarrer très vite et nous avons gagné un temps précieux. » Ces découvertes présentent un nouvel espoir pour un traitement sur mesure des aspects sensoriels du syndrome de l'X Fragile et des troubles du spectre autistique. En particulier parce que ces traitements pourraient être appliqués à des patients adultes ou adolescents.

« Lorsqu'on pense à un traitement, on imagine toujours qu'il faut commencer dès le plus jeune âge, pour voir des effets positifs se produire, note Andreas Frick. En France, le diagnostic de l'autisme tombe en général autour de 6 ans. Et après ? Si cette molécule fait ses preuves, elle pourra être administrée et être efficace à n'importe quel âge de la vie du patient. »

À ce jour, il n'existe pas vraiment de traitement pour accompagner les personnes autistes.

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Saint Nazaire : Un établissement ABA pour de jeunes autistes

article publié sur Saint-Nazaire infos
En janvier 2015 le groupe Jean-Zay hébergera dans les locaux rénovés, l'association Agir et Vivre l'autisme qui gérera un accueil éducatif pour 10 jeunes autistes de 2 à 7 ans en appliquant la méthode ABA.
Xavier Perrin, Thibault Guyonnet Duperat, Christelle Moyon et Fabrice Bazin annoncent l'ouverture de l'établissement pilote ABA pour les jeunses autistes
Xavier Perrin, Thibault Guyonnet Duperat, Christelle Moyon et Fabrice Bazin annoncent l'ouverture de l'établissement pilote ABA pour les jeunes autistes

En France, il naît environ un enfant autiste sur 150 selon les chiffres de l'INSERM. Ce trouble précoce du développement de l'enfant est d'origine  neurobiologique. Il est souvent diagnostiqué tardivement. Les formes sont très variables et on parle de troubles du spectre autistique.
Troubles des interactions sociales, difficultés de communication, comportements stéréotypés et répétitifs peuvent se cumuler. Il est donc impératif de disposer d'un diagnostic très précoce. Cependant les professionnels ne sont pas toujours formés. Pourtant le bébé manifeste très tôt ses différences. Ou plutôt ne manifeste pas, car c'est plutôt comme cela que les parents peuvent repérer les premiers symptômes. Le tout-petit ne prend pas de contact visuel, ne tend pas les bras, sourit très peu, ne vocalise pas, comme s'il n' avait pas d'intérêt pour le monde qui l'entoure.
Les enfant diagnostiqués avant trois ans peuvent bénéficier d'une éducation spécifique, recevoir les repères, compenser en partie leurs déficiences et développer leur compétences, et les parents adapter leur comportement.

ABA

L'analyse appliquée du comportement est une méthode qui existe depuis plus de 70 ans, mais elle vient seulement d'être reconnue officiellement en 2012 en France. La haute autorité de la santé ayant reconnu son efficacité. Jusqu'alors l'approche psychiatrique était privilégiée.
La méthode ABA s'appuie sur les sciences cognitives, l'enfant autiste a des capacités mais des difficultés à communiquer, le langage des signes est utilisé, ou des pictogrammes pour petit à petit lui apprendre les comportements adaptés en recherchant l'autonomie du quotidien, l'interaction sociale, le langage. En effet comme l'explique Thibault Guyonnet Duperat, « il n'y pas que l'école, il faut aussi savoir mettre ses chaussures, s'habiller tout seul, prendre le bus, supporter l'environnement». « Nous utilisons des ''renforçateurs'', « c'est ce qui fait plaisir à l'enfant ») explique Christelle Moyon administratrice et fondatrice de l'établissement de Nantes. Ainsi par exemple, si rester assis sur une chaise est difficile et que l'enfant refuse, pour une activité appréciée (regarder un DVD)  cela peut être acceptable, la proposition sera de faire l'activité assis.
Il existe neuf établissements ABA en France recevant environ 400 enfants, alors qu'aux alentours de Londres on en dénombre 80.
Pour l'instant les centres ABA sont considérés comme pilotes et nommés « expérimentaux ».

L'établissement de Saint-Nazaire

Il est considéré par l'agence régionale de la santé (ARS) comme une extension de celui de Nantes, créé en 2011 (grâce à des fonds privés). Il offre 10 places, (3 encore disponibles) pour des enfants de 2 à 7 ans. Un éducateur spécialisé est dédié à chaque enfant, des activités s'effectuent aussi à l'extérieur, les repas se prendront au restaurant du groupe scolaire.Les enfants sont reçus du lundi au vendredi mais la méthode ne peut bien fonctionner sans une grande implication des parents. Ceux-ci sont formés par l'établissement. Deux psychologues spécialistes de la méthode ABA mettront en place les programmes et donneront leur appui aux éducateurs.
Les enfants seront reçus du lundi au vendredi mais la méthode ne peut bien fonctionner sans une grande implication des parents. Ceux-ci sont formés sur place.

L'établissement n'est pas une « école », c'est un institut médico-éducatif pratiquant une méthode adaptée à l'autisme. L'établissement est public. La Ville de Saint-Nazaire a effectué des travaux (50 k€) et l'ARS règle un loyer et les charges (19 k€/an). C'est une volonté « d'inclure » les jeunes autistes dans la ville et de « partager » souligne Fabrice  Bazin*. Pour Xavier Perrin* , « c'est aussi offrir aux parents un choix pour leurs enfants ». Les locaux (environ 300 m 2) comportent des lieux dédiés au enfants et des bureaux ainsi que deux grands préaux, une cour et un parking.

Pratique :

Voir aussi ABA.org et http://agir-vivre-autisme.org/
Contact tél. : 06 02 28 50 44



* conseillers municipaux

Auteur : LY | 24/11/2014 |

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Autisme en entreprise : chacun y trouve son compte

24/11/2014 05:46
Sven, bien entouré par ses responsables et accompagnateurs, à son poste de travail. - (Photo NR)

Une entreprise d’expertise-comptable de Saint-Avertin mène une expérience unique en France avec deux employés atteints d’autisme.

Sven, 33 ans, de Tours, n'a su que très tard, il y a deux ans seulement, qu'il était atteint d'autisme. D'un coup, tout s'est dérobé sous ses pieds, mais tout a trouvé une explication aussi : ses difficultés relationnelles, son parcours scolaire chaotique, ses souffrances rentrées. Se sachant autiste, il a dû assumer puis s'organiser, mener de front sa vie personnelle et sa vie professionnelle. Pour la première, ce n'est pas encore gagné, dit-il sans se voiler la face. Pour la seconde, le plus dur est fait, semble-t-il, et de ce succès dépendra sans doute tout le reste par la suite.

" Tout est fait avec bienveillance "

Sven a trouvé la perle rare, unique même : Socia3 à Saint-Avertin, une entreprise adaptée, filiale du groupe national Soregor de conseils aux entreprises. Il est opérateur en saisie comptable depuis deux mois, en alternance, guidé par Cap emploi à Saint-Cyr-sur-Loire. « Mon rêve était d'être dans un métier scientifique, dans un parc animalier. » Finalement, il a trouvé une « stabilité professionnelle » dans la comptabilité et devrait décrocher son CDD en décembre, son CDI en 2015. Ce que confirme Amélie Bonétat, manager de Socia3 Tours. C'est d'elle que tout est parti, une femme très sensibilisée par le sujet car elle a un neveu autiste. Elle a créé le projet « Hors les murs », pris contact avec le Pr Frédérique Bonnet-Brilhault, du Centre de ressources autisme du CHU de Tours, et suivi une formation spéciale « autisme ». L'objectif affiché : « décloisonner » l'espace de travail. Avoir dans ses services un, deux collaborateurs autistes, « c'est aussi épuisant qu'enrichissant, positif qu'envahissant parfois » dit-elle. Au final, chacun y trouve son compte.
A Saint-Avertin, Sven et Sylvain, tous deux autistes, sont épaulés chacun par un accompagnateur, un « facilitateur d'intégration », en interne et sur la base du volontariat. « Tout est fait avec beaucoup de bienveillance », explique Amélie Bonetat. Les codes sociaux et comportements sont compris et partagés par tous.
Socia3, à Saint-Avertin, serait la seule entreprise adaptée en France dans son domaine à intégrer ainsi le handicap : 11 travailleurs handicapés, dont deux autistes sur 40 salariés. Tous ont au minimum le bac, bac + 2. « La difficulté peut venir des clients parfois. Il faut qu'ils adhèrent à ce projet. » Sans doute, mais « Hors les murs » a ouvert des portes et n'est qu'au début de cette belle aventure humaine.

La France compte 750 entreprises adaptées (dans le nettoyage, les espaces verts, un peu le bâtiment), soit 24.000 emplois, et plus de 600.000 personnes atteintes d'autisme, un enfant sur 100.

Olivier Pouvreau

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25 novembre 2014

Ils ont accompagné leur enfant autiste

Publié le 24/11/2014 à 06h00 par

Ils ont accompagné leur enfant autiste

Aujourd'hui William a 28 ans, il est agent polyvalent d'entretien dans les lycées, a obtenu son permis de conduire après de longues péripéties et de très grandes difficultés, et vient d'accéder à son autonomie en s'installant dans un appartement pour y vivre seul.

William est autiste, reconnu par le centre ressources autisme d'Aquitaine (CRA). Jeanny et Philippe Dalbigot, ses parents, souhaitent apporter leur témoignage pour donner « de l'espoir à tous les parents qui ont un enfant autiste et qui s'inquiètent légitimement de son avenir. »

Des spécialistes consultés

«Depuis 1986, nous avons rencontré de nombreux spécialistes : orthophoniste, psychomotricienne, psychologue, psychiatre… qui n'ont jamais pu identifier clairement les troubles autistiques dont William souffrait. À l'époque, aucune structure n'existait et il ne pouvait pas bénéficier d'un enseignement adapté à ses handicaps. Comme nous ne voulions pas qu'il reste inactif à notre domicile ou qu'il soit interné en hôpital psychiatrique, il a suivi des classes spécialisées, destinées aux élèves en difficultés mais qui ne présentaient pas les mêmes troubles que lui. Donc l'enseignement et la pédagogie n'étaient pas adaptés, les enseignants pas formés pour encadrer des élèves autistes, même s'ils ont fait de leur mieux ».

Parallèlement, ses parents et son jeune frère Kevin ont beaucoup stimulé William, poussé, encouragé, éveillé, sorti… Au terme de la Segpa, il a été dirigé vers l'IME Don Bosco à Gradignan, « dans lequel il n'est pas arrivé à s'épanouir ».

Un CAP d'agent polyvalent

« Très seuls, poursuit M. Dalbigot, nous avons décidé de le scolariser au lycée de Camblannes, où il a réussi un CAP d'agent polyvalent avec l'aide d'une assistante de vie scolaire (AVS). Il a poursuivi au lycée Saint-Michel à Blanquefort avec un CAP services hôteliers qu'il a réussi malgré beaucoup de difficultés, mais avec persévérance et ténacité, grâce également à l'aide d'une AVS. Ses premiers pas professionnels se sont déroulés chez Flunch où on lui a offert un CDI, dont il a démissionné car une opportunité comme contractuel dans le cadre d'un contrat de handicapé s'est présentée à lui ».

« Il faut leur donner de véritables atouts pour qu'ils puissent réussir. Ils ne sont surtout pas condamnés. Les parents ne doivent pas avoir honte du handicap de leur enfant. Lutter, ne jamais baisser les bras, observer, suivre son évolution. Ne jamais abdiquer, être tenace, optimiste, l'enfant le ressent et cela le pousse ».

Marie-Françoise Jay

Contact : Philippe Dalbigot au 06 47 69 24 91. Centre ressources autisme d'Aquitaine, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux. 05 56 56 67 19. http://cra.ch-perrens.fr.

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Sur le site d'EGALITED -> courriers associatifs pour dénoncer le projet de décret sur les CRA

21 novembre 2014 Actualités EGALITED

Le projet de décret CRA, tel qu’il nous a été présenté, ne correspond pas aux attentes des usagers : la trop grande proximité des CRA, structures médico-sociales, avec les structures sanitaires ne permet pas la réalisation de l’ensemble de leurs missions et appelle une indispensable autonomie de gestion et de direction. Nous souhaitons tous... (lire la suite: cliquer sur les logos)

Courrier n°1: Autisme France, Egalited, Alliance Asperger, Autisme Apprendre Autrement)


Courrier n°2: Autisme France, Sésame Autisme, UNAPEI

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Autiste et diplômé d'un DUT d'informatique

article publié dans L'union l'Ardennais

Publié le - Mis à jour le 24/11/2014 à 11:01

Par Antoine Pardessus

REIMS (51). Intellectuellement brillant, Dimitri Albora a reçu samedi son DUT d’informatique. Il prépare aujourd’hui sa licence à la fac. Et pourtant ce garçon est autiste.

dimitri

L’école primaire ne voulait pas le prendre. Le collège ne voulait pas le prendre. Trop difficile à gérer comme garçon. Présentant des troubles trop graves de la personnalité. Et aujourd’hui, malgré ces obstacles, Dimitri Albora, demeurant à Reims au Val-de-Murigny, est diplômé d’informatique. Il a reçu son DUT avec ses camarades de promotion ce samedi à l’IUT. Et il continue des études : il est actuellement en licence à la faculté de sciences rémoise.

Sa maman Martine voit dans le parcours de son fils un message d’espoir pour tous les parents confrontés à un enfant autiste. Car Dimitri, âgé aujourd’hui de 21 ans, est autiste, tel est son handicap. « À seulement le voir on ne remarque rien, commente la maman. Mais il ne voit pas le danger dans la rue, il va traverser sans faire attention, il aura du mal à s’orienter, il ne pensera pas à se couvrir s’il fait froid... il est plongé dans son monde à lui ! » Et il est assez difficile de tenir une conversation avec lui.

Atteint du syndrome d’Asperger

Moyennant quoi ce garçon est brillant intellectuellement. Car son autisme est celui qui présente le syndrome dit d’Asperger, « ce sont les autistes de haut niveau  » comme le dit sa maman : « Dimitri est très fort en maths, apprend très facilement les langues, parle anglais couramment, il connaît aussi l’allemand, il est surtout doué en informatique : il est capable de vous réparer un ordinateur... »

Résultat, il a obtenu son bac S, option science de l’ingénieur, avec mention bien ! Car il a finalement pu entrer au collège (Coubertin) : « Mais il a fallu que je me batte pour qu’il soit accepté ! clame la maman. Le directeur ne voulait pas le prendre... Ensuite, quand ils ont vu ses résultats - des bulletins à 17 de moyenne - ils n’ont plus rien dit. » . Après quoi il a pu entrer au lycée (Val-de-Murigny).

Au collège et au lycée le parcours a été quasiment normal, si ce n’est que Dimitri devait - et doit toujours aujourd’hui à la fac - être accompagné en permanence. Pour son primaire, l’école « normale » n’ayant pas voulu de lui, il avait fallu passer par des structures spéciales : d’abord l’école de l’hôpital dépendant du service de pédopsychiatrie, puis une Clis (classe pour l’inclusion scolaire) qui venait de s’ouvrir à Witry-lès-Reims.

Des séances de socialisation

Sans compter l’aide de l’association APIPA, qu’il fréquente encore aujourd’hui régulièrement, une fois par mois, pour des séances de socialisation. « Dimitri vient chez nous depuis que nous avons mis sur pied ces groupes d’habileté sociale, explique la présidente de l’association Anne Viallèle . Les participants apprennent les codes sociaux, les règles de savoir-vivre qu’ils ne connaissent pas ; dans une conversation par exemple, ils n’hésitent pas à interrompre l’interlocuteur, pour parler d’un sujet qui n’a rien à voir mais qui les intéresse. Et puis dans ces groupes ils deviennent copains entre eux, alors qu’ils ont du mal à se faire des copains ailleurs....»

Alors pourquoi ce qu’il a réussi lui, d’autres ne pourraient-ils pas le faire ? Selon sa maman, « Il faut juste aider les parents ! »

APIPA : 03 26 49 13 05 ou apipa.aspergerted@orange.fr

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23 novembre 2014

Extrait du site d'EGALITED -> Aides juridiques et avocats

Site d'Egalited

Il arrive que les familles touchées par l'autisme se voient contraintes d'aller en justice pour faire respecter leurs droits et ceux de leur enfant. Par exemple, en cas de signalement abusif lorsqu'on tente de quitter une structure jugée non appropriée, ou si la MDPH ne notifie pas les aides que l'on juge nécessaires pour l'enfant (AVS, remboursement de prises en charges...). Dans ce cas il est souvent nécessaire de se faire aider d'un avocat connaissant le sujet de l'autisme. Cette page vous donne quelques pistes pour en trouver en cas de besoin.


Autisme France: cette association propose avec l'adhésion, un contrat de protection juridique spécialement élaboré pour les familles touchées par l'autisme. Les détails sont donnés sur cette page de leur site web. Les adhérents peuvent ainsi obtenir de l'assurance protection juridique une aide financière pour payer l'avocat. Attention: les bénéfices du contrat ne sont acquis que pour les litiges postérieurs à l'adhésion. Le choix de l'avocat est libre.

Par ailleurs Autisme France propose également une assistance juridique par le biais d'un avocat spécialisé, réservé aux adhérents. Contacter l'association directement (coordonnées en page d'accueil de leur site). Cet avocat n'est pas obligatoire, les adhérents peuvent choisir qui ils veulent pour les défendre dans le cadre de la protection juridique.


Vaincre l'Autisme: cette association propose également à ses adhérents un service juridique avec un avocat spécialisé. Voir les détails sur cette page web.


Me Sophie Janois, avocat au Barreau de Paris, se spécialise dans quelques domaines liés à la santé dont l'autisme. Voir les détails sur son site internet.


Plusieurs avocats se mobilisent par ailleurs pour aider les familles à engager des recours contre l'Etat, en particulier dans le cadre de l'article L246-1 du CASF (explications par exemple sur le site de la SDDA), voici leurs coordonnées:
— Me BIED-CHARRETON Coline (Barreau de Paris)
8, rue Bayard – 7508 PARIS
01 40 73 84 50
colinebiedcharreton@gmail.com
— Me Luc-Étienne GOUSSEAU — Bâtonnier du Barreau de Lozère
Avocat au Barreau de Lozère
17, boulevard Henri-Bourrillon,
Mende, 48000
Tél. 04 66 65 21 50
luc-etienne.gousseau@wanadoo.fr
— Me Sophie JANOIS — Avocat au Barreau de Paris
59, avenue de l’Observatoire,
Paris, 75014
Tél. 06 33 63 36 12
janois.avocat@gmail.com
— Me Pascal NAKACHE — Avocat au Barreau de Toulouse
Cabinet d'avocats Pascal Nakache
17, allée François-Verdier,
Toulouse, 31000
Tél. 05 34 30 06 22
p.nakache.avocat@gmail.com
site internet : https://avocat-nakache.fr
facebook: https://www.facebook.com/Cabinet.Pascal.Nakache

— Me Patricia PEIRANI — Avocat au Barreau de Paris
3, rue Philibert-Delorme,
Paris, 75017
ppeirani@gmail.com
— Me Stefan SQUILLACI — Avocat au Barreau de Lille
Cabinet Dupond-Moretti Squillaci
27, rue Royale,
Lille, 59000
Tél. 03 20 74 22 33
stefansquillaci@hotmail.fr

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Samedi 29 novembre 2014 -> Conférence animée par Maître Sophie Janois PARIS 15ème sur les droits des enfants autistes

Conférence animée par Me Sophie JANOIS

Parce qu’il est primordial que les familles d’enfants autistes soient armées face aux difficultés administratives qu’elles rencontrent au quotidien, LA VIE EN BLEU a le plaisir de recevoir Me Sophie JANOIS, avocate diplômée en droit de la santé et particulièrement expérimentée en droit du handicap et de l’autisme.

Lors de la conférence qui se déroulera sur une journée , Me Sophie JANOIS évoquera, entre autres, les procédures relatives à la MDPH, les différentes aides financières, mais également le droit à la scolarité et à une prise en charge adaptée…

Des temps de discussion sont aussi prévus afin qu’elle puisse répondre à toutes vos questions et aux situations pratiques auxquelles vous êtes confrontés.

Pour en savoir plus : Découvrez le programme de la conférence.

Pour vous inscrire : Téléchargez le bulletin d’inscription.

L’inscription sera définitive à compter de la réception du règlement. Nombre de places limitées.
Pour tout renseignement : sarah@lavieenbleu.org

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