22 mai 2018

Grand angle hier sur France 2 journal de 20 heures -> USA Asperger dans les entreprises

 

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Journal 20h00 Édition du dimanche 20 mai 2018

Revoir la vidéo en replay Journal 20h00 Édition du dimanche 20 mai 2018 sur France 2, émission du 20-05-2018. L'intégrale du programme sur france.tv

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18 mai 2018

Autisme : la Déléguée s'exprime.

article publié dans Yanous

Nouvellement nommée Déléguée interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement, Claire Compagnon expose ses axes de travail et revient sur une problématique qui semble apaisée. Interview.

Inspectrice Générale des Affaires Sociales, Claire Compagnon a été nommée le 27 avril dernier à la nouvelle fonction de Délégué interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neurodéveloppement. Elle sera placée sous l'autorité de la secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées et accompagnée d'un conseil national des troubles du spectre autistique et des troubles du neuro-développement comptant des représentants d'associations, de l'Etat, des collectivités territoriales, des scientifiques et des personnalités qualifiées. Spécialiste des politiques publiques dans ce domaine, elle avait conduit les travaux d'élaboration du 4e plan gouvernemental pour l'autisme, et précédemment en mars 2016 remis un rapport sur l'Evaluation des Centres de ressources autisme (CRA) en appui de leur évolution, puis un an plus tard sur l'Evaluation du 3e plan autisme dans la perspective de l'élaboration d'un 4e plan.


Question :
Vous venez d'être nommée Déléguée interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement. Pouvez-vous préciser votre champ d'action ?


Claire Compagnon :
L'idée qui a prévalu pendant les travaux de la concertation repose sur deux notions très importantes, l'équité et l'efficience de notre politique publique. Quand on regarde aujourd'hui l'état des connaissances sur l'autisme, ce que l'on sait de la situation des personnes, on s'aperçoit que beaucoup d'entre elles présentent différentes sortes de troubles : autisme avec déficience intellectuelle, autisme et épilepsie, autisme et troubles dys, etc. Avec le comité de pilotage nous avons mené une réflexion sur ce qui est commun à l'ensemble de ces troubles du neuro-développement et qui, en termes d'efficience des politiques publiques, nécessiterait qu'on les prenne en compte, et ceux qui nécessitent des réponses spécifiques. On est arrivé à une position de consensus, sur la nécessité dans la phase très précoce de repérage et d'intervention auprès des enfants, de prendre en compte l'ensemble des troubles, puisqu'on ne connaît pas, quand les enfants sont très jeunes, la nature exacte de leur handicap et des troubles dont ils sont atteints. Pour cela, on doit revoir la formation des professionnels afin de les former à tous ces troubles de neuro-développement qu'ils sont susceptibles de rencontrer dans leur parcours. On est également parvenu à un consensus sur la question de la recherche : il n'y a pas de sens aujourd'hui à mettre en place des programmes de recherche trop spécifiques en matière de troubles du neuro-développement, parce que les chercheurs eux-mêmes nous le disent, ils sont amenés à travailler sur des champs beaucoup plus larges.


Question :
La révision du programme des études médicales, paramédicales et médico-sociales pour intégrer les troubles liés à l'autisme est particulièrement lourde...


Claire Compagnon :
Vous avez raison. Si on fait le parallèle avec le 3e plan autisme qui comportait des enjeux importants en termes de formation qui n'ont pas forcément abouti, on est aujourd'hui dans une phase pourrait-on dire 'd'alignement des planètes' en matière de formation initiale. Un certain nombre de maquettes des formations médicales et sociales sont actuellement révisées. L'idée est d'intégrer dans la formation initiale des éléments actualisés au regard de l'état des connaissances, et qui couvrent les besoins repérés de ces professionnels sur ces questions des troubles du neuro-développement. Une des mesures phares de la stratégie nationale est de mettre en place les conditions d'un repérage et d'une intervention précoces auprès des enfants dès que l'on s'aperçoit de leurs difficultés. Il faut donc que les professionnels de la petite enfance, que ce soit les médecins généralistes, les pédiatres, les puéricultrices, les assistantes maternelles, les personnels de crèches, soient formés et sensibilisés à l'existence de ces troubles, pour les repérer, prendre en compte la demande des parents, reconnaître avec eux qu'il y a une difficulté et orienter les parents vers les structures et les professionnels adéquats.


Question :
Dans quel délai ?


Claire Compagnon :
La stratégie nationale couvre les années 2018 à 2022. La délégation interministérielle que je vais présider est actuellement en cours de constitution, on est en train d'établir avec les ministères et les services un certain nombre de priorités d'action dans lesquelles figurera la question de la formation. 


Question : L'un des aspects sur lequel la stratégie nationale ne choisit pas son camp, c'est la confrontation des approches entre le médico-psychanalytique et le comportementalo-éducatif...

Claire Compagnon :
La stratégie n'a absolument pas à choisir un camp ! Le champ est clairement défini aujourd'hui avec l'existence des recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de Santé, que ce soit les anciennes ou celles qui viennent de paraitre sur les adultes. La question des interventions et des approches comportementales relève directement de la mise en oeuvre des recommandations de bonnes pratiques. On n'a plus de 'camp' à choisir, la question ne se pose plus. Il y a des recommandations de bonnes pratiques, et aujourd'hui des pratiques qui doivent se caler par rapport à ses recommandations. La précédente secrétaire d'État aux personnes handicapées, Ségolène Neuville, avait clairement dit lors du colloque international de 2017 que ce sont les approches comportementales, avec toutes les questions techniques et méthodologiques qui se posent aujourd'hui notamment en matière d'intensivité, qui sont les seules approches recommandées en la matière.


Question :
Pour autant, cela n'interdit pas des pratiques déployées dans des hôpitaux psychiatriques ou établissements médico-sociaux à base de médicaments, de camisole chimique, voire d'actes à la limite de la torture tel le packing...

Claire Compagnon :
Je vous laisse la responsabilité de ces qualificatifs... Là aussi, vous le savez, les recommandations sont précises et claires. La question de la prise en charge médicale des enfants et des adultes dans les établissements psychiatriques est en cours de réflexion avec l'accord des professionnels de la santé mentale. Des travaux sont en cours avec les services du ministère sur l'évolution des hôpitaux de jour dans la prise en charge des troubles du neuro-développement. Une mission de l'Inspection Générale des Affaires Sociales sur l'activité des Centres d'Action Médico-Sociale Précoce [CAMSP] et des Centres Médico-Psycho-Pédagogiques [CMPP] doit rendre ses conclusions dans les mois qui viennent. On est dans cette évolution de la prise en charge des enfants dans les hôpitaux de jour.

Question :
Parmi les enfants et les adultes, un certain nombre a été placé en Belgique faute de solution en France. Disposez-vous d'un chiffrage des personnes autistes concernées ? Est-il prévu dans la stratégie nationale un plan de retour en France ?

Claire Compagnon :
Une mission récente de l'IGAS a montré qu'il était difficile de faire la part des personnes autistes parmi celles qui sont placées en Belgique. On dispose en France de peu de données épidémiologiques robustes sur la question de la prévalence, et au-delà de la prévalence, sur les lieux et les modes d'intervention et d'accompagnement des personnes autistes, notamment les adultes. C'est aussi un des enjeux de la stratégie nationale pour les années à venir. S'il n'y a pas de dispositions particulières sur la Belgique dans la stratégie nationale, c'est que ces dispositions précèdent la stratégie avec les mesures qui ont été mises en place sur l'aide au retour.

Question :
La stratégie nationale fait état d'un besoin de financement approchant les 400 millions d'euros, dont 53 millions proviennent d'un reliquat du 3e plan autisme, mais on ne connaît pas l'origine des 344 autres millions. Quelle est la répartition des crédits entre ministères, Sécurité Sociale, CNSA et départements ?

Claire Compagnon :
Les 14 millions d'euros consacrés au financement de la recherche sont des crédits partagés entre les ministères de la Recherche et de la Santé, avec sur les aspects sciences sociales une partie CNSA. 106 millions dédiés au repérage et à l'intervention précoces auprès des enfants proviennent essentiellement de l'assurance maladie au titre de l'Ondam [Objectif national de dépenses d'assurance maladie NDLR] et une partie de financements médico-sociaux, notamment pour ce qui va concerner la création et la coordination des plates-formes d'intervention. Pour les aspects très importants des apprentissages et de la scolarisation en milieu ordinaire, les 103 millions d'euros sont fournis pour environ 30 millions par le ministère de l'Education Nationale, le complément étant assuré par l'Ondam médico-social au titre du financement de places et de services tels les SESSAD [Service d'Education Spécialisée et de Soins A Domicile NDLR]. Cela inclut l'effort que fait l'Education Nationale en matière de formation de ses équipes et de ses enseignants. 115 millions sont consacrés au plan de repérage et de diagnostic des adultes dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, dont l'organisation de prises en charge alternatives au long séjour en psychiatrie, l'emploi et le logement accompagnés; les financements proviennent de l'Ondam et du ministère du Logement. 6 millions d'euros sont consacrés aux dispositifs spécifiques de soutien aux familles, éducation thérapeutique, programme de guidance parentale, création de plates-formes de répit et de gestion des cas complexes. Enfin, la CNSA apporte des financements pour la communication et l'information. Voilà cette décomposition de 344 millions de moyens nouveaux investis dans la stratégie nationale. On dispose également de 53 millions d'euros du 3e plan autisme et qui concernent la création de 1.500 places en établissements et services médico-sociaux pour adultes, ils vont être déployés sur les années 2018 à 2020. Au total, cela représente près du double du financement du 3e plan autisme. Les financements des départements viendront en plus, en fonction de leur volonté, mais nous avons un accord assez large de leur part sur leur adhésion à la stratégie nationale, et un accord cadre sera signé à cette fin.


Propos,recueillis par Laurent Lejard, mai 2018. 

Handicap : le manque de places pèse partout

article publié dans La Gazette en Yvelines

 

Dans les Yvelines, 5 200 places sont disponibles. Un nombre insuffisant qui conduit parfois établissements et familles à faire des choix. Depuis le mois de novembre, le Département a lancé un groupe de travail et explore plusieurs pistes, renforçant le contrôle.

« Il y a un problème d’embouteillages des parcours », reconnaît Marie-Hélène Aubert (SE), vice-présidente en charge de l’autonomie au Département, du manque de places pour les personnes handicapées, tous âges et handicaps confondus. Un manque de places qui pénalise et peut compliquer la prise en charge de certains patients mais aussi le fonctionnement des établissements, certains étant peu adaptés à l’âge ou à la pathologie des malades.

Dans les Yvelines, le Département recense 5 200 places d’accueil pour tous types d’établissements et de handicaps. « En Île-de-France, nous sommes le département avec le plus fort taux de places disponibles par habitant, détaille Marie-Hélène Aubert. Mais ce n’est pas suffisant. » Avec l’implantation en 2020 d’un établissement dédié à l’autisme (voir article ci-contre, Ndlr), l’élue espère soulager les familles comme les établissements, et éviter que certaines structures continuent pour certaines de pratiquer une sélection des patients.

« J’ai 84 personnes en liste d’attente pour même pas une entrée par an », soupire Valérie Ali Dra, directrice du foyer de vie Pierre Delomez, situé à Breuil-Bois-Robert, et du foyer d’hébergement des Cordeliers, à Mantes-la-Jolie. Ils sont gérés par l’association Délos Apei 78, qui compte 19 établissements d’accueil dans les Yvelines.

Le plus jeune pensionnaire de ce foyer de vie de 42 places a 24 ans. Le plus vieux, 67 ans. « La liste d’attente ne descend jamais en dessous de 60 personnes, détaille Valérie Ali Dra de la situation. Je n’ai pas de visibilité sur plusieurs années. » Une salariée s’occupant de la gestion des dossiers confirme : « Parfois, on ne peut que souhaiter bonne chance
aux familles pour leurs recherches. » Une fois entrés dans ce foyer, les malades y passent généralement le reste de leur vie.

« C’est là où on manque le plus de place, c’est par le sommet que ça coince et en cascade en-dessous », détaille Marie-Hélène Aubert. En cause notamment, « l’espérance de vie des personnes en situation de handicap, qui augmente chaque année ». Pour tenter de résoudre ce problème a minima, le foyer de vie va réaliser une extension destinée aux plus âgés. « Il y a aura environ huit places », détaille la directrice de l’établissement de ce projet qui sera financé par le Département.

« A la marge on le fait, quand la réhabilitation d’un établissement est nécessaire, complète Marie-Hélène Aubert. On ne multiplie pas car les foyers de vie sont exclusivement à charge du Département. On cherche plutôt d’autres solutions d’accueil. » La vice-présidente prône plutôt « la création d’unités spécifiques dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, comme ce qu’il se fait pour les personnes atteintes d’Alzheimer, mais pour le handicap psychique ».

Face au foyer de vie Pierre Delomez, l’Institut médico-éducatif (IME) du Breuil accueille 105 enfants. Là aussi, les places sont prises et l’établissement engorgé. « Normalement, nous accueillons jusqu’à 20 ans, explique le directeur de l’IME, Sylvain Ulloa-Davis. Mais actuellement, cinq d’entre eux sont sous dérogation. » Elles s’appliquent dans le cadre de l’amendement Creton, promulgué en 1989, qui permet aux jeunes sans solutions à l’âge de sortie de l’IME d’y rester « tant qu’une solution n’est pas trouvée entre l’établissement et la famille », poursuit le directeur.

Actuellement, « une centaine d’enfants » seraient dans cette situation dans le département, selon Marie-Hélène Aubert. Pour le directeur de l’IME, un travail avec les familles est nécessaire : « Certaines ont peur de couper le cordon, même si cela reste minoritaire. En revanche, il ne faut pas attendre que l’enfant ait 18 ans pour préparer sa sortie. Plus tôt on y réfléchit, plus la famille l’accepte. »

Pour les établissements, le manque de places se traduit parfois par une sélection à l’entrée. « Il se pratiquait, il y a quelques années, des périodes d’évaluations-admissions » rappelle Sylvain Ulloa-Davis, d’essais destinés à observer le comportement du patient au sein de l’établissement, décidés selon lui pour ne pas compliquer les prises en charge existantes. Si la pratique est normalement interdite, le directeur précise : « C’est un tri, mais pour le bon fonctionnement de l’établissement. »

« Si l’enfant est violent, ne supporte pas la vie en groupe, c’est compliqué d’adapter le fonctionnement, poursuit-il. Mais dans ce cas, les situations complexes sont souvent rejetées. » Une situation qui se présente également chez sa collègue du foyer de vie. « On en revient à examiner le dossier du patient, cela nous oblige à calculer les risques, souligne Valérie Ali Dra. Nous ne sommes pas un foyer d’accueil médicalisé, nous ne pouvons pas assurer les prises en charges lourdes. »

Depuis novembre dernier, un groupe de travail réunit le Département, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et les établissements, dans le cadre du rapport « Zéro sans solution », remis par Denis Piveteau, conseiller d’État, en 2014. « Ce rapport a mis en place la réponse accompagnée pour tous, détaille Marie-Hélène Aubert. Elle permet de toujours avoir un plan B pour une situation donnée, jusqu’à ce que la première solution aboutisse. »

Ce rapport renforce également le rôle de la MDPH et lui permet désormais « d’avoir une visibilité sur toutes les places disponibles dans le Département », poursuit l’élue. Elle ajoute : « Ainsi, elle pourra directement orienter le jeune, savoir pourquoi il n’est pas pris, faire pression sur les établissements et arrêter le tri si le risque de dégénération du handicap n’est pas fondé. »

Par des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens, le Département entend également faire peser une pression financière sur les structures pouvant être tentées d’opérer une sélection pour s’épargner les cas les plus difficiles. « Les financements seront organisés, pérennes, détaille Marie-Hélène Aubert. Cela va obliger les établissements à se plier à certaines exigences, on verra les établissements qui ne jouent pas le jeu. »

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Alençon. Une maison pour les enfants autistes construite à Handi’chiens

article publié dans Ouest France

Sophie Lasne, intervenante en médiation animale, et Marine Marie, éducatrice de chiens, avec Milton, un jeune golden retriever, devant le bâtiment d'accueil des enfants autistes et leurs familles.
Sophie Lasne, intervenante en médiation animale, et Marine Marie, éducatrice de chiens, avec Milton, un jeune golden retriever, devant le bâtiment d'accueil des enfants autistes et leurs familles. | Fabienne Gérault

Pour qu’ils puissent choisir leur chien d’éveil dans les meilleures conditions, l’association leur a construit une maison sur le site de son siège à Alençon. Un lieu utile également pour la recherche.

À Alençon, Handi’chiens a créé un lieu dédié aux autistes qui sera inauguré début juin. Il permettra d’accueillir des enfants autistes et leurs familles lorsqu’ils viendront sur place pour recevoir un chien d’éveil. Le concept, emprunté à des Québécois, est unique en Europe.

Des chiens d’éveil offerts

L’association éduque et offre des chiens d’éveil à des enfants souffrant de troubles envahissants du développement, et notamment à de jeunes autistes. La passation des chiens a lieu deux fois par an. Pendant une semaine, enfants et animaux sont censés s’apprivoiser. « C’est compliqué pour ces enfants car il y a du monde, du bruit, ils sont très perturbés, analyse l’éducatrice Marine Marie, qui s’est spécialisée dans les chiens d’éveil. Dans ce lieu, ils seront plus tranquilles, ils pourront s’y reposer. »

Comme l’endroit est imaginé pour l’accueil des enfants et de leurs familles, on y trouve « quatre chambres, deux salles d’eau et un coin cuisine », détaille Marine Marie. Les travaux de construction de ce bâtiment de 200 m2 ont commencé il y a tout juste un an. Il va coûter environ 380 000 €. Avec obstination, Marie-Claude Lebret, fondatrice de l’association Handi’chiens, a trouvé les financements pour faire sortir de terre cette maison dont le concept est unique en Europe.

Une bulle pour la rencontre

La passation des chiens se déroulera à l’intérieur. Les rencontres entre l’enfant et l’animal auront lieu dans une grande salle dont les fenêtres ont été placées en hauteur. « Conçue comme une bulle, elle est également équipée d’une vitre sans tain », précise Marine Marie. Les parents pourront ainsi observer les réactions de leurs enfants. À leurs côtés, éducateurs et chercheurs analyseront aussi ce qu’ils voient. « Ce sera un lieu d’étude et de recherche », ajoute Sophie Lasne, intervenante en médiation animale.

Il est intéressant, en effet, d’étudier le comportement de l’enfant et du chien. Les interactions qui se créent ou pas. L’attention qu’ils se portent l’un à l’autre. Pour construire cette maison, l’association s’est inspirée du modèle créé par la fondation québécoise Mira dont plusieurs représentants viendront à Alençon début juin, pour un partage d’expérience. Handi’chiens travaille également avec le laboratoire EthoS de l’université Rennes 1, qui étudie l’éthologie animale et humaine. Et collabore étroitement avec le Centre de ressources autisme Bretagne.

Un chien d’éveil peut apporter beaucoup de choses à un enfant autiste, s’accordent à dire les deux salariées d’Handi’chiens. « Le chien a d’abord un effet très apaisant sur l’enfant, observe Marine Marie. C’est un repère invariable. » Motricité, langage… « Les parents arrivent ici pleins d’espoir. Nous encourageons les familles à faire leurs demandes le plus tôt possible, souligne Sophie Lasne, car plus la prise en charge est précoce, mieux c’est. » Les demandes sont nombreuses. Et le délai pour obtenir un chien, d’au moins deux ans.

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17 mai 2018

Accueil de loisirs et handicap : une enquête avant des mesures concrètes

article publié dans Faire-face

Dès maintenant, il est possible de témoigner sur le site Internet de la mission.

 

La mission nationale Accueils de loisirs et handicap lance une grande enquête auprès des parents d’enfants en situation de handicap. Avec un double objectif : d’abord recenser les besoins, les manques et les bonnes pratiques. Ensuite, en partenariat avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), mettre en place des mesures concrètes pour y répondre.

220 000 familles perçoivent l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Autant de familles qui pourraient vouloir s’adresser à un centre d’accueil de loisirs sans hébergement pour leurs enfants, en dehors des temps scolaires. C’est donc à elles que s’adresse la mission nationale Accueils de loisirs et handicap. Mise en place à l’automne 2017, à l’initiative de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), elle entend recueillir leurs témoignages.

L’enquête se déroule en trois phases. Dès maintenant, il est possible de témoigner sur le site Internet de la mission. Puis, le 16 mars, un questionnaire, traité par l’institut Opinionway, sera disponible en ligne pendant deux mois. Pour que l’enquête soit fiable, il faut au moins 1 500 à 2 000 répondants.

Enfin, de juin à octobre, des questionnaires plus détaillés seront réalisés auprès de personnes volontaires. Le but : établir des monographies plus pointues, selon les tranches d’âge ou les pathologies par exemple.

Connaître les besoins et agir

Laurent Thomas, fondateur de Loisirs Pluriel, pilote cette mission. Il observe ainsi un manque d’informations sur le sujet: « On ignore à quel point des familles pourraient s’autocensurer, et se priver des centres de loisirs. Pour celles qui y inscrivent leurs enfants, on a besoin de savoir si elles sont satisfaites, si elles doivent elles-mêmes financer un accompagnement supplémentaire pour leur enfant ou si le centre le met à disposition, etc. »

Une fois le diagnostic posé, il s’agira de passer à l’action. Ce que devrait faciliter l’existence d’une mission nationale comme celle-ci, selon Bénédicte Kail, conseillère nationale Éducation et famille à l’APF: « Nous allons pouvoir réfléchir directement avec les acteurs concernés pour mettre en place les mesures opérationnelles qui s’avéreront utiles. »

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En veillant bien à répondre aux besoins de l’enfant, et non à ceux de la structure: « Une aide humaine ne devrait pas compenser un manque d’accessibilité ! Nous plaidons pour des animateurs supplémentaires, formés, capables d’adapter leurs programmes à tous les enfants, dans des centres accessibles, plutôt que pour une aide humaine systématique qui pourrait couper l’enfant des autres. Une aide humaine oui, mais quand elle est nécessaire. »

Disposer de moyens financiers supplémentaires

Laurent Thomas pointe d’emblée la question des moyens financiers. La Cnaf mobilise aujourd’hui 25 millions d’euros par an pour l’accueil en centres de loisirs. Le besoin d’accompagnement d’un enfant en situation de handicap génère un coût de neuf euros par heure.

À raison de 250 à 300 heures passées en centre de loisirs par an, si un tiers des familles ayant un enfant handicapé souhaitent l’inscrire dans un tel centre (une proportion équivalente à celle des parents d’enfants valides), il faudrait une enveloppe de 200 millions d’euros environ. Laurent Thomas prévoit donc qu’il faudra trouver un chiffre médian permettant que les centres d’accueil et de loisirs soient le fer de lance de la société inclusive qu’il appelle de ses vœux. Sophie Massieu

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Centres de loisirs et périscolaire

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article publié sur le site de Toupi

 

 

Les enfants en situation de handicap doivent pouvoir être accueillis comme les autres dans les centres de loisirs municipaux et dans les activités périscolaires. Le Défenseur des Droits l’a rappelé dans une décision datée du 30 novembre 2012, en faisant référence à la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, à la Convention internationale des droits de l’enfant et au Code de l’Action Sociale et des Familles.

Souvent, pour qu’un accueil en centre de loisirs et lors des activités périscolaires puisse se faire, l’enfant porteur d’un handicap cognitif a besoin d’un accompagnant individuel.

Cantine et temps péri-éducatifs (dits TAP ou ARE)

Certaines communes (comme Paris) prévoient l’accompagnement des enfants sur ces temps de cantine et d’ARE ou TAP. Elles peuvent solliciter le  fonds Publics et Territoires pour cela.

Une circulaire du 11 juin 2003 prévoyait que les AVS payées par l’Education Nationale puissent accompagner sur les temps périscolaires mais elle a été abrogée. Pour mémoire, cette circulaire indiquait : “Les auxiliaires de vie scolaire interviennent à titre principal pendant le temps scolaire, mais aussi dans les activités péri-scolaires (cantine, garderie, …) qui sont une condition de possibilité de la scolarité.”

La nouvelle circulaire du 3 mai 2017 renvoie aux collectivités locales la responsabilité de l’accompagnement sur les temps périscolaires. Elles peuvent le cas échéant recruter l’AVS qui suit l’enfant sur les temps scolaires pour la rémunérer sur les temps périscolaires. La nouvelle circulaire indique que le besoin d’accompagnement sur les temps périscolaires devraient faire l’objet d’une notification de la MDPH et pourtant, cela ne fait pas partie de ses prérogatives.

Cependant, il faut noter qu’une jurisprudence du Tribunal Administratif de Rennes du 30 juin 2016 s’appuie sur l’article L917-1 du Code l’Education pour indiquer que l’accompagnement sur certains temps périscolaires peuvent relever de l’Education Nationale : “Des accompagnants des élèves en situation de handicap peuvent être recrutés pour exercer des fonctions d’aide à l’inclusion scolaire de ces élèves, y compris en dehors du temps scolaire. Ils sont recrutés par l’Etat, par les établissements d’enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV de la deuxième partie ou par les établissements mentionnés à l’article L. 442-1.”

Notons également que les communes ne sauraient refuser un enfant dans des activités périscolaires ou à la cantine au motif qu’il est handicapé, ce qui serait une discrimination. Donc soit elles l’acceptent sans accompagnement, soit elles pourvoient à l’accompagnement si celui-ci s’avère nécessaire.

 

Centre de loisirs et garderie

Selon les villes, les modalités d’un accompagnement en centre de loisirs et garderie peuvent varier :

  • A Paris, une extension du PPS est élaborée, avec le directeur du centre de loisirs, pour les activités péri et extra-scolaires, ce qui peut permettre d’avoir un animateur supplémentaire affecté à l’accompagnement de l’enfant handicapé.
  • Dans certains départements, une demande est faite à la MDPH pour un accompagnement par un AVL (auxiliaire de vie loisirs).
  • Dans d’autres départements, la MDPH peut statuer sur une aide financière permettant aux parents de recruter un accompagnant.
  • Il existe dans certaines villes des centres de loisirs pour enfants handicapés et valides, notamment ceux opérés par l’association Loisirs Pluriel. Paris compte 9 centres de loisirs à parité pour enfants handicapés et valides.

Si aucune modalité d’accompagnement en centre de loisirs n’est prévue dans votre commune, nous vous recommandons de vous adresser au maire de votre commune et de faire référence à la décision du Défenseur des Droits pour essayer d’obtenir l’accompagnement de votre enfant au centre de loisirs.

Les mairies ont la possibilité de solliciter le fonds Publics et Territoires de la CAF pour les aider à financer les moyens nécessaires pour l’accueil des enfants handicapés dans les activités périscolaires et extra-scolaires. N’hésitez donc pas à transmettre à votre maire la circulaire de la CNAF qui leur indique les modalités d’accès à ce fonds.

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Maltraitance : les personnes handicapées mieux protégées ?

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Les députés ont voté un amendement pour obliger les établissements médico-sociaux à désigner "un référent intégrité physique" afin que les personnes accueillies soient sensibilisées à ce risque et puissent se faire aider en cas d'agression.

Par , le 17-05-2018

L'Assemblée a adopté le 16 mai 2018 un amendement LREM pour aggraver les peines en cas de non-assistance ou "non dénonciation d'actes de mauvais traitements, d'agressions ou d'atteintes sexuelles" sur un mineur de moins de quinze ans.

Sur personnes vulnérables

La non-assistance à personne en danger, qui est punissable de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende dans le code pénal, le sera de sept ans et de 100 000 euros pour un mineur de moins de 15 ans, selon l'amendement voté dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi de lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Quant à la non-dénonciation aux autorités "des mauvais traitements, agressions ou atteintes sexuelles infligés à une personne vulnérable", la peine, qui est de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende, sera portée à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros lorsque cela concerne un mineur de moins de 15 ans.

Un référent intégrité physique

Les députés ont également adopté un amendement du LREM Adrien Taquet pour obliger les établissements et services sociaux et médico-sociaux à désigner "un référent intégrité physique" parmi les membres de leur personnel afin que les personnes accueillies "soient sensibilisées à ce risque et aient la possibilité de se faire aider en cas d'agression". "Cet amendement vise à lutter efficacement contre les violences physiques, notamment sexuelles, infligées aux personnes en situation de handicap. En effet, de nombreuses femmes vulnérables sont victimes quotidiennement d'agressions sexuelles, tant en milieu ordinaire qu'en établissement spécialisé", a expliqué M. Taquet. En 2016, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes rapportait que 72% des femmes handicapées seraient victimes de violences, selon le député.

Depuis le 1er janvier 2017, déjà, un décret (N° 2016-1813) précise que tous les établissements et services sociaux et médico-sociaux ont « obligation de signaler tout dysfonctionnement grave ou événement ayant pour effet de menacer ou de compromettre la santé, la sécurité ou le bien-être des personnes prises en charge » (article en lien ci-dessous).

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

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Des nouvelles de Louis, le fils de Francis Perrin

article publié dans Le Figaro

Par  Isabelle Mermin Publié le 16/05/2018 à 09:00

Francis perrin

De retour pour un épisode inédit de Mongeville, samedi 19 mai sur France 3, l’acteur nous apprend que Patrick Dupond (Prodiges, sur France 2) a accueilli Louis dans sa compagnie de danse.

Le danseur étoile Patrick Dupond, juré du concours Prodiges sur France 2 a accueilli il y a deux mois, Louis, le fils autiste-asperger de Gersende et Francis Perrin, au sein de sa compagnie internationale de danse, à Bordeaux. Francis Perrin qui a triomphé dans Molière malgré lui au théâtre et incarnera samedi prochain le célèbre juge de la série Mongeville sur France 3, n’en revient pas. Le couple avait décidé de s’installer dans le Vaucluse afin d’offrir un cadre de vie paisible à l’adolescent de 16 ans, diagnostiqué «autiste sévère» et envisageait de l’orienter vers un CAP. Mais c’est finalement une formidable solution artistique qui s’offre à lui. Le comédien confie: «Patrick Dupond a été séduit par sa différence. Louis a intégré la White Eagle Dance Academy que le danseur étoile et la chorégraphe Leïla Da Rocha ont créée à Bordeaux, tout comme sa sœur, Clarisse, 14 ans, qui s’oriente vers la danse contemporaine». Le comédien ajoute: «Cette solution artistique nous ressemble davantage. Louis fait partie des spectacles, il écrit de petits textes. Il possède également l’oreille absolue. Notre départ pour le Vaucluse était une décision qu’il fallait prendre. Nous pensions avoir Louis à la maison et finalement il est pris en main par d’autres, à Bordeaux, terre de Mongeville! Jamais nous n’aurions pensé que Louis puisse aller aussi loin dans l’autonomie. Il voyage seul en train, c’est incroyable. Nous sommes heureux de l’accueil de Patrick Dupond mais encore ébaubi».

» LIRE AUSSI - Prodiges: les castings en or de la saison 5

De nombreux téléspectateurs ont eu l’occasion de suivre le parcours de Louis, en mars 2016, au travers de la fiction Presque comme les autres , avec Bernard Campan et Julie-Marie Parmentier, jouant respectivement les rôles de Francis Perrin et de son épouse, Gersende. Louis y avait même fait une courte apparition dans son propre rôle, à la fin. La fiction était largement adaptée du livre du couple Perrin, Louis, pas à pas (Jean-Claude Lattès et Livre de Poche). Précédemment, Francis Perrin avait également expliqué son combat contre l’autisme dans une carte blanche du magazine Envoyé Spécial, sur France 2, en 2008. Il y avait notamment défendu la méthode A.B.A (Applied Behavior Analysis) qui permet de diminuer les problèmes de comportements des autistes par une communication adaptée et structurée, une méthode alors controversée en France.

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16 mai 2018

Urgence handicap : dépôt de plainte contre l'Etat français

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Des associations déposent une réclamation collective devant le Conseil de l'Europe pour faire condamner l'Etat français pour violation des droits fondamentaux des personnes handicapées.

Par , le 15-05-2018

 

Exil en Belgique, loin de sa famille pour Ryad, 21 ans. Difficulté pour André à se soigner par manque d'accessibilité aux cabinets médicaux. Impossibilité de trouver un appartement adapté pour Olivia, 28 ans, paraplégique. 5 000 euros de reste à charge pour le fauteuil de Ricardo. Eliane et Jean-Luc, démunis face au handicap psychique de Manon, 28 ans, qui a fait plusieurs tentatives de suicide. Des familles à bout ? Des droits bafoués ? Face à cette situation critique pour de nombreux Français touchés par le handicap, le Forum européen des personnes handicapées et Inclusion Europe, soutenus par un collectif de cinq associations françaises (APF France Handicap, CLAPEAHA, FNATH, Unafam et Unapei), tous handicaps confondus, déposent, en mai 2018, une réclamation devant le Conseil de l'Europe pour faire condamner l'Etat français pour « violation des droits fondamentaux des personnes handicapées ».

Une situation dégradée

L'Etat français, signataire de textes internationaux qui l'engagent, est en effet responsable de l'accès pour chaque citoyen handicapé aux droits les plus fondamentaux. Or, ce collectif constate que, contrairement aux principes énoncés par ces conventions, un « retard considérable a été pris depuis des années » et juge que « en 2018, les personnes handicapées voient leur situation sociale profondément impactée et se dégrader ». Plusieurs carences majeures sont identifiées. « Le défaut de propositions de l'Etat français » laisse les personnes handicapées privées de leurs droits d'accès à des services spécialisés, à des aides personnelles mais également au logement et aux soins. Elles sont davantage exposées à la pauvreté et, in fine, exclues de la société. Les familles, qui doivent assumer l'accompagnement de leur proche handicapé, sont, quant à elles, fragilisées socialement ; leurs droits à une protection sociale ne sont pas respectés, selon ce collectif. « Je suis sollicité en permanence pour m'occuper de son hygiène, de ses repas, de son ménage, de son linge, explique Olivier, frère de Sébastien, en situation de handicap psychique. Bref, j'ai dû réduire mon temps de travail et mon salaire. »

Vraie priorité du quinquennat ?

Dans ce contexte, ce collectif réclame « une politique coordonnée, transversale et d'évaluation des besoins des personnes handicapées ». Il poursuit : « Un plan d'urgence doit être développé par l'Etat français pour leur assurer un accès égal et effectif aux services sociaux, aux soins, au logement, ainsi qu'à des aides à l'autonomie. » Un an tout juste après son élection, il rappelle que le gouvernement actuel avait promis de faire du handicap une priorité. « Les associations représentant les personnes handicapées et leurs familles attendent de lui un plan d'action à la mesure de la situation d'isolement et de détresse des personnes handicapées en France », affirme son communiqué.

Procédure de réclamation collective, c'est quoi ?

Cette procédure vise à améliorer la mise en œuvre effective des droits garantis par la Charte sociale européenne dédiés à tous les citoyens européens et impose des obligations juridiques européennes à la France. Le Comité européen des droits sociaux a confirmé avoir reçu cette réclamation. Selon son secrétariat, il va désormais "notifier le gouvernement de ses questions" avant de statuer sur la recevabilité de la réclamation, une procédure qui prend en moyenne six mois. Si elle est jugée recevable, la décision de violation ou non de la Charte sera rendue dans les 18 mois, soit courant 2020. En cas de constat de violation et si la France n'affiche pas une volonté de mettre la situation en conformité, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe adoptera une recommandation à son attention. Un suivi sera assuré ; la France devra donner des informations sur les mesures qu'elle a prises. Dans le champ du handicap, le Comité européen des droits sociaux a déjà condamné notre pays sur les droits des personnes autistes ; des décisions qui ont directement débouché sur les différents plans autisme mis en œuvre en France depuis 2005.


 

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Sur Handicap.fr

 

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15 mai 2018

Vidéo -> Lorsque l’autisme s’installe à l’Assemblée nationale : « Exposition SOS autisme France »

article publié sur le site de SOS Autisme France

Après avoir été exposée, pendant plusieurs mois, à la Mairie de Paris, grâce au soutien de Anne Hidalgo, la grande fresque photographique « Autiste et alors ! » accompagnée de textes décrivant le quotidien des personnes autistes et de leurs familles, s’invite à l’Assemblée nationale. Le soutien du Président Macron et de son épouse Brigitte Macron s’affirme. Soutenue par la députée Aurore Bergé, Olivia Cattan, PDT de SOS autisme France a rencontré le Président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, qui a immédiatement été favorable à cette exposition. L’exposition « Autiste et alors » s’installera dans la salle des Pas perdus et la Rotonde pendant plusieurs semaines et le livre « Autiste et alors » sera donné à tous les députés. Une grande inauguration en présence du Président et de plus d’une centaine de députés inscrits se déroulera mercredi 12 avril à 18H30. Sensibiliser tous les députés, toutes couleurs politiques confondues, était l’objectif de SOS autisme France. Amener l’autisme dans ce lieu politique hautement symbolique afin d’évoquer toutes les difficultés rencontrées par les familles : Prise en charge couteuse, manque de formation des Médecins et des personnels concernés, manque de formation des accompagnants et des enseignants, manque de solutions pérennes et précarité des adultes…est une grande victoire pour SOS autisme France. Après avoir été longtemps invisible, l’autisme sera enfin mis au cœur de la scène politique et législatif de notre pays, devenant un enjeu national.

François de Rugy : Je suis particulièrement heureux d’accueillir à l’Assemblée nationale l’exposition de l’association SOS Autisme : « Je suis autiste et alors ? Entre intégration et exclusion ».

Nous rêvons toutes et tous d’un monde où cette question ne se poserait plus. Et pourtant…

Les maladies du spectre autistique touchent aujourd’hui environ 600 000 personnes en France et concernent une naissance sur cent. Ces personnes, regardées comme des malades et pas assez comme des citoyens, sont trop souvent exclues de notre société.

Des actions sont en cours, cependant : le Gouvernement s’est emparé de cette question avec l’élaboration du quatrième plan contre l’autisme et, à l’Assemblée nationale, un groupe d’études coprésidé par Carole Grandjean et Daniel Fasquelle travaille sur ce sujet.

Des mesures restent à prendre pour aller vers une société inclusive, c’est-à-dire garantissant l’intégration dans toutes les sphères de la société : école, formation, travail, loisir, sport, vie affective… Pour y parvenir, je crois sincèrement qu’il faut changer notre regard sur ces troubles et sur ceux qui en sont affectés. Or, quoi de mieux que des photographies pour aller au-delà des clichés ?

Et où un message d’égalité pour toutes et tous peut-il avoir une plus grande portée qu’à l’Assemblée nationale ?

C’est pourquoi, lorsque j’ai été sollicité pour organiser cette exposition, j’ai tout de suite répondu favorablement. Trois photographes, Audrey Guyon, Yann Arthus-Bertrand et Nikos Aliagas, nous font magnifiquement partager des parcours de vie et nous montrent comment nous pouvons tous vivre ensemble, dans notre grande diversité. Antoine de Saint-Exupéry disait : « Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit. »  Cette exposition illustre superbement ce message.

François de Rugy, Président de l’Assemblée nationale

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