02 mai 2018

Un jour au DASCA, un dispositif d'aide et d'accompagnement des enfants autistes

article publié sur France 3 région Grand-Est

© Michael Martin© Michael Martin

Par Judith JungPublié le 30/04/2018 à 12:58

"Je vous accepte comme vous êtes alors acceptez-moi comme je suis!" le message d'Umut, 12 ans, est fort. C'est dire que le chemin est encore long pour ces enfants trop souvent regardés de travers pour leurs différences. Et si c'est nous qui étions différents? Pour leur permettre de grandir, d'être autonomes et de s'épanouir dans la société, le DASCA les accueillent tous les jours. Cet établissement fait partie des 35 structures que compte l'association Adèle de Glaubitz. Ouvert il y a 4 ans, à Strasbourg, il accueille 23 enfants qui viennent à la journée. Au programme des ateliers adaptés aux difficultés et aux besoins de chacun. La journée démarre par l'école où tout tourne autour des pictogrammes. Ces images sont une base de communication solide et nécessaire pour ces enfants qui, souvent, ne s'exprime pas. Puis, il y aura aussi des ateliers "snoezelen" pour trouver le calme et travailler sur les problèmes sensitifs. L'établissement qui compte autant de professionnels que d'enfants propose, également, des exercices d'habilité sociale permettant à ces jeunes de s'ouvrir au monde, de le comprendre et d'y évoluer. Le travail est réalisé en collaboration avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.





Pour aller plus loin et permettre à tous ceux qui le souhaitent de faciliter le quotidien des enfants, les psychologue des établissements de l'association Adèle de Glaubitz et du Centre de Ressources Autisme viennent de publier un guide technique qui porte sur l'aménagement des espaces. L'espace est vital pour tous, encore plus pour les enfants autistes. Il faut que les pièces ne soient pas trop encombrées, que l'acoustique y soit soignée et que la décoration y soit sobre. Pas trop de couleurs, pas trop de meubles et des espaces bien délimités pour ne pas stresser les enfants.


Ecoutez Perrine Bellusso, Directrice de l’action médico-sociale de l’association Adèle de Glaubitz et co-auteure du guide

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Un label pour les entreprises qui embauchent les autistes

article publié dans Le Parisien

Elsa Mari
02 avril 2018, 10h44
Paris (IIe), mardi 27 mars 2018.Le café-restaurant « Joyeux » emploie des personnes autistes ou trisomiques.

Un Haut-Savoyard autiste de 39 ans a créé le premier label « autism friendly », une pastille à coller sur les murs des entreprises, à l’entrée des commerces, des restaurants qui recrutent et développent de bonnes conditions d’accueil.

Au fond d’une salle de restaurant, une serveuse, maladroite, fait tomber une boîte de cure-dents. « 246, il y en a 246 », répète Raymond, en comptant les petits bâtons dispersés au sol. Scène mythique de « Rain Man », film de 1988, cette image archétypale de l’autisme, génie des mathématiques, est restée ancrée dans les mémoires. « Nous ne sommes pas tous Raymond », corrige Sylvain Briant, dont le handicap est, lui, invisible.

Diagnostiqué autiste Asperger, il y a neuf mois, ce Haut-Savoyard de 39 ans a eu l’idée de créer le premier label « autism friendly », une pastille à coller sur les murs des entreprises, à l’entrée des commerces, des restaurants. Une façon de sensibiliser le public à ce trouble, au spectre extrêmement large, qui touche 600 000 Français. Et de mieux les intégrer.

LIRE AUSSI >Paris : ce café n’emploie que des personnes trisomiques ou autistes

« Aujourd’hui, l’écrasante majorité des adultes autistes sont sans emploi. Il y a beaucoup de bonne volonté de l’Etat, mais pas vraiment d’action concrète », déplore ce père de 4 enfants, qui a écumé 18 entreprises en seize ans malgré une kyrielle de diplômes en fiscalité et informatique. « Je n’arrivais pas à intégrer les codes sociaux, je disais toujours ce que je pensais sans tact ».

Suppression des néons, causes de crises d’angoisse

Pourtant si le cadre professionnel est adapté, beaucoup peuvent travailler. Paul Cacheux, directeur d’Urbilog, société lilloise experte dans l’accessibilité numérique, l’a bien compris. Il a d’ailleurs collé l’autocollant sur ses murs. Sa filiale « Compéthance » forme et recrute des autistes Asperger au métier de développeur informatique. « Si on convainc d’autres entreprises d’apposer ce label, on aura gagné ».

Paul a su les intégrer. Supprimé les néons criards, parfois responsables de crise d’angoisse. Ou le bruit, perçu comme une cacophonie insurmontable. Il suffisait de poser des cloisons phoniques. Une salle de repos, aussi, utile lorsque la pression monte, qu’une pause est nécessaire. Parfois, les employés dorment trente minutes, s’en vont sans saluer. Peu importe, « s’adapter, c’est les respecter », martèle Paul. Ce label légitime sa démarche.

Et si les restaurants faisaient la même chose ? Sylvain se plaît à imaginer une soirée par mois sans musique en fond sonore. Des lumières tamisées. Des horaires réservés aux autistes chez le coiffeur ou dans les supermarchés comme en Australie où les 68 magasins de la chaîne Coles leur dédient « une heure silencieuse » par semaine. Une main tendue. « Aujourd’hui, on commence à découvrir que les autistes ne sont pas que des génies ou des personnes qui se balancent et ne parlent pas, explique le professeur Richard Delorme, chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Robert-Debré, à Paris. 60 % d’entre eux n’ont pas de déficience intellectuelle. Ils parlent comme vous et moi ».

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La ferme où les personnes handicapées mentales et autistes ont toute leur place

 

La ferme où les personnes handicapées mentales et autistes ont toute leur place

Dans le Morbihan, l'éleveur David Guillemet, lui-même autiste, accueille des stagiaires en situation de handicap mental pour leur enseigner l'agriculture biologique et les aider à progresser vers l'autonomie et l'emploi. Ploërdut (Morbihan), reportage Ça pourrait être une ferme comme les autres.

https://reporterre.net

 

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Sophie Cluzel : “Je sais ce qu’est d’être aidant familial”

article publié dans Le Figaro

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Publié le 01/05/2018 à 08:00

sophie cluzel

 

 

INTERVIEW - Sophie Cluzel, secrétaire d’État du Premier ministre chargée des personnes handicapées, est la mère de Julia, 22 ans, atteinte de trisomie. Elle revient sur les mesures prévues par le gouvernement. Pour améliorer l’inclusion des personnes en situation de dépendance.

LE FIGARO.- Vous avez une sensibilité personnelle à la question de l’accompagnement des personnes en difficulté d’autonomie. Quels sont selon vous les principaux défis des aidants familiaux au quotidien?

SOPHIE CLUZEL.- C’est vrai que j’ai une sensibilité personnelle du fait de mon parcours et je sais très bien ce qu’est d’être aidant familial. Cependant, c’est aussi à l’aune de l’ambition du gouvernement d’aller vers une société plus inclusive, que le sujet des aidants familiaux est tout à fait central pour moi. Le Premier ministre a fixé le cap, celui d’une société inclusive. Or, si on veut permettre aux personnes en situation de handicap d’envisager des parcours de vie en milieu ordinaire, cela ne peut se faire sans les aidants. Pour autant nous devons être extrêmement vigilants à ce que l’inclusion ne se fasse pas au détriment de l’équilibre de vie des aidants. Car c’est bien le premier défi pour tout aidant familial: comment jouer ce rôle essentiel et continuer à avoir une vie professionnelle, pouvoir accéder aux loisirs, préserver sa vie de couple? C’est à ce défi que nous devrons répondre en développant davantage les réponses d’accompagnement à domicile, les dispositifs de répit, et en les soutenant directement via des actions de formation et en créant des espaces d’entraide, pour ne donner que quelques exemples.

Les questions de santé font partie de leur quotidien, mais quelle est leur place dans le système de santé français?

Les aidants ont une place centrale dans l’accompagnement des personnes qui sont dépendantes en raison de leur maladie, de leur handicap ou de leur âge. Ils sont neuf millions à s’investir au quotidien auprès de leurs proches et à contribuer énormément à leur bien-être et à la qualité de leur vie. Ce rôle est de plus en plus reconnu. En témoignent les dispositifs mis en place pour les soutenir, l’existence de congés spécifiques leur permettant de prendre soin de leurs proches, ou encore le nouveau formulaire de demande en Maison départementale des personnes handicapées, qui leur permet d’exprimer leurs besoins. Cependant nous avons encore du chemin à parcourir pour reconnaître les proches aidants comme de véritables partenaires des professionnels en valorisant leurs savoir-faire et leurs compétences. C’est un des axes forts de mon engagement dans ce domaine, même si je serai vigilante à ce que cela ne conduise pas à des charges plus lourdes qui pèseraient sur eux.

» LIRE AUSSI - Les aidants familiaux, pièce indispensable de l’hospitalisation à domicile

Quelles sont les mesures prévues pour améliorer l’accompagnement des aidants et des aidés? Quel en est le calendrier?

En premier lieu, nous engageons un grand mouvement de transformation de l’offre médico-sociale qui devra permettre le développement des réponses d’accompagnement pour les personnes qui vivent à domicile, en offrant notamment des temps de répit pour les aidants. Nous avons lancé ce chantier ambitieux fin 2017 en partenariat avec l’Assemblée des départements de France et nous le piloterons de très près pour que des résultats concrets puissent se faire sentir rapidement. Toujours en matière de répit, le projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, présenté en Conseil des ministres
le 29 novembre dernier, prévoit l’expérimentation d’un dispositif de relayage à domicile. Une autre priorité que nous nous donnons est de permettre aux aidants de mieux concilier leur rôle de soutien avec une activité professionnelle. Nous y travaillons avec la ministre des Solidarités et de la Santé et la ministre du Travail dans les suites du comité interministériel du handicap qui s’est tenu en septembre. Dans ce cadre nous avons confié à Mme Dominique Gillot, présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées, la mission de «trouver des pistes d’amélioration permettant de faciliter l’embauche et le maintien en emploi» des personnes handicapées et des aidants familiaux. Elle devra présenter ses conclusions à la fin du premier trimestre 2018 pour que nous puissions prendre des mesures concrètes rapidement. Enfin, faciliter la vie des aidants passe aussi par la simplification des démarches quotidiennes liées au handicap car ils sont souvent mis à contribution pour remplir d’interminables dossiers et formulaires. Nous avons l’ambition de simplifier considérablement les démarches liées au handicap, notamment en tirant profit du numérique. C’est ainsi que, dès cette année, un service de demande en ligne sera disponible et progressivement déployé sur les territoires.

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01 mai 2018

Autisme au quotidien

 

Autisme au quotidien

Autisme au quotidien porte un regard à la fois humain et scientifique sur les troubles du spectre de l'autisme (TSA). Patricia Paquin, elle-même mère d'un enfant TSA, mène une série d'entrevues avec les spécialistes du CHU Sainte-Justine et des parents d'enfants autistes.

http://www.canalsavoir.tv

 

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30 avril 2018

Non, le syndrome d'Asperger n'est pas une mode !

 

Non, le syndrome d'Asperger n'est pas une mode !

Par Alice, doctorante en histoire, en cours de démarche diagnostique de syndrome d'Asperger "Le syndrome d'Asperger, c'est la mode." Nombre de femmes et d'hommes anonymes diagnostiqués autistes avec syndrome d'Asperger sont confrontés à ce type de réflexion de la part de leurs

http://blogs.lexpress.fr

 

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Hans Asperger : du syndrome au symptôme !

 

Hans Asperger : du syndrome au symptôme !© - JForum

Herr Doktor Hans Asperger : du syndrome au symptôme ! Du syndrome d'Asperger... Quitte à être autiste, autant l'être de façon intelligente. C'est sans doute la seule et grande découverte de ce psychiatre autrichien Hans Asperger né le 18 février 1906 à Vienne et mort en cette capitale le 21 octobre 1980.

http://www.jforum.fr

 

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Un spectacle tout public autour de l'autisme -> L'Extra-Imaginarium de la famille Lunizoni - à partir de 7 ans

Nous avions eu le plaisir de nous rencontrer et d'échanger ensemble lors du Salon International de l'Autisme à Marne La Vallée le 6 et 7 Avril 2018,
Nous ne vous avons pas oublié et nous revenons comme convenu vers vous avec la présentation et les éléments du spectacle ,
Celui-ci peut se jouer dans de très différents lieux (institutions, galas, conférences, écoles, lieux de culture...) dans le cadre de représentations ou de sensibilisation à l'autisme,
Nous proposons autour du spectacle des ateliers-rencontres spécifiques autour de la sensibilisation,
Nous espérons que nos chemins se recroiseront,
En attendant nous restons à votre entière disposition pour toute question,
A très bientôt
La Famille Lunizoni
06.17.47.60.35
 
 


Un spectacle tout public à partir de 7 ans L'Extra-Imaginarium de la famille Lunizoni propose une sensibilisation unique autour d'un sujet méconnu du grand public : l'autisme.

Le collectif The Extravagant Union propose une foire à l'image des fêtes foraines du XXème siècle où le public à la fois accompagné et autonome est invité à déambuler.

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.

Cordialement,


The Extravagant Union
extra.imaginarium@gmail.com

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DOSSIER PÉDAGOGIQUE
 
Copyright © 2018 Extravagant Union, All rights reserved.


Contact mail : extra.imaginarium@gmail.com

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29 avril 2018

Séries Mania 2018 : On the Spectrum, première grande série sur l'autisme ? [Critique]

On the Spectrum

Une dramédie présentée en compétition officielle.

L'année prochaine, cela fera pile-poil trente ans qu'Hollywood a scellé le sort de la représentation des autistes à l'écran avec Rain Man. Depuis, l'imaginaire autour du syndrome d'Asperger n'a pratiquement pas bougé d'un iota : celui qui en est atteint est forcément un génie des mathématiques ou du raisonnement déductif. Les exemples pullulent sur le petit écran (de Sherlock à The Big Bang Theory, en passant par Touch ou Alphas), sans qu'aucun scénariste ne vienne remettre en question la vision imprimée par le film de Barry Levinson. Si Atypical a dernièrement relancé le débat en explorant des territoires encore vierges à la télévision (les relations amoureuses à la sortie de l'adolescence), c'est une production israélienne qui chamboule aujourd'hui avec brio toutes les idées reçues.

Présentée en avant-première mondiale et en compétition officielle au festival Séries Mania, On the Spectrum déconstruit le mythe à travers le quotidien de trois jeunes adultes autistes qui vivent en colocation. Obsessions (l'amour, la nourriture, la télévision, un robot nettoyeur Roomba...), difficultés à communiquer, incompréhension des règles qui régissent la vie en société : On the Spectrum aurait rapidement pu verser dans le pathos si ses showrunners ne visaient pas tout autre chose. Portrait d'un réalisme sidérant de l'autisme sous toutes ses facettes, la série prend son sujet très au sérieux tout en s'autorisant à rire des réactions souvent lunaires de ses protagonistes, sans jamais s'en moquer. Portée par ce regard toujours bienveillant, la série se niche miraculeusement dans l'espace – très réduit, vu le sujet – entre comédie et drame. C'est parfois bruyant, presque cacophonique, mais toujours drôle et d'une douceur inouïe. Pour le moment, On the Spectrum n'a malheureusement pas de diffuseur français.

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