29 avril 2011

article publié sur le site agoravox le 29 avril 2011

Élèves handicapés : la fin des ersatz ?

Le Gouvernement, s'abritant derrière l'aspect quantitatif, semble déterminé à reporter la question de la scolarisation des élèves handicapés, après la présidentielle, ce qui laisse présager un désengagement de l'État. Les partis politiques se contentent de vagues promesses.

Élèves handicapés : la fin des ersatz ?

Alors qu'en Italie et en Espagne, chaque enfant handicapé fait l'objet d'un suivi global, la situation en France ne mentionne pas de précisions sur le nombre d'élèves handicapés scolarisés à temps plein, de ceux dont les parents attendent l'examen du dossier, ou l'attribution d'un EVS, ou son remplacement... Par exemple, un enfant handicapé qui n'est scolarisé qu'une heure par semaine est considéré (pour les statistiques) scolarisé à temps complet. 

Cette façade se fissure : 

La défenseure des enfants, dans son dernier bilan, constate que la scolarité des enfants handicapés reste un parcours du combattant dans le milieu scolaire ordinaire ou dans les structures adaptées.

Les parents expriment de plus en plus souvent leur souffrance "C'est déjà super dur à vivre pour nous son handicap et aujourd'hui ça l'est encore plus car on se sent très seul et face à des murs !" Beaucoup ont engagé des procédures devant les tribunaux pour faire appliquer la décision de la MDPH attribuant un AVS. Ces recours concernent aussi un nombre d'heures d'accompagnement inférieur à ce qui a été décidé.

De nombreux enfants handicapés ont dû interrompre leur scolarité du fait du départ ou du non remplacement de leur EVS qui n'est nommé que pour quelques mois. Le Conseil d'état, par son référé du 15 décembre 2010, a déclaré qu'on ne pouvait pas reprocher à l'Éducation nationale une carence dans l'attribution d'un auxiliaire de vie scolaire, du moment que l'élève reste scolarisé. Mais les écoles ne peuvent plus accueillir ces élèves sans accompagnement...

28 EVS, embauchés en "contrat avenir" (ils sont des milliers dans ce cas) ont fait condamner le lycée David-d'Angers, qui dans l'affaire n'est que le prête-nom de l'inspection académique du Maine-et-Loire à verser à chacun d'entre eux une somme d'environ 14 000 euros, pour licenciement abusif et non-respect de ses obligations de formation. Lutte Ouvrière souligne "Cette obstination [de l'Administration] à transférer cette affaire montre que les services de l'État se savaient dans leur tort sur la question de la formation et redoutaient manifestement la requalification des contrats en CDI 

L'association Handik a obtenu du tribunal administratif de Pau le droit à des assistants d'éducation en lieu et place d'employés de vie scolaire, ce qui va vraisemblablement entrainer une multiplication des recours. L'AVS peut être embauché pour six ans au maximum contrairement aux EVS "jetables", mais les conditions de travail restent insatisfaisantes. C'est pourquoi cette association, au-delà de cette reconnaissance revendique la professionnalisation et la pérennisation du dispositif AVS.

Comme s'il ne suffisait pas d'avoir dévolu à des EVS, qui souvent abandonnent car ils n'ont reçu aucune formation, l'accompagnement des élèves handicapés (sans même prévoir un suivi avec les parents...), l'Éducation nationale a prétendu que ces EVS ne pouvaient intervenir que pendant le temps scolaire (hors garderie et cantine donc). Le Conseil d'état vient de décider que "la prise en charge par celui-ci [l'État] du financement des emplois des assistants d'éducation qu'il recrute pour l'aide à l'accueil et à l'intégration scolaires des enfants handicapés en milieu ordinaire n'est pas limitée aux interventions pendant le temps scolaire".

Le Gouvernement, s'abritant derrière l'aspect quantitatif, semble déterminé à reporter cette question après la présidentielle, ce qui laisse présager un désengagement de l'État. Les partis politiques se contentent de vagues promesses. 

Pourront-ils continuer à détourner les yeux de la souffrance des familles, du non-respect du droit à l'éducation, des effectifs incompatibles avec l'accueil d'enfants handicapés ?

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/eleves-handicapes-la-fin-des-93022

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article publié dans le point.fr le 3 avril 2011

Le collectif Autisme compte saisir le Conseil économique et social

Pour les associations, la prise en charge de l'autisme est aujourd'hui "désastreuse.

Le collectif Autisme compte saisir le Conseil économique et social

Un petit garçon autiste regarde des bulles de savon au côté d'une éducatrice, au centre Mosaïque de Lille, spécialisé dans la prise en charge des troubles envahissants du développement. © Philippe Huguen / AFP

Source AFP

Le collectif Autisme veut saisir le Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour "évaluer la situation économique" de la prise en charge de cette maladie, qu'il juge actuellement "désastreuse", selon un communiqué diffusé vendredi. "Parce que la prise en charge des 600 000 personnes autistes reste majoritairement inadaptée, inefficace", le collectif, qui rassemble cinq fédérations du secteur, "a décidé de saisir" le CESE "pour réaliser une étude permettant d'évaluer la situation économique et sociale actuelle dans le champ de l'autisme".

Cette saisine "s'effectuera par pétition citoyenne, devant obtenir 500 000 signatures", et mise en ligne sur le site du collectif depuis le 2 avril, journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Le collectif estime "qu'une meilleure prise en charge précoce fera considérablement diminuer le coût économique et social de ce handicap pour la collectivité". Pour les associations, cette prise en charge est aujourd'hui "désastreuse".

La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot vient de confier une mission à l'ancienne secrétaire d'État Valérie Létard sur le plan autisme 2008-2010. Selon le communiqué du ministère, certains aspects du plan semblent "avoir souffert de retards, notamment dans les développements de formations adaptées" et "l'amélioration de la prise en charge des adultes avec autisme ou TED" (troubles envahissants du développement).

http://www.lepoint.fr/sante/le-collectif-autisme-compte-saisir-le-conseil-economique-et-social-03-04-2011-1314569_40.php

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article publié sur le site santé log le 28 avril 2011

AUTISME: Un check-up de 5 mn pour dépister dès l’âge de 1 an

Journal of Pediatrics

Cette étude financée par les NIH démontre la faisabilité et l'efficacité d’un premier dépistage systématique au cours des visites médicales de routine du nourrisson. Il s’agit d’une liste à remplir en 5mn par les parents en salle d'attente du pédiatre pour contribuer au diagnostic précoce des troubles du spectre autistique (TSA). Ce principe de dépistage, un court check-up, est présenté dans l’édition d’avril du Journal of Pediatrics, aboutissant à son adoption, en pratique, par un réseau de pédiatres américains.

"Au-delà de la preuve du concept, un tel programme de dépistage permettant aux parents de répondre sur les symptômes de leur enfant le plus précocément possible et en toute confiance, n'a jamais été testé auparavant", note le Dr. Thomas R. Insel, directeur de l'Institut national de la santé mentale (NIMH), partie des NIH.

Identifier l'autisme à un âge précoce permet aux enfants de commencer le traitement plus tôt, ce qui peut grandement améliorer leurs chances de développement et d’apprentissage. Cependant, de nombreuses études montrent un retard important les premières préoccupations des parents sur les troubles du comportement de leur enfant et le diagnostic final de TSA, au point que certains enfants ne reçoivent pas le diagnostic avant d’avoir déjà commencé leur scolarité.

Un réseau, une check-list : Etant donnée la nécessité d'améliorer le dépistage précoce des TSA, le Pr. Karen Pierce, de l'Université de Californie et ses collègues ont mis en place un réseau de 137 pédiatres dans le comté de San Diego. Après un séminaire d'une heure de formation, les pédiatres pratiquent un premier dépistage aux nourrissons âgés d’1 an, en utilisant une petite liste de check up, un bref questionnaire qui détecte leS TSA, le retard de langage et de développement. Le questionnaire interroge sur l’utilsation faite par l’enfant du regard, des sons, paroles, gestes, objets et autres formes de communication adaptées à leur âge. Tout enfant qui ne “réussit” pas ce test est ensuite orienté vers d'autres tests et est réévalué tous les six mois jusqu'à 3 ans.

Un premier traitement dès l'âge de 17 mois: Sur 10.479 enfants examinés, 32 ont été identifiés comme ayant des TSA. La check-list a effectué un dépistage correct dans 75% des cas. Ensuite, tous les jeunes enfants diagnostiqués autistes ou à retard de développement et  89% des enfants avec un retard de langage ont pu suivre une thérapie comportementale. En moyenne, ces enfants ont été soumis à un premier traitement dès l'âge de 17 mois. A titre de comparaison, une étude de 2009 des Centers for Disease Control and Prevention constate, qu’en moyenne, les enfants ne reçoivent actuellement un diagnostic de TSA qu’autour de l’âge de 5,7 ans, avec un début du traitementencore plus tardif.

Une adhésion des pédiatres: De plus, à l’issue de cette étude, 96% des pédiatres ont évalué le programme de manière positive, et 100% d’entre eux ont poursuivi dans leurs consultations, ce principe de dépistage.

Source: J Pediatr. 2011 Apr.Catching, Studying, and Treating Autism Early: The 1-Yr Well-Baby Check-Up Approach”.

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-autisme-un-checkup-de-5-mn-pour-deacutepister-degraves-lacircge-de-1-an_5453_lirelasuite.htm#lirelasuite


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28 avril 2011

article publié dans le journal du Pays Basque le 28 avril 2011

Pays Basque

Le tribunal de Pau tranche à nouveau en faveur de l'association Handik

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28/04/2011

C.B.

Soulagée. Hier, l'association Handik, le collectif du Pays Basque d'associations de parents, d'amis et de personnes en situation de handicap, qui se bat depuis plusieurs mois pour le maintien des AVS (Aides de vie scolaire) au sein des établissements fréquentés par les élèves, a une nouvelle fois obtenu gain de cause.

Le Tribunal Administratif de Pau a donné raison aux cinq familles soutenues par Handik qui réclamaient l'attribution d'AVS sous contrat d'Assistant d'Education. La veille, l'inspecteur d'académie confirmait que cinq postes d'AVS seraient alloués à leurs enfants pour le reste de l'année scolaire.

Un cas qui fait jurisprudence, puisque sur le fond, la justice a reconnu l'inadéquation entre les EVS (Emploi de vie scolaire) et les besoins inhérents au handicap. «Nous dénonçons la précarisation de l'accompagnement scolaire pour enfants en situation de handicap avec des contrats EVS et exigeons la professionnalisation et pérennisation du dispositif AVS» explique Ladix Arrosagarai membre d'Integrazio Batzordea qui fait partie du collectif Handik.

Le statut d'AVS, même s'il est précaire, permettait d'embaucher au moins pendant six années une personne qualifiée ayant un contrat de droit public. En revanche, les EVS sont employés par les directeurs d'établissements avec des contrats renouvelés tous les six mois. Par ailleurs, ils ne disposent pas des mêmes exigences de qualification.

Suite à cette nouvelle victoire judiciaire, la satisfaction pouvait se lire sur les visages des membres de l'association, bien décidés à ne pas en rester là : «Aujourd'hui, le droit n'a été appliqué que pour cinq familles et pour les deux mois scolaires restant. 12 enfants souffrant de handicap restent encore à notre charge. C'est la quatrième fois en deux ans que les familles sont obligées d'aller devant le tribunal pour faire respecter un droit qui est fondamental : celui de l'éducation. Mais nous avons aujourd'hui un précédent sur lequel nous baser si ce droit n'est toujours pas respecté l'année prochaine» prévient L. Arrosagarai.

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20110428/262622/fr/Le-tribunal-Pau-tranche-a-nouveau-faveur-lassociation-Handik

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article publié sur le site Autisme Infantile le 28 avril 2011

J’ai peur

J'ai peur

What is life? An illusion, a shadow, a story. And the greatest good is little enough: for all life is a dream, and dreams themselves are only dreams (photo: Sundaram Ramaswamy)

J’ai peur. Je pense à l’avenir, et je m’angoisse, malgré les progrès constants de Matthieu, parce que je ne suis pas certaine que ses efforts suffisent pour un avenir radieux. Même si je fais de mon mieux pour accepter que son destin ne sera pas celui qu’on avait rêvé pour lui, même si je l’aime de tout mon coeur et de toute mes tripes… je ne sais pas, personne ne sait s’il arrivera un jour à surmonter son handicap.

J’ai peur que l’année prochaine, mon fils change de classe, et se retrouve loin de la fantastique maîtresse qu’il a eu cette année, et séparé de sa formidable AVS qui a si bien su l’aimer et l’aider à progresser. J’ai peur que le changement de classe lui soit défavorable, et qu’il se retrouve considéré comme un boulet au lieu d’être intégré.

J’ai peur que l’année prochaine soit sa dernière année à l’école, qu’il n’apprenne pas à « devenir élève », et qu’on ne lui permettre pas d’aller en CP comme je l’espérais, parce qu’il est trop turbulent, qu’il n’écoute pas assez, et qu’il est difficile de lui faire faire quoi que ce soit sans insister malgré ses refus.

J’ai peur qu’on ne me propose qu’un IME ou un hôpital de jour pour continuer son éducation. Pour ça, il faudra me passer sur le corps: moi vivante il n’y mettra pas les pieds.

J’ai peur qu’il faille que je l’éduque moi-même, à la maison, en utilisant des cours par correspondance, parce que je n’ai pas la fibre de l’institutrice, je ne sais pas si j’aurais le courage nécessaire… et que même si je fais de mon mieux pour lui apprendre l’autonomie, en ce qui concerne l’instruction je ne saurais pas par où commencer.

J’ai peur qu’on n’arrive pas à le rendre suffisamment autonome pour lui permettre de vivre une vie indépendante. Tant que nous serons là pour nous occuper de lui, il ne manquera de rien, mais qu’arrivera-t-il quand nous ne serons plus là? Que deviendra-t-il?

J’ai peur que les gens ne le comprennent pas, qu’il soit un objet de curiosité malsaine ou de dégoût, ou tout simplement de mépris. Il a toujours été entouré de gens qui l’aiment, que ce soit dans sa famille ou parmi les personnes qui l’entourent durant ses prises en charge éducatives et thérapeutiques. Matthieu est un petit garçon qui aime les autres et a besoin d’être aimé en retour, et la société aujourd’hui en France n’est pas prête à accueillir un enfant autiste.

J’ai peur qu’il finisse sa vie, abruti de médicaments, attaché à un fauteil pour ne pas qu’il « dérange », à se balancer en bavant. Mon petit garçon est un être humain, il a le droit au respect de sa personne et à sa dignité, et il ne peut pas être heureux dans une structure où on ne lui apprend rien, où on le parque pour qu’il ne soit pas une gêne pour les autres.

Dans un pays où les soins prodigués aux enfants autistes dans les structures d’Etat sont loin d’être suffisants, comment se rassurer sur l’avenir de nos enfants? Comment partir tranquille en sachant la vie misérable qui leur est réservée? Comment justifier le poids sur les épaules de leurs frères et soeurs s’ils choisissent de prendre notre relève, et leur sentiment de culpabilité s’ils ne le font pas?

Il faut se battre maintenant pour les enfants de demain, mais aussi pour nos enfants demain. Que ceux qui nous suivent trouvent le chemin moins dur! Et qu’au bout de notre calvaire, nous trouvions le Graal, la solution pour un avenir digne et respectueux pour nos enfants différents.

Continuons à nous indigner des « prises en charge » inutiles et dommageables qui nous sont proposées. Réclamons des prises en charge valables. Militons pour la généralisation des méthodes comportementales qui aident nos enfants. Exigeons des lieux de vie humains pour ceux d’entre eux qui n’atteindront pas l’autonomie.

http://autismeinfantile.com/temoignages/nathalie-et-matthieu/jai-peur/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

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article publié dans le Télégramme.com le 18 avril 2011

Autisme. Une conférence pour mieux comprendre ce handicap

Le Rotary de Pontivy a organisé une conférence destinée à mieux connaître l'autisme, vendredi soir, à l'amphithéâtre du lycée Jeanne-d'Arc. Après un accueil de MmeRenoux, présidente de l'association Grandir ensemble, Valérie Besnier, secrétaire, a présenté l'autisme, trouble neuro développemental, qui affecte le fonctionnement du cerveau. La personne autiste rencontre de grandes difficultés à communiquer, se représenter les choses et les situations, traiter les informations sensorielles, interagir avec les autres et accepter le changement. Il y a toutes formes d'autisme, avec expression verbale ou non, avec ou sans déficience intellectuelle. Cependant, avec des apprentissages spécifiques et un accompagnement, une personne autiste trouve sa place dans la société, à l'école et au travail. Elle a donc besoin de stratégies éducatives tout au long de sa vie.

Un manque de structures

La France est un pays ayant un retard considérable pour prendre en compte ce handicap, avec un manque de structures adaptées. Seule une école de Lille forme 25 éducateurs spécialisés dans l'approche comportementale, alors que 8.000 enfants naissent autistes chaque année.

http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/autisme-une-conference-pour-mieux-comprendre-ce-handicap-18-04-2011-1272849.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=RSS-21

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"Mon enfant est différent" émission sur France 2 le 3 mai 2011

logo_france_2France 2 propose “Débat : mon enfant est différent” le 3 mai 2011 à 22H05 juste après la fiction Simple. Comment vivre ensemble au quotidien le handicap intellectuel ? Christophe Hondelatte animera une émission de témoignages pour donner la parole à des parents d’enfants différents. Il ne s’agit pas d’une émission médicale, les personnes présentes veulent expliquer leur quotidien, leur vécu, le choc du diagnostic, la scolarisation, le regard des autres, les structures adaptées, l’avenir… Les joies, les espoirs, les craintes mais aussi le parcours du combattant…

Hondelatte et simple le telefilm


C’est un combat au quotidien pour faire accepter la différence. En France, 6 à 8 000 enfants handicapés intellectuels naissent chaque année. 700 000 personnes sont touchées soit 20 % des 3,5 millions de personnes handicapées.
En plateau, 4 personnes pour 4 histoires différentes, 2 reportages et un “expert/référent” pour donner le recul nécessaire sur les problématiques soulevées (chiffres, prises en charge, structures existantes…)

Les témoins :
- Odile, divorcée, mère de 3 filles dont Alissa, 12 ans, autiste
- Rémi, qui élève seul son fils trisomique de 13 ans sans aucune structure d’accueil (sa femme s’est suicidée il y a 7 ans)
- Véronique et Michel, parents de Quentin, 6 ans, autiste, élève d’une école pilote
- Cédric, jeune adulte déficient intellectuel qui travaille en ESAT et préside l’unique association d’handicapés gérée par eux-mêmes.

Les reportages :
- Vivre au quotidien avec Rémi et son fils à Clermont-l’Hérault
- Portrait d’une école pilote pour enfants autistes montée grâce à la détermination de parents pour palier le manque et l’adaptation des structures existantes.

http://www.lemag-vip.com/television/38356-debat-handicap-mental-sur-france-2-apres-simple-le-3-mai-2011.html

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article publié sur le site Autisme Infantile le 26 avril 2011

Un millier d’étages sans ascenceur

Un millier d'étages sans ascenceur

Skyscraper (photo: ciocci)

Quand on donne naissance à un enfant avec autisme, on amorce avec lui la montée d’un gratte-ciel, un millier d’étages sans ascenceur.

Les papas et les mamans d’enfants neurotypiques grimpent agilement, même parfois quatre à quatre les marches de l’autonomie et des progrès, aidés par leur enfant qui n’a pas besoin d’être tiré après eux bien longtemps.

Nous? Nous restons coincés sur les premières marches. Nous sommes trop fatigués, pas assez en forme. Notre enfant est trop lourd, a besoin de tout un attirail pour le faire avancer, et doit être tiré vers le haut à chaque marche, ce qui nous ralentit fortement.

Pendant que les parents qui ont commencé l’ascension en même temps que nous disparaissent, si vite que nous ne les entendons même plus grimper aux étages en dessus, et que d’autres parents ayant entamé les escaliers après nous nous dépassent sans même nous accorder un regard, nous nous retrouvons exténués au deuxième étage, affalés, sans courage pour continuer. Nous voyons le peu de chemin parcouru, et nous savons qu’il nous reste 998 étages à gravir, et c’est affreux et impossible, alors on finit par se persuader qu’au final on n’est pas si mal sur notre palier du deuxième étage.

Reprendre l’ascension parait trop difficile. On se souvient combien on en a bavé pour amener notre enfant jusque là, et on se voit mal continuer à le traîner sur notre dos, ne serait-ce qu’un étage de plus.

Et pourtant! Quand nous persévérons, à chacune des marches qu’il gravit, notre enfant fait marcher ses muscles, et ça devient plus facile pour lui de nous aider, se s’aider lui-même à gravir les étages. Il devient moins lourd à tirer, a de moins en moins besoin de tout cet attirail si pénible à utiliser, et avance!

Ce que nous ne savons pas, lorsque nous montons les étages avec peine, c’est qu’il y a un lobby au dizième étage, qui nous attend avec des rafraîchissement et une salle de repos: à chaque marche grimpée, à chaque progrès fait, on se rapproche de ce palier où on pourra être soulagé avant de reprendre l’ascension.

Ça ne sert à rien de ne viser que le sommet. Certains d’entre nous y parviendront, certains n’y arriveront jamais, et personne ne peut dire au départ de l’ascension qui finira sur le toit, à regarder le monde d’en haut. Mais chacun d’entre nous, sans forcément perdre de vue le but final, peut se focaliser vers les paliers intermédiaires pour avoir des buts plus facilement réalisables.

Ces paliers amènent des choses différentes selon les progrès que votre enfant a fait, et les compétences et connaissances que vous lui avez enseignées. Ils enlèvent un poids de votre sac à dos à chaque fois, et vous repartez plus léger, plus en forme, plus motivé pour la suite.

Matthieu a eu 6 ans il y a quelques jours. Nous sommes loin derrière ses cousins qui ont commencé plus ou moins en même temps à gravir les marches. Mais nous avons pu dépasser plusieurs fois les paliers intéressants: apprendre à dire des mots au lieu de crier, apprendre à obéir, apprendre à être propre, apprendre à être calme, apprendre à jouer normalement au lieu de jeter les jouets dans toute la pièce, apprendre à accepter les refus, apprendre à accepter les changements imprévus…

À chaque palier, c’est lui qui prend en charge une pièce de l’équipement qu’il me fallait porter à sa place. Je me sens plus légère, et ses muscles se développent. Il gravit de mieux en mieux les étages – certes, pas aussi vite que ses cousins, que nous avons peu d’espoir de rattraper avant longtemps, mais tout de même de plus en plus vite.

Chaque marche montée n’est plus à faire. Chaque progrès est une base pour en faire un autre par la suite. Visez le prochain palier, une marche à la fois!

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/a-la-maison/suggestions-aux-parents/un-millier-detages-sans-ascenceur/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

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27 avril 2011

Communiqué de l'association Envol Loisirs

samedi 30 avril à 15 heures - Kosmos - Fontenay sous bois

ciné-ma-différence


Affiche film

Alors qu'il mène sa vie sans histoire d'animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d'identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu'on vous demande, c'est de vous fondre dans la masse ?
Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l'Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu'il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu'il se contentait jusque-là d'imiter ?

Plus d'info : http://www.envol-loisirs.org/cin%C3%A9-ma-diff%C3%A9rence-%C3%A0-fontenay-sous-bois/30-avril-rango/

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26 avril 2011

le mois d'avril d'Elise

Samedi matin 2 avril, équitation avec Trott'Autrement ... c'est comme vous le savez une activité que Lisou apprécie particulièrement. Encore une fois je voudrais remercier sa monitrice Olivia Jami qui sait créer et entretenir une relation qui permet à chaque enfant, adolescent ou adulte qu'elle accompagne de progresser à son rythme ...

L'après-midi, Elise est partie accompagné par le Papa de Xavier (son grand copain et voisin) au rendez-vous fixé pour participer au mariage de Sophie et Olivier, deux accompagnants de l'association A Bras Ouverts.
Un grand moment vous vous en doutez !!! Ils étaient trois du groupe Les Troubadours (Florence, Xavier et Lisou) à être ainsi invités à la cérémonie et aux festivités qui ont suivies ...
Dimanche quand nous avons été les rechercher à Paris au lieu de rendez-vous habituel, nos invités étaient passablement fatigués d'avoir dansé une bonne partie de la nuit ... Un grand merci à leurs accompagnatrices Elisabeth et Florence de leur avoir permis de participer à ce grand moment.

Le week-end suivant, équitation et théâtre avec La Drôle de Compagnie le samedi.
A l'issue de la séance Olivia Jami me confie qu'Elise s'est montrée très réceptive et attentive aux consignes aussi bien en pratique que verbalement. Bravo pour le cheval !
L'après-midi, son prof de théâtre, Didier Berjonneau, confirme les bonnes appréciations du matin : posée et attentive ... cool !

Le 16 & 17 avril, c'est un vrai week-end avec A Bras Ouverts. Direction une maison dans les environs de Chantilly avec au programme la visite du musée du cheval etc. Un temps exceptionnellement beau a permis à tout le petit groupe de profiter au maximum des activités en extérieur. Anne-Laure accompagnait Elise et Octavia était la responsable du week-end. Claire-Héli qu'Elise connaît depuis de nombreuses années profitait aussi de ce week-end ...  Super donc !

Pour finir le week-end de Pâques a permis à Lisou de profiter de sa maison pendant trois belles journées.
Le vendredi soir, nous en avons profité pour lui souhaiter son anniversaire ... 26 ans !
Et pour que la soirée soit complète les oeufs de Pâques se sont invités à la fête ... !!!
Forcémment Lisou était heureuse  ... entourée de ses frère et soeur.P1040663P1040658

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Samedi, dimanche & lundi assez calme avec un invité de marque : le soleil. Le jardin, les ballades au bord de Marne faisaient partie du menu. Donc super cool et Lisou semble apprécier ces moments de détente.

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