article publié sur le site d'Autisme Infantile le 20 octobre 2011

Quelle orientation après 6 ans? Entre le CP et la CLIS, mon cœur balance…

Je lis beaucoup de commentaires relatifs aux préoccupations des parents sur le devenir de leur enfant après la maternelle, et c’est bien normal. De fait, lorsque les enfants ont 6 ou 7 ans, la question de l’orientation se pose fatalement puisqu’ils ne peuvent pas rester en éternellement en maternelle.

Plusieurs articles ont déjà été écrits sur ce thème. Ma « petite » expérience sur le sujet (petite, puisque mon fils est scolarisé pour la deuxième année consécutive en CLIS) est la suivante, étant précisé d’emblée que:

  • Adam ne souffre vraisemblablement pas de retard mental, mais lors de la réunion au cours de laquelle s’est décidée son orientation, j’avais en main un rapport extrêmement négatif de l’hôpital (« retard mental profond »),
  • Il n’était pas question qu’Adam reste en maternelle une année supplémentaire (c’est-à-dire jusqu’à 7 ans) car j’avais des relations exécrables avec la directrice qui avaient des répercussions sur la scolarité de mon fils. Plus exactement, c’est parce ses conditions de scolarisation étaient mauvaises qu’il y a eu dégradation des relations avec la direction de l’école, fort heureusement, pas avec la maîtresse de grande section.

J’ai remarqué que beaucoup de parents insistent pour un passage en CP qui maintient leur enfant dans une scolarité dite « classique ». L’idée qui sous-tend cette orientation est souvent que le handicap dont souffre leur enfant n’est pas si dramatique que cela puisqu’il arrive à suivre en cours préparatoire. Ma réponse est oui et non sur cette affirmation. Le seul fait que l’enfant n’aie pas de retard mental lui interdisant d’aller au CP (ce qui en soi est très rassurant pour la suite) ne suffit parfois pas à apprendre dans de bonnes conditions.

Deux exemples très simples pour illustrer mon propos.

Il y a deux enfants souffrant de troubles autistiques dans l’école de mon fils aîné, scolarisés avec AVS pour 12 heures. En cas d’absence d’AVS, ce qui est un cas assez fréquent, les capacités de ces enfants à entrer dans les apprentissages sont considérablement entravées. L’un ne comprend pas, par exemple, ce qu’il doit faire lorsqu’il est seul. Le second a passé des mois entiers dans les différentes classes où il s’est trouvé à hurler et se cacher sous les tables.

Certes, ils franchissent les niveaux, d’année en année mais restent très en décalage avec les autres enfants, voire même sont de plus en plus décrochés par rapport à leur classe d’âge.
La question de leur orientation va se reposer à l’issue de l’école primaire, lors du passage au CM2. Pour certains, la question de l’orientation se pose même au cours de la scolarisation en élémentaire.

Je connais un garçon, pourtant particulièrement bien encadré et pris en charge depuis son plus jeune âge, qui a pu intégrer le CP et aller en CE1, avec un accompagnement individualisé. Il s’est malheureusement avéré que son comportement ne lui permettait plus de poursuivre sa scolarité dans le circuit « classique », alors même qu’il ne souffre pas de retard mental (il est scolarisé actuellement en 5ème, dans le cadre d’une ULIS). Ses parents ont donc fait le choix de l’orienter en CLIS à l’issue du CE1.
Je pense donc qu’il faut bien faire la part des choses entre les capacités intellectuelles qui autorisent l’enfant à poursuivre sa scolarité en CP et ses capacités relationnelles (interactions, communication) qui peuvent lui rendre la vie impossible dans une classe de 30 élèves, avec un enseignant et un AVS, souvent peu ou pas formés, et dont les problématiques sont différentes de celles d’une CLIS.

Qu’en est-il maintenant de la CLIS? Je le dis tout de suite, je n’ai pas sauté de joie lorsque j’ai décidé d’orienter mon fils en CLIS, il y a deux ans. Pour moi, c’était faire le deuil d’une scolarité « normale », et cela suscitait beaucoup de questions liées à l’avenir de mon fils, d’autant qu’il était considéré comme très atteint à ce moment-là, compte-rendu médical à l’appui.

La première année de CLIS n’a pas forcément été facile. J’avais demandé un accompagnement individuel pour Adam, qui m’avait été refusé dans un premier temps (et alors même que je devais le supporter financièrement, sans coût pour l’Education Nationale), avant d’être accepté. Depuis mars 2011, Adam va donc en classe l’après-midi avec un accompagnant psychologue formé à l’autisme. Sans ce dispositif, j’ignore comment Adam aurait évolué car la seule présence d’un AVS collectif pour la CLIS ne lui permettait pas de profiter à plein de sa scolarisation.

Je rappelle en effet que la CLIS relève du milieu ordinaire. Les effectifs sont moins nombreux que dans les autres classes de l’école élémentaire (maximum 12 élèves) et l’enseignant s’adapte aux difficultés des uns et des autres. Adam a la chance d’avoir une enseignante formée qui s’investit énormément. Les inclusions se font dans les autres classes, en fonction des capacités des enfants.

Fabrice avait parfaitement décrit les difficultés rencontrées pour les inclusions d’enfants autistes: souvent, ils sont intégrés dans les cours dits « sociaux » (c’est-à-dire musique et sport) et pas dans les autres matières du type français et mathématiques. C’est souvent vrai, voire, les enfants autistes ne sont pas inclus du tout dans les autres classes quand les troubles du comportement sont trop importants. C’est ce qui est arrivé l’année dernière avec Adam, il est resté dans la CLIS toute l’année. Pour autant, il a travaillé dans les domaines scolaires et sa maîtresse ne s’est pas contentée de travailler ses compétences sociales.

Depuis la rentrée de septembre 2011, Adam a beaucoup progressé. Il se sent très à son aise dans cette école qui n’a pas beaucoup d’élèves. Il est inclus en musique dans une autre classe de l’école (donc dans un atelier social). La question de son inclusion dans d’autres matières se pose néanmoins, car ses progrès récents font qu’il aborde des notions de français (compréhension de textes) et de mathématiques (addition, soustraction, multiplication, début de géométrie) plus complexes. Cette question de fond sera abordée lors de l’équipe éducative qui va être programmée, d’autant que parallèlement, Adam apprend les leçons de son frère aîné dans des matières telles que les sciences (il vient de faire la digestion après le squelette) ou la géographie (carte de France …). L’histoire ne l’intéresse pas du tout pour l’instant.

Si la CLIS se passe bien pour Adam, ce n’est pas toujours le cas. Je connais une petite fille du même âge que mon fils qui a dû quitter l’école à la fin de l’année dernière, tellement sa scolarisation se déroulait dans de mauvaises conditions: coups de la part des autres enfants, bousculades et, au final, une heure de scolarisation par jour avec recrudescence des comportements inadaptées. Cela a été un échec.

Je pense donc qu’il faut être très pragmatique lors de la décision d’orientation des enfants à l’issue de la maternelle. Il faut bien se renseigner sur les écoles susceptibles d’accueillir les enfants, notamment s’il y a plusieurs CLIS aux alentours. Ce qui doit présider au choix, c’est avant tout l’intérêt de l’enfant et ses facultés de développement et d’épanouissement personnels.

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/scolarite/quelle-orientation-apres-6-ans-entre-le-cp-et-la-clis-mon-coeur-balance/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

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29 octobre 2011

les rush du film de Sophie Robert saisis par la justice ...

info.francetelevisions.fr
Sophie Robert est documentariste... Elle vient d'achever son premier film sur un sujet délicat, l'autisme, avec 27 psychanalystes qui avaient donné au départ leur accord... Aujourd'hui, trois d'entre eux viennent de saisir la justice pour récupérer les images.

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article publié dans Le Point.fr le 6 octobre 2011

L'origine génétique de l'autisme se précise

Des scientifiques américains ont découvert un mécanisme génétique qui pourrait expliquer ce trouble du comportement.

L'origine génétique de l'autisme se précise

Les scientifiques ont fait un pas de plus dans la compréhension de l'autisme, un trouble aujourd'hui encore mal connu. © Florence Durand / Sipa


Des chercheurs américains viennent de franchir un pas dans la compréhension des causes génétiques de l'autisme en travaillant sur des souris génétiquement modifiées. Tout est parti d'un constat fait en 2007 par le professeur Michael Wigler. Le scientifique note que certains enfants autistes présentent un effacement d'une partie de certains gènes sur le chromosome 16 appelée 16p11.2. Une amputation génétique qui leur fait hériter d'une seule copie de ce groupe de gènes, au lieu de deux.

Cette anomalie l'intrigue : mais comment vérifier que cette variation du nombre de copies est bien impliquée dans les symptômes des enfants ? Pour le savoir, l'équipe qu'il dirige au sein du Cold Spring Harbor Laboratory (CSHL) entreprend de créer des souris présentant la même caractéristique afin d'observer leur comportement et de les soumettre à une batterie d'examens et de tests. Les chercheurs ont notamment utilisé l'imagerie médicale pour étudier leur cerveau.

Selon les résultats de cette étude dévoilée cette semaine dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS), les souris présentant une délétion (effacement) dans la partie du chromosome 16p11.2 ont développé des symptômes cliniques proches de ceux des enfants autistes, tels que hyperactivité, problèmes de sommeil, difficultés d'adaptation à l'environnement et comportements répétitifs. Du moins pour celles ayant survécu, car les chercheurs ont noté une forte mortalité chez ces petits rongeurs... Par ailleurs, les scientifiques ont également constaté des différences notables dans l'anatomie et le fonctionnement de leur cerveau.

Une porte ouverte vers de nouvelles avancées

Pour Nicolas Ramoz, chercheur à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) spécialisé dans la génétique de l'autisme, les travaux de l'équipe du CSHL ouvrent d'importantes perspectives. Car, en plus de la confirmation qu'il existe bien un lien entre cette anomalie et certains autismes, elle propose une méthode innovante qui pourrait permettre de vérifier l'implication d'autres régions du génome.

"La puissance de ce modèle animal, c'est que nous allons pouvoir faire des tests sur un grand nombre de souris et dans un temps très court", explique le chercheur. "Or, quand on travaille avec des patients autistes, le seul recrutement des individus prend plusieurs années et les tests sont aussi plus longs et plus compliqués", précise-t-il.

"De même, en utilisant des souris, on peut étudier facilement toutes les zones du cerveau afin de repérer celles qui présentent des anomalies. De cette façon, on n'aura plus qu'à se concentrer sur ces zones lors d'études sur des personnes atteintes d'autisme, pour qui un passage au scanner n'est jamais facile", souligne le généticien. Autrement dit, la technique employée pourrait être un formidable accélérateur des connaissances de ce trouble du développement encore mystérieux.

http://www.lepoint.fr/science/l-origine-genetique-de-l-autisme-se-precise-06-10-2011-1381506_25.php

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article publié sur le site handi planet echange le 27 octobre 2011

Témoignage de Mme Miriam Sarbac, Présidente de Asperger-Amitié, Le Plessis-Bouchard, France

On constate un déclin flagrant de la considération apportée à la problématique de l’autisme en France au fil des années. L’année dernière, nous, parents, avons été révoltés de voir le peu d’espace de parole consacré aux petites associations comme la nôtre dans les médias et dans la sphère publique lors de la Journée de l’autisme en 2010. Sachant qu’en 2004, la France a été condamnée par le Comité Européen des droits sociaux pour non respect des obligations définies par la Charte sociale européenne à l’égard des personnes autistes, c’est une honte !
 
La volonté de faire avancer les choses n’est pas encore là, malgré les obligations de se mettre aux normes occidentales. Il y a 600 000 autistes en France, mais les moyens qui leur sont consacrés sont de plus en plus réduits. Certes, certaines organisations organisent des conférences et proposent des diagnostic. Mais d’une part, ces diagnostics sont payants et pas toujours remboursés pas la Sécurité Sociale – or, tous les parents n’ont pas les moyens d’assumer ces frais supplémentaires. D’autre part, les conférences, elles aussi, sont payantes, et leur contenu n’est pas toujours accessible par le grand public.
 
Trop de portes restent encore fermées pour les personnes atteintes du syndrome d’Asperger qui veulent s’intégrer socialement et professionnellement dans la société. Malgré le plan autisme 2005-2007, l’autisme et le handicap invisible en général est toujours méconnu, incompris et toujours aussi peu pris au sérieux dans la société française. Par conséquent, les jeunes adultes ont des difficultés à trouver un emploi. Les adolescents sont incompris et souffrent de stigmatisation par leurs camarades et leurs professeurs – parfois cela peut aller jusqu’à la dépression et l’hospitalisation. Les parents continuent à se démener mais ils sont seuls, livrés à eux-mêmes, et ne savent pas vers qui se tourner. Les Asperger, eux-aussi, quand ils arrivent à l’âge adulte, non plus. Nous avons deux personnes atteintes du syndrome qui ont fondé une famille, quelle prise en charge, quel accompagnement leur est proposé aujourd’hui ? Ils vont avoir un enfant, et nous demandons qu’il leur soit attribué un appartement thérapeutique, avec du personnel médical qui accompagne la jeune maman dans les soins qu’elle apporte à son enfant. Nous demandons des actions concrètes et une prise en charge qui aille au-delà du diagnostic. Les efforts qui ont été fait pour l’intégration sociale sont encore incomplets, la plupart des situations dans lesquelles sont les autistes et leurs familles aujourd’hui ne sont pas couverts par les politiques sociales actuelles.
 
J’ai créé cette association en tant que mère d’un enfant Asperger, et nous la faisons tourner avec de petits moyens. Notre souhait est de faire comprendre que les personnes atteintes du syndrome ont besoin d’être stimulés si on veut réduire leur handicap, et donc de faire des activités avec des non-Asperger. Nos initiatives sont totalement innovantes en France : ni les grands groupes de Vacances et Loisirs ni les autres associations ne proposent encore cela. Nous sommes à la recherche d’un local en région parisienne qui soit facile d’accès pour en faire un lieu de rencontre entre Asperger et non-Asperger, où des professionnels formés au syndrome encadrent les activités, pour faire cesser cette ghettoïsation de nos enfants et de ces jeunes adultes.


Asperger-Amitié a été créée à l’initiative de parents d’enfants porteurs du syndrome d’Asperger et de psychologues. Conscients du manque de moyens de prise en charge et d’accompagnement pour les personnes concernées et leurs familles, l’association est à même de les écouter et d’apporter des réponses aux problématiques auxquelles ils sont confrontés quotidiennement.
 
L'esprit d'Asperger-Amitié, c’est aussi de promouvoir les activités, pas uniquement entre adolescents ou adultes atteints du syndrome, mais ouvertes à d’autres participants non-Asperger. L’objectif est double : lutter contre la ghettoïsation des « Aspies » car celle-ci empêche le développement de leurs facultés d’intégration sociale, et faciliter la rencontre entre les professionnels et les familles qui sont souvent désorientées et constituent des proies faciles pour « l’autisme business ». C’est ce dont nous parle Miriam Sarbac, la Présidente de l’association.

http://www.handiplanet-echanges.info/node/25978

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28 octobre 2011

article publié dans Six-fours.net le 28 octobre 2011

Sanary Handicap Autisme PACA: les regards portés vers l'avenir

Mardi l'association autisme PACA était au CCAS de Sanary pour une journée gratuite destinée aux parents. D'autres rendez-vous sont à venir. A noter l'organisation d'un colloque scientifique d'envergure sur l'autisme au printemps prochain.

Ici Jean-Marc Bonifay, président de l'association Autisle PACA.

Ici Jean-Marc Bonifay, président de l'association Autisle PACA.

Malgré la tempête de mardi à Sanary, le président et son équipe d'Autisme PACA étaient bien au rendez-vous pour cette journée gratuite au CCAS destinée aux familles avec du petit théâtre Japonais pour l'aspect ludique, créatif, mais aussi pour capter l'attention: "L'enfant peut participer en prenant la place de l'intervenant, ou en créant une histoire lui-même et en la présentant à ses petits copains. On encourage donc la socialisation, l'interactivité, et la lecture et l'écriture. Les dessins qui sont utilisés ne doivent pas avoir trop de détails pour que leur attention reste sur l'histoire et les personnages" expliquait Jean-Marc Bonifay, président d'APACA. Béatrice Cordier, qui travaille désormais pour l'association, a aussi présenté des outils pédagogiques utilisés pour les apprentissages dans le lieu d'accueil à Jaumard. Même si la foule n'était pas au rendez-vous compte tenu des conditions météo exceptionnelles, certains avaient fait le déplacement. Yannick, un jeune homme "asperger" étudiant à l'université en comptabilité, est venu témoigner de son parcours: "Il était accompagné de son frère qui a lui-même apporté son ressenti en tant que " fratrie" et de sa mère témoin des difficultés de sa jeunesse. Un jeune homme, calme, brillant et désireux de participer aux actions de l'association pour servir les autres".

L'association va organiser un grand colloque

A côté de cela, Autisme PACA a démarré à Six-Fours l'atelier Habiletés sociales par la bande dessinée ainsi que le groupe fratrie avec Anne Violet ou encore l'handidanse avec Mélanie Laurentin début novembre.
L'association travaille sur un gros projet pour le printemps prochain: "on va mettre en place un colloque scientifique d'envergure sur l'autisme qui devrait avoir lieu en avril avec Monica Zilbovicius, une des plus grandes chercheurs du monde sur l'autisme et le cerveau et qui se trouve être notre marraine. Elle a prouvé avec d'autres le fonctionnement neurologique différent du cerveau des personnes autistes. Il est impossible aujourd'hui de dire que c'est une maladie psychiatrique, car la science et non la philosophie a prouvé que c'était un handicap neuro-développemental". Pédopsychiatre, neuropsychologues de très haut niveau viendront apporter leur savoir pour cette manifestation exceptionnelle dont la date et le lieu restent à définir. Ce sera dans tous les cas entre Sanary et Six-Fours, et le président va s'atteler à effectuer les demandes pour voir les disponibilités de salle. L'association aura sûrement besoin d'aides, alors il ne faut pas hésiter à la contacter.

Autisme Paca s'engage avec d'autres associations

L'association APACA est de la partie avec l'alliance nationale des 4A (Alliance des Associations pour les personnes Asperger ou Autistes de haut niveau) pour que le 18 février (date de naissance d'Hans Asperger) soit la journée de ce syndrome du même nom. C'est ce pédiatre autrichien qui a identifié ce syndrome en 1943. Une représentante de l'alliance a d'ailleurs écrit aux 577 députés et aux sénateurs pour les sensibiliser sur la question: "il faut qu'on reconnaisse la spécificité des enfants dits "asperger", car il n'existe aucune structure pour eux. Et pour certains atteints plus gravement on nous propose carrément les "asiles" disait avec amertume le président d'APACA. Son association a également rejoint "vaincre l'autisme" qui réalise un dossier de demande "grande cause nationale" avec diverses associations.
Enfin des enfants du lieu d'accueil et d'apprentissage de Jaumard devraient participer à un atelier cirque à Solliès-Pont: "c'est grâce à Patricia de l'école cirque Pitreries et sa présidente qui s'occupent aussi de Coeur chocolat à Belgentier et le rotary club du Gapeau".

D. D., le 28 octobre 2011

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article publié dans la Voix du Nord le 26 octobre 2011

L'affectation des auxiliaires de vie scolaire : un sujet qui préoccupe de nombreuses familles

mercredi 26.10.2011, 05:15- La Voix du Nord

 La mère de Killian ne comprend pas la décision de l'inspection d'académie. PHOTO ÉRIC JANISZEWSKI (CLP) La mère de Killian ne comprend pas la décision de l'inspection d'académie. PHOTO ÉRIC JANISZEWSKI (CLP)

La nouvelle est venue gâcher les vacances de Toussaint. Killian, 6 ans, ... souffrant d'un retard mental et de troubles du comportement, ne devrait plus bénéficier de l'accompagnement de son auxiliaire de vie scolaire (AVS) à compter du 4 novembre, soit deux jours après la rentrée. Un deuxième garçonnet, scolarisé comme Killian à l'école Lapierre, et suivi par le même AVS, serait dans le même cas. Une situation, loin d'être anecdotique. Le 13 octobre dernier, nous vous parlions déjà d'un père de famille qui après avoir bloqué l'école Pasteur avait obtenu le prolongement du contrat de l'auxiliaire de vie scolaire, assistant son fils handicapé, âgé de 7 ans.

« J'ai été informée de la nouvelle par l'AVS qui suit Killian depuis deux ans. Il m'a dit qu'il n'était là que jusqu'au 4 novembre prochain.

Je ne sais ni pourquoi ni comment cette décision a été prise. Je ne sais pas si Killian aura un autre auxiliaire ou s'il ne sera plus accompagné du tout.

 » Virginie Delefosse, s'inquiète du sort de son fils. « Je voudrais que l'accompagnement soit maintenu. Même si Killian a fait des progrès, il s'est habitué à lui et en a toujours besoin. Qu'est-ce qui se passera s'il est accompagné par une personne qu'il ne connaît pas ? » Difficile de joindre pendant cette période de vacances, l'équipe pédagogique de l'école Lapierre ou l'auxiliaire de vie scolaire en question pour avoir plus d'éléments. Dans la circonscription, six autres familles se seraient manifestées, dont deux monoparentales. Elles seraient, elles, en attente d'un accompagnement par des auxiliaires de vie scolaire. Les affectations validées par l'inspection d'académie répondent à divers critères et contraintes ( voir ci-dessous). Jamais la mère de Kilian n'aura attendu avec tant d'impatience la rentrée, prévoyant de se mobiliser pour obtenir gain de cause. •

M. L.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2011/10/26/article_l-affectation-des-auxiliaires-de-vie-sco.shtml

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article publié dans locatis.info le 26 octobre 2011

Maisons départementales des personnes handicapées : l'Etat solde sa dette

Handicap Publié le mercredi 26 octobre 2011

Dans le cadre de son rapport fait au nom de la commission des affaires sociales de l'Assemblée sur le volet médicosocial du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012, Bérengère Poletti, députée des Ardennes, apporte un point - que l'on peut espérer final - à la question récurrente de la dette de l'Etat à l'égard des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Cette dette, apparue dès les premiers temps de mise en oeuvre de la loi Handicap du 11 février 2005, trouve son origine dans les ratés de la mise à disposition des agents de l'Etat qui exerçaient jusqu'alors au sein des Cotorep (commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel) et des CDES (commissions départementales de l'éducation spéciale). Représentant environ 1.500 équivalents temps plein, les intéressés ont massivement refusé leur mise à disposition des MDPH à compter du 1er janvier 2006 ou tiré parti d'un cadre très favorable pour retourner rapidement à l'Etat. Ainsi que l'explique le rapporteur, "le décalage entre ce montant théorique et le nombre des personnes réellement mises à disposition s'est creusé au fil des ans". Une bonne part de ce décalage a été comblée par les départements qui ont accru leurs financements pour assurer les recrutements indispensables. En contrepartie de la défection de ses agents, l'Etat devait néanmoins verser une compensation financière des postes laissés vacants.
Entre retards de paiements, contestation des chiffres et opacité de la situation réelle, l'affaire est rapidement devenue inextricable. En 2010, et après diverses péripéties, la situation a cependant été rétablie, pour l'avenir, grâce à diverses mesures : clarification des règles de compensation, mise en place d'une organisation nationale budgétaire et comptable et inscription en loi de finances initiale du montant connu au moment de la construction budgétaire, suivie d'une enquête d'actualisation des effectifs en septembre permettant de calculer un versement correctif. Pour le rapporteur de la commission des affaires sociales, "depuis 2010, les règles de compensation sont claires et l'Etat ne constitue plus de nouvelle dette vis-à-vis des maisons départementales".
Restait à solder le passé. Les négociations sur ce point entre l'Etat d'une part et les MDPH et les départements, d'autre part, ont été marquées par une succession de désaccords. Faute d'un suivi efficace des relations budgétaires entre l'Etat et les MDPH, les contestations portaient non seulement sur le montant de la dette, mais aussi sur celui des compensations déjà versées... Une solution a néanmoins été trouvée, qui s'est notamment traduite par la diffusion d'une circulaire au printemps dernier (voir notre article ci-contre du 22 avril 2011). Le rapporteur salue au passage le "très important travail de retraçage des dotations versées au titre de la compensation", effectué par la direction générale de la cohésion sociale (DGCS). Bérengère Poletti constate d'ailleurs que lorsque les crédits n'ont pu être retracés, la DGCS a donné raison aux maisons départementales. Après les vérifications effectuées par la direction, la dette résiduelle est estimée à 24,6 millions d'euros. Le rapport indique qu'un premier versement de 15,1 millions d'euros a été effectué en juin 2011, au bénéfice de 69 départements. Le reliquat sera délégué à la fin de 2011 au vu des résultats de l'enquête de septembre sur l'évolution des effectifs, soldant ainsi un dossier qui aura lourdement pesé sur les premières années de fonctionnement des MDPH.

Références : Assemblée nationale, rapport fait au nom de la commission des affaires sociales sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, tome III "Médicosocial".

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis%2FLOCActu%2FArticleActualite&jid=1250262641434&cid=1250262637193

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27 octobre 2011

Les psychanalystes prennent peur suite à la diffusion du Mur !

Sophie Robert (réalisatrice du documentaire "Le Mur")sophie robert

"Bonjour à tous,
Il y a trois jours j'ai reçu la visite d'un huissier de justice, à la demande du vice président du tribunal de Grande Instance de Lille en vue de saisir l'intégralité des rushes des interviews que j'ai réalisé, à la demande de trois psychanalystes interviewés dans le MUR : Madame Esthela Solano et messieurs Eric Laurent et Alexandre Stevens. La requête était motivée par la crainte que je ne détruise mes rushes afin d'échapper à toute interdiction judiciaire dont pourrait être frappé mon film. Ce qui est complètement absurde puisque au contraire je poursuis l'exploitation de ces rushes dans la préparation d'une série consacrée à la psychanalyse, ce que je n'ai cessé de préciser en interviews. Mon avocat Maître Benoît Titran s'est opposé à cette saisie, totalement disproportionnée. Affaire à suivre..."

http://www.autistessansfrontieres.com/lemur-site-officiel.php


Je pense qu'au départ les psychanalystes filmés étaient très fiers qu'on vienne les trouver pour montrer leur travail ... Comme il est d'usage dans ces cas là ils ont dû signer les autorisations de droit à l'image nécessaires au tournage ... Devant le résultat ils prennent peur !
Dommage, pour une fois que des psychanalystes fournissent des preuves !
(Jean-Jacques Dupuis)

 

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article publié sur le site d'Autisme Infantile le 27 octobre 2009

Extinction: Lorsque rien ne bouge, tout bouge

Il existe une technique radicale, puissante, extrêmement efficace pour stopper les comportements problématiques: l’extinction. Cette technique est massivement efficace, mais elle suppose d’avoir:

  • Des nerfs solides
  • Un casque antibruit, des équipements anti morsures, un stock de vaisselle incassable, des meubles et portes blindées
  • De la subtilité et de la constance
  • Du temps devant soi et de l’énergie en réserve
  • La conviction chevillée au corps et au coeur, que le mur que l’on va dresser devant notre enfant et sa toute-puissance va l’aider à se construire, pour longtemps, et solidement.
  • Enfin et surtout, l’extinction est une technique qui doit être supervisée par un professionnel, car mal appliquée elle peut être tout à fait désastreuse.
I Love Milk (photo: Joe Shlabotnik)

I Love Milk (photo: Joe Shlabotnik)

Si vous avez lu mon billet précédent, vous vous rappellerez qu’un comportement est gouverné par ses conséquences. Cela vaut pour les comportements adaptés (par exemple, pour avoir les félicitations de la maîtresse, je vais faire cet exercice avec application), mais cela vaut aussi pour les comportement inadaptés (je sais que si je crie très fort et si je jette à terre mon verre de lait, maman n’osera plus me forcer à le boire, et je pourrai tranquillement éviter, sans risque, de boire du lait).

L’extinction consiste à supprimer totalement la conséquence habituelle d’un comportement

Dans la chaine suivante:

  1. Maman me donne un verre de lait
  2. Je hurle, trépigne, jette mon verre de lait et le brise à terre
  3. Maman ramasse les morceaux, éventuellement me laisse passer la serpillère avec le super balai que j’adore
  4. Maman ne m’obligera plus jamais à boire du lait
  5. Je suis peinard, j’ai le contrôle sur Maman, ça veut dire que je peux tenter avec autre chose.

Dans cette chaîne donc, en extinction, tout s’arrête après la deuxième phase. Soudainement, maman ne va pas réagir au verre brisé, maman va revenir avec un autre verre rempli de lait, et elle va réitérer la demande. Mince! Ce n’était pas prévu au programme…

Alors Stan va se mettre à hurler, taper du pied, mordre, griffer, cracher, pendant trente minutes ou plus s’il le faut: c’est ce qu’on appelle le burst, ou le pic comportemental.

Puis Stan va user de toutes les stratégies à son répertoire, pour voir s’il ne pourrait pas « rentrer par la fenêtre », puisque je lui ai « fermé la porte »:

  • Il va essayer de jeter tout ce qu’il y a sur la table
  • Il va tenter d’attirer mon attention en me frappant les jambes
  • Il va vouloir aller marcher dans le verre
  • Il va vouloir échapper de la pièce dans laquelle se déroule l’action
  • Il va avoir une soudaine envie de faire pipi, pour s’échapper dans les toilettes et avoir mon attention

Dans tous les cas, je dois rester de marbre: il peut faire pipi par terre, ça ne me gêne pas. Je fais juste attention à ce qu’il ne se mette pas en danger, ne se coupe pas par exemple, mais je ne lui accorde pas la moindre attention, je suis un roc, je ne lui adresse pas un regard.

Vous n’y croirez peut-être pas, mais une demie-heure après, Stan a bu son premier mini verre de lait – le premier depuis deux mois que j’avais décidé de stopper les biberons.

C’était il y a cinq jours. Hier et ce matin, Stan a retenté d’échapper au lait, et de reprendre le contrôle:  il a jeté son verre (je vais me faire sponsoriser par Ikea moi), mais voyant que cela ne me touchait pas, eh bien, il boit son lait, après avoir vérifié que je n’avais pas changé d’avis.

Cela, nous l’avons aussi vécu avec la mise sur les toilettes, avec l’arrêt des couches diurnes, avec le lait donc, avec les petites exigences du quotidien. Je sais, c’est épuisant, déchirant, il n’y a pas d’autre mot. Mais quel bonheur de voir Stan discriminer petit à petit le comportement à adopter dans diverses situations, quel bonheur de voir quels progrès sa compliance grandissante lui permet d’accomplir! Et c’est aussi à ce prix-là que la scolaristaion de Stan et son intégration dans notre monde se fera.

Lorsque rien ne bouge, tout bouge

Très sincèrement , je n’y croyais pas avant d’avoir essayé, et aujourd’hui, je me sens plus forte face aux comportements d’opposition de Stan.

Il n’y a rien de plus irritant, de plus fatiguant, de plus épuisant pour les nerfs de parents que l’opposition systématique d’un enfant autiste et de tous les comportement problématiques qui y sont liés. Cris, pleurs, crachats, morsures, coups, jets d’objet, Stan nous aura tout fait pour ne pas monter sur les toilettes. Nous n’avons pas cédé, et nous avons gagné par abandon de l’adversaire.

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/methodes/aba/comprendre/extinction-lorsque-rien-ne-bouge-tout-bouge/

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