13 juin 2012

article publié dans la Voix du Nord le 13 juin 2012

Pas encore construit, le centre pour autistes d'Attiches a déjà une liste d'attente à rallonge

Publié le 13/06/2012 à 05h04

« Mon enfant, bientôt adulte, aura-t-il une place au futur foyer d'Attiches ? » Cette question était partagée par nombre de personnes venues assister, samedi, à la présentation du futur centre d'accueil pour 32 autistes adultes, L'Orée de la forêt. Depuis dix ans déjà, Autisme Nord tente de faire aboutir ce projet, soutenu par la municipalité d'Attiches. La construction en lisière de forêt, rue de la Faisanderie, devrait enfin démarrer à l'automne pour une ouverture en 2014.

 G. Pourbaix, président d'Autisme Nord, sur le terrain, entouré du maire L. Foutry et de R. Tardy, vice-président du conseil général.

PAR ANNE-GAËLLE DUBOIS

seclin@lavoixdunord.fr

« Mon fils a 18 ans demain... On sait qu'il peut encore rester deux ans dans son centre en Belgique. Nous croisons les doigts pour avoir une place à Attiches », confiait ce papa de Marchiennes. « On sait que nos enfants seraient bien ici. A l'association Autisme Nord, vous travaillez avec votre coeur. Comment peut-on faire pour avoir une place... », ajoutait une habitante de Templeuve, dont la fille de 19 ans, est, elle aussi, en Belgique.

Des témoignages comme ceux-là, on pouvait en recueillir des dizaines, samedi matin, lors de la présentation du futur foyer d'acceuil médicalisé pour autistes adultes, qui sera baptisé L'Orée de la forêt et ouvrira en 2014. Beaucoup de familles concernées par l'autisme avaient en effet fait le déplacement tandis que des habitants d'Attiches étaient également venus découvrir le projet.

Pour les premiers, l'enjeu était de savoir s'ils auraient une place. Gilles Pourbaix, président d'Autisme Nord a été clair : « Il y a 32 places pour déjà 130 demandes. On sait qu'on laissera 100 familles sur le carreau. Il y aura une commission d'attribution qui choisira les jeunes, prioritairement du Nord et en fonction de leur handicap puisqu'on doit trouver un équilibre entre les degrés d'autisme. » Parmi les Attichois venus à la réunion, certains étaient là pour mieux comprendre ce qu'est l'autisme, « un handicap d'origine génétique, c'est maintenant prouvé, et qui touche une fille pour quatre garçons avec une prévalence de un sur 165, a commenté Gilles Pourbaix. Pour 56 000 naissances par an, on peut dire qu'il y a 340 bébés autistes ou atteints de troubles envahissants de développement. » D'autres habitants s'inquiétaient pour l'impact sur la circulation. Le futur centre occupera deux hectares en 2014 tout au bout de la rue de la Faisanderie, sur un terrain situé en ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique). Ce classement en ZNIEFF, même si cela n'exclut pas toute construction, a d'ailleurs retardé le projet puisqu'il a fallu convaincre la préfecture de son bien-fondé. « On va constituer un hameau dans le hameau », a souligné Gilles Pourbaix.

Quant à la circulation, hormis les 50 salariés, qui arriveront de façon échelonnée (puisqu'il y a du personnel 24 h sur 24), il est prévu deux livraisons par semaine. Pas de quoi troubler la tranquillité du hameau, vraisemblablement. Même si Luc Foutry, le maire, a rappelé que s'il le fallait, la rue de la Faisanderie, seule voie d'accès, serait réaménagée et sécurisée.

http://www.lavoixdunord.fr/region/pas-encore-construit-le-centre-pour-autistes-d-attiches-a-jna25b0n512144

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Documentaire canadien diffusé sur ARTE le 14 juin 2012

L'énigme de l'autisme : la piste bactérienne

Le 14 juin à 22h20

UN ESPOIR POUR LES AUTISTES ?


Les enfants atteints d’autisme s’enferment dans leur solitude. Les origines de cette maladie encore incurable sont mal connues. Selon un chercheur canadien, l’origine du mal se trouverait dans la flore intestinale. Un espoir pour les malades ?



Un enfant vient au monde. Tout semble normal. Mais, au fil du temps, des signes apparaissent : il évite le regard, sourit à peine, ses mouvements sont stéréotypés. L’apprentissage du langage est laborieux. C’est comme s’il se recroquevillait dans son monde à lui. Souvent, le diagnostic ne tombe que des années après : autisme. Les parents sont choqués, désemparés. Les causes de ce trouble du développement de l’enfant sont encore assez floues. Les chercheurs tâtonnent. On sait seulement que les enfants atteints de cette pathologie ont un patrimoine génétique qui présente d’infimes mais nombreuses modifications qui se répercutent sur le développement de leur cerveau. Une maladie pour laquelle il n’existe encore aucun traitement. La thérapie comportementale et les programmes d’assistance permettent seulement d’atténuer les symptômes.

Face à ce constat déprimant, un Canadien, Derrick MacFabe, chercheur à l’Université de Western Ontario, échafaude une hypothèse audacieuse : ce sont les bactéries intestinales et leurs produits métaboliques qui, selon lui, favoriseraient l’autisme. Ces toxines se formeraient notamment lors de la digestion du blé et des produits laitiers. Si cela se vérifie, cela voudrait dire que l’environnement est un facteur de développement de la maladie, et non pas seulement, comme on le suppose jusqu’ici, le patrimoine génétique. D’un seul coup, le traitement de cette maladie serait à portée de main : il suffirait de combattre les bactéries incriminées (notamment les clostridiums) et leurs produits métaboliques (des acides gras comme l’acide propionique), suspectés de perturber les processus neuronaux, et d’agir sur l’alimentation.



L’autisme serait d’origine intestinale ?
MacFabe cite plusieurs indices à l’appui de sa thèse : tout d’abord, il constate que les cas d’autisme chez les enfants d’immigrés somaliens au Canada sont plus nombreux que chez les enfants restés en Somalie, sans doute parce qu’ils sont exposés à une nourriture et à des bactéries occidentales. Ensuite, beaucoup d’enfants autistes souffrent de problèmes intestinaux. Troisièmement, les rats dans le cerveau desquels on a injecté de l’acide propionique développent un comportement qui rappelle celui des autistes. Et quatrièmement, on diagnostique plus souvent l’autisme aujourd’hui ; or, on prescrit maintenant aux jeunes enfants de plus en plus d’antibiotiques dont on sait qu’ils perturbent la flore intestinale ; parallèlement, la consommation de blé et de produits laitiers est en augmentation. Le microbiologiste et médecin américain Sydney Finegold a trouvé un autre indice confortant cette thèse : à des enfants autistes qui avaient absorbé des antibiotiques à large spectre pour le traitement d’autres infections, il a donné un antibiotique contre les clostridies. Résultat : sur les dix enfants ainsi traités, huit ont vu leurs symptômes autistiques temporairement atténués.

Les critiques aux aguets
Les spécialistes de l’autisme restent sceptiques face aux thèses de MacFabe : « Tout cela est encore très hypothétique », relativise Inge Kamp-Becker, directrice de l’association pour les affections autistiques du CHU de Marbourg (Allemagne). « Les résultats n’apportent pas la preuve que les bactéries influencent le développement neuronal. » Même circonspection chez Christine Freitag, directrice du CHU de Francfort spécialisé dans la psychiatrie des enfants et des adolescents : « On ne peut tirer aussi facilement des conclusions à partir d’expérimentations sur des rats. » Sa collègue Kamp-Becker est d’avis que la multiplication des cas d’autisme est surtout due aux progrès du diagnostic. Même conclusion pour les chercheurs de l’Université MacGill au Canada, qui ont confronté les résultats de 57 études menées sur l’autisme dans 17 pays.

C’est dans la nature des choses : face à des pathologies lourdes et encore mal connues comme l’autisme, les hypothèses, même dénuées de tout fondement, font florès : dans les années 1950, les chercheurs pensaient que la maladie venait de la froideur émotionnelle des parents ! Ensuite, on suspecta le mercure et d’autres métaux lourds, les solvants, les gaz d’échappement de moteurs diesel ou encore les pesticides. Pire, un médecin britannique, Andrew Wakefield, ayant mené une seule et unique étude sur douze enfants, impliqua en 1998 le vaccin combiné contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Résultat : les enfants ne furent plus vaccinés, et certains ont succombé à ces maladies que l’on croyait avoir sous contrôle. On sait aujourd’hui que le travail de Wakefield était erroné, et son étude ne fait plus référence.

On serait malavisé de donner quelque espoir infondé aux parents, prévient Inge Kamp-Becker : « ils se raccrochent à n’importe quoi, et dépensent des sommes énormes pour des thérapies inefficaces ». La piste bactérienne de Derrick MacFabe est encore loin de la réalité scientifique. Pour la vérifier, Christine Freitag, médecin, propose de tester l’impact de l’alimentation sur des groupes à risque – et celui de certaines substances sur les personnes atteintes, ce que compte faire Derrick MacFabe. Les résultats permettront peut-être de mieux étayer cette thèse porteuse d’espoir.

Stefanie Schramm
ARTE Magazin

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Des nouvelles des anciens de l'association Trott'Autrement

Pour ceux qui suivent les activités d'Elise vous savez combien elle aime l'équitation. Vous n'ignorez pas non plus que le week-end elle monte à poney (souvent Gazelle, parfois Galop, quelque fois un autre dont j'ai oublié le nom ... il me pardonnera) au sein de l'association Trott'Autrement avec beaucoup de bonheur (cela m'a d'ailleurs conduit à m'investir notablement dans l'association) ... C'est aussi soulignons le une activité qu'elle pratique dans son foyer de vie.

Vous connaissez bien sûr Olivia JAMI qui l'a accompagné dans ce loisir depuis qu'Elise a intégré l'association jusqu'à son départ en fin d'année dernière (remplacée par Fanny LUNEAU). Pour voir les articles publiés sur le sujet c'est ICI

De fait, trois personnes de l'association sont parties s'installer en Normandie au centre équestre de Montmirel :

  • Olivia JAMI, monitrice d'équitation
  • Elsa GEOFFRAY, psychomotricienne
  • Thomas GILBERT, ancien vice-président de Trott'Autrement

Il a fallu gérer (mais cela est une autre histoire) ...

Tout cela pour vous dire que je ne peux que vous recommander cette magnifique équipe !

N'hésitez pas à diffuser l'info autour de vous

Jean-Jacques Dupuis

Leurs coordonnées :

CENTRE EQUESTRE DE MONTMIREL

Le site internet : www.centreequestredemontmirel.fr
Il est en construction, mais vous y trouverez déjà les plannings et les tarifs, les inscriptions sont ouvertes !

Adresse : Chédouet 61170 Les Ventes de Bourse

contact@centreequestredemontmirel.fr
02.33.28.02.73
06.17.96.72.57

N'hésitez pas à diffuser l'info autour de vous.


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RTS (radio Suisse) Interview au 12h30 - 12 juin 2012

Bénédicte Lucas-Eissa, l'autisme et la méthode ABA
Bénédicte Lucas-Eissa avec sa fille qui souffre d’autisme. [DR]

Bénédicte Lucas-Eissa avec sa fille qui souffre d’autisme. [DR]

Un enfant sur 100 est touché par l'autisme en Suisse. Un colloque est organisé en fin de semaine par l'Association Objectif Vaincre l'Autisme (OVA). Il s'agit de la seule structure suisse pratiquant l'intervention précoce intensive en utilisant la méthode ABA, qui se base sur l’apprentissage répété. C’est celle-ci que l’acteur français Francis Perrin a utilisé pour son fils.

Plus de 500 études internationales prouvent son efficacité. La France prend en charge cette méthode depuis deux ans mais la Suisse pas encore - faute d’étude nationale. L'association OVA va donc lancer une étude sur trois ans afin de démontrer l’efficacité de la méthode. Sa présidente Bénédicte Lucas-Eissa s'en explique.

Incroyable mais vrai ... Nous sommes en avance sur la Suisse (jjdupuis)

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/l-invite-du-12h30/?date=12-06-2012#4042019

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article publié sur le blog Théo m'a Lu Anne ! 12 juin 2012

Magazine sur l'autisme!

DSC05923Dans le magazine "Cerveau & Psycho" n°51 (mai-juin 2012/ Prix: 6€95),  plusieurs articles sur l'autisme (25 pages).

- L'autisme: une différence plus qu'une maladie

- Du dépistage à la prise en charge

- L'intelligence des autistes

- Des interactions sociales dans l'autisme

- Les bases neurobiologiques de l'autisme

- la génétique de l'autisme

 

Dès le départ, l'approche est intéressante et novatrice: "Le traitement perceptif [des autistes] serait exacerbé, et leur univers mental différent. A nous de  le comprendre pour les aider à trouver leur place dans une société qui cesserait de vouloir adapter à une minorité un modèle d'apprentissage unique, même s'il est pertinent pour la majorité. Pour ce faire, il faut déceler, dès le plus jeune âge, les ébauches de leur spécifités."

L'organisation du cerveau autiste est clairement expliquée (différences anatomiques, connectivité différente, aires de perception visuelle plus active...) avec cette conclusion: "Différence ne signifie pas déficit".

Et puisqu'il n'y a pas très longtemps, nous avions eu une discussion intéressante entre aminautes sur les tests de QI;  là encore, le sujet est abordé avec cette phrase sans appel (et qui me semble pertinente): "Les tests de QI évaluent surtout les capacités de langage et les connaissances acquises à l'école, ce qui défavorise les autistes". Et d'expliquer que d'autres tests bien plus pertinents existent et ils n'auraient pas fini de nous étonner sur les capacités extraordinaires des cerveaux autistes (même chez les enfants avec un faible niveau de langage)... "Ces tests ne requierent pas d'instructions orales ni la manipulation d'informations stockées en mémoire à long terme": en clair, ils sont parfaiteent adaptés au fonctionnement des autistes. Mais ils sont peu utilisés. Pourquoi? Parce que notre société très normative a besoin de déterminer l'intelligence d'un enfant par rapport à ses pairs et non pas de mettre en évidence ses compétences propres. "On sait aujourd'hui que le développement cognitif des autistes diffère en termes de langage, de perceptions, de mémoire, etc. Or ces capacités sont précisément ce que mesurent les tests d'intelligence, ce qui contribue au fait que diverses mesures d'intelligence donnent des portraits différents des compétences des personnes autistes."

Le cas d'un adolescent est intéressant: âgé de 13 ans, autiste, son QI montre une déficience intellectuelle moyenne avec les tests de Wechsler (ces tests évaluent les connaissances générales de type scolaires). On utilise alors les matrices de Raven et l'adolescent obtient le score correspondant à une intelligence supérieure! Cet autiste a prouvé qu'il était capable d'effectuer des raisonnements complexes... Mais ces tests ne sont que peu utilisés. Pourquoi? Je vous le demande...

Et en conclusion, "il faut faire le pari de l'intelligence, c'est-à-dire multiplier les méthodes d'enseignement, afin que le jeune autiste trouve une approche qui lui permette de valoriser son potentiel intellectuel". En clair, adapter les méthodes d'apprentissage au style cognitif de chaque enfant autiste...

A bientôt

LaMaman

http://theomaluanneief.canalblog.com/archives/2012/06/12/24482738.html

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11 juin 2012

Recommandation de bonnes pratiques pour les enfants et adolescents autistes ou TED - mode d'emploi à destination des familles

Publié sous la signature de Danièle Langloys, présidente d'Autisme France ce document complète les recommandations de la HAS. A lire impérativement :

=>http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_A_14054_1.pdf

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article publié dans l'express.fr le 6 juin 2012

Education des enfants handicapés en France : l’état passe la main…

Vendredi premier juin 2012 

Aujourd’hui est un jour pas comme les autres : Julien a une journée d’essai dans une structure adaptée, réservée aux autistes : pris en charge le matin dans les locaux, et l’après midi dans une classe qui leur est réservée, dans une école ordinaire.

 

En route !

Au moment de démarrer, je pense :  « C’est une belle aubaine pour nous… Même si la structure est à 40 minutes en voiture, nous n’allons rien payer d’autre que les frais de transport aujourd’hui. Cela fait 100 euros non dépensés pour sa prise en charge. Et puis je n’ai pas Julien de la journée… ça va me faire drôle ! Bon, on doit profiter, il n’y sera certainement pas l’année prochaine, vue la liste d’attente !  »

On passe devant l’école du quartier, et là je réalise : « Les parents déposent leur enfant, et puis voila. Ils habitent à coté, ils y vont à pied. Puis ils vont à leurs activités et le récupèrent le soir. Ils ne payent rien, tout cela va de soi pour eux… Cette société est bien faite quand même, tout est structuré, finalement chacun y trouve sa place ! Enfin, chacun, pas exactement… »

Et là, j’ai subitement un coup au moral…

 

Pourquoi pas lui ?

C’est quoi la différence ? Julien est handicapé. Ok, mais, handicapé ou pas, il faut bien qu’il passe ses journées comme les autres, je veux dire, il existe !  Et, tant qu’à faire, qu’il les passe le mieux possible tout en apprenant des autres et avec les autres, bref qu’il reçoive de l’éducation…

Sauf que l’Education Nationale* semble l’avoir oublié, mon Julien, sur ce coup… C’est sûrement un oubli, vu qu’il vit dans cette nation non ? Bon, à cause de ce malencontreux « oubli », j’ai arrêté mes activités pour organiser moi même ses journées. Comme je ne me sens pas de lui faire l’école à la maison ( des mamans d’enfants différents le font et je les admire profondément ! ), je me suis entourée de professionnels compétents ( je rajoute « compétents », parce que l’un n’implique pas l’autre, et surtout pas dans l’autisme ! )

Finalement, je me dis « On dit souvent que Julien est dans son monde… Mais ces familles, dont chaque membre a une place dans la société, qui ne se rendent pas compte qu’une 4 ème ou 5 ème  dimension existe, tout près de chez eux… Elles ne seraient pas  un peu aussi dans leur monde  ? » J’accuse le coup, et je me dis « Ces gens là ont l’air inconscients de leur condition, de leurs privilèges, pourquoi essayer de leur faire voir une autre réalité ? En plus ça peut leur faire un choc de découvrir notre dimension. Et puis, ça ne les regarde pas vraiment, ils ne se sentent pas concernés. »

Et pourquoi ils ne se sentent pas concernés ?

 

Loin des yeux …

Moi aussi avant d’avoir Julien, j’étais dans leur monde. Comme eux, j’étais choquée d’apprendre que des salariés soient licenciés brusquement de leur entreprise, perdent leur travail, etc… Toutes ces choses qui font soucis aux français quoi…

Mais je n’étais pas choquée d’apprendre qu’une maman d’enfant handicapé soit licenciée de la société française, et que son enfant n’ait pas le droit de passer ne serait-ce qu’un entretien d’embauche dans cette dite société dont le slogan est « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Je n’étais pas choquée de voir que les handicapés, justement je ne les voyais pas… Les personnes ordinaires entre elles, les personnes handicapées entre elles, c’est ça la France…

 

Extra-Terrestre extra-ordinaire expulsé de sa planète...

 

Je n’avais pas conscience qu’une famille avec un enfant handicapé a la double peine : gérer le handicap, dans une société pas adaptée pour les personnes différentes, et payer le prix pour que leur enfant ait la possibilité d’apprendre, de grandir tout simplement.

 

Je n’en n’avais pas conscience, parce que ces enfants là ils existent, mais loin de nos yeux…

 Au fond, c’est comme si ils n’existaient pas : chacun dans son monde.

 

*En fait une loi est passée en 2005, accordant aux enfants handicapés les mêmes droits/obligations de scolarisation qu’un enfant ordinaire. Cette loi est passée en force contre la volonté de l’Education Nationale. En conséquence, tout est fait pour décourager les parents de mettre leur enfant à l’école. Une heure d’éducation par semaine suffit à faire rentrer l’enfant dans la case « scolarisé », le mettant en règle avec la loi 2005.

http://blogs.lexpress.fr/the-autist/?p=713&preview=true

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article publié dans la Voix du Nord le 16 mai 2012

Signes de sens : la langue des signes et les mimes pour communiquer avec les enfants autistes

Publié le 16/05/2012 à 03h49

L'association Signes de sens a présenté, lundi, au Centre ressources autisme (CRA) du parc Eurasanté, les résultats d'une étude menée auprès d'enfants présentant des troubles de la communication. Spécialisée dans la production d'outils pédagogiques pour permettre l'accès des personnes sourdes à la culture et aux savoirs, l'équipe cherchait à savoir si ses supports pouvaient être utilisés auprès d'enfants autistes ou déficients intellectuels, par exemple. Et il semblerait que oui.

PAR MÉLISSA CHALIGNE

lambersart@lavoixdunord.fr

Psychologues, assistantes sociales, orthophonistes, éducatrices spécialisées, enseignante référente pour les élèves handicapés ou éducatrice de jeunes enfants. Elles étaient une quinzaine, réunies lundi au CRA, pour découvrir l'étude menée par Signes de sens de décembre 2011 à février 2012 auprès de 123 enfants souffrant de difficultés de communication et des professionnels qui les suivent.

Toutes étaient demandeuses de supports multimedia adaptés à leur travail auprès de ces enfants. Et il semblerait que les résultats aillent dans ce sens.

Comme l'a indiqué Aurélia Fleury, qui pilotait l'étude : « 70 % des enfants observés se sont dits contents, voire très contents, de cette expérience. Et les professionnels interrogés estiment que nos supports seraient utiles pour stimuler l'intérêt, la curiosité et favoriser les échanges et les interactions chez les trois quarts de ces enfants. » Entre autres bénéfices, Aurélia Fleury a également relevé un effet apaisant pour la moitié d'entre eux, ainsi qu'une plus grande capacité de concentration après le visionnage des vidéos.

La langue des signes pour point de départ

Simon Houriez, président fondateur de l'association, développe depuis 2005, avec son équipe, une pédagogie visuelle pour les jeunes sourds basée sur la langue des signes, les mimes et des clips animés, utilisée notamment dans des livres-DVD. Cette démarche de médiation culturelle vers un public sourd a été « validée par les associations représentatives et par les partenaires institutionnels », précise-t-il.

Il souhaite aujourd'hui élargir ce travail aux enfants ayant des difficultés à communiquer. Avant tout pour « permettre à des parents parfois désarmés, démunis, de se réapproprier la communication dans le cadre familial, de réinvestir cet espace en ouvrant la voie à la communication ».

Mais il avait d'abord besoin « des retours et de l'intuition des professionnels », afin d'affiner et d'adapter ces contenus aux enfants autistes et déficients intellectuels.

Julie Houriez, responsable de la mise en place des projets, conclut : « Le défi maintenant est de trouver le bon matériel, la bonne approche, et le bon contenu, pour assurer la continuité entre la maison, l'école et le travail avec le spécialiste. » Dans la salle, les réactions sont enthousiates, comme celle de Diana Follain, enseignante référente auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) pour les élèves handicapés. « Moi, quand je vois cela, j'ai 40 000 idées qui me viennent en tête. Pourquoi ne pas élargir, par la suite, ce travail aux classes d'intégration scolaires (CLIS) et aux classes ordinaires ?, suggère-t-elle. Certes, il y a toujours une appréhension avant chez les enseignants, mais, sur le long terme, ils se rendent souvent compte que cela est utile à tous les élèves. » Olivier Masson, directeur du CRA, semble lui aussi convaincu : « Ce travail ouvre de nombreuses perspectives. C'est d'une richesse extraordinaire, il y aurait là de quoi mettre en place un groupe de recherches permanent. » •  

La Voix Du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/region/signes-de-sens-la-langue-des-signes-et-les-mimes-pour-jna21b0n457959#.T7QQQ4KGNyk.facebook

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article publié sur Magicmaman.com le 8 juin 2012

Moins d’acide folique pendant la grossesse : des risques d’autisme accrus pour bébé ?

Selon une récente étude réalisée auprès de mamans californiennes, les femmes ayant adopté un régime alimentaire faible en acide folique durant leur grossesse ont plus de risques de mettre au monde des enfants autistes.
Moins d’acide folique pendant la grossesse : des risques d’autisme accrus pour bébé ?

Au sein d’une étude récemment publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, des chercheurs expliquent que le fait d’absorber au moins 600 microgrammes d’acide folique par jour, au cours du premier mois de la grossesse aide à réduire de 38 % le risque de mettre au monde un enfant autiste. Les chercheurs ont, en effet, constaté qu’une carence en vitamine B accentuait le risque de donner la vie à des bébés présentant une malformation du cerveau et de la colonne vertébrale. Selon Edward Quadros, qui travaille au SUNY Downstate Medical Center de Brooklyn, à New York, « Le folate devient primordial dans l’année qui suit la naissance, lorsque le cerveau établit des connections ». « S’il y a une déficience en folate, cela perturbe un grand nombre des fonctions du cerveau » a-t-il confié à Reuters.

Pour parvenir à cette conclusion, Rebecca Schmidt, principale auteure de cette étude de l’Université de Californie et ses collègues ont sélectionné un échantillon de 429 mères d’enfants de maternelle souffrant d’autisme et 278 autres femmes ayant des enfants « normaux ». A partir de là, les chercheurs ont évalué la dose journalière d’acide folique que les femmes ingéraient chaque mois. De cette manière, ils se sont aperçus que les mamans des enfants en bonne santé avaient absorbé davantage d’acide folique et de vitamines que les autres. Toutefois, si les scientifiques s’accordent sur l’importance de l’acide folique dans le développement neuronal, ils soulignent que le mode de fonctionnement de ce processus reste à déterminer.

Source : reuters.com


Pour en savoir plus : Moins d’acide folique pendant la grossesse : des risques d’autisme accrus pour bébé ? - Magicmaman.com

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