05 novembre 2016

Handicap. Placements en Belgique : La ministre interpellée par la CPAM 56

Publié le 05 novembre 2016

Ségolène Neuville était, hier, en visite à Vannes. Elle est intervenue au congrès de « Nous Aussi », association de personnes handicapées intellectuelles. Elle a visité une unité d'enseignement maternelle pour les enfants autistes et rencontré la direction de la CPAM 56. Ségolène Neuville était, hier, en visite à Vannes. Elle est intervenue au congrès de « Nous Aussi », association de personnes handicapées intellectuelles. Elle a visité une unité d'enseignement maternelle pour les enfants autistes et rencontré la direction de la CPAM 56. Lors de sa visite à Vannes, hier, la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, Ségolène Neuville, a rencontré la direction de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie du Morbihan, pour évoquer la question des adultes handicapés qui, faute de place en France, sont placés dans des établissements belges non conventionnés.

124 établissements belges concernés

« Nous payons, alors que nous ne pouvons avoir aucune information sur la réalité de la prise en charge et des soins reçus par nos assurés », a souligné le directeur de la CPAM 56, Mohamed Azgag. « On nous demande aussi régulièrement de payer des soins, sans que nous n'ayons les rapports médicaux : nous n'avons pas de garantie des soins, seulement des factures ». La situation est apparue lorsqu'en 2010, ces dossiers ont été centralisés au Centre National des Soins à l'Étranger, à la CPAM 56. Avant, ces remboursements étaient disséminés dans les différentes caisses et passaient davantage inaperçus. Fin 2013, le bilan faisait apparaître 82 établissements belges non conventionnés pour 1.
452 personnes prises en charge, soit une dépense de 59,1 M € pour des assurés du régime général. À ce jour, ce sont 124 établissements belges concernés, pour près de deux fois plus de personnes (2.732) soit une dépense de 100 millions d'euros.

« Des privés qui font du fric »

La secrétaire d'État a expliqué être en lien avec son homologue belge sur cette question : « Côté wallon, il y a des contrôles pour les établissements conventionnés de grande qualité, mais, en face, des établissements privés font du fric. C'est compliqué parce que de leur côté ça crée de l'emploi mais avec notre argent. Ce qu'il faut c'est pouvoir trouver une solution pour arrêter ce flux. Chaque année, nous créons 4.000 places et pourtant le flux vers la Belgique continue, principalement pour des personnes avec des troubles du comportement ». Ségolène Neuville prône la possibilité pour les familles de se retourner vers les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). « J'ai créé une ligne de financement pour mettre en place des réponses individuelles et pas que des solutions globales. Mon ambition est que les gens arrêtent d'aller en Belgique ».


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04 novembre 2016

Mon droit de réponse au Professeur Bernard Golse

3 nov. 2016
Par HUGO HORIOTBlog : Le blog de HUGO HORIOT
En tant que porte parole du CCNAF (Comité Consultatif National d'Autistes de France), j'use ici de mon DROIT DE REPONSE au Pr Bernard Golse, Président de la CIPPA (Coordination Internationale entre Psychothérapeutes Psychanalystes s’occupant de personnes avec Autisme)

Souvenez-vous, en 1986, le nuage de Tchernobyl se serait officiellement arrêté net à la frontière de notre pays… On sait désormais que la contamination a été sérieuse dans tout l'est de la France.  

En revanche, affirmer que notre pays est un des derniers à subir l’influence de la psychanalyse à tous les niveaux, notamment dans le corps psychiatrique, sur la question de l’autisme en particulier, ne relève pas de la fiction. Son influence culturelle a pourtant totalement disparu en dehors de nos frontières dans bien des domaines.

Laurent Mottron, professeur de psychiatrie, clinicien et titulaire de la chaire de neurosciences cognitives de l’autisme à l’Université de Montréal, écrivait dans un article du Monde, en mars 2012 : « La psychanalyse n’a rien à dire ni à faire avec l’autisme. La psychanalyse est une croyance, une pratique qui doit rester limitée à un rapport entre adultes consentants. On doit la sortir du soin, des enfants en particulier (et pas seulement de l’autisme). Je suis parti au Canada pour fuir cela il y a vingt ans »

La même année, dans le cadre de ses recommandations de bonnes pratiques, la Haute Autorité de Santé (HAS), établissait la nécessité du diagnostic précoce et, non sans provoquer de polémiques, désavouait officiellement la psychanalyse des pratiques « recommandées » pour l’autisme.

Le 13 octobre 2016, un groupe de parlementaires a déposé une proposition de résolution invitant le Gouvernement français à fermement condamner et interdire les pratiques psychanalytiques sous toutes leurs formes, dans la prise en charge de l’autisme car n’étant pas recommandées par la HAS.

Cela a fait vivement réagir le Président de la CIPPA, (Coordination Internationale entre Psychothérapeutes Psychanalystes s’occupant de personnes avec Autisme), le Professeur Bernard Golse, chef du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker-Enfants malades et psychanalyste.

En tant que porte-parole du Comité Consultatif National d’Autistes de France (CCNAF), il est donc à propos d’user de mon droit de réponse.

Qui est donc le Professeur Bernard Golse ?

Pour commencer, il est de notoriété publique que, soucieux de ne pas « enfermer les parents (d’enfants autistes) dans un destin », il refuse catégoriquement la notion de diagnostic précoce et préfère parader à l’université Paris Decartes, faisant profiter de ses traits d’esprits son auditoire, allant jusqu’à insulter une communauté de plus de 600 000 personnes en France, qualifiant l’autisme comme étant une « pathologie empêchant d’être une personne. » 

Serait-il dans le déni de l’existence des nombreux témoignages de « personnes » autistes, dont certains peuvent également revendiquer le titre de « Professeur » ?

Concernant la question de l’autisme, le Professeur Bernard Golse déclare « prendre acte de la création du conseil national de la santé mentale (…) et espère vivement que les troubles envahissants du développement seront de la compétence de ce nouvel organe de réflexion. » Ce Monsieur semble beaucoup tenir à la notion obsolète et rejetée depuis longtemps par le monde scientifique, d’affilier l’autisme à un problème de « santé mentale », autrement dit, une « psychose ». L’autisme n’est pourtant pas une maladie. On n’en « guérit pas. » C’est une spécificité, une part de la neuro-diversité, une condition pour ne pas dire… un destin. On naît autiste, autiste on le reste toute sa vie et on meurt autiste.

Mais apparemment le Pr Bernard Golse « ne peut pas entendre ça ». Ferait-il une allergie aiguë à la science et à la recherche ou encore aux personnes autistes en mesure de témoigner ?

Heureusement, certains ne l’ont pas laissé se préoccuper de leur destin.

C’est le cas, entre autres, de l’acteur Francis Perrin, qui en présence de sa femme Gersende, s’est vu endurer un interrogatoire « culpabilisant » par ce même Professeur, qui, a défaut d’établir un diagnostic, a proposé « une mise en observation durant plusieurs semaines » de son fils en hôpital psychiatrique.

Ce n’est un secret pour personne. Le fils de Gersende et de Francis Perrin a ensuite été, diagnostiqué autiste par une équipe compétente.

Grâce à un accompagnement adapté et une inclusion en milieu ordinaire, loin des instituions psychiatriques, il évolue aujourd’hui favorablement vers une probable autonomie et, nous ne pouvons que lui souhaiter, vers une vie future d’homme épanoui.

Enfin, rappelons que le professeur Bernard Golse figure parmi les signataires d’une pétition soutenant le packing, méthode abandonnée partout ailleurs dans le monde, disqualifiée par la HAS et dénoncée comme acte de maltraitance par l’ONU qui a demandé à la France son arrêt. 

J’avais d’ailleurs moi même, à plusieurs reprises, publiquement qualifié cette méthode de « torture » et adressé une lettre ouverte, largement relayée dans les médias à son principal défenseur, le Professeur Pierre Delion, que je n’hésiterais pas ici, à qualifier de tortionnaire, à l’instar de tous ses soutiens. Après tout, pourquoi se gêner face à une corporation qui n’hésite pas à comparer les parents d’enfants autistes, les associations d’usagers, ainsi que toutes personnes s’opposant à leurs idées, à des « nazis» ?

Le Professeur Pierre Delion n’a jamais répondu à ma lettre ouverte. Je n’ai jamais été attaqué pour diffamation.

Quant au professeur Bernard Golse, quand on lui demande, après ses longs doubles discours « d’aller au bout de ses convictions », celui-ci semble briller par son silence.

Est-ce vraiment les personnes autistes qui ont le plus de problèmes de communication ?

03 novembre 2016

Candidats pour 2017, pensez aux 9 millions de citoyens touchés par le handicap. Ils votent

article publié dans le Le Nouvel Observateur

Publié le 03-11-2016 à 16h20 - Modifié à 16h20
LE PLUS. Faudra-t-il créer un parti du Handicap pour se sentir représenté ? C'est ce qu'en vient à se demander Olivia Cattan, présidente de l’association Paroles de femmes et de l'association SOS autisme en France. Une question qu'elle adresse autant aux dirigeants de gauche, qu'aux candidats aux primaires, en ce jour de deuxième débat de la primaire à droite, ce jeudi 3 novembre.

Édité par Rozenn Le Carboulec 

 

Handicap, fauteuil roulant, à Nantes le 28/04/2010. Image d'illustration. (JS EVRARD/SIPA)

 À quelques jours de la primaire à droite, les parents d’enfants handicapés ainsi que de nombreuses personnes handicapées sont indignés et s’interrogent sur leur vote et sur leur place de citoyen dans leur propre pays.

Nous sommes des électeurs comme les autres

Pourquoi, lors des prestations télévisuelles des présidentiables, mes confrères et consœurs journalistes ne posent aucune question sur le handicap, comme s’il s’agissait d’un sujet mineur ?

Pourtant, plus de 9 millions de personnes sont concernées par le handicap en France. Un chiffre que l’on peut multiplier par trois puisqu’il concerne également des millions de familles, des parents, des frères et des sœurs, des conjoints.

Est-ce de la faute des médias et communicants politiques qui ne trouvent pas ce sujet vendeur, préférant toujours les mêmes sujets racoleurs qui fracturent notre société ?

Est-ce un sujet tabou qui inspire la peur et le rejet aux valides ? Ou est-ce plus profondément la vision que l’on a des personnes handicapées en France, une vision vieillotte compassionnelle et victimaire, qui conduit à considérer les personnes handicapées comme des sous-citoyens qui ne comptent pas ?

Pourtant beaucoup d’entre eux, ainsi que leurs familles, iront voter pour les primaires de droite, de gauche, et plus tard pour l’élection présidentielle. Le programme handicap des différents candidats ayant un impact capital sur leurs choix.

Rien de concret, à droite comme à gauche

À part Bruno le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ont répondu à l’appel de SOS autisme, et qui tentent à chacune de leurs interventions de placer le mot "handicap", rien de la part des autres candidats de la droite.

Mais à gauche, ce n’est pas mieux. Les ministres de François Hollande n’ont rien fait de concret à part quelques annonces médiatiques non suivies de mesures efficaces. Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg et les multiples frondeurs de salon restent bien indifférents à la situation dramatique de ces millions de personnes, oubliant que la gauche est censée s’occuper des plus faibles.

Seul Jean-Luc Mélenchon a osé parler de l’autisme et des familles précaires, bousculant la vieille gauche idéologique aux relents psychanalytiques.

Faudra-t-il se suicider comme ces mamans l'ont fait ?

Cette semaine a pourtant été dramatique, avec le suicide de ces mères de familles qui, à force de pression répétée des services sociaux, à bout de leur isolement social et d’aucune solution possible pour leurs enfants, ont commis l’irréparable en se suicidant.

Mais quelques dépêches et articles dans la presse, pour souligner ces actes qualifiés de "faits divers", ne seront pas suffisants pour calmer notre indignation et notre colère.

Faudra-t-il créer un parti du Handicap pour se sentir représenté ?

Faudra-t-il descendre dans la rue et tout casser, monter sur des grues ou se suicider comme ses mamans l’ont fait pour se faire entendre, ou encore quitter notre pays pour que nos enfants espèrent avoir un avenir, comme beaucoup de parents l’ont fait ?!

Le handicap, une cause nationale qui concerne tous les Français

Alors, messieurs et mesdames les élu-e-s, vous qui vous présentez aux primaires et à l’élection présidentielle, vous qui êtes censés occuper cette haute fonction et représenter la parole de tous les Français, voilà ce que nous attendons du prochain président : un programme politique du Handicap d’envergure, composé d’inclusion scolaire et sociale, de gratuité des soins et des prises en charge nécessaires, de formation des accompagnants et de personnel concerné…

Nous avons besoin de médecins spécialisés, de centres suivant les recommandations de la Haute autorité de santé, d’emplois pour nos adultes.

Nous attendons aussi que le handicap ne soit plus tabou et qu’il soit une grande cause nationale qui concerne tous les Français, parce que d’un jour à l’autre, chacun d’entre vous peut être concerné. Nos familles ne s’exileront pas en Belgique et ne seront pas des apatrides invisibles et sans droit.

Mais en attendant l’homme providentiel et le réveil des consciences, sachez que la voix de ces 9 millions de personnes concernées se fera entendre dans les urnes.

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Beaucoup de parents d'enfants autistes se suicident et tout le monde s'en fout

article publié dans le Nouvel Observateur
Publié le 02-11-2016 à 10h53 - Modifié à 17h42
LE PLUS. La semaine dernière, une mère de famille de 32 ans a sauté du huitième étage de l'immeuble où elle résidait avec ses deux enfants autistes, âgés de moins de dix ans. Une suicide dont se sont émus les familles d'enfants autistes mais aussi les militants, parmi lesquels le comédien et réalisateur Hugo Horiot, qui s'inquiète du silence dans lequel ces parents meurent. Explications.

Édité par Henri Rouillier  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

Un enfant autiste aux côtés d'une éducatrice, à Paris, en 2008 (F. FIFE / AFP).

 

Je suis une personne autiste. Quand je lis la presse sur le sujet, je me vois souvent qualifié de "malade", appartenant à une "épidémie". La fameuse "épidémie mondiale d’autisme". Parle-t-on en revanche assez de la mystérieuse "épidémie" française de suicide de parents d’enfants autistes ?

Massacre, suicide, isolement, précarité, exil… Les mots manquent pour décrire l’explication de cet étrange phénomène. Cependant, je suis loin d’être le seul à avoir une théorie sur le sujet. Plutôt qu’un long discours, je préfère donc ici m’en tenir aux faits, aux études scientifiques et parler ainsi sans détours.

Les parents, seuls face à une ASE qui veut les briser

L’ASE, l’Aide sociale à l’enfance, a encore frappé et le doute n’est plus permis : l’éradication de l’autisme et l'incitation au suicide des parents d’enfants autistes semble bel et bien être le projet de cette institution.

Les rapports d’enquêtes et les expertises concernant la mort de ces parents d’enfants autistes victimes de ces fléaux, concluront sans doutes à "une fragilité psychologique", cause de leurs gestes désespérés.

Ne serait-il pas pertinent de voir cette "fragilité psychologique" imputée aux parents, plutôt comme une conséquence des menaces de placements de leurs enfants, par la sacro sainte Aide sociale à l’enfance (ASE), élément étrangement récurent dans ce genre de dossiers ?

Ne serait-il pas pertinent de rappeler que la France est championne des placements abusifs d’enfants ? Plutôt que de continuer de parler fatalement "d’épidémie d’autisme", ne serait-il pas judicieux de se pencher sur l’épidémie de suicides, étrangement liées à la recrudescence française de signalements et de placements abusifs ?

Intervenir précocement sur les enfants autistes avec leurs parents

Après la déportation dans des structures belges des personnes autistes en France, largement financée par l’argent public, il serait à peine étonnant de voir la création d’un fond dédié à l’assistance au suicide, visant à déporter les parents concernés, encore jugés coupables de l’autisme de leurs enfants, dans un autre pays frontalier, la Suisse, ou cette pratique est légale, pour rendre cette réalité plus propre…

Pendant qu’en France, le sang continue de couler dans la communauté de l’autisme, dans le monde scientifique, de nombreuses études, réalisées dans des conditions expérimentales incontestables, tendent à l’unanimité vers la preuve irréfutable de l’efficacité et de la nécessité des interventions précoce sur les enfants autistes, associant les parents.

Ces tragiques faits divers nous le montrent et la science le prouve : la séparation forcée et institutionnelle des enfants autistes de leurs parents, se basant encore sur les théories psychanalytiques de Bettelheim et de ses successeurs, sont contre productives, fatales et meurtrières. Elles doivent cesser.

Une maltraitance institutionnelle

L’ampleur de cette maltraitance institutionnelle a poussé un groupe de parlementaires à déposer une proposition de résolution invitant le gouvernement à un accompagnement adapté pour les familles et individus concernés par l’autisme.

Le Gouvernement français y est également invité à fermement condamner et à interdire les pratiques psychanalytiques sous toutes leurs formes, dans le cadre de l’autisme, car n’étant pas recommandées par la HAS.

Il est cependant étonnant, à la veille des élections présidentielles, de constater que ce sujet reste largement ignoré et méprisé par la classe politique.

À ce jour, on recense 600.000 autistes en France soit environ une naissance sur 100 ou 8000 naissances par an. En 2014, 44 % des personnes autistes étaient victimes de maltraitance, soit 250.000 personnes autistes sur les 600.000 que compte notre pays. Est-ce là un "petit" sujet ?

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02 novembre 2016

Jean-Luc Mélenchon, favorable à la scolarisation des enfants handicapés

the-autist, publié le 02/11/2016 à 11:07

J’ai visionné  l’interview Olivia Cattan par Jean-Luc Mélenchon, dans le 6eme épisode de « Pas vu à la télé », au sujet de la prise en charge de l’autisme en France.

Dans cet interview,  Mr Mélenchon s’est montré très intéressé concernant  l’inclusion des enfants autistes à l’école, qu’il approuve (avec des aménagements bien sur, et une vraie formation des enseignants).

Je suis d'accord avec sa vision des choses : dans les autres pays développés, les enfants handicapés vont à l’école, véritable porte d’entrée dans la société : le modèle ségrégationniste n’y est plus d’actualité.

Le conseil de l’Europe a d’ailleurs publié en 2010 une recommandation relative à la désinstitutionnalisation des enfants handicapés.

Des experts européens ont diffusé par la suite (2012) des directives pour mettre en œuvre cette désinstitutionnalisation  (inclusion des personnes handicapées dans la société).

Tout récemment (janvier 2016), le comité des droits de l’enfant de l’ONU a épinglé le gouvernement à ce sujet, lors de l’audition de la France par le comité, dans le cadre du 5ème rapport périodique de la France (voir cet extrait vidéo).

Les observations finales du Comité  (février 2016), suite à cette audition, sont également très claires :

« Rappelant son observation générale n o 9 (2006) sur les droits des enfants handicapés, le Comité prie instamment l’État partie d’adopter sans délai une approche du handicap fondée sur les droits de l’homme, de reconnaître le droit de tous les enfants à l’éducation inclusive et de veiller à ce que l’éducation inclusive soit privilégiée, à tous les niveaux d’enseignement, par rapport au placement en institution spécialisée ou à la scolarisation en classe séparée.

(…)

Le Comité demande instamment à l’État partie de prendre immédiatement des mesures pour que les droits des enfants autistes, notamment leur droit à l’éducation inclusive, soient respectés (…) »

Enfin, le principe de l’école inclusive est fortement inscrit dans la loi de refondation de l’école de la République (juillet 2013).

J’espère que Mr Mélenchon continuera dans cette voie, malgré les remous qu’il ne manquera pas de susciter en prenant une telle position.

Jean-Luc Melenchon, avec Olivia Cattan

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Proposition de plan 4 d'Autisme France

Proposition plan autisme 4 - Association reconnue d'utilité publique - Autisme France
autisme-france.fr|Par Autisme France

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01 novembre 2016

Les psychologues remboursés pour les jeunes de 6 à 21 ans

Expérimentation PLFSS 2017
A partir de janvier 2017, les séances chez le psychologue pour les jeunes de 6 à 21 ans pourront être remboursées. Mais les psychiatres estiment que c'est à eux de poser le diagnostic. 
Les psychologues remboursés pour les jeunes de 6 à 21 ans
Photo by NEC Corporation of America/Flcikr
Publié le 31.10.2016 à 11h35

Troubles obsessionnels compulsifs (TOC), anxiété, hyperactivité ou encore boulimie, ces maux caractéristique d'une souffrance psychique touchent près d'un enfant sur huit en France. Et pour leur venir en aide, la France totalise environ 13 000 psychiatres. Un chiffre non suffisant puisqu'obtenir un rendez-vous chez l'un de ces spécialistes est parfois très compliqué. 

Pour inverser cette tendance et améliorer l’accès aux soins de ces jeunes, une expérimentation a été votée en première lecture jeudi 27 octobre à l’Assemblée nationale. Présentée par le gouvernement dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2017, elle vise à permettre la prise en charge de jeunes de 6 à 21 ans par des psychologues de ville avec un remboursement par l’Assurance maladie.

Elle devrait même débuter dès le 1er janvier 2017 (pour quatre ans) avec l'orientation de 2 000 jeunes vers un psychologue libéral. Ces jeunes patients seront adressés par leur médecin traitant, scolaire, ou le pédiatre. Les psychologues n'étant pas des médecins, les consultations sont, à l'heure actuelle, à la charge des familles. Et c'est ce schéma-là que souhaitent conserver les médecins, vent debout contre la mesure.

Les médecins rappellent leur cursus  

Dans un communiqué publié il y a quelques jours, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) écrit : « Comment pouvons-nous laisser l’expertise et le suivi de nos jeunes de 6 à 21 ans entre les mains de non professionnels de santé détenant minimalement une maîtrise en psychologie ? » Et le syndicat de rappeler avec modestie le CV des praticiens : « Les psychiatres sont des médecins spécialisés, soumis au serment d'Hippocrate, et reconnus par un Diplôme d’Etudes Spécialisées qui valide les compétences très pointues de la psychiatrie (...) ils ont réalisé 10 années d’études dont 4 de spécialisation en psychiatrie incluant de très nombreux stages dans les services hospitaliers et services de garde... »

Pire, le syndicat craint que cette expérimentation ait pour ligne de mire une possible généralisation à terme. Il rappelle à ce titre les propos de la députée Michèle Delaunay, rapporteure du PLFSS 2017 : « Cette expérimentation doit permettre de savoir si l’Etat doit prendre en charge les consultations des psychologues ». Le Dr Éric Henry, président du SML, conclut : « Comment la logique comptable peut prévaloir sur la qualité du traitement des souffrances psychiatriques de notre jeunesse ? »

Même son de cloche du côté du président du Syndicat des Psychiatres Français, le Dr Maurice Bensoussan, lui tranche le débat sans concession : « le diagnostic doit rester à nous ». Un mot d'ordre largement repris par ses confrères dans les médias. 

Améliorer la prise en charge précoce 

Interrogée par Allodocteurs, Michèle Delaunay a aussitôt rétorqué que l'expérimentation vise pour le moment à « vérifier si les psychologues de ville ont une utilité qui peut justifier une prise en charge par l'Assurance maladie ». Elle a ajouté : « il s'agit aussi d'améliorer la prise en charge précoce des enfants. Mais si les maux des jeunes persistent, ils seront bien évidemment transférés devant des médecins spécialisés, tels que les psychiatres ». « Lors d'une souffrance terrible constatée par exemple par le médecin généraliste, l'enfant sera immédiatement renvoyé vers ces praticiens », conclut-elle.

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31 octobre 2016

Découvrez AUTISME INFO

 

AUTISME INFO Le Blog différent ! - AUTISME INFO

Je vais aborder ce thème en proposant une vue d'ensemble, un constat, mais aussi être force de proposition, car la critique est stérile si on ne propose pas des solutions. Discrimination qu'est ce que c'est ?: La première cause de discrimination en France est le handicap, une discrimination cachée, insidieuse...

http://autismeinfo.blogs.nouvelobs.com

 

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Maxence atteint d'autisme, abandonné par son Pays, n'a pas le droit d'être scolarisé

amandine coupez autisme

AMANDINE COUPEZ
Ajoutée le 31 oct. 2016

Maxence atteint d'autisme abandonné par son pays n'a pas le droit d'être scolarisé. L'Etat francais bafoue l'égalité des chances et des droits, un Etat hors la loi, un Etat de non droit.

 

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29 octobre 2016

Bry-sur-Marne : Les rendez-vous du handicap 2016 - 12 au 26 novembre 2016

Article publié sur le site de la Ville de Bry-sur-Marne

Comment s’intégrer au quotidien ? Comment bien vivre lorsque l’on est porteur d’un handicap ? Comment accompagner les personnes handicapées ? Comment les accueillir au mieux dans les activités du quotidien ?… autant de questions auxquelles ces rendez vous vont tenter d’apporter des réponses et surtout aider à porter un autre regard sur le handicap en général. Tout au long de ces deux semaines d’animations, plusieurs actions seront menées.
Du samedi 12 au samedi 26 novembre

Programme des rendez-vous du handicap 2016
Programme des rendez-vous du handicap 2016
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