15 avril 2011

article publié sur fenêtre sur l'Europe le 15 avril 2011

L’Autisme, une réalité européenne, des solutions nationales

 

grosclaudeLa Journée Mondiale de l’autisme vient de nous le rappeler, l’autisme touche 1 personne sur 150 à travers le monde. Malheureusement, l’Europe n’est pas épargnée. Rien qu’en France, on dénombre 430 000 personnes atteintes de ce trouble dont 108 000 enfants soit prés de 25%. Source de nombreux préjugés, l’autisme demeure une « terra incognita » pour nombre d’européens qu’ils soient soignants ou simples citoyens.
[Xavier Grosclaude]
 
L’autisme est une réalité globalement méconnue en Europe.


L’autisme est défini par l’Organisation Mondiale de la Santé comme un trouble envahissant du développement. On le rencontre dans l’ensemble des pays européens. Il s’agit d’une maladie d’origine neurobiologique qui affecte, avec plus ou moins d’intensité, la qualité des interactions sociales, la communication verbale et non verbale ainsi que la concentration du sujet.
L’autisme est présent dans toutes les classes sociales sachant que l’autisme infantile est quatre fois plus présent chez les garçons que chez les filles.

Outre l’intégration des personnes autistes dans le monde professionnel, facilité au niveau de l’Union européenne par le programme Progress, la problématique commune à tous les pays européens demeure le diagnostic précoce de la maladie et la mise en place de prises en charge adaptées aux besoins des autistes.

Sur ce terrain, la France, empreinte d’une forte culture psychiatrique, accuse un certain retard pour ne pas dire un retard certain…par rapport à des pays comme l’Italie, la Suède, la Belgique, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni.
En soutenant, en 2005, la déclaration des Nations-Unies rappelant le droit des personnes atteintes d’autisme à accéder à une prise en charge adaptée, à une éducation appropriée, à une assistance qui respecte leur dignité, à une absence de discrimination, à l'intégration sociale, à la protection de leurs droits fondamentaux, à une information honnête concernant les traitements dans leur diversité, et à un accès à ces traitements, la Commission européenne a souhaité réaffirmer son engagement en faveur de l’autisme après la condamnation, pour manquements à ses obligations éducatives, de la France par le Conseil de l’Europe.

En Europe, force est de constater que le regard sur l’autisme est très différent d’un pays à un autre. Contrairement à la France, des pays, comme la Belgique ou la Suède, ont su dépasser les logiques d’exclusion pour explorer celles de l’intégration scolaire ou professionnelle.

La France ne peut que mieux faire… !

Selon le Comité Consultatif Nationale d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé "Les personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques et leurs proches sont aujourd’hui encore victimes en France d’une errance diagnostique, conduisant à un diagnostic souvent tardif, de grandes difficultés d’accès à un accompagnement éducatif précoce et adapté, d’un manque de place dans des structures d’accueil adaptées, de l’impossibilité pour les familles de choisir les modalités de prise en charge des enfants, de la carence de soutien aux familles, et de la carence d’accompagnement, de soins, et d’insertion sociale des personnes adultes et âgées atteintes de ce handicap" (Avis n° 102).

Alors qu’en Italie, la plupart des enfants autistes sont accueillis dans des classes ordinaires, le chiffre est inférieur à 20% pour la France avec une double restriction liée à la présence obligatoire d’une auxiliaire de vie scolaire et d’un emploi du temps allégé…

De fait, de nombreux parents n’ont pas d’autre choix pour leurs enfants que de rejoindre la Belgique culturellement plus ouverte à la diversité et surtout mieux "outillé" pour dépister l’autisme et scolariser les enfants.

De son coté la Suéde, après avoir interdit les institutions spécialisées en 1995, a mis en place des classes adaptées au sein de ses établissements scolaires. Ce mode de scolarisation existe aussi au Royaume-Uni même si le choix laissé aux parents est plus large. Ils peuvent, en effet, choisir entre écoles spécialisées, classes spécialisées ou classes ordinaires avec soutien spécifique.

En Espagne, le choix des parents, en matière de scolarisation, varie selon le type d’autisme diagnostiqué. L’alternative est soit une scolarisation classique, le cas échéant renforcée par un soutien personnalisé, soit une scolarisation dans un centre spécialisé pour les enfants autistes.

En France, il n’est pas risqué d’affirmer que l’indigence des moyens développés par les pouvoirs publics n’est pas à la hauteur des enjeux. Même si le Plan Autisme 2008 -2011 lancé par le gouvernement Français met l’accent sur la diversification des modalités de prise en charge des enfants autistes, une question récurrente reste toujours sans réponse pour leurs familles.

Pourquoi des méthodes éducatives dites "comportementalistes" validées avec succès, depuis plusieurs années, dans de nombreux pays européens (Suède, Royaume-Uni, Norvège…) mais aussi extra-européens (Etats-Unis, Canada…) sont elles toujours jugées "expérimentales" en France ?

http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=chroniques&id=0785

Posté par jjdupuis à 17:51 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

article publié sur le blog d'EFB le 12 avril 2011

drapeau_francais.gif   Voici l'info telle que publiée par Wikipedia :

Le gouvernement suédois, via le "NationalBoard of Health and Welfare" vient de décider de supprimer tout recours aux traitements d'orientation psychodynamique dans le traitement de l'autisme. Cette mesure qui ne s'étend pour le moment qu'au secteur public devrait se généraliser à toutes les autres pathologies mentales et gagner rapidement le secteur privé.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychanalyse_dans_le_monde#Psychanalyse_en_Su.C

Et voici le début du commentaire qu’en fait Patrice Van den Reysen dans son blog :

« Des nouvelles fraîches du front chers récalcitrants éclairés ! Nos amissuédois réagissent et s’organisent. Le « National Board of Health and Welfare » a tout récemment décidé que les thérapies psychodynamiques devaient disparaître des cliniques et hôpitaux du secteur public…

Une cible privilégiée à ce cataclysme : le traitement de l’autisme où, d’unjour à l’autre, le traitement par la psychanalyse disparaîtra totalement.

Tout cela permet l’émergence d’une nouvelle génération de thérapiesefficaces et le rejet de la psychanalyse aux oubliettes de l’histoire de la santé publique de ce grand pays qu’est la Suède.

Espérons une réaction en chaîne qui ferait exploser tout le reste del’édifice freudien, ou ce qu’il en reste, de part le monde, et surtout chez nous, bien sûr. »

http://vdrpatrice.wordpress.com/2010/01/14/le-destin-des-impostures-scientifiques-la-psychanalyse-en-suede/

Il s'agit donc d'un véritable coup dur pour la psychanalyse. Surtout venant de la ô combien démocratique et progressiste Suède. Car les psychanalystes ont toujours clamé, urbi et orbi,  que seules les dictatures interdisaient la « libératrice » psychanalyse (ce qui est, bien sûr, historiquement faux). Un coup dur aussi car nous savons tous que les pays nordiques sont toujours en avance, montrent souvent la voie. Ce n’est qu’une affaire de temps. Le mur de Berlin a bien fini par tomber. La maison Freud peut-elle résister indéfiniment, même en France ?

http://freixa.over-blog.com/article-la-71557731.html

Posté par jjdupuis à 08:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

article publié sur le site Autisme Infantile le 14 avril 2011

Modifier un comportement, c’est un métier, nous voulons que les professionnels de l’ABA soient formés à l’université!

On va faire simple: en mettant bout à bout les seules listes d’attente d’une association française de prise en charge ABA, on arrive à un besoin exprimé de 600 psychologues, titulaires de maîtrise, pour superviser et mettre en place les prises en charge de nos enfants, et 3000 éducateurs ABA pour pratiquer les interventions.

C’est un calcul rapide qui s’opère à partir des listes d’attente interminables d’une association de prise en charge ABA, mais je n’ose imaginer le chiffre que l’on atteint si l’on met bout à bout toutes les demandes de prise en charge, quelle que soit l’association.

Ce que je sais, et que je voudrais bien montrer aux Présidents d’Université, c’est le désespoir qui accompagne les familles derrière ces chiffres…

Face à ce constat terrible, chaque année, l’Université Française diplôme de 10 à 20 Bac+5 spécialisés en ABA (dont la moitié seulement se consacre ensuite à l’autisme), aucun Bac+3 spécialisé ABA, et une trentaine de DU ABA.

Dans le même temps, des bataillons de psys sont formés aux approches psychanalytiques, dont celles du DU de Paris 7, sans parler des autres corps professionnels qui interviennent auprès de nos enfants (cf le scandale des formations en psychomotricité totalement trustées par les pro-packing, pateaugeoires et autres psychâneries).

Nous recommandons, tous autant que nous sommes, aux parents confrontés à l’autisme d’éviter comme la peste les prises en charges d’obédience psychanaytiques, et d’opter pour des traitements éducatifs et comportementaux. Une partie de ces familles – environ 3500 cette année - souhaiterait un traitement ABA pour leur enfant.

Pour des raisons dogmatiques, la psychiatrie française s’oppose avec acharnement au développement de ce traitement en France. Conséquence directe: notre pays souffre d’un manque criant de structures répondant aux normes de l’ABA, et plus encore de personnel ayant la formation et la qualification universitaires qu’elles exigent.

Si vous ne voulez pas que, demain, les seules formations ABA disponibles en France soient des ateliers de 3 jours,

Si vous voulez que dans le futur le traitement ABA de l’autisme puisse pousser les portes des IME, avec de vrais professionnels compétents et validés,

Si vous ne voulez pas de traitements ABA supervisés depuis l’étranger, par site internet ou Skype interposé,

Si vous voulez que nous parvenions à convaince les MDPH, une par une, de financer ces traitements pour les familles qui les souhaitent parce que, faits par des pros, ils sont efficaces,

nous invitons à l’exprimer ici en vous joignant à la pétition qu’organise Autisme Infantile.

Forts de votre soutien, nous pourrons mettre les universités – aujourd’hui libres de faire ce qu’elles veulent, le pire (le DU Paris 7 ou le scandale du master comportementaliste d’Amiens), comme le meilleur (les licences pro de Paris 5, la licence toulousaine qui, s’ils ne sont pas ABA, donnent aux familles quelques intervenants armés pour la remédiation cognitive ou l’éducation structurée, les master et DU de Lille 3) – devant leurs responsabilités et, parfois, leur archaisme dogmatique.

Pétition Autisme Infantile : Tous pour la formation universitaire des professionnels de l'ABA (en bas de l'article) :

http://autismeinfantile.com/informations/actualites/modifier-un-comportement-cest-un-metier-nous-voulons-que-les-professionnels-de-laba-soient-formes-a-luniversite/

Posté par jjdupuis à 06:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

14 avril 2011

article publié sur le site Théo m'a lu Anne le 13 avril 2011

Lecture/compréhension

Alors que le diagnostic de TED n'était pas encore posé, il était évident que Théophile présentait un trouble majeur du langage. Tout était très compliqué en même temps que nous faision l'effort de nous adapter. Faire appel à la langue des signes nous a effleuré l'esprit mais les tests auditifs pratiqués sur Théophile étant normaux, nous avons souhaité donner priorité au langage oral. Pas simple tous les jours de se faire comprendre pour lui mais pour nous aussi! Obligation d'utiliser des phrases courtes et de s'assurer que même un ordre simple était compris, voilà ce qu'a été notre mission pendant les 6 premières années de la vie de Théophile. Lorsque le spectre de l'instruction obligatoire s'est installé chez nous, nous avons opté pour les cours du CNED (arrivés dans un énorme carton!) qui ont bien vite été relégués dans un coin de la pièce de travail...Lors de nos premières rencontres avec la psychologue du cabinet ESPAS, nous étions d'accord sur le fait que la priorité était de favoriser la compréhension chez Théophile. L'apprentissage de la lecture (et bizarrement avec la même méthode que pour ses soeurs aînées) s'est déroulée sans difficultés et je dirais même que ce premier obstacle passé, j'étais boostée avec cet axiome: mon fils a des capacités au moins similaires à un enfant normal. Ne lui manque que la parole et d'autres petites choses inhérentes à son TED ! Il avait pris l'habitude de lire un récit le soir avec moi mais nous n'étions pas certains que l'histoire dans son ensemble était comprise. Il se focalisait sur une anecdote (le plus souvent un passage plein de drôlerie!) mais il n'avait pas une vue d'ensemble du récit en question.C'est au hasard d'une visite sur le  blog "Le petit roi":

http://lepetitroi.fr/comprehensiondelecture.html

que j'ai découvert un livre tout petit mais qui a été le déclic chez Théophile: "Je veux ma maman". Ancré dans le quotidien et s'appuyant sur des sentiments qu'il connaissait bien (l'attachement, la peur...), il s'est tout de suite senti rassuré. Les questions était déjà prêtes, j'ai essayé avec un peu d'appréhension en pensant que c'était quitte ou double. Peut-être tout en sachant lire, notre fils ne comprenait rien à rien, nous allions en avoir le coeur net!Il a adoré cette histoire et le fait de fragmenter le récit en séquences très courtes et en lui posant des questions sous forme de QCM l'a mis en confiance...

DSC04542

Aujourd'hui, il est toujours très demandeur de la présentation "QCM" parce qu'il ne lui est pas facile de construire une phrase très longue sans erreur de syntaxe et que son graphisme est encore malaisé. Et depuis que nous avons institué l'activité "dictée" (dont il faudra que je reparle), nous ne voulions pas multiplier les lignes d'écriture qui engendredrait une assez grande fatigue...

Nous avons par contre passé beaucoup de temps à lui faire comprendre la différence entre :"Cocher la bonne réponse", "entourer la bonne réponse" ou "barrer la mauvaise réponse". Même aujourd'hui, il s'assure toujours, en posant la question, que cocher c'est "mettre une croix", par exemple. Ceci pour vous dire que la moindre acquisition, si tant est qu'elle doive s'appuyer sur le langage peut vite devenir une "galère". Aujourd'hui, nous diversifions les formes de récits et nous avons commencé à lire et à étudier des contes (pas évident pour un TED qui reste ancré dans le quotidien et pour qui les histoires de fantômes sont bien réelles!). Certains récits sont impossibles à envisager avec lui. Il est très sensible par exemple à tout ce qui peut se dérouler dans un hôpital (son séjour à Robert Debré pour son diagnostic l'a beaucoup marqué), à la maladie... J'évite autant que possible! Nous n'en sommes pas encore à étudier Jules Verne mais je ne désespère pas.L'image néanmoins est un support indispensable à sa compréhension. 

Nous avons commencé à lire un petit ouvrage avec moins d'illustrations:

"Le chien de Quentin" Collection les Imbattables / édition Ratus poche Hatier n°55

Je suis satisfaite du fait qu'il ne l'ai pas rejeté par peur de la difficulté même si ça reste plus compliqué pour lui... Pour finir, je vous signale cette histoire que Théophile a beaucoup aimé. Elle aborde avec beaucoup de poésie le thème du handicap (physique).Je pensais discuter de cette notion avec Théophile mais lorsque je lui ai demandé s'il savait qu'il était différent des autres enfants, il m'a répondu que non ! J'en ai déduit que pour l'instantet à 8 ans, le handicap de notre fils n'était pas un problème pour lui ...

DSC04577

Par contre, il a beaucoup aimé le fait que ce petit garçon soit très proche des animaux (même les plus insignifiants) et attentif au bruits de la nature. C'est un livre de sagesse et l'attitude du père face au handicap est intéressante et émouvante.  Théophile progresse et la lecture est pour lui un vrai moment de partage. Il feuillette seul des livres (même des BD) mais il a encore besoin d'être "accompagné" pour faciliter la compréhension sitôt que le style est plus recherché.Mais plus rien à voir avec le petit garçon annonant des textes auxquels il ne comprenait rien il y a encore quelques années!LaMaman

http://theomaluanneief.canalblog.com/archives/2011/04/13/20885418.html

Posté par jjdupuis à 07:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :


13 avril 2011

article publié sur la site village de la justice le 13 avril 2011

Le droit à l’éducation des enfants handicapés est fondamental. Par Jérôme Maudet, Avocat

« Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple » plaidait déjà DANTON.

L’article L.111-1 du Code de l’éducation vient confirmer cette position en ces termes :

« L’éducation est la première priorité nationale. Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances. (...)

Le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle, d’exercer sa citoyenneté. »

L’Etat a cependant souvent des difficultés à remplir l’obligation qui lui incombe de mettre en oeuvre dans les écoles primaires les moyens nécessaires pour que le droit à l’éducation et l’obligation scolaire aient un caractère effectif pour les enfants handicapés.

Par un arrêt du 8 avril 2009, le Conseil d’Etat avait déjà eu l’occasion de rappeler que les enfants handicapés bénéficient d’un droit à l’éducation que l’Etat doit assurer en vertu d’une obligation de moyen. « Considérant (...) l’obligation scolaire s’appliquant à tous, les difficultés particulières que rencontrent les enfants handicapés ne sauraient avoir pour effet ni de les priver de ce droit, ni de faire obstacle au respect de cette obligation ; qu’il incombe à l’Etat, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif ; que la carence de l’Etat est constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité, sans que l’administration puisse utilement se prévaloir de l’insuffisance des structures d’accueil existantes ou du fait que des allocations compensatoires sont allouées aux parents d’enfants handicapés, celles-ci n’ayant pas un tel objet. » (CE, 8 avril 2009, N°311434)

En cas de carence de l’Etat dans la mise en oeuvre de cette obligation destinée à rendre effectif le droit à l’éducation des enfants handicapés, sa responsabilité pour faute est susceptible d’être engagée.

Par ordonnance du 15 décembre 2010 le Conseil d’Etat, statuant en référé, est allé encore plus loin en érigeant le droit à l’éducation des enfants au rang des libertés fondamentales.

Dès lors, la privation pour un enfant, notamment s’il souffre d’un handicap, de toute possibilité de bénéficier d’une scolarisation ou d’une formation scolaire adaptée peut constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :

« Considérant que la privation pour un enfant, notamment s’il souffre d’un handicap, de toute possibilité de bénéficier d’une scolarisation ou d’une formation scolaire adaptée, selon les modalités que le législateur a définies afin d’assurer le respect de l’exigence constitutionnelle d’égal accès à l’instruction, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, pouvant justifier l’intervention du juge des référés sur le fondement de cet article, sous réserve qu’une urgence particulière rende nécessaire l’intervention d’une mesure de sauvegarde dans les quarante-huit heures ; qu’en outre, le caractère grave et manifestement illégal d’une telle atteinte s’apprécie en tenant compte, d’une part de l’âge de l’enfant, d’autre part des diligences accomplies par l’autorité administrative compétente, au regard des moyens dont elle dispose ; »

Pour obtenir la condamnation de l’Etat dans le cadre d’un référé liberté, il appartient donc au requérant, indépendamment de l’urgence, de démontrer l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale.

En l’espèce, le jeune Théo, atteint d’un handicap, avait fait l’objet, alors qu’il était âgé de trois ans, d’un accord de la commission départementale des droits et de l’autonomie des personnes handicapées des Bouches-du-Rhône pour l’intervention d’un auxiliaire de vie scolaire, à raison de douze heures par semaine, en vue de permettre sa scolarisation en classe de maternelle à l’école primaire privée Saint-Joseph de la Madeleine à Marseille.

A la suite de la démission de cette personne l’enfant ne bénéficiait plus de cette assistance.

Bien que l’enfant demeurait scolarisé, les conditions difficiles de cette scolarisation depuis qu’il n’est plus assisté, ont conduit les parents à saisir le juge des référés aux fins d’obtenir de l’Etat l’affectation d’un auxiliaire de vie scolaire.

En première instance le juge des référés a fait droit à cette demande.

Saisis d’un pourvoi et contrairement à ce qu’avait pu retenir le juge des référés, les juges du Palais Royal ont réformé cette décision en considérant que les parents du jeune Théo ne rapportaient pas la preuve d’une atteinte grave et manifestement illégale.

"Considérant que, s’il incombe à l’administration, qui ne saurait se soustraire à ses obligations légales, de prendre toute disposition pour que le jeune Théo bénéficie d’une scolarisation au moins équivalente, compte tenu de ses besoins propres, à celle dispensée aux autres enfants, de telles circonstances ne peuvent caractériser, contrairement à ce qu’a jugé le juge des référés du tribunal administratif de Marseille, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative susceptible de justifier l’intervention du juge des référés sur ce fondement ; que par suite, et sans qu’il soit besoin de rechercher si la condition particulière d’urgence exigée par cet article était remplie, le MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE LA RECHERCHE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE est fondé à soutenir que c’est à tort que, par l’ordonnance attaquée, le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2, lui a enjoint d’affecter un auxiliaire de vie scolaire pour une durée hebdomadaire de douze heures pour la scolarisation de cet enfant à l’école Saint-Joseph de la Madeleine de Marseille ; »

Jérôme MAUDET
Avocat au Barreau de Nantes
jmaudet@cvs-avocats.com

http://www.village-justice.com/articles/droit-education-enfants-handicapes,10029.html

Posté par jjdupuis à 22:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

article publié dans paperblog le 12 avril 2011

Grosse colère !

Publié le 12 avril 2011 par Audraygaillard

Grosse colère !Lundi après-midi, 16h30, je suis à la sortie de l’école, ma deuxième journée va commencer, j’enfile mon plus beau tailleur : celui de Maman ! Pour ceux et celles qui ne le savent pas, je suis l’heureuse Maman de deux jumeaux, des petits Verseaux ! Ils ont 7 ans. Ma fille est une superbe petite vénusienne aux yeux verts gris et mon fils est tout simplement le plus beau gosse de la terre ! Saturne à l’Ascendant cancer, Neptune conjoint au soleil, Lune en maison XII, c’est un autiste « léger »… Hier soir nous avons appris que son AVS (auxiliaire de vie scolaire) qui l’accompagne quotidiennement en classe, ne finirait pas l’année scolaire avec lui. Motif : son renouvellement de contrat ayant trop tardé, il a accepté une offre d’emploi qu’il pouvait difficilement refuser !

Et voilà toute l’aberration d’un « système à la française » qui malgré une loi qui impose à l’Etat une obligation de résultat et garantit la « mise en place des moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés. » ne met pas en œuvre ces dits moyens !

Comment se fait-il qu’un AVS censé accompagner pour toute la durée d’une année scolaire un enfant handicapé n’ait qu’un contrat précaire qui s’arrête mi avril ?

Quand, en France, va-on enfin reconnaître et appliquer un vrai droit à la scolarisation pour ces enfants comme mon fils qui manifestent une réelle soif d’apprendre tout autant qu’une réelle envie et capacité d’évoluer en milieu scolaire ?

L’Autisme est un trouble envahissant du développement d’origine neurobiologique ! Ce n’est pas une psychose, une dépression du nourrisson ou de l’enfant due à mauvaise relation parents/enfant, ni un handicap obscur inéducable d’enfants impossibles à socialiser ou à scolariser !

Bien au contraire ! Lorsque mon fils est entré à l’école maternelle, il était mutique, il était envahit par des stéréotypies, n’échangeait pas, ne partageait pas, ses intérêts étaient hyper restreints… Bref, il présentait les troubles de la communication, des interactions sociales et du comportement propres à l’Autisme.

C’est l’apport du milieu scolaire qui l’a beaucoup fait progresser. Nous ne sommes pas les seuls à avoir pu noter la contribution extrêmement positive de l’école ! Aujourd’hui il parle comme vous et moi, il a ses copains, il est même parmi les meilleurs de sa classe ! Bref, c’est un petit garçon de 7 ans en plein boom !

Va-t-on briser son envol ?

Comme le dit cette campagne du collectif autisme combien d’enfants si merveilleux, si attachants, si scolarisables et surtout si futurs citoyens français doués de réelles compétences et talents va-t-on encore empêcher de devenir adultes épanouis et autonomes, socialement adaptés et capables de s’assumer ?

Combien ?

http://www.paperblog.fr/4366218/grosse-colere/

Posté par jjdupuis à 15:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

article publié dans le bien public le 7 avril 2011

Gevrey-Chambertin. Une exposition était organisée pour la Journée mondiale de sensibilisation.

L’art pour combattre l’autisme

 
Madame Françoise Lefèvre , auteur "du "Petit prince cannibale".  Hubert DEMUS

zoom

Samedi se déroulait la ­Journée mondiale de ­sensibilisation à l'autisme ­(un trouble envahissant du développement qui affecte, entre autres, le fonctionnement du cerveau).

À cette occasion, l'association Respir Bourgogne (relais, éducation, service, prestation, individualisé, réseau au service des familles d'autistes) présentait l'exposition “Visions urbaines” dans la salle de réception de la mairie de Gevrey-Chambertin. Cette exposition de photos est réalisée par Béatrice Proust et Dominique ­Lambry ; l'un de ces artistes vivant avec l'autisme.

Béatrice Leproust signe ses photos sous le nom de Luna TMG. Elle joue sur les reflets, les miroirs et les translucides. Elle utilise également la technique de saturation qui consiste à faire apparaître une ou des couleurs particulières sur une photo. Les résultats sont étonnants.

Dominique Lambris, quant à lui, propose également des photos de la ville de Dijon. Les tags de l'ancien garage art déco (de la rue Lafayette) qui a été récemment démoli apportent une autre vision à cet art mural. Des photos d'anciennes inscriptions publicitaires peintes sur les murs et les devantures de magasins méritent également d'être vues (déjà 40 % de ces inscriptions ont disparu).

Un soutien et un combat

Christine Garnier-Galimard a présenté, dans son discours d'ouverture, les objectifs de l'association Respir (dont elle est présidente) qui sont : le soutien aux familles, des aides à l'orientation pour les démarches administratives et des formations pour les aidants. Il ne faut pas oublier le combat de cette association pour faire connaître l'autisme au grand public. Mme Garnier-Galimard a également lancé un appel aux services publics pour travailler à partir d'un projet éducatif individualisé et coordonner tous les ­intervenants et les aidants.

Jean-Claude Robert s'est félicité d'accueillir à Gevrey-Chambertin cette exposition et les membres de l'association. Il a rappelé son souhait d'être le porte-parole des ­parents et de la présidente au conseil général.

Françoise Lefèvre et son fils Hugo Horiot sont venus témoigner de leurs vies avec l'autisme. Hugo Horiot, qui est maintenant comédien, réalisateur et scénariste, a expliqué comment il a décidé d'arrêter l'autisme. Sa mère, Françoise Lefèvre a écrit Petit Prince cannibale pour raconter son combat face à la maladie. Ce livre a obtenu le prix Goncourt des lycéens en 1990.

On estime qu'il y aurait en France entre 350 000 et 600 000 personnes atteintes du syndrome autistique.

Publié le 07/04/2011

Posté par jjdupuis à 15:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

article publié sur le site du conseil général d'Ile de France

Avril 2011 : une nouvelle politique sociale.

Ce 7 avril, les élus ont voté de nombreuses mesures permettant à la Région de protéger davantage les Franciliens les plus fragiles.

Face à la précarité grandissante d’un certain nombre de Franciliennes et Franciliens et l’augmentation des situations d’urgence, la Région a décidé de renforcer ses actions en direction des publics les plus fragiles ou en difficulté. Le 7 avril, l'assemblée régionale a adopté un nouveau rapport cadre visant tout particulièrement les publics les plus touchés par la crise sociale.


« Une politique qui, selon Laure Lechatellier, vice-présidente en charge de l'action sociale, fait de l'Île-de-France un véritable laboratoire de l'innovation sociale », notamment grâce à de nouveaux critères et outils. La Région donnera en effet la « priorité aux départements sous-dotés en équipements (...) et aux communes accueillant une population particulièrement défavorisée ». Et ce, en utilisant pour la première fois l'indicateur de développement humain développé par la Mipes : l'IDH2.

L’inclusion des personnes en situation de handicap

Accés aux bus pour handicapés, crédit : Louis Allard / Région Île-de-FrancePlus de 112.000 Franciliens perçoivent l'Allocation d'adulte handicapé (AAH). Tout en poursuivant sa politique en faveur de leur autonomie, la Région souhaite mettre l'accent sur l'accès au logement, à l'emploi et à la culture des personnes en situation de handicap.

- Logement : au delà des solutions d'hébergement en institutions spécialisées, il est  nécessaire de pouvoir proposer des logements adaptés aux personnes en situation de handicap, au coeur de la cité. Pour cela, la Région a notamment voté une nouvelle aide à la domotisation des logements de certaines résidences (telles que les Unités de logements et services) ;

- Emploi : l'accès à la formation (initiale et continue) et à l'emploi est un besoin criant chez les personnes en situation de handicap. L'une des réponses est  la professionnalisation des Établissements et services d’aide par le travail (Esat). La Région va accompagner ces établissements dans leur réflexion d'évolution.

- Culture, tourisme, loisirs, sports :
la Région va participer au financement d'une étude en vue d'améliorer l'accessibilité des personnes en situation de handicap à la culture, à l'art et aux médias, en lien avec l'association Cemaforre. Elle va créer un pôle européen de l'accessibilité culturelle pour la formation, l’accompagnement des professionnels, la promotion des emplois de personnes handicapées dans ces secteurs d’activités, la recherche et le développement pour les aides techniques et les pédagogies.

La lutte contre la précarité

Centre d'hébergement, crédit : Bernard Baudin/Bar FloréalLes personnes en situation de grande précarité concentrent l'ensemble des difficultés sociales et la Région entend davantage contribuer à leur protection.

- L'aide aux femmes en difficulté : davantage touchées par la précarité que les hommes, les femmes doivent être plus particulièrement protégées. Face notamment à l'engorgement des structures d'accueil et d'hébergement spécifiques, la Région a décidé de majorer ses aides de 5 % pour l’ensemble des opérations qui concernent ces femmes en difficulté.

- Les jeunes majeurs en errance : le pourcentage de demande d'hébergement en urgence des jeunes sans domicile est en augmentation continue depuis 1999. Seulement, les structures d'accueil spécifiques font cruellement défaut. La Région va soutenir la création de tels lieux.

La précarité touche par ailleurs bien d’autres personnes, et les associations, qui sont des acteurs proches d’elles, ont à la fois de l’expérience et une souplesse d’adaptation aux évolutions. C’est pourquoi la Région poursuivra son soutien à divers publics en difficulté sociale, mais aussi aux détenus et sortants de prison ainsi qu’aux personnes migrantes par une aide aux projets associatifs d’accompagnement social et d’accès aux droits.

L’accompagnement du vieillissement de la population

Établissement hospitalier pour l'accueil des personnes âgées dépendantes, crédit : Jean-Christophe Bardot/Bar Floréal  En 2005, le nombre des Franciliens âgés de plus de 75 ans étaient d’environ 759.200. En 2020, il atteindra plus de 950.000. Un enjeu crucial pour l’Ile-de-France. Il est essentiel de pouvoir trouver des solutions de vie adaptées aux besoins des personnes âgées et améliorer la qualité des structures d’accueil ou d’hébergement.

La Région va poursuivre ses efforts dans cette direction, et a décidé de créer un nouvel axe d’intervention sur la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, favorisera-t-elle par exemple le soutien aux aidants familiaux des personnes âgées (ainsi que des personnes en situation de handicap) par la création de places d’accueil et/ou d’hébergement temporaire ainsi que par une aide à leur formation. Elle va soutenir aussi les maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer, et permettre le développement des consultations mémoire, indispensable à une prise en charge médicale efficace.

Le rapport propose également d’ériger chaque année une problématique au rang de Grande cause régionale. L’autisme est la cause choisie pour 2011.

http://www.iledefrance.fr/les-dossiers/social-solidarite/la-region-met-en-place-son-bouclier-social/avril-2011-une-nouvelle-politique-sociale/

Crédits photos : Louis Allard - Région Île-de-France / Bernard Baudin - Bar Floréal /  Jean-Christophe Bardot - Bar Floréa

Posté par jjdupuis à 13:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

12 avril 2011

article publié dans Ouest France.fr du 11 avril 2011

200 motards roulent pour la bonne cause
lundi 11 avril 2011

motard_article_ouest_france

La présidente de Sésame autisme, Véronique Le Touzé et le président du moto-club, Frank Gervais.

Gros succès pour le rendez-vous des motards samedi après-midi. 200 engins ont circulé au profit de Sésame autisme.
Le moto-club Ozegan, créé il y a un an à Concarneau, regroupe 14 passionnés de motos custom, comme la belle Harley-Davidson blanche du président, Franck Gervais. Samedi après-midi, ils invitaient les motards de la région à une balade de 90 km le long de la côte. Chaque participant devait verser 5 € pour aider l'association Sésame autisme.

La manifestation a été un grand succès, puisque 200 motos ont répondu à l'appel, remplissant complètement l'esplanade des halles. Au moment du départ pour la promenade, le cortège était impressionnant.

Aide à domicile

La présidente et fondatrice de Sésame autisme, Véronique Le Touzé, était pleinement satisfaite. « L'idée de ce rendez-vous nous est venue parce que je suis aussi une mordue de moto. J'ai fondé Sésame autisme parce que mon frère est autiste et n'a pas trouvé de place en établissement une fois devenu adulte. »

Le projet de son association est de monter un service d'aide et de soins à domicile pour les familles qui sont confrontées à ce problème. Ayant quitté les IME (instituts médico-éducatifs) après leurs 20 ans, certains adultes autistes peuvent intégrer des Mas (maisons d'accueil spécialisé). Mais le nombre de places dans ces maisons est insuffisant. « On voit alors beaucoup de ces personnes retourner dans leur famille. Certaines se retrouvent en hôpital psychiatrique, ce qui n'est pas leur place. »

L'association a été créée il y a un an et demi à Concarneau. Elle en est à ses débuts. « Nous cherchons des partenaires. » Ceux-ci, tout comme les familles confrontées à ce problème, peuvent contacter Véronique Le Touzé au 06 29 38 58 78 (portable de l'association).

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-200-motards-roulent-pour-la-bonne-cause-_-1760013------29039-aud_actu.Htm

Posté par jjdupuis à 15:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,