04 mars 2016

Le 1er film de la série Autrement Capables montre la réussite du stage d'une jeune fille porteuse de trisomie 21 ans à l'Elysée

article publié sur linkedin.com

Le 1er film de la série « Autrement Capables » montre la réussite du stage d’une jeune fille porteuse de trisomie 21 ans à l’Elysée
Bruno CLUZEL

Conseil en Stratégie et Rapprochement d'entreprises


4 mars 2016

Le premier film de la série « Autrement Capables » montre la réussite du stage d’une jeune fille porteuse de trisomie de 21 dans un cadre particulièrement exigeant en termes d’excellence : L’intendance et le service au Palais de l’Elysée.

LA FNASEPH lance le 1 er film d’une série intitulée «  Autrement Capables »  pour promouvoir les compétences des jeunes porteurs de handicap à travailler en entreprise. voir la version courte : https://youtu.be/fVNY0wVf9Zc

Cette série va montrer aux chefs d’entreprises et aux responsables des ressources humaines que ces jeunes ont toute leur place dans leurs établissements par la mise en situation professionnelle dans le cadre de stage d’alternance ou d’embauche. Plutôt que d’être sanctionné financièrement pour non-respect de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés l’entreprise a intérêt à mettre en place des véritables services d’accompagnement dans la réussite de ces embauches.

L’école a ouvert depuis la loi de 2005 ses portes aux jeunes handicapés, elle les a formés en leur apprenant le vivre ensemble et donc naturellement après avoir appris avec les autres ils souhaitent continuer de travailler en entreprises. 

Apres l’école accompagnée il nous faut inventer l’emploi accompagné car les besoins d’adaptation, de remédiation, d’accompagnement, d’informations sont nécessaires à une embauche réussie.

Ces jeunes sont Autrement Capables, nous souhaitons montrer avec des exemples concrets la réalité de ces parcours mais aussi accompagner et aider les entreprises dans cette démarche avec des conseils, modes opératoires pour réussir. Les jeunes porteurs de handicap peuvent et veulent vivre de leur travail. 

Film 2 minutes : Autrement Capables –Julia :  Autrement capables 2 minutes

Film 8 minutes : Stage mode d ‘emploi : Autrement Capables 8 minutes

Julia est en stage depuis juin 2015, un jour par semaine et maintenant deux jours pour passer à un temps plein à la rentrée 2016.

Nous allons maintenant filmer et diffuser le second épisode sur une jeune garçon, également porteur de Trisomie 21, et qui fait des merveilles dans un Mac Donald à Toulouse.

Nous cherchons des financements pour tourner et diffuser de nouveaux épisodes, par exemple dans votre entreprise .....

  

La FNASEPH, Grandir à l’école pour un parcours en société, regroupe des associations nationales et des collectifs d’associations départementaux pour faciliter le parcours scolaire, social et d’insertion professionnelle et développer l’accompagnement des jeunes en situation de handicap, en tous lieux et temps de vie, en milieu ordinaire.

Réunissant indirectement plusieurs centaines de familles concernées par toutes les formes de handicap, la FNASEPH active depuis 1996 est un interlocuteur impliqué au plan national auprès des législateurs et des gouvernants pour faire progresser les idées, les initiatives, les lois et les pratiques favorisant une meilleure insertion des jeunes en situation de handicap dans la société.      http://www.fnaseph.fr

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Déficiences intellectuelles : plaidoyer de l'INSERM pour la création de centres ressources

article publié dans le quotidien du médecin

Coline Garré

03.03.2016

L'institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) recommande, dans une expertise collective commise à la demande de la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), la création de « centres ressources déficience intellectuelle » (CRDI).

Ces CRDI rassembleraient, grâce à des équipes pluridisciplinaires (généralistes et spécialistes, psychologues, orthophonistes, éducateurs, assistantes sociales…), les compétences pour diagnostiquer et évaluer, accompagner et aider tout au long de son parcours de soins et de vie, une personne ayant une DI.

Guichets uniques, ces CRDI seraient en amont (puis en lien avec) des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), et auraient pour mérite d'harmoniser les pratiques sur l'ensemble du territoire.

Des connaissances insuffisamment partagées sur les DI

Malgré une « explosion récente » des connaissances sur le sujet, elles sont encore insuffisamment partagées, constate l'INSERM. Les DI renvoient à la fois à un déficit de l'intelligence et à des limitations du comportement adaptatif (dans les champs conceptuel, social et pratique), apparaissant au cours de la période développementale.

La déficience légère concernerait en France entre 10 et 20 personnes pour 1 000 (1 à 2 %), la déficience sévère, 3 à 4 personnes pour 1 000, avec une prévalence plus élevée chez les garçons, et, pour les manifestations les plus légères, dans les milieux défavorisés.

Entre 35 et 40 % des DI n'ont pas de cause déterminée ; lorsqu'elles sont identifiées, les causes sont génétiques ou environnementales (infections, intoxications, notamment liées à l'alcool durant la grossesse). La DI est plus fréquemment observée chez les enfants prématurés et chez ceux avec un retard de croissance intra-utérin, lit-on.

Mieux repérer et diagnostiquer

Les experts soulignent la faible utilisation des outils de dépistage (questionnaires, échelles de développement précoce), pas toujours adaptés malgré leur intérêt. Ils insistent sur l'importance du repérage précoce chez les enfants « tout-venant », via le dépistage systématique d'un trouble neurodéveloppemental lors des examens obligatoires du carnet de santé, et proposent de poursuivre le suivi des populations à risque (comme les prématurés) au-delà des 6 ans, et de l'étendre à d'autres populations.

IEn matière de diagnostic, l'INSERM recommande de développer une évaluation multidimensionnelle (prenant en compte l'intellect et les comportements adaptatifs), grâce à des instruments psychométriques récents et complets, les versions anciennes ou abrégées conduisant à des sur-diagnostics ou faux négatifs. Les personnes avec DI doivent en outre avoir accès au diagnostic étiologique génétique (aujourd'hui, présent dans 50 à 60 % des cas).

Accompagner tout au long de la vie et améliorer l'accès aux soins

Les personnes avec DI présentant des problèmes de santé plus fréquents (bucco-dentaires, vision, audition, mais aussi maladies coronariennes, épilepsie, troubles du sommeil, certains cancers) que la population générale, mais sous-diagnostiqués et mal pris en charge, l'INSERM recommande des bilans médicaux systémiques, une coordination du parcours de soins (à l'image de ce qui existe pour Alzheimer), et une meilleure formation des soignants au handicap.

Les experts insistent sur l'importance des interventions précoces chez l'enfant. Ils prononcent un avis nuancé sur l'intérêt de l'éducation inclusive, très profitable à condition qu'un programme individualisé soit calibré pour ces enfants. Les transitions entre la scolarisation et l'accès à l'emploi doivent être accompagnées, les passerelles entre établissements spécialisés et emploi en milieu ordinaire, développées.

Enfin, l'INSERM recommande d'apporter un soutien gradué aux familles, et d'adopter une approche systémique en termes de prévention des situations de négligence, maltraitance et abus.

Le gouvernement pour une approche transversale

La secrétaire d'État en charge des personnes handicapées Ségolène Neuville a salué le souci de l'INSERM de partager les connaissances sur la DI, et a rappelé le prochain lancement d'une campagne de communication pour dépasser les préjugés sur les troubles du spectre autistique.

« Intéressée » par la présentation de centres ressources, Ségolène Neuville a retenu la pluridisciplinarité de leurs équipes (au détriment de la création de centres spécifiques à la DI). « Les DI traversent de nombreuses situations de handicap, et donc de centres ou dispositifs ressources (...). Je pense qu'il y a de nouvelles organisations de travail à mettre en œuvre allant dans le sens d'une approche transversale des troubles du neuro-développement, fondée sur les données scientifiques », a-t-elle déclaré, évoquant les DI, les troubles du spectre autistiques, Dys, et de la cognition. « Je crois à l'intégration des pratiques entre les équipes de CHU, des établissements de santé, et le secteur médico-social » a-t-elle ajouté.

 

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Havré : soupçons de maltraitance sur des mineurs autistes

article publié sur le site DH.be

C.Ti. Publié le vendredi 04 mars 2016 à 07h14 - Mis à jour le vendredi 04 mars 2016 à 07h16


Mons-Centre Au moins deux plaintes ont été déposées auprès du procureur du roi de Mons pour des actes de violence sur des mineurs autistes.

Ces révélations vont faire l’effet d’une bombe dans le milieu des établissements scolaires spécialisés. Depuis plusieurs semaines, des parents d’enfants autistes déscolarisent leur progéniture de l’école d’enseignement spécial provincial le Clair Logis située à Havré. Certains parents dénoncent des actes de maltraitance de la part du personnel enseignant de l’établissement scolaire.

Au moins deux plaintes pour des actes de violence ont été déposées auprès du procureur du roi de Mons. "Nous avons connaissance de ces plaintes", confirme le substitut Schollaert. "Nous sommes au stade de l’information judiciaire. Des devoirs complémentaires ont été demandés suite aux plaintes déposées".

Selon nos informations , les plaintes sont éloquentes. Elles rapportent des violences verbales comme des propos violents et dévalorisants à l’égard des enfants mais aussi des plaquages au sol. Des enfants auraient été liés avec des foulards sur des chaises ou enfermés dans un local de gymnastique sans surveillance,… Certains sévices physiques sont aussi déplorés comme des bosses ou des griffes.

Consulté par une maman dont l’enfant, âgé de dix ans, souffre d’autisme aurait été victime de tels actes (voir plus bas), Me Pascal Baurain assure qu’il ne s’agit pas de rumeurs. "Ce sont des informations mises en parallèle avec celles de d’autres parents d’enfants autistes au sein de l’institution".

Les pratiques qui sont dénoncées sont d’ailleurs interpellantes. "Nous sommes face à des situations où les enfants sont mis dans des positions inappropriées où ils doivent s’agenouiller sur un manche à balai et y rester le plus longtemps possible. Des enfants propres retombent dans l’énurésie. Certains enfants ont des comportements violents alors qu’ils n’en avaient pas spécialement avant".

Selon Me Baurain, les pratiques ne sont pas isolées à l’un ou l’autre enfant. "Il semble que ces comportements soient installés au titre de fonctionnement général au sein de cette école. D’autres enfants que le fils de ma cliente sont concernés par ces sévices. J’ai d’ailleurs été contacté par un confrère français dans le cadre de cette affaire".

Du côté de la coordination de l’établissement en charge de ce dossier, on ne dément pas les informations. On ne les confirme pas non plus. "Nous avons effectivement été contactés par rapport à cette plainte. J’ai été entendue dans ce cadre," explique Caroline Naem, coordinatrice au Clair Logis. "Le dossier est aussi au parquet. Au niveau de l’autorité provinciale, le collège a été informé. Une enquête administrative est menée par la direction générale des affaires sociales. Dans l’état actuel des choses, je ne peux pas en dire davantage".

Au cabinet du collège provincial, le son cloche est identique. "Nous devons être très prudents en attendant les conclusions du ministère public. Nous avons aussi lancé une enquête administrative. Nous ne restons donc pas sans rien faire". L’enquête devra déterminer si les soupçons se vérifient. Le cas échéant, il s’agirait d’un scandale pour une institution publique.

 

"Je pensais que c’était l’Eldorado pour mon fils !"

En 2013, Flora quittait Bordeaux avec son fils Wilson pour s’installer à Maubeuge. C’était pour offrir une vie différente mais aussi un enseignement spécialisé presque sur-mesure à son enfant atteint d’autisme non-verbal. Car c’est en Belgique que la qualité de la prise en charge des enfants autistes est saluée. Raison pour laquelle, Flora et son fils ont tout quitté. Un changement radical de vie qui s’est avéré particulièrement difficile. "À l’époque, j’avais téléphoné à l’école. Puis nous l’avions visitée. Nous étions séduits, tout était beau et adapté. Nous étions rassurés", nous explique Flora Senne.

Très vite, la situation s’est dégradée. "Il y avait des bruits, des rumeurs qui circulaient entre les parents. Dernièrement, mon fils est revenu avec une grosse bosse sur le front, une entaille à proximité de l’arcade, des griffes,… Je demandais des explications aux enseignants et même à la direction mais à chaque fois, il y avait des excuses. Jusqu’à ce que les langues se délient".

Pour un enfant autiste, le changement est perturbant. Le déménagement a pu interférer dans l’évolution du comportement de Wilson. "Au début, il a fallu une période d’adaptation. Pendant deux ans, nous n’avons pas eu de problème avec l’école. Et puis, mon fils a commencé à faire des cauchemars, à avoir des comportements et des attitudes bien différents. Il arrachait les fils des rideaux pour ligoter son doudou. Il ne voulait pas toujours manger le soir. C’était vraiment troublant mais comme il ne parle pas, il était difficile de savoir exactement ce qu’il se passait".

Elle a pourtant tenté d’obtenir des explications. "Je n’avais jamais aucune note dans le cahier et aucune explication. J’ai alerté à plusieurs reprises les enseignants et la direction mais rien n’a jamais bougé. Je n’ai pas inscrit mon fils dans cette école en Belgique pour qu’il régresse. Il fallait que je le sorte au plus vite de cet établissement".

Déscolarisé depuis le 29 janvier, Wilson semble plus calme. "Il dort beaucoup mieux, il est rassuré. Nous repartons à Bordeaux. Je suis très déçue parce qu’en tant que parent français, je pensais que cette école belge était l’Eldorado pour mon enfant. Je faisais beaucoup d’éloges de cette école et de l’enseignement spécialisé belge. Maintenant, je ne veux plus en entendre parler. Nous allons recommencer à zéro", a-t-elle conclu.

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L'autisme, un handicap pas comme les autres

L'autisme, un handicap pas comme les autres
L'autisme, un handicap pas comme les autres - © Tous droits réservés
Publié le jeudi 03 mars 2016 à 17h44

Il s'appelle Alexis. Il a 20 ans. Il est autiste. L'autisme a été diagnostiqué tardivement alors qu'il avait déjà 5 ans. Le parcours scolaire d'Alexis a été semé d'embûches, d'exclusions d'écoles, d'encadrement inapproprié.

Scolarité chaotique

Aujourd'hui, Alexis est pris en charge par un centre de jour créé par des parents, une institution qui ne bénéficie d'aucun subsides et qui vit de dons : Les Héliotropes à Incourt dans le Brabant wallon. Alexis évolue bien, selon sa maman, Natacha Verstraeten. Mais pour elle, cette prise en charge adéquate arrive un peu tard.

Déjà à la crèche il s'est retrouvé exclu à 2 ans.

Natacha Verstraeten plonge dans des souvenirs douloureux. "On nous a bien fait comprendre qu'on ne s'en sortait plus avec lui et que ce n'était plus possible. Il est donc resté pendant 6 mois à la maison. On a finalement trouvé une petite école de 13 enfants, rurale, qui a accepté de le prendre en charge. Mais qui au bout de quelques mois nous a dit 'non, à temps plein, on est désolé, vous devez trouver une solution pour l'autre mi-temps'. On s'est alors tourné vers l'enseignement spécialisé où il est resté jusque 16, 17 ans. Mais là aussi on a terminé sur une exclusion parce qu'ils ne s'en sortaient pas avec lui, il devenait de plus en plus violent. Et donc ça a été un parcours d'exclusion et de rejet finalement.

Alexis était capable de lire

Son parcours scolaire n'a pas vraiment été serein. Cela implique clairement des ratés pour la mère d'Alexis. "On n'a pas vu qu'Alexis était capable de lire, raconte Natacha Verstraeten, on aurait pu développer d'autres compétences, ça n'a pas été possible. On le voit ici il est plus âgé et le travail qui a été commencé ici, il avait 18, 19 ans, donc c'est déjà âgé pour commencer quelque chose et néanmoins on est arrivé à l'apaiser, à lui apprendre certaines choses". La recherche désespérée d'une place, le poids qui pèse sur toute la famille sont épuisants. "Je crois que ce n'est pas suffisamment perçu à quel point c'est une situation difficile, épuisante, énergivore pour les familles.

Il faut absolument soutenir ces familles parce qu'il peut s'y passer des drames.

"C'est quelque chose qui met toute la famille à mal, toute la famille en difficulté. Je pense que ça ce n'est pas assez perçu." Du coup, des parents arrêtent parfois de travailler faute de places, d'autres créent des structures à leurs frais, comme c'est le cas pour le centre de jour Héliotropes.

Prise en charge adaptée ?

Qu'il s'agisse de l'enseignement ordinaire ou des institutions spécialisées, les enseignants et éducateurs sont trop rarement formés à cette pathologie très particulière. Natacha Verstraeten n'a cessé de se battre pour son fils, pour lui trouver une place dans un lieu adapté. 

Alexis a une mémoire phénoménale mais il ne parle pas. Et pour communiquer -en particulier s'il est angoissé- il peut se comporter violemment. "Ils ne comprenaient pas, ils ne savaient pas par quel bout le prendre, explique cette maman. Ils essayaient le même comportement qu'avec d'autres handicaps mentaux en disant soyez plus structurants, soyez plus exigeants. Et en fait, on ne faisait qu'empirer les choses, on était violent avec lui et lui était de plus en plus violent." Une prise en charge adéquate est donc indispensable. C'était ce qui a guidé les parents d'Alexis dans leur recherche d'une structure et d'une place disponible pour leur fils. Des parents effarés par le traitement auquel certains enfants "difficiles" pouvait être soumis.

Natacha Verstraeten s'en souvient très bien. "Quand on a cherché une solution pour Alexis, on nous avait dit "allez voir toutes les pièces" parce qu'il y a encore des pièces de contention. Dans certains endroits, il y a effectivement des espèces de cages, oui des endroits où les jeunes sont enfermés. Encore aujourd'hui. Je connais des établissements qui le pratiquent oui".

Des structures inadaptées et un manque de places criant c'est ce qu'elles dénoncent. Ces familles vivent une situation difficile, épuisante... Elles réclament une prise de conscience des autorités pour Alexis et tous les autres.

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03 mars 2016

Dossier INSERM > Microbiote intestinal et santé

 

Microbiote intestinal et santé

Dossier réalisé en collaboration avec Rémy Burcelin (unité Inserm 1048 /université de Toulouse Paul Sabatier, Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires, hôpital Rangueil, Toulouse), Laurence Zitvogel (unité Inserm 1015 /Université Paris Sud, "Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer", Institut Gustave-Roussy, Villejuif), Guillaume Fond (unité Inserm 955 /Université Paris-Est

http://www.inserm.fr

 

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Fonds d'urgence handicap : 15 premières places créées

Résumé : Bientôt les 15 premières places financées par le fonds d'amorçage de 15 millions d'euros mis en place par le Gouvernement en octobre 2015 pour prévenir les départs contraints en Belgique ! Elles vont ouvrir en Meurthe et Moselle.

Par , le 01-03-2016

 

15 millions d'euros en 2016 ! C'est le montant du fonds d'amorçage « qui permet tout simplement de dépenser en France l'argent qui jusque-là était dépensé en Belgique », selon Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat en charge du handicap. En compagnie de Christian Eckert, chargé quant à lui du budget, elle s'est rendue en Meurthe et Moselle le 29 février 2016, au sein de l'institut médico-éducatif « Les 3 Tilleuls »  de Chenières, pour annoncer l'ouverture prochaine de 15 places d'internat pour enfants et adolescents en situation de handicap.

15 enfants et ado pris en charge

Ces places sont les premières financées par le fonds d'amorçage annoncé en octobre 2015 (article en lien ci-dessous) qui entend prévenir les départs contraints en Belgique en proposant une solution adaptée à proximité des lieux de vie, au plus près des familles. Cette enveloppe de 15 millions d'euros vient en complément des crédits prévus, par ailleurs, pour créer des places. A Chenières, 15 enfants et adolescents présentant des troubles du spectre de l'autisme ou en situation complexe pourront ainsi être accompagnés dans la durée en internat à temps plein ou séquentiel. Ils sont aujourd'hui loin de leurs parents ou dans des établissements qui ne peuvent pas leur proposer les meilleurs accompagnements. Ce sont 675 000 euros de crédits pérennes de fonctionnement, issus du fonds d'amorçage Belgique, qui sont attribués pour ce projet sur un montant total incluant les travaux d'aménagement de 1 275 000 euros.

1 600 enfants et 4 500 adultes en Belgique

Pour mémoire, le Gouvernement agit également pour garantir la qualité de l'accueil et l'accompagnement des personnes accueillies en Belgique dans le cadre de l'accord franco-wallon mis en œuvre en 2013. Ce pays frontalier a toujours été un territoire d'accueil pour nos concitoyens handicapés. Au grand dam des concernés,  1 600 enfants et 4 500 adultes sont accueillis aujourd'hui dans un établissement médico-social belge avec des financements de l'Assurance maladie ou des départements. Selon la ministre, « Ces départs s'expliquent, en partie, par le manque de solutions suffisamment adaptées en France, notamment pour les situations complexes de handicap».

« S'il faut plus, il y en aura plus ! »

Cette première ouverture de places s'inscrit dans les orientations nationales fixées par le Président de la République lors de la dernière Conférence nationale du handicap, en décembre 2014. L'une des mesures importantes était la mise en œuvre des préconisations du rapport « Zéro sans solution », qui s'applique depuis novembre 2015 dans le cadre de la feuille de route « Une réponse accompagnée pour tous ». 23 départements se sont déjà engagés dans cette démarche qui, selon le communiqué du ministère « est en fait une profonde réforme de l'organisation de notre système médico-social ». Ironie du sort, la Meurthe-et-Moselle n'y est pas encore officiellement entrée mais, explique la ministre, « je sais que toutes les conditions sont d'ores et déjà réunies ici pour le faire. » Le « zéro sans solution », c'est notamment mettre fin à une situation historique, dénoncée à de très nombreuses reprises et pour laquelle la France est regardée, voire mise en cause par des instances internationales. Peut donc vraiment mieux faire ! Mais notre pays s'en donnera-t-il les moyens ?  « S'il faut plus que ces 15 millions, il y aura plus, et ce dès 2016, assure la ministre. »

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

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Après l'Essonne, le Nord coupe dans les subventions sociales

article publié sur VIVRE FM

Jeudi 03 Mars 2016 - 09h09

Après le département de l'Essonne qui annonçait le report du paiement des aides au logement, le Nord indique à son tour qu'il réduit les dépenses sociales. En grande difficulté financière, le département veut tailler dans les budgets handicap/personnes âgées/ enfance en difficulté. L'UNAPEI parle de "casse sociale"

Le département du nord réduit les aides aux personnes âgées et handicapées de 10 millions
Le département du nord réduit les aides aux personnes âgées et handicapées de 10 millions

Le Conseil Départemental du Nord en difficulté financière, indique qu'il souhaite réduire les budgets alloués aux associations qui accompagnent les personnes handicapées.

La handicap maltraité par le département du Nord "

Les associations locales de personnes handicapées dénoncent un " handicap maltraité par le département du Nord '". Lors d'une conférence de presse à Lille lundi 29 février, elles expliquent que le département veut mettre en place un plan d’économie de 100 millions d’euros pour 2016 qui touche tous les secteurs de son action sociale. Les associations  devront réduire leurs dépenses dans un délai de 3 ans : Une réorganisation de l’offre existante imposée sans tenir compte des souhaits et des capacités des personnes et des familles. Cela représente une baisse des budgets de 6 à 12 %.

Concrètement, ces réductions auront pour conséquence le non remplacement des personnels, des suppressions de postes et/ou de places d’accueil voire d’établissements, alors que 2 900 personnes en situation de handicap sont en attente d’une solution depuis plusieurs années, dont 2631 personnes en foyer d’hébergement, de vie/occupationnel et SAJ ou foyer médicalisé, 192 personnes en service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) et 132 personnes en Service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH).

A titre d'exemple, le dé-conventionnement des services d’accueil familial gérés par les Apei Papillons Blancs représente 10 emplois supprimés et une qualité d’accompagnement probablement en baisse.

Le handicap: " une variable d'ajustement financier "

Anne Sophie est ouvrière en ESAT et accueillie en foyer d’hébergement sur Dunkerque depuis 8 ans. Sa mère témoigne: 

" Avec la baisse des subventions il nous est difficile d’envisager un service d’accompagnement de ma fille toujours aussi performant ! Encore une fois, elle paiera pour son handicap, elle devra vivre en économie ! Que deviendra la notion de bientraitance qui lui a permis de progresser dans la joie. "

Au micro de Vivre FM, Erick Cattez, infirme moteur cérébral et membre de la délégation APF du Nord explique qu'il est " inquiet ".

L'UNAPEI a fait connaître son mécontentement sur Facebook: " Ce n’est pas aux personnes les plus fragiles de payer le prix des coupes budgétaires. " Dans un communiqué rendu public le 3 mars, la Présidente de la principale association du secteur du handicap mental, Christel Prado explique que "Nous, parents, ne souhaitons plus que nos enfants et toutes les personnes handicapées souffrent au quotidien de cette casse sociale".

Aujourd'hui, 220 000 personnes handicapées et 500 000 personnes agées de plus de 60 ans vivent dans le département du Nord.

Les Associations ne s’opposent pas aux réductions budgétaires mais d’un montant réaliste et avec un délai suffisant pour les réaliser.

Voir ci-dessous la liste des onze associations concernées:

L'AFM (association française contre les myopathies)

L'ANPEA (Association nationale des parents d'enfants aveugles ou gravement déficients visuels avec ou sans handicap associé)

L'APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés)

L'APF (Association des Paralysés de France)

AUTISME 59-62

FNATH (Association des accidentés de la vie)

R'EVEIL AFTCC 59-62 (Association de Familles de Traumatisés crâniens et de Cérébro-lésés)

Sourdmédia

L'UDAPEI (Union départementale des associations de parents d'enfants inadaptés)

L'UNAFAM (Union nationale des amis et familles de malades psychiques)

Voir Ensemble

Vincent Lochmann

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02 mars 2016

Un père de Grand-Couronne entame une grève de la faim pour garder l'auxiliaire de vie scolaire de son enfant autiste

article publié dans Paris-Normandie

Grève de la faim. Stéphane Angot a cessé de s’alimenter depuis vendredi. Son fils autiste n’a plus « son » auxiliaire de vie scolaire.

greve faim avs

La famille devant le groupe scolaire Pierre-Brossolette de Grand-Couronne

«Je m’appelle Stéphane Angot, père de Robin Angot... J’ai décidé d’entamer une grève de la faim à partir de vendredi dernier... J’ai eu l’impression de laisser tomber mon fils Robin.» SOS poignant reçu récemment par Paris-Normandie.

C’est les traits déjà creusés, la voix fatiguée qu’hier Stéphane Angot et sa compagne Aurélie Saunier ont détaillé les raisons de leur bataille. Leur petit Robin, presque âgé de cinq ans, autiste, scolarisé, bénéficiait depuis la rentrée de septembre d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS). «Elle a été formidable, elle a réussi à percer la bulle de Robin et a pu communiquer avec lui. En deux ou trois mois de temps, son comportement a changé. Il s’est un peu ouvert aux autres, a réussi à se faire tenir par la main comme tous les autres petits enfants. Son regard a changé.»

Que du positif donc. Sauf que l’AVS en question était en fin de contrat unique d’insertion (CUI), un dispositif d’un an renouvelable une seule fois et qui est le support privilégié par le rectorat pour fournir des AVS dans les écoles. «Dès le mois de septembre, on nous a dit que le contrat allait se terminer. Et jusqu’à la fin janvier, on ne savait pas s’il y allait avoir une autre AVS ou pas», témoigne Stéphane Angot. La nouvelle est tombée : il y a bien une autre AVS. Elle a pris son service lundi. Alors, pourquoi une grève de la faim ?

Ils demandent une dérogation au préfet

« L’autisme, c’est très particulier. Nous n’avons rien contre la nouvelle AVS, mais Robin a besoin de cadres, de structures. Remplacer aussi brutalement son ancienne AVS, alors qu’elle avait su tisser des liens avec notre fils, c’est absurde. Ce n’est pas une question de confort mais entrer en communication avec un enfant atteint d’autisme est tellement difficile que nous avons peur que tout soit à refaire.» Et que les progrès marqués depuis septembre soient perdus.

Le couple a écrit au préfet pour demander une dérogation afin de continuer à bénéficier de l’ancienne AVS mais, pour l’instant, aucune réponse autre que celle d’un refus réaffirmé par l’inspection d’académie de prolonger le contrat ou de le renouveler sous une autre forme n’a été formulée.

B. M.-C.

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Placement d'enfants autistes : la défense ira jusqu'au bout !

article publié dans place grenet

DROIT DE SUITE – La cour d’appel de Grenoble a confirmé le placement des enfants de Rachel en structure et famille d’accueil, ce vendredi 26 février. La justice estime leur mère responsable de leurs troubles du comportement et réfute tout diagnostic d’autisme. Inacceptable pour la défense qui dénonce une erreur judiciaire et entend bien poursuivre le combat.

« Nous allons saisir la Cour européenne des droits de l’homme et rendre compte du jugement en appel au Comité sur les droits de l’enfant de l’Organisation des Nations unis (ONU) qui est déjà au courant de l’affaire », prévient maître Sophie Janois, l’avocate de Rachel, loin de s’avouer vaincue.

Maître Sophie Janois à la sortie de l'audience d'appel le 22 janvier 2016. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Maître Sophie Janois à la sortie de l’audience d’appel le 22 janvier 2016. © Véronique Magnin – Place Gre’net

C’est malgré tout d’une voix blême qu’elle nous annonce la confirmation du premier jugement dans toutes ses dispositions.

Le placement des trois enfants de Rachel, déjà séparés de leur mère depuis sept mois, a donc bel et bien été confirmé vendredi 26 février par la cour d’appel de Grenoble.

« On s’y attendait un peu », lâche-t-elle après un silence. Il est vrai que l’audience en appel du 22 janvier dernier avait été particulièrement éprouvante selon l’avocate qui l’avait comparée à une audience d’assises.

« Le juge reproche à la mère de dire que ses enfants sont autistes »

L’arrêt de la cour de Grenoble est ubuesque selon Sophie Janois : « Le juge reproche à la mère de dire que ses enfants sont autistes alors que d’après lui, ils sont atteints de troubles envahissants du développement (TED). C’est fou ! C’est comme si vous déclariez : il ne faut pas dire que le ciel est gris mais qu’il est anthracite. » Et ce n’est pas la seule allégation a l’avoir indignée : « Il est aussi indiqué que Rachel ne peut pas récupérer ses enfants parce qu’elle leur renvoie une image handicapée d’eux-mêmes ! »

 

Palais de justice de Grenoble avec des skaters Tribunal instance grande instance Prud'hommes Photo Chloé Ponset

Palais de justice de Grenoble. © Chloé Ponset

Autant dire que la confusion règne car les TED sont effectivement un handicap. « C’est complètement fou ! », répète-t-elle. D’autant plus que « les trois enfants de Rachel vont tout prochainement bénéficier d’un suivi particulier de leur handicap mis en place par l’Aide sociale à l’enfance de l’Isère (Ase38*) ».

Cette prise en charge adaptée est le résultat de la réunion, la semaine dernière, entre cette dernière et l’Agence régionale de santé (ARS).

« La cour est imprégnée d’une culture d’obédience psychanalytique »

Pour autant, la situation reste inchangée pour Rachel. Depuis sept mois, elle voit ses enfants une heure tous les quinze jours en visite médiatisée. « Rachel est accompagnée d’une psychologue et d’une assistante sociale qui notent tout ce qu’elle dit, tout ce qu’elle fait, tout ce que les enfants disent, tout ce que les enfants font. Et la moindre petite chose peut être analysée », précise l’avocate.

Ainsi, « que les enfants aient encouragé leur mère pendant un jeu de société, cela veut dire qu’ils ont une place d’adulte. La maman a demandé trois fois de suite à ses enfants comment ils vont, cela veut dire qu’elle veut qu’ils aillent mal. C’est de cette façon que ce fut analysé pour Rachel », déplore Me Sophie Janois.

Salle des pas perdus au premier étage du palais de justice de Grenoble. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Salle des pas perdus au premier étage du palais de justice de Grenoble. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Pour que la cour ait pris en compte de tels arguments, nul doute pour l’avocate : « Elle est à mon avis profondément imprégnée par une culture d’obédience psychanalytique. »

« J’espérais beaucoup de l’appel… »

Sophie Janois ne cache pas sa déception : « J’espérais beaucoup de l’appel tellement on avait de pièces au dossier », lâche-t-elle. Trente-cinq pièces médicales au total, « avec des diagnostics conformes aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) à savoir, établis par des équipes pluridisciplinaires de l’hôpital : des orthophonistes, des psychomotriciens et des psychologues ».

À cela s’ajoute la consultation « des meilleurs pédopsychiatres de l’enfance et de l’adolescence au plan européen, comme le docteur Joaquin Fuentes », qui attestent que la mère ne peut pas être atteinte d’un syndrome de Münchhausen par procuration comme l’a déclaré l’experte judiciaire dans son rapport. « Ce n’est pas possible dans le cas de l’autisme ! », s’insurge-t-elle.

Et de poursuivre, non sans une feinte naïveté : « J’ai bêtement pensé que la justice grenobloise s’emparerait de toutes ces pièces et qu’elle nous donnerait raison. Je n’ai pas imaginé une seconde qu’on nous lirait par dessus la jambe, qu’on continuerait de croire l’avis d’une seule experte, qui plus est, emploie le subjonctif dans son rapport et qui n’a vu les enfants que deux fois un quart d’heure ! »

« On va aussi attaquer l’experte judiciaire… »

Mais Me Sophie Janois n’est pas du genre à baisser les bras : « On va aussi attaquer l’experte judiciaire devant le Conseil de l’ordre des médecins parce que, d’une part, elle a expertisé des adultes alors qu’elle est pédopsychiatre et que, d’autre part, elle a émis seule un avis sur un diagnostic d’autisme. » Or, l’HAS recommande clairement que ce type de diagnostic soit réalisé par une équipe pluridisciplinaire. « Elle aurait dû renvoyer vers une personne plus compétente à savoir un sachant », assène-t-elle.

Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion. – DR

Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion. – DR

Prévenue de ce cas isérois par les nombreuses associations de parents d’enfants autistes, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Ségolène Neuville, a clairement pris parti pour Rachel dans son discours au congrès Autisme France, le 25 janvier dernier. Cela n’aura manifestement pas porté ses fruits.

« Une lettre ouverte à François Hollande »

Désireuse de tout tenter pour sa cliente face à une justice « qui ne connaît pas le handicap de l’autisme », maître Sophie Janois n’abandonne pas pour autant la piste politique.

Ainsi prévoit-elle d’écrire une lettre ouverte à François Hollande et à Manuel Valls, d’autant que ce dernier serait particulièrement sensible à la cause de l’autisme selon l’avocate. « On gracie bien des criminels, je ne vois pas pourquoi on ne rendrait pas ses enfants à Rachel », lance-t-elle.

Combien de familles d’enfants autistes seraient concernées en France par un risque de placement abusif ? Impossible de répondre et pour cause : « L’ONU vient précisément de rendre un avis reprochant à la France le déficit de chiffres et de statistiques sur le sujet, précise Sophie Janois. C’est vraiment un scandale ! »

Véronique Magnin

 

* Sollicité à plusieurs reprises, le conseil départemental, dont dépend l’Ase, n’a pas souhaité s’exprimer.

 

Prise en charge de l’autisme : la France à la traîne

 

Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, le 2 avril 2016. - DR

Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le 2 avril 2016. – DR

L’avocate l’affirme : « Tous les autres pays de notre niveau économique prennent en charge correctement l’autisme ».  Ainsi, par exemple, est-il hors de question aux États-Unis ou dans les pays nordiques, de remettre en cause une mère parce qu’elle a des enfants autistes, selon Sophie Janois.

« Au contraire, tout se met en place dès le diagnostic qui arrive vers 18 mois ou 2 ans*. Les prises en charge sont adaptées – cognitivo-comportementales voire développementales – les enfants progressent et continuent d’aller à l’école ».

Et selon elle, c’est très efficace : « On voit même des enfants autistes sévères devenir des autistes plus légers, ce qui leur permet de prendre une place dans la société et de l’enrichir en terme de diversité ».

* En France, le diagnostic est généralement établi vers 6 ou 7 ans.

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01 mars 2016

Série vidéos réalisées par l'APEPA ...

http://www2.ulg.ac.be/apepa/

Autisme [2] Observation et dépistage

Série - Autisme [1] Historique et conception

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