19 février 2014

Salle comble pour le b.a.-ba d'ABA

article publié dans la Nouvelle République

19/02/2014 05:35
Le professeur Vinca Rivière était l'invitée principale de la conférence, au côté de Gersende Perrin, femme de Francis Perrin. 

Ce fut un franc succès pour la conférence débat, la première de ce type dans le département, organisée par Danielle Ebras, adjointe au maire de Châteauroux, déléguée au handicap, et Fabienne Vedrenne, mère d'un enfant autiste et présidente de l'association Pas à pas Indre. Elles ont réussi à attirer plus de trois cents personnes, lundi après-midi, à la Maison des loisirs et de la culture (MLC) de Châteauroux, autour du thème Autisme et prise en charge comportementale.

Projet d'un centre dans le département

« Il nous semblait très important de sensibiliser les gens à l'autisme, a expliqué Danielle Ebras, chaleureusement remerciée par l'équipe de la MLC et la chorale Vent d'avril pour son investissement, durant son mandat, pour le handicap. Et de faire connaître au plus grand nombre la méthode ABA pour, qui sait, un jour, mettre en place un centre l'utilisant dans le département. »
La méthode d'analyse comportementale appliquée à l'enfance et à l'adolescence a été présentée par le professeur Vinca Rivière,maître de conférence à l'université de Lille-III et spécialiste en la matière. Elle a utilisé l'exemple pour appuyer ses propos : celui de Cléo et d'Édouard. Mais celui de Yann aussi, le fils de Fabienne Védrenne qui, après sept ans de méthode ABA et sans aucun traitement médicamenteux, parvient aujourd'hui à « se faire cuire des pâtes. Il a fait tourner se première machine à laver, hier », a rigolé Fabienne.Avant de donner la parole à la salle qui a pu poser toutes ses questions. Pour aller un plus loin que le simple b.a.-ba de la méthode ABA.

Contact : ABA pour Yann www.abapouryann.fr

 

Isabelle Demangeat

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IME de Saint-André-le-Puy : le combat des familles d'enfants autistes continue

article publié dans France bleu

Mardi 18 février 2014 à 19h33
La ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, pointe les difficultés de la mise en place du plan autisme. Le cas de la Loire est emblématique dans ces points de blocage.

Les plans de l'IME de Saint-André-le-Puy  

Un projet "innovant" lancé dès 2009 : explications Sandrine Morin   

À la demande des familles, la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a fait le point mardi sur la mise en œuvre du plan autisme (2013-2017). Selon la ministre, il existe un "point de blocage" : les ARS (Agence Régionale de Santé) ne suivent pas suffisamment les recommandations de la Haute-Autorité de Santé. Cette dernière souhaiterait plus de centres avec des méthodes éducatives et comportementales, alors qu’aujourd'hui ce sont des méthodes psychanalytiques qui priment.  Et c'est exactement ce qui s'est passé dans la Loire avec l'IME (Institut Médico-Éducatif ) de Saint-André-le-Puy. Un projet de Centre pour les enfants avec autisme lancé en 2009.

Un projet retoqué en décembre.

Le directeur de l'ARS avait choisi d'implanter plutôt le projet à Saint-Étienne tout en le confiant à une autre association. En 2012,  la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait pourtant qualifié ce dossier d'exemplaire. Elle avait aussi débloqué une enveloppe de 1,2 million d'euros pour ce centre qui devait ouvrir en 2014. Forcément, la maire de Saint-André-le-Puy, Françoise Besson, vit très mal cette décision :

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Françoise Besson, maire de Saint-André-le-Puy.

Et Isabelle Coupet, membre du Collectif de familles avec autisme de la Loire, explique pourquoi il faut ce genre de centre innovant dans notre département :

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Isabelle Coupet, du Collectif de familles avec autisme de la Loire.

20% des enfants avec autisme sont scolarisés en France, ailleurs en Europe on est à 80%.

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18 février 2014

Mise en oeuvre du 3e plan autisme : Carlotti regrette un point de blocage

AFP le 18/02/2014 à 18:22
La ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a identifié mardi un "point de blocage" dans la mise en oeuvre du 3e plan autisme présenté il y a huit mois, concernant le développement de nouvelles méthodes de prise en charge de ce trouble du développement.

Face à l'impatience des familles, Mme Carlotti a fait devant la presse un "point d'étape" sur la mise en oeuvre du plan (2013-2017), avant une réunion du Comité national de l'autisme.

Parmi les "évolutions positives et encourageantes", elle a cité notamment la formation des aidants familiaux, en cours dans "sept régions pilotes" et, côté professionnels, la formation de 1.000 personnes en 2013 dans le secteur médico-social.

Le plan doté de 205 millions d'euros prévoit notamment la création de 3.400 places d'accueil supplémentaires d'ici 2017 pour enfants et adultes atteints d'autisme et préconise un dépistage précoce, dès l'âge de 18 mois.

Pour les créations de places prévues dans ce 3e plan, "on a notifié les financements et les appels à projets vont démarrer en avril", a souligné Mme Carlotti.

Mais elle a dit vouloir lever au plus vite un "point de blocage" concernant des appels à projets lancés par les agences régionales de santé (ARS), pour des créations de places découlant du précédent plan autisme.

"En 2013, le ARS n'ont pas suffisamment tenu compte des recommandations de la Haute Autorité de Santé comme critère principal d'évaluation des appels à projets", a-t-elle regretté.

En 2012, la Haute autorité de santé (HAS) avait mis pour la première fois sur la touche les approches psychanalytiques, qui considèrent que ce handicap est causé par un trouble de la relation entre la mère et l'enfant, au profit des méthodes éducatives et comportementales, qui travaillent sur les apprentissages.

"Il y a une incompréhension de la part des familles, disant +vous avez lancé le 3e plan autisme en disant que l'on allait développer des méthodes comportementales, et les appels à projet ne correspondent pas à ça+", a souligné Mme Carlotti, estimant qu'il faut "que toutes les formes d'accompagnement soient ouvertes, et que les parents choisissent".

"Je ne chasse pas la psychanalyse de la France, mais quand la HAS fait des préconisations, il faut les suivre", a-t-elle insisté.

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16 février 2014

Fédération québécoise de l'autisme : Les méthodes éducatives

Les méthodes éducatives

Le comportement de l'enfant autiste laisse présager que le mode d'éducation employé avec lui devra faire preuve d'originalité par rapport aux méthodes traditionnelles si l'on veut espérer le rejoindre, l'éduquer ou modifier sa façon d’agir.

Les méthodes TEACCH et ICI (Lovaas/ABA) répondent à cette exigence et préconisent une intervention précoce et systématique. Elles sont généralement considérées comme les meilleures méthodes actuellement disponibles. De plus, elles reconnaissent les parents comme des partenaires dans les programmes d'éducation en les considérant comme les «premiers experts» de leur enfant.

Il existe également d'autres méthodes efficaces employées pour l'éducation des enfants autistes. Citons, par exemple, la méthode «PECS» basée sur l'usage de pictogrammes ou d'autres encore qui prônent une approche plus sensorielle. Nous tenterons de vous les rendre accessibles et serons ouverts à celles qui se développeront dans l'avenir.

Survol des interventions éducatives couramment employées en autisme-hiver 2002

 

 

Les interventions détaillées une par une

       

... autres approches

La musicothérapie
La musicothérapie cherche à utiliser les potentialités de la musique et du sonore comme support afin de rétablir, maintenir ou améliorer les capacités sociales, mentales et physiques d'une personne » suite

La pensée sociale : Explorer le spectre de la « considération du point de vue d’autrui » et l’enseignement du vocabulaire axé sur la pensée sociale
Conférence de Michelle Garcia Winner » suite

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Hermine, labrador, premier chien médiateur de Gironde confié à un jeune autiste

article publié dans Sud Ouest

Hermine, plus qu’un animal de compagnie

Publié le 07/02/2014 à 06h00 , modifié le 07/02/2014 à 17h42 par

Ce labrador est le premier chien médiateur de Gironde confié à un jeune autiste. Le but : stimuler et développer l’autonomie.

Hermine, plus qu’un animal de compagnie Hermine et Evan vont apprendre à vivre et à travailler ensemble. © Photo

Photo M.G.

Hermine, jeune femelle labrador est le premier chien médiateur qui vient d'être confié en Gironde aux bons soins d'Evan, jeune Farguais de 11 ans. Avec ses parents Xavier et Florence, il a accueilli cette chienne adorable qui a été formée par l'association Une patte un sourire, centre Aliénor (1) pour devenir chien-guide auprès des enfants autistes.

Hermine est une chienne qui présente des qualités de stabilité, d'obéissance, de réceptivité et d'adaptation dans ses rapports avec Evan. La chienne oblige ce dernier à lui parler pour se faire obéir et Evan doit se concentrer même dans les moments ludiques partagés avec l'animal. Hermine redonne confiance à son jeune maître qui, le matin, lui donne à manger, à boire et prends soin d'elle. Et comme Hermine adore les câlins, Evan répond à ses sollicitations avec grand plaisir.

Liste d'attente

Pour la présente année scolaire, Evan est scolarisé dans une CLIS (2) à l'école Pasteur à Floirac. Un problème crucial va se poser à ses parents à partir de la prochaine rentrée, car Evan devrait être accueilli dans un IME. (3) et ces établissements accusent une liste d'attente souvent longue.

À ce jour peu de structures éducatives sont adaptées pour les personnes concernées par l'autisme. Ce trouble ne peut pas être guéri mais il est possible d'apprendre à vivre avec, de développer son autonomie et d'avoir sa place dans la société. C'est la raison pour laquelle les parents d'Evan accompagnent leur fils aux permanences de l'association D'une rive à l'autre, qui se tiennent à Créon. Ce service de suivi psycho-éducatif est ouvert aux enfants, adolescents et jeunes adultes âgés de 2 ans 1/2 à 20 ans atteints d'autisme. Une équipe de professionnels (intervenants éducatifs, éducateurs spécialisés et psychologues) accompagne six enfants durant 2 à 4 demi-journées hebdomadaires, en complément de leur scolarisation ou prise en charge institutionnelle. Evan bénéficie de cette prise en charge.

Stimulation

Les professionnels de l'association utilisent la méthode ABA. (analyse appliquée du comportement), qui appliquer à l'autisme des principes comportementalistes. Les enfants autistes ont besoin d'apprendre dans un cadre particulièrement structuré. Tous les enseignements suivis par les enfants sont fractionnés par petites unités et les consignes sont communiquées de façon claire.

La méthode ABA prescrit notamment la stimulation par la récompense : systématiquement, les enfants sont récompensés par des encouragements, jeux… Elle demeure toujours le résultat d'un apprentissage accompli.

Evan semble prendre confiance en lui au sein de cette association. Avec l'aide d'Hermine, il va commencer une histoire pleine d'aventures ludiques et emplie de gros câlins partagés dans la maison ou lors de leurs jeux respectifs.

Martine Guillot

1) www.unepattepourunsourie.chiensguides-alienor.com 2) Classe pour l'inclusion scolaire 3) Institut médico-éducatif

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15 février 2014

La tournée du MUR de Sophie Robert -> Diffusions en salles

 

 

Quelque Chose en Plus
La prise en charge éducative, comportementale et développementale de l'autisme

 

DIFFUSION TV : VOSGES TELEVISION - CINAPS TV - LA LOCALE (dates à préciser)

DIFFUSIONS EN SALLES

PAU : samedi 29 mars 2014, à l’initiative de l’association TED ET TSA VONT A L’ECOLE, dont la présidente est Christelle Bukvic. En présence de la réalisatrice.

PARIS : mercredi 2 avril, à l'initiative de l'association Agir et Vivre l'autisme, présidée par Vincent Dennery, projection à la mairie de Paris. En présence de la réalisatrice.

RENNES : samedi 5 avril 2014, à l’initiative de l’association AUTISM’AIDE 35, dont le président est Serge Montenbault. En présence de la réalisatrice.

AGEN : le jeudi 10 avril (date à préciser) à l'initiative de l'association PLANETE AUTISME. En présence de la réalisatrice.

AMIENS : mardi 22 avril, de 18H30 à 22H, à l'initiative de l'association APEA 80 - amis et parents d'enfants autistes somme, présidée par Violette Palka-Tokarski. Film projeté 12 rue Frédéric Petit, Amiens. En présence de la réalisatrice.

SAINT JUNIEN (87): le 26 avril à l'initiative des associations ALISEA et AUTISME 87. En présence de la réalisatrice.

DIVES SUR MER : vendredi 23 mai 2014, à l’initiative de l’association ABA APPRENDRE AUTREMENT NORMANDIE, dont la présidente est Nathalie Gaudin.
Film projeté au cinéma le DRAKKAR, 6 rue du Général de Gaulle, 14160 Dives sur mer. En présence de la réalisatrice.

LE LAVANDOU : à l'initiative de l'association LE CHEMIN BLEU (Magali Mosca). Date à fixer. En présence de la réalisatrice.

LILLE : à l'initiative de l'association EPAJ59, présidée par Audrey Rizzon. Date à fixer. En présence de la réalisatrice.

ROUEN : à l'initiative de la Matmut, projection à l'intention des salariés. Date à fixer. En présence de la réalisatrice.

LIMOGES : diffusions prévues à Limoges à l'initiative de AUTISME 87 et ALISEA, en présence de la réalisatrice. Dates et lieux à fixer.

TIGERY (Essonne) : diffusion prévue en septembre 2014 au Sillo à l'initiative de l'association ECOLALIES (Fouzia et Stéphane Bruzzi)

 

Projections également prévues à SECLIN, AVION, VALENCIENNES, GRENOBLE, BESANCON, MARSEILLE, ORLEANS, COLLEGIEN, LE GERS, LE VAUCLUSE (dates et lieux vont bientôt être fixées). D'autres dates/lieux vont bientôt suivre.

 

RESUME

Depuis mars 2012, la Haute Autorité de Santé recommande une prise en charge éducative, comportementale et développementale précoce de l’autisme. Cette prise en charge encore peu développée en France est appliquée partout ailleurs en Europe, et aux Etats-Unis parce qu’elle a fait ses preuves : elle permet aux enfants de gagner en autonomie, d’entrer dans la communication, de s’insérer à l’école et dans le monde ordinaire.

C’est la raison pour laquelle, en mai 2013, le Ministère de la Cohésion Sociale a décrété son application obligatoire dans le cadre du 3ème Plan autisme.

Seulement du fait même de la rareté de cette prise en charge en France, peu de personnes savent réellement de quoi il s’agit.

C’est l’objectif de QUELQUE CHOSE EN PLUS : témoigner en images de ce qu’il se passe concrètement dans deux établissements médicaux sociaux partenaires du Réseau de Ressources ABA : l'IME ECLAIR, géré par l’association AIME 77 et l'IME de Chambourcy géré par l’association Agir et Vivre l’Autisme.

Ces deux établissements accueillent des enfants autistes sévères, non verbaux.

En quoi consiste concrètement cette prise en charge et pour quel résultat ? Comment un enfant autiste non verbal peut-il apprendre à communiquer à travers le jeu et le plaisir de la relation ?

Il s’agit de restituer l’intelligence émotionnelle qui règne dans ces équipes et l’ambiance extraordinaire qui uni les duos éducateurs-enfants. Ces professionnels enthousiastes et inspirés ont QUELQUE CHOSE EN PLUS et cela se voit.

Ce film existe en deux versions : le trailer de 8 minutes et une version de 80 minutes qui sera disponible en avril 2014.

 

logomatmut4

 

        OVAABA Apprendre Autrement Isèreuni tedsautisme 87            

ALISEA                      

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14 février 2014

Saint-André-Le-Puy : des parents mobilisés pour le projet d'IME

Loire

Jeudi 13 février 2014 à 15h01

article publié dans l'essor

Le 4 janvier, 400 personnes s'étaient retrouvées pour protester contre la décision de l'ARS (D.R.)

  • Le 4 janvier, 400 personnes s'étaient retrouvées pour protester contre la décision de l'ARS (D.R.)

Les parents de l’association ABA Apprendre autrement sont furieux. Des fonds destinés à la création d’un institut pour l’autisme à Saint-André-le-Puy, dans le centre du département, n’iront pas à ce projet, malgré un engagement de la ministre ayant débloqué l’argent. Ils mettent en cause le directeur de l’Agence régionale de santé et ont le soutien d’élus.

« C’est un scandale, une injustice. 1,2 M€ ont été débloqués pour ce projet, et pas pour un autre ! » Anne Marchand, mère d’un garçon autiste de 14 ans et membre de l’association ABA Apprendre Autrement Loire Forez n’a pas de mots assez durs pour décrire sa déception. Les raisons de cette colère ? La décision de l’Agence régionale de Santé de Rhône-Alpes de ne pas reverser un abondement exceptionnel à un projet d’Institut médico-éducatif (IME) pour l’autisme à Saint-André-le-Puy.
Les fonds, de 1,2 M€ débloqués par Roselyne Bachelot, seront finalement utilisés pour un autre projet, et ce alors que, selon l’association ABA Apprendre Autrement Loire Forez, celle qui était alors ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale s’y était engagée par courrier en mars 2012. En décembre 2013, Christophe Jacquinet, directeur de l’ARS Rhône-Alpes prend un arrêté pour un appel à projet à Saint-Etienne, et affirme n’avoir pas reçu le courrier de Roselyne Bachelot.
« Si la parole des ministres n’a aucune valeur, alors nous sommes dirigés par les hauts fonctionnaires ! », s’emporte Françoise Besson, maire de Saint-André-Le-Puy. L’élue est engagée dans ce combat : sa mairie met à disposition gratuitement un terrain pour la construction de l’IME Les Côteaux de La Loire, et héberge l’association ABA Apprendre Autrement Loire Forez. La mobilisation s’est développée, puisque Paul Salen, député UMP de la Loire s’est emparé de la question et l’a portée devant l’Assemblée nationale le 28 janvier dernier.
Selon Françoise Besson, elle aussi à l’UMP, la ministre de la santé, Marie-Anne Carlotti s’est engagée à en discuter avec

Une pose de première pierre fictive

Christophe Jacquinet, pour le convaincre de revenir sur sa position. « Notre dossier était exemplaire, tous les services de l’Etat ont indiqué qu’il ne manquait pas une virgule ! », lance-t-elle, écoeurée.
De son côté, le directeur de l’ARS Rhône-Alpes a déclaré dans une lettre à l’association que « l’attribution de crédit de 1,2 M€ s’accompagnait d’une demande de procéder par appel à projet ». Ce qui expliquerait, pour lui, la volonté d’écarter le projet d’ABA au profit d’un autre.
L’association, elle, n’en démord pas, et s’est donnée rendez vous le 23 février, pour la pose de la première pierre « fictive » de l’établissement de Saint-André-le-Puy.

 

Louis Thubert

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12 février 2014

Ancien autiste, je m'en suis sorti : ce n'est pas grâce à vous, Madame Carlotti

article publié dans le nouvel observateur
Publié le 12-02-2014 à 15h21 - Modifié à 15h28

Temps de lecture Temps de lecture : 4 minutes
LE PLUS. La prise en charge des enfants autistes est bien insuffisante. C'est le constat fait par le Conseil de l'Europe qui vient une nouvelle fois de condamner la France à ce sujet. Alors que Marie-Arlette Carlotti défend le troisième plan autisme, Hugo Horiot, autiste devenu comédien, demande sa démission, entre indignation et déception.

Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

Marie-Arlette Carlotti à l'Élysée, le 27/11/2013 (PDN/SIPA)

Si mon fils était autiste, je quitterais la France. C'est ce que j'avais déclaré en avril 2013, peu avant d'être papa.

Mon indignation n’est donc pas seulement celle d’un "rescapé de l’autisme", mais également celle d’un père. Un père qui ne saurait laisser son enfant se faire broyer par l’obscurantisme. Un père que le dogmatisme révulse. Un père qui veut tout simplement le meilleur pour son fils. Bref, un père comme tant d’autres.

Je fais partie des nombreux autistes pour qui était préconisé un enfermement en hôpital psychiatrique à perpétuité. Je fais partie de ceux dont les parents se sont battus contre la bêtise d'un État démissionnaire. Les méthodes comportementales avaient beau être méconnues en France dans les années 80, cela n'a pas empêché ma mère de comprendre qu'une stimulation éducative permanente était ce dont j'avais besoin. Comme beaucoup, ne pouvant compter sur l'aide de personne, elle a donc agi seule.

Vous semblez confondre posture avec courage politique

Madame Carlotti, en mai 2013, quand le troisième plan autisme est laborieusement sorti de vos cartons avec un mois de retard, vous m’avez déçu une première fois. Ce défaut de ponctualité donnait une idée assez claire des priorités de votre agenda politique, pour ne pas dire électoral. En clamant haut et fort votre rejet des méthodes d’inspiration psychanalytiques dans le traitement de l’autisme, vous n’avez pas fait preuve de courage, comme beaucoup l’ont cru. Vous n’avez fait que vous mettre au diapason du bon sens.

C’était une bonne chose. Le problème, c’est que vous vous êtes imaginée que cela suffirait.

Comme beaucoup de vos collègues, vous semblez confondre posture avec courage politique. Tous les acteurs concernés par la question, la Haute autorité de santé, les chercheurs, les neurologues, certains psychiatres, les psychologues cliniciens, les auxiliaires de vie scolaire, les orthophonistes, les familles et les témoins ne vous ont pas attendu pour savoir que, dans notre pays, la psychanalyse gangrène la prise en charge de l’autisme.

On ne veut pas de structures spécialisées pour personnes "spéciales"

À la lecture de votre plan, j’ai été déçu une seconde fois. Que de solutions inappropriées… comme par exemple cette étrange mesure qui a l’air de tant vous tenir à cœur : la création de toutes pièces de ces fameux "centres de répit". Des "centres de répit" pour soulager quelques jours les parents fatigués de la présence trop encombrante de leur enfant. Et l’enfant, que fait-il dans ce centre de répit ? On ne sait pas. Du répit sans doutes ?

Même si elles sont lasses de se battre, les familles concernées par l’autisme ne veulent pas de répit, elles veulent que leurs enfants aient les mêmes droits que les autres.

Dans un pays ou le mot "égalité" fait partie des valeurs nationales, est-ce trop demander ? On assiste à la création de structures spécialisées pour personnes "spéciales" alors qu’il faut aller vers le changement. À commencer par le changement du système éducatif en créant une véritable école de la République : une école pour tous. Le ministère de l’Éducation nationale ne s’est jamais associé au moindre plan autisme. Voici une démission regrettable.

Il s’agit de créer des emplois d’AVS (auxiliaire de vie scolaire), de former les enseignants au handicap, de créer des classes plus petites… rien de techniquement insurmontable. De nombreux pays le font et ça marche ! Hors chez nous, les AVS manquent et sont extrêmement dévalorisées par la précarité de leur statut. C’est dommage car vous manquez l’opportunité de créer beaucoup d’emplois.

Ces exclus demeureront des assistés toute leur vie

En France, 20% des enfants autistes sont scolarisés, contre plus de 80% dans de nombreux pays européens et dans le monde. Je peux citer l’Espagne, l’Italie, les pays scandinaves, les États Unis, le Canada, etc. Quand on sait qu’un enfant sur 150 est porteur des troubles du spectre autistique, comment ne pas s’indigner de l’indifférence de la classe politique face à cette situation ?

Inutile de rappeler que ces exclus, dont certains pourraient accéder à une autonomie partielle, voir totale, demeureront des assistés toute leur vie. Sans parler des existences brisées de leurs parents. C’est un gâchis humain. C’est un gâchis financier. Vaste programme d’assistanat à perpétuité. C’est obscène.

En France, 8000 enfants naissent chaque année avec des troubles autistiques. S’ils sont diagnostiqués à l’âge de 2 ans et qu’ils décèdent en moyenne à 65 ans, ils coûteront 49,71 milliards d’euros à la société pendant toute la durée de leur vie, si l’on continue la prise en charge dans sa forme actuelle.

En optant pour une école inclusive mêlant méthodes comportementales et éducatives, on économiserait près de 15 milliards d'euros. Ces chiffres sont issus d’une commission parlementaire concernant la prise en charge de l’autisme en France, menée par les députés Daniel Fasquelle (UMP) et Gwendal Rouillard (PS).

Or, Madame la ministre, vous ne cessez de justifier votre inaction par le soi-disant manque de moyens.

Il y a en France une véritable mafia du handicap

Là, vous me décevez une troisième fois. Concernant l’autisme, contrairement à ce que vous affirmez, l’argent est bel et bien là. Il est juste entre de mauvaises mains. Alors dans ce cas, comment ne pas parler ici d’un système mafieux, activé à votre insu et bien avant votre prise de fonction ?

Comme dans toute organisation mafieuse, les droits fondamentaux ne figurent pas dans le cahier des charges. C’est pourquoi le 5 février dernier, le Conseil de l’Europe, à l’unanimité et pour la cinquième fois, a condamné la France pour violation du droit des enfants autistes à recevoir une éducation.

Je n’hésite donc pas, Madame, à dire haut et fort qu’il y a en France une véritable mafia du handicap et qu’en niant cette réalité, cette mafia, vous la légitimez. C’est pourquoi je demande votre démission.

Quant à celle ou celui qui vous succéderait, j’exigerais qu’elle (ou il) réponde publiquement à ces trois questions :

- Combien de soi-disant professionnels de l’autisme continuent-ils à se payer grassement avec de l’argent public en méprisant les recommandations de la Haute autorité de santé ?

- Combien d’écoles continuent-elles à pratiquer ouvertement la discrimination en évinçant les enfants autistes en toute impunité ?

- Pourquoi les méthodes comportementales ne sont-elles toujours pas remboursées, demeurant ainsi inaccessibles pour de nombreuses familles ?

Quand le gouvernement répondra avec clarté à ces questions et décidera d’œuvrer dans l’intérêt des personnes avec autisme et de leurs familles, nous pourrons enfin dire que l’État entend faire respecter leurs droits fondamentaux qui sont actuellement bafoués.

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Changer la prise en charge et le regard sur l'autisme

article publié dans la nouvelle république

12/02/2014 05:38
Fabienne Vedrenne, lors de l'inauguration de la cellule de guidance de Pas à pas Indre, en septembre 2012, en présence du professeur Vinca Rivière et de Gersende Perrin. - Fabienne Vedrenne, lors de l'inauguration de la cellule de guidance de Pas à pas Indre, en septembre 2012, en présence du professeur Vinca Rivière et de Gersende Perrin. Fabienne Vedrenne, lors de l'inauguration de la cellule de guidance de Pas à pas Indre, en septembre 2012, en présence du professeur Vinca Rivière et de Gersende Perrin.Fabienne Vedrenne, lors de l'inauguration de la cellule de guidance de Pas à pas Indre, en septembre 2012, en présence du professeur Vinca Rivière et de Gersende Perrin.

Châteauroux. Lundi, une conférence sur l’autisme réunira notamment Vinca Rivière, professeur à l’université de Lille-III, et la femme de Francis Perrin.

Vinca Rivière, maître de conférence à l'université de Lille-III, spécialiste en analyse du comportement appliqué à l'enfance et à l'adolescence (Aba), et Gersende Perrin, femme de l'acteur Francis Perrin, mère d'un enfant autiste, seront présentes à Châteauroux, lundi, pour faire part des dernières avancées médicales et partager leur expérience.
Objectif : tenter de changer le regard sur cette maladie encore parfois « considérée comme honteuse », explique Fabienne Vedrenne, présidente de l'association Pas à pas Indre qui organise cette conférence ; et ouvrir des horizons thérapeutiques, notamment la méthode Aba.
Cette dernière a permis à son fils, Yann, de progresser « alors qu'on l'avait condamné ; il ne devait pas parler. Au début, il tenait moins d'une minute sur une chaise et maintenant, il reste une matinée entière au collège. Il sait faire cuire des pâtes, lire, écrire, compter. Si ça a été possible avec lui, ça peut l'être avec d'autres. Bill Gates et Albert Einstein étaient autistes ; et ils s'en sont plutôt bien sortis… »

Fabienne Vedrenne a également rencontré récemment l'Agence régionale de santé afin d'essayer de créer un centre Aba dans l'Indre, destiné à la prise en charge des plus jeunes. « Plus le diagnostic est posé tôt, mieux c'est. Aux États-Unis, c'est fait à 10 ou 12 mois. »
Un diagnostic qui pourrait même être établi avant la naissance. D'après une étude menée par l'équipe du professeur Yehezkel Ben-Ari, de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inserm), publiée vendredi dernier dans Science, la survenue de l'autisme pourrait ainsi être provoquée par un niveau anormalement élevé de chlore dans les neurones fœtaux lors de l'accouchement ; une injection précoce d'un diurétique pourrait en éviter l'apparition.

pratique

Conférence débat « Autisme et prise en charge comportementale », lundi 17 février, à 17 h, à la MLC Belle-Isle. Entrée libre. Contact : tél. 02.54.36.33.28.

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