19 octobre 2015

Un livre noir pour dénoncer l'exil des handicapés français en Belgique

article publié sur le site de France 3 Nord Pas-de-Calais

Ils sont autistes, polyhandicapés ou souffrent de maladies rares. Plus de 6.500 enfants et adultes sont "exilés" en Belgique faute de structures adaptées en France, une situation à laquelle un "livre noir du handicap", qui sera remis mardi aux députés, appelle à mettre fin.

avec AFP
Publié le 18/10/2015 | 11:08, mis à jour le 18/10/2015 | 11:08
Une unité d'enseignement maternelle TED (

© MAXPPP Une unité d'enseignement maternelle TED ("troubles envahissants du développement ) a été créée en 2014 au sein de l'école Grenier à Saint-Nicolas-les-Arras

"Nos concitoyens en situation de handicap, et notamment les plus sévèrement atteints, sont bannis de notre République, et aujourd'hui cela prend des proportions inacceptables", dénonce Christel Prado, présidente de l'Unapei, soulignant que le retard français remonte à "des décennies".

Pour que ces 1.500 enfants et 5.000 adultes puissent grandir et vivre à proximité de leurs familles, cette union associations de personnes handicapées mentales et leurs familles demande la création de places en France, alors que l'Assemblée commence à examiner le projet de budget 2016 de la Sécurité sociale.

'Trouver un nouvel établissement'

Car le manque d'établissements spécialisés pèse lourdement sur les proches. Keltoum Bensalem, qui habite près de Lille, a un fils de 19 ans, Ryad. Diagnostiqué autiste tardivement, après avoir été déclaré "sourd profond", il a été pris en charge jusqu'à 16 ans en "semi-externat" dans une structure pour déficients auditifs à proximité, mais pas adaptée à ses besoins, a-t-elle relaté à l'AFP. Puis, "on nous a demandé de trouver un nouvel établissement".

La famille a cherché en vain une solution pour que Ryad reste près d'elle : "On a visité des instituts en France, des structures limitrophes en Belgique qui ressemblaient à des mouroirs, on a même commencé à envisager un hôpital psychiatrique". Depuis trois ans, Ryad est dans un établissement belge, près de Liège, à 200 kilomètres de chez lui, où il semble "apaisé". "Il ne mord plus, ne frappe plus, ne se déshabille plus".

Mais le problème est l'éloignement. "Au début, on allait le chercher pour le week-end mais il ne dormait pas, et on avait peur de détruire les progrès faits pendant la semaine. On a renoncé à le ramener pour une seule journée car cela nous faisait 800 kilomètres d'allers-retours. Alors on va le voir une fois tous les 15 jours. Comme on ne peut l'amener nulle part, on reste enfermés avec lui quelques heures dans la voiture".

Taxer les cigarettes électroniques

D'autres familles vivent encore plus loin (plus de 4.000 ne sont pas "frontalières" selon l'Unapei), et la qualité des établissements d'accueil belges est très variable. Depuis un accord franco-wallon entré en vigueur en mars 2014, des inspecteurs français peuvent y effectuer des contrôles.

La semaine dernière, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Ségolène Neuville, a annoncé le déblocage de 15 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour créer des places dans des établissements existants en France, et développer des services à domicile.
Une annonce saluée par l'Unapei, mais à relativiser au regard des "250 millions d'euros" déboursés chaque année par l'Assurance maladie et les départements français pour financer la prise en charge en Belgique.

L'Unapei demande que ces sommes soient redirigées vers le financement d'établissements en France, et propose en complément d'instaurer une taxe sur les cigarettes électroniques, qui pourrait selon elle rapporter 90 millions d'euros par an. Car les besoins sont énormes. Outre les "6.500 personnes exilées en Belgique", la France compte "plus de 47.000 personnes" sans solution d'accueil, qui vivent au domicile de leurs parents ou dans des structures inadaptées, souligne Mme Prado.

Certaines familles ont pris la voie des tribunaux. La justice a ainsi reconnu cet été des "carences" de l'Etat et accordé jusqu'à 70.000 euros de dédommagements à sept familles soutenues par l'association Vaincre l'Autisme, dont deux qui avaient dû envoyer leurs enfants en Belgique. Mais "ce ne sont pas des indemnités qu'on veut pour nos enfants, c'est une vie", souligne Mme Prado.

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Ouverture d'une classe pour autistes à Caen : la réaction d'une maman

 

Ouverture d'une classe pour autistes à Caen : la réaction d'une maman - Tendance Ouest

Christine Anne est vice-présidente de l'association Autisme Basse-Normandie, et mère de trois enfants dont deux sont autistes. Elle voit en cette classe maternelle pour autiste "un pas, mais qui reste insuffisant". C'est la principale nouveauté de cette rentrée scolaire dans le Calvados : l'implantation d'une classe spécifique pour les enfants autistes, au sein même de l'école Michel Trégore à Caen.

 

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La vice présidente de l'UNAPEI Corynne Husse est l'invitée du 12-13 France 3 Paris Ile-de-France

 

logo france3_Ile-de-France

Ajoutée le 19 oct. 2015

Corynne Husse, est la vice présidente de l'UNAPEI, la première fédération d'associations d'aide aux handicapés mentaux et à leur famille. Elle était l’invitée du JT.

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VIDEO ONPC. Madame Eglantine Eméyé, je suis autiste. Votre fatalisme nous condamne - Par Hugo Horiot

article publié dans Le Nouvel Observateur
Publié le 19-10-2015 à 08h08 - Modifié à 11h04
LE PLUS. Samedi 17 octobre, Églantine Éméyé était l'invitée de l'émission "On n'est pas couché". Venue pour parler de son livre "Le voleur de brosses à dents", elle a évoqué son quotidien au côté de son fils, Samy, un enfant polyhandicapé et autiste. Hugo Horiot est autiste. Il n'a pas été convaincu par l'animatrice de télévision.

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

Églantine Éméyé était l'invité de l'émission "On n'est pas couché". (Capture/France 2)

 

Madame Églantine Éméyé, j’ai un problème avec vous lorsque vous prônez la culture du fatalisme au sujet de l’autisme et du handicap en général. La France a pour habitude de cacher le handicap, en dehors des écoles, du monde de l’entreprise ou encore des lieux publics, trop rarement accessibles.

Le fatalisme, c’est la petite musique habituelle que joue une immense partie du corps psychiatrique et pédopsychiatrique, préférant s’en référer à la psychanalyse, fondée sur des interprétations individuelles appartenant à la littérature, plutôt qu’aux avancées scientifiques, fondées sur des études chiffrées et des preuves.

"Faites le deuil de votre enfant !"

Combien de parents d’enfants porteurs d’une différence liée au spectre autistique, voire au handicap de façon plus large, s’entendent-ils dire par le corps médical :

"Faites le deuil de votre enfant !"

Cette réalité est si insoutenable et honteuse que les censeurs veillent au grain. Notre ami commun, Francis Perrin, en a récemment fait les frais dans son téléfilm autobiographique, la phrase ayant été jugée trop violente et diffamatoire à l’égard du corps médical en charge de la question… alors qu’elle ne reflète que la triste réalité de l’incompétence, du dogme et du fatalisme, maux contre lesquels le monde du handicap, enfants, parents et associations d’usagers se battent tous les jours. 

On ne devient pas autiste, on naît autiste et on le reste

Monsieur Yann Moix, j’ai un problème avec vous quand vous affirmez à une heure de grande écoute, au sujet de l’autisme, sujet que vous semblez connaître bien peu, que poser un diagnostic se résume à enfermer une personne dans une étiquette.


Eglantine Eméyé - On n'est pas couché 17 octobre 2015 #ONPC

 

Dans le monde médical, la question du diagnostic sert à établir un protocole. Pour cela, encore faut-il que protocole soit adapté, le personnel pédopsychiatrique, éducatif ou accompagnant correctement formé, avec des connaissances régulièrement mises à jour, voire remises en question, à la lumière des études et des recherches de la communauté scientifique internationale.

On ne devient pas autiste, on naît autiste et on le reste. Certains pensent qu’il s’agit d’une fatalité, je fais partie de ceux qui pensent que c’est une particularité.

L’accessibilité à un diagnostic précoce est primordiale en matière d’autisme afin de multiplier les chances du sujet de bénéficier d’un accompagnement adapté en fonction de son cas. Or en France, soi-disant pour ne pas enfermer un individu dans une étiquette, on préfère l’errance diagnostique, condamnant ainsi de nombreux parents à un nomadisme médical dont on les accuse ensuite.

Dans les pires des cas, cela a pour conséquence d’enfermer ces individus dans des instituts spécialisés aux pratiques douteuses et obsolètes. À défaut d’être enfermé dans une étiquette, vous voici donc enfermé en hôpital psychiatrique… est-ce réellement mieux ? Trouvez-vous cela plus humain ? Je serais curieux de connaître votre réponse.

Des mères injustement culpabilisées

À défaut de poser des diagnostics d’autisme sur des personnes concernées par ce trouble, il arrive souvent que l’on préfère des interpellations plus poétiques et littéraires comme "dysharmonie évolutive", "psychose infantile" ou encore "syndrome de Münchhausen par procuration".

Sachez que ces diagnostics, lorsqu’ils sont posés sur des personnes autistes sont lourds de conséquences. Ils consolident ainsi les croyances psychanalytiques, continuant d’associer l’autisme à une psychose qui serait due l’entourage familial, et en particulier aux mères, injustement culpabilisées.

Sachez que de tels diagnostics ne sont rien d’autres que des torchons. Des fautes professionnelles, pour parler plus élégamment et sont condamnables.

Je passe donc ici une annonce officielle : si un parent d’enfant ou d’adulte reconnu autiste par un diagnostic fiable, est en possession d’un diagnostic farfelu et erroné comme cité plus haut, signé de la main d’un expert psychiatre médiatique, qu’il me contacte. Je m’engage à lui fournir le meilleur avocat en droit de la santé et à payer la procédure.

La France de l’autisme a 50 ans de retard

Monsieur Yann Moix, quand on ne sait ce qu’on dit et qu’on aborde un sujet que l’on ne connaît pas, plutôt que de partir en digressions stériles et inappropriées, on regarde les chiffres.

En France, les enfants autistes sont 20% à être scolarisés, contre 80% à 100% dans de nombreux pays européens ou outre-Atlantique…

Les enfants autistes en France seraient-ils donc moins capables qu’ailleurs, selon vous, d’intégrer l’école plutôt que les autres ? J’aurais plutôt tendance à penser que c’est notre pays, empreint du fatalisme et du dogme en la matière, qui est incapable de les accueillir, contrairement à ses voisins… au point d’organiser l’exil de cette population en dehors de nos frontières, notamment en Belgique.

La France de l’autisme a 50 ans de retard par rapport au reste du monde, et c’est peu de le dire.

La sensibilisation ne suffit plus, le combat est juridictionnel

L’État français, condamné plusieurs fois par le Conseil de l’Europe pour défaut d’accompagnement adapté et pointé plusieurs fois du doigt par l’ONU, est hors la loi. Toute structure proposant un accompagnement non adapté à une personne autiste est hors la loi. Toute école, personne physique ou morale refusant à une personne autiste l’accès à ses droits fondamentaux et à la dignité est hors la loi.

Dans le pays des droits de l’Homme, heureusement, le droit, lui, fonctionne bien. C’est pourquoi de nombreuses familles déposent actuellement des recours contre l’État.

Peut-être que lorsque la somme des indemnités liées à ces recours atteindra l’équivalent du budget alloué à la lutte contre le terrorisme, les choses changeront plus vite ? C’est en tout cas ce que je me prends parfois à penser.

En tant que témoin de la détresse des familles concernées par l’ensemble des troubles du spectre autistique, je me bats aux côtés de nombreux autres contre ce terrorisme intellectuel que l’on nomme fatalisme. Puisque la sensibilisation ne suffit plus, ce combat se passe aujourd’hui sur le terrain juridictionnel.

Ne vous en déplaise, je fais partie de ceux qui ne négocient pas avec le terrorisme, y compris le terrorisme intellectuel.

Sur le web : Interview Chatte de Eglantine Emeyé

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18 octobre 2015

Vidéo -> Eglantine Emeyé parle d'autisme dans ONPC : elle nuit à notre combat de parents - article d'Olivia Cattan

article publié dans Le Nouvel Observateur
Publié le 18-10-2015 à 14h58 - Modifié à 16h10
LE PLUS. Invitée sur le plateau de Laurent Ruquier pour parler de son livre "Le voleur de brosses à dents", Églantine Émeyé est revenue sur son combat de mère d'un enfant polyhandicapé. Jugée bouleversante par de nombreux internautes, elle a également fait bondir beaucoup de parents, dont Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Autisme.

Édité par Louise Pothier 

Eglantine Emeyé était l'invité de Laurent Ruquier dans

Eglantine Emeyé était l'invité de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché" samedi 17 octobre. (Capture d'écran France 2)

 

Il y a parfois des gens qui vous donnent envie de vous battre comme Francis Perrin et Sandrine Bonnaire et d’autres qui vous incitent à tout abandonner. Et là je m’adresse à vous Eglantine Emeyé.

J’ai créé l’association SOS Autisme dans le but de me battre pour les personnes autistes. Notre campagne : "Un artiste, un autiste" a pourtant été diffusée sur toutes les chaînes de télévision, les radios, les cinémas, essayant de faire évoluer les mentalités et les préjugés sur l’autisme mais plus largement sur le handicap.

Nous avons voulu montrer que la place de nos enfants autistes était à l’école, dans les clubs de sport et les conservatoires de musique et non dans les hôpitaux sous camisole chimique.

 

Là où il y a de l’éducatif, de la culture mais surtout où il y a de la vie. De la vie avec les autres et où l’on apprend à accepter toutes les différences.

Mais votre campagne pro psychanalytique réduit à néant tout ce que les associations de parents tentent de faire.

Ce que vous avez dit samedi dans l’émission "On n'est pas couché" m’a fait bondir. Et je ne suis pas la seule.

Un malaise propre à la France

Savez-vous, madame Émeyé, qu’aux États-Unis, au Canada, en Israël, en Angleterre, en Italie, au Danemark, on soigne les enfants atteints d’autisme par des méthodes éducatives ? Et peu importe leur nom, ABA TEACH, Feurstein, Sonrise. Savez-vous que cette méthode barbare, le "packing", dont vous vantez les mérites y est interdite ? Parce qu’elle est jugée dangereuse et inefficace !

Parfois je me demande si notre pays fait partie de l’Europe, pour être si coupé des avancées du reste du monde. Là-bas, dans l’autre monde qui avance, il y a des autistes informaticiens, il y a des consultants autistes qui travaillent pour le ministère de la Défense, il y a des musiciens, des comptables, des professeurs ?

Alors quel est notre problème français ?

Est-ce à cause des associations qui n’arrivent pas à se réunir pour lutter ensemble contre le lobby psychanalytique ? Est-ce parce que la Haute autorité de Santé qui préconise l’ABA ainsi que notre ministre du Handicap qui défend l’intégration des personnes autistes, n’arrivent pas à se faire entendre des médias ?

Est-ce parce que l’idéologie psychanalytique est trop ancrée dans l’histoire de notre pays et dans toutes les sphères de la société que tous nos efforts sont voués à l’échec ?

Il y a pourtant de formidables médecins et chercheurs en France qui savent bien que dans les autres pays, on ne pense plus, comme le prônait Bettelheim, il y a des décennies, que la mère est responsable de l’autisme de son enfant ?

Alors que se passe-t-il dans notre pays ? À croire que nous sommes sur une île coupée du reste du monde ?

Non, je n'ai pas envie de frapper mon enfant

Outre cette pensée d’un autre temps que vous incarnez Madame Emeyé, puisque votre maître à penser s’appelle Marcel Rufo, il y a autre chose qui me gêne chez vous.

Vous défendez l’abandon et en tant que mère, cela m’est insupportable.

http://www.programme-tv.net/news/tv/73215-bouleversante-eglantine-emeye-evoque-sa-solitude-face-au-handicap-de-son-fils-je-comprends-ceux-qui-craquent-video/

 

Madame Léa Salamé a trouvé admirable que vous osiez écrire "avoir eu envie de frapper votre enfant" ou "de le jeter par la fenêtre". Peut-être n’est-elle pas encore maman ou peut-être fait-elle partie de ce milieu parisien littéraire où l’on admire ceux qui transgresse les valeurs et les bons sentiments ? Mais personnellement, comme beaucoup de parents sur les réseaux sociaux, je trouve cela terrifiant.

Il est normal pour chaque parent d’être à bout, surtout lorsque l’on a un enfant autiste qui enchaîne troubles du comportement et scènes de violences. Mais personnellement, ce ne sont pas ces idées-là qui me viennent lorsque mon fils est "difficile".

Je cherche d’autres méthodes, d’autres idées pour aider mon enfant à se sentir mieux. Je cherche d’autres thérapeutes si ceux-là ne le font plus assez avancer. J’ai parcouru le monde et continuerai à le faire s’il le fallait, je soulèverais des montagnes pour sauver mon fils de ce syndrome qui le ronge.

Aidons nos enfants à avoir une vie normale

Et ayant deux autres enfants qui ont parfois eu du mal à faire face au handicap de leur frère, je les ai toujours aidés à dépasser leur peine et aimer leur frère encore davantage.

Et je ne les aurais jamais séparés les uns des autres.

Parce qu’il est important pour un enfant autiste de sentir que sa famille l’entoure et croit en lui.

Et même si on ne peut pas sortir de l’autisme, nous pouvons aider nos enfants à avoir une vie normale, faite d’amour et de joie. On peut les aider à avoir un métier, des passions, une famille.

Je ne vous dis pas que ce chemin est facile et qu’il n’est pas jonché de larmes, mais l’espoir et l’amour doivent être nos seuls moteurs.

Votre capitulation n'est pas un modèle

Et je refuse que votre capitulation devant le handicap de votre fils devienne notre modèle parce que cela serait condamner l’avenir de millier d’enfants handicapés.

Toutes ces familles que je vois au quotidien sont isolées, précaires et souvent à bout de nerf parce qu’il faut faire face chaque jour et que ces hommes et ces femmes n’ont aucun répit.

Pourtant ils se battent avec tant de renonciation pour leur propre vie que c’est eux qui m’inspirent à ne jamais laisser tomber le combat que nous menons pour nos enfants.

Nous nous sommes rencontrés quelquefois, Églantine, dîner une fois ensemble et sachez  que pour écrire cette tribune j’ai dû lutter contre mes bons sentiments de femme, de mère et de féministe qui m’auraient conduite à vous plaindre et à vous défendre.

Mais lorsque l’on met en danger l’avenir de 600.000 personnes autistes comme vous le faites, il est de mon devoir d’écrire cette tribune.

Battons-nous pour l'avenir de nos enfants

Les médias innocents vous invitent parce que votre livre est émouvant, que vous êtes journaliste et qu’une maman isolée qui se bat seule mérite le respect.

Mais tous ces journalistes que je ne peux blâmer et qui n’ont pas d’enfants autistes ne connaissent pas les enjeux qui se jouent en arrière-plan lorsque vous favorisez l’hôpital à l’école, que vous défendez le "packing" face aux méthodes éducatives qui permettent à l’enfant d’apprendre, de contrôler ses troubles et frustrations, d’exprimer ses émotions et de le sortir de son isolement.

Ils ne savent pas que chaque jour nous devons nous battre contre toutes les institutions et contre tous ceux qui pensent que la place de notre enfant n’est pas dans la société mais en dehors. Des gens qui ont poussé certains parents à s’exiler.

Parce que l’Onu a condamné la France plusieurs fois pour maltraitance vis-à-vis des personnes autistes à cause de notre retard en matière d’intégration.

Alors je sais que cette tribune déplaira à de nombreux amis communs mais l’important n’est pas de plaire ou de déplaire mais de défendre l’avenir de nos enfants.

 

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17 octobre 2015

Le sort des personnes avec handicap !

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15 octobre 2015

Israël et sa politique d'inclusion des autistes dans le marché du travail

article publié dans The Times of Israel

Cette politique permet d’utiliser les compétences exceptionnelles des autistes, hélas souvent ignorées

12 octobre 2015, 19:42
Capture d'écran YouTube : Hamou Bouakkaz, auteur de Aveugle, arabe et homme politique
Capture d'écran YouTube : Hamou Bouakkaz, auteur de Aveugle, arabe et homme politique

Hamou Bouakkaz revient sur l’exemple d’Israël dans sa politique remarquable d’inclusion des autistes sur le marché du travail.

Hamou Bouakkaz, Conseiller du 20e arrondissement de Paris et Président de l’association Paul Guinot, explique qu’Israël a réussi à mettre à profit, pour ses start-ups, les compétences des autistes rapporte le site tsa-quotidien.fr.

Il prend pour exemple Ester Zabar, qui a voyagé d’Israël jusqu’au Danemark pour adapter son entreprise à la formation et au recrutement de personnes autistes.

Cette dernière s’est adressée à Specialisterne qui a rendu possible l’ouverture d’un million de places en entreprise pour les autistes.

La technique de Specialisterne est de détecter les capacités des autistes pour leur trouver l’activité qui leur correspondra le mieux.

Quand Ester Zabar retourne en Israël, elle applique la méthode danoise et crée l’entreprise AQA.

Par l’intermédiaire de son entreprise, Ester forme les autistes à rentrer sur le marché du travail en les accompagnant au début pour que ces derniers s’adaptent au mieux à l’environnement professionnel.

Beaucoup d’entreprises israéliennes ont recruté les élèves d’Ester. Elles sont toutes d’accord sur l’efficacité et la concentration des collaborateurs autistes. Au fur et à mesure, ils acquièrent de l’assurance et prennent des initiatives souvent originales qui portent leur fruit, explique Hamou Bouakkaz.

Les équipes, afin de permettre une intégration performante, doivent s’adapter au langage de l’autiste en parlant explicitement et sans faire d’allusion.

Cette politique d’inclusion permet d’utiliser les compétences exceptionnelles des autistes, hélas, souvent ignorées.

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10 octobre 2015

Montpellier : l'adolescent autiste mis sur la touche par l'école

Montpellier : l’adolescent autiste mis sur la touche par l’école
Marie-Sophie : "On me dit que mon histoire est banale..."
R. D. H.

A maël, malgré une classe de 3e réussie, n'a pas obtenu l'orientation souhaitée. Mais sa mère se bat. Toujours.

Une double souffrance. Celle d'un ado autiste et de sa mère, désolée par la situation actuelle. "Amaël se retrouve dans une unité spécialisée en hôpital de jour à Jacou. Tous les jours, il leur dit que l'école lui manque, qu'être avec des enfants “normaux”, ça lui manque... En fait, il se laisse glisser, il ne croit plus au système." Marie-Sophie, véritable mère courage du quotidien - "les trajets me prennent jusqu'à quatorze heures par semaine" - se désespère. "C'est très compliqué de continuer à motiver Amaël pour qu'il ait, chaque jour, l'envie de se lever, de faire des choses."

Une impasse pour un ado qui, jusqu'en janvier dernier, avait pu fréquenter l'école. Presque comme les autres. D'abord en primaire à Victor-Hugo puis au collège privé Saint-Jean-Baptiste de la Salle, dans ce quartier des Beaux-Arts où il vit avec sa mère et son grand frère. Sa 3e validée, Amaël rêvait d'un CAP de boulanger. Ou pâtissier. "

Il rêve de boulangerie et se voit proposer un métier dans le BTP
Début septembre, l'académie m'a proposé une affectation en classe de 3e prépa pro au lycée Léonard-de-Vinci, à La Paillade. "On m'a mis la pression en me disant : on vous propose quelque chose, ne faites pas la fine bouche. Étonnant quand même de vouloir pousser un adolescent autiste vers un métier du bâtiment quand celui-ci ne rêve que de fours à pains ! J'ai refusé et on ne m'a plus rien proposé."

Malgré une foule de courriers, et de multiples coups de téléphone, Marie-Sophie n'a pas réussi à faire évoluer la position de l'académie. "Tout le monde me disait, au téléphone, avoir lu l'article sur Amaël mais personne ne me dit : “Madame, on va vous recevoir”... Mais rien !" Pas plus de réactions d'élus locaux. La maman ne parvient évidemment pas à se consoler des mots glissés par le personnel de l'hôpital de jour spécialisé pour les adolescents autistes désormais fréquenté par Amaël. "On me dit que mon histoire est banale pour eux. Ils entendent ça très régulièrement."

Malgré tant d'adversité, Marie-Sophie "ne baisse pas les bras. J'ai adhéré à l'association nationale Vaincre l'autisme qui engage, au nom de 200 familles, une action juridique contre l'État français." Une première action de l'association avait conduit le Comité européen des droits sociaux, instance du Conseil de l'Europe, à conclure, en septembre 2013, "à une violation par la France des dispositions de la charte sociale européenne".

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09 octobre 2015

Samedi 10 octobre à Rennes : Sophie Janois, avocate & Hugo Horiot, comédien

 

Autism'Aide 35

Autism'Aide 35 est une association de parents d'enfants et d'adultes porteurs des troubles du spectre autistique. L'autisme n'est pas le choix du sujet.........

http://www.autismaide35.com

 

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