06 novembre 2018

Dimanche, Séance d'équitation travail à pied pour Elise

Dimanche dernier au centre équestre de Neuilly-sur-Marne.

Travail supervisé en permanence par Virginie GOVOROFF-REGNAULT.

Une Elise heureuse de sauter les barres avec Dora, sa jument de prédilection actuelle.

Séance avec Trott'Autrement naturellement.

Chloé HEILLES, notre bénévole, même si elle n'est pas sur les photos était bien présente ...

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05 novembre 2018

Comment signaler les cas de maltraitances sur personnes âgées et en situation de handicap ?

Publié le 31/10/18 - HOSPIMEDIA

Depuis plusieurs années déjà des dispositifs se sont développés pour dénoncer les cas de maltraitance des personnes âgées et des adultes en situation de handicap... comme le numéro d'appel national 3977, le défenseur des droits ou encore la Miviludes. La maltraitance est aussi clairement punie par la loi.

Où commence la maltraitance ? Menacer d'une privation d'activité, est-ce du chantage, une maltraitance psychologique, ou la seule solution trouvée pour qu'une personne accepte de se nourrir ? Ces questions sont posées par la Fédération 3977 contre la maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés. Cette dernière a élaboré un questionnaire pour reconnaître d'éventuels signaux d'alerte.

La maltraitance revêt des formes diverses

Un groupe de travail du Conseil de l'Europe sur la violence, la maltraitance et les abus à l'égard des personnes handicapées distingue dans un rapport datant de 2002, six types d'exercice de la maltraitance :

·         la violence physique (châtiments corporels, enfermement, surmédication) ;

·         les abus et l'exploitation sexuels ;

·         les menaces et les préjudices psychologiques (insultes, intimidation, harcèlement, humiliations, Infantilisation...) ;

·         les interventions portant atteinte à l'intégrité de la personne ;

·         les abus financiers, les fraudes et les vols ;

·         les négligences, les abandons et les privations, d'ordre matériel ou affectif.

Le droit pénal pour contrer les situations de maltraitance

Face à la diversité des formes de maltraitance, les limites sont parfois difficiles à évaluer. Certains professionnels hésitent ainsi à dénoncer des cas de maltraitance (physique, psychologique, financière, médicamenteuse, par négligence ou portant atteinte à la liberté de personnes âgées ou en situation de handicap) au titre notamment du secret professionnel. Certains cas relèvent de proches aidants à domicile. La peur d'être encore plus maltraités peut aussi faire taire les victimes. La loi pourtant les protège.

En ce qui concerne, le tabou du secret professionnel, l'article 226-13 du Code pénal prévoit ainsi que "la révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende". Sauf que cette disposition a des limites détaillées dans les articles 226-14 et 434-3 également dans le Code pénal. La loi autorise donc les professionnels de santé à informer les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices.

Par ailleurs, l'article 223-6 du Code pénal précise les conséquence de la non-assistance à personne en danger : "Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende."

Le 3977 : un numéro national dédié

Aux manettes de la plateforme téléphonique se trouve la Fédération 3977 contre la maltraitance qui s'est fixé comme objectif "d'animer et de coordonner un dispositif d'alerte sur les risques de maltraitance envers les personnes âgées et les adultes handicapés". Cette fédération est issue du rapprochement des associations Habeo et Alma France officialisé le 13 février 2014 (lire notre article).

Depuis sa création, son standard national est ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures. Dans la présentation de ses services, la fédération insiste notamment sur la neutralité des écoutants et le fait que l'anonymat de l'appelant peut être préservé sur sa demande. Côté organisation, elle précise fédérer "78 associations présentes dans la plupart des départements. Ces associations sont animées par des bénévoles. Elles prennent le relais des dossiers que leur transmet l'antenne nationale. Elles associent fréquemment à leur démarche d'accompagnement des professionnels de la santé et de la dépendance."

Le 3977 et ses antennes départementales mènent régulièrement des campagnes pour encourager les victimes, les témoins et même les auteurs à dénoncer les actes de maltraitances. Dans sa dernière campagne de communication la Fédération 3977 titre "Le courage de voir, le choix d'en parler". Elle rappelle aussi qu'au bout du fil se trouvent des professionnels qui écoutent, soutiennent et orientent les appelants.

Une fois le service contacté, tout d'abord en cas d'urgence, une orientation vers la police ou les pompiers pourra être engagée. Dans la majorité des cas, le dossier de l'appelant sera transmis à un relais départemental pour un accompagnement et un suivi de proximité. Le centre départemental se chargera ensuite de contacter la personne qui a appelé le 3977 pour l'informer des suites de sa requête. L'affaire pourra s'arrêter là si par exemple la personne souhaitait juste verbaliser un ressentiment. À l'inverse, une étude du cas complémentaire avec un suivi de terrain pourront être entamés. Le contact peut aussi être établi via son site Internet.

Le défenseur des droits : une autorité administrative

Créé en 2011, et inscrit dans la constitution, le défenseur des droits est une institution indépendante de l'État. qui a pour missions principales de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et aussi permettre l'égalité de tous et toutes dans l'accès aux droits. Toute personne physique (un individu) ou toute personne morale (une société, une association…) peut le saisir directement et gratuitement en remplissant un formulaire sur son site Internet, en demandant à rencontrer un délégué ou par courrier.

Une fois la demande posée, la première étape consiste à vérifier qu'elle relève bien des compétences du défenseur. Ensuite, pour compléter les informations données, il pourra lancer une enquête, confrontant les points de vue. La situation pourra faire l'objet d'un règlement amiable (échanges de courrier, médiation...). Il peut aussi formuler une recommandation, document par lequel il demande par écrit que le problème soit réglé et qu'une mesure soit prise dans un délai donné. Il dispose d'un droit de suite sur les recommandations qu'il prononce.

Si la discrimination est qualifiée de volontaire, elle relèvera du Code pénal. Une transaction pénale pourra être proposée. Si la personne mise en cause la refuse, le défenseur des droits procédera alors à une citation directe en déclenchant une poursuite pénale au tribunal.

Les dérives sectaires et la Miviludes

"Les promesses et recettes de guérison, de bien-être et de développement personnel sont au cœur des pratiques à risque de dérives sectaires, qu'elles émanent de groupes structurés à dimension transnationale ou de la multitude de mouvements isolés, constitués le plus souvent autour d'un gourou thérapeutique et d'une poignée d'adeptes", explique sur son site Internet la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Les dérives sectaires dans le domaine de la santé représentent près de 40% de l'ensemble des signalements reçus à la Miviludes. En cas de doute, la mission peut être sollicitée pour information via un formulaire.

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Autisme, vaccins - rétractation d'un article

5 nov. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

La revue "Lab Medicine" rétracte un article basé sur les travaux frauduleux d'Andrew Wakefield. Cet article continuait à être exploité pour jeter à tort le discrédit sur les vaccins. Le climat est tel que certains chercheurs hésitent à publier sur le sujet.

 

retractionwatch.com

Un journal rétracte un article vieux de 16 ans basé sur une étude démystifiée sur un vaccin contre l'autisme - Retraction Watch

Traduction de "Journal retracts 16-year-old paper based on debunked autism-vaccine study – Retraction Watch"

Mieux vaut tard que jamais? Ou trop peu trop tard?

Ce sont deux manières différentes de regarder une rétractation récente.

Huit ans après l’une des rétractations scientifiques les plus notoires - celle du journal The Lancet de 1998 dans lequel Andrew Wakefield et ses collègues britanniques affirmaient un lien entre les vaccins et l’autisme - la revue Lab Medicine est en train de rétracter un document qui s’appuyait énormément sur ce travail maintenant discrédité. L'article de Bernard Rimland et Woody McGinnis, de l'Autism Research Institute, à San Diego, en Californie, commence comme suit:

  •     Les vaccins peuvent être l’un des déclencheurs de l’autisme. Des données substantielles démontrent une anomalie immunitaire chez de nombreux enfants autistes, compatible avec une résistance altérée à l'infection, l'activation de la réponse inflammatoire et l'auto-immunité. Une résistance altérée peut prédisposer à une blessure par le vaccin dans l’autisme.

Rimland est décédé en 2006. McGinnis n'a pas répondu à une demande de commentaire.

Roger L. Bertholf, rédacteur en chef de Lab Medicine, et Pietro Ghezzi - dont aucun n’a à voir avec l’acceptation ou la publication de l'article de 2002 - écrivent dans un éditorial annonçant le changement:

  •     Les études légalisées qui restent dans la littérature peuvent être néfastes lorsque ces études sont utilisées par des non-scientifiques pour étayer des conclusions qui ont longtemps été discréditées par des études ultérieures. Nous avons appris que tel est le cas d'un article de Rimland et McGinnis paru dans Lab Medicine en 2002. Le document propose un mécanisme liant la vaccination à l'autisme. Ses conclusions sont essentiellement fondées sur un article de Wakefield de 1998, publié dans The. Lancet, le premier a suggéré cette association. En 2010, après une enquête approfondie, The Lancet a retiré le document de Wakefield, expliquant que plusieurs éléments de l'étude rapportée avaient été jugés incorrects.
  •     Une quantité impressionnante de données dans la littérature montre que la vaccination, qui existe depuis plus de 2 siècles, est une mesure préventive bénéfique contre les maladies infectieuses. Un seul article suggérant qu'un risque d'autisme associé à la vaccination pourrait ne pas causer de grands dommages; Cependant, une étude récente indique que l'article de 2002 de Rimland et McGinnis est fréquemment consulté et cité pour soutenir la position de ceux qui s'opposent à la vaccination en pensant à tort qu'il s'agit d'un facteur de risque pour l'autisme.
  •     L'un de nous (P.G.) était l'auteur principal de cette étude. Par conséquent, à la suite du cours suivi par The Lancet, Lab Medicine a décidé de retirer l'article de 2002 de Rimland et McGinnis. L'article ne sera plus disponible dans les archives numériques de Lab Medicine, et une déclaration indiquant que l'article a été retiré apparaît dans toute recherche PubMed qui produit la citation.

Nous avons demandé à Bertholf, pourquoi maintenant? Le document a été cité une poignée de fois par d'autres documents scientifiques. Bertholf a dit qu'il était

  •     … Conscient de l'existence de l'article lorsque j'ai été nommé rédacteur en chef en 2012, mais que je n'avais pas pensé à me rétracter avant d'avoir vu l'étude du Dr Ghezzi révélant que l'article de Rimland et McGinnis était bien visible dans les pages de résultats des moteurs de recherche . Cela m'a fait craindre que le document ne soit utilisé pour faire avancer un programme anti-vaccin et je ne voulais pas que l'American Society for Clinical Pathology, qui publie Lab Medicine et est un chef de file mondial en matière de promotion de la santé, soit considérée comme endossant un papier sur la vaccination qui a une prémisse fausse et potentiellement dangereuse basée sur l'article défectueux rétracté par The Lancet. Je tiens à souligner que Lab Medicine jouit d'une indépendance éditoriale absolue vis-à-vis de l'ASCP et que cette décision n'a pas été prise par son leadership. Toutefois, c’est la perception de l’approbation qui me préoccupait.

Nous avons également demandé à Bertholf pourquoi le journal faisait disparaître l'article, au lieu de le laisser publié mais de le marquer en filigrane, conformément aux directives du Comité de l'éthique de la publication (COPE). Il a dit que c'était une erreur:

  • [Vous] avez raison de dire que COPE recommande le filigranage, mais pas le retrait des papiers rétractés. C'était un problème de communication entre moi et notre éditeur, Oxford University Press, lorsque nous avons discuté de la procédure de retrait d'un document (procédure totalement nouvelle pour moi). Nous allons corriger l'erreur et rendre le papier disponible avec un filigrane, comme recommandé par COPE. Je vous remercie de l'avoir signalé. J'ai également l'intention de publier une correction pour clarifier l'affirmation dans l'éditorial que le document ne sera pas disponible.

Voir aussi :


Les militants anti-vaccins ont pris en otage les vaccins

Traduction de Anti-Vaccine Activists Have Taken Vaccine Science Hostage

Par Melinda Wenner Moyer - 4 août 2018 - New York Times - Opinion

Les Américains qui ne veulent pas vacciner sont de plus en plus à l'aise : une étude de juin a révélé que, au cours des dix dernières années, le nombre d'exemptions de vaccins pour des raisons philosophiques a augmenté dans les deux tiers des États qui les autorisent.

Ce qui motive ces décisions erronées est la peur - crainte que les vaccins soient en quelque sorte dangereux, même si la recherche montre le contraire. Et ces choix ont des conséquences. L’épidémie de rougeole de Disneyland en 2015 a rendu malades au moins 125 personnes, dont beaucoup n’étaient pas vaccinées.

En tant que journaliste scientifique, j'ai écrit plusieurs articles pour réprimer l’angoisse liée au vaccin et encourager la vaccination. Mais récemment, j'ai remarqué que le nuage de peur entourant les vaccins a un autre effet néfaste: il érode l'intégrité de la science des vaccins.

En février, la Fondation Alicia Patterson non partisane m'a décernée une bourse pour faire un rapport sur les vaccins. Peu de temps après, je me suis retrouvée à frapper un mur. Lorsque j'ai essayé de signaler des aspects inattendus ou controversés de l'efficacité ou de l'innocuité d'un vaccin, les scientifiques ne souhaitaient souvent pas parler avec moi. Quand je les ai eus au téléphone, un thème inquiétant est apparu: les scientifiques sont tellement terrifiés par la réticence du public à l'égard des vaccins qu'ils se censurent, minimisent les résultats indésirables et évitent peut-être même de mener des études pouvant montrer des effets indésirables. Ceux qui violent ces règles non écrites sont critiqués.

Le but est de protéger le public - afin d’assurer que davantage de personnes adhèrent aux vaccins - mais à long terme, l’approche se fera sentir. Notre arsenal de vaccins est exceptionnel, mais il pourrait toujours être meilleur. Le progrès exige une franchise scientifique et une volonté de poser des questions qui dérangent.

Voici un cas qui caractérise ce problème et illustre à quel point cela peut être bénéfique lorsque des résultats critiques sont publiés. En 2005, Lone Simonsen, qui était alors à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, et ses collègues ont publié une étude dans JAMA Internal Medicine montrant que le vaccin contre la grippe empêchait moins de décès que prévu chez les personnes de plus de 65 ans.
"
J'ai eu des conversations intéressantes avec des personnes du vaccin. Elles ont dit: «Que fais-tu, Lone? Tu es en train de tout ruiner », se souvient le Dr Simonsen, qui est actuellement chercheuse en santé publique mondiale à l’Université George Washington. Son travail a contribué au développement d'un vaccin contre la grippe plus efficace pour les personnes âgées, mais elle s'est sentie exclue. "Je l'ai senti personnellement, parce que je n'étais pas vraiment invitée aux réunions", dit-elle. "Cela a pris une bonne décennie avant qu'il ne soit plus controversé."

Il est compréhensible que les scientifiques soient nerveux. Internet a facilité la tâche des activistes anti-vaccins. L'étude du Dr Simonsen, par exemple, a inspiré une
histoire avec le titre ridicule "Les vaccins antigrippaux tuent les personnes âgées, indique une étude".

Mais les inquiétudes sur ce que ces groupes pourraient faire commencent à prendre le pas sur les progrès scientifiques.

"La perception qu'ont les scientifiques de l'irrationalité du public a un impact sur notre capacité à discuter rationnellement de choses qui méritent d'être discutées", a déclaré Andrew Read, directeur du Centre for Infectious Disease Dynamics de la Pennsylvania State University. Le Dr Read étudie l'évolution des agents pathogènes en réponse aux vaccins et il est farouchement pro-vaccin - son objectif est de garder les vaccins efficaces. Il dit avoir eu des rencontres désagréables lors de conférences scientifiques. Des collègues l'ont averti, par exemple, de ne pas parler trop ouvertement de son travail. "J'ai ressenti la pression - et d'ailleurs la responsabilité ", dit-il.

En 2009, Danuta Skowronski, épidémiologiste en chef de la division Influenza et pathogènes respiratoires émergents du Centre for Disease Control de la Colombie-Britannique, et ses collègues ont découvert des données inattendues suggérant un lien entre le vaccin contre la grippe saisonnière et un risque accru de grippe pandémique. Les résultats ne pouvaient pas prouver un lien de causalité - peut-être que les personnes qui se font vacciner contre la grippe saisonnière diffèrent de celles qui ne le font pas de telle façon qu'elles sont plus susceptibles aux souches pandémiques. Mais une interprétation possible est que les vaccins contre la grippe saisonnière inhibent l'immunité à ces souches. L'équipe du Dr Skowronski a reproduit les résultats de cinq études différentes et a ensuite partagé les données avec des collègues de confiance. "Il y a eu un énorme mouvement de recul", se souvient le Dr Skowronski, et certains se sont demandé si "les résultats étaient appropriés pour publication".

Offit dit que les chercheurs doivent gérer les conclusions différemment quand ils risquent de faire peur au public. Il pense que de petites études peu concluantes et inquiétantes ne devraient pas être publiées car elles pourraient faire plus de mal que de bien. «Sachant que vous allez faire peur aux gens, je pense que vous devez avoir beaucoup plus de données», explique-t-il. Mais d’autres disent que même un document peu concluant peut être important car il peut susciter des études plus vastes et plus définitives. . Gregory Poland, vaccinologue à la clinique Mayo et rédacteur en chef de Vaccine, devrait «le faire savoir à la communauté scientifique, le regarder, le connaître, affiner la conception de l’étude et revoir». Il est toutefois crucial pour les chercheurs d’expliquer soigneusement ces résultats dans leurs articles afin d’éviter toute interprétation erronée. Si une étude fait fuir les parents des vaccins, les gens pourraient en mourir. C'est un grand risque à prendre pour protéger le caractère sacré du discours scientifique. On m'a averti à plusieurs reprises que la couverture de ce problème pourrait me laisser "du sang sur les mains". Mais à long terme, la recherche scientifique étouffante n’est-elle pas encore plus dangereuse? «Si nous ne voulons plus regarder parce que nous ne voulons pas connaître la réponse, nous sommes en difficulté », Déclare le Dr Edward Belongia, l’un des auteurs de l’étude Vaccine et directeur du Centre d’épidémiologie clinique et de santé des populations de l’Institut de recherche de la clinique Marshfield. Cela ne veut pas dire que quiconque dissimule des problèmes majeurs de sécurité, façon; les études critiques concernent généralement des problèmes mineurs dans des contextes spécifiques. Mais les scientifiques pourraient un jour rater des problèmes plus importants s’ils adoptent une culture qui supprime la recherche. Et, au bout du compte, en sélectionnant des données, les chercheurs en santé publique font «exactement ce que font les personnes vaccinées», Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses à l’Université du Minnesota, avertit.Il ne fait aucun doute que la mauvaise science des vaccins ne mérite pas un forum - et une grande partie de la recherche citée par les activistes anti-vaccin est vraiment très mauvaise. Mais une bonne science doit être entendue même si certaines personnes vont en déformer la signification. Une chose que les scientifiques et les parents qui se méfient des vaccins ont en commun est le désir de disposer des vaccins les plus sûrs et les plus efficaces possibles, mais les vaccins ne peuvent pas être affinés si les chercheurs ignorent les données incommodes. En outre, les scientifiques spécialisés dans les vaccins gagneront beaucoup plus de confiance dans le public et surmonteront des craintes beaucoup plus infondées s’ils choisissent la transparence plutôt que la censure.

"Je pensais que je n'avais pas le droit de ne pas publier ces résultats", déclare le Dr Skowronski. "Ils étaient trop importants." Les résultats ont été soumis à trois revues et ont subi au moins huit longues révisions avant que l'étude finale ne soit publiée dans PloS Medicine.

En septembre dernier, des chercheurs avec le Vaccine Safety Datalink , un projet de collaboration entre les Centers for Disease Control and Prevention et diverses organisations de soins de santé, ont publié une étude dans la revue Vaccine qui montrait une association - pas un lien de causalité, les auteurs prenaient soin de le préciser – entre le vaccin contre la grippe et des fausses couches. Peu de temps après, Paul Offit, directeur du Vaccine Education Center à l’Hôpital pour enfants de Philadelphie et co-inventeur d’un vaccin antirotavirus, a déclaré dans le Daily Beast que le document n’aurait pas dû être publié, en partie parce que l’étude était petite et en conflit avec des recherches antérieures. Il a également suggéré que les auteurs avaient choisi leurs données - une accusation qu'ils nient avec véhémence. Un médecin interrogé dans le populaire blog Science-Based Medicine explique pourquoi la recherche avait été financée en premier lieu.

Le Dr Offit dit que les chercheurs doivent gérer les conclusions différemment quand ils risquent de faire peur au public. Il pense que de petites études peu concluantes et inquiétantes ne devraient pas être publiées car elles pourraient faire plus de mal que de bien. «Sachant que vous allez faire peur aux gens, je pense que vous devez avoir beaucoup plus de données», explique-t-il.

Mais d’autres disent que même un article peu concluant peut être important car il peut susciter des études plus vastes et plus définitives. . Selon Gregory Poland, vaccinologue à la clinique Mayo et rédacteur en chef de Vaccine, il faudrait «le faire savoir à la communauté scientifique, le regarder, le connaître, affiner la conception de l’étude et la revoir». Il est toutefois crucial pour les chercheurs d’expliquer soigneusement ces résultats dans leurs articles afin d’éviter toute interprétation erronée.

Si une étude fait fuir les parents des vaccins, des gens pourraient en mourir. C'est un grand risque à prendre pour protéger le caractère sacré du discours scientifique. On m'a averti à plusieurs reprises que la couverture de ce problème pourrait me laisser "du sang sur les mains". Mais à long terme, la recherche scientifique étouffée n’est-elle pas encore plus dangereuse? «Si nous ne voulons plus regarder parce que nous ne voulons pas connaître la réponse, nous sommes en difficulté », déclare le Dr Edward Belongia, l’un des auteurs de l’étude Vaccine et directeur du Centre d’épidémiologie clinique et de santé des populations de l’Institut de recherche clinique Marshfield.

Cela ne veut pas dire que quelqu'un dissimule des problèmes majeurs de sécurité, en tout cas; les études critiques concernent généralement des problèmes mineurs dans des contextes spécifiques. Mais les scientifiques pourraient un jour rater des problèmes plus importants s’ils adoptent une culture qui supprime la recherche. Et, au bout du compte, en sélectionnant des données, des chercheurs en santé publique font «exactement ce que font les personnes anti-vaccin», avertit Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses à l’Université du Minnesota,.

Il ne fait aucun doute que la mauvaise science des vaccins ne mérite pas un forum - et une grande partie de la recherche citée par les activistes anti-vaccin est vraiment très mauvaise. Mais une bonne science doit être entendue même si certaines personnes vont en déformer la signification. Une chose que les scientifiques et les parents qui se méfient des vaccins ont en commun est le désir de disposer des vaccins les plus sûrs et les plus efficaces possibles, mais les vaccins ne peuvent pas être affinés si les chercheurs ignorent les données incommodes. En outre, les scientifiques spécialisés dans les vaccins gagneront beaucoup plus de confiance dans le public et surmonteront des craintes beaucoup plus infondées s’ils choisissent la transparence plutôt que la censure.

Melinda Wenner Moyer est rédactrice scientifique et santé et rédactrice en chef à Scientific American.


https://www.buzzfeednews.com/article/azeenghorayshi/russian-trolls-vaccines

Les trolls russes sèment la confusion sur Twitter au sujet de la sécurité des vaccins

Une nouvelle étude montre que les trolls russes ont tweeté à propos des vaccins 22 fois plus souvent que l'utilisateur moyen de Twitter.

https://theconversation.com/autism-and-vaccines-more-than-half-of-people-in-britain-france-italy-still-think-there-may-be-a-link-101930

Autisme et vaccins: plus de la moitié des Britanniques, des Français et des Italiens pensent toujours qu'il existe un lien

L'une des idées fausses les plus frustrantes de nos nombreuses études sur ce qui cloche en général est le mythe persistant selon lequel les vaccins représentent un risque pour les enfants en bonne santé. C’est particulièrement énervant parce que cela a des conséquences directes et durables.

(...) Ces peurs non fondées ont-elles touché le public dans le monde entier? Notre première étude multi-pays, dans 38 pays, sur les idées fausses sur les vaccins suggère que cela a déjà été le cas. Environ une personne sur cinq pense que «certains vaccins causent l'autisme chez des enfants en bonne santé» et 38% ne savent pas si c'est vrai ou pas.

Les proportions de personnes qui croient que cela est vrai vont de 44% en Inde à 8% en Espagne.

Mais dans de nombreux pays, des majorités pensent que c’est vrai ou qu’elles sont incertaines: en France, elle est de 65%, en Grande-Bretagne, de 55%, en Italie, de 52%.

 

Do vaccines cause autism in healthy children? Ipsos MORI
Do vaccines cause autism in healthy children? Ipsos MORI

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04 novembre 2018

Limousin : Une île au large de l’espoir va-t-elle sombrer ? Histoire de notre combat

4 nov. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Le Collectif Autisme Limousin et le collectif des parents continuent le combat pour une intervention précoce généralisée des enfants autistes de moins de 6 ans. Les projets de SESSAD en cours ne concerneraient que la moitié des enfants.

 

Diagnostic précoce d'un enfant autiste au Centre Expert Autisme de Limoges © Dragon Bleu TV

AUTISME : La Haute autorité de santé n'a jamais recommandé de priver les enfants d'éducation précoce à partir de 4 ans  ! Le collectif des parents pour la défense de l'intervention précoce   et  Autisme Limousin vous invitent à vous interroger avec eux  sur:

Un montage financier qui leur parait ubuesque :un dispositif d'intervention précoce financé 2M€ pour une soixantaine d'enfants va se retrouver à moitié vide alors qu'une trentaine d'enfants  jusque là pris en charge ,en seraient exclus  et resteraient derrière la porte sans solution.

Une décision contraire à la convention internationale des droits de l'enfant et au principe d'égalité des chances: des enfants exclus de l accès aux soins et à l'éducation parce que leur diagnostic n'a pas pu être posé avant 4 ans  dans notre pays où l'âge moyen diagnostique est évalué officiellement à 5ans .

Une détermination à détruire un dispositif dont la réussite était reconnue  nationalement  (diagnostic posé pour un enfant sur 100 nés dans le département, accompagnement pour tous les enfants diagnostiqués , satisfaction des parents, parcours sans rupture, succès de l'inclusion scolaire))

Un choix d'exclusion en contradiction avec la politique d'inclusion précoce gouvernementale initiée récemment.

vous trouverez ci joint Le communiqué de presse d'Autisme Limousin et un texte du collectif des parents

Merci de votre attention
Le Collectif Autisme Limousin - 2/11/2018

Une île au large de l’espoir va-t-elle sombrer ? Histoire de notre combat….

Pour les enfants TSA de 0 à 6 ans et leurs parents, il existait depuis octobre 2014 une île au cœur du territoire français, un laboratoire du futur créé par un groupe rassemblant l’administration de santé locale, un conseil scientifique national et des parents experts.

C’était une innovation inouïe en termes de santé publique, une sorte de Suède au centre de la France : L’État y avait respecté un engagement pérenne auquel il avait souscrit par contrat.

Tous les enfants concernés du département, qu'ils soient dépistés à 18 mois ou à 5 ans, y bénéficiaient d’une évaluation diagnostique et fonctionnelle puis, dans la foulée, d'une intervention individualisée dans leur milieu de vie (maison, école), calibrée à leurs besoins. Aucun parent ne devait connaître, dans cette île au large de l’espoir, le parcours du combattant que vivent la majorité des familles françaises concernées. A la rentrée 2017, le nombre d'enfants TSA inclus en CP y était multiplié par 3,8 alors qu'il restait stable dans les départements voisins. Les registres confirmaient que l'on allait atteindre un résultat unique en France : la quasi-exhaustivité du diagnostic et de l'accompagnement pour un département. Ce chiffre permettait de penser qu’aucun enfant ne resterait au bord du chemin.

On progressait vers l'égalité des chances. Un modèle avait été créé. On rêvait de l’analyser, de l’améliorer, de l’adapter et de le diffuser à travers le pays.

Mais en 2016, de nouveaux acteurs administratifs rentrent en scène. Même s'ils reconnaissent que le Centre Expert réalise '" un travail de haute couture ", ils jugent le dispositif " dérogatoire atypique et hybride ". L'administration annonce qu'elle confiera, à partir de 2019, le diagnostic des tout petits à des équipes de proximité non encore constituées et que l'intervention précoce sera assurée par des SESSAD d'intervention précoce à créer sur appel à projets. Une restriction du budget alloué à l'intervention précoce est évoquée. Les parents expriment leur inquiétude sans recevoir de réponse. Alors ils publient leur refus. Ils sont aidés par les interventions de plusieurs députés, une pétition est signée par 12000 personnes et par nombre de grands spécialistes de l’autisme.

Notre collectif saisit la ministre de la santé. L'administration annonce par communiqué de presse le 4 avril 2018 la pérennisation, dans le cadre d’un futur SESSAD, de l'activité d’intervention précoce assurée par le centre expert et le maintien de son budget. L'essentiel paraît préservé. Tous les enfants de 0 à 6 ans diagnostiqués TSA pourront avoir accès, à l’intervention précoce.

En Septembre 2018, coup de théâtre :

L’appel à projets pour le SESSAD d’intervention précoce destiné à prendre le relais du Centre expert est publié. L’âge limite d'admission y sera abaissé de 6 à 4 ans. Pour être admis en SESSAD il faut préalablement avoir été au moins pré-diagnostiqué et avoir une notification de la MDPH. Cela veut dire que tous les enfants ayant fait l'objet d'un repérage diagnostique après 3 ans 8 mois seront exclus de l’intervention précoce. C’est plus de la moitié des enfants jusque-là accompagnés qui resteront sans solution. Une situation absurde, ubuesque va se créer : Le cahier des charges calibre le SESSAD pour une soixantaine d'enfants chiffre qui représente les besoins de la totalité des enfants du département. Si l'on refuse d'y admettre la moitié des enfants, ce SESSAD sera à moitié vide avec, derrière la porte, des enfants sans solution. La moitié du budget restera inutilisé !

La suite de cette histoire, il faut l’écrire. Nous appuyons l’association Autisme Limousin qui demande à l’ARS d’utiliser ce budget qui restera inemployé afin de créer un SESSAD pour les enfants diagnostiqués après 4 ans. Pour que de nouvelles îles puissent se former sur ce modèle, pour que d’autres ne soient pas détruites soyez porteur de ce message…..

Le collectif des parents

Avenirenfantsautistes@gmail.com

Voir aussi :

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Vidéo -> Samuel Le Bihan, invité de l'émission ONPC 3.11.2018 - Son livre "Un bonheur que je ne souhaite à personne"

Samuel Le Bihan, invité de l'émission ONPC, à l'occasion de la sortie de son livre "Un bonheur que je ne souhaite à personne".

son intervention dans l'émission #ONPC (on n'est pas couché) diffusé hier soir sur France 2

Samuel Le Bihan #ONPC from Estelle Ast Verly on Vimeo.

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DAD - A film about autism and fatherhood - Film australien

DAD a film about autism and fatherhood

A documentary following the often unheard stories of fathers with children on the spectrum, DAD shares the experiences of twelve Aussie dads as they navigate the world of parenting and autism.

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L'allocation "enfant handicapé" ne peut pas être considérée comme un salaire (pour rappel)

article publié sur France info

L'allocation reçue pour un enfant handicapé dépendant ne peut pas être considérée comme un revenu ou un salaire du parent qui l'assiste et utilise la somme. Cette somme de l'allocation reçue pour un enfant handicapé ne peut donc pas être prise en considération lors du divorce des parents pour déterminer les disparités de revenus, a jugé la Cour de cassation.

France Télévisions

Mis à jour le 06/01/2017 | 17:08
publié le 06/01/2017 | 17:08

 

La Cour de cassation a annulé l'évaluation d'une prestation compensatoire qui en tenait compte. Les juges, en appel, avaient expliqué que la mère était rémunérée par cette allocation pour l'aide qu'elle apportait à son enfant handicapé. Mais c'était une erreur, selon la Cour de cassation, car cette allocation est destinée à pallier le défaut d'autonomie de l'enfant et n'est pas une source de revenu pour sa mère.

En revanche, les rentes d'invalidité versées à un époux au titre d'un accident du travail ou en compensation d'un handicap sont des ressources prises en considération pour déterminer le montant de la prestation compensatoire qu'il doit verser ou qu'il doit recevoir, avait expliqué la Cour en octobre 2014.

La prestation compensatoire est destinée à effacer autant que possible la disparité des niveaux de vie de chacun des époux créée par le divorce et la disparition du devoir de secours entre les époux. Elle tient compte de la durée du mariage, de l'âge, de la qualification, du patrimoine et des revenus de chacun ainsi que des droits existants ou prévisibles des pensions de retraite.

avec AFP

 

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Les antipsychotiques, des traitements très mal surveillés

 

Les antipsychotiques, des traitements très mal surveillés

Fréquemment à l'origine de diabète et de troubles lipidiques, ces traitements que prennent de 0,8 à 2,7 % des Français devraient faire l'objet de contrôles biologiques réguliers. Or moins de 3 % des patients ont un suivi optimal, selon une enquête menée à partir de données de l'Assurance-maladie.

https://www.lemonde.fr

 

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