16 février 2016

Formation certifiante accompagnant sexuel,1ère en France !

article publié sur handicap.fr

Résumé : Première en France : une formation certifiante pour former à l'accompagnement sexuel des personnes handicapées. Elle compte 100 heures d'enseignements réparties sur une dizaine de mois, à partir de juin 2016.

Par Handicap.fr, le 16-02-2016

Réagissez à cet article !

En mars 2015, une formation agitait les medias (article en lien ci-dessous), celle de l'Appas en faveur de l'accompagnement sensuel et l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap. Elle s'adressait à toute personne qui souhaitait pratiquer cette activité ou tout simplement s'informer sur cette thématique et avait attisé la colère des antis qui dénonçaient une incitation à la prostitution. Une nouvelle marche est franchie en février 2016 avec l'appel  à candidatures pour le lancement d'une « formation certifiante » dans ce domaine. Une première en France !

Compétences sexuelles… et juridiques !

A l'issue de cette formation, les participant-e-s seront formés à l'assistance sexuelle qui vise à prodiguer une attention sensuelle, érotique ou sexuelle à une personne en situation de handicap n'ayant pas accès à son corps, ou à permettre, à leur demande, l'acte sexuel à deux personnes qui ne peuvent l'accomplir sans aide. Elle leur propose d'acquérir des connaissances sur les situations de handicap, des éléments de sexologie spécialisée, des informations juridiques, de mener une réflexion éthique et de développer des compétences en approches sensuelles et habiletés sexo-corporelles.

 Au programme

Dispensée de juin 2016 au printemps 2017, cette formation débutera par un week-end préalable les 18 et 19 juin à Paris ; deux séminaires de trois jours en Ile-de-France ou en région Centre et un de quatre jours menant à la certification. Le programme compte 100 heures d'enseignements répartis sur 10 à 12 mois et est assuré par des assistant-e-s sexuel-le-s certifié-e-s de l'association suisse Corps Solidaires, des professionnels de sexologie, de psychologie et d'éthique.

Critères d'admission

Pour éviter toute dérive, le candidat doit cependant répondre à certaines conditions. D'abord être âgé de 25 ans minimum et avoir une santé compatible avec l'activité. Mais également être autonome sur le plan financier. Enfin, avoir un équilibre satisfaisant dans sa vie personnelle et sexuelle et avoir parlé de ce projet à son conjoint pour ceux et celles qui vivent en couple.

Deux associations militantes

On doit cette initiative à deux associations. Tout d'abord  CH(s)OSE (Collectif handicap et sexualité OSE), cofondée en 2011 par des militants individuels et des personnes morales dont l'APF, l'AFM, la CHA et le GIHP. Basée à Paris, CH(s)OSE milite et  interpelle régulièrement les politiques français avec l'objectif de créer des services d'accompagnement sexuel faisant appel à des assistants sexuels dûment formés. Quant à Corps solidaires (Association suisse romande assistance sexuelle et handicaps), elle a pour but de promouvoir cette pratique dans l'espace francophone (Suisse romande, France, Belgique…). Ses membres cofondateurs ont été certifiés en assistance sexuelle en 2009. Dans ce cadre, ils ont reçu la transmission de la pratique par Lorenzo Fumagali, assistant sexuel exerçant en Suisse alémanique.

Les personnes souhaitant se porter candidats à cette formation peuvent écrire à :

chsose@gmail.com

formation@corps-solidaires.ch

 © seanlockephotography/Fotolia

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14 février 2016

L'autisme et le nouveau Secrétariat à l'Egalité réelle

article publié dans Le Monde par Danièle Langloys

Autisme : 40 ans de maltraitance, ça suffit !

Autisme : 40 ans de maltraitance, ça suffit ! 

Comme tous mes concitoyens, j'ai été intriguée par l'intitulé de ce nouveau Secrétariat d'Etat et me suis demandé à quel concept il répondait. Il nous semblait acquis que l'égalité qui parade aux frontons de nos mairies et autres lieux républicains était une réalité, d'autant que l'égalité de droits est inscrite dans la constitution : apparemment nous nous sommes trompés. Il est vrai que chacun de nous peut mesurer l'ampleur du fossé entre l'égalité de droits et les inégalités de fait.

Il y a plusieurs manières de comprendre l'adjectif réel, par exemple en passant par les antonymes usuels : abstrait, allégorique, apparent, artificiel, chimérique, éventuel,  douteux, emprunté, erroné, fabuleux, factice, fantasmagorique, fantastique, fautif, faux, feint, idéal, illusoire, imaginaire, inexistant, inventé, irréel, mensonger, mythique, négatif, nominal, nul, personnel, possible, théorique, vain....etc...On peut les classer en plusieurs catégories dont deux peuvent éclairer les combats des parents dans le champ de l'autisme : le réel, c'est qui n'est ni idéal, ni illusoire, ni fabuleux, ni fantastique, etc...Bref inutile de rêver. Le réel c'est ce qui devrait s'opposer à l'apparent, au théorique, à l'éventuel, etc...Bref, passons aux actes.

Une première lecture peut donc consister à se dire que le mot réel nous suggère d'abandonner toute illusion pour nous colleter aux difficultés de la vie quotidienne, soulevées depuis des dizaines d'années, et pour une large part, jamais résolues, voire carrément méprisées. Retourner au réel, ce serait se résigner à l'inacceptable, au scandaleux, à la discrimination, au motif que l'idéal n'est pas de ce monde, que les choses sont ce qu'elles sont, et le poids du réel impossible à lever. Nous avons beaucoup d'exemples hélas pour illustrer une lecture négative du réel dans l'autisme : les discriminations à l'égard des personnes autistes sont dénoncées depuis 2004 par le Conseil de l'Europe, puis par le Conseiller Européen aux Droits de l'Homme, et enfin par l'ONU, au Comité des Droits de l'Enfant en 2016, sans guère de changements. Le réel c'est très souvent pour les familles avec un ou plusieurs enfants ou adultes autistes, la négation du droit au diagnostic, pourtant inscrit dans la loi de 2002, la négation de l'information correcte et actualisée sur ce trouble neuro-développemental, pourtant obligatoire dans le Code de Santé Publique, la négation du droit à l'éducation et à la scolarisation, la négation du droit à l'accès aux soins, tous inscrits dans la loi, et ce n'est qu'un début de liste : les familles doivent accepter les discriminations à l'école, les orientations abusives, la discrimination à l'emploi, la dégradation de leurs enfants dans des lieux maltraitants où se pratiquent couramment isolement, contention, surmédicamentation, absence de soutien éducatif adapté, l'absence d'aide, les brimades en tous genres incessantes, sauf exceptions : qui sanctionne ces manquements inadmissibles aux lois et aux droits ? Un nouveau scandale s'est ajouté à tous ceux qui existaient déjà : l'Aide Sociale à l'Enfance, largement noyautée par une idéologie psychanalytique obscurantiste, peut reprocher à des mères d'enfants autistes de vouloir qu'ils soient autistes, et elle pourra éventuellement avoir le soutien de la Justice, dans cette analyse délirante qui conduit directement à arracher les enfants aux mères "toxiques" pour les confier à la Sainte Pseudo-Aide Sociale à l'Enfance, pour mieux détruire les uns et les autres : qui protège les droits des enfants arrachés à leur famille, privés d'expression, privés de leurs droits à être soutenus dans leurs différences ? Qui protège les mères salies, traînées dans la boue, menacées de ne plus voir leurs enfants pour satisfaire les fantasmes de professionnels incompétents et dévoyés ? Le silence assourdissant du Défenseur des Droits et de la Secrétaire aux Droits des Femmes, dans le calvaire de la maman de l'Isère (et de bien d'autres) en dit long sur l'impunité accordée de fait à ceux qui violent des droits élémentaires, sur la violence faite aux familles, dans une large indifférence, faut-il l'ajouter.

Nous avons dit à notre congrès de Bordeaux que nous ne lâchions rien : c'est souvent ce qui est décrit au-dessus, le réel des familles avec des enfants autistes, mais c'est révoltant d'incompétence, de lâcheté devant des lobbies furieux de perdre leur pouvoir et leur argent, indigne, et nous ne l'accepterons jamais. Je suis aussi allée voir ce que disait le Premier Ministre sur le sens à donner à réel.

"Concept proche de la notion d'équité, et qui vient à la suite d'une « égalité des chances » devenue galvaudée dans la bouche des politiques, l'égalité réelle s'oppose à l'égalité dite « formelle », c'est-à-dire une égalité de principe des citoyens qui ne se retrouve pas dans la réalité. En vogue dans les cercles socialistes ces dernières années, portée notamment par Benoît Hamon en 2010, elle consiste, dans sa définition la plus communément admise, à donner, non seulement les mêmes chances d'accès aux biens et aux positions, mais aussi un accès effectif à ceux-ci. « L'égalité formelle ne suffit plus », acte-t-on à Matignon. « Rattaché au Premier ministre, le secrétariat d'État d'Ericka Bareigts s'appuiera sur chaque ministère pour permettre de décloisonner et d'ouvrir une société parfois trop fermée, pour qu'elle donne sa chance à chacun ».

Donc c'est la deuxième lecture qu'il faut privilégier : les droits ne sont pas effectifs pour les personnes, il convient donc qu'ils le soient, pour donner "sa chance à chacun". Dont acte.

Qu'il nous soit permis alors de proposer l'ouverture de quelques chantiers interministériels à cette nouvelle ministre que nous sollicitons dès maintenant, pour assurer l'effectivité des droits pour les personnes autistes.

-Assurer sans discrimination le droit au diagnostic rapide, fiable, avec le médecin de son choix, conformément aux classifications internationales. Admettrait-on qu'il faille attendre deux ans un diagnostic de diabète, de leucémie ou d'une pathologie cardiaque, au motif qu'il faut se soumettre à une classification française des pathologies ? Admettrait-on que des familles avec un enfant diabétique, leucémique ou cardiaque se fassent dire qu'elles veulent que leur enfant ait un diabète, une leucémie, etc..et donc sont toxiques ?

-Assurer sans discrimination le droit à une intervention précoce et plus tard à un soutien éducatif adapté, conforme aux souhaits des parents. Admettrait-on qu'on laisse croupir un enfant cardiaque sans soins et sans suivi, ou qu'on l'oblige à subir de la psychanalyse au motif que sa pathologie relève de la sexualité infantile, de l'inconscient et du choix du sujet ?

-Assurer sans discrimination la scolarisation de tous les enfants autistes, conformément à la loi de 2005, avec le soutien éducatif nécessaire dans l'école et la création d'intervenants en autisme ? Les enfants autistes doivent subir les conséquences d'une circulaire ULIS discriminatoire par rapport aux enfants avec une pathologie somatique, un GEVASCO discriminatoire car inadapté à leurs troubles, et souvent rempli dans le dos des parents pour leur imposer une orientation qu'ils n'ont pas voulue. Les parents concernés paient comme contribuables une école que souvent on leur refuse totalement ou partiellement, et qui trop souvent s'interrompt à la fin de l'école primaire.

-Assurer sans discrimination les services nécessaires au développement des enfants et à l'autonomie et la participation sociale des adultes, conformément aux conventions internationales, avec le souci effectif d'une désinstitutionnalisation demandée par une directive européenne, comme par l'ONU. Accepterait-on que des personnes non autistes aient l'obligation de vivre dans des communautés non choisies, isolées du monde extérieur, privées d'outils de communication, et d'activités citoyennes ?

-Veiller à soutenir les familles concernées, comme le recommande l'ONU, au lieu de stigmatiser et de punir. Admettrait-on que pour une famille ordinaire, un travailleur social sans formation adaptée, vienne inspecter la maison, interroger la vie sexuelle des parents, critiquer l'éducation donnée aux enfants, sans grille ni outils ni repères ni contrôle pour le faire, et ordonner de retirer les enfants aux parents, souvent des femmes seules ? Admettrait-on qu'existent pour les citoyens ordinaires des zones de non-droit où l'on se retrouve convoqué au tribunal du jour au lendemain, privé d'accès aux documents qui vous accusent, comme dans une dictature fasciste, privé d'accès à un débat contradictoire, privé de ses enfants du jour au lendemain pendant des mois ou des années ?

-Faire respecter les droits des personnes autistes partout : droit de ne pas être harcelé, de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants, droit d'avoir une vie affective et sexuelle, droit d'accéder aux soins somatiques, etc...comme tout citoyen ? Accepterait-on qu'une personne non autiste soit enfermée dans des draps glacés pour la calmer, comme au XIXème siècle, qu'elle n'ait plus de dents à 40 ans car c'est plus simple de les arracher que de les soigner, qu'on soumette un enfant de 6 ans à 10 lavements alors qu'il a un abcès à une gencive, parce que des médecins n'ont même pas l'idée d'avoir les mêmes gestes cliniques que pour toute personne dite ordinaire, que des adultes non autistes meurent d'obésité ou de troubles métaboliques car bourrés de neuroleptiques souvent depuis l'enfance ?

Nous comptons sur vous, Madame la Ministre, pour assurer l'effectivité des droits de nos enfants autistes, quel que soit leur âge.

Danièle Langloys

Autisme France

13 février 2016

Autiste et père de deux autistes, il livre un plaidoyer pour le droit fondamental à la différence.

article publié dans la presse.ca - Le soleil

Publié le 11 février 2016 à 23h59 | Mis à jour le 12 février 2016 à 14h07

Stéphane Blackburn a souligné que plusieurs autistes ne... (Le Soleil, Patrice Laroche)

 

Stéphane Blackburn a souligné que plusieurs autistes ne sont pas encore diagnostiqués, ce qui complique considérablement leur vie.

Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) Père de deux enfants autistes et lui-même autiste, l'enseignant de philosophie au Cégep de Thetford Mines Stéphane Blackburn a livré un vibrant plaidoyer en faveur du «droit fondamental à la différence», mercredi, à l'ouverture du premier forum québécois sur le trouble du spectre de l'autisme (TSA).

Autiste, Stéphane Blackburn l'est depuis toujours, mais il ne l'a pas su avant l'âge de 40 ans. C'est après avoir observé ses deux fils, dont un en particulier qui accumulait des retards psychomoteurs et faisait des crises quotidiennes, qu'il s'est mis à s'intéresser à son propre état, a-t-il expliqué.

«Sans lui, je n'aurais jamais su qui j'étais parce que je n'avais pas l'air autiste. Pourtant, j'ai commencé très jeune à faire des crises, j'étais un enfant isolé, j'avais des notes exceptionnelles à l'école, j'avais l'oreille absolue, autant de signes qui aujourd'hui ne trompent plus», a témoigné M. Blackburn, selon qui «si les autistes sont plus nombreux que jamais aujourd'hui, c'est possiblement parce qu'ils sont découverts plus que jamais». 

Malheureusement, un très grand nombre ne sont pas encore diagnostiqués, a-t-il souligné. «Ces gens-là mènent sans doute une vie difficile. C'était mon cas, la vie m'était compliquée [...], j'étais anxieux, impulsif et compulsif», a raconté M. Blackburn, ajoutant que la connaissance de son état lui avait permis de se comprendre, de se reconstruire, «de faire une profonde introspection qui m'a permis de devenir qui je suis aujourd'hui». 

L'enseignant de philosophie a également mis en garde l'entourage des enfants autistes contre un «ennemi commun» : l'effet Golem, cette prophétie qui s'autoréalise sous l'effet d'un potentiel jugé limité (par un parent ou un enseignant, par exemple). 

Attendre pour faire son coming-out

Quand on leur a parlé des retards moteurs de leur fils cadet et des maladresses de leur fils aîné, Stéphane Black-burn et sa conjointe n'ont pas baissé les bras. «Nous avons bien fait. Aujourd'hui, mes fils sont tous deux ceinture brune de karaté», a-t-il illustré, rappelant que les entraves à la motricité fine étaient souvent évoquées dans les diagnostics de TSA. 

«Si mes parents, dans les années 60, avaient su que j'étais autiste, sans doute auraient-ils renoncé à m'inscrire à des cours de violon, et je n'aurais jamais fait d'orchestre, et je n'aurais pas enseigné cet instrument durant 25 ans», a témoigné M. Blackburn, qui se bat pour la «reconnaissance sociale des autistes».

«Je me sens un peu comme un homosexuel dans les années 60, j'évite toujours de parler de mon état lors d'entretiens d'embauche. [...] Je dois faire mes preuves d'abord, et j'attends le plus longtemps possible avant de faire mon coming-out. C'est une situation que j'aimerais voir éradiquée avant que mes enfants affrontent la vraie vie. C'est pour eux que je suis ici, que je me bats [...], pour le droit fondamental à la différence», a conclu le père de famille.

Le forum, qui se poursuit vendredi à l'Institut universitaire de santé mentale de Québec, a pour but de faire le point sur l'évolution des connaissances sur le TSA, mais aussi et surtout d'établir les priorités dans les besoins des personnes autistes et de leur entourage. 

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, fera une annonce à la suite des travaux du forum, vendredi après-midi.

L'autisme en chiffres

Les études les plus récentes estiment que le taux de prévalence des personnes autistes varierait entre 90 et 120 individus sur 10 000, soit environ 1 % de la population. L'estimation de la prévalence du TSA au Canada, y compris les enfants et les adultes, est de 1 sur 94. En 2010-2011, on comptait 8318 enfants ayant un TSA scolarisés dans le secteur public. En cinq ans, soit entre 2005 et 2011, le nombre d'élèves autistes scolarisés dans le secteur public au Québec a doublé. C'est aujourd'hui la catégorie d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage la plus représentée au Québec. L'étiologie de l'autisme est encore mal connue, mais il semble y avoir consensus dans la communauté médicale pour admettre que le trouble pourrait être d'origine génétique, neurobiologique ou environnementale.

Source : Fédération québécoise de l'autisme

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Belfort : un garçonnet autiste exclu définitivement de l'accueil périscolaire après avoir mordu une fillette

article publié dans l'Est Républicain

inclusion du handicap en milieu périscolaire

Un enfant de 4 ans souffrant de troubles autistiques a été exclu de l’accueil périscolaire de son école le 1er février après y avoir mordu une camarade le 18 janvier. L’incident pose le problème de l’inclusion hors temps scolaire.

12/02/2016 à 05:08, actualisé à 08:43

Sa maman a encore du mal à réaliser et les larmes lui montent plusieurs fois aux yeux tandis qu’elle se remémore « l’incident du 18 janvier ». Alors que les enfants de moyenne section de la maternelle Bartholdi à Belfort venaient de quitter la classe pour intégrer l’accueil périscolaire, son fils de 4 ans « a mordu à la tempe une fillette de sa classe. Quand je suis arrivée, le papa de la petite était là, très énervé, sa fille était assise sur un banc. Je me suis excusée mais le papa n’a rien voulu entendre et m’a dit qu’il ferait un signalement ».

Une main courante est effectivement déposée au commissariat et l’incident est remonté au service Éducation de la Ville. Qui envoie, le 1er février, une lettre d’exclusion définitive de Marwan de l’accueil périscolaire. Y compris le mardi, le seul jour où il mange à la restauration.

Du 11 au 22 janvier, ses parents, qui suivent tous deux une formation professionnelle, l’avaient exceptionnellement inscrit à l’accueil du soir auquel il n’était pas habitué.

Cinq autres situations dans le périscolaire

Consciente du problème, la maman de Marwan a déposé aussitôt après l’incident une demande d’aide humaine au périscolaire à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Et a informé la mairie de ses démarches. Diagnostiqué depuis l’automne « autiste léger », Marwan dispose d’une accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH) les neuf heures hebdomadaires où il va en classe. Le reste du temps, il est accueilli en hôpital de jour « où ça se passe bien », relate sa maman qui ajoute que c’est la psychiatre qui le suit qui a insisté pour que l’enfant reste scolarisé en milieu ordinaire, et non pas en structure spécialisée.

Évoqué au conseil d’école la semaine dernière, « l’incident » a ému des parents d’élèves qui y ont vu une « discrimination au handicap ». Ian Boucard, conseiller municipal délégué à l’Enfance, s’inscrit en faux : « Nous avons pris cette décision d’exclure en responsabilité, en se donnant quinze jours de réflexion ».

Fatima Lalouani, responsable du périscolaire, assure, ce qui est répété dans le courrier aux parents, qu’il y a eu plusieurs incidents avec le petit. Mais cette histoire résulterait surtout d’un déficit de communication : « Ni l’enseignante, ni les parents ne m’ont parlé de ses troubles du comportement », insiste Fatima Lalouani. La maman de Marwan, elle, estime que comme « l’école était au courant », l’information avait suivi.

« Nous avons sollicité la MDPH pour rétablir la situation », précise Ian Boucard. Dans quatre écoles de Belfort, cinq situations du même type sont identifiées en périscolaire. Un accompagnement global de ces cas permettrait à la Ville d’être en cohérence avec la loi du 11 février 2005 qui exige que tout enfant en situation de handicap trouve une solution scolaire.

Mais autour de l’école ?

Karine FRELIN

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Autisme : une école emblématique menacée de fermeture

article publié dans Le Figaro

Par
Publié le 12/02/2016 à 16:57

La fermeture annoncée de la Futuroschool, école emblématique des nouvelles méthodes éducatives pour les autistes, plonge des familles dans le désarroi. L'association Vaincre l'autisme, qui l'a créée et fait condamner l'État en 2015 pour « défaut de prise en charge» d'enfants autistes, dénonce une mauvaise volonté politique.

Alors que la France a été condamnée à plusieurs reprises par le Conseil de l'Europe pour sa mauvaise prise en charge des enfants autistes, la Futuroschool, une école emblématique des nouvelles méthodes recommandées, risque de disparaître à Paris. Cette structure innovante a été pionnière dans la mise en place d'un accueil adapté aux autistes, un type d'établissement dont la France manque cruellement.

«Mauvaise volonté politique»

Son président, M'Hammed Sajidi, dénonce une «mauvaise volonté politique» car son association, Vaincre l'autisme, a réussi à faire condamner l'État français en 2015 par le tribunal administratif de Paris à verser plus de 240 000 euros de dommages à sept familles d'enfants autistes pour «défaut de prise en charge adaptée» en 2015.

Vaincre l'autisme espère trouver rapidement un arrangement avec les autorités de santé pour donner un signal sur la volonté d'améliorer la prise en charge de l'autisme en France. La structure souffre cependant d'une situation financière très délicate. En 2009, l'Igas avait notamment pointé la «gestion approximative et peu cadrée» des écoles de l'association, créées dans le cadre du Plan autisme 2008-2010.

«Pour les familles, c'est une catastrophe»

Située dans le XIème arrondissement, la Futuroschool s'appuie sur une méthode comportementale, alternative à la psychiatrie, et accueille actuellement dix enfants. «Nous avons une autorisation de l'ARS (Agence Régionale de Santé) qui s'arrête en juillet 2016 et qui ne nous a pas été renouvelée. Notre situation économique est devenue intenable car nous avons du mal à avoir un accord avec le ministère de la Santé sur la gestion de l'établissement», déplore son fondateur et président de l'association Vaincre l'autisme, M'Hammed Sajidi.

«Pour les familles, c'est une catastrophe. Sans la Futuroschool, nous n'avons plus aucune solution. L'Agence régionale de santé (ARS) ne nous propose rien en remplacement. Nous allons nous retrouver sur des listes pour d'autres structures qui ont déjà des centaines de demandes en attente, alerte Thomas, père d'un garçon de 13 ans, Raphaël, polyhandicapé et autiste. Nous avions déjà eu beaucoup de mal à trouver un endroit adapté qui puisse prendre notre fils en charge...». Chloé, la mère de l'adolescent, déplore également que les programmes soigneusement mis en place pour son fils depuis trois ans puissent être arrêtés du jour au lendemain. «C'est du gâchis alors que l'équipe d'éducateurs avait réussi à construire une prise en charge efficace et adaptée à chaque enfant, dénonce-t-elle. Nous allons nous retrouver sur le carreau, avec un enfant à la maison 24 heures sur 24».

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Un diplôme pour accompagner les élèves handicapés

article publié dans Faire-face
Un diplôme pour accompagner les élèves handicapés
La professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire va dans le bon sens mais le niveau de ce diplôme n'est pas suffisamment élevé, selon les associations. © Franck Seuret
Publié le 12 février 2016

L’une des trois spécialités du tout nouveau Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) porte sur l’accompagnement des élèves handicapés. Jusqu’à présent, aucune formation diplômante n’existait pour les auxiliaires de vie scolaire.

Attention, message codé  : pas d’AESH sans DEAES. Traduction : les candidats à un poste d’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) devront désormais être titulaire d’un Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES). Ils ne pourront toutefois postuler à un emploi d’AESH que s’ils ont choisi, parmi les trois spécialités proposées dans le cadre de ce cursus (voir encadré), l’accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire. Ce tout nouveau diplôme, créé par un décret et un arrêté du ministère des Affaires sociales en date du 29 janvier 2016, comble un vide : jusqu’à présent, aucune formation diplômante n’existait pour les auxiliaires de vie scolaire.

Un diplôme ne répondant pas aux besoins de tous les élèves handicapés

« Il est effectivement important de professionnaliser les personnes accompagnant les élèves handicapés, note Bénédicte Kail, conseillère nationale de l’APF. Mais ce diplôme est seulement de niveau V, comme un CAP ou un BEP. Ses titulaires risquent donc de se heurter à certaines limites dans l’accompagnement au savoir des collégiens et des lycéens, voire même dès l’élémentaire pour certaines tâches. »

« L’un des grands enjeux pour l’Éducation nationale est de parvenir à ce que les jeunes en situation de handicap poursuivent leurs études aussi loin que possible, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, complète Sophie Cluzel, la présidente de la Fnaseph. Comment y parvenir avec des accompagnants ayant un diplôme d’un niveau inférieur au bac ? »

Source : rapport de la députée Barbara Pompili, projet de loi de finances 2016

Source : rapport de la députée Barbara Pompili, projet de loi de finances 2016

Peu de recrutements pour ces diplômés

Plus fondamentalement encore, le nombre de diplômés en fonction risque d’être très réduit. Aujourd’hui, sur les 76 000 auxiliaires de vie scolaire en exercice, seuls 28 000 (un tiers) ont le statut d’AESH, les 48 000 autres étant en contrats aidés. « Et seuls quelques dizaines d’AESH ont été embauchés cette année, souligne Sophie Cluzel. La plupart des autres recrutements se font sous contrats aidés, pour lesquels les seuls critères sont l’éligibilité à ce type de contrat. Rien n’indique que la tendance va s’inverser. » Autrement dit, l’État vient de créer un diplôme permettant d’accéder à des postes qu’il ne crée qu’en nombre insuffisant… Franck Seuret

Un diplôme, trois spécialités

Le Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social fusionne les Diplômes d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et d’Aide médico-psychologique (DEAMP). Le tronc commun centré sur l’intervention auprès des personnes (378 heures) sera complété par l’une de ces trois spécialisations (147 heures) : accompagnement à la vie à domicile (ex-DEAVS), à la vie en structure collective (ex-DEAMP) ou à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire. La formation, comprenant également 840 heures de stages, s’étalera sur un à deux an(s), selon le profil des candidats.

La création d’un diplôme unique d’accompagnement vise à faciliter les passerelles entre ces trois secteurs d’activité. Les professionnels pourraient donc évoluer plus facilement au cours de leur carrière, en passant les spécialisations correspondantes.

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11 février 2016

Mobilisation pour l'asso SOS Autisme France >Fauve Hautot, Juliette Binoche, AnnaMouglalis... Les stars répondent à l'appel

article publié dans Pure people

je suis autiste et alors

Exclusif - Yann-Alrick Mortreuil et Fauve Hautot - Mobilisation pour l'association SOS Autisme France lors d'un shooting au studio Invisu à Paris, le 7 et 8 février 2016. ©Rachid Bellak/Bestimage
De nombreuses personnalités se sont mobilisées pour SOS Autisme France.
-> voir le diaporama

"La France a quarante ans de retard concernant la prise en charge de l'autisme", peut-on lire sur le portail web de SOS Autisme France. L'association s'est donné pour mission de faire reconnaître les discriminations dont sont victimes les 600 000 personnes autistes vivant en France. En 2014, un numéro indigo était lancé pour recenser les cas d'"autismophobie". En ce début d'année 2016, de nombreuses stars se mobilisent aux côtés de la journaliste Olivia Cattan, maman d'un garçon autiste et porte-parole de SOS Autisme France.

Le message est simple et s'affiche fièrement en blanc sur un T-shirt noir : "Je suis autiste, et alors ?" Les 7 et 8 février, au studio Invisu à Paris, des personnalités telles que Juliette Binoche (qui était à Madrid le 7 au soir pour la cérémonie des prix Goya et a enregistré sa contribution le 8), Fauve Hautot et Frédéric Michalak ont arboré fièrement ce T-shirt et le message de SOS Autisme en France, le temps du tournage de la nouvelle campagne de l'organisme. "Deux jours de bonheur avec les enfants, les familles et de merveilleux artistes", s'est réjouie Olivia Cattan au terme de cet exceptionnel rassemblement.

Elle peut se féliciter d'avoir réuni pour ce combat un casting quatre étoiles. On y retrouve des comédiens, des personnalités du petit écran, mais aussi du sport. Fauve Hautot fait par exemple équipe avec son collègue de Danse avec les stars Yann-Alrick Mortreuil. Fabienne Carat, qui a fait un beau parcours cet hiver dans la compétition de danse de TF1, les a rejoints. Juliette Binoche, on l'a dit, mais aussi Anna Mouglalis (actuellement dans Baron Noir, série politique événement de Canal+), ont pris la pose aux côtés de Fanny Cottençon, Cyrielle Clair, Catherine Marchal, Arié Elmaleh, Amélie Etasse, Pascal Elbé et Frédéric Diefenthal. À leurs côtés, deux jeunes talents du cinéma français : Ahmed Dramé et Karidja Touré, César du meilleur espoir féminin 2015 pour Bande de filles.

 

Le regard n'a pas beaucoup évolué et nous, familles, nous battons chaque jour pour que notre enfant accède à ses droits

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La bande de SOS Autisme France s'agrandit avec la mobilisation de Francis Perrin, dans l'aventure avec son épouse Gersende et leur fils Louis, qui est autiste, des comédiens Bernard Campan, Olivier Sitruk, Alain Sachs, Samuel Le Bihan et Philippe Bas, des journalistes Ariane Massenet, Céline Géraud, Sophie Brafman et Nelson Monfort, ainsi que des chefs Luana Belmondo et Frédéric Vardon, du coiffeur Franck Provost, de la ravissante Anggun et du guitariste Jean-Félix Lalanne.

"Le regard na pas beaucoup évolué et nous, familles, nous battons chaque jour pour que notre enfant accède à ses droits : celui d'aller à l'école, de faire du sport, de pratiquer l'instrument qu'il aime, écrit Olivia Cattan dans son édito sur le site de SOS Autisme France. Nous sommes confrontés au quotidien par ceux qui, par ignorance, détournent encore les yeux... Il est urgent que la France évolue, que nos regards sur l'autisme évoluent, parce qu'une société qui ne protège pas ses citoyens les plus fragiles n'est pas une société juste et égalitaire." Changer le regard sur les autistes, c'est tout l'objet de cette grande campagne, à découvrir bientôt.

Pour plus d'informations et pour vous procurer le T-shirt pour soutenir l'association, rendez-vous sur le site SOS Autisme France.

Le 10 Février 2016 - 12h57

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10 février 2016

Une école adaptée pour des enfants handicapés

article publié sur le site de ulule

 

Notre philosophie

"On ne subit pas l'avenir, on le fait" - Georges Bernanos

 

Notre ambition pour Septembre 2017 dans le secteur Marne la Vallée (77) - France

Notre association Learn Hand Progress vise la création d'une école privée destinée à des enfants en situation de handicap mental pour la rentrée de Septembre 2017.

L’objectif étant d’accueillir, dans un premier temps, 8 enfants, âgés de 6 à 14 ans, en situation de handicap mental pour lesquels l'orientation ne serait pas envisagée en CLIS (Classe d'Inclusion Scolaire) après la maternelle , ni en IME (Institut Médico Educatif) faute de place,ou inadapté.

Des convictions fondatrices

  • Une mise en évidence des compétences de l’enfant plutôt que son incapacité
  • La formation et compétences d’une équipe pédagogique
  • Des méthodes et du matériel adapté
  • "Le vivre ensemble" en faveur de l’inclusion

Nos objectifs

Donner aux enfants le goût d’apprendre, le sens de l’effort, dans le respect du rythme de l’enfant et de son environnement. Ce projet vise à favoriser l’autonomie, l’éveil, la socialisation et l’épanouissement des enfants.

Des moyens mis en oeuvre:

  • Une équipe pédagogique impliquée et formée: Educateur Montessori, Educateur spécialisé, ATSEM.
  • Des ateliers éducatifs et pédagogiques:
    • Atelier vie pratique et Autonomie, visant à développer plus d'autonomie dans la vie quotidienne
    • Atelier sensoriel et éveil musical
    • Atelier langage oral et écrit avec les outils de communication (PECS et Makaton)
    • Atelier Mathématiques, du concret à l'abstrait
  • Des méthodes: Nous utiliserons la méthode Montessori comme base de travail 
    • Le but de la méthode : Le Développement du potentiel humain
    • Les objectifs éducationnels : l’attention, la concentration, l’autodiscipline, l’indépendance
    • L’objectif social : créer une possibilité d’entraide entre les enfants
  • La mise en place d'outils de communication : PECS, Makaton:

Chez un enfant « non verbal », il va être essentiel de mettre en place des moyens de communication augmentée (favorise le développement du langage) et alternative (remplace le langage quand il ne se développe pas) afin d’augmenter ses capacités communicatives en lui offrant une possibilité d’expression mais aussi un étayage de la compréhension. Ces moyens peuvent être visuels (des objets, photos, images, pictogrammes) mais aussi gestuels (signes).

 

 

A quoi va servir le financement ?

L'objectif de cette collecte

Financer l'achat de matériel Educatif et Pédagogique dans le but d'animer des ateliers spécifiques au travers d'un programme adapté à l'enfant.

Nos besoins

   Matériel Pédagogique et Educatif + Coût de la campagne sur la plateforme Ulule + Gestion des contreparties)
= 6 500€ au total

Les ateliers

Atelier de vie pratique visant à développer plus d’autonomie dans la vie quotidienne

Favoriser le développement moteur et la maîtrise du mouvement au travers d’activité «mouvement pour la vie », la leçon du silence, se prendre en charge, prendre soin de son environnement, maîtrise plus fine du mouvement (coordination œil et main), les habiletés sociales (apprendre à saluer, dire s’il te plait…)

Atelier vie sensorielle et éveil musical

Apprentissage des tailles, des formes, des couleurs, développement des sens comme le toucher et l'ouïe, des températures ou des poids. Un atelier favorisant l’enfant à organiser sa pensée, à travailler en répétant grâce à un matériel aux multiples possibilités, et des exercices graduels. Il va rendre des concepts abstraits plus concrets : il va passer de l'objet à sa représentation, puis de sa représentation à son concept. Le contrôle de l’erreur favorise le travaille seul, sans crainte de l’échec ou d’une erreur, car les erreurs l’aident dans son processus d’apprentissage.

Atelier langage oral et écrit avec les outils de communication (PECS, MAKATON)

L'enfant apprend également que les mots sont composés de sons, et que l'on peut les traduire et les représenter par des symboles écrits. : Favorisant l’enfant à faire des mots, éduquant sa main à réaliser des tracés avec du matériel pour certains proches du domaine sensoriel comme les lettres rugueuses.

Les outils de communication (PECS et MAKATON) lorsque l’enfant ne verbalise pas, ou peu seront au cœur de cet atelier. Langage oral, et/ou au travers d’images, de pictogrammes, ainsi que le langage des signes simplifié.

Atelier Mathématiques, du concret à l’abstrait

Favorise le développement d'une pensée logique et séquentielle, emmenant l’enfant dans un domaine d’abstraction. Il apporte à l'enfant une véritable expérience sensorielle dans les concepts abstraits représentés par les mathématiques.

Tous ces ateliers seront menés de manière adaptée aux besoins spécifiques de l'enfant. 

L’enfant ordinaire nous observe et apprend par imitation.

L’enfant avec handicap a besoin d’être guidé et renforcé pour réussir son activité; il a parfois besoin de guidance physique en plus de la guidance visuelle ou verbale pour éviter les troubles de comportement. Il a besoin parfois d’être renforcé positivement (renforcement alimentaire, renforcement sensoriel, renforcement social..)

 

A propos du porteur de projet

L’association LEARN Hand PROGRESS

LEARN Hand PROGRESS est une jeune association créée par une équipe passionnée et déterminée avec pour objectif de démontrer, au travers de la création d’une « école » pour enfants en situation de handicap mental, la force et la richesse que peut susciter “la différence”.

 

Nous suivre:

Site: http://learnhandprogress.fr/

Facebook: https://www.facebook.com/Learn-hand-Progress-1682905865272113/

Notre participation à une émission de radio : http://www.vivrefm.com/podcasts/fiche/11241/learn-hand-progress-pour-une-education-adaptee

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09 février 2016

L'Onu presse la France de respecter les droits des enfants handicapés

L’Onu presse la France de respecter les droits des enfants handicapés
Pour le comité, la France doit donner priorité à l'éducation en milieu ordinaire des élèves handicapés.
Publié le 9 février 2016

Le Comité des droits de l’enfant de l’Onu pointe les lacunes de la politique française du handicap. Elle demande au gouvernement de davantage lutter contre la maltraitance dans les établissements accueillant des enfants et de faire progresser l’éducation inclusive.

La France est loin d’être exemplaire pour le respect des droits de l’enfant. Des enfants handicapés, notamment. C’est ce qui ressort à la lecture des observations du Comité des droits de l’enfant de l’Onu sur la mise en œuvre de la convention du même nom, rendues publiques le 4 février. Le comité est « préoccupé par les mauvais traitements subis par des enfants en situation de handicap accueillis en établissements et par l’insuffisance des contrôles indépendants dans ces institutions ». Il s’inquiète également que « dans certains cas, le personnel dénonçant ces mauvais traitements aurait été accusé de diffamation et condamné tandis que les fautifs étaient rarement traduits en justice, en dépit de preuves vidéo. »

L’affaire Moussaron dans le viseur

Le Comité des droits de l’enfant fait sans doute référence, entre autres, à l’affaire de l’Institut médico-éducatif Moussaron dans le Gers. Lors des auditions de la délégation française, en janvier, un des membres du Comité, Jorge Cardona Llorens, avait été plus explicite (à 27.37, dans la vidéo) : « Quels sont les mécanismes prévus pour éviter l’impunité, comme celle qui a eu lieu dans le cas de l’Institut Moussaron ? », avait-il interrogé. Une inspection de l’Agence régionale de santé (ARS) Midi-Pyrénées, menée en juillet 2013, avait mis à jour « de graves dysfonctionnements » et « une situationde maltraitance institutionnelle » dans cet IME. Mais l’ARS n’avait pas saisi les autorités judiciaires.

Le défenseur des droits recommande de renforcer les contrôles

Dans le rapport qu’il avait remis au Comité, en février 2015, le Défenseur des droits se disait, lui aussi, préoccupé par les allégations de maltraitance au sein de certaines institutions. « Ces situations révèlent des carences en matière de prévention des actes de maltraitance et de contrôle des établissements », notait-il. Il recommandait de renforcer les contrôles.

Trop d’enfants en établissements ou dans des classes spéciales

Par ailleurs, le comité déplore la lenteur avec laquelle progresse l’éducation inclusive. Il s’inquiète que « la loi prévoit des classes spéciales au sein des écoles ordinaires pour les enfants, dès leur plus jeune âge ; que certains enfants en situation de handicap soient placés en établissements, que d’autres suivent les cours dans des classes qui leur sont réservées et que des élèves abandonnent, faute de bénéficier des aménagements et du soutien nécessaires. » Pour le comité, priorité doit être donnée à l’éducation en milieu ordinaire plutôt qu’au placement en institution ou dans des classes réservées. La leçon sera-t-elle retenue ?

Franck Seuret

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07 février 2016

Audition de la France à Genève : le Comité des droits de l'enfant de l'ONU rend ses observations

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article publié sur la page du Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes


Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a examiné, mercredi 13 et jeudi 14 janvier 2016, le 5ème rapport de la France relatif à l’application de la Convention des droits de l’enfant. Il rend ses observations ce jeudi 4 février 2016.

Laurence Rossignol, Secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées et de l’Autonomie et cheffe de la délégation française, s’était rendue à Genève pour réaffirmer l’ambition du Gouvernement en faveur de la politique de l’enfance, avec une attention toute particulière aux enfants les plus vulnérables.

Au cours de l’audition, le comité avait souligné le haut niveau de la délégation et le sérieux des réponses de la France. C’est dans ce même esprit de dialogue constructif que les observations et recommandations sont rédigées. Le comité souligne les nombreuses évolutions positives, en particulier par l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies depuis 2012, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance, de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté.

Plus particulièrement, il accueille très positivement la ratification de plusieurs grands textes, comme le 3ème protocole à la convention des droits de l’enfant, et la promulgation d’importantes dispositions législatives, telles que la loi de modernisation du système de santé, la loi sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ou encore la loi de refondation de l’école de la République. Le comité note également avec satisfaction les soixante mille créations de postes dans l’Éducation Nationale contribuant ainsi à une meilleure inclusion des enfants porteurs de handicap.

Bien que soulignant les efforts fournis, le comité relève des axes d’amélioration nécessaires dans les domainesde la prise en charge de l’autisme, de la justice des mineurs, de l’accueil des enfants étrangers ou encore de l’égalité des territoires, en particulier d’outre-mer.

Consciente des progrès qu’il lui reste à accomplir à partir des recommandations du comité, la France orientera ses politiques publiques dans le respect des droits de l’enfant.

La formation enfance du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Age, prévue dans la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, promulguée le 28 décembre, y veillera. Elle sera en effet chargée du suivi des observations du Comité et permettra un lien constant entre les associations et institutions de l’enfance et notamment de défense et de promotion des droits de l’enfant.

Il répondra ainsi dès le premier semestre 2016 à la recommandation du Comité d’avoir une instance garante de la cohérence et de l’ambition de la stratégie globale pour l’enfance.

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