28 octobre 2016

RAPPORT - Protection juridique des majeurs vulnérables - Septembre 2016

 

 

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Soutenez les 10 jeunes adultes autistes exclus de l'école de Bonneuil sur Marne

Début octobre, 10 familles de jeunes adultes autistes ont appris par courrier que leurs enfants seraient exclus le 16 décembre prochain de l'Ecole Expérimentale de Bonneuil-sur-Marne, sans autre solution d'accueil prévue, alors que certains sont à la recherche depuis plus de 2 ans d'une solution de sortie. Selon le courrier, l'ARS aurait "sommé" cet établissement de procéder de la sorte pour conserver son agrément en Pédo-psychiatrie.

Ce procédé laisse perplexe et n'a pas été confirmé par l'Etablissement à l'appui d'un écrit. Les familles que nous sommes, ont adressé un courrier commun à l'ARS pour comprendre la teneur d'une telle décision face à laquelle nous sommes démunis. Nous formulons un recours gracieux, se traduisant par un délai supplémentaire, le temps pour celles et ceux qui n'auraient pas trouvé de solution dans les prochaines semaines. Des parents risquent de quitter leur emploi pour assurer la garde de leur enfant. Les délais sont si courts qu'ils ne pourront être indemnisés faute d'effectuer un préavis complet.

Ce contexte brutal fait écho à la situation de pénuries de structures en France. Bien que l'Etat Français s'engage au travers des différents plan Autisme dans l'objectif de "l'accompagnement pour tous" et le "zéro sans solution", l'insuffisance de structures d'accueil adaptées, qui avait été soulignée par la Cour Européenne de Justice est criante.

Nous demandons à ce que ces jeunes adultes autistes soient maintenus à l'Ecole Expérimentale de Bonneuil-sur-Marne le temps nécessaire et qu'ils soient accompagnés pour trouver dans les meilleurs délais une place dans une structure adaptée.

Nous demandons l'appui des autorités de tutelles, pour encadrer et faire respecter par les établissements de soin, les "bonnes pratiques" en matière de sortie de leurs résidents.

Nous, parents, proches, ami(e)s, simples citoyennes et citoyens, appelons à signer cette pétition pour faire entendre la voix de Julien P., Julien L., Antoine, Maximilien, Johann...et toutes celles et ceux qui pourraient à leur tour subir ce genre de situation.

Madame la Ministre, Madame la Secrétaire d’État, nous vous remercions par avance de votre bienveillante attention.

Cette pétition sera remise à :
  • Madame la Ministre des affaires sociales et de la santé
  • Madame la Secrétaire d'État, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion

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Une maman de 2 enfants autistes se suicide : réactions !

article publié sur handicap.fr

Résumé : Elle a sauté par la fenêtre parce qu'elle ne voyait pas d'issue. Le drame qui a touché cette jeune maman de deux enfants autistes met en lumière la détresse de nombreux parents. Combien de tragédies faudra-t-il encore pour qu'on les entende ?

Par , le 28-10-2016

Une jeune femme âgée de 32 ans s'est défenestrée le 26 octobre 2016 en fin d'après-midi, à Thiais. Du 8e étage. Son corps a été découvert par des enfants du quartier en contrebas de son immeuble. Elle était maman de deux jeunes enfants autistes, découverts seuls dans l'appartement. Dans Le Parisien, une voisine se confie : « C'est une famille adorable mais qui connaît quelques difficultés. La maman s'occupait de ses enfants tous les jours et, pour elle, le quotidien était parfois difficile à gérer… ». Difficultés ?

Des menaces de signalement

La bénévole d'une association de parents d'enfants handicapés, qui a souhaité rester anonyme, était en contact avec cette maman depuis quelques jours. La famille aurait été menacée de signalement auprès des services sociaux si elle n'acceptait pas une orientation qu'elle ne souhaitait pas. Acculée, la jeune mère de famille avait lancé un appel de détresse auprès d'un collectif ; de nombreuses mamans avaient tenté de l'épauler, réaffirmant le fait que nul ne pouvait la contraindre à accepter une solution contre son gré. Pensant l'avoir rassurée. Ces derniers jours, elle avait également posté son témoignage sur les réseaux sociaux pour exprimer sa douleur. En vain… 

L'arbre qui cache la forêt

Ce passage à l'acte n'est pas isolé : suicides, infanticides, dépressions sévères, coups d'éclat… La liste des parents d'enfants handicapés à bout s'allongent malheureusement au fil des années. Pour ne pas avoir à assumer, on évoque leur fragilité, on minimise en affirmant que c'est l'exception. Cette exception, c'est l'arbre qui cache la forêt. Combien sont-ils ces proches exténués par les abysses administratifs, la fatigue et les harcèlements ? Isolés, stigmatisés et confrontés à de graves difficultés financières en raison d'une compensation inadaptée. Comment s'étonner ensuite que certains craquent sous la pression ? Faut-il attendre qu'ils passent à l'acte pour mesurer leur désespoir ? Faut-il se contenter de tenir de sombres statistiques plutôt que de se pencher sur un mal profond qui touche bien davantage de parents que ceux qui, par leur geste désespéré, inscrivent leur nom dans la rubrique faits-divers.

Des placements abusifs

Sur les 308 000 enfants faisant l'objet d'une mesure d'aide sociale à l'enfance, un rapport du Défenseur des droits estime à 70 000 le nombre de ceux qui sont en situation de handicap. Le chiffre ne distingue pas ceux qui sont placés par mesure de protection de ceux qui le sont de manière abusive, mais c'est pourtant parfois le sort réservé aux parents qui osent revendiquer ce qui est bon pour leur enfant. « In fine, le droit de choisir revient uniquement aux parents, sans qu'ils n'aient à prendre le risque d'être broyés lorsqu'ils s'opposent à telle ou telle orientation, explique Céline Boussié, de l'association Handignez-vous !. Mais, pour éviter d'en arriver là, il en va de la responsabilité du Gouvernement de mettre en place des prises en charge adaptées, et en nombre suffisant. » Ils sont nombreux à dénoncer, à l'aune de cette tragédie, un « manque d'humanité de la part de certains services sociaux ». Ils sont nombreux à avouer avoir pensé au suicide. C'est le cas d'Estelle Ast, cette maman d'un garçon autiste qui était montée sur une grue ; dans une vidéo, elle témoigne : « Certains trouvent la force de ne pas aller jusque-là, d'autres pas. »

D'autres désespoirs…

Ce nouveau drame fait écho à l'histoire d'Emilie Loridan, maman de deux enfants dont une petite fille trisomique ; elle a mis fin à ses jours le 3 juillet 2016 suite à un imbroglio administratif entre la Belgique et la France qui l'avait privée de ses aides. Un collectif portant son prénom a vu le jour qui, face à ce nouveau drame, a adressé un mail à François Hollande ; il y exprime toute sa colère et réclame une commission d'enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire et éviter que ces « dysfonctionnements ne perdurent ». De son côté, une association de parents a interpelé Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat en charge du handicap, dans une lettre ouverte. Sur un site dédié (Leetchi), une cagnotte a été ouverte pour venir en aide au papa et à ses deux enfants. Au nom de Briet.

© gudrun/Fotolia

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Justice à Rennes. La psychothérapeute aurait manipulé des patients

le cas de cette psychothérapeute a été longuement évoqué, hier, devant le tribunal correctionnel à Rennes.

le cas de cette psychothérapeute a été longuement évoqué, hier, devant le tribunal correctionnel à Rennes. | Photo d'archives Ouest-France

Une psychothérapeute rennaise est mise en examen pour abus de faiblesse. L’emprise, exercée sur certains patients, incités à rompre avec leur famille, aurait débordé du cadre professionnel.

Sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire remontent à la semaine dernière. Mais, l’enquête, à son sujet, dure depuis plus de deux ans. « La difficulté, dans cette affaire, est que cette personne, dûment agréée, exerce de manière parfaitement légale », confie l’avocat bordelais, Me Daniel Picotin, spécialisé dans les dérives sectaires.

Séparer les parents de leurs enfants

Que reproche-t-on à cette psychothérapeute rennaise, proche de la retraite, en activité depuis 32 ans ? Sa thérapie, basée sur la toxicité des parents dans le développement de l’individu. « Elle déteste ses propres parents, poursuit Me Picotin. Elle revit cette haine de manière constante avec ses patients. »

Plusieurs familles ont porté plainte

Les familles de trois d’entre eux ont porté plainte. Beaucoup d’autres devraient suivre, selon l’accusation. « Elle prend le contrôle de ses victimes, âgées de 20 à 35 ans et qui lui vouent une grande admiration. » Au point que la relation dépasse le strict cadre d’un cabinet. Des milliers d’écoutes téléphoniques auraient permis d’éclaircir les techniques de manipulation de la thérapeute dont le nom a été longuement évoqué, hier, devant le tribunal correctionnel à Rennes. 

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Une maman d'enfant autiste se suicide : Halte au massacre

article publié sur le blog "Devenir capable autrement"

fenêtre-autiste-artiste-Karim-TATAI-Strasbourg

La maman de deux enfants autistes se suicide en se jetant du 8 ème étage. Elle était « psychologiquement fragile »…. Fait divers classé….

Halte au massacre !!!!

A L’AIDE !!!!

Vous ne trouvez pas bizarre le nombre de fois où la maman ou les familles d’enfants autistes font la une des faits divers.

 

CP Karim TATAI Strasbourg

CP Karim TATAI Strasbourg

Certaines manifestent devant un tribunal, une administration ou le passage d’une ministre, d’autres montent sur des grues, ou escaladent les façades des préfectures, certaines « enlèvent » leur enfant pour l’emmener à l’étranger et sont poursuivis par la justice, d’autres se suicident, à bout de souffle, à bout de force, à bout de tout….. parce qu’elles n’ont plus de voix pour crier leur désarroi.

Ce n’est pas à cause de la difficulté d’avoir un enfant autiste qu’elles font ces coups d’éclat médiatiques, c’est parce qu’elles sont arrivées devant un mur d’incompréhension, d’incompétence à les aider, d’acharnement à vouloir les détruire, les rendre coupables de demander la juste prise en charge de leur enfant…

CP Karim TATAI Strasbourg

CP Karim TATAI Strasbourg

Leur enfant, elles le « gère » depuis sa naissance…. Elles se sont battues pour lui, rien n’a été trop dur pour qu’il puisse faire des progrès, enchaîner l’orthophoniste, le kinésithérapeute, les psychologues, les pédopsychiatres, les ergothérapeutes,  les médecins, trouver les bons intervenants, faire les salles d’attente des hôpitaux, des administrations pour obtenir un diagnostic, une prise en charge, supporter les regards méprisants, condescendants ou gênés, ceux qui se détournent, voir les amis s’éloigner un à un, abandonner souvent son travail parce qu’aucune crèche ou nounou ne veut le garder, entrer dans l’isolement….

Quand on devient mère, on n’est pas forcément bien armée pour s’occuper de son enfant, mais les sentiers sont déjà bien battus….Quand on devient mère d’un enfant autiste, on entre peu à peu dans un no-mans-land où l’on se bat contre l’incompréhensible, pris dans le feu croisé des rivalités disciplinaires, la concurrence des théories et des approches, désaccord sur le choix thérapeutiques…..  En France, la carte de la prise en charge de l’autisme selon les recommandations de la HAS est encore très loin d’être géographiquement égalitaire et il est des secteurs peuplés d’irréductibles partisans psykk qui tirent encore à boulet rouges sur les mères nocives les empêchant de pratiquer en rond.

CP Karim TATAI Strasbourg

CP Karim TATAI Strasbourg

Ils savent décupler la culpabilité que nous avons à ne pas savoir nous occuper parfaitement d’un enfant qu’ils comprennent encore moins bien que nous, ils nous proposent comme aide à notre désarroi l’éloignement, l’hospitalisation, la médicamentation, utilisant la menace de signalement et de retrait de l’enfant…. sans se rendre compte que ces solutions inadaptées contribuent à fragiliser  l’équilibre ténu que nous avons réussi à construire et après avoir saboté une après l’autre nos fondations, ils claironnent sur notre fragilité, nos manques de compétence, justifiant par là la chronique d’une mort annoncée.

Et vous voudriez que nous ne soyons pas en colère ?

syndicat-potentiel- CP Karim TATAI Strasbourg

CP Karim TATAI Strasbourg

 

 

En colère contre ce mur d’incompréhension ! en colère contre ce mur sourd à nos doléances ? En colère de voir l’une des nôtre s’écrouler sous vos coups ? En colère de voir toutes celles qui pourtant fragilisées et à bout portent leur enfant envers et contre vous avec l’intime conviction d’être dans le juste chemin ? En colère de voir l’argent public utilisé dans des prises en charges inadaptées ? En colère de devoir nous débrouiller avec le RSA, des aides aux aidants dérisoires qui permettent à peine la survie mais pas la possibilité d’aider efficacement notre enfant ? En colère de voir le temps qui file sans qu’aucune solution acceptable ne soit proposée ? En colère d’attendre des mois et parfois des années pour obtenir un diagnostic ? En colère de voir les capacités de notre enfant ignorées en pointant uniquement ses incompétences ? En colère contre tout ce gâchis de vies au pays de l’égalité, de la liberté et de la fraternité !!!!

CP Karim TATAI Strasbourg

CP Karim TATAI Strasbourg

La maman de deux enfants autistes se suicide en se jetant du 8 ème étage. Il reste le papa, seul maintenant avec ses deux enfants….

Il a besoin de votre soutien. Une cagnotte Leetchi a été ouverte pour lui venir urgemment en aide. Vous pouvez aussi y laisser un message.

Cagnotte Leetchi

Halte au massacre ! Pourquoi faut-il encore faire la une des faits divers pour être entendu ? Il faut que cette maltraitance s’arrête !!! Vite !!!! MAINTENANT !!!!

Si vous aussi avez envie d’exprimer votre colère, de faire un commentaire, n’hésitez pas à laisser un mot ci-dessous

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Une mère alerte sur la souffrance professionnelle des parents d'enfants handicapés

article publié dans Le Figaro

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Mis à jour le 27/10/2016 à 12:11
Publié le 27/10/2016 à 06:00
Capture d'écran de la vidéo Youtube de Laura-Julia Fiquet.

 

Après avoir réclamé une meilleure prise en charge des enfants en situation de handicap dans les écoles, Laura-Julia Fiquet continue son combat en interpellant le gouvernement sur la question de la difficulté de leurs parents à trouver un emploi.

Dans une vidéo, très partagée sur les réseaux sociaux, Laura-Julia Fiquet dénonçait le manque de moyens déployés par l'Éducation nationale pour scolariser les enfants handicapés. Cet appel finissait par une invitation lancée à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, à venir la rencontrer lors d'un forum pour l'emploi. Son but: interpeller la ministre sur la situation de «grande difficulté» que connaissent beaucoup de mères d'enfants en situation de handicap lorsqu'il s'agit de se réinsérer professionnellement. La jeune femme a créé il y a 2 ans l'association Union des Mamans d'Enfants Handicapés (UMEH). «Neuf fois sur dix, ce sont les femmes qui restent à la maison, et un grand nombre d'entre elles sont en situation mono-parentale» confie-t-elle au Figaro.

Myriam El Khomri ne s'est pas présentée pour rencontrer Laura-Julia Fiquet, mais cette dernière a pu s'entretenir avec la directrice de cabinet adjointe de la ministre, afin de lui faire part de trois propositions concernant l'emploi pour les mères dans une telle situation. «Quand les enfants sont pris en charge, en école ou en établissement spécialisé, la maman se trouve très souvent avec des allocations diminuées de moitié et sans emploi» affirme Laura-Julia Fiquet. Pour elle, il s'agit de valoriser une personne qui a passé des années à s'occuper à temps plein de son enfant et la mettre dans les meilleures dispositions pour retrouver un emploi.

Donner un accès prioritaire à l'emploi

Dans un premier temps, elle a demandé un accès prioritaire à l'emploi, identique à celui réservé aux personnes handicapées. «Nous souhaitons faire reconnaitre le handicap par procuration pour l'accès à l'emploi» déclare-t-elle. «Nous ne sommes pas handicapées nous-mêmes, mais pourtant nous en portons le poids concernant nos carrières professionnelles». La deuxième proposition est la création d'un parcours personnalisé de réintégration professionnelle ressemblant à celui des détenus. Enfin, le dernier point réside dans l'aide au développement de l'initiative entrepreneuriale chez les mères d'enfants handicapés.

Deux des propositions seront présentées au Conseil Interministériel du Handicap

Sur les trois propositions de Mme Fiquet, deux ont retenu l'attention. Et notamment celle de la création d'un statut pour réintégration professionnelle personnalisée pour ces mères en recherche d'emploi. Paul-Marie Atger, conseiller de Myriam El Khomri, a rappelé la jeune femme pour lui annoncer que l'idée sera présentée au Conseil Interministériel du Handicap, présidé par François Hollande le 5 décembre prochain.

Et «l'initiative entrepreneuriale sera introduite dans la proposition» affirme Laura-Julia Fiquet, pour qui cet aspect de son combat est très important. «J'ai moi-même créé mon e-commerce et un réseau de 200 mères qui souhaitent entreprendre» déclare-t-elle. «Mon entreprise est en finale d'un grand concours national de e-commerce dans la catégorie meilleur projet, je souhaite que ce soit porteur». Selon elle, il faut aider au développement du e-commerce qui est le parfait projet pour «créer son entreprise depuis son domicile tout en s'occupant de son enfant handicapé».

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24 octobre 2016

Autiste, on le reste toute sa vie. Il ne faut pas un remède, mais de l'accompagnement

article pubié dans le Nnouvel Observateur

Publié le 24-10-2016 à 12h22 - Modifié à 12h22

LE PLUS. Ce 18 octobre 2016, Autism Speaks - la plus importante fondation américaine de soutien à la recherche sur l’autisme - a enlevé la recherche d'un remède à l'autisme de la liste de ses objectifs. Le signale que l'autisme n'est pas une maladie à soigner, mais plutôt une particularité humaine à accompagner, explique le comédien, réalisateur et écrivain Hugo Horiot.


Édité par Barbara Krief  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 Mathis, trois ans et demi, est atteint d'autisme. Image d'illustration. (FlickrCC/Chanlone)

Ce 18 octobre 2016, Autism Speaks, la plus importante fondation américaine de soutien à la recherche sur l’autisme, a modifié ses statuts pour la première fois depuis 2005, en ôtant la recherche d'un remède à l'autisme de la liste de ses objectifs.

Steve Silberman a salué ce changement comme étant une petite avancée vers l'acceptation de la neuro-diversité.

On ne devient pas autiste, on naît autiste

À l’âge de 2 ans, on a proposé à ma mère de m’enfermer en hôpital psychiatrique pour le restant de mes jours en lui déclarant :

"Faites le deuil de votre enfant. Votre enfant est bien plus malade que n’importe qui."

Je fais partie de ceux qui étaient considérés comme étant apparemment suffisamment "sévères" ou encore "sévèrement atteints" pour être condamnés.

On ne devient pas autiste, on naît autiste, on le reste toute sa vie et on meurt autiste.
On ne souffre pas d’autisme. On souffre du regard des autres.

Les enfants autistes deviennent des adultes autistes

Les pouvoirs publics et les diverses instances officielles oublient souvent ce que les parents savent très bien : les enfants autistes deviennent inévitablement des adultes autistes. Ce n’est pas une fatalité. C’est un fait.

Tous les adultes autistes en mesure de témoigner et la communauté scientifique internationale savent qu’on ne "guérit" pas de l’autisme.

Il est temps de cesser de regarder l’autisme comme une mystérieuse maladie incurable. L’autisme n’est pas une fatalité. L’autisme est une spécificité du genre humain appartenant à la neuro-diversité. L’autisme n’est pas un trouble mais une condition.

Une condition, comportant certes une grande variété d’un autiste à un autre, pouvant se révéler plus au moins "troublante", voir "handicapante" au regard des codes résultant d’une contrainte de "normalité", inévitablement imposée par la vie en collectivité. Mais lorsqu’une "contrainte de normalité" tend vers le rejet systématique de tout ce qui ne lui ressemble pas, elle devient alors dictatoriale, totalitaire, dangereuse et mortifère.

L'autisme doit être accompagné pas stigmatisé ou caché

La condition de l’autisme nécessite, à l’instar de beaucoup d’autres, non pas d’être cachée, stigmatisée et ghettoïsée mais au contraire d’être accompagnée afin de lui donner toutes ses chances de prendre part à la vie en société et pourquoi pas, parfois, remettre cette même société en question.

Plutôt que de tenter d’éradiquer l’autisme, une remise en question d’ordre culturel et sociétal, touchant à l’éducatif et l’ouverture du "milieu ordinaire" s’impose.

Tout ce qui touche au suivi médico-social et au soin, ne devrait jamais être envisagé comme première solution et encore moins tendre vers un aller simple fataliste, systématique et destructeur en institution spécialisée.

Record mondial du nombre d'autistes enfermés à vie

L’autisme aux États-Unis représente une naissance sur 68. Selon une autre étude, l’autisme en Corée du sud concerne même un enfant sur 38. Et de nombreuses études s’accordent pour dire que cela augmente.

De son côté, la France détient le record mondial du nombre d'autistes enfermés à vie. Selon l'IGAS, "60% des séjours longs sont le fait d'autistes", affirme un rapport rendu par le groupe d'études autisme de l'assemblée nationale, le 8 avril 2015.

Ce sont des autistes qui, bien sûr, dés leur petite enfance n’ont jamais eu la moindre chance d’inclusion.

Allons nous continuer à condamner à l’enfermement, à la mort sociale toutes ces personnes ?

Surtout quand nous savons aujourd’hui, fort de la recherche de la communauté scientifique internationale, que l’ouverture du milieu ordinaire et un accompagnement adapté dés la petite enfance sont les meilleures garanties pour que cette part de l’humanité prenne part à la société ?

 

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23 octobre 2016

L'Astrologie sera-t-elle bientôt une aide efficace pour nos tribunaux ?

article publié sur le site de l'université Paris Diderot

Une toute nouvelle formation d’Expert Psychologue à l’UFR d’Études Psychanalytiques !

L’ UFR d’Études Psychanalytiques lance le tout premier diplôme d’université « Expertise Psychologique » avec orientation psychanalytique dès janvier 2017 !

L’expertise psychologique est un examen ordonné par un magistrat afin d’obtenir des éclaircissements dans un domaine particulier qui ne relève pas de sa compétence, celui de la psychologie. Suivant les règles de la procédure pénale, le magistrat désigne pour cela un psychologue professionnel confirmé, l’ expert (le juge peut confier l’expertise conjointement à plusieurs experts, on parlera alors de collège d’experts), qui devient un véritable acteur judiciaire. Le produit de l’expertise prend la forme d’un rapport répondant strictement aux questions du magistrat. L’expert peut être amené à intervenir au procès.

Ce D.U s’adresse aux psychologues déjà titulaires d’un titre et justifiant d’au minimum 2 ans de pratique.

Il s’agit de former les psychologues cliniciens aux méthodes d’investigation psychologique de personnalité dans les différentes procédures judiciaires en intégrant le savoir issu de l’expérience de la psychanalyse.

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Les objectifs visés par ce D.U sont divers :

  • Évaluation de l’état de la victime
  • Évaluation des préjudices psychologiques des victimes
  • Examen des victimes d’infractions sexuelles
  • Analyse des auteurs d’infractions à caractère sexuel / infractions au code pénal
  • Examens dans le cadre des affaires familiales
  • Évaluation de la dangerosité et de la récidive
  • Evaluation du préjudice pour la victime

 

Au cours des 120 heures de cours seront abordés :

  • Histoire de la psychologie légale en France
  • Juridique et psycholégal
  • Technique psychologique et psychanalytique
  • Ethique et déontologie
  • Etudes de cas

Vous souhaitez en savoir plus sur la formation et sur la candidature ? Consultez la brochure en ligne ici !

Attention, vous avez jusqu’au 28 novembre 2016 pour candidater !

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RAPPEL - Ségolène Neuville => La psychanalyse ne fait pas partie des méthodes recommandées pour les enfants autistes !

 

ségolène NEUVILLE

Vidéo publiée sur LCP le site de l'Assemblée Nationale

01/04/2016

par Vincent Kranen

Autisme Ségolène Neuville

La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre la discrimination est invitée sur le plateau de Ça vous regarde vendredi soir. Ségolène Neuville juge qu’il n’est "plus admissible que l’on culpabilise les mères" d’enfants atteints d’autisme. La secrétaire d'Etat s’en prend également à la psychanalyse, une méthode qui n'est pas recommandée par la Haute Autorité de santé. "Il faut des méthodes éducatives" pour "apprendre" à ces enfants "à communiquer", et non "des parcours de soins", tranche Ségolène Neuville.


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