17 novembre 2011

article publié dans Agora Vox le 16 novembre 2011

Un docu sur l’autisme menacé d’interdiction

Trois lacaniens qui s'étaient prêtés à une séance d'interviews sur l'autisme viennent d'assigner leur auteur, Sophie Robert, en interdiction de diffuser son travail. En cause : le montage, délibérément entrecoupé de témoignages contredisant leur propos, d'où sortirait "ridiculisée" la psychanalyse.

Pour qui l'ignorerait encore, les théories d'un Bettelheim ou d'un Winnicott sur l'origine du syndrome et son traitement occupent encore en France tout l'espace thérapeutique, privant par leur captation des subventions publiques la plupart des autistes de toute autre approche, cependant qu'aux Etats-Unis et dans les pays nordiques des apprentissages adaptés parviennent à les sortir de leur détresse, de leur ghetto, et bien souvent à leur faire accéder à cette quasi-normalité mise en question par les docteurs, parce qu'imposée en dépit de l'éthique.

"Abdiquer l'idée d'une progression"

Le documentaire, qu'on peut encore voir sur le site d'Autistes sans frontières, au moins jusqu'au 29 novembre où pourrait tomber le couperet, ne fait pourtant que montrer le discours entendu et réentendu par tout parent au long de sa démarche, sans nuire à l'image personnelle d'intervenants intelligents et sympathiques, dont le mérite est justement de véhiculer sans caricature un postulat d'ailleurs défendable : la mère "toxique", qui par ses excès fusionnels réduit le rôle du père et, frôlant inconsciemment l'inceste, met à mal le processus de l'Oedipe, ou qui par son obsession de mort crée chez le nouveau-né le "vide relationnel" qui constituera l'essentiel de son handicap.

Cette version de l'enfant auto-'congelé' en réaction à un traitement abusif in ou ex-utero n'a rien en soi d'insensé, et plus d'une mère se reconnaîtra dans le rétroviseur qu'on lui tend. Ne l'infirment pas même les anomalies récemment détectées sur une importante proportion de cerveaux d'autistes, un traumatisme psychique ayant pu les générer comme il arrive qu'une douleur génère un cancer.

 Idéologie contre pragmatisme

Le bât commence à blesser quand se pose, de façon prosaïque, l'utilité d'une psychanalyse pour des gosses amputés de la parole ou du flux verbal, et qu'on trimballe d'institution en cabinet de psychothérapeute, dans l'espoir qu'en émerge une "bulle de savon" évoquée par l'un des intervenants du film. Ces années perdues pour l'apprentissage, parce que l'éthique interdirait qu'on l'inculque, comme disait Maud Mannoni, manu militari, c'est à l'omniprésencee de la psychanalyse qu'il faut les imputer : à ce système qui ne tolère d'autre choix et condamne, faute des outils indispensables au moindre échange, des êtres perfectibles en demande d'affection à une solitude désespérante. Qui n'a pas vu dans un coin de campagne retiré un de ces ghettos de zombies surmédicalisés ne comprendra peut-être pas l'urgence du changement d'une politique dont les seuls bénéficiaires sont jusqu'à présent ceux qui tiennent la place prestigieuse et lucrative, et n'entendent pas la partager.

"Le Mur", l'autisme à l'épreuve de la psychanalyse
 

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/un-docu-sur-l-autisme-menace-d-104379?mid=52

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16 novembre 2011

article publié sur le parisien.fr le 15 novembre 2011

Publié le 15.11.2011, 19h33

Trois psychanalystes ont assigné une documentariste lilloise, auteur d'un film militant opposant leur conception sur l'autisme à celle de scientifiques et d'associations de familles, en demandant l'interdiction de sa diffusion.
"Sophie Robert est assignée en interdiction de diffusion du film "Le Mur", actuellement sur internet et déjà projeté dans quelques cinémas, a indiqué mardi Me Benoît Titran.
 

L'affaire sera jugée sur le fond par le tribunal de grande instance de Lille le 8 décembre, a-t-il précisé.
Les trois psychanalystes - Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens - appartiennent à l'Ecole de la cause freudienne. Ils estiment, selon leurs défenseurs, que le documentaire soutenu par l'association Autistes sans frontières constitue un "sabotage" qui a pour objectif de "ridiculiser" la psychanalyse.
Dans ce documentaire, des psychanalystes expliquent que l'autisme pourrait être la conséquence d'une dépression maternelle, d'une mauvaise relation avec l'enfant, voire d'un refus de l'apport masculin pour la conception. Certains parlent de mère "psychogène", de "stade de folie transitoire" de la mère, voire de "désir incestueux".
Cette vision est présentée par le film en opposition à des méthodes éducatives et comportementales, appliquées par certaines familles.
"Le tribunal devra trancher la question de savoir si Sophie Robert est sortie des autorisations de tournage" signées par les trois psychanalystes préalablement à leur interview, comme ils l'affirment, a expliqué Me Titran.
Ces autorisations, consultées par l'AFP, décrivent la réalisation d'un documentaire en trois volets sur la psychanalyse, dont l'un serait consacré à l'approche psychanalytique de l'autisme.
Par ailleurs, les trois psychanalystes demandent à être considérés comme auteurs et doivent donc pouvoir empêcher la diffusion de leurs propos, ce que conteste également Me Titran.
Le tribunal des référés de Lille statuera d'abord le 29 novembre sur la demande de saisie de l'intégralité des rushes de Mme Robert pour sa série de documentaires, celle-ci ayant jusqu'ici uniquement transmis la copie des entretiens incriminés.

http://www.leparisien.fr/lille-59000/des-psychanalystes-veulent-interdire-un-documentaire-sur-l-autisme-15-11-2011-1722618.php

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article publié dans la Voix du Nord le 15 novembre 2011

Bras de fer juridique autour d'un film sur psychanalyse et autisme

 

mercredi 16.11.2011, 05:25- La Voix du Nord

|  CONTROVERSE |

La démarche est trop rare pour passer inaperçue. ...

 

D'un côté, Sophie Robert, une Lilloise se décrivant elle-même comme une « anthropologue de la psychanalyse ». De l'autre, des psychanalystes réputés, reconnus par leurs pairs, y compris sur le plan international. Au centre, un documentaire consacré au traitement de l'autisme par la psychanalyse.

Sur la jaquette du DVD, on peut lire : « Sophie Robert a réalisé une longue enquête auprès d'une trentaine de pédopsychiatres-psychanalystes, dont quelques-uns parmi les plus grands spécialistes français de l'autisme, afin de démontrer par l'absurde - de la bouche même des psychanalystes - de l'inefficacité de la prise en charge psychanalytique de l'autisme. » « En France, les psychanalystes ont quarante ans de retard sur le traitement de l'autisme, précise la documentariste dont c'est le premier film.

Ils s'opposent à des méthodes éducatives et comportementales. » Insistant : « Je les ai filmés en train d'exprimer leur opinion. C'est choquant. Ça nuit à leur image. » S'estimant piégés, trois des experts interviewés réclament l'interdiction du film. Un juge lillois leur a déjà accordé l'autorisation de disposer des rushes. Contre-attaque, hier, de Sophie Robert et de Benoît Titran, son avocat. En référé, ils réclament l'annulation de cette décision « non contradictoire ». But, entre autres, « la protection des sources, argumente Me Titran. Certaines des personnes interrogées pour ce qui sera une série de documents ont réclamé l'anonymat. Elles ne veulent pas être reconnues. »

« Travail de sabotage »

« Il n'a jamais été question de récupérer toutes les images, rétorque Me Charrière-Bournazel, l'avocat des psychanalystes. L'une a été interrogée pendant trois heures, un autre durant deux heures et le troisième, une heure. Leurs propos ont été rendus incompréhensibles. Des questions ont été plaquées après coup sur les déclarations de mes clients. » Il veut donc comparer ces six heures de matériel brut avec le documentaire de 52 minutes déjà diffusé la semaine dernière au cinéma l'Univers de Lille. La question du secret des sources ne tient donc pas pour ce que l'avocat qualifie de « travail de sabotage destiné à une oeuvre polémique ». « On a le droit de penser que la psychanalyse est une absurdité, assène-t-il. Là, on veut juste tourner mes clients en ridicule. » Décision le 29 novembre. Une autre action a été lancée pour faire interdire le film. •

LAKHDAR BELAÏD

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/11/16/article_bras-de-fer-juridique-autour-d-un-film-s.shtml?mid=52

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Boîte à outil de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

Que vous soyez parents, éducateurs ou même simplement si vous connaissez une personne autiste ... ce petit guide est éclairant. Beatrice Bolling (Autisme infantile) nous livre là un mode d'emploi pour comprendre et accompagner la personne de manière éclairée (Jean-Jacques Dupuis).

Extrait et conclusion qui de cette boîte à outil :

"N’oubliez jamais que les parents sont les meilleurs spécialistes de leur enfant et que, pour ce qui concerne l’autisme, ils sont de plus en plus souvent mieux formés et informés que les « professionnels » qui vous entourent (CAMPS, CMPP, psychologues scolaires, etc.). N’oubliez jamais que vous êtes peut-être parent vous-même, ou que vous le serez peut-être un jour, et qu’environ une naissance sur 110 est sur le spectre autistique. Soyez l’enseignant ou l’AVS que vous aimeriez rencontrer sur votre route si par
malchance votre enfant était ce 1%…"

http://www.lulu.com/items/volume_71/11172000/11172562/1/print/BoiteAOutilsDeLEnseignantOuAVSAccueillantUnEnfantAutisteDansSaClasse.pdf


NB - J'ai eu connaissance de cette information via la dernière newsletter du CRAIF (Centre de Ressources Autisme Ile de France) à laquelle je vous recommande de vous abonner (jjdupuis)
http://www.craif.org/43-lettre-d-information.html?archive=1


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article publié sur TF1 news le 15 novembre 2011

19h11

Des psychanalystes veulent interdire un documentaire sur l'autisme

Trois psychanalystes ont assigné une documentariste lilloise, auteur d'un film militant opposant leur conception sur l'autisme à celle de scientifiques et d'associations de familles, en demandant l'interdiction de sa diffusion. "Sophie Robert est assignée en interdiction de diffusion du film "Le Mur", actuellement sur internet et déjà projeté dans quelques cinémas, a indiqué mardi Me Benoît Titran.

L'affaire sera jugée sur le fond par le tribunal de grande instance de Lille le 8 décembre, a-t-il précisé. Les trois psychanalystes - Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens - appartiennent à l'Ecole de la cause freudienne. Ils estiment, selon leurs défenseurs, que le documentaire soutenu par l'association Autistes sans frontières constitue un "sabotage" qui a pour objectif de "ridiculiser" la psychanalyse.

http://lci.tf1.fr/filnews/culture/des-psychanalystes-veulent-interdire-un-documentaire-sur-l-6821830.html

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article publié dans locatis.info le 14 novembre 2011

Un nouvel accompagnement mutualisé des élèves handicapés

PLF 2012Publié le lundi 14 novembre 2011

Comme Localtis l'indiquait dans son édition du 10 novembre, l'Assemblée nationale, examinant les crédits de la mission Enseignement scolaire du PLF 2012, a adopté ce jour-là un amendement surprise du gouvernement relatif à l'accompagnement scolaire des enfants handicapés (article 51 septies de la version provisoire du PLF). Cette disposition entend répondre aux observations de la conférence nationale sur le handicap, réunie le 8 juin dernier (voir notre article ci-contre du 9 juin 2011). Finalité de la mesure : mettre en place une solution intermédiaire entre l'intégration scolaire assurée directement par les enseignants (pour les handicaps les plus légers) et l'accompagnement individuel pour les enfants scolarisés en milieu ordinaire présentant les handicaps les plus lourds.
Pour cela, l'amendement du gouvernement complète l'article L.351-3 du Code de l'éducation - relatif à l'accompagnement scolaire des enfants handicapés -, en prévoyant que "si cette scolarisation n'implique pas une aide individuelle mais que les besoins de l'élève justifient qu'il bénéficie d'une aide mutualisée, la commission mentionnée à l'article L.146-9 du Code de l'action sociale et des familles [la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, Ndlr] en arrête le principe. Cette aide mutualisée est apportée par un assistant d'éducation recruté dans les conditions fixées par le premier alinéa de l'article L.916-1 du Code de l'éducation". L'amendement précise également que "si l'aide nécessaire à l'élève handicapé ne comporte pas de soutien pédagogique, ces assistants d'éducation mentionnés aux deux premiers alinéas peuvent être recrutés sans condition de diplôme". Un décret viendra préciser les modalités de mise en œuvre de cette nouvelle disposition.
Cette mesure - qui devrait se retrouver dans le texte final - permettra ainsi aux CDAPH de disposer d'une solution intermédiaire pour l'accompagnement scolaire et aux inspecteurs d'académie - déjà compétents pour recruter des assistants d'éducation sur des missions d'aide individualisée - de recruter désormais des assistants d'éducation sur des missions d'aide mutualisée. Pour leur part, les établissements publics locaux d'enseignement conservent la compétence de principe en matière de recrutement des assistants d'éducation, mais la réforme leur permet de procéder, dorénavant, aux mêmes recrutements que les inspecteurs d'académie, sous réserve de l'accord préalable de ces derniers. Enfin, l'amendement étend cette possibilité aux établissements scolaires privés sous contrat.
La commission des finances - pas plus que la celle de la culture et de l'éducation - n'a pu examiner cet amendement, "qui ne lui a été transmis que très peu de temps avant le début de cette séance". Néanmoins, les rapporteurs concernés se sont déclarés favorables à titre personnel. Valérie Pécresse, la ministre du Budget, a indiqué que la mesure était proposée "sur préconisation des maisons départementales des personnes handicapées" (afin de donner davantage de marges de manœuvre aux CDAPH). Elle a également précisé que cet accompagnement sera "assuré par le recrutement de plus de 2.000 assistants de scolarisation", dont le financement est prévu par ailleurs dans le PLF 2012. L'amendement a finalement été adopté à l'unanimité.

Jean-Noël Escudié / PCA

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article publié dans locatis.info le 14 novembre 2011

Emploi des personnes handicapées : hausse ou trompe-l'oeil ?

HandicapPublié le lundi 14 novembre 2011

Alors que se tient, du 14 au 20 novembre, la 15e édition de la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées, la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère de l'Emploi publie une étude sur "L'Emploi de travailleurs handicapés dans les établissements de 20 salariés ou plus du secteur privé : bilan de l'année 2009". Ce seuil de 20 salariés correspond au plancher d'assujettissement à l'obligation d'emploi de travailleurs salariés (OETH) ou, à défaut, de versement d'une taxe à l'Agefiph.
Les chiffres publiés laissent un peu songeurs, dans la mesure où ils sont difficiles à comparer. En 2009, 322.300 travailleurs handicapés ont ainsi été employés dans les 128.400 établissements assujettis à l'OETH, ce qui représente - en équivalents temps plein sur l'année - 2,7% des effectifs des établissements assujettis n'ayant pas signé d'accord spécifique sur l'emploi de personnes handicapées. Ce taux est donc encore loin de l'obligation de 6%. En revanche, en termes de progression, l'année 2009 enregistre un bond spectaculaire, puisque le nombre des travailleurs handicapés employés dans les entreprises assujetties croît de 13,5% (322.300) et celui des nouveaux bénéficiaires de l'OETH de 29,8% ! De plus, 65% des entreprises assujetties emploient au moins une personne handicapée. Si l'on ajoute les 9% d'établissements - essentiellement des grandes entreprises - couverts par un accord en faveur de l'emploi des personnes handicapées, il ne reste donc qu'environ 25% d'établissements - contre 34% en 2008 - non couverts par un accord spécifique ou n'employant aucun travailleur handicapé (ils peuvent cependant sous-traiter des activités à des établissements et services d'aide par le travail).

Une lisibilité brouillée

Des résultats qui pourraient passer pour exceptionnels, surtout dans une année qui a vu l'apogée de la crise économique mondiale. Malheureusement, ces chiffres n'ont pas vraiment de signification. Comme le reconnaît d'ailleurs la Dares, "le nombre et les caractéristiques des bénéficiaires 2009 ne peuvent être directement rapprochés de ceux des années antérieures. La loi du 1er décembre 2008 a en effet modifié le mode de décompte des bénéficiaires de l'OETH (suppression de la règle des six mois de présence minimum pour prise en compte des bénéficiaires en CDI ou CDD notamment) et élargi la liste des stagiaires pouvant en bénéficier". Ce changement de périmètre explique, à lui seul, 43% de la hausse de 13,5% constatée en 2009.
Faut-il pour autant considérer que ces chiffres ne sont qu'un trompe-l'œil ? La réponse est plus subtile. A périmètre constant - autrement dit sans tenir compte de l'impact de la loi du 1er décembre 2008 - le nombre de personnes handicapées employées dans les établissements assujettis a tout de même progressé de 7,9% en 2009, soit un chiffre équivalent à celui de 2008 (8%), ce qui est loin d'être négligeable pour deux années marquées par une crise économique sévère. Mais la qualité de l'emploi s'est néanmoins dégradée. Parmi les 32.700 bénéficiaires supplémentaires de l'OETH en 2009, 33% ont été embauchés en CDD, contre 13% en 2008. Si le CDI reste le contrat le plus courant, sa part est passée en un an de 49 à 44%. La part de l'intérim a également reculé (de 38 à 23%), mais sous l'effet de la progression des CDD et non par la création d'emplois pérennes.
Plus récents, les chiffres publiés dans le cadre de la préparation de la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées confirment ces difficultés. Ainsi, à la fin du mois de mars 2011, le nombre de demandeurs d'emploi handicapés recensés par l'Agefiph s'élevait à 269.369, soit une hausse de 13,1% en un an, contre +4,2% pour l'ensemble des demandeurs d'emploi.

Jean-Noël Escudié / PCA

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publié sur Réflexions sur l'apport des TIC pour élèves en troubles d'apprentissage

Picto-Selector une application en français et gratuit pour la création de tableaux de communication!

Il y a un certain temps, je vous parlais du logiciel BoardMaker http://ayor001.wordpress.com/category/ressources/logiciels/boardmaker/ comme outil de gestion de l’enseignement ou de l’apprentissage à base de données pictos.

Ce matin j’ai téléchargé ici http://www.pictoselector.eu/index.php?lang=fr le logiciel gratuit Picto-Selector. C’est impressionnant de voir avec quelle facilité la prise en main du logiciel s’effectue et à quel point la banque de pictogrammes présente est imposante.

En un rien de temps, vous pourrez facilement créer des planches afin de proposer des choix de communication, décrire une séquence et plus encore!

Le produit final exporté au format .pdf ressemble à ceci:

Voir une courte capsule vidéo de prise en main du logiciel sur le lien :

http://ayor001.wordpress.com/2011/10/25/picto-selector-une-application-en-francais-et-gratuit-pour-la-creation-de-tableaux-de-communication/?mid=52

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15 novembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 15 novembre 2011

De petits progrès, en petits échecs, en grande victoire

Cela pourrait presque être notre quotidien…

C’est vrai que, des fois, me traverse l’esprit la question « Pourquoi nous, pourquoi elle? », mais finalement, avec du recul, Maëlys ne serait pas Maëlys si elle n’était pas autiste. Et maintenant, changerais-je quelque chose? Pas sûr… Je l’aime tellement, mon rayon de soleil, telle qu’elle est.

Pourtant, le quotidien est loin d’être rose tous les jours.

La vie de tous les jours, c’est ressasser, stimuler, aider, ne pas céder, aimer, détester, ne rien comprendre à son propre enfant, la chair de sa chair.

Mais dans tout ça, un jour pas comme un autre, tout à coup émerge une victoire, qui semblerait futile pour n’importe quel autre enfant, mais qui en est une ÉNORME pour nos enfants…

De petits progrès, en petits échecs, en grande victoire

Maëlys n’est jamais là où on l’attend.

Et ces petites victoires du quotidien redonnent de l’espoir, du bonheur, de l’émotion.

Car finalement, comment sera son avenir? On ne le sait pas.

Mais son présent ? Il est fait de difficultés, mais de tellement de petits bonheurs de la vie, de batailles gagnées, de nouvelles choses acquises, comprises, intégrées par une si petite fille, à qui l’on demande tellement de choses, finalement.

Une petite fille de notre planète sans l’être vraiment, regardant dans une autre direction que la nôtre, qui est là sans être là, qui voit le monde à sa façon, et nous le fait découvrir chaque jour un peu plus.

Des fois je pleurerais de rage, mais finalement, tout le bonheur qu’elle m’apporte, malgré sa façon unique de voir le monde, vaut tout les coups de gueule, de nerfs, de folie, passés pour elle, et qui ne finiront pas de sitôt, dans ce pays où l’autisme est une maladie qui fait fuir, et ne provoque qu’incompréhension.

Oui, en tant que maman, mon cœur est brisé plusieurs fois par semaine par les gens autour, les professionnels qui ne veulent pas évoluer.

Mais je sais aussi, en tant que maman, que ma fille, Maëlys, est unique, sait faire des choses propres à elle, est heureuse, et nous apporte un bonheur indescriptible.

Et pour elle, et pour toute les autres enfants de son monde, je voudrais que les gens comprennent à quel point ces enfants sont précieux et méritent qu’on se batte pour eux.

La France peut ne PAS être fière de sa prise en charge et de son entêtement.

Mais les parents d’enfants autistes, PEUVENT être fiers d’eux, ainsi que tous ceux qui nous soutiennent derrière.

MERCI, à toute notre famille, et entourage, collègues, amis, maitresse, école, tous ceux qui nous soutiennent. Sans vous Maëlys n’avancerait pas.

MERCI de vous battre avec nous.

http://autismeinfantile.com/temoignages/julie-et-maelys/de-petits-progres-en-petits-echecs-en-grande-victoire/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

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