27 février 2014

Autisme. Des parents contre la psychanalyse

article publié dans Ouest France

Brest - 12h07

Ce jeudi, à Brest, une quinzaine de parents d’enfants autistes du collectif d’associations Autisme Bretagne a manifesté lors d’un colloque.

« Nos enfants ne sont pas des Golem, ni des ordinateurs laissés à eux-mêmes ! Et les mères ne sont pas responsables de l’autisme de leur enfant ! » Ce jeudi matin, à Brest, à la faculté de médecine, à Brest, à l’appel du collectif d’associations Autisme Bretagne, une quinzaine de parents d’enfants autistes se sont bruyamment fait entendre lors d’un colloque. « L’autisme n’a rien à voir avec la psychanalyse. C’est un trouble neuro-développemental dont l’origine est génétique ! » 

Ce séminaire était organisé par le Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent Saint-Pol-Roux, sur le thème « Interventions précoces auprès des bébés à haut risque de troubles développementaux ». Parmi la centaine de professionnels se trouvent des psychanalystes. Une intervenante devait parler du « traitement précocissime d’un bébé à haut risque d’autisme ». « Dans la lignée des positions développées récemment par Charles Melman », dénoncent les parents.

Récemment, dans un quotidien régional, Charles Melman, psychanalyste de l’association lacanienne internationale, a décrit des « enfants autistes vides comme un Golem […] Ils ont des capacités de calcul souvent stériles, comme un ordinateur laissé libre à lui-même ». Il a aussi mis en cause les mères qui n’ont « pas pu transmettre le sentiment de cadeau qu’il était (N.D.L.R. leur enfant) pour elle ». Des propos considérés comme injurieux par ces parents.

Les parents mettent en cause cette approche psychologique  « complètement inefficace » qui règnerait sur le système soignant français. Ils veulent que soient appliquées des méthodes comportementales à base d’orthophonie, d’éducation, de scolarisation et "qui ont fait leurs preuves". Ils demandent que les centres de ressources sur l’autisme ne dépendant plus des services de psychiatrie.

Ils ont quitté l'amphithéâtre vers 10h.

Posté par jjdupuis à 14:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


26 février 2014

NOUVEAU : Contrat de protection juridique inclus dans l'adhésion à Autisme France.

article publié sur le site d'Autisme France

Autisme France est une association nationale créée en 1989 et composée essentiellement de bénévoles qui agit pour que chaque personne autiste puisse avoir un diagnostic le plus précoce possible et un accompagnement conforme aux recommandations de bonnes pratiques de la HAS et de l’ANESM.

L'autisme et les TED concernent au minimum 500 000 personnes en France, majoritairement sans diagnostic surtout si ce sont des adultes.

En adhérant à Autisme France :

     - vous montrez que l'autisme et les TED constituent un problème majeur de santé publique.

    - vous donnez encore plus de poids à notre association nationale et lui permettez de renforcer sa représentation au niveau local, régional et national.

   - vous nous donnez les moyens de travailler encore plus pour défendre les droits des personnes avec TED et leurs familles : brochures d’information, développement du service juridique.

 

 

       CONTRAT PROTECTION JURIDIQUE AUTISME FRANCE

       Inclus dans l'adhésion

 

Autisme France a souscrit auprès de CFDP Assurances un contrat d’assurance de groupe de protection juridique de particuliers pour le compte de ses adhérents.

Ce contrat permet à chaque adhérent de bénéficier dès la date de son adhésion (et dès le 1er janvier 2014 pour les adhérents à jour de leur cotisation en 2013), pour lui-même et pour ses enfants ou parents autistes ou souffrant de trouble envahissant du développement :

          - D’une protection juridique offrant des garanties classiques              

          - D’une protection juridique offrant des garanties adaptées à la protection des personnes autistes ou TED

CFDP Assurances, spécialiste de l’accompagnement juridique, pourra vous informer, vous assister sur le plan amiable pour la défense de vos intérêts et prendre en charge les honoraires de votre avocat en cas de procédure judiciaire.

Présentation du contrat de protection juridique

Notice d'information : Contrat Groupe Protection Juridique AUTISME FRANCE

Adhérer en ligne par carte bancaire

Télécharger le bulletin d'adhésion  et retournez-nous par courrier le bulletin d’adhésion rempli et accompagné d’un chèque du montant de la cotisation choisie, à l’ordre d'Autisme France - 1175 Avenue de la République – 06550 La Roquette sur Siagne.

 

N’attendez pas d’être en situation de litige pour adhérer à Autisme France et bénéficier de la protection juridique de CFDP Assurances. Comme tout contrat d’assurance, la protection juridique Autisme France ne peut en effet, pas prendre en charge les litiges déjà initiés ou pressentis de façon certaine, avant la date d’adhésion de l’assuré.

 

Posté par jjdupuis à 21:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

23 février 2014

Anne Marchand, du collectif familles et parents d'enfants avec autisme de la Loire

Mercredi 19 février 2014 à 08h10
"Il faut prendre les décisions uniquement dans l'intérêt de l'enfant". C'était ce mercredi le cri du coeur d'Anne Marchand, une des portes-parole du collectif parents d'enfants avec autisme dans la Loire.
L'invité de France Bleu Saint Etienne Loire Matin par francebleu-stetienneloire

 

L'invité de France Bleu Saint Etienne Loire Matin francebleu-stetienneloire

Le collectif est effaré par la décision de l'agence régionale de santé fin décembre de retoquer le projet d'institut médico éducatif innovant à Saint-André-le-Puy, projet en marche depuis 2009 et largement soutenu pourtant par la ministre de la santé  de l'époque Roselyne Bachelot. "Il y a des points de blocage" sur le plan autisme reconnaissait mardi le gouvernement et notamment sur les méthodes de prise en charge.

Posté par jjdupuis à 18:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

21 février 2014

Autisme : un plan catastrophique - dixit le psychanalyste Charles Melman

tiret vert vivrefm topAvertissement : inutile de préciser que je ne souscris pas aux thèses de ce personnage !!! 

Comme nous en avons l'habitude avec ce genre de personne -> Il sort un nouveau lapin de son chapeau et adapte quelque peu la théorie s'arrogeant tout les pouvoirs et capacités tout en piétinant les travaux de la HAS. Somme toute assez minable ! (Jean-Jacques Dupuis)

article publié dans Le Télégramme

21 février 2014

« Ce plan condamne des milliers d'autistes à être méconnus dans leur première enfance et à ne pas être traités. ». Photo DR

 

Le troisième plan autisme, lancé par la ministre des Personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti, suscite l'impatience des familles qui dénoncent l'absence de changements sur le terrain. Pour le psychanalyste Charles Melman, ce plan va dans le mauvais sens.



Pourquoi partez-vous en guerre contre le dernier plan consacré à l'autisme ?
C'est le troisième plan (2014-2017) contre l'autisme qui dispose d'un budget de 205 millions d'euros, ce qui n'est pas rien. Or, il a été confié à la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti. Cela répond à l'idée que l'autisme est lié à une malformation congénitale et que l'on ne peut y répondre que par l'assistance. Il n'y a aucun argument scientifique probant ni médical sûr à l'appui de cette thèse. Il n'y a pas de causes génétiques. Ni l'imagerie médicale ni la recherche génétique ne permettront de confirmer un supposé vice de forme originel. C'est donc un plan catastrophique puisqu'il condamne des milliers d'autistes (six pour 10.000 naissances) à être méconnus dans leur première enfance, à ne pas être traités et ça les destine à un assistanat à vie.

Alors qui ce plan satisfait-il ?
Le corps médical qui s'approprie ce domaine et de nombreuses familles qui se sentent heurtées par une mise en cause du comportement maternel. Peut-on se satisfaire d'un plan dont la visée est corporatiste ou électorale ? Cela condamne des milliers de bébés handicapés à l'assistance à vie. S'il relevait du ministère de la Santé, il serait facile de demander au pédiatre de vérifier l'éveil, la motricité, le regard, le sourire, la communication avec l'entourage de manière à confier, quand il y a doute, ce bébé à des spécialistes qui sont souvent des psychanalystes. Lesquels sont susceptibles de traiter le bébé de 3 à 18 mois avant que le développement neuronal vienne fixer le défaut de croissance de circuits qui n'ont pas encore été établis.

Le dépistage doit donc intervenir très tôt ?
Il y a précocement une fenêtre ouverte dont le dépistage ne coûte rien à l'État. D'autant que le personnel est en place et susceptible d'intervenir avec succès. Le bébé autiste a souffert d'une chose très simple.Sa maman, qui peut être fort aimante au demeurant, n'a pas pu transmettre le sentiment du cadeau qu'il était pour elle et qui dès lors lui donnait sa place dans le discours qu'elle lui adressait, voire qu'elle lui chantait. Car la prosodie du discours maternel joue un rôle dans le développement de l'autisme. Si cette naissance se fait par exemple sous le signe d'un deuil (du père par exemple), elle ne pourra pas transmettre le bonheur de l'événement. Après vingt ans de pratique, une succession de travaux récents aux USA montre que l'approche comportementaliste qui vise à la rééducation tardive des fonctions de l'enfant ne marche pas. Et c'est précisément maintenant que nous investissons dans cette direction. Ces enfants autistes sont vides comme un golem au sens où leur capacité combinatoire n'a pas de maître ni de limites. Ils ont des capacités de calcul souvent stériles, comme un ordinateur laissé à lui-même. Il n'y a pas d'instance morale ni réflexive venant leur donner une identité.

Posté par jjdupuis à 18:27 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

18 février 2014

Autisme : les familles s'impatientent, huit mois après la présentation du 3e plan

article publié dans Le Point

Publié le 18/02/2014 à 20:08

La ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a dit mardi vouloir lever les "points de blocage" concernant la mise en oeuvre du 3e plan autisme, face à l'impatience des familles qui dénoncent l'absence de changements concrets sur le terrain.

Ce plan doté de 205 millions d'euros, annoncé le 2 mai 2013, prévoit notamment la création de 3.400 places d'accueil supplémentaires d'ici 2017 et préconise un dépistage précoce, dès l'âge de 18 mois.

"Nous avons porté et soutenu ce plan, mais il est impossible à mettre en oeuvre en raison de résistances de terrain incroyables", a dit la présidente de l'association de parents Autisme France, Danielle Langloys. "Les familles sont très en colère", a-t-elle ajouté.

- Blocages administratifs des ARS -

A l'issue d'une rencontre avec des familles au Centre de ressources autisme d'Ile-de-France, à Paris, Mme Carlotti a pourtant identifié devant la presse des "évolutions positives".

Elle a cité notamment la formation des aidants familiaux, en cours dans "sept régions pilotes" et, côté professionnels, la formation de 1.000 personnes en 2013 dans le secteur médico-social.

Elle a aussi précisé que les financements avaient été notifiés aux Agences régionales de santé (ARS) qui vont pouvoir lancer "en avril" de nouveaux appels à projet pour les créations de places.

Elle a promis pour la "rentrée prochaine" les premières des 700 nouvelles places prévues en école maternelle pour les enfants dépistés précocement.

Mme Carlotti a cependant reconnu un "point de blocage" concernant des appels à projets lancés par les ARS pour des créations de places découlant du précédent plan autisme.

"En 2013, les ARS n'ont pas suffisamment tenu compte des recommandations de la Haute Autorité de Santé comme critère principal d'évaluation des appels à projets" alors que ces recommandations sont "au coeur" du 3e plan, a-t-elle regretté.

- Manque de méthodes éducatives -

En 2012, la Haute autorité de santé (HAS) avait mis pour la première fois sur la touche les approches psychanalytiques, qui considèrent que ce handicap est causé par un trouble de la relation entre la mère et l'enfant, au profit des méthodes éducatives et comportementales, qui travaillent sur les apprentissages.

"Il y a une incompréhension de la part des familles, disant +vous avez lancé le 3e plan autisme en disant que l'on allait développer des méthodes comportementales, et les appels à projet ne correspondent pas à ça+", a souligné la ministre, estimant qu'il faut "que toutes les formes d'accompagnement soient ouvertes, et que les parents choisissent".

"Je ne chasse pas la psychanalyse de la France, mais quand la HAS fait des préconisations, il faut les suivre", a-t-elle insisté. "Je n'admettrai pas qu'on prenne des décisions au plus haut niveau, et que sur le terrain on ne s'y retrouve pas".

La ministre prévoit donc de faire avec ses collaborateurs un "Tour de France de l'autisme" pour "sensibiliser" les ARS et va leur adresser une circulaire comportant une proposition de cahier des charges type.

Très critique, Mme Langloys a estimé que le plan n'a pas produit "d'avancées sur le terrain, sauf à doses homéopathiques. Les médecins refusent le diagnostic précoce et l'Education nationale ne scolarise pas nos enfants", a-t-elle affirmé.

"Un diagnostic précoce de l'autisme est sûr à 50% avant l'âge de deux ans", a dit Dominique Ridoux, directeur de l'Institut Médico-Educatif (IME) Alphée à Guyancourt (Yvelines). "Certains médecins préfèrent ne pas alarmer les familles, alors que tout le monde s'accorde à dire que le diagnostic doit être fait le plus précocement possible, afin de mettre en place une prise en charge intensive à un âge où le cerveau est le plus réceptif".

Christine Meignien, présidente de l'association de familles Sésame, a regretté pour sa part que des créations de places soient prévues pour enfants et adultes, mais "pas pour les adolescents". "On a des ados qui partent en hôpital psychiatrique ou en Belgique" où les établissements n'ont pas la même réglementation qu'en France, a-t-elle déclaré.

Un nouveau-né sur 150 serait atteint d'autisme ou autres troubles envahissants du développement, estime-t-on sur la base d'études internationales.

Posté par jjdupuis à 22:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


16 février 2014

Des scientifiques Belges découvrent l'un des gènes de l'autisme

article publié dans Le Vif

Source: Belga
dimanche 16 février 2014 à 19h11

A l'aide des nouvelles technologies et grâce à une collaboration internationale, des scientifiques du Centrum Medische Genetica d'Anvers ont découvert un nouveau gène dont les mutations peuvent causer l'autisme ou une limitation des capacités mentales.

© Thinkstock

 

L'étude relative à leurs travaux a été publiée dimanche sur Nature Genetics Online, indique l'université d'Anvers (UAntwerpen) dimanche.
Environ 1% de la population souffre d'un trouble du spectre autistique, qui mène à différents problèmes de comportement et peut parfois aller de pair avec une déficience intellectuelle. On sait encore peu de choses sur les différentes causes de l'autisme, bien qu'il existe des preuves que les facteurs génétiques jouent un rôle important dans son développement.

"Avec une nouvelle technologie appelée 'Next Generation Sequencing', il est possible de percer le code ADN de nos 20.000 gènes en une seule expérience", expliquent les scientifiques. "Grâce à cette technique, de nombreuses mutations, erreurs dans l'ADN, sont découvertes chez les patients souffrant d'autisme. Il est toutefois encore très difficile de comprendre quel est l'effet de ces mutations et (de savoir avec certitude) si celles-ci sont ou non la cause de l'autisme." Les scientifiques du Centrum Medische Genetica, au sein duquel collaborent l'UAntwerpen et l'hôpital universitaire d'Anvers (UZA), ont analysé les gènes d'un petit nombre de personnes. Chez un patient, ils ont découvert une mutation du gène ADNP (protéine neuroprotectrice dépendante de l'activité) qui le neutralise.

Jamais encore, le lien n'avait été établi entre les mutations de ce gène et l'autisme. Elargissant la recherche sur davantage de personnes atteintes d'autisme, les scientifiques ont découvert des mutations du même gène chez neuf autres patients. "Les mutations de l'ADNP peuvent être à la base de l'autisme chez 0,17% des patients, ce qui en fait l'une des origines génétiques les plus connues de ce trouble.

Lorsqu'une telle mutation est à nouveau découverte, le médecin peut maintenant directement poser un diagnostic", concluent les scientifiques.

Posté par jjdupuis à 23:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

La personne épileptique n'est pas folle

tiret vert vivrefm topen sachant que de nombreuses personnes avec autisme sont touchées par l'épilepsie ... (jjdupuis)


article publié dans lalibre.be

Laurence Dardenne Publié le lundi 10 février 2014 à 00h00 - Mis à jour le lundi 10 février 2014 à 12h26

Sciences - Santé De nombreuses fausses croyances circulent encore de nos jours sur cette maladie neurologique. Cette affection, dont c’est la journée européenne, ce lundi, touche pourtant quelque 200 millions de personnes dans le monde. Témoignage du vécu de l’une d’elles. Et preuve que "l’épilepsie, c’est davantage que les crises".

Seule à la maison, Florence (*) est en train de faire "tout bêtement" du repassage quand survient ce qu’elle n’a pas encore identifié alors comme étant sa première crise d’épilepsie. Âgée aujourd’hui de 41 ans, la jeune femme avait à l’époque 26 ans. "J’ai ressenti comme une douleur au niveau de la cage thoracique, nous confie-t-elle. Comme si mon cœur se nouait, comme si j’allais étouffer et rejeter du gaz. Je ne peux pas l’exprimer autrement".

Une "panique totale" l’envahit. "Le fait d’avoir perdu mon papa d’un infarctus foudroyant alors qu’il n’avait que 38 ans m’a fait paniquer. Sans connaître quoi que ce soit de l’épilepsie à l’époque, j’ai évidemment tout de suite pensé au décès brutal de mon père".

Assez naturellement, la jeune femme consulte son médecin. "Il ne m’a vraiment pas prise au sérieux quand j’ai tenté de lui décrire mon malaise et les symptômes qui se sont manifestés. Il m’a prescrit un traitement pour des problèmes musculaires, ce qui m’a fait perdre énormément de temps", regrette-t-elle amèrement aujourd’hui.

Quatre années pour poser le diagnostic

Il faudra en effet attendre quatre ans pour que soit posé le bon diagnostic : épileptique "petit mal".

Quatre longues années, de très nombreuses crises, deux accidents de voiture, et bien d’autres choses à endurer. "Je souffrais alors de maux de tête récurrents, qui duraient toujours 48 heures et de troubles de l’expression. Les crises pouvaient me prendre deux ou trois fois par nuit; ne durer que quelques secondes ou deux à trois minutes; je n’arrivais pas à les contrôler."

Quand survient le second accident de voiture, elle décide de changer de médecin. C’est alors qu’elle consulte, en avril 2005, à Godinne le spécialiste qui la prendra enfin sérieusement en charge. "Ce médecin m’a donné un traitement efficace et m’a appris à sentir mes crises arriver. Cela se traduit par la main droite qui se fige, l’impression d’étouffer et la sensation de ‘rejet de gaz’. Je sais alors que je dois m’asseoir et toujours avoir de l’eau à portée de main. Ensuite, il faut attendre que la crise passe".

Une maladie considérée comme honteuse

Mariée depuis 20 ans, maman d’une jeune fille de 15 ans et d’un adolescent de 13 ans, Florence a malheureusement dû subir, il y a quatre ans, une interruption de grossesse thérapeutique, en raison de son problème d’épilepsie. "Je n’ai jamais accepté d’être épileptique, nous avoue-t-elle. C’est ce qui a été ma plus grande douleur. Je n’avais aucun soutien à l’extérieur, car c’est une maladie qui est très mal reconnue, qui est considérée comme honteuse au point que certaines personnes vous rejettent. Des collègues, des amis ou même la famille. Ma maman, par exemple, n’a jamais accepté d’avoir une fille qui, selon elle, est folle. Pour beaucoup de gens, une personne épileptique est une malade mentale, c’est quelqu’un sur qui on ne peut plus compter. Nous sommes des laissés pour compte".

Et Florence d’énumérer les nombreuses conséquences négatives liées à sa maladie. "À cause de l’épilepsie, j’ai des problèmes relationnels avec ma fille, des soucis conjugaux. Je n’ai plus pu conduire et, dans la foulée, j’ai perdu mon emploi. Certains sports comme la natation, que j’aime beaucoup, me sont interdits ou alors à pratiquer sous surveillance. Puis aussi, j’ai dû faire une interruption de grossesse thérapeutique…" Autant de choses qui ont aggravé le problème.

"Moins que la maladie, qui n’est finalement pas si grave pour moi, ce sont toutes ces conséquences au quotidien qui sont lourdes. Et le regard des gens, aussi".

"L’épilepsie, c’est davantage que les crises" est précisément le thème de la journée européenne qui se déroule ce lundi 10 février. À cette occasion, la Ligue francophone belge contre l’épilepsie a dévoilé trois études réalisées en Belgique, portant sur la (mé) connaissance et la perception de cette affection neurologique. Il en ressort (voir les chiffres ci-contre) de nombreux préjugés sur cette maladie et la forte stigmatisation qui en découle avec toutes les conséquences psycho-sociales, comme nous l’a expliqué Florence, fort heureusement débarrassée de ses crises depuis plus d’un an et demi.

 

(*) Prénom d’emprunt

Posté par jjdupuis à 13:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

14 février 2014

Petit compte rendu de la conférence de Saint-Thibault le Vignes - jeudi 13 février 2014 - organisée par AURA 77

On parle beaucoup des enfants mais il y a trois fois plus d'adultes avec autisme !

Carton plein : 260 personnes, pour la plupart des professionnels dont 3 équipes belges !

Le thème "l'accompagnement des adultes avec autisme sévère en institutions médico-sociales et sanitaires"

Voir le programme ICI

J'ai appris énormément : notamment sur le travail d'AURA 77 qui accompagne 350 personnes en Seine-et-Marne  ...

L'autisme se traduit ou touche -> langage non fonctionnel, déficience intellectuelle, compréhension, autonomie, troubles sensoriels, troubles somatiques, communication, déficit de motivation pour les apprentissages etc. la liste n'est pas exhaustive et les personnes ont chacunes leurs particularités => des facteurs comportements problèmes.

Concernant les adultes : manque de places/recherche/moyens etc.

Les recommandations des bonnes pratiques HAS/ANESM -> pas avant 2015

Le paysage actuel : quelques FAM spécialisées, le reste des adultes avec autisme en structures non spécialisées (MAS, FAM, foyer de vie, hôpital psychiatrique) ou sans solution à la charge des familles.

=> donc en clair un énorme effort reste à faire

Tout d'abord concernant le diagnostic (parent ou établissement) dès la suspicion du handicap. Diagnostic bien évidemment actualisé ... qui permettra de mettre en place un accompagnement de qualité.

Nécessité d'une prise de conscience au niveau de l'établissement du besoin de formation du personnel

En cas de comportement problème : éliminer d'abord les problèmes somatiques possibles : gynéco, examen dentaire, douleurs abdominales, épilepsie ... les personnes avec autismes sont contrairement aux idées reçues hypersensibles mais ne l'expriment pas de façon classique ...

Le Docteur Djéa Saravane, praticien hospitalier spécialiste de la douleur, du Centre Régional Douleur et Soins Somatiques en Santé Mentale établit au sein  de l'Etablissement Public de Santé (EPS) Barthélemy Durand à Etampes (91) présent dans la salle nous l'a confirmé de façon admirable.

dominique fiardJ'ai beaucoup apprécié l'intervention du Dr Dominique FIARD, psychiatre, responsable du Centre d'Expertise Autisme Adultes (CEAA), centre hospitalier de Niort (79) qui lors des questions nous a fait part de son expérience concernant les psychotropes => "j'en prescris ou en réintroduit une fois sur dix ... pour des cas très particuliers" -> mais inutiles en général -> bien sûr il faut pour cela un accompagnement structuré sinon cela ne peut pas marcher...!!!

Les psychotropes ont un "rendement" très faible même sur des crises.

Comment faire face à la demande de l'équipe -> la communication/transparence
et il nous raconte deux anecdotes :

  • Crise d'un résident -> SAMU -> le toubib du Samu veut prescrire des psychotropes -> l'AMP lui demande s'il ne peut pas prescrire plutôt un antidouleur -> ok -> et ça a marché ! (comme quoi la culture ....)
  • Traitement d'un résident avec des piqûres d'eau ... pendant plusieurs semaines ... (avec la complicité de l'infirmière) -> figurez vous que cela a marché ! -> jusqu'à ce que l'information soit connue !!! (dommage)

 

olivier masson nouveau président de l'ancra

 

 

 

Pour finir quelques mots que je retiens de l'intervention d'Olivier MASSON, président de l'ANCRA & directeur du CRA Nord-Pas-de-Calais :

  • Vie collective avec des personnes qu'elles n'ont pas choisies (ce qui pose quelque part un problème éthique ...)
  • Impact des troubles sensoriels
  • Apprendre à l'âge adultes c'est possible
  • Dynamique institutionnelle essentielle
  • Trouble du comportement pas lié à la personne MAIS résultat inadéquation entre le besoin de la personne et de l'environnement
  • Penser en terme de projet de vie : 40 ans dans un même établissement ? -> ne pas avoir peur du changement (même si etc.)

Le terme à employer : Personne avec autisme  (et non autiste ou autre ...)

Merci à toute l'équipe d'AURA 77 et à son nouveau directeur Sébastien PAUTASSO-CHADOUTAUD pour cette journée magnifiquement organisée qui aura fait avancer la connaissance partagée.

Et très bientôt sur le site d'AURA 77 les différentes interventions seront mise en ligne donc restez vigilants.

Je tiens par avance à m'excuser de cette vue partielle ... mais impossible de rendre compte d'un tel évènement de façon exhaustive ...

 

 

Posté par jjdupuis à 21:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

11 février 2014

29 mars 2014 : Vaincre l'autisme organise la 11ème édition de la marche de l'espérance

la marche de l'espérance 2014

VAINCRE L'AUTISME se remet en route pour sa 11ème édition de la Marche de l'Espérance le samedi 29 Mars 2014 de 14h à 18h dans les rues de Paris. Nous appelons le plus grand nombre à se mobiliser pour cette cause qu'est l'autisme.

L'autisme touche aujourd'hui près d'un enfant sur 100. Ne baissons pas les bras, faisons nous entendre grâce à cette manifestations pacifiste et festive.

A travers la Marche de l'Espérance, VAINCRE L'AUTISME revendique une prévention et une protection pour les enfants autistes et leurs familles, un dépistage et un diagnostic précoce qui permettra, grâce à une éducation adaptée, d'intégrer ces enfants dans la société mais surtout, que des budgets publics consacrés à l'autisme puissent servir aux prises en charge adaptées tant attendues par les familles.

Nous comptons sur votre participation à cette Marche qui est primordiale si nous voulons que les choses évoluent pour les personnes atteintes d'autisme en France !

Nous vous invitons à vous inscrire pour participer la Marche de l'Espérance en envoyant un mail à info@vaincrelautisme.org

Posté par jjdupuis à 18:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,