20 novembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 19 novembre 2011

Les démarches effectuées quand j’ai « enfin » su que mon fils était atteint de troubles envahissants du développement

En avril 2006, lasse de voir la psy du CMP qui me demandait toujours de parler, mais qui elle ne disait jamais rien alors que je lui demandais des conseils sur comment je devais réagir face à mon fils (qui récitait tous les dialogues de ses dessins animés et qui ne s’intéressait qu’aux églises), j’ai décidé d’avoir un autre avis et j’ai pris rendez-vous chez une pédopsy.

Celle-ci a pu me dire que mon fils était atteint de troubles autistiques, mais surtout, j’ai enfin eu des pistes de prise en charge: il fallait que Léonard « travaille » les habilités sociales au sein d’un groupe d’enfants.

C’est pour cette raison que la pédopsy nous redirigea vers un autre CMP, car dans son cabinet privé, elle ne faisait pas ce genre de travail.

J’avais suffisamment lu de choses sur l’autisme (puisqu’un an auparavant j’avais eu le diagnostic de psychose infantile) pour savoir qu’effectivement l’autisme est un handicap social, et qu’une des choses à travailler avec une personne autiste est les habilités sociales.

Je trouvais Léonard assez maladroit dans ses relations avec les autres, ce qui me fendait d’ailleurs le coeur car il était (et l’est encore un peu) très demandeur mais ne sait pas comment rentrer en contact avec ses pairs.

J’ai pu obtenir un rendez vous dans le CMP trois mois après avoir eu le diagnostic par la pédopsy. Point positif: grâce à l’autisme de mon fils, j’ai appris à être patiente!

Mais comme ce délai me semblait quand même un peu long, comme je préférais avoir plusieurs avis sur la question (le diagnostic, mais aussi la prise en charge), et comme je commençais à « connaître » plein de mamans d’enfants autistes, je demandais conseil à toutes et j’ai pratiquement tout suivi (et c’est là que je me dis, heureusement que je ne travaillais pas!).

Je ne suis rendue au CRA de ma ville et j’y ai rencontré une psychologue et une psychiatre. On a dû parler pendant une heure et demi ou deux heures. Je leur ai décrit le comportement de Léonard, j’ai parlé du suivi psy qu’il avait eu, des diagnostics qu’on m’avait donnés, et elles ont confirmé qu’il y avait beaucoup de traits autistiques dans son comportement. Elles m’ont conseillé de faire une évaluation à l’hôpital Sainte Anne, et de suivre les préconisations de la pédopsy: suivi psy en CMP, et groupe de socialisation.

J’ai rencontré un pédiatre, papa d’un enfant autiste. Initialement, je l’avais rencontré sur le net (forum d’autisme Alsace), et comme il n’habitait pas loin de chez moi, nous nous sommes vus à mon domicile. Il a vu Léonard et nous avons beaucoup parlé. Il n’a rien pu me dire sur le diagnostic, mais a été très rassurant:  »S’il est autiste, il l’est très faiblement car il communique bien, il regarde dans les yeux et n’a pas de problème de psychomotricité fine. » Dans la discussion, j’ai compris que son enfant est autiste sévère, non verbal même je crois. Il m’a dit que lui aussi (avec sa femme) en avait entendu de toutes les couleurs, et qu’  »on » avait essayé à plusieurs reprise de les faire culpabiliser: si leur enfant était ainsi, ça venait forcément de leur éducation!

J’ai pris rendez-vous avec la « célèbre, fameuse » pédopsy du Parc Monceau dont les coordonnées circulent sur tous les forums d’enfants différents (rendez-vous pris en juin, rendez-vous eu en septembre). Ce médecin, en un rendez-vous, m’a confirmé le diagnostic de troubles envahissant du développement et m’a conseillé de faire une évaluation à l’hôpital Robert Debré.

J’ai pris rendez-vous avec un autre médecin (moins connue, mais aussi spécialiste des troubles envahissants du développement) à l’hôpital de la Salpetrière. En un rendez-vous, le diagnostic de troubles envahissant du développement à de nouveau été confirm,é mais cette fois en précisant « non spécifié ». Ce médecin savait que j’attendais une confirmation pour l’évaluation à Robert Debré et m’a alors conseillé de passer par le cabinet de Neuilly sur Seine (spécialisé en passation de test) si je voulais attendre un peu moins (et payer beaucoup plus cher!). Pour la prise en charge, elle m’a conseillé de trouver une psychomotricienne et une orthophoniste spécialisées en TED, et de continuer l’école (Léonard était alors en grande section de maternelle, et une demande d’AVS venait d’être faite). La demande d’ALD a été faite à ce moment là.

Léonard a passé trois heures de test dans le cabinet de Neuilly sur Seine (rendez-vous pris en novembre, rendez-vous eu en décembre). J’ai eu de nouveau la confirmation du diagnostic, mais avec des précisions sur les capacités de Léonard: pas de problème cognitif, mais une certaine rigidité propre à l’autisme. De ce cabinet, j’ai reçu un bilan très complet, et toute une série d’exercices que je pouvais faire faire à Léonard.

J’ai rencontré une autre personne, maman d’une grande fille autiste qui a une prise en charge dans un SESSAD pas loin de chez moi, qui m’a donné plein de conseils et plein de pistes (notamment pour toutes les aides financières ou autres dont je pouvais bénéficier). Cette maman est depuis une amie. J’en profite pour la saluer car elle se reconnaîtra certainement!

Entre temps, Léonard continuait de voir la pédopsy du CMP, qui ne comprenait pas toutes les démarches que je faisais à côté, et qui me demandait régulièrement si je lui faisais confiance. Je ne me souviens plus si j’ai osé lui répondre « bah, de moins en moins », mais je crois qu’elle a compris quand elle a vu ma tête après qu’elle m’ait conseillé de faire l’évaluation de Léonard à l’hôpital  Necker dans le service d’un professeur très connu pour ses idées de psychiatrie psychanalysante (celui qui vient de recevoir un courrier de l’Association Vaincre l’autisme).

Le groupe dit de socialisation avait été mis en place: Léonard était deux fois par semaine dans un jardin d’enfants dit thérapeutique. Je n’ai jamais su ce qu’il y faisait, ni avec qui (psychomotricien, orthophoniste?). Il y avait toujours une ribambelle de stagiaires, mon fils mangeait des boudoirs à 11 heures du matin (c’est tout ce que j’ai pu savoir), et quand j’ai demandé à la psy si c’était pertinent de le faire goûter avant le déjeuner, elle m’a répondu: « c’est le travail de socialisation, les enfants parlent autour d’une table. »

Comme elle était le médecin référant de Léonard, c’est elle qui venait aux réunions de l’équipe éducative, et c’est avec elle que j’ai fait la demande d’AEEH et d’AVS, mais je n’en pouvais plus de nos rendez-vous hebdomadaires: c’était reparti comme en 2004/2005 avec la psychologue de CMP, je devais reparler de ma séparation d’avec le père de Léonard, puis de nos « retrouvailles » (puisqu’entre temps, il était revenu dans la vie de son fils), j’avais même dû parler de mes parents et de mes grands-parents! Je n’ai rien contre la psychogénéalogie, hein, mais pas pour des troubles envahissants du développement…

Comme la demande d’AEEH avait été envoyée, Léonard et moi avons été reçus par le médecin responsable du secteur enfants. Cet homme a été adorable: il connaissait bien les TED, m’a donné tout un tas de conseils, et a appuyé ma demande d’AVS, allant jusqu’à me dire que si nous n’en avions pas par l’Education Nationale, il m’encourageait à en prendre une privée, et que mon complément changerait alors. C’est même lui qui m’a parlé de la majoration parent isolé.

Voilà où j’en étais en décembre 2006, neuf mois après avoir eu le diagnostic:

  • L’AVS avait été demandée.
  • L’allocation aussi.
  • Je ne pouvais plus avoir de doute: mon fils était bien TED (restait à savoir si c’était non spécifié ou pas, enfin à avoir une évaluation: le courrier à Robert Debré avait été envoyé).
  • Il avait une prise en charge qui ne me plaisait qu’à moitié, je savais que je devais en changer.

Ce sera le sujet de mon prochain article !

http://autismeinfantile.com/temoignages/muriel-et-leonard/les-demarches-effectuees-quand-jai-enfin-su-que-mon-fils-etait-atteint-de-troubles-envahissants-du-developpement/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

Posté par jjdupuis à 07:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


article publié sur Rue89 le 19 novembre 2011

Autisme : les psys « en guerre » contre le film « Le Mur »Partager l'article sur Facebook

La tension monte entre les pourfendeurs de la psychanalyse dans la prise en charge de l'autisme et ceux qui veulent faire interdire le film de Sophie Robert.

Le 8 décembre, le tribunal de grande instance de Lille devra dire si « Le Mur », le documentaire qu'elle a réalisé, trahit les propos des interviewés et doit être interdit. Avant cela, le 29 novembre, il devra dire si oui ou non la documentariste est tenue de donner tous les rushes – les épreuves brutes de tournage.

Lors de l'audience de ce mardi, le débat a porté sur la nature juridique d'un rush, dont les trois psys interviewés – qui poursuivent Sophie Robert – prétendent qu'ils sont les auteurs.

Pour Benoît Titran, l'avocat de la documentariste, « l'auteur est celui qui provoque la scène, choisit le sujet, le cadrage, la lumière ». Il a aussi invoqué la loi sur la protection des sources journalistiques pour refuser de livrer l'ensemble des rushes, mais aucune jurisprudence ne dit actuellement si un documentaire est de nature journalistique.

L'avocat de la partie adverse, Christian Charrière-Bournazel, n'a pas répondu à nos sollicitations.

Nombre de riverains suivent cette polémique depuis notre article « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme ». Ils se déchirent avec une violence rare.

Bande-annonce du documentaire « Le Mur », de Sophie Robert

Un documentaire orienté ?

Le riverain Franck Steinel a jugé le film « passionnant, mais clairement, la documentariste est aveuglée par son sujet et jette le bébé avec l'eau du bain. » Il a l'impression que :

« Deux causes se sont trouvées, les associations de parents d'enfants autistes et Sophie Robert. L'une des deux est légitime dans son propos, l'autre nous prouve en près d'une heure trente que non. »

« Ce documentaire est orienté, c'est sûr », estime Librespri. Et La Petite Bête de rebondir :

« Personnellement, je suis convaincu qu'il est très facile de dénaturer le message d'un entretien, même avec des longs plans. Il suffit d'enlever une petite introduction explicative, ou une précaution de langage au début de l'entretien. »

Lui aurait aimé avoir « une estimation de la représentativité de ces propos dans le milieu concerné, au lieu de laisser crier à la “religion d''Etat” ». Mais bien peu de psys veulent s'exprimer sur la manière dont ils traitent les autistes, c'est d'ailleurs pourquoi ce documentaire fait autant réagir.

Dans les commentaires publiés par Autistes sans Frontières, le pédiatre Aldo Naouri « proteste véhémentement contre l'usage que Sophie Robert a fait de propos recueillis auprès de moi », et rappelle qu'il défend aussi les méthodes éducatives.

« Les psychanalystes sont en guerre »

En dehors des parents, évidemment versés dans l'émotionnel, nombre de professionnels ont profité de notre article pour s'exprimer. Pahpah :

« Ce film est une vraie respiration quand on travaille dans le médico-social en France. Dans la région où je vis, c'est toute la prise en charge des autistes et autres enfants TED [troubles envahissants du développement, ndlr] qui est sous l'influence intellectuelle de la psychanalyse. [...]

On déresponsabilise la plupart des éducateurs, rééducateurs, soignants qui finalement ne font plus rien qu'attendre et, une fois qu'il est trop tard, finissent par ne pas voir la conséquence de leur (non) prise en charge puisque les enfants deviennent des adultes et changent alors de structure. »

La parole se libérant, on découvre que les psychanalystes et psychiatres tiennent la carrière des psychologues parce qu'ils tiennent les structures. Ce qui donne, comme le dit Friedrick, psychologue clinicien :

« Au sortir de la fac, pour trouver du boulot, deux possibilités : soit tu es pro-psychanalyse (de préférence tu fais des séminaires payants avec des lacaniens qui eux n'ont pas tous été sur les bancs de la faculté mais sont membres d'un cartel de psychanalystes), soit tu ne bosses pas ou très très difficilement (ce fut mon cas).

Les psychanalystes sont en guerre. Il y a quelques décennies la psychanalyse était subversive, aujourd'hui elle est tenue pour l'essentiel par des gardiens du temple soucieux de préserver leur capital-patient. »

Quand Valérie Létard entendait les parents

Les parents d'autistes en colère contre la psychanalyse ont tendance à surestimer les vertus des modèles comportementaux qui « sont intéressants à condition ne pas en attendre une guérison complète », selon Friedrick.

Ce qui pose question, c'est que les techniques comme ABA ou Teacch sont utilisées dans bien d'autres pays, mais pas en France. D'où la révolte d'Antibobo :

« Le lobby psychanalytique fera TOUT pour les discréditer ! Pourtant les chiffres, les stats, les rapports, les études existent sur les progrès obtenus grâce à ces techniques.

Les psy ABA peuvent démontrer qu'un enfant autiste a fait des progrès absolument incroyables en quelques mois ou quelques années (acquisition de la propreté, du langage, hausse du QI, comportement social totalement adapté, etc.).

Que propose la psychalanyse ? RIEN ! Des parents qui auraient mis leurs enfants dans des “ centres spécialisés ”, pourraient attendre dix ou vingt ans, sans constater AUCUN résultat. »

Comme Franck63, bien des parents aimeraient surtout que le gouvernement se rappelle le discours de Valérie Létard en 2009.

Alors secrétaire d'Etat à la Solidarité, elle :

  • rappelait les ambitions du « plan autisme » ;
  • vantait les mérites de l'expérimentation des méthodes Teacch ;
  • rappelait que l'autisme n'est pas une maladie psychiatrique mais un trouble d'origine neurobiologique ;
  • et comprenait l'inquiétude des associations sur la méthode du « packing ».

Autant de sujets sur lesquels les parents attendent toujours le gouvernement.

Posté par jjdupuis à 07:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

19 novembre 2011

article publié sur le site de la fédération québécoise de l'autisme juin 2011

Comment être le père d’un enfant handicapé?

Extrait de Contact Autisme - juin 2011 - Vol. 17 - No 1
Par Gérard Lefebvre
Directeur général de l’AAPEI1, docteur en Sciences de l’Éducation, Angers, France 

Avant de décrire la relation d’un père avec un enfant handicapé, il est important de présenter la relation entre un père et son enfant neurotypique.

De nombreuses recherches s’intéressent à la place et au rôle du père dans l’éducation de l’enfant neurotypique. Tout le monde s’accorde à penser que la mère est plus proche physiquement de son enfant. C’est elle qui le porte pendant la grossesse, elle peut même le nourrir, elle assure naturellement les soins de santé indispensables au confort de l’enfant, etc. Dans certaines cultures africaines, l’enfant est longtemps nourri par sa mère ou une nourrice, souvent jusqu’à ce qu’il soit autonome sur le plan alimentaire. De plus, l’enfant est porté dans le dos, ce qui crée un rapport physique d’une extrême proximité.

Le père, selon les auteurs, n’intervient auprès de l’enfant que parce qu’il est autorisé par la mère. Il joue un rôle de mise à distance, de tiers, qui permet à l’enfant d’accepter à la fois d’être proche de sa mère mais aussi de s’en séparer.


Que provoque la présence du handicap dans la fonction paternelle?

L’observation et l’analyse du nombre de situations d’enfants handicapés en lien avec les relations familiales permettent de proposer quelques éléments de compréhension.

Les professionnels travaillant auprès des enfants handicapés constatent facilement que les pères sont peu présents dans les rencontres proposées afin d’échanger sur l’évolution de l’enfant. Cette remarque, qui se confirme assez largement, ne prend en compte qu’un aspect de l’accompagnement de l’enfant, c’est-à-dire le temps d’accueil de l’enfant hors de la structure familiale, dans les lieux scolaires ou spécialisés. Cette absence apparente ne signifi e pas un désintérêt du père pour cet enfant particulier.

La réalité montre que le père s’implique beaucoup dans la vie quotidienne de l’enfant handicapé, avec le sentiment d’en faire plus que pour les enfants neurotypiques. Cette implication se retrouve aussi autour des situations plus souvent considérées comme des tâches relevant de la fonction maternelle : nourrir l’enfant, le changer, le laver, l’habiller, etc.

Mais de cela ils ne parlent pas, comme s’il fallait éviter de montrer ce côté peu valorisant de leur accompagnement pourtant indispensable pour l’enfant.

Les pères peuvent aussi exprimer qu’ils sont capables d’adapter leur organisation professionnelle afi n de rendre possible la vie quotidienne avec cet enfant aux besoins particuliers. L’observation et l’analyse d’entretiens montrent que des efforts importants sont réalisés par les couples, pas uniquement par la mère. S’il est exact que nombre de mères réduisent leur temps de travail et l’adaptent au rythme de vie de cet enfant, les pères n’y sont pas indifférents et acceptent de modifier, quelquefois de façon importante, leur organisation : aménagement spécifique de la maison, renoncement à certaines activités professionnelles ou responsabilités, etc. Il n’est possible de le savoir que si les pères acceptent d’en parler.

Le père, comme la mère, est confronté très tôt aux professionnels de la santé et de l’éducation spécialisée. Les rencontres avec ces professionnels, souvent féminins, ont pour objectif d’accompagner, de soutenir et de comprendre. Parfois, les parents sont bousculés et ces entretiens n’apportent pas ce qui est le plus espéré, la diminution du handicap.

Le regard des autres

Les pères sont très sensibles au regard des personnes qu’ils sont amenés à rencontrer, à croiser. Ils expriment cette dimension avec beaucoup de force et souvent de révolte. Ils peuvent ne voir dans leur enfant que ce qui est remarquable, exceptionnel, ce qui risque de choquer, de gêner.

La filiation impossible

On l’a dit, le père projette l’avenir de son enfant, se propulse et imagine parfaitement que cet enfant poursuivra la filiation qu’il a lui-même poursuivie en procréant. En fait, dans certains cas, le père peut exprimer que cet enfant handicapé lui impose un véritable deuil.

Les discours des pères montrent que des stratégies d’adaptation se mettent en place. Le père renonce à sa fonction anticipatrice : il s’occupe du quotidien mais ne parvient pas à envisager l’avenir de l’enfant. Il accepte les tâches de maternage mais n’est plus en capacité d’organiser des jeux ou des activités qui pourraient permettre à son enfant d’évoluer. Le père est mis en échec par cet enfant énigmatique, trop éloigné de l’enfant idéal qu’il espérait.

Ne restons pas sur ces constats qui pourraient paraître particulièrement pessimistes, même s’ils sont communément observés.

Plusieurs pistes sont à explorer pour que les professionnels soient encouragés à redonner aux pères d’un enfant handicapé une place qui leur revient :

Le temps de la réflexion théorique.

Il convient d’entendre, de comprendre et d’analyser la place du père, et de lui redonner toute sa dimension, quel que soit l’enfant. C’est un débat très actuel de notre société, débat que l’on ne doit pas éviter. La fonction paternelle a considérablement évolué et les représentations sont à réinterroger pour rencontrer le père du 21e siècle.

Le temps de l’écoute.

Professionnels et pères doivent pouvoir se rencontrer pour parler. Pour cela, des aménagements simples sont à considérer, comme proposer un rendez-vous au moment où le père peut être disponible, travailler en partenariat, engager les uns et les autres, chacun à sa place, dans une complémentarité nécessaire à l’intérêt de l’enfant. Il faut valoriser le père dans ce qu’il réussit, son travail, ses engagements, etc.

Le temps de l’éducation.

Le père a une mission précise à remplir dans l’éducation de son enfant. Valoriser l’éducation de cet enfant handicapé, et particulièrement dans la mission propre du père, est un élément important dans le rapport père-enfant, pour restaurer la triade père-mère-enfant et pour le devenir même de celui-ci.

Le temps de la place des hommes.

Les pères montrent, si l’on prend le temps de les rencontrer et de les écouter, qu’ils sont prêts à parler parce qu’ils en ont besoin. Ils sont disposés à participer avec sincérité et émotion. Mais pour cela il faut qu’ils puissent trouver cette possibilité de rencontrer des personnes disponibles qui écoutent. Il est indispensable de renforcer la place des hommes dans les équipes de professionnels pour favoriser cette rencontre des pères, équilibrer le rapport homme-femme.

Les pères ont une compétence, mais, devant le handicap de leur enfant, ils sont très souvent bouleversés. Il est plus diffi cile pour les pères de réaliser la démarche intellectuelle qui pourrait leur permettre de donner un sens à cet enfant. Les mères réalisent cette démarche affectivement. Par compensation, les pères surinvestissent les actions maternantes, bien plus que pour un enfant neurotypique. Ils s’en rendent compte et, du coup, ont le sentiment de négliger les autres enfants. Mais ils ne parviennent pas à mettre en œuvre les compétences inhérentes à leur spécificité : l’accompagnement de cet enfant vers l’avenir. Les professionnels sont convaincus de l’importance du rôle que peuvent jouer les pères dans le devenir de cet enfant différent, à la condition d’accepter la confrontation à la réalité, la présence active, aux côtés de la mère, dans un rôle propre, celui du père.

Ne l’oublions pas, l’enfant est un acteur privilégié de sa propre éducation qui n’a pas toujours la capacité à le manifester ou à être entendu, comme pourrait l’exprimer un enfant ordinaire. Cette place d’acteur lui revient, même si cela paraît difficile (la tentation de parler à la place et d’interpréter est forte), à la fois dans sa famille, sa fratrie, dans les lieux de soins et d’accompagnement au milieu de tous ces adultes qui s’intéressent à lui et à son handicap.

http://www.autisme.qc.ca/TED/famille-et-proches/impacts-sur-la-famille-et-la-fratrie/comment-etre-le-pere-dun-enfant-handicape.html 

 

Posté par jjdupuis à 08:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

article publié sur le site WEKA le 17 novembre 2011 (scolarisation enfants handicapés notamment ...)

Rapport de la Cour des comptes sur les contrats aidés (1)

17 nov. 2011

Rapport de la Cour des comptes sur les contrats aidés (1)

La Cour des comptes a réalisé un rapport sur « les contrats aidés dans la politique de l'emploi », pour le compte de la commission des Finances, de l'Économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale.

Un projet de loi relatif à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique sera discuté, d'ici la fin de l'année, au Sénat. Voyons aujourd’hui le premier volet de ce rapport.

Historique

Ayant connu une période faste au début des années 2000 (800 000 contrats), ces dispositifs ont progressivement diminué pour concerner à peine 265 000 contrats à la fin 2008. Les recrutements sont ensuite repartis à la hausse, comme une réponse à la crise économique de 2008-2009. Ils ont ainsi atteint le chiffre de 414 000 recrutements à la mi-2010 pour retomber à 338 000 en fin d'année.

L’effet des contrats aidés sur l’emploi

Pour la Cour des comptes, « les résultats des contrats aidés sont décevants ».

Ils ne répondent pas à l’objectif initial de relancer la politique de l'emploi.

Au qualitatif s’est peu à peu substitué le quantitatif. Etant donné que les contrats aidés font baisser mécaniquement la liste des demandeurs d'emploi, cet objectif est devenu l’alpha et l’oméga de la politique des contrats aidés. De ce fait, on a privilégié le nombre de contrats, souvent de courte durée, au ciblage des personnes susceptibles d’en retirer le plus de bénéfices.

Des objectifs inconciliables

La Cour des comptes le dit elle-même, les contrats aidés « poursuivent deux objectifs difficilement conciliables ». Ils ont normalement vocation à assurer une insertion professionnelle ; or pour cela il est nécessaire d’assister les salariés à travers un suivi et un accompagnement renforcé. Cela est difficilement compatible avec la politique à court terme concernant l’emploi, à savoir faire baisser le nombre de chômeurs à tout prix.

Une efficacité mise en doute

Premier constat de la Cour des Comptes : les dispositions de la loi de 2008 destinées à améliorer la qualité des contrats aidés n'ont pas été mises en œuvre.

Deuxième constat : une « utilisation contestable » des contrats aidés notamment concernant la scolarisation des enfants handicapés. En effet les contrats aidés sont finalement devenus la variable d’ajustement des besoins en accompagnants handicap du simple fait de la faible somme qu’ils représentent en masse salariale.

Si l’on ajoute à cela qu’ils n’entrent pas dans le plafond d'emploi de l'Éducation nationale, on mesure à quel point c’est une opération juteuse pour l’Etat mais cela au mépris de l’intérêt des enfants handicapés scolarisés qui ont besoin de stabilité, tout le contraire qu’offrent des contrats précaires. Autre élément : leur gestion est une charge importante pour les chefs d’établissement qui n’ont pas les moyens d’accompagner au mieux ces personnels.

Troisième constat et pas des moindres : l’insuffisance de formation et d’accompagnement, contrairement aux engagements pris par les rectorats « en raison d'un déficit de moyens humains et financiers pour conduire les actions prévues dans ces conventions ». Ainsi le risque juridique est grand devant les prud'hommes concernant ce point car la formation relève bien des obligations légales d'insertion professionnelle de la part de l’employeur.

http://www.weka.fr/actualite/rh-publiques-thematique_7849/rapport-de-la-cour-des-comptes-sur-les-contrats-aides-1-article_66957/

Posté par jjdupuis à 05:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

18 novembre 2011

article publié dans l'express.fr le 18 novembre 2011

Autisme: des psychanalystes attaquent en justice une documentariste

Par Estelle Saget, publié le 18/11/2011 à 12:36, mis à jour à 14:28

Autisme: des psychanalystes attaquent en justice une documentariste

Le packing, pratique qui consiste à envelopper l'enfant dans des couvertures humides est considéré comme "barbare" par les associations.

JPGuilloteau/L'Express

Une bataille judiciaire s'engage autour du film Le mur, ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme qui conclut à l'échec de la psychanalyse chez les enfants autistes. 

La bataille judiciaire autour du documentaire Le mur, ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme est engagée. Une première audience s'est tenue le 15 novembre devant le tribunal de grande instance de Lille. Trois des psychanalystes interviewés dans ce film, disponible sur Internet depuis deux mois, demandent que celui-ci soit interdit d'exploitation. Ils réclament à la documentariste et productrice indépendante, Sophie Robert, la somme de 290 000 euros, pour l'essentiel des dommages et intérêts. 

Ce documentaire de 52 minutes est présenté, sur le site de l'association Autistes sans frontières, comme une "véritable démonstration par l'absurde de l'inefficacité de l'approche psychanalytique de l'autisme." Les plaignants, Eric Laurent, Esthela Solano et Alexandre Stevens, membres de l'Ecole de la cause freudienne fondée par Jacques Lacan, estiment avoir été "piégés". Le projet, qui leur a été présenté sous le titre Voyage dans l'inconscient, s'est révélé, selon eux, une "entreprise polémique destinée à ridiculiser la psychanalyse". Dans leur requête, ils écrivent: "On a dénaturé la pensée et les propos des intervenants en les réduisant ou en déformant leur sens par des commentaires." 

"Les propos ne sont pas sortis de leur contexte"

Cette affaire survient alors que la plupart des associations représentant les autistes et leurs familles dénoncent l'approche psychanalytique du traitement de la maladie en France. Elles réclament en vain, depuis des années, l'accès à des thérapies dites "éducatives" largement développées à l'étranger. Citée par Rue 89, la déléguée générale d'Autistes sans frontières, Delphine Piloquet souligne la rudesse de leur combat: "On a l'impression qu'on attaque une religion d'Etat, c'est une fatwa qui s'abat sur ce film." Un site parodique de la pensée des Lacaniens reprend d'ailleurs, avec humour, l'essentiel de la polémique sous un titre explicite, Sang sur le Mur!  

Les juges doivent rendre, le 29 novembre, une première décision concernant la demande de saisie des rushes, c'est-à-dire les séquences brutes du tournage. Interrogé par L'Express, l'avocat des plaignants, Me Christian Charrière-Bournazel, justifie cette demande en expliquant que "ses clients veulent pouvoir visionner les rushes afin de voir le montage qui en a été fait." De fait, l'affaire a commencé quand la documentariste, Sophie Robert, a découvert un post-it collé sur sa boîte aux lettres, dans l'immeuble du vieux Lille qu'elle habite - sa société, Océan invisible production, y est également domiciliée. Le papier indiquait qu'elle devait rappeler un huissier dont le numéro était mentionné. 

L'huissier, qu'elle a reçu le 25 octobre, l'a informée de la procédure en cours et lui a demandé les rushes. Sophie Robert a refusé, considérant que cette demande était "attentatoire au secret des sources des journalistes." Hormis les 3 plaignants, 24 autres personnes ont en effet été interviewées pour ce documentaire. Par la suite, elle a communiqué à l'huissier les transcriptions écrites des séquences dont sont tirés les propos des trois plaignants. "Je n'ai rien à cacher, affirme-t-elle. Les propos tenus par les intéressés ne sont pas sortis de leur contexte, ils sont d'ailleurs conformes aux thèses psychanalytiques connues et mises en oeuvre de longue date." 

Les psychanalistes dans l'impasse face à l'autisme

Le fond de l'affaire, avec la question de l'interdiction d'exploitation, sera abordé lors d'une seconde audience, fixée au 8 décembre. L'avocat de la documentariste, Me Benoît Titran, alerte sur l'importance des débats. "On n'est pas dans la diffamation mais dans la question du droit à l'image, analyse-t-il. Les plaignants ont livré de l'information en connaissance de cause. Ils se sont rendu compte après-coup de la portée de leurs propos, ne les assument plus et voudraient pouvoir revenir sur les autorisations qu'ils ont données. Si le tribunal accédait à leur demande, ce serait la base même du travail journalistique qui serait sapée." 

Au-delà du sort de ce documentaire, c'est la question du traitement des enfants autistes qui est posée, une nouvelle fois, dans ce procès. Leur pathologie est aujourd'hui considérée par la majorité de la communauté scientifique comme un trouble neurologique, sans doute d'origine génétique. Des associations de parents se battent pour que des programmes destinées à pallier ce handicap, comme ABA ou Pecs, soient développés en France. Mais pour les psychanalystes, l'autisme s'explique toujours par une mauvaise relation avec la mère, qui serait soit trop fusionnelle, soit trop distante. 

Dès lors, que peuvent attendre les autistes de la psychanalyse? Les thérapeutes renommés interrogés dans le film donnent, avec une sincérité confondante, le sentiment d'être dans l'impasse. "Le plaisir de s'intéresser à une bulle de savon, répond l'un d'eux après un long silence. Je ne peux pas vous répondre autre chose." Un autre explique: "Avec un enfant autiste, j'en fais très peu. Très peu, ça veut dire quoi? Que je pose mes fesses, que je me mets à côté de lui et j'attends qu'il se passe quelque chose." Un troisième: "J'essaie d'apprivoiser l'enfant, je me tiens en retrait." Aucun ne cite la méthode du packing, pourtant basée sur des fondements psychanalytiques, mais sans doute trop décriée pour être mentionnée. Celle-ci consiste à envelopper l'enfant dans des couvertures froides et humides avec l'objectif de l'apaiser, un traitement considéré comme "barbare" par plusieurs associations. 

En demandant l'interdiction du documentaire litigieux, les trois psychanalystes ont pris un risque. Celui d'attirer l'attention générale sur un film dont l'audience est restée confinée, jusqu'ici, aux militants de la cause des enfants autistes. 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/autisme-des-psychanalystes-attaquent-en-justice-une-documentariste_1052492.html

Posté par jjdupuis à 17:17 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,


article publié dans la Voix du Nord le 17 novembre 2011

CAMSP : les parents attendent une meilleure prise en charge

jeudi 17.11.2011, 05:09- La Voix du Nord

 Les parents dénoncent la trop faible prise en charge des enfants ou adolescents souffrant de handicaps ou de déficiences. PH. J.-P BRUNET Les parents dénoncent la trop faible prise en charge des enfants ou adolescents souffrant de handicaps ou de déficiences. PH. J.-P BRUNET

|  SANTÉ |

Il y a deux semaines, les parents du centre d'action médico-sociale précoce (CAMSP), situé rue Auber, défilaient avec leurs enfants en poussettes dans les rues de Calais. Ils dénoncent la trop faible prise en charge des enfants ou adolescents souffrant de handicaps ou de déficiences. David Lacour, à la tête du collectif de parents indignés, devait rencontrer jeudi dernier Évelyne Guigou, représentante du pôle médico-social de l'Agence régionale de santé (ARS), qui subventionne le CAMSP.

Ce rendez-vous n'a finalement pas eu lieu du fait de l'absence de la responsable. « J'ai refusé de me déplacer à Lille, explique David Lacour. J'y aurai rencontré des personnes avec qui j'ai déjà eu l'occasion de discuter en avril, et cet entretien n'avait permis aucune avancée », explique le père de famille qui espérait beaucoup de cette entrevue. Un nouveau rendez-vous doit être fixé d'ici la semaine prochaine.

Depuis sa création, le CAMSP de Calais, agréé pour soixante places, n'a connu aucune évolution. Le Calaisis compte parmi les taux les plus faibles en places en institut médico-éducatifs (IME). • A. DEL.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Calais/actualite/Secteur_Calais/2011/11/17/article_camsp-les-parents-attendent-une-meilleur.shtml?mid=52

Posté par jjdupuis à 09:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Interview de Jacques Van Rillaer sur la RTBF

Ecoutez, la c'est dense, mais il y a tout, vraiment tout......
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1402313
Les radios de la RTBF
www.rtbf.be
Les radios de la RTBF

Jacques Van Rillaer Professeur émérite à l’Université de Louvain-la-Neuve
& aux Facultés universitaires St-Louis (Bruxelles)

Posté par jjdupuis à 09:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

article publié sur Sciences et Avenir le 17 novembre 2011

Autisme: un documentaire met la psychanalyse à l'épreuve

17-11-11 à 18:42

"Le mur, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme", documentaire de Sophie Robert, est attaqué en justice par trois intervenants, qui s'estiment diffamés. En jeu: la prise en charge de l'autisme en France.

Image extraite du documentaire Image extraite du documentaire "Le mur". A gauche Guillaume, enfant autiste, dont les parents ont rejeté l'approche psychanalytique. (S.Robert/Océan Invisible Productions)

En France, la situation de la prise en charge des autistes est unique en son genre. Malheureusement, pas de quoi en faire un motif de fierté... En effet, notre pays accuse plusieurs années de retard sur ses voisins européens, quand ce n’est pas une bonne trentaine sur les pays les plus en pointe comme le Canada. A cela une raison : la mainmise historique des psychanalystes et des psychiatres sur le traitement des autistes. Alors que la communauté scientifique internationale a reconnu ce handicap comme un problème neuro-développemental ayant des racines génétiques, les héritiers de Freud et de Lacan persistent à y voir une psychose provoquée par une mère dépressive ou incestueuse, ou un père absent.

Cette discordance a des répercussions terribles sur la prise en charge: dans le pire des cas, les enfants sont éloignés de leurs parents, placés dans des hôpitaux de jour où ils s’étiolent peu à peu et ne peuvent pas bénéficier de techniques cognitives comportementales (TCC) ayant pourtant fait leurs preuves mondialement et qui permettent aux personnes souffrant de ce handicap de restaurer le dialogue avec le monde environnant, d’intégrer une scolarité et de s’insérer dans la société.

La réalisatrice Sophie Robert a mené sur cette question une longue enquête et interrogé une trentaine de psychanalystes et de pédopsychiatres. Avec l’aide de l’association Autistes sans frontières, elle a monté un premier volet. Elle a également interviewé le Dr Monica Zilbovicious, psychiatre, directrice de recherche à l'INSERM, qui explique pourquoi l'autisme est un trouble envahissant du développement et non pas une psychose.

Le film est à voir, en libre accès sur le site de l’association, mais jusqu'à quand? S’estimant diffamés, trois de ses intervenants -Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens- ont saisi le tribunal de grande instance de Lille. Si le référé du 8 décembre aboutit, les rushes seront saisis et le film interdit...

Hervé Ratel
Sciences et Avenir.fr
17/11/11

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20111117.OBS4763/autisme-un-documentaire-met-la-psychanalyse-a-l-epreuve.html

Posté par jjdupuis à 08:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Laurent Ruquier dans l'émission "On va s'gêner" aborde l'interdiction du documentaire Le Mur

Laurent Ruquier a reçu un mail de Michel Onfray et aborde l'interdiction demandée du Mur dès le début de l'émission. Gérard Miller lui répond visiblement pas très au fait des pratiques actuelles notamment sur le packing ... A retenir : Sophie Robert a le soutien de toute l'équipe ... Savoureux même si le sujet est difficile et éclairant sur l'état des connaissances (dès la 3ème minute)

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/On-va-s-gener/Sons/On-va-s-gener-!-17-11-11-821349/

Posté par jjdupuis à 20:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,