22 février 2015

L'association Autisme Vienne organise un colloque le 3 avril prochain : accompagnement d'un adulte autiste

21/02/2015 05:38
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L’association Autisme Vienne s’intéresse à l’accompagnement professionnel et social d’un adulte autiste, à l’occasion d’un colloque le 3 avril prochain.

Autisme Vienne est une association qui, depuis 2001 maintenant, rassemble les parents ou proches ayant des enfants ou adultes atteints d'autisme, de troubles envahissants du développement, du syndrome d'Asperger. « Nous aidons financièrement les parents adhérents notamment dans les aides au séjour, explique Séverine Chopin, secrétaire de l'association, mais aussi pour les intervenants à domicile, nous organisons régulièrement des formations… »

A côté de son action au quotidien d'information, de soutien et d'accompagnement des familles concernées par ce handicap, elle organise tous les deux ans un colloque scientifique élargi au grand public et aux professionnels de la santé, de la petite enfance et de l'éducation, à l'occasion de la Journée mondiale de l'autisme. Le lycée Saint-Jacques de Compostelle de Poitiers accueillera le vendredi 3 avril prochain, un nouveau colloque ouvert à tous sur le thème de « l'accompagnement professionnel et social d'un adulte autiste », en y associant notamment des acteurs intervenant dans l'accompagnement d'un adulte autiste dans sa vie professionnelle, comme Pôle emploi ou encore les missions locales.
La prise en charge des adultes autistes est devenue une forte préoccupation de l'association. « Beaucoup d'adultes autistes sont sans situation et se retrouvent souvent chez leurs parents, souligne Séverine Chopin en mettant l'accent sur la nécessité d'informer le plus largement. L'aspect social et professionnel est important. Nous souhaitons grâce à ce colloque, pouvoir aider les familles, les orienter, ainsi que les professionnels, pour être plus efficaces ».
L'association a invité Charles Durham qui fera part de son expérience. Ce psychologue franco-américain intervient au Pôle adultes CRA de Limoges, consultant dans plusieurs projets d'intégration des personnes avec autisme dans le milieu ordinaire à Limoges. Au programme également, un « job cootching », l'intervention de Théophane Boyer, éducateur spécialisé au Sessad Ted 86, qui apportera un éclairage comme tuteur d'un jeune adulte autiste pour un accompagnement pré-professionnel puis professionnel. Puis Guy Martell, directeur du Service de rééducation fonctionnelle en milieu ouvert pour les personnes atteintes d'autisme (SERFA) à Limoges.

< Colloque vendredi 3 avril, de 14 h à 17 h 30, amphithéâtre du Lycée Saint-Jacques de Compostelle,
2, avenue de la Révolution, Poitiers. Entrée gratuite.
< Contact : Autisme Vienne, tél. 06.02.25.05.12, secretariat@autisme-vienne.org ; www.autisme-vienne.org

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20 février 2015

Talange : un enfant autiste privé de centre aéré

Hier à 20:15 par Charline POULLAIN
 
« Ils n’accepteront plus notre enfant au périscolaire et au centre aéré tant qu’il ne sera pas accompagné par une AVS, Mais pour l’instant, il n’y a pas de solution », résume la famille d’Esteban. Photo Marc WIRTZ.

Le petit Esteban, 5 ans, n’est plus accepté au centre aéré ni au périscolaire de Talange. Car il présente des troubles autistiques que la structure estime trop difficiles à gérer. Un cas loin d’être isolé en Moselle.

Esteban, 5 ans, souffre de troubles autistiques. Pour qu’il puisse aller à l’école, une auxiliaire de vie scolaire le suit sur les bancs de la moyenne section, à la maternelle Irène-Curie de Talange. Mais pas au-delà. Pas à la cantine, pas le soir en accueil périscolaire, ni au centre aéré pendant les vacances. Or ses parents travaillent tous deux.
« Avant les vacances, on nous a refusé la cantine et là, il n’est plus admis au centre aéré, explique son père, Anthony Jeitz. Ça fait longtemps qu’ils nous font comprendre qu’ils n’allaient pas le garder, au moins un an et demi ». Son épouse envisage même de quitter son emploi.


Le centre socioculturel de Talange (qui a la délégation de l’accueil périscolaire dans la commune), n’en fait pas mystère : « C’est une situation compliquée. Il s’agit d’un enfant que l’on accueille depuis un certain nombre d’années, mais il est de plus en plus ingérable. Il devient violent envers les autres enfants et les animatrices », explique le directeur, Bernard Vienne.
« Ce n’est pas ingérable », estime pour sa part le père d’Esteban. Reconnaissant que son fils « se braque, s’énerve ». Et d’ajouter : « Le pire, c’est qu’il comprend tout, il se sent rejeté ».


« Au niveau de la réglementation et aussi du budget, on ne peut pas continuer, assure le directeur du centre socioculturel. Il faut un animateur pour dix enfants. Or Esteban nécessite une personne rien que pour lui . C’est d’un accompagnement individuel dont il a besoin. »
Le conseil d’administration du centre socioculturel talangeois a donc décidé de ne plus accueillir l’enfant tant qu’il ne sera pas accompagné. « Ce n’est pas de gaîté de cœur, ça nous a perturbés. Mais c’est mieux pour sa sécurité et celle des autres enfants. »
Le CA a été plus loin, excluant du même coup le petit frère d’Esteban, mais cette fois pour défaut de paiement de la part de la famille.


Un problème bien plus large


« Nous sommes face à une difficulté que rencontrent de nombreux parents en Moselle », assure Sandrine Pellenz, de la Ligue de l’enseignement, à laquelle est affilé l’accueil de loisirs de Talange (dont le petit nom est CLTEP, Centre laïque talangeois d’éducation permanente).


Les limites du transfert du périscolaire aux communes émergent. Car l’enfant n’est plus pris dans sa globalité. Les tutelles diffèrent : Éducation nationale pour l’école et ministère de la Jeunesse et des Sports dans le cas talangeois. Ce qui ne facilite pas la mise à disposition de l’AVS d’une institution à l’autre. Le problème est simple : qui paie ? Il est aussi profondément humain. Les familles concernées sont démunies. Et les animateurs tout autant. « C’est comme pour les enseignants, ils ne sont pas formés à accueillir ces enfants porteurs de handicap », explique Sandrine Pellenz. « Il faut réfléchir à une prise en charge globale, cela renvoie au projet éducatif territorial », poursuit-elle. En Moselle, les différents acteurs pourraient se retrouver prochainement autour d’une table.


In fine, les familles ont la loi pour eux. Il est question de discrimination : impossible de refuser l’accès à un centre de loisirs pour cause de handicap. Mais il revient aux parents de signaler à la Maison départementale des personnes handicapées que leur enfant va à l’école et au périscolaire. La MDPH précisant au passage que c’est aux communes de prendre en charge cet accueil et de payer leur personnel en conséquence.
Le maire de Talange doit recevoir la famille Jeitz dès vendredi matin.

Charline POULLAIN

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19 février 2015

Santé. Une maison douce qui apaise les autistes

A Champcevrais, dans l'Yonne, une maison d'accueil pour autistes propose un cadre de vie unique en France: formes, couleurs, matériaux, environnement ont été étudiés.

Dans sa chambre avec salle de bain en rez-de-jardin, Dominique frétille tout sourire : « Je ne démonte plus rien. C'est un miracle dans ma tête. Je suis apaisé dans mon coeur . » Un soulagement pour cet autiste de 52 ans. Mais aussi pour l'équipe de L'éveil du Scarabée. L'obsession de Dominique - décortiquer tous les mécanismes - avait plusieurs fois failli provoquer des catastrophes dans les anciens locaux de ce centre de vie et de soins pour adultes autistes. Surtout quand il s'en prenait aux prises électriques...

Les matériaux, la lumière, l'environnement sonore: tout doit être apaisant

Il n'est pas le seul à aller mieux. Depuis l'emménagement dans la nouvelle maison, le 20 novembre, Régine n'a plus eu une seule de ses anciennes crises quotidiennes et une autre jeune, parmi les seize habitants du Scarabée (20 places à terme), a, pour la première fois depuis quatorze ans, préféré rester là pour Noël plutôt que d'aller dans sa famille.

Ce bien-être devra être vérifié dans le temps, mais ces premières réactions semblent valider le pari de départ : imaginer un bâtiment qui n'exacerbe pas l'hypersensibilité et les angoisses des résidents. « Chaque autiste est différent, explique l'architecte Emmanuel Negroni. Mais on a voulu qu'en termes de matériaux, de lumière, d'environnement sonore, de couleurs... tout soit apaisant ».

Un fil chauffant traverse les miroirs de la salle de bain pour que l'image ne soit jamais troublante

En pénétrant sous la voûte protectrice du Scarabée, les mots se concrétisent. Au sol, un chemin de vie en bois invite à progresser vers un faux arbre qui, avec son tronc d'olivier, ses branches de charme et ses feuilles de chêne, donne des allures de place du village au coeur de la maison. En dessous de moucharabiehs, de grandes chaises longues invitent à une position foetale. Elles reposent contre une pièce aux rondeurs dignes de Gaudi. Elles contrastent avec les arêtes franches des murs de la partie administrative. « Pour faire facilement la différence. »

De petits réverbères posés sur un toit et des LED diffusent une douce lumière qui évolue au fil de la luminosité extérieure, plus dynamique la journée, plus tamisée le soir. Les tons sont pastel, des pièges à sons sont cachés, il n'y a pas d'étroits couloirs et, comme l'excellence se cache parfois dans les détails, un fil chauffant traverse les miroirs des salles de bain pour que l'image qu'ils renvoient aux habitants ne soit jamais troublante.

« On s'est autorisé à penser différemment »

Bref, cet équipement a dû coûter une fortune... « Absolument pas, conteste Emmanuel Negroni. Davantage qu'au départ mais, finalement, 2 000 € du mètre carré, soit 3 millions d'euros pour 1 500 m2(4,1 millions TTC avec le mobilier des chambres). Les logements sociaux reviennent en moyenne à 1 800 € du m2 en province ».

Ce qui veut dire qu'il a fallu faire preuve de beaucoup d'imagination. Par exemple, les pièces sur mesure, comme les chaises longues en bois massif, ont été réalisées par une machine numérique cinq axes (l'ancêtre de l'imprimante 3D). Ceci dit, le bâtiment tend vers la basse consommation d'énergie. Il est chauffé par géothermie et l'eau est chaude grâce à des panneaux solaires.

Un projet porteur d'emplois

L'ensemble a été financé par le conseil général de l'Yonne (600 000 €), autant de fonds propres de l'EPHAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et un emprunt de près de 3 millions cautionné par le département. Pour être complet, une salle multisensorielle avec baignoire high-tech, diffuseur d'arômes et musique douce a été offerte par les pièces jaunes de la Fondation des hôpitaux de Paris. Et le Rotary a financé le terrain de sport. Le coût par habitant est resté à 205 € par jour.

La naissance de ce Scarabée n'a toutefois pas été un long fleuve tranquille. Il a fallu sept ans (dont huit mois d'arrêt à cause de dissensions politiques au conseil général). Et toute l'énergie d'un duo formé d'un architecte qui s'est passionné pour ce projet et l'engagement du directeur du centre, Jean-Pierre Sanchis : « On s'est autorisé à penser différemment. »

Un troisième homme a accompagné l'aventure, Pierre Denis, président de l'EPHAD et maire du village de 345 habitants. « On a vu partir La Poste, la gendarmerie, la perception. Et là, entre la maison de retraite, la cuisine centrale, l'unité Alzheimer et L'éveil du Scarabée, on a plus de cent emplois ».

Fiers de leur bébé, les géniteurs pensent déjà aux améliorations. Il s'agirait par exemple de connecter les télés des chambres afin qu'elles permettent aux habitants de communiquer avec leur famille. Mais surtout, ils aimeraient que leur réalisation fasse école. « Pas pour la reproduire, assure l'architecte. Mais pour reprendre la philosophie, critiquer et améliorer. » En attendant, Dominique continue à jouer le guide : « Vous avez vu le plafond de la salle de bain ? On peut avoir un ciel étoilé ».

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16 février 2015

Autisme -> actions de la fondation Orange

La Fondation Orange apporte son soutien à 57 projets d’équipements numériques et de loisirs pour les personnes avec autisme

Les 170 dossiers déposés lors de cet appel à projet montrent tout l’intérêt des nouvelles technologies pour les personnes autistes.

Au final,  le comité de sélection de la Fondation a sélectionné 57 projets pour leur qualité pédagogique, la motivation des personnes impliquées, leur pérennité et leur budget. Les projets sont répartis sur toutes les régions de France.

Soutien à l’équipement  numérique

photo tablette 1Les 44 projets d’équipement numérique sonttrès variés, et ciblent aussi bien les enfants, les adolescents et les adultes. Les projets sont axés autour de thématiques récurrentes qui illustrent bien l’usage du numérique : les outils pédagogiques et éducatifs, l’aide à la communication, au langage,  aux apprentissages, aux interactions et relations sociales, l’intégration scolaire, le lien avec les fratries et la famille, l’aide à l’autonomie…

Certains établissement utiliseront les outils numériques pour des séances de Vidéo Modeling, la modélisation par la vidéo forme d’apprentissage par l’observation ; un centre de loisir tout public utilisera les tablettes pour  développer les activités de rencontre entre enfants et les relations sociales dans la fratrie.

En Guyane, en plus d’être utilisées de manière classique, les tablettes seront individualisées et personnalisées avec les informations liées au vécu de la personne et au vécu de la classe. Conserver des photos et vidéos des différentes activités permettra aux enfants de partager ces moments avec son entourage.

Au total, 800 personnes bénéficieront des 500 tablettes déployées dans des établissements en France.

Le numérique au Centre de Ressources Autisme Rhône-Alpes

Cette année, le comité a choisi de soutenir le projet du CRA Rhône-Alpes, qui souhaite sensibiliser et former à l’utilisation des tablettes et des applications numériques. Des tablettes seront mises à disposition au CRA, pour familiariser les aidants, familles et professionnels à leur usage.

Trois activités seront proposées :

  • des temps de formation ouverts aux aidants, familles et professionnels ;
  • l’utilisation des tablettes, avec l’appui du documentaliste ;
  • le prêt des tablettes aux familles et professionnels qui envisageraient un achat.

Il est aussi prévu un accompagnement des établissements désirant s’équiper ou en cours d’équipement. Le CRA bénéficiera également de l’aide d’Orange Solidarité avec une personne en mécénat de compétence pour accompagner le projet.

Loisirs :

En matière de loisirs, le comité a favorisé les projets pérennes, offrant aux personnes avec autisme et à leur famille des temps de détente et d’enrichissement.

Ainsi, le comité soutient l’acquisition d’une yourte pour les résidents de la Maison d’Accueil Spécialisé (MAS) Vie Oxygène.

La yourte sera montée dans le jardin de la MAS et animée par des spectacles vivants ouverts à un public extérieur.

L’IME Saute-Mouton souhaite pérenniser un lieu de loisirs et de vacances adaptés, dans la région de Bordeaux. L’aide de la Fondation Orange permettra de construire un chalet accessible aux familles et fratries à proximité de très beaux sites naturels et de lieux d’activités de plein air.

La Fondation Orange renouvelle son partenariat avec la Fondation Culturespaces pour le projet « Patrimoines en familles ». Ce projet favorise la visite de familles et de fratries d’enfants au sein de 6 sites culturels : la Cité du train, les Arènes de Nîmes, la Villa Ephrussi de Rothschild, le château de Baux de Provence, le Théâtre antique d’Orange et la Cité de l’automobile.

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Colloques

La Fondation Orange continue d’apporter un soutien aux colloques annuels d’Autisme France et de Sésame Autisme.

Les 44 établissements soutenus pour l’équipement numérique :
  • FAM de l’Airial du Nid de l’Agasse
  • FAM La Châtaigneraie
  • IME La Roseraie
  • APEI DE L’AUBE FAM L’ADRET
  • ALEFPA – IMPRO MARIE CAZE
  • Ensemble des IME de l’Association AEIM-ADAPEI 54
  • IME Les Grands Bois
  • IME La Fontinelle
  • IME de DIEUZE
  • AUTISME AVEYRON SAP
  • FAM La Margotière
  • IME de Lézat/Léze (09)
  • IME LUCIEN DESMONTS
  • IMP Espérance
  • IME EXPERIMENTAL MAIA
  • ADAPEI IME VAUROUZE
  • APEI Centre-Manche
  • IME « Le Wenheck »
  • IME de FALAISE
  • IME « Les Oliviers »
  • Centre Arthur Lavy, IME Les Alizés
  • Adapei-Aria de Vendée
  • CRESDA
  • SAAME Thérèse et Charles FORTIER
  • Ime Le Breuil
  • IME Jean-Louis BEAUDOUIN
  • Association des Papillons Blancs de Dunk
  • Centre Expertise Autisme Adultes
  • IME SAUTE MOUTON
  • Association KERVIHAN
  • Pôle Enfance Apei de Lens et environs
  • SESSAD les comètes UE Beuvin
  • Institut Les HAUTS THEBAUDIERES
  • IMP La Maison de l’Enfant
  • Structure ADO SESAME AUTISME GEP
  • CPPC SESAMA AUTISME
  • TED et TSA vont à l’école
  • Foyer de Vie « Les Rosiers »
  • SPMS
  • Pap. Blancs Roubaix-Tourcoing / Educatif
  • IME Les Clapotis
  • Ecole élémentaire Saint André Barnier
  • IME Claude Monet

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14 février 2015

Scandale dans les Pyrénées Orientales

logo autisme 66 esperanza

3eme plan autisme Scandale

 

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Lettre Ouverte à Ségolène Neuville sur le défaut de financement des méthodes éducatives pour les enfants autistes.

 

Mme Ségolène NEUVILLE, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes Handicapées

Madame la Ministre,

Autisme 66 Esperanza, forte de plus de 300 adhérents, membre de l’Union Régionale Autisme France Languedoc Roussillon, poursuit son engagement pour les enfants autistes du département des Pyrénées Orientales. Elle interpelle notre communauté locale et régionale sur la nécessité d’inclusion en milieu ordinaire, sur l’aide aux familles pour le financement des prises en charge adaptées et recommandées par la Haute Autorité de Santé, sur l’information auprès du public et des professionnels de la santé des besoins spécifiques des enfants autistes et sur la création d’animation et de loisirs adaptés à leur égard.

Suite à vos nombreuses déclarations sur l’affirmation d’appliquer les prises en charge adaptées et recommandées par l’ANESM et la HAS, et le retrait de la psychanalyse dans le champ de l’autisme, nous vous interpellons sur un problème bien précis rencontré par des parents d’enfants autistes dans votre département d’origine.

En effet, le Centre Catalan des Sciences Comportementales (CCSC) a vu le jour en Mars 2014 suite à une forte demande des parents qui se trouvaient dans l’impossibilité d’avoir des prises en charge comportementales et décentes dans les différentes institutions existantes (SESSAD, IME, HDJ, CMP). Le constat était un manque de professionnels formés à ces méthodes dans les PO. Il existe une centaine de personnes formées en France et nous avons la chance d’avoir cinq d’entre eux au Centre Catalan des Sciences Comportementales.

Par manque de financement public, ce centre ne fonctionne qu’avec l’apport financier des parents d’autistes (1600 euros par mois). Souhaitant respecter les prescriptions du CRA Montpellier (méthodes éducatives et comportementales) les parents n’ont pas eu d’autre choix que de s’orienter vers cette structure privée unique dans la région Languedoc Roussillon. De plus les parents qui ont fait appel à la MDPH voient leur dossier gelé depuis plus d’un an.

C’est plus qu’un scandale ! C’est une honte ! La France doit défendre le plus faible, qui de plus faible qu’un enfant handicapé !

Les familles n’en peuvent plus ! Certaines vont rentrer dans la précarité si rien n’est fait immédiatement. Les parents sont prêts à monter au créneau et vont le faire sous peu. Certains prévoient des actions désespérées ou médiatiques. Autisme 66 Esperanza est prêt à diffuser ce scandale dans les médias locaux et nationaux.

En tant que Secrétaire d’État chargée des Personnes Handicapées, c’est pour vous et pour notre département, notre région, une opportunité de faire de ce centre un pilier de la diffusion des bonnes pratiques. Pourquoi ne pas faire du Centre Catalan des Sciences Comportementales un centre pilote avec un financement public ? En regroupant des professionnels reconnus et compétents pouvant former le tissu médico-social existants départemental et régional.

Nous vous demandons un RDV ou des mesures concrètes de toute urgence avant fin février. Les parents ne se bercent plus de promesses et nous ne pourrons plus les retenir très longtemps.

Dans l’attente de votre réponse rapide, veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Association Autisme 66 Esperanza

Cc : Mme le Préfet Chevalier / M. le Sénateur Calvet /Mme la Sénatrice Malherbe/ M. le Député Alyagas / M. le Député Siré/ M. le Député Cresta/ M. le Député Olive/ M. le Député Européen Alliot/ M. le Maire Mach/ M. le Maire Castex/ M. le Maire Pujol/ M. le Maire Villa/ M. le Maire Roque/ à l’assemble des maires du département des PO/ M. Doat, DDCS 66/ M. Herman, ARS 66/ Mme Langloys, Présidente Autisme France

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13 février 2015

Fiches pratiques du magazine Déclic - édition avril 2014

édition avril 2014

8 fiches
Fratrie     / Patrimoine

 

Préparer l’avenir
de son enfant handicapé
en pensant
à ses frères et soeurs
Handicap et fratrie, n’ayez plus peur de l’avenir, préparez-le !

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MDPH : trop d'administratif, pas assez d'humain

article publié dans La Gazette des communes

Publié le 11/02/2015 • Par Isabelle Raynaud • dans : France

© Fotolia

Les maisons départementales des personnes handicapées ont été créées par la loi Handicap de 2005. Dix ans après, leur action est entravée par des lourdeurs administratives. La secrétaire d’État aux Personnes handicapées a annoncé une simplification.

 

« Tous les aspects nouveaux de la loi doivent maintenant s’appliquer vraiment. » Lors d’un colloque organisé par la Fondation Chirac sur les 10 ans de la loi Handicap, le 5 février, la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées Ségolène Neuville a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour que la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées soit totalement mise en pratique.

Les difficultés sont nombreuses sur l’accessibilité, l’emploi ou la scolarisation des enfants handicapés. Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) n’éxhappent pas aux critiques. Crées par la loi de 2005, elles sont censées exercer une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil des personnes handicapées et de leur famille.

Des simplification administratives prévues

Un « guichet unique » selon les termes de Ségolène Neuville pour mettre fin au parcours du combattant des personnes handicapées. Mais, « après une forte montée en charge, les MDPH sont aujourd’hui beaucoup trop absorbées par leurs tâches administratives au détriment du suivi individualisé des personnes », a reconnu la secrétaire d’État. Les MDPH doivent donc se recentrer sur leur fonction originelle, « accompagner les personnes vers la réalisation de leur projet final », a-t-elle ajouté.

La secrétaire d’État a ainsi annoncé un amendement gouvernemental au projet de loi de santé qui « prévoira une obligation d’orientation permanente des personnes ».

Suivant le rapport du conseiller d’État Denis Piveteau “Zéro sans solution”, Ségolène Neuville veut que, lorsqu’un placement est nécessaire, les personnes handicapées ne se retrouvent pas avec une seule proposition dans un centre complet. Et donc sans véritable solution. Il faut mettre en regard deux décisions, détaille la ministre : “La première se concentre uniquement sur le projet de la personne, la seconde s’attache à retenir les réponses qui peuvent lui être immédiatement proposées.”

Mais la secrétaire d’État aux Personnes handicapées n’a pas précisé quelles démarches administratives seraient modifiées. “Pour dégager les marges en personnel nécessaire à cette évolution, un plan de simplification des tâches administratives sera mis en œuvre”, a-t-elle seulement indiqué.

Vers un « partage raisonné de l’information »

Il faut arrêter de demander aux personnes de produire des certificats à tout bout de champ », a demandé Patrizia Gubiani-Banholzer, directrice de la MDPH du Haut-Rhin et administratrice de l’association des directeurs de MDPH (ADMDPF). Patrick Gohet, délégué interministériel aux personnes handicapées lors de la rédaction de la loi, a ainsi donné l’exemple de parents à qui on demande régulièrement une attestation pour confirmer que leur enfant est toujours trisomique…

Patrizia Gubiani-Banholzer réclame ainsi un « partage raisonné de l’information » entre les différents acteurs du handicap et notamment la mise en place du dossier médical partagé. Les demandes aux MDPH augmentent chaque année, de 10% en 2013 selon l’administratrice de l’ADMDPH. Les dossiers de carte de stationnement sont particulièrement chronophages, indique-t-elle. L’association a fait des propositions en mai 2014 pour alléger la charge de travail dans les MDPH.

Une chose est sûre, le budget des MDPH n’évoluera pas, Ségolène Neuville l’a bien précisé.

Focus

Mise en place du tiers payant pour les “aides techniques”

Conformément à ce qui avait été annoncé par François Hollande en décembre lors de la Conférence nationale du Handicap, Ségolène Neuville a également annoncé un second amendement au projet de loi de santé qui “permettra aux départements de mettre en place un tiers payant pour les aides techniques”. Ceci évitera aux personnes d’avancer “des sommes parfois importantes”, pour l’achat par exemple d’un fauteuil roulant.

 

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11 février 2015

Détox : non, la Caf ne vous cache aucune aide

Publié le 10 février 2015

« Nous avons, après enquête, découvert que certaines aides existantes sont soumises à un black-out. Toutes les Caf de France nient leur existence (…) dans un but simple : faire des économies. » Voilà ce qu’il est possible de lire dans un article non signé publié fin janvier sur le site Internet du Collectif citoyen handicap (CCH). Les auteurs assurent faire une « révélation sur une aide qu’on vous cache », à savoir l’aide au projet familial personnalisé (APFP).

Caf : des aides variées dites extralégales

De quoi s’agit-il ? D’une aide financière individuelle, ainsi nommée par la Caf du Nord. Pour rappel, à côté de leurs prestations légales (allocation adulte handicapé, logement, RSA, etc.), toutes les Caf servent des prestations complémentaires d’action sociale, dites extralégales, dans des domaines d’intervention définis par l’arrêté du 3 octobre 2001. Les aides financières individuelles en font partie.

La nature, le montant et les conditions d’octroi de ces aides relèvent de la décision du conseil d’administration de chaque caisse. Résultat, ce que la Caf du Nord nomme APFP – une aide plafonnée à 2 000 € sous forme de prêt ou de subvention pour répondre à une problématique d’insertion, de parentalité ou de logement – s’appellera « aide sur projet » dans la Creuse et sera limitée à 1 500 € en cas, par exemple, de survenue du handicap d’un enfant.

Des aides individuelles mises en avant

Ces aides, dont les modalités et les intitulés varient selon les départements, sont sans doute mal connues des allocataires. Mais ce n’est pas faute, pour les Caf, de communiquer dessus. La caisse de Seine-Saint-Denis y consacre ainsi une page sur son site, tout comme la Caf des Alpes-Maritimes, pour ne citer qu’elles. Et la plupart des caisses mettent en ligne leur règlement intérieur des aides financières individuelles, comme l’ont déjà fait pour 2015 le Finistère, la Seine-Maritime ou encore l’Essonne.

Selon votre situation, si vous pensez pouvoir prétendre à une telle aide et que vous ne vous fiez pas aux réponses de votre Caf, vous pouvez demander à consulter son règlement intérieur des aides financières individuelles. Ou décider de faire confiance aux agents des Caf dont le métier consiste, normalement, à vous aider à faire valoir vos droits. – Aurélia Sevestre – Photo DR.

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08 février 2015

Francis Perrin : Son combat contre l'autisme dans un téléfilm

article publié sur la chaîne du coeur

Publié le : 2014-07-15 12:00

Bernard Campan sera Francis Perrin dans un téléfilm sur l’autisme. A l’origine de ce projet, un livre : Louis, pas à pas, écrit par Gersende et Francis Perrin. L’ouvrage, sorti en 2012 et publié chez Jean-Claude Lattès, est autobiographique. Il raconte l’histoire, le combat poignant de leur fils Louis, diagnostiqué autiste 7 ans plus tôt.

Le téléfilm sera réalisé par Renaud Bertrand (Nous Trois, Les Irréductibles). Il dirigera Bernard Campan (ex-Inconnus) dans le rôle principal. Il sera Francis Perrin, et donnera la réplique à Julie-Marie Parmentier (Gersende) et à Marie-Anne Chazel (Splendid).

L'adaptation télévisée de 90 minutes sera tournée du 6 octobre au 4 novembre 2014 à Bruxelles, et sera diffusée en février 2015 sur France 2.

Depuis la parution du livre, l'acteur Francis Perrin, a mis à contribution sa célébrité et sa médiatisation au service d'une lutte de tous les instants contre l'autisme. Il défend notamment un programme intitulé "Applied Behaviour Analysis". Ce programme est né aux États-Unis, et a fait ses preuves dans les pays anglo-saxons. Avant Louis en 2005, le programme n'avait jamais été testé en France. Et celui-ci a grandement aidé son fils à se sociabiliser.

"Louis évolue dès les premiers jours du traitement. Il communique peu à peu avec ses frères, ses sœurs, ses amis et commence à acquérir une véritable autonomie. Ses progrès sont spectaculaires : il devient pas à pas 'un enfant presque comme les autres'", raconte Francis Perrin.

L'objectif de Louis, pas à pas était de "porter la voix des parents brisés, comme nous-mêmes l'avons été" comme l'indiquait en préambule Francis Perrin. L'acteur et le metteur en scène de théâtre avait également la volonté de sensibiliser les lecteurs, et leur montrer que l'autisme est un combat de tout les jours. Mais qu'il y a un espoir après le drame.

L'autisme touche environ une naissance sur 110. En France 80% des enfants avec autisme ne sont pas scolarisés et la plupart d'entre eux n'ont pas accès à une prise en charge adaptée.

Fondée en 2008, l'association Sur les bancs de l'école a pour mission de mettre en place les conditions optimales d'accès au soin et à l'éducation des enfants avec autisme et de soutenir les familles face aux difficultés sociales, financières, psychologiques qu'elles rencontrent dans leurs parcours.

Sur les bancs de l'école a créé à Paris un lieu d'accueil des familles, La Maison de TED, au sein de laquelle les familles sont aidées dans toutes les étapes du processus d'accompagnement de leur(s) enfant(s). L'ouverture d'un second lieu d'accueil est en projet actuellement.

Plus d'informations sur www.surlesbancsdelecole.org

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