10 novembre 2011

article publié sur le site de l'université de Montréal

L'intelligence des autistes au service de la science

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L’article est un plaidoyer pour «l’intelligence différente» des autistes, un concept que Laurent Mottron défend depuis 20 ans. (Illustration: iStockphoto)

L’article est un plaidoyer pour «l’intelligence différente» des autistes, un concept que Laurent Mottron défend depuis 20 ans. (Illustration: iStockphoto)Diagnostiquée autiste en 1990, Michelle Dawson s'est beaucoup intéressée à la recherche sur sa condition au point d'être aujourd'hui considérée comme une sommité mondiale... sans le moindre diplôme universitaire. «Elle est l'une des chercheuses les plus citées actuellement dans la recherche sur l'autisme», mentionne le Dr Laurent Mottron, psychiatre à l'Hôpital Rivière-des-Prairies et professeur à l'Université de Montréal, qui a signé avec elle 13 articles et d'innombrables chapitres de livres.

Le chercheur présente cette semaine dans Nature un article inspiré de sa collaboration avec son ancienne patiente, intégrée depuis 2004 dans son équipe de recherche. «Michelle Dawson a démontré que l'autisme, lorsqu'il est combiné avec une intelligence extrême et un intérêt pour la science, peut s'avérer une bénédiction (incredible boon) dans un laboratoire», écrit-il dans ce texte intitulé «The Power of Autism» (Nature, vol. 479, p. 33).

L'article, qui pourrait marquer un tournant dans la perception de l'autisme, est un plaidoyer pour «l'intelligence différente» des autistes, un concept que le chercheur défend depuis 20 ans. «L'une des choses que je me suis fait reprocher, notamment par Michelle, c'est que les gens “normaux” veulent évaluer les autistes selon leurs échelles de quotient intellectuel. Cela ne pourra jamais fonctionner», dit-il.

Laurent Mottron

Laurent Mottron

Il ne viendrait plus à l'idée des auteurs du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentauxd'y aborder l'homosexualité comme une maladie, illustre-t-il. Pourtant, cette condition y a longtemps figuré. L'autisme pourrait un jour sortir de cet ouvrage. «Je ne crois plus que la déficience intellectuelle soit une part intrinsèque de l'autisme», affirme le professeur Mottron dans le texte qui occupe trois pages de la revue savante.

Mme Dawson, ainsi que la dizaine d'autistes avec qui il a travaillé de façon soutenue dans le Laboratoire de neurosciences cognitives des troubles envahissants du développement, lui a ouvert les yeux sur l'attitude «normocentrique» du personnel entourant les autistes. «Seulement 10 % des autistes souffrent d'un désordre neurobiologique qui altère leur intelligence», indique-t-il dans l'article.

Blogueuse et militante

Dans son blogue scientifique The Autism Crisis, Michelle Dawson publie ses analyses de l'évolution de la recherche, ce qui lui vaut des débats avec certains des plus grands spécialistes de l'heure. Pour alimenter son site, elle peut lire trois ou quatre articles par jour. «Elle en a accumulé environ 5000 dans le disque dur de son cerveau, relate le Dr Mottron. C'est plus que n'importe quel expert. Elle peut vous réciter de mémoire des extraits d'un article lu il y a deux ans.»

Au début de leur collaboration, Laurent Mottron s'étonnait de voir les habiletés presque surnaturelles de sa patiente, qui commentait la progression de ses travaux. Avec une justesse saisissante, elle soulignait les forces de telle ou telle étude et s'avérait intraitable sur les faiblesses des autres. Elle passait à la moulinette les plus grands noms de la discipline... sans oublier son propre patron. «C'est de loin la meilleure reviewer que je connaisse. Quand je lui fais lire mes articles, je m'attends à être traité de façon impitoyable.»

Avec Michelle, tous les chiffres sont passés au peigne fin. Une révision compte jusqu'à 12 pages de notes et 70 annotations. Sont-elles toutes pertinentes? «À des degrés divers, oui. Avec elle, quand on est paresseux ou quand on manque de rigueur, on en prend plein la figure», confesse le chercheur.

C'est par respect de la propriété intellectuelle que le professeur Mottron a ajouté son nom parmi les auteurs des articles produits par son groupe de recherche, qui compte 18 collaborateurs attitrés. «Trop souvent, les employeurs ne réalisent pas ce dont les autistes sont capables et les confinent dans des tâches répétitives ou subalternes, déclare-t-il dans Nature. Mais je suis convaincu que la plupart d'entre eux sont capables de contributions significatives à la société.»

Certains ont sourcillé à l'idée qu'une autodidacte participe aux recherches d'un groupe établi. Mais Laurent Mottron n'a aucun mal à défendre cette idée. Aurait-elle pu réussir un parcours scolaire qui l'aurait menée à des diplômes universitaires? Son patron en doute. «Elle en convient elle-même, elle ne comprend pas certaines questions à double sens dans des examens qui semblent élémentaires. Non, franchement, il s'agit d'une intelligence différente que nous avons pour responsabilité, collectivement, de mieux comprendre.»

En marge de ses activités de recherche, Mme Dawson milite activement pour une meilleure perception de la communauté qu'elle représente. Elle a d'ailleurs créé le blogue No Autistics Allowed, qui porte sur la discrimination envers les personnes autistes. Le logo: une image de papillon en négatif.

Mathieu-Robert Sauvé

http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20111107-lintelligence-des-autistes-au-service-de-la-science.html 

Sur le Web

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09 novembre 2011

Quelques places disponibles sessad orientée TEACCH en Dordogne ...

Une structure expérimentale Sessad+IME orientée TEACCH vient d'ouvrir en Dordogne, il reste encore quelques places disponibles:

http://www.accueilenfantsautistes.com/

Contactez les directement si vous etes intéressés.

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article publié sur le site santé log le 9 novembre 2011

L'AUTISME associé à une surprolifération de neurones dans le cortex
JAMA

Cette étude neuroanatomique des National Institutes of Health américains (NIH) a pu identifier pourquoi les enfants autistes ont des cerveaux plus lourds par rapport aux autres enfants. Les chercheurs concluent que les enfants autistes ont 67% de neurones en plus dans la région du cerveau appelée cortex préfrontal, site de diverses fonctions telles que la communication, le comportement social, l'humeur et l'attention. Publiées dans l’édition du 9 novembre du Journal of American Medical Association (JAMA), cette étude suggère différentes causes prénatales de l'autisme.

Cette étude montre que des problèmes de croissance du cerveau, intervenant avant la naissance, pourraient expliquer le développement de l’autisme. «Des études antérieures portant sur la circonférence de la tête et un développement précoce du cerveau ont déjà orienté les médecins dans cette direction, mais il n’y a eu que peu d'études neuro-anatomiques quantitatives en raison de l'absence de tissus post-mortem d’enfants atteints d'autisme», explique le Dr. Thomas R. Insel, directeur de l'Institut National de Santé Mentale (NIMH- NIH).

Cette zone critique du cerveau dans l'autisme : Il s’agit du cortex préfrontal impliqué dans différentes fonctions telles que la langue, la communication, le comportement social, l'humeur et l'attention. Les enfants atteints d'autisme montrent des déficits dans ces fonctions. Le Pr. Eric Courchesne du Centre d'excellence de l'autisme de l'Université de San Diego a pu effectuer le dénombrement direct des cellules du cerveau dans ces régions spécifiques du cortex préfrontal dans le cerveau post-mortem de 7 garçons atteints d'autisme et 6 garçons au développement normal, âgés de 2-16 ans. La plupart des participants avaient péri dans des accidents. Les chercheurs ont utilisé un système informatisé d'analyse des tissus développé pour cette recherche, pour comptabiliser les neurones dans cette région.

Les chercheurs constatent que les enfants atteints d'autisme ont 67% de neurones en plus dans le cortex préfrontal et un cerveau plus lourds que celui des autres enfants de leur âge. En moyenne, les enfants atteints d’autisme ont 1,94 milliards de neurones dans cette région vs 1,16 milliards de neurones chez les enfants à développement normal. Le poids du cerveau dans les cas d’enfants autistes diffère de de 17,6% (IC : 95%, de 10,2% à 25,0%).

Cette prolifération des neurones chez les enfants atteints d’autisme, produits avant la naissance, suggère que des cellules défectueuses avant la naissance sont impliquées dans le développement de l'autisme. Un autre facteur possible qui peut contribuer à l'excès de neurones est une réduction de l'apoptose, ou mort cellulaire programmée, ce qui se produit normalement durant le troisième trimestre de grossesse et au début de la vie postnatale.

Source: National Institute of Mental Health (NIMH) “NIH-funded study shows pre-birth brain growth problems linked to autism” et JAMA. 2011 Nov 9;306(18) “Neuron Number and Size in Prefrontal Cortex of Children with Autism”. (Vignette NIH “Altered axons in autism »)

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-lautisme-associeacute-agrave-une-surprolifeacuteration-de-neurones-dans-le-cortex_6740.htm?mid=5244

Lire aussi: AUTISME: Et si les personnes autistes étaient bien plus douées?

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article publié dans Marianne2.fr le 8 novembre 2011

Aider tous les enfants en souffrance, une véritable priorité

La mise en place d'un repérage précoce de la difficulté scolaire, annoncée par le ministère de l'Education, a suscité l'émoi. Au-delà des querelles, la pédiatre Anne Tursz et le député socialiste Jean-Marie Le Guen plaident en faveur d'un trainde mesures permettant à l'école de rester un lieu d’éducation, d’épanouissement et d’accompagnement dans la socialisation.

 

Après les houleuses controverses qui ont accompagné la gestation de la loi de prévention de la délinquance, une annonce émanant du ministère de l’Éducation nationale jette à nouveau l’émoi parmi les enseignants, les parents d’élèves et au-delà. Il s’agit de la demande faite aux enseignants d’assurer un repérage, en grande section d’école maternelle, des élèves présentant des risques pour les apprentissages. Les amalgames faits entre troubles du comportement et des apprentissages font craindre qu’on cherche à repérer des enfants potentiels « futurs délinquants » et une telle instrumentalisation sécuritaire serait inacceptable.
 
Cependant, il faut aussi éviter un autre écueil : la condamnation excessive, voire la diabolisation, de toute forme de repérage ou de dépistage scientifiques. Afin que les enfants ne soient pas encore les grands perdants de querelles entre professionnels, il importe en effet de ne pas méconnaître certaines situations de souffrance qui pourraient bénéficier d’une prise en charge adaptée.
 
Ne peut-on examiner sereinement le problème posé ? Et disséquer ces « troubles du comportement » qui font l’objet d’un tel intérêt de la part des pouvoirs publics ? Au-delà des problèmes sociétaux et pédagogiques qu’ils posent, il faut s’interroger sur leur signification chez le jeune enfant. A un âge où ses capacités d’abstraction et de verbalisation ne lui permettent pas d’alerter facilement son entourage, la manière d’être est le langage qu’il utilise pour signaler une souffrance. Les troubles du comportement, très banals et fréquents, sont aussi extraordinairement peu spécifiques et peuvent recouvrir des réalités pour le moins hétérogènes. Sous un même trouble peuvent se dissimuler un déficit sensoriel (l’enfant s’agite et devient agressif car il ne comprend pas et ne peut « suivre » du fait d’un problème visuel ou auditif), une maladie mentale sévère et non diagnostiquée (l’autisme par exemple), une maltraitance, un manque de sommeil du fait de conditions de logement difficiles… et cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. Y figurent notamment les troubles des apprentissages, suffisamment angoissants pour entraîner des troubles du comportement, lesquels peuvent aussi être générateurs de difficultés d’apprentissages.
 

mesures nouvelles et ambitieuses

 

Les enseignants savent, au quotidien, observer et repérer leurs élèves en difficulté mais ils sont légitimement mécontents qu’on leur demande d’effectuer une nouvelle tâche pour laquelle ils n’ont pas reçu la formation adéquate et qui va empiéter sur leur temps d’enseignement. Ils devraient en fait pouvoir se reposer sur des équipes de médecins et de psychologues scolaires, astreints au secret professionnel, et suffisamment étoffées pour pratiquer des dépistages approfondis et assurer une orientation et une prise en charge adaptée en aval. Une telle collaboration entre équipes pédagogiques et équipes de santé scolaire serait garante que les discussions sur les cas individuels se fassent dans le respect des règles élémentaires d’éthique et de confidentialité et impliquent les parents.
 
Le projet présenté par le ministère est d’autant moins acceptable que le même gouvernement réduit, depuis plusieurs années, les moyens alloués à l’accompagnement des élèves en difficulté, et que les services de santé dédiés à l’enfant, notamment la médecine scolaire, connaissent eux aussi une dégradation constante.
 
Souhaitons, que ce nouveau débat soit l’occasion d’une prise de conscience que des mesures nouvelles et ambitieuses doivent être prises pour permettre à l’école de rester un lieu d’éducation, d’épanouissement et d’accompagnement dans la socialisation et pour remettre l’enfant à la place qui est la sienne : celle de l’avenir de notre société.
 


Anne Tursz est pédiatre, épidémiologiste et directeur de recherche
Jean-Marie Le Guen est député socialiste de Paris

http://www.marianne2.fr/Aider-tous-les-enfants-en-souffrance-une-veritable-priorite_a212272.html

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interview sur Vivre fm de Sophie Robert à Propos de son film "Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme"

Le film de Sophie Robert est intéressant puisqu'il montre clairement les psychanalystes qui s'expriment librement devant la caméra.
Ses réponses, lors de l'interview, sont intelligentes et pertinentes. Elle a le mérite d'apporter un éclairage supplémentaire sur sa démarche.
En effet, ce qu'elle montre dans son film ce ne sont pas des aveux mais des déclarations d'éminents spécialistes. L'aboutissement très souvent d'une quête personnelle, d'une formation elle-même à base d'analyse là encore personnelle (fait avec un autre analyste) semblable à un rite initiatique ... dont il est prouvé par ailleurs qu'il est difficile d'en sortir (Jean-Jacques Dupuis)

http://www.vivrefm.com/podcast/2011-12/OCTOBRE/121011/INV.mp3

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article publié dans Le Matin le 7 novembre 2011

Le cerveau a-t-il un sexe ?

07. novembre 2011, 20h49

Pascale Bieri | Le Matin

Garçons et filles ne sont pas programmés pour agir différemment. Ils l’apprennent.

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© DR

Les femmes sont naturellement bavardes, sensibles et incapables de lire une carte routière, alors que les hommes sont nés bons en maths, bagarreurs et compétitifs. Vraiment? Catherine Vidal, neurobiologiste à l’Institut Pasteur et spécialisée dans le fonctionnement du cerveau et son développement, répondra à ces idées préconçues, ce jeudi, lors d’une conférence-débat à Genève.

Alors, le cerveau a-t-il un sexe?
La réponse est oui et non. Oui, parce que le cerveau contrôle les fonctions associées à la reproduction sexuée, qui sont évidemment différentes chez les femmes et chez les hommes. En revanche, concernant les fonctions cognitives – raisonnement, mémoire, attention, langage – on a pu démonter que les différences entre les individus d’un même sexe sont tellement importantes qu’elles dépassent les différences entre les deux sexes.

A quoi sont dues ces différences?
A la naissance, notre cerveau compte 100 milliards de neurones, qui cessent alors de se multiplier. Mais sa fabrication est loin d’être terminée, car les connexions entre les neurones, les synapses, se construisent progressivement au gré des influences de la famille, de l’éducation, de la société. Par exemple, chez les pianistes, on observe un épaississement de la région du cortex cérébral spécialisé dans la motricité des doigts et de l’audition. Par ailleurs, si l’entraînement cesse, les zones épaissies régressent.

En revanche, nous ne sommes pas «programmés» à la naissance, pour avoir des comportements et des aptitudes de garçon ou de fille?
Effectivement. L’enfant prend conscience de sa propre identité et de son appartenance au genre masculin ou féminin tardivement, à partir de l’âge de 2 ans. En revanche, dès sa naissance, on sexue son environnement par la décoration de sa chambre, ses vêtements, ses jouets. C’est l’interaction avec l’environnement familial, social et culturel qui va orienter le développement de certaines aptitudes et contribuer à forger les traits de la personnalité.

Autrement dit, il est faux de prétendre, par exemple, que les garçons sont plus doués pour les maths que les filles?
Absolument, c’est une idée préconçue, comme beaucoup d’autres. En 1990, aux Etats-Unis, une étude statistique sur 10 millions d’élèves avait montré que les garçons réussissaient mieux que les filles dans des tests mathématiques. La même étude, réalisée en 2008, montre cette fois que les filles obtiennent des résultats aussi bons que ceux des garçons. Difficile d’imaginer qu’il y ait eu, en deux décennies, une mutation génétique du cerveau des filles qui les rende plus matheuses! Ces résultats sont en fait dus aux développements de l’enseignement des sciences et à la présence croissante des filles dans ces filières.

Et les hormones, quel rôle jouent-elles dans notre personnalité?
L’être humain a un cerveau unique en son genre, qui fait que ses comportements sont régis d’abord par des stratégies intelligentes et non par l’action des hormones sur notre cerveau, comme c’est le cas chez les animaux. La raison tient à son cortex cérébral. Ce dernier s’est tellement développé au cours de l’évolution qu’il a dû se plisser pour arriver à tenir dans la boîte crânienne en formant des circonvolutions. On sait aujourd’hui que, déployé, il mesure 2 mètres carrés de surface sur 3 millimètres d’épaisseur. C’est dix fois plus que chez le singe. Et c’est grâce à ce cortex cérébral que l’Homo sapiens a pu développer toutes ses capacités de langage, de conscience, de raisonnement, d’imagination, pour finalement acquérir la liberté de choix dans ses comportements.

«Le sexe du cerveau: de la science aux idées reçues», Uni Dufour (Auditoire 300) à Genève, jeudi 10 novembre à 18 h.

http://www.lematin.ch/loisirs/culture/le-cerveau-t-il-un-sexe-2011-11-07

NB Quand on rapporte cet article à l'autisme et que l'on imagine les effets que la stimulation de l'enfant dès son plus jeune âge on se demande dès lors pourquoi freiner ... d'autant que la différenciation entre l'animal et l'homme sont clairement mis en évidence. Dès lors les reproches (bien théoriques et peu étayés) de dressage etc. attribués à certaines méthodes comportementales tombent naturellement. (jean-Jacques Dupuis)

Rappelons que : De manière pratique, des études scientifiques ont à ce jour permis de démontrer l'efficacité d'une prise en charge précoce à l'aide de méthodes éducatives comportementales (ABA), cognitives (TEACCH) ou développementales. La littérature scientifique est unanime sur ce point : il faut que l'intervention éducative soit précoce, massive et structurée. (source : Wikipédia)

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article publié sur le site Ma classe d'ados autistes

La structuration du temps et de l'espace.

Structurer le temps et l'espace permet aux élèves de prévoir ce à quoi ils vont être confrontés, ils sont alors plus disponibles pour les apprentissages...
Structurer, cela veut dire, pour être rapide : utiliser un emploi du temps journalier imagé et faire toujours les mêmes activités dans les mêmes endroits.
Tout cela n'est pas nouveau, et même mes élèves ont souvent été dans des environnements structurés pendant leur enfance (cela fait des années que la méthode TEACCH a fait des émules en France, même si c'est un des seuls pays où il y a encore tant de détracteurs... mais nous ne sommes pas là pour polémiquer...)
Des explications sur la structuration dans les classes pour élèves autistes, on en trouve partout, il existe déjà plein d'exemples à suivre sur d'autres liens...

Voici néanmoins une photo de l'emploi du temps utilisé dans ma classe quand c'est nécessaire :
P1200082Ici, F. met l'item de l'activité qu'il vient de finir dans l'enveloppe, ce qui veut dire que "c'est fait".

La particularité sur laquelle je préfère m'arrêter en ce qui concerne ma classe concerne le fait que mes élèves ont entre 15 et 20 ans... et à cet âge, il faut prendre en compte une chose importante : il vont bientôt quitter l'établissement !

Il faut donc que j'adapte leurs habitudes, si c'est possible, et d'une façon progressive.

Evidemment, les 2 autres classes de la section TED de l'établissement sont très structurées ! Jusque 15 ans, nous considérons que l'objectif principal doit être l'apprentissage, et structurer l'environnement permet vraiment d'obtenir de très bons résultats !
Mais pour les adolescents, une partie importante du travail consiste à diminuer, voire annuler complètement, l'utilisation des emplois du temps journalier... en fait nous essayons, quand cela ne créé pas trop de problèmes de comportement, d'habituer les jeunes aux changements...
Attention ! Nous ne nous amusons pas à angoisser nos élèves ! Mais il faut qu'ils réussissent, quand c'est possible encore une fois, à gérer des imprévus.
Si j'insiste tant sur "quand c'est possible", c'est que pour P., par exemple, c'est encore loin d'être possible !!
Dès que quelque chose est trop différent, il devient très violent... envers lui pour commencer (il se mord), puis envers les choses (il est très fort, et il lui arrive souvent de casser des meubles, des fenêtres...), et parfois même envers nous (il commence à se rendre compte qu'il nous domine...)

http://enseignant-ados-autistes.over-blog.com/pages/La_structuration_du_temps_et_de_lespace-2225977.html

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article publié dans Le Point.fr le 21 octobre 2011

QI : rien n'est joué jusqu'à 20 ans

Des chercheurs viennent d'établir qu'en fonction des stimulations, le QI peut gagner ou perdre jusqu'à 20 points chez les jeunes avant 20 ans.

QI : rien n'est joué jusqu'à 20 ans

L'IRM montre une relation directe entre l'activité de certaines zones cérébrales et l'évolution du QI. © Patrick Iafrate / Sipa

"Le travail publié dans la revue scientifique Nature est extrêmement intéressant et il remet en cause les croyances antérieures selon lesquelles tout devait se jouer avant l'âge de 6 ans." Patrick Lemaire, professeur en psychologie, spécialiste du développement et du vieillissement (CNRS & université de Provence), est enthousiaste lorsqu'il évoque les résultats de l'équipe dirigée par le Pr Cathy Price (University College of London). Ces derniers prouvent que le QI n'est pas stable au cours de la vie (en l'absence de lésion cérébrale et de maladies neurodégénératives) et qu'il ne faudrait plus se baser sur le score du test de QI d'un enfant pour prédire ses performances scolaires et professionnelles ultérieures.

En pratique, les chercheurs ont examiné 33 adolescents en bonne santé, une première fois en 2004 lorsqu'ils étaient âgés de 12 à 16 ans (14 ans en moyenne) puis une seconde fois en 2007-2008 lorsqu'ils avaient entre 15 et 20 ans (18 ans en moyenne). Leur QI verbal et non verbal a été mesuré grâce à différents tests et ces jeunes ont subi un scanner cérébral structurel et fonctionnel par IRM lors de chaque examen. Les différents QI des participants allaient de 77 à 135 points au premier test et de 87 à 143 points au second, ce qui a confirmé le large éventail des aptitudes intellectuelles chez ces personnes.

Les chercheurs ont ainsi découvert que le QI verbal et non verbal avait considérablement varié chez les participants entre 2004 et 2008. Certains individus avaient amélioré leur performance par rapport aux jeunes de leur âge, avec une augmentation pouvant aller jusqu'à 20 points de leur QI global. Pour d'autres, en revanche, leur performance avait chuté, avec une baisse du QI pouvant atteindre également 20 points. Les chercheurs précisent que ces changements ne sont pas dus à une variation de la performance liée à l'humeur ou à la concentration ce jour-là, ils sont bien réels puisqu'ils sont corrélés à des changements de structure de certaines régions cérébrales.

Les examens du cerveau, effectivement, ont montré une relation directe entre l'activité de certaines zones cérébrales et l'évolution du QI. Les zones correspondant à la lecture, à la dénomination d'objets ou encore à la résolution de problèmes s'activaient davantage chez ceux dont le QI avait augmenté. Cela veut dire qu'un cerveau stimulé développe de nouvelles connexions entre les neurones.

Le Pr Lemaire tire trois conclusions de cette étude. "D'abord, il ne faut pas que les adolescents imaginent qu'ils sont destinés à rester imbéciles ou superintelligents quoi qu'ils fassent. Il faut qu'ils demeurent actifs, qu'ils continuent à apprendre et à croire en leurs capacités de développement. Ensuite, les adultes et la société doivent soigner l'éducation et le milieu de vie des jeunes puisque cela a une influence directe sur leurs capacités intellectuelles. Enfin, même dans les populations les plus défavorisées, il est indispensable de tout faire pour stimuler les adolescents pour qu'ils maintiennent voire qu'ils augmentent leur QI. Avoir la possibilité de gagner ou de perdre 20 points, c'est vraiment colossal."

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/qi-rien-n-est-joue-jusqu-a-20-ans-21-10-2011-1387688_57.php

A rapprocher des déclarations d'Albert Jacquard ICI

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08 novembre 2011

article publié sur le site de la Mairie de Paris

Un Mois vraiment Extra-Ordinaire: place à la création !

crédits : Mairie de Paris par Anne Thomes
[07/11/2011]

Pour sa 3e édition, le Mois Extra-Ordinaire sera consacré aux créations des parisiens en situation de handicap. Ce fil conducteur « Handicap et créations : productions artisanales, activités et services » sera décliné du 8 au 30 novembre dans tout Paris sous forme d’expositions, concerts, débats, colloques…

 

Consultez tout le programme  et découvrez notre sélection de rendez vous dans l'agenda du mois Extra-Ordinaire 

 

L'esprit du Mois Extra-Ordinaire

 Mettre en avant les parisiens en situation de handicap, favoriser les échanges, les rencontres, autant d’objectifs pour le Mois-Extraordinaire impulsé par Véronique Dubarry, adjointe au Maire de Paris en charge de la politique du handicap. Comme chaque année, la Mairie de Paris fait appel à la créativité des associations et de tous les acteurs locaux pour initier des événements qui animeront ce mois Extra-Ordinaire.

 

Quelques temps forts du Mois Extra-Ordinaire

Le Mois Extra-Ordinaire débutera les 8 et 9 novembre avec le Salon du secteur protégé et adapté pour "Osez nos compétences"  au 104 : plus de 40 établissements y seront présents pour faire découvrir les nombreux domaines d’activités de ce secteur. Cette année, la MDPH présentera un défilé de mode avec l'association "Mode et Handicap ... C'est possible". Le Mois Extra-Ordinaire s'achèvera avec le vernissage de l’exposition "Exil, l’art brut parisien"  au Réfectoire des Cordeliers (6e) et la remise des Trophées Extra-Ordinaires le 30 novembre.
 

Ces spectacles, concerts, conférences, projections… organisés par des associations et des acteurs locaux, soutenus par la ville, seront proposés dans des lieux marqués par leur volonté d’ouverture à tous les publics.

Pour Véronique Dubarry, « Le Mois Extra-Ordinaire est l’occasion pour la Ville de Paris, les parisien(nes), les arrondissements, et les associations de se mobiliser autour du handicap. C’est un mois pour dialoguer, échanger, pour continuer à faire de Paris une ville accessible à tous, Parisien(nes) ordinaires et Parisien(es) extra-ordinaires ! »

>> Accéder à tout l'agenda du Mois Extraordinaire

http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/un-mois-vraiment-extra-ordinaire-place-a-la-creation/rub_1_actu_105990_port_24329

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article publié sur le site autisme suisse romande le 7 novembre 2011

     
Lundi, 07 Novembre 2011 22:28

Sophie Robert, réalisatrice et productrice du film « Le Mur, ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme » est aujourd’hui accusée par trois psychiatres français d’avoir manipulé leur pensée ; ils souhaitent l’interdiction de ce film qu’ils jugent « partisan ». Les associations de parents réagissent contre cette atteinte fondamentale à la liberté d’expression et invitent les parents à réagir.

Dossier complet : http://autisteenfrance.over-blog.com/pages/historique_autour_du_film_le_mur_de_Sophie_Robert-5965434.html



Découvrez davantage au sujet d'Le Mur, un film qui dérange les psychiatres sur www.autisme.ch

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