11 juin 2019

Autisme : le rôle du microbiote se confirme

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Mélatonine : les étonnantes vertus de l'hormone de la nuit

 

Mélatonine : les étonnantes vertus de l'hormone de la nuit

Connue pour soulager les effets du décalage horaire, la mélatonine a un intérêt thérapeutique dans d'autres situations. Article réservé aux abonnés Prévenir les rechutes d'un trouble psychiatrique stabilisé chez des patients avec des problèmes de sommeil, réduire l'anxiété liée à une intervention chirurgicale, ou encore soulager les douleurs d'une fibromyalgie.

https://www.lemonde.fr

 

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Rennes. Autisme : un centre spécialisé au cœur du collège

Publié le 11 juin 2019 à 16h52 Modifié le 11 juin 2019 à 16h13
L’Institut médico-éducatif (IME) propose des activités partagées avec les élèves du collège.
L’Institut médico-éducatif (IME) propose des activités partagées avec les élèves du collège. (Le Télégramme / Solena Lefeuvre)

Au collège Les Chalais, à Rennes, douze enfants atteints d’autisme sont accueillis depuis janvier 2018 dans une structure spécialisée développée par l’AMISEP, association d’insertion sociale et professionnelle. Une immersion qui porte ses fruits.

Alexandre a 13 ans. Il a intégré l’Institut médico-éducatif (IME) du collège après sa scolarité en classe spécialisée CLIS. N’ayant pas un niveau adapté pour poursuivre dans ce cursus, ses parents se sont alors vus démunis face à sa déscolarisation annoncée. Son intégration dans l’institut, par le biais de sa psychologue, leur a redonné espoir. Ils y ont retrouvé « un enfant totalement transformé, confiant, communicatif et épanoui », témoignent-ils.

S’ils sont physiquement séparés, les collégiens et les jeunes de l’IME ne manquent pas de se retrouver dans les activités proposées au sein de l’établissement. Entre ateliers de création ludiques, où leur sont proposés des expériences sensorielles, et le « jardin partagé », - un potager sur le temps du midi - les jeunes autistes sont intégrés à la majorité des activités proposées aux collégiens.

" Même s’ils s’expriment et réagissent différemment, cela n’a pas été difficile de s’adapter "

Par le biais de l’association My Human Kit, de jeunes volontaires se sont associés pour participer par exemple à la création d’un lecteur sensoriel MP3. Djoris, élève en 5e, participe de manière assidue à ces ateliers et évoque la richesse d’apprentissage permise par la cohésion des jeunes. « Même s’ils s’expriment et réagissent différemment, cela n’a pas été difficile de s’adapter ». C’est la « vision d’une éducation englobante et inclusive » que veut porter ce projet, insiste Jean-Luc Chenut, président du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine. En travaillant sur leurs difficultés, tout en les intégrant et en permettant leur autonomie, les enfants autistes bénéficient d’une prise en charge constante.

Nouveaux locaux

C’est la dimension d’inclusion qui a surtout séduit les parents du jeune Alexandre. « Une structure de vie où les frontières sont gommées par les enfants eux-mêmes », souligne son père. Sa communication s’est fluidifiée, sa confiance s’est accrue et son ouverture aux autres s’est développée. Un projet qui est amené à se développer. À la rentrée 2019, les enfants de l’IME bénéficieront de nouveaux locaux spécialisés jouxtant le collège. Des travaux sont déjà en cours.

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08 juin 2019

Vaucluse : Isaïe Rider, les motards roulent pour les enfants autistes à Monteux

Article publié par La Provence

Photo J-F.B.

La randonnée Isaïe Rider proposée aux motards connaît chaque année un succès grandissant. Pour cette édition 2019 ils étaient une centaine à se retrouver sur le parking Saint-Hilaire. Après les consignes de sécurité données par Pascal Munoz et son équipe, c’est Sophie Marcatand, présidente départementale de l’association TEDAI 84 (Troubles envahissants du développement-autisme-intégration) a présenté le but de cette structure, venir en aide, sous différentes formes, aux enfants autistes et à leurs familles.

Les organisateurs d’Isaïe Rider avaient demandé aux motards de verser 5 € par casque, la somme récoltée a été intégralement offerte à TEDAI 84.

Les participants ont ensuite pris la route du Luberon pour un circuit d’environ 130 km. Deux haltes ont été marquées : l’une à Bonnieux, où les motards ont reçu une bénédiction, l’autre à Sénanque pour une prière à la mémoire des malades et des motards décédés. Le retour s’est effectué sans encombre à Monteux, où vers midi, celles et ceux qui le souhaitaient ont pu se restaurer.


Pour tout don à l’association TEDAI 84 : 09 81 14 39 84.
 
Et aussi Pertuis : "80 % des enfants autistes ne sont pas scolarisés"

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Les personnes autistes avec déficience intellectuelle exclus des études scientifiques

8 juin 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Les biais de sélection excluent les personnes avec déficience intellectuelle des études, même si celles-ci sont déclarées concerner le spectre dans son entier. De nouvelles procédures doivent être mises en place, afin de s'assurer de la représentativité des résultats.

 

Les personnes autistes avec déficience intellectuelle souvent exclus des études scientifiques

De Ginny Russell / 21 Mai 2019

 © Luna TMG
© Luna TMG


Environ la moitié des personnes autistes ont aussi une déficience intellectuelle. Mais une grande partie de la recherche est consacrée presque exclusivement aux participants sans déficience intellectuelle, ainsi que mes collègues et moi-même l'avons signalé plus tôt dans l'année.

Malgré cela, les chercheurs ont tendance à généraliser leurs découvertes à tout le spectre.

Cette sorte de biais de sélection a un retentissement durable sur notre compréhension de l'autisme. Il pourrait même saper la recherche pour des thérapies efficaces adressées aux personnes autistes.

Plus tôt dans l'année, les chercheurs ont signalé, par exemple, un lien entre la gravité des déficits sociaux dans l'autisme et le volume des zones du cerveau qui dirigent la mémoire et l'émotion. Ils ont retrouvé la même association chez les enfants avec un trouble de l'attention et hyperactivité. Ils en ont conclu que les deux troubles pourraient avoir une base biologique commune.

Quoi qu'il en soit, 82 % des participants à la recherche ont un quotient intellectuel au-dessus de 70, le seuil qui détermine la déficience intellectuelle. Les résultats sont plus convainquants comme preuves du lien entre le trouble de l'attention avec hyperactivité et l'autisme sans déficience intellectuelle.

Nous avons besoin de stratégies pour éliminer les biais envers la déficience intellectuelle, et nous assurer du fait que ce groupe de personnes autistes très marginalisé soit inclus dans les recherches.

Biais largement répandus

Nous avons réalisé, mes collègues et moi, une méta-analyse portant sur 301 études, totalisant plus de 100 000 participants autistes, publiées en 2016 dans des revues sur l'autisme, avec un facteur d'impact allant de moyen à fort. Les études traitaient de sujets allant de l'imagerie cérébrale et la génétique à l'épidémiologie et la recherche sur des thérapies, et toutes encadraient leurs résultats comme pertinents pour tout le spectre autistique.

Pourtant notre analyse a démontré que 94 % des participants autistes n'avaient pas de déficience intellectuelle.

Dans 80 % des études, moins d'un participant autiste sur quatre a une déficience intellectuelle. Malheureusement, seules 30 % des études ont admis ce biais.

Le biais à l'encontre des autistes très peu verbaux est encore plus prononcé. Il est fréquent chez les autistes de trouver des aptitudes verbales restreintes, alors même que cela n'a pas d'incidence sur leur intelligence. Notre analyse a pointé que seul un pourcentage choquant de 2 % des échantillons de personnes autistes comptait des participants peu ou très peu verbaux.

Nous avons ensuite retracé les citations des études dans notre échantillon. Plus de 90 % d'entre elles citaient des résultats d'études qui n'englobaient aucun participant avec déficience intellectuelle comme si elles se rapportaient au spectre de l'autisme en entier.

Dans un bilan établi en 2017, une autre équipe a reconnu une rareté de la recherche en imagerie cérébrale incluant des personnes avec déficience intellectuelle. Le fait que les chercheurs utilisent des techniques qui ne sont pas assez adaptées pour fonder des expériences et recruter des personnes avec déficience intellectuelle justifie en partie ce manque.

Certains dépôts de données pour l'autisme sont ainsi biaisés. Dans la Base de Données pour l'Autisme américaine, qui comprend 47 000 participants, seules 11 % des personnes ont soit une déficience intellectuelle, soit une déficience intellectuelle limite (quotient intellectuel inférieur à 85).

Les causes de ces biais sont facilement reconnaissables : des participants qui s'expriment verbalement d'une manière fluide sont plus faciles à recruter pour passer les épreuves. La compréhension des protocoles de recherche et des bénéfices possibles n'est pas toujours solide chez les personnes qui ont des déficiences intellectuelles importantes, aussi leur consentement est plus difficile à obtenir. Les instruments de recherche sont rarement conçus pour les personnes ayant une déficience intellectuelle de sévère à profonde. Et il paraît évident que les parents qui s'occupent d'un enfant autiste avec déficience intellectuelle disposent de peu de temps et d'énergie pour participer à la recherche.

Sur les conséquences

Cependant, il faut que les chercheurs composent avec ces limitations parce que les biais peuvent présenter de graves implications : en bref, les connaissances des chercheurs sur l'autisme pourraient manquer de précision.

Par exemple, les anomalies cérébrales qui sont pertinentes pour les personnes autistes avec déficience intellectuelle peuvent être différentes de celles qui existent chez les autistes sans déficience intellectuelle. Les connaissances que nous avons acquises en neurosciences de l'autisme caractérisent peut-être avec précision les autistes sans déficience intellectuelle, mais les chercheurs ont probablement tort de généraliser leurs résultats à tout le spectre autistique.

Ces biais en défaveur de la déficience intellectuelle affectent probablement aussi les pratiques de diagnostic de l'autisme.

Ainsi, lorsque les chercheurs mettent à jour les critères diagnostiques pour l'autisme, un biais favorable envers les participants qui ont des aptitudes cognitives pourrait fausser les nouveaux critères, en faisant reconnaître essentiellement les individus sans déficience intellectuelle. Cela pourrait affecter la définition des personnes qui pourraient bénéficier d'un diagnostic, ce qui influence la population éligible pour la recherche, créant de la sorte une boucle rétroactive.

Autre conséquence importante de ce biais : le manque de preuves en faveur de l'efficacité des thérapies pour l'autisme adressées à ces personnes. Un service exclusivement testé sur des personnes sans déficience intellectuelle pourrait être salué comme convenable pour tous les autistes – sans l'être réellement. En fait, les preuves s'accumulent pour souligner que les caractéristiques, les étiologies et les réponses aux traitements ne sont pas identiques entre personnes autistes avec ou sans déficiences intellectuelles.

Il existe des technologies et des procédures innovantes pour aider la recherche sur l'autisme à devenir la plus inclusive possible. Un nouvel appareil mobile permet des mouvements de la tête pendant un scanner cérébral. Et un coffrage personnalisable permet de garder la tête d'une personne immobile durant le scanner, par exemple. Certains chercheurs ont développé des techniques pour aider à convaincre un enfant avec déficience intellectuelle à accepter d'être placé dans le scanner.

De façon plus globale, les organismes de financement pourraient soutenir des études conçues pour inclure les participants autistes avec déficience intellectuelle, ainsi que les participants très peu verbaux. Quand une étude est amenée à rejeter ces personnes pour des raisons pratiques, les chercheurs devraient justifier de cette exclusion dans leur demande de financement. Et ils devraient systématiquement préciser dans leurs articles, voire dans les titres de ceux-ci, si les résultats s'appliquent à tous les autistes ou seulement aux autistes sans déficience intellectuelle.

L'auteure, Ginny Russell, est chargée de recherche senior en santé mentale et troubles du développement à l'Université d'Exeter au Royaume-Uni.

SOURCES :
Traduction par lulamae de l'article Spectrum News : "Autistic people with intellectual disability often excluded in studies"
https://www.spectrumnews.org/opinion/vi ... d-studies/

  • Russell G. et al. Mol. Autism 10, 9 (2019) PubMed
  • Jack A. and K.A. Pelphrey J. Child Psychol. Psychiatry 58, 411-435 (2017) PubMed
  • Loth E. et al. Front. Psychiatry 7, 188 (2016)PubMed

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À Amiens, l'unité d'enseignement autisme est une pépite à modéliser pour la secrétaire d'Etat Sophie Cluzel

Jeudi 6 juin 2019 à 18:14 -
Par , France Bleu Picardie, France Bleu

La secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées a visité ce jeudi l'école Louise-Michel d'Amiens, où 17 enfants autistes sont scolarisés aux côtés d'élèves "ordinaires". Pour Sophie Cluzel, cette unité doit servir de modèle sur l'ensemble du territoire national.

La secrétaire d'Etat est allée à la rencontre des jeunes autistes dans leur salle de classe.
La secrétaire d'Etat est allée à la rencontre des jeunes autistes dans leur salle de classe.
© Radio France - Hélène Fromenty

Amiens, France

Pour le gouvernement, c'est un modèle dont il faudrait s'inspirer au niveau national. La secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, était ce jeudi à l'école Louise-Michel d'Amiens, un établissement du quartier Etouvie où des élèves autistes bénéficient d'un encadrement complet et côtoient des enfants "ordinaires". Dans cette école, 17 jeunes souffrant de troubles autistiques sont scolarisés : 10 dans une unité d'enseignement élémentaire autisme (UEEA), et 7 en unité d'enseignement maternel. 

"C'est une pépite, a estimé Sophie Cluzel à l'issue de la visite de l'établissement, par ailleurs classé REP+. Il est indéniable que ce système fonctionne, donc ça nous conforte qu'il faut développer ces unités." 

La plupart des enfants autistes scolarisés ici ont d'abord été dans des écoles classiques, avec l'accompagnement ponctuel d'une auxiliaire de vie scolaire (AVS), pas forcément apte à gérer les troubles autistiques. 

A Louise-Michel, les autistes passent une partie de leur journée - 50% pour certains - dans une classe spécialisée, accompagnés par des professionnels formés à l'autisme : des enseignants, des éducateurs spécialisés, ou encore des psychologues. 

"Le fait d'avoir une prise en charge globale, avec tous les professionnels dans un même lieu, c'est un vrai avantage, assure Alexia, la maman de Malo, un jeune autiste de 6 ans et demi. Avant, on devait jongler entre un suivi d'orthophonie quelque part, un suivi psychomoteur autre part." 

Dans la cour de récréation de l'école Louise-Michel, tous les enfants se côtoient, par-delà le handicap. - Radio France
Dans la cour de récréation de l'école Louise-Michel, tous les enfants se côtoient, par-delà le handicap.
© Radio France - Hélène Fromenty

Le reste du temps, les jeunes autistes sont en classe "normale" avec des enfants "ordinaires" de leur âge. Ils se côtoient aussi à la cantine, ou pendant la récréation. Une inclusion essentielle, pour Dorothée, la mère de Sacha, 4 ans. "Le regard des autres est différent et malgré leur handicap, ils sont acceptés comme enfants classiques."

Des progrès quotidiens

Résultat, à en croire les parents et les professionnels, les progrès sont constants. "Ça peut paraître futile, mais récemment j'ai eu droit à mon premier 'bonne fête maman', reprend Alexia. Alors, certes, je suis certainement la seule à pouvoir comprendre ce que Malo a écrit, mais qu'importe. Son comportement a aussi changé, il communique mieux et arrive à se faire comprendre à l'aide d'un classeur à images."

Comme les enfants "normaux", ces jeunes handicapés vont à l'école toute la journée, ce qui permet aussi aux familles d'avoir un quotidien ordinaire. "J'ai par exemple repris une activité professionnelle, ce que je n'avais pas pu faire depuis sa naissance, explique Séverine, la maman de Lisa-Rose, 8 ans. On la dépose le matin, et on vient la chercher le soir, comme tous les parents !"

L'objectif, à terme, c'est que ces élèves handicapés réintègrent un milieu "ordinaire", éventuellement avec une auxiliaire de vie scolaire. Preuve que ça porte ses fruits : l'an prochain, Lisa-Rose va rentrer en CE2 à temps complet dans une classe ordinaire. Ce sera aussi le cas d'un autre élève à Louise-Michel. 

Dans le cadre du 4e plan autisme lancé l'an dernier - 340 millions d'euros sur 5 ans-  le gouvernement souhaite multiplier ce type d'unité. En 2022, il y en aura environ 350 en France, contre 120 actuellement.

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Transplantation du MICROBIOTE FÉCAL : Elle réduit de 50% les symptômes de l’autisme

Actualité publiée il y a 2 jours 21 heures 54 min
Scientific Reports
Les médecins constatent avec la greffe de microbiote, une réduction de 45% des symptômes majeurs du TSA (langage, interaction sociale et comportement).

Le fameux axe intestin-cerveau est de mieux en mieux documenté, cependant cette étude surprend par l’effet bénéfique frappant d’un « nouveau » microbiote sur les symptômes de l’autisme. En effet, cette équipe de l'Université de l'Arizona State révèle, dans les Scientific Reports, une réduction de près de 50% des symptômes de l’autisme, 2 ans après la greffe de selles ou transplantation de microbiote fécal. Précisément, au début de l'étude, 83% des participants étaient considérés comme autistes « sévères ». À la fin de l'étude, seulement 17% restent considérés comme atteints de TSA sévère, 39% léger ou modéré et 44% des patients sont « passés » en deçà du seuil de diagnostic…

Nombreuses sont les recherches qui suggèrent que nos microbiomes intestinaux affectent la communication cérébrale et la santé neurologique. De nombreuses équipes travaillent ainsi à identifier des changements dans le microbiote intestinal responsables de maladies ou qui pourraient, a contrario, permettre de traiter ou de réduire des symptômes. Cette recherche qui confirme l’impact du microbiome sur la sévérité des troubles du spectre autistiques (TSA) apporte également l'espoir de nouveaux traitements, alors qu’aujourd’hui les thérapies cognitivo-comportementales et sociales, les médicaments psychiatriques et les approches diététiques et nutritionnelles réussissent plus ou moins bien à réduire les symptômes. Un espoir d’autant que la prévalence des TSA augmente : selon les US Centers for Disease Control and Prévention (CDC), 1 enfant sur 59 est diagnostiqué « autiste », vs 1 sur 150 en 2000.

C’est la plus grande amélioration jamais obtenue pour les symptômes de l’autisme

 

La piste du microbiome : le microbiome intestinal, cette grande communauté de microbes qui vivent dans nos intestins, nous aide déjà de nombreuses manières, notamment dans la digestion de nos aliments, la formation de notre système immunitaire et la prévention de la prolifération de bactéries nocives. Mais le microbiome constitue également une voie de recherche prometteuse pour l’autisme et d’autres troubles mentaux. De récentes recherches suggèrent qu’il affecte également la communication cérébrale et la santé neurologique.

Un lien très étroit entre les microbes des intestins et les signaux qui se propagent dans le cerveau : Ici, l’équipe de l'Université de l'Arizona State démontre ses effets bénéfiques à long terme sur les enfants atteints de TSA via la transplantation de microbiote fécal (Microbiota Transfer Therapy - MTT), un type spécial de greffe de selles. Le plus remarquable est que les améliorations de la santé intestinale et la réduction des symptômes de l'autisme persistent longtemps après la greffe. Soit 2 ans après le traitement,

  • la plupart des améliorations initiales des symptômes intestinaux persistent ;
  • les parents signalent une réduction progressive et régulière des symptômes du TSA pendant le traitement et au cours de ces 2 années qui suivent ;
  • les médecins constatent également une réduction de 45% des symptômes majeurs du TSA (langage, interaction sociale et comportement).

Réduire les symptômes gastro réduit l’inconfort et améliore l’humeur et le comportement : 30 à 50% des personnes autistes ont des problèmes gastro-intestinaux : ce constat a donné l’idée aux chercheurs de regarder les effets d’une greffe de microbiote, partant de l’hypothèse que dans de nombreux cas, traiter ces troubles gastro-intestinaux permet d’obtenir des améliorations du comportement. Plus simplement, réduire l’inconfort et la douleur chroniques associés aux troubles gastro-intestinaux permet aussi de réduire l'irritabilité, la perte d'attention, le déficit d'apprentissage et certains troubles du comportement. Ensuite, une précédente étude portant sur un antibiotique, la vancomycine, avait mis en évidence des améliorations temporaires et majeures des symptômes gastro-intestinaux et de l'autisme, mais les bénéfices se dissipaient quelques semaines après l'arrêt du traitement.

Quel processus sous-jacent, dans l'intestin ? Comment donc le microbiome peut-il affecter -au-delà de la présence de troubles gastro-intestinaux- les symptômes physiques et comportementaux de l'autisme ? Les chercheurs montrent qu’en greffant un microbiote sain à des patients autistes, dépourvus de certaines bactéries intestinales, en reconstituant un microbiome plus diversifié et en améliorant la santé intestinale, il est possible de traiter l’autisme ou du moins de réduire ses symptômes. L’auteur principal, le Dr Borody a supervisé plus de 18.000 greffes de selles pour différents troubles et a été le premier médecin à utiliser la greffe de microbiote par voie orale pour traiter les enfants atteints de TSA . Son approche comprend 10 semaines de traitement, incluant un pré-traitement par vancomycine, un lavement d’intestin, un suppresseur d'acide gastrique et un transfert de microbiote fécal par jour pendant 7 à 8 semaines. Ce traitement permet :

  • de restaurer la diversité des communautés bactériennes, avec notamment « suffisamment » de bactéries utiles, telles que Bifidobacteria et Prevotella. Une diversité microbienne qui perdure encore 2 ans après le traitement ;
  • une réduction moyenne de 58% des symptômes gastro-intestinaux par rapport au niveau initial ;
  • une amélioration lente mais constante des principaux symptômes du TSA : Une évaluation médicale a révélé une diminution de 45% des symptômes de TSA par rapport aux valeurs initiales. Au début de l'étude 83% des participants étaient considérés comme autistes « sévères », à la fin de l'étude, ils ne sont plus que 17% dans ce cas.
  • Enfin, le traitement est généralement bien toléré, avec des effets indésirables minimes.

On peut parler « d’une première mondiale », à la lecture de ces résultats, des résultats positifs qui continuent de s'améliorer deux ans après le traitement initial : « C’est la plus grande amélioration jamais obtenue pour les symptômes de l’autisme », concluent les chercheurs.


Cette actualité a été publiée le 5/06/2019 par Équipe de rédaction Santélog

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07 juin 2019

Pas de place pour un enfant handicapé ? L’État devra indemniser les parents

article publié dans Faire-Face

L'État a déjà été condamné à plusieurs reprises pour ne pas avoir correctement pris en charge des enfants handicapés. Faute de place en établissement ou en service, très souvent.

Pendant près de deux ans, un enfant autiste n’a été accueilli qu’à temps très partiel dans un institut spécialisé alors que la MDPH avait notifié une prise en charge à temps plein. Un tribunal a condamné l’État à verser 35 000 € à sa famille.

C’est en passe de devenir un classique. L’État vient une nouvelle fois d’être condamné pour « carence dans la prise en charge » d’un enfant en situation de handicap. Le jeune Ludovic, en l’occurrence, atteint de troubles résultant du syndrome autistique.

Le tribunal administratif de Toulouse a basé son jugement, rendu en avril 2019, sur le droit à l’éducation garanti à chaque enfant (articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l’éducation). Ainsi que sur le droit à une prise en charge pluridisciplinaire pour les personnes autistes (article L. 246-1 du code de l’action sociale et des familles). Mais il distingue différentes périodes dans la vie du jeune enfant. En fonction, notamment, des raisons qui ont conduit à l’absence de prise en charge.

« Prise en charge nettement insuffisante.»

En mai 2015, sa famille déménage en Aveyron. Quelques mois plus tôt, en décembre 2014, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) l’avait orienté, vers un institut médico-éducatif (IME) en semi-internat, implanté dans ce département. Mais, faute de place, l’Institut du château de la Roquette ne l’accueille qu’une demi-journée par semaine.

« Cette prise en charge était nettement insuffisante au regard des troubles dont souffre le jeune Ludovic », note le tribunal. La carence de l’État ne fait donc pas de doute, de mai à début novembre 2015.

Lire aussi

Pas d’internat pour allergie alimentaire

Le 6 novembre 2015, la CDAPH a en effet prononcé une nouvelle orientation. Vers une maison d’accueil temporaire, en internat. Mais l’admission de Ludovic se révèle impossible en raison des allergies alimentaires dont il souffre. La responsabilité de l’État ne saurait donc être engagée, souligne le tribunal, pour la période s’étendant du 6 novembre 2015 au 22 janvier 2016, date d’une troisième décision d’orientation de la CDAPH.

«La responsabilité de l’État engagée. »

Cette dernière prononce alors l’orientation du jeune Ludovic vers tout établissement de type IME. Sous le régime du semi-internat, de l’internat aménagé ou de l’internat. Par manque de place, une nouvelle fois, l’Institut du château de la Roquette ne l’accueille que deux demi-journées par semaine. « Dès lors, la responsabilité de l’État doit être regardée comme engagée », soulignent les magistrats. 

Les parents de Ludovic ont saisi le tribunal en avril 2017. Le préjudice moral est donc établi pour six mois en 2015, puis seize mois en 2016 et 2017. À ce titre, l’État doit verser 20 000 € à Ludovic et 15 000 € à sa mère. Soit 35 000 € au total. Pas cher payé. VDC

D’autres condamnations

Les tribunaux ont condamné l’État à plusieurs reprises pour ne pas avoir correctement pris en charge des enfants handicapés. Faire-face.fr tient le compte de celles dont il a connaissance  :

En novembre 2017, le Tribunal administratif de Versailles a condamné l’État à indemniser le préjudice moral d’un enfant resté cinq mois sans AVS. Et à rembourser les frais que ses parents avaient engagé.

En octobre 2017, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser une indemnisation de plus de 30 000 € à la famille d’un enfant autiste. Il n’avait pas bénéficié pendant quinze mois d’un accompagnement adapté par un Sessad.

En octobre 2017, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise à condamné l’État à verser 100 000 € d’indemnisation à un enfant autiste et à sa mère. Il était resté cinq années sans prise en charge.

En septembre 2017, le Tribunal administratif de Melun a enjoint à la rectrice de l’Académie de Créteil d’affecter un jeune autiste, en Ulis. Conformément à la décison de la MDPH.

En juin 2016, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser une jeune fille autiste et ses parents pour n’avoir pas mis en œuvre les décisions de la MDPH : pas d’auxiliaire de vie scolaire ni de place en Sessad.

En avril 2015, le Tribunal administratif de Poitiers a condamné l’État à indemniser une jeune fille handicapée et ses parents. Parce qu’il ne lui avait pas octroyé une place en Sessad.

Le 15 juillet 2015, le Tribunal administratif de Paris a statué en faveur de sept familles d’enfants en situation de handicap. Pour deux d’entre elles, en raison de l’éloignement de leur enfant accueilli en Belgique. Pour les autres, en raison d’une « absence » ou d’une « insuffisance de prise en charge », en France.

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06 juin 2019

Samedi 15 juin : JOURNÉE D’INCLUSION ET DE SENSIBILISATION À L’AUTISME à Bussy Saint-Georges - Programme

Programme publié sur la page actualités du site AIME 77

 

Nous vous attendons toutes et tous, petits et grands, personnes autistes ou en situation de handicap ou non, sur la Grand Place !

27 grands chefs bénévoles de la brigade « Les Tabliers Bleus » se mobilisent pour cette journée de solidarité. Guillaume GOMEZ, Meilleur ouvrier de France et chef du Palais de l’Élysée est le parrain de l’évènement.

Programme de la journée :

Durant toute la journée des ateliers (maquillage – sculptures de ballons – atelier des 5 sens – sports) seront animés par des Volunt’EARS de Disneyland Paris.  Des stands créatifs seront animés par des bénévoles des associations RÉSONANCES et AIME77. Un stand de massage sera aussi proposé ! Dans l’après-midi, une kermesse organisée par le Conseil municipal des enfants de Bussy Saint-Georges vous proposera de nombreux lots à gagner. Le tout entrecoupé par les rythmes effrénés de FOLA Percussions.

9h15 : Petit déjeuner gratuit ouvert à tous

9h30 : Reveil musculaire ouvert à tous

10h00 : Concours de cuisine par équipes (1 chef avec une personne autiste ou en situation de handicap) autour d’un panier surprise – sur inscription : ericticana@gmail.com

12h00 : Ouverture des stands de cuisine réalisés par les chefs en collaboration avec les enfants autistes de l’association AIME77  ou de toutes autres personnes en situation de handicap qui le souhaiteront. Présence de Jordan TOMAS (Mamamia Pizza Lyon, élu meilleur pizza en 2018) et Julien SERRI (Magna, snaking d’or 2019)

12h30 : Démonstration autour des produits de la mer avec Foued KAIDOUCHI (Maison Reynaud), David GOMES (MOF poissonnier/écailler), Arnaud VANHAMME (MOF poissonnier/écailler – Maison Vanhamme), Jordan GOUBE (MOF poissonnier/écailler – poissonnerie Goube)

13h15 : Atelier « Cuisine pour les petits »  animé par Céline DESOUSA (Ma Petite Assiette) – Sur inscription : ericticana@gmail.com

14h00 : Atelier « Cocktails » animé par Christophe DAVOINE (MOF barman) – Sur inscription : ericticana@gmail.com

14h30 : Chorale par les enfants de l’IME Eclair. Certains enfants dyscommunicants signeront en langage des signes.

15h00 : Atelier « Pâtisserie » animé par Julien DUGOURD (restaurant La Chèvre d’Or – 2* au guide Michelin) et Nicolas CRENIER (restaurant Goma)

15h15 : Atelier « Basket » ouvert à tous

16:00 : Démonstration « Arts de la table » (flambage et dressage) animée par Emmanuel FOURNIS (Fondation Paul BOCUSE)

16:00 : Arrivée de Spiderman !

16h45 : Atelier « TOP CHEF » avec Jennifer TAIEB (Traiteur La Mesure) et Steven RAMON (restaurant Rouge Barre) – Sur inscription : ericticana@gmail.com

19H30 : Cocktail et dîner de gala des chefs « Les Tabliers Bleus » – Sur inscription : ha211-gm@accor.com

23h00 : Spectacle laser sur la Grand Place

N’hésitez pas à aller aussi sur notre Facebook pour connaître plus rapidement les évolutions et/ou les éventuels changements de programme.

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05 juin 2019

Un papa et son fils autiste vont parcourir 400km à vélo pour sensibiliser au handicap

 

Un papa et son fils autiste vont parcourir 400km à vélo pour sensibiliser au handicap

Frédéric Grard et son fils autiste ont relevé le défi de parcourir plus de 400 kilomètres à vélo. L'objectif? Sensibiliser les députés régionaux et européens à la prise en charge des enfants autistes, et montrer que l'autisme ne s'arrête pas aux frontières. Partis d'Auchy-les-Hesdin (dans le Nord Pas-de-Calais), leur but est de rouler jusqu'Amsterdam.

https://bx1.be

 

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