19 avril 2021

La psychanalyse, au coeur de l'échec de l'Aide Sociale à l'Enfance

 

LA PSYCHANALYSE, AU CŒUR DE L'ECHEC DE L'AIDE SOCIALE A L'ENFANCE

Comment expliquer l'incapacité chronique de l'Aide Sociale à l'Enfance à répondre aux besoins élémentaires des enfants dont elle a la charge ? En France, la formation des éducateurs spécialisés est aujourd'hui encore majoritairement psychanalytique. Cette approche pseudo scientifique sectaire les place en contradiction avec leur rôle social, et tous les partenaires de la protection de l'enfance.

https://blogs.mediapart.fr

 

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09 mars 2021

Les psychanalystes ont une lourde responsabilité dans la non-dénonciation des crimes sexuels sur mineurs

Par Sophie Robert ... Publié le 09/03/2021

sophie robert 10

"Les psychanalystes ont une lourde responsabilité dans la non-dénonciation des crimes sexuels sur mineurs"

Les psychanalystes portent une lourde responsabilité dans la non-dénonciation des crimes sexuels sur mineurs. Ils contribuent à la protection idéologique et judiciaire des pédocriminels. Ce dont ils se défendent, affirmant que Freud aurait posé l'interdit de l'inceste à la base de la construction humaine. C'est un mensonge.

https://www.marianne.net

 

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22 août 2020

Psychologie à l'université : témoignages sur un "Hold-up" - APSU

 

Sophie Robert

Psychologie à l'université : témoignages sur un "Hold-up" - APSU

Imaginez que vous soyez un étudiant inscrit en première année de licence de physique à l'université, et que, dans les cours intitulés " astrophysique ", on vous enseigne en fait l'astrologie.

https://psychologiescientifique.org

 

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03 août 2020

Entretien avec Sophie Robert, réalisatrice du film Le Phallus et le néant

 

Entretien avec Sophie Robert, réalisatrice du film "Le Phallus et le néant"

Sorti en salles depuis le 16 janvier 2019 en France, le documentaire réalisé, écrit, produit et distribué par Sophie Robert est toujours disponible pour des projections-débats autour notamment de la question des dérives de la psychanalyse freudo-lacanienne portée par ses voix les plus extrémistes.

https://blogs.mediapart.fr

 

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18 février 2020

Vous pensiez que Françoise Dolto était un cas extrême et isolé ? Eh bien non...

 

Vous pensiez que Françoise Dolto était un cas extrême et isolé ? Eh bien non...

Par Sophie Robert et Manuel Quinon Dans un article récent consacré aux déclarations fracassantes de F. Dolto sur le consentement présumé des jeunes filles violées par leur père (" la petite fille est toujours consentante ", déclare sans sourciller Dolto, qui affirme par ailleurs : " il n'y a pas de viol du tout.

https://blogs.mediapart.fr

 

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15 décembre 2019

Psychanalyse : sale temps pour les charlatans

14 déc. 2019
Par Blog : Le blog de Sophie ROBERT réalisatrice


La psychanalyse n'est pas une science. Pourtant les psychanalystes diffusent à l'université une lecture fondamentaliste de Freud et Lacan, au détriment des usagers de la psychiatrie, des personnes handicapées et des victimes de violences sexuelles, une population fragile en situation de faiblesse. Les pouvoirs publics doivent se saisir de ce débat. C'est un enjeu majeur de santé publique.

 

Le 22 octobre, le Nouvel Obs a publié à mon initiative une tribune intitulée « la psychanalyse ou l’exercice illégal de la médecine » signée par 60 psychologues et psychiatres. Cette tribune explique pourquoi la psychanalyse est incompatible avec l’enseignement de la psychologie, de la psychiatrie et l’expertise auprès des tribunaux. Deux mois plus tard, ils sont plus de 1000 signataires, exclusivement des professionnels de santé : www.justicesanspsychanalyse.com

        Les psychanalystes ont réagi à cette tribune par des menaces, et des cris d’orfraie, vis-à-vis de ce qu’ils considèrent comme un crime de lèse-majesté. Un positionnement classique, entre victimisation et argument d’autorité, pour maintenir leur posture coûte que coûte sans jamais répondre aux critiques ni rendre de compte de leur activité auprès des pouvoirs publics, malgré les dysfonctionnements gravissimes induits par leur présence sur le terrain et les témoignages de souffrance des usagers.

Les psychanalystes ont ouvert sur Change.org une contre tribune « La psychanalyse est une science à part entière » ouverte au tout venant, et se vantent qu’elle ait réuni 32000 signataires. Ses auteurs, qui ratissent large dans les facs de droit, de lettre, et de théologie, présentent ce chiffre comme une victoire, alors que la psychanalyse est au programme du bac, que le service public de la radio et la télévision et une grande partie de la presse lui fait de la publicité tous les jours depuis des décennies sans aucun regard critique. A tel point qu’une grande partie du public est encore incapable de se représenter ce que sont la psychologie et la psychiatrie en dehors du référentiel psychanalytique.

  Pourtant sur les 32000 signataires de la contre tribune des psychanalystes, les commentaires attestent qu’un grand nombre sont des étrangers en provenance d’Amérique latine. Leur présence dans une liste qui prétend en remonter aux parlementaires français représente un mensonge et une ingérence.

 Par ailleurs, sachant que les séances de psychanalyse se payent obligatoirement en espèces on espère pour eux que les 15 000 et quelques psychanalystes français répertoriés dans cette liste qui sera remise aux autorités sont à jour vis-à-vis du fisc. Dans le cas contraire, la contre tribune offrira un moyen de comparaison fort utile aux services fiscaux.

 Sur le fond, pour justifier de ne pas avoir à rendre de comptes sur leur pratique ses partisans clament ici et là que la psychanalyse a évolué, mais aucun livre, aucun article, ou conférence ne vient en apporter la preuve. Bien au contraire les témoignages de ce que les formateurs et essayistes de la psychanalyse persistent à enseigner une lecture fondamentaliste de l’enseignement de Freud et Lacan sont accablantes.  

 Dans n’importe quelle discipline, quel que soit leur talent, les chercheurs sont considérés comme des êtres humains, non comme des prophètes. Ils sont donc faillibles, et soumis à l’empreinte de leur époque. Il appartient aux générations suivantes de mettre à l’épreuve leurs théories, et déterminer collectivement ce qui peut être conservé, ce qui doit être adapté et ce qu’il faut abandonner de leur héritage. C’est ainsi que se construit la connaissance scientifique : sur le doute et la mise à l’épreuve permanente du savoir.

A moins de revendiquer officiellement le statut de pseudo médecine, la psychanalyse doit obéir à ces mêmes règles. Elle est pratiquée dans le domaine du soin, où la rigueur est d’autant plus indispensable qu’il s’agit de prendre en charge des personnes en demande de soin et en situation de faiblesse.

Il ne suffit pas de se déclarer « éclairé » pour l’être. Il est nécessaire de le prouver en assumant ouvertement cette parole et en l’étayant. Si la psychanalyse avait évolué, parmi les 32000 signataires de la contre tribune, il devrait se trouver un nombre significatif de psychanalystes français capables de reconnaitre publiquement que la théorie œdipienne est fausse ; dire qu’il est insensé de prétendre que les enfants éprouveraient des désirs sexuels incestueux pour les adultes, et condamner cette inversion des rôles qui bénéficie aux pédo criminels. Il devrait se trouver un nombre significatif de psychanalystes capables de condamner les paroles odieuses de la psychanalyste freudienne Jacqueline Schaeffer pour qui « l’inceste paternel ne fait pas tellement de dégâts, ça rend juste les filles un peu débiles ».

 Depuis que j’ai réalisé les film le MUR, et LE PHALLUS ET LE NEANT, pas un seul psychanalyste n’a remis en question le moindre aspect de la théorie freudo lacanienne. Bien au contraire, les propos tenus par les psychanalystes interviewés ont été légitimés à plusieurs reprises en public par des psychanalystes et des psychologues formés à la psychanalyse lors des séances débat de mon film LE PHALLUS ET LE NEANT, en 2019.

Le 22 novembre 2019 s’est tenu à l’Assemblée Nationale un colloque intitulé « Ce que les psychanalystes apportent à la société ». On attend toujours le colloque « Faire le ménage dans la théorie freudo-lacanienne de la sexualité ».

 

Aujourd’hui même, le 14 décembre 2019 s’est tenu un colloque de psychanalyse « Un enfant est battu cent ans après ». Ses organisateurs défendent la théorie selon laquelle les enfants battus auraient le fantasme d’être violenté par leurs parents, et d’affirmer que leur rôle de psychanalystes serait de maintenir vivant ce fantasme… !

 Aux psychanalystes qui se proclament éclairés, êtes-vous capable de soutenir publiquement que le Primat du Phallus dans l’Inconscient est une théorie délirante, dire que les femmes ne sont pas déterminées sexuellement par l’envie du pénis, donc de le détruire, mais sont bien sujettes à part entière de la sexualité ?

Pour la majorité des psychanalystes l’homosexualité reste une psychose blanche, non déclenchée. De nombreux psychanalystes sont convaincus que l’homoparentalité engendrera des psychoses chez les enfants, fut ce à trois générations. Certes les religieux tiennent les mêmes discours mais ils n’occupent pas la position sociale de soignants supposés fonder leurs affirmations sur une position médicale et scientifique.

 J’observe que parmi les grandes associations de psychanalystes aucune n’a formé officiellement de psychanalyste homosexuel (?) et qu’aucun psychanalyste homosexuel n’a écrit de livre qui remette en question les fondements hétérocentrés de la théorie sexuelle, laquelle fait des homosexuels des malades en puissance, du seul fait de leur orientation sexuelle. Nous sommes à l’aube de 2020.

 Le grand apport lacanien à la psychanalyse a été la forclusion du nom du père, théorie qui rend les femmes responsables de toutes les psychoses en vertu du postulat selon lequel il n’existerait pas de sexe féminin dans l’inconscient. De nombreux écrits, interviews, cours de psychanalyse attestent que cette théorie de la mère psychogène, adoptée de longue date par les cercles freudiens, est aujourd’hui encore très largement enseignée, dans une perspective fondamentaliste, avec des conséquences effroyables : la destruction de familles et les placements abusifs d’enfants handicapés.

Au nom de cette théorie, des enfants qui ont dénoncé des violences sexuelles commises par leur père sont retirés à leur mère protectrice pour être confiés à la garde exclusive de leur géniteur.

Françoise Dolto, Sigmund Freud, Bruno Bettelheim, Jacques Lacan, et bien d’autres théoriciens de la psychanalyse ont eu des propos discriminants d’une violence insoutenable à l’égard des femmes et des victimes de violences sexuelles. Des analysantes m’ont témoigné de l’extrême difficulté de parler sur le divan des viols-incestes qu’elles avaient subi, malgré dix ans, vingt ans de cure analytique. D’autres victimes ont été moquées par leur analyste, leur traumatisme nié, au motif que la vraie vérité se situerai toujours à l’insu de sa conscience. D’autres ont perdu pieds…

Bien plus que les menaces qui pèsent sur l’enseignement de la psychanalyse à l’université ce qui devrait interpeller les psychanalystes c’est que la théorie freudo-lacanienne de la sexualité soit utilisée par des pédo criminels pour se déresponsabiliser de leurs crimes sexuels… Voire pour les commettre en toute impunité.

Pendant que des victimes de violences sexuelles sont sur victimisées et leur souffrance niée au nom des dogmes oedipiens et des supposés fantasmes sexuels  infantiles, dont les psychanalystes persistent envers et contre tout à inférer des vertus positives chez les femmes, d’autres psychanalystes (parfois les mêmes) s’acharnent à fabriquer de toutes pièces de faux souvenirs de violences sexuelles chez des patientes qui n’ont à cet égard aucune plainte, en vertu du principe selon lequel la vérité de l’inconscient se situerait toujours à l’envers de la réalité.

Certes il y a des pervers dans toutes les professions. Mais le sujet ici c’est la psychanalyse et le fait que son corpus théorique et la pratique de la psychanalyse auprès de personnes fragiles, en particulier d’enfants, dans des lieux de soin, favorise cette emprise.

Aux psychanalystes qui se revendiquent comme éclairés, la question est : êtes-vous capable d’identifier le comportement toxique d’un psychanalyste ? Par exemple un collègue qui couche avec une patiente, ou une étudiante en échange d’un stage, ou qui manifeste un comportement pédo criminel envers des enfants ? Allez-vous vous taire, et le protéger par votre silence, parce qu’il est psychanalyste ? Ou bien serez-vous capable de parler ?

 

Marie-Christine Laznik © Sophie Robert
Marie-Christine Laznik © Sophie Robert

Lorsqu’un psychanalyste reçoit un patient il se trouve  avec lui ou elle dans une situation de contrat non écrit. L’analysant suppose que la cure analytique va lui permettre d’aller mieux, et que sur le divan il va pouvoir tout dire, et être entendu. Le problème est que pour les psychanalystes purs et durs la guérison « réparation » est un but impossible à atteindre, pour lequel ils n’ont d’ailleurs que mépris. Les paroles et le ressenti de l’analysant ne les intéressent pas plus. Seul compte la vérité de l’inconscient de l’analysant supposé insu, et opposé à sa conscience. Cela donne des cures où l’analyste va casser consciencieusement un à un tous les repères de l’analysant-e, au point de l’assujettir, et lui faire perdre la raison parfois (ce phénomène de décompensation psychotique créée par le divan a été admis devant ma caméra). Contrairement au cadre psychothérapique classique qui lui peut être bénéfique, les cures analytiques « pures et dures » ne respectent ni la parole de l’analysant ni son intégrité. Au mieux elles en feront un adepte, au pire elles pourront le détruire.

Quelques psychanalystes ont d’ores et déjà admis publiquement que la psychanalyse n’était pas une science. Il va falloir en tirer toutes les conséquences et se retirer des lieux de soin et d’enseignement de la psychologie et de la psychiatrie ou la psychanalyse n’a rien à faire.

Je ne suis ni psychiatre ni psychologue. Je n’ai aucune thérapie à vendre, aucun poste à gagner, aucune clientèle à conquérir dans la démarche. En revanche j’observe depuis plus de 10 ans les ravages des dérives sectaires des psychanalystes, recevant des appels au secours quasi quotidiens d’usagers brisés par ces pratiques sectaires.

 Sophie ROBERT 

www.lephallusetleneant.com 

www.justicesanspsychanalyse.com

www.dragonbleutv.com

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23 octobre 2019

Pourquoi les psychanalystes doivent être exclus des tribunaux

article publié dans le Nouvel Observateur

TRIBUNE. « Pourquoi les psychanalystes doivent être exclus des tribunaux »

 

nouvel obs

  Extrait du film « Annie Hall » de Woody Allen ((capture d'écran))

Une tribune signée par soixante psychiatres et psychologues appelle à exclure l’approche freudienne des expertises judiciaires et de l’enseignement à l’université.

Il faut bouter la psychanalyse hors des tribunaux : tel est le nouveau combat de Sophie Robert, jeune réalisatrice en lutte contre l’influence de cette discipline depuis plusieurs années, car il y a, dit-elle, urgence. « Il est insupportable d’entendre des experts judiciaires prétendre que les bébés ont des intentions sexuelles, mettre en cause le désir des victimes d’agressions sexuelles, d’inceste ou que des parents d’enfant autistes se voient retirer la garde de leurs enfants au nom de pseudo-expertises ! »

Elle lance aujourd’hui une tribune en ce sens (voir ci-dessous), déjà signée par soixante psychiatres et psychologues. Parmi eux, on trouve, notamment, des responsables de services hospitaliers ou des membres du Conseil national pour les Universités (CNU). « Les familles, les associations, les avocats que je côtoie au quotidien n’en peuvent plus des dégâts, des drames humains provoqués par cette discipline qui prétend être reconnue comme médicale mais ne repose sur aucun fondement scientifique sérieux », assure-t-elle.

Familles révoltées

Auteure du documentaire choc « le Mur » qui, en 2011, dénonçait la vision psychanalytique de l’autisme et ses effets au sein du milieu hospitalier, la jeune femme a fait avancer en France le regard porté sur ce trouble et sa prise en charge. Grâce à elle, la parole des autistes et de leurs familles, révoltées par des pratiques telles que « l’enveloppement » dans des linges glacés, par des théories mettant systématiquement en cause l’environnement familial, ont pu se faire entendre.

L’Inserm met désormais clairement hors de cause les parents et en particulier les prétendues « mères réfrigérateurs » dans la survenance de l’autisme. La France est l’un des rares pays à ne pas s’être aligné sur les classifications internationales des troubles psychiatriques, avec une persistance de l’approche freudienne. Ses tenants réfutent notamment la pertinence de l’évaluation des psychothérapies.

Sophie Robert vient de signer un nouveau documentaire, « le Phallus et le néant », actuellement accessible en VOD après plusieurs mois de tournée dans des salles de cinéma. Elle s’en prend cette fois à la vision des femmes et de la sexualité défendue par les tenants de l’orthodoxie freudo-lacanienne et aux dégâts qu’elle provoque sur les victimes de violences sexuelles, d’inceste.

C’est à cette occasion qu’elle a été confrontée aux effets délétères de certaines expertises lors de procès. La tribune qu’elle lance aujourd’hui demande donc l’éviction des tenants de la psychanalyse à des fins d’expertise judiciaire.

Les signataires appellent également à ce que cesse son enseignement au titre de discipline médicale à l’université. Et met en cause, à cet égard, la responsabilité des présidents d’université, appelant à une pratique de la psychiatrie et de la psychologie fondée sur « les preuves et les données acquises par la science ».

Voici cette tribune :

« Nous affirmons que la psychiatrie est une discipline médicale, fondée, comme la psychologie, sur des connaissances scientifiques, devant s’exercer dans le respect du patient et la recherche de son mieux-être, conformément au code de santé publique et au code de déontologie des professionnels de la santé mentale. L’exercice de la psychanalyse à titre privé, pour des requêtes d’ordre existentiel ou philosophique, n’est pas critiquable, sous réserve que cela n’ait pas de conséquences pour la santé physique ou psychique de la personne. Face aux troubles mentaux, cependant, d’autres exigences s’imposent. Notre premier devoir est de proposer un accompagnement adapté, fondé sur les preuves et les données acquises de la science.

Nous refusons que soient utilisés les diplômes de médecine et de psychologie pour diffuser à l’université un enseignement en violation avec la médecine et l’état des connaissances en santé mentale, au profit de dogmes idéologiques, fondés sur des postulats obscurantistes et discriminants sans aucune validation scientifique. Aujourd’hui la psychanalyse a pratiquement disparu dans le monde. En France, des étudiants en psychologie et des internes en médecine reçoivent encore fréquemment à l’université un enseignement psychanalytique livré avec le mépris de la médecine, le rejet de la nosographie internationale des maladies mentales, le refus des traitements adaptés recommandés par la Haute Autorité de Santé, la défiance envers les politiques de santé et le rejet de tout contrôle ou évaluation de leur pratique. Dans certaines universités, les étudiants apprennent à contester le principe même de la démarche scientifique au motif que la science serait une croyance. Ils sont ensuite attirés à l’extérieur pour y recevoir une formation obscurantiste où les pathologies sont réduites au complexe d’Œdipe ou à la mère pathogène, l’ensemble étant masqué sous une rhétorique absconse qui déstabilise ses auditeurs. Nous estimons que ces étudiants sont placés en danger d’emprise sectaire et, plus important, que les patients en psychiatrie paient le prix fort d’une prise en charge digne d’un autre âge.

Contrairement aux patients en soins somatiques, les personnes atteintes de troubles mentaux sont souvent à la merci de la formation de leur clinicien. Le refus de nombre de psychanalystes de poser un diagnostic, l’ignorance volontaire des symptômes, la chosification et la maltraitance des patients et leur famille au nom de dogmes psychosexuels freudo-lacaniens obsolètes sont monnaie courante aujourd’hui. Le traitement de ces personnes comme des patients de “seconde zone” n’est plus tolérable en France.

Dans les tribunaux, les psychanalystes peuvent aujourd’hui utiliser leur diplôme de psychologie ou de médecine (quand ils les ont) pour émettre des expertises qui n’ont aucun fondement médical ni scientifique, en violation complète avec le code de la santé publique. Les conséquences sociales peuvent être dramatiques : diagnostics fantaisistes et non reconnus par les nosographies internationales en vigueur, non prise en compte des besoins des personnes handicapées ou des malades psychiatriques, exclusion scolaire et sociale, culpabilisation des victimes de violences sexuelles et des personnes qui les protègent au nom de l’idéologie psychanalytique selon laquelle la vérité se situe toujours à l’envers de la réalité tangible.

Nous affirmons qu’il existe une santé sexuelle. La sexualité est un don de soi entre adultes consentants – quel que soit leur sexe – dont la pratique harmonieuse participe au bon équilibre psychologique d’une personne. Nous refusons que soient instrumentalisées la psychiatrie et la psychologie pour légitimer des dogmes aussi néfastes que prêter des intentions sexuelles aux bébés, prétendre qu’un enfant puisse être consentant à un inceste ou un rapport sexuel avec un adulte, affirmer que tout rapport sexuel serait du registre de la perversion et du rapport de force, prétendre qu’un crime sexuel n’aurait pas de conséquence grave sur sa victime, et déresponsabiliser les auteurs de violences sexuelles. Ceci n’est pas compatible avec notre rôle de médecins, de psychiatres et de psychologues.

Nous dénonçons également des pratiques de non-confraternité généralisées : des psychiatres et des psychologues sont quotidiennement harcelés dans les établissements où ils travaillent (ainsi qu’en libéral) par des croisés du freudo-lacanisme qui utilisent parfois leur titre pour lutter contre toute démarche thérapeutique fondée sur les preuves ; par des personnes qui s’arrogent l’humanisme et n’hésitent pas à recourir à l’anathème, aux attaques personnelles pour faire taire ceux qui ne pensent pas comme eux.

Nous sommes opposés à ce que la psychiatrie et la psychologie soient instrumentalisées pour servir les intérêts d’une corporation engagée dans une démarche antisociale : pathologisant l’amour maternel, enseignant le mépris des règles et des lois, en opposition idéologique avec toute demande extérieure, fût-elle médicale, familiale, scolaire, ou judiciaire. Nous refusons que les psychanalystes se servent de la psychiatrie et de la psychologie pour investir les universités, les comités d’éthique, les institutions de soin et les prétoires au bénéfice de praticiens opposés à la médecine et la science. Ces actes mettent les patients en danger, ils engagent la responsabilité de l’Etat et des tribunaux. Cela doit cesser.

Les présidents des universités portent une lourde responsabilité dans ces problèmes graves de santé publique en continuant d’accorder des postes de maîtres de conférences et de professeurs aux filières qui affichent une orientation exclusivement psychanalytique. La justice, quant à elle, doit changer la procédure de listage de ses experts pour en exclure tout référentiel psychanalytique dans l’intérêt de l’objectivité. »

Les signataires :

Pr Joël SWENDSEN, directeur de recherche, CNRS DECU, Ecole Pratiques des Hautes Etudes membre senior, Institut universitaire de France
Pr Christine ROLAND-LEVY,professeure de psychologie, université de Reims. Vice-Présidente de la Section 16, Psychologie et Ergonomie, du Conseil national des Universités (CNU 16). Présidente de l’Association internationale de Psychologie appliquée
International Association of Applied Psychology (IAAP)
Pr Franck RAMUS, professeur au laboratoire de Sciences cognitives et Psycholinguistique à l’Ecole normale supérieure
Pr Stacey CALLAHAN, psychologue clinicienne, professeur des universités, université de Toulouse-2
Didier PLEUX, psychologue psychothérapeute, docteur en psychologie, directeur Institut Ellis France
Pr Milena KOSTOVA-DIMITROV, professeure de psychologie à l’université Paris-8, membre du laboratoire Paragraphe (neurosciences cognitives, psychopathologie et psychologie du développement)
Dr Gabriel WAHL, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent, essayiste
Pr Abdel Halim BOUDOUKHA, psychologue clinicien et professeur des universités
Pr Marie-Carmen CASTILLO, professeure de psychologie clinique, directrice du laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie, université Paris-8
Pr Jacques VAN RILLAER, professeur de psychologie émérite à l’université catholique de Louvain, ancien psychanalyste
Pr Esteve FREIXA I BAQUE, professeur des universités, titulaire de la chaire d’Epistémologie et Sciences du Comportement de l’université de Picardie Jules-Verne
Pr Pierluigi GRAZIANI, professeur des universités en Psychologie clinique et Psychopathologie, université de Nîmes et Aix-Marseille université
Pr Christophe LANÇON, professeur de psychiatrie et d’addictologie à l’APHM
Pr Nouchine HADJIKHANI, professeur en psychiatrie expérimentale de l’enfant et de l’adolescent, professeur associé en radiologie, titulaire de la chaire d’excellence Pierre de Fermat en 2013
Pr Wissam EL HAGE, professeur de psychiatrie, praticien hospitalier au CHRU de Tours
Pr Patrick CHAMBRES, professeur de psychologie cognitive, université Clermont-Auvergne
Pr Yehezkel BEN-ARI, neurobiologiste, directeur émérite Inserm et grand prix Inserm
Nicolas STEFANIAK, maître de conférences en psychologie
Dr Djea SARAVANE, praticien hospitalier, médecin spécialiste de la douleur
Aude FIEVET, docteure en psychologie sociale, université Paris-V René-Descartes
Stuart SCHNEIDERMAN, psychothérapeute, ancien psychanalyste
Pierre BORDABERRY, docteur en psychologie, psychothérapeute
Françoise MARIOTTI, docteure en psychologie et psychologue, Montpellier
Dr Gisèle GEORGE, pédopsychiatre, psychothérapeute et enseignante en psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent
Dr Igor THIRIEZ, psychiatre, praticien hospitalier en psychiatrie adulte
Ludivine BONNEFOY, psychologue clinicienne en développement
Nicolas GAUVRIT, chercheur en sciences cognitives, laboratoire Chart, EPHE, Paris
Sarah THIERRÉE, neuropsychologue
Dr Vincent GIRARD, psychiatre, praticien hospitalier, Marseille
Séverine ROSSET, psychologue-psychothérapeute TCC et EMDR, praticien hospitalier
Dr Ludovic PETIT, psychiatre, ancien praticien hospitalier
Thomas VILLEMONTEIX, psychologue-clinicien, maître de conférences en psychologie clinique à l’université Paris-8
Nathalie GIORGI, psychologue TCC
Dr Alain PERROUD, psychiatre spécialiste des troubles alimentaires
Dr Joachim MÜLLNER, psychiatre, praticien des hôpitaux, Paris
Olivier BOURGUEIL, psychologue BCBA
Jérôme LICHTLE, psychologue, psychothérapeute, doctorant Université Paris
Dr Jean-Pierre LEDRU, psychiatre, ancien psychanalyste
Laure BARREAULT, psychologue praticienne hospitalier en psychiatrie adulte
Dr Coraline HINGRAY, psychiatre praticien hospitalier
Simon DEJARDIN, psychologue BCBA, spécialisé autisme
Dr Charly CUNGI, pédopsychiatre
Nolwenn MARQUIS, psychologue
Audrey HENRY, maître de conférence en psychologie, université de Reims
Dr Karina ALT, anthropologue, analyste du comportement
Julia GUEDES DA ROCHA, docteure en psychologie à l’Université Pontificale Catholique de Sao Paulo, Brésil, psychologue en France depuis 2014
Illel KIESER, psychologue spécialisé en psychotraumatisme
Morgane HUET, psychologue, neuropsychologue
Dr Cécile LAFITTE, psychiatre Bayonne
Stéphanie DUCROT, chargée de recherches CNRS en psychologie cognitive, spécialisée dans les apprentissages scolaires et les troubles neuro-développementaux
Boris GUIMPEL, psychologue et sexologue en libéral
Louise DANELUZZI, psychologue BCBA, spécialisée autisme
Serge CHRISTIN, psychologue
Fabrice GUILLAUME, enseignant-chercheur en psychologie à l’université d’Aix-Marseille
Patricia BOURNIER, psychologue
Edith HOUSPIC, psychologue, praticien hospitalier
Marjorie CAMUS CHARRON, psychologue de l’Education nationale, spécialisée en neuropsychologie
Dr Yann HODE, psychiatre, ancien praticien hospitalier
Christine DESCAMPS, ancienne maître de conférences neurosciences Lille
Nathalie DESSEAUX, psychologue, psychothérapeute TCC, responsable pédagogique du DIU de sexologie de Nantes
Dr Daniel RIGAUD, médecin spécialiste des troubles du comportement alimentaire, membre de la Société française de nutrition et de gastro-entérologie

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