10 septembre 2014

Les Maisons de l'autonomie vont-elles manger les MDPH ?

article publié dans handicap.fr

Résumé : Le projet de loi " Adaptation de la société au vieillissement " est débattu le 9 septembre 2014 à l'Assemblée. A quelle sauce les MDPH vont-elles être mangées ? Certaines associations s'inquiètent pour leur avenir.
 
Par le 09-09-2014

Mardi 9 septembre 2014. Les députés planchent sur le projet de loi « Adaptation de la société au vieillissement ». Vieillissement, perte d'autonomie, handicap… Il n'y a qu'un pas que certains ont peur de voir franchir. C'est notamment le cas de l'APF (Association des paralysés de France) qui, en marge de ce débat, s'exprime sur les craintes de voir évoluer les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) en Maison de l'autonomie (MDA) avec des charges amplifiées malgré des moyens constants. Avant que l'hémycyle ne rende son verdict, l'association tient à rappeler que ce texte, qui concerne les personnes âgées, impacte directement les personnes en situation de handicap et leur famille. Et de redire qu'une « amélioration du fonctionnement et des moyens actuels des MDPH est indispensable » avant d'entreprendre une telle métamorphose.

Comment survivre sans moyens supplémentaires ?

Depuis la loi handicap de 2005, les attentes des personnes en situation de handicap et de leur famille sont considérables vis-à-vis des dispositifs d'accès aux droits que sont les (MDPH). Cependant, l'APF déplore « que ce projet de loi ne prévoie aucun moyen supplémentaire et qu'au contraire, il ouvre les groupements d'intérêts publics (GIP) MDPH aux personnes âgées ! ». Et de se demander « Comment les MDPH, déjà en grande difficulté, pourront-elles absorber de nouvelles missions sans moyen supplémentaire ? ».

MDPH : des constats alarmants

Comme le rapport de Denis Piveteau, conseiller d'État, vient de le rappeler, les MDPH sont le pivot fondamental dans le parcours de vie des personnes en situation de handicap et de leur famille. Or, les constats sont aujourd'hui alarmants. Le nombre de demandeurs en 2013 et 2014 explose. Les délais d'instruction des demandes sont très longs (jusqu'à 18 mois d'attente). Les plans de réponses sont inadaptés et ne correspondent pas aux besoins des personnes occasionnant de très lourds restes à charge. 80% des évaluations de situation se font sans que la personne soit vue ni entendue par les équipes de la MDPH…

Des droits au rabais ?

Selon l'APF, « alors que le dispositif actuel présente déjà de nombreux dysfonctionnements, les parlementaires vont étudier la mise en place des Maisons de l'autonomie (MDA) qui ont pour objectif d'accueillir les personnes en situation de handicap et leur famille mais également un public supplémentaire conséquent, les personnes âgées dépendantes. » Comment ces dispositifs vont-ils pouvoir répondre aux besoins de tous ? L'association s'interroge : « S'oriente-t-on vers un système qui sacrifie les uns pour mettre en place des dispositifs pour les autres ? Au risque de proposer des dispositifs d'accès aux droits au rabais ? »

Une barrière d'âge qui fait polémique

Ne faudrait-il pas en priorité mettre en place de moyens supplémentaires et cohérents qui garantissent un égal accès aux droits pour tous, quel que soit leur âge, dans l'esprit et la lettre de la loi handicap de 2005 ? Ainsi, l'association, comme bien d'autres, revendique l'abaissement des barrières d'âges (les fameux 60 ans qui font qu'avant on est « handicapé » et après « âgé », avec des droits différents) afin que tous puissent avoir accès à un véritable droit à compensation pour tous. Elle espère que ce projet de loi se contentera de donner un cadre aux MDA déjà existantes (qui, elle le rappelle, ont été mises en place sans concertation ni réglementation) et non pas pour favoriser de nouvelles créations dans le contexte actuel.

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09 septembre 2014

AESH : les conditions de recrutement et d'exercice

08 sept. 2014

AESH : les conditions de recrutement et d’exercice

Une circulaire précise les modalités de mise en œuvre du nouveau dispositif des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle présente également le processus de « passage » des actuels AVS dans la catégorie AESH.

Tous les AESH sont des agents contractuels engagés par contrat de droit public à durée déterminée, sous réserve de l'autorisation du Dasen et de l’accord préalable du conseil d’administration de l’EPLE. Le CDD est conclu pour trois ans maximum. Il peut être renouvelé dans la limite maximale de six ans. Un temps complet équivaut à 1 607 h annuelles, sur la base d'un nombre de semaines compris entre 39 et 45.

Une qualification spécifique aux postulants est exigée, à travers la détention d'un diplôme professionnel dans le domaine de l'aide à la personne (dans un futur proche, les diplômes d'État d'auxiliaire de vie sociale, d'aide médico-psychologique ou de mention complémentaire aide à domicile seront remplacés par un diplôme professionnel unique), sauf si ces derniers peuvent justifier d’exercice professionnel antérieur d’au moins deux ans sur des fonctions d'aide à l'inclusion scolaire des élèves en situation de handicap.

Selon les missions exercées par l’AESH, le recruteur est :

  • l'État via le recteur d'académie ou le Dasen qui en reçoit la délégation, pour exercer des fonctions d'aide individuelle ;
  • l'État via le recteur d'académie ou le Dasen qui en reçoit la délégation ou bien un établissement « en fonction des supports disponibles », pour exercer les fonctions d'aide mutualisée ou d'appui à des dispositifs collectifs de scolarisation.

Les AESH peuvent également être mis à la disposition des collectivités territoriales, sous conditions.

Désormais, la perspective d’une CDIsation est possible. Elle peut intervenir à l'issue de six années d'exercice effectif des fonctions. Sous quelles conditions ? Uniquement la durée d'exercice des fonctions (à apprécier au cas par cas, selon la quotité exercée, la continuité ou non des services accomplis…). Le texte ministériel précise que « la possession du diplôme professionnel ou l'engagement dans une démarche de validation des acquis de l'expérience en vue de son obtention ne sont pas obligatoires ».

L’AESH doit intervenir auprès de l’élève en situation de handicap, mais il doit également participer au suivi et à la mise en œuvre du projet personnalisé de l'élève à travers une présence aux réunions, aux dispositifs École ouverte et stages de remise à niveau…

Pour en savoir plus :

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Reconnaître les signes de l'autisme

article publié sur AUTISME INFO 31

Brochures de dépistage réalisées par Autisme France et Autisme sans frontière.

« Aujourd’hui, 1 enfant sur 150 naît autiste… (chiffre INSERM).
Trop peu d’enfants sont dépistés dans les premières années. Pourtant, une prise en charge précoce et adaptée permet de compenser en partie le handicap.
 »

« Nos associations militent pour un accompagnement éducatif et comportemental précoce des personnes autistes, afin de les aider à progresser et de leur offrir une véritable perspective d’avenir.
Notre démarche vise aussi la socialisation et la scolarisation des enfants en milieu ordinaire en s’appuyant sur des professionnels (psychologues, accompagnateurs, orthophonistes, pédopsychiatres…) formés à l’autisme
. »

Pour en savoir plus et pour informer les familles :
www.depistageautisme.com
Téléphone : 04.92.99.28.07

 

3 DOCUMENTS À TÉLÉCHARGER :

Tableau récapitulatif des signes précoces de l’autisme :
(cliquer sur le lien ci-dessous afin de télécharger le document en pdf)

signes precoces de l’autisme

Outils d’évaluation des signes d’alerte :
(cliquer sur le lien ci-dessous afin de télécharger le document en pdf)

Outils_devaluation_des_signes_dalerte

Les critères de diagnostique du DMS-IV (Manuel Diagnostique et Statistique
des troubles mentaux) et du CIM-10 (classification internationale des
maladies et des problèmes de santé connexes – Organisation Mondiale de la
Santé (OMS)) :
(cliquer sur le lien ci-dessous afin de télécharger le document en pdf)
Les_criteres_de_diagnostique_du_DMS

SOURCE : Autisme France et Autisme sans frontières

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Le site du collectif EGALITED ? Une mine d'or pour les familles touchées par l'autisme !

Bienvenue - Que faire en cas d'autisme ? - Actualités, cliquez ici


Bienvenue sur le site du collectif EGALITED. Notre collectif a pour ambition de défendre les droits des personnes porteuses d'autisme et des autres Troubles Envahissants du Développement. Nous entendons oeuvrer pour l'égalité des personnes autistes, la défense de leurs droits, et leur inclusion sociale, sur le modèle des meilleures pratiques en vigueur dans le monde. Ce site rassemble des informations et des ressources pour toutes les familles touchées par l'autisme.

Gardez en tête qu'à partir du moment où vous êtes confrontés à l'autisme, votre vie va être bouleversée. Compte tenu de l'incompétence notoire de nombreux professionnels médicaux et paramédicaux dans ce domaine, vous ne pourrez pas faire aveuglément confiance au "docteur en blouse blanche". Il vous faudra vous informer par vous même, vous former, faire preuve de recul et d'esprit critique. Le meilleur spécialiste de votre enfant, c'est vous, le parent, pas le médecin. Le meilleur allié de votre enfant, c'est encore vous. La seule personne apte à décider de ce qui est bon ou pas pour lui, c'est toujours vous et personne d'autre. Nul ne défendra les droits de votre enfant à votre place.

Le meilleur professionnel, c'est celui qui vous donne un libre accès à l'information, qui vous dit son point de vue, qui vous explique clairement son action, ses buts et ses moyens, et qui ensuite vous laisse libre de décider en toute connaissance de cause sans tenter de vous forcer la main.

Que faire en cas d'autisme ?

1- dépister et diagnostiquer selon les recommandations en vigueur: voir Autisme Infos  
2- mettre en place une prise en charge éducative: voir 
Prises en charge
3- la financer: voir 
Administratif
4- mettre en place une aide à l'école: voir 
Ecole, AVS
5- vous préserver pour votre bien et celui de votre enfant, gérer le quotidien, vous former: voir 
Quotidien, aide, outils

6- fuire la psychanalyse et les psychanalystes qui n'apportent rien aux autistes ni à leurs familles
7- faire de votre mieux tous les jours et écouter votre coeur de parent avant tout
8- ne pas rester isolés: rejoindre une association ou un collectif comme EgaliTED.

Fiche d'information de la Haute Autorité de Santé à destination des médecins: cliquez ici


Vous pouvez nous contacter ou nous rejoindre:
- par e-mail: 
col.egalited@gmail.com
- notre forum: 
http://collectif-egalited.fr-bb.com/
- notre page Facebook: 
EgaliTED

Gardez en tête qu'à partir du moment où vous êtes confrontés à l'autisme, votre vie va être bouleversée. Compte tenu de l'incompétence notoire de nombreux professionnels médicaux et paramédicaux dans ce domaine, vous ne pourrez pas faire aveuglément confiance au "docteur en blouse blanche". Il vous faudra vous informer par vous même, vous former, faire preuve de recul et d'esprit critique. Le meilleur spécialiste de votre enfant, c'est vous, le parent, pas le médecin. Le meilleur allié de votre enfant, c'est encore vous. La seule personne apte à décider de ce qui est bon ou pas pour lui, c'est toujours vous et personne d'autre. Nul ne défendra les droits de votre enfant à votre place.

Le meilleur professionnel, c'est celui qui vous donne un libre accès à l'information, qui vous dit son point de vue, qui vous explique clairement son action, ses buts et ses moyens, et qui ensuite vous laisse libre de décider en toute connaissance de cause sans tenter de vous forcer la main.
 

 


Actualités

Depuis cette page d'accueil, vous aurez accès sur la gauche à des pages décrivant nos actions passées et en cours.


18 aout 2014 - EgaliTED écrit au Ministère des Finances pour demander la non-fiscalisation de la PCH

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) constitue pour beaucoup de familles la seule façon de financer la prise en charge éducative de leur enfant. Or celle-ci peut subir une imposition, voire une demande de paiement de CSG et RDS, ce qui se traduit par une charge financière insupportable et inéquitable pour les familles concernées. Afin de remédier à cette situation nous avons écrit au Ministre des Finances, ainsi qu'au Défenseur des Droits.







18 juillet 2014 - Instruction ministérielle sur le repérage, diagnostic et intervention précoce dans le cadre du plan autisme

La présente instruction porte sur la mise en œuvre de l’action du plan autisme 2013-2017 relative à la mise en place d’une organisation régionale coordonnée et graduée favorisant le repérage, le diagnostic et les interventions précoces, avant l’âge de 6 ans, pour les enfants avec autisme ou autres troubles envahissants du développement.

Cliquez ci-dessous pour le texte complet:




3 juin 2014 - A propos d’un « itinéraire institutionnel d’un sujet en devenir »

Analyse d'un suivi "typique" dans un service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent, à Paris, relaté dans le magazine "PsychoMedia" n°46.

Notre nouvel article sur Agoravox:




26 mai 2014 - Le point sur les causes de l'autisme

Une récente étude scientifique apporte un éclairage nouveau sur les causes de l’autisme, concernant le rôle de la génétique. Cette étude relance le débat sur ce sujet, pomme de discorde récurrente entre psychiatres, familles, et associations. Faisons le point.

Notre nouvel article sur Agoravox:



 


20 mars 2014 - L'association TOUPI conteste une décision de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France

La gestion par les Agences Régionales de Santé de l'argent public pour l'autisme fait depuis quelques mois l'objet de polémiques grandissantes de la part des associations d'usagers. La polémique prend une nouvelle tournure avec le recours en justice que viens de déposer l'association Toupi contre une décision de l'ARS d'Ile de France qui attribue un service d'éducation spéciale pour autistes à une association jugée "quasi-exclusivement psychanalytique". L'association Toupi n'est pas directement partie prenante à l'appel à projets, mais a choisi de déposer un recours dans l'intéret des usagers de ce futur service éducatif. (Cliquez sur l'image ci-dessous)





5 février 2014 - Education des enfants autistes: la France condamnée


5 février 2014
 - "Le Conseil de l'Europe vient de condamner la France pour ne pas avoir respecté le droit des enfants autistes à recevoir une éducation. Le pays avait en effet ratifié, il y a quinze ans, la Charte sociale européenne, qui le garantit. Dans la décision, que L'Express a pu consulter, les 13 experts indépendants réunis par cette instance de défense des droits de l'homme ont conclu à l'unanimité que, en France, "il y a violation de la Charte sociale européenne révisée en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun, et l'absence de prédominance d'un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées".

Merci à 
Vaincre l'Autisme d'avoir initié cette action, dont on espère qu'elle génèrera un électrochoc tant au Gouvernement que dans les institutions.

Lire la résolution du Conseil de l'Europe en cliquant ci-dessous


Lire l'article de l'Express en cliquant sur l'image



 

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Handicap : Madame Neuville, la colère des parents monte. Notre combat ne fait que commencer

article publié dans Le Nouvel Observateur
Publié le 08-09-2014 à 12h54 - Modifié à 15h03

Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes
LE PLUS. La scolarisation des enfants handicapés progresse chaque année de plus de 10%, selon Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargé des personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion. Bien insuffisant pour Jean-Luc Duval, président du Collectif Citoyen Handicap, qui a souhaité lui adresser ce coup de gueule. Il appelle à un rassemblement le 30 septembre.

Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

 Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, à Paris le 26/06/14 (R.MEIGNEUX/SIPA)

 

Madame Neuville, 

Je vous écris cette lettre ouverte en tant que président du Collectif Citoyen Handicap, mais aussi papa de Yanis et Samy, mes jumeaux autistes, pour vous faire part de ma colère, de la colère des personnes handicapées de toute la France qui n'en peuvent plus, ne comprennent pas l'acharnement dont il font l'objet pour leur retirer le peu de droits qu'on leur accorde.
Nous lisons attentivement vos déclarations, assistons impuissants a cette mascarade médiatique qui consiste à laisser croire au reste de la population que la France prend soin de cette population, à laisser entendre comme cela a été fait lors de la rencontre avec les grandes associations que vous ne connaissez pas la situation, à dire que la conférence nationale pour le handicap en fin d'année permettra de faire un état des lieux.

Permettez moi, Madame Neuville, de vous faire gagner du temps. L'état des lieux dont vous parlez existe déjà, vos partenaires, ces associations, ne vous ont-ils pas décrit nos difficultés, le marasme administratif actuel provoqué par un manque de moyens, par des administrations hautaines soi-disant au service de l'usager, mais qui entendent, par le chantage si nécessaire, sans aucun respect des lois, décider de la vie de ces personnes ?

"Liberté, égalité, fraternité" ? Pas pour les personnes handicapées

La France a une devise, "Liberté, égalité, fraternité", mais elle reste abstraite pour ceux touchés par le handicap.

La liberté, nous en avons été privés depuis longtemps par l'absence d'accessibilité qui prive des milliers de personnes de la liberté de déplacement. Sont privés de liberté ces enfants que l'on pousse dans des instituts isolés non adaptés, financés à coup de subventions et tenus par des associations gestionnaires qui font passer leurs finances après les valeurs. La liberté n'existe plus dans le quotidien de ces personnes, placées sous la tyrannie des Maisons départementales des personnes handicapées, qui entendent décider de tout, et impose leurs choix.

L'égalité n'est qu'illusion dans ce petit monde du handicap, comment pourrions y croire alors que la grande majorité des enfants handicapés sont privés d'écoles, alors que ces mêmes enfants sont privés de prise en charge, privés d'avenir... Comment pourriez-vous encore parler d'égalité alors que tant d'adulte handicapés n'ont aucune reconnaissance administrative, sont privés de leurs droits, de soins, de travail, de dignité jetés dans la précarité...

Enfin, concernant la fraternité, il s'agit d'une utopie pour ces 10% de la population qui n'ont aucun droit à la parole, peu de droit à la compassion, sont exclus de toute décision.

Madame Neuville, le gouvernement n'est-il pas une représentation du peuple ? Je n'y ai jamais vu de personne handicapée, et lors de ma visite en novembre 2013 dans votre ministère, j'ai juste été écœuré de constater que des conseillers en charge du handicap n'y connaissaient rien..

La fraternité est un lien qui unit le peuple, dont vous êtes issue, un lien qui n'existe pas sans intérêt réciproque entre individus, et je n'ai pas vu ce lien chez ceux chargés de mettre en place la politique qui nous concerne pourtant.

 

Être handicapé en France est une condamnation à vie

Madame Neuville, depuis la création du Collectif Citoyen Handicap, notre équipe se bat chaque jour pour venir en aide à ces parents que l'on a isolé, ces adultes que l'ont prive de soins et de revenus, pour ces enfants que les gouvernements successifs sacrifient sans même se retourner.

Des milliers d'appels téléphoniques, des centaines de courriers, autant de temps perdu à rappeler à chacun des responsables, à tous les niveaux, leurs obligations, les lois, mais tout cela est vain. Chaque problème résolu en amène un nouveau, car l'horrible vérité est qu'être handicapé en France est une condamnation à vie, une condamnation à se battre pour souvent survivre, un dur et long combat qui engendre souffrance, épuisement et drames.

Je terminerais, Madame Neuville, en vous affirmant qu'aucune pression ne nous fera cesser le combat.

La Maison départementale des personnes handicapées du Nord a pris mes enfants en otage depuis le 1er avril en les privant de prise en charge, une pression inutile qui n’empêchera nullement notre appel à l'occupation pacifique des MDPH le 30 septembre prochain, et bien plus encore renforce ma détermination à agir.

Le 30 septembre, vous ne pourrez plus vous taire, vous ne pourrez plus éviter la confrontation en n'invitant que les associations gestionnaires dans vos réunions, vous serez tenue de répondre à ces milliers de gens qui crieront leurs colères, leurs désespoirs.

Le combat ne fait que commencer, la colère monte...

 

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08 septembre 2014

Dispositif pour l'Insertion Sociale et Professionnelle des Elèves Handicapés - DISPEH


Espace DISPEH : tous les documents

 
Le DISPEH est un dispositif visant à favoriser l'insertion sociale et professionnelle des élèves handicapés.

Il permet de favoriser l'élaboration et la concrétisation d'un véritable projet de vie - incluant notamment le projet professionnel - en adaptant et en rendant accessibles les dispositifs de formation existants
(loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées).

Il s'adresse prioritairement aux élèves handicapés âgés de 14 à 20 ans, quel que soit leur lieu de scolarisation (les Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire -ULIS-, les EPLE, les instituts médico-professionnels -SIFPRO-, etc...).


Objectif : Dépasser l'effet filière et créer un parcours de formation le plus souple possible, au bénéfice de l'élève handicapé.

A cet effet, le DISPEH met en place des passerelles entre les dispositifs de formation de droit commun et les structures médico-sociales afin de permettre aux élèves en situation de handicap de :

  • découvrir des champs professionnels ou des métiers
  • se former

en prenant en compte leurs goûts , le développement de leurs compétences tout en respectant leurs besoins.



>  Une démarche intégrant quatre objectifs complémentaires :

  • L'éducation au choix
  • La préparation à la formation professionnelle
  • La reconnaissance des acquis
  • L'insertion


>  Deux modules :

  • La découverte de champs professionnels et de métiers (mise en réseau des plateaux techniques des lycées professionnels, EGPA , SIFPRO, CFA), suivant des modalités concertées (notamment en terme d'accompagnement éducatif).
  • La formation professionnelle adaptée (modalités de formation, contenus et accompagnement).


>  Des partenaires impliqués dans ce dispositif :

  • la Direction Départementale des Services de l'Education Nationale (DSDEN) de Seine-et-Marne et le Rectorat de Créteil,
  • les structures médico-sociales et leurs associations gestionnaires,
  • les CFA et les chambres de commerce et d'industries, les chambres des métiers et de l'artisanat,
  • le ministère de l'agriculture, l'ARS,
  • le CRIF, le Conseil Général et la MDPH,
  • la DDTEFP, les entreprises.

L'organisation générale de ce dispositif, fortement ancré sur le partenariat, repose sur un ensemble de commissions qui, à des niveaux divers, construisent et inventent, pour que les jeunes handicapés puissent parvenir à une insertion sociale et professionnelle réussie.


La mise en œuvre du DISPEH


-  Dès 14 ans... La découverte de champs professionnels et de métiers.
Dès lors que le projet professionnel se dessine avec la famille, en particulier en équipe de suivi de la scolarisation (ESS), et que la situation médicale du jeune l’autorise,  les stages (individuels ou collectifs) peuvent être envisagés sur les plateaux techniques des lycées professionnels, des SEGPA , des SIFPRO ou des CFA.
Une convention de stage individuelle est alors rédigée. Elle est obligatoirement signée par les établissements (établissement d'origine du jeune et établissement d'accueil en stage) et la famille ou le jeune majeur.
Un passeport (livret de suivi du stage) est confié au jeune à chacun des stages.
L'utilisation des transports en commun (lorsqu’ils existent et que l'autonomie du jeune le permet) est privilégiée.

- Dès 16 ans... La formation professionnelle et la formation professionnelle adaptée
La formation professionnelle se déroule soit en EPLE, soit en pôle de formation adaptée (association d'un CFA ou d'un EREA et d'un SIFPRO (tête de réseau formation).

- Les formations actuellement en cours :

  • Cuisine : IMED de Claye-Souilly / CFA Alexis Tingaud (Congis sur Thérouanne) / IME la Sapinière ( Ecuelles) / CFA Avon??, EPMS de Fontenay-Trésigny / UTEC Emerainville Lycée Antonin Carême (Savigny le Temple)
  • Service en salle : IMED de Claye-Souilly / CFA Alexis Tingaud (Congis sur Thérouanne)
  • Boulangerie : IME Gabrielle / IMA de Meaux??Bâtiment (maçonnerie, peinture, métallerie) : EREA Léopold Bellan (Chamigny)
  • Maintenance des Bâtiments de collectivité : Lycée Benjamin Francklin  (La Rochette) Lycée des Pannevelles (Provins)
  • Mosaïque –Carrellage : Lycée des Pannevelles (Provins)
  • Maçonnerie : IME la Sapinière / CFA de Nangis??Peinture : EPMS du Provinois / CFA de Nangis
  • Service en milieu rural : IME Villers (Aulnoy) / CFA de la Bretonnière (Chailly en Brie)
  • Travaux paysagers : EPMS de Fontenay-Trésigny / CFA de la Bretonnière? IME l'Envolée (Dammarie les Lys) / CFA de la Bretonnière (Chailly en Brie).

Les élèves bénéficient, selon les pôles de formation, de 2000 heures de formation (accord de la région Ile de France) sur les plateaux techniques des CFA, des SIFPRO ou de l'EREA et en entreprise.

Dès la première année de ce module, des stages en entreprise complètent la formation.

Les lieux de stage sont identifiés et organisés par les établissements d'origine et la famille (ou du jeune majeur).

En fin de formation, une évaluation permet de délivrer officiellement une attestation de compétences professionnelles acquises dans le cadre de la formation préparant à un CAP.



>  Contacts :


Laurence BOCQUILLON

Coordonnatrice DISPEH
Mission ASH
Courriel : Dispeh77@orange.fr .
Tél. : 06 37 78 97 85

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"Le Mur" de Sophie Robert -> un point de rupture dans l'histoire de l'autisme en FRANCE

7 septembre 2011 - 7 septembre 2014 : le MUR, trois ans déjà!
Pour celles et ceux qui s'y intéressent et souhaitent communiquer autour de l'affaire à l'intention de leur entourage, des journalistes, ou des personnes qui prennent en charge leur enfant : la chronologie sourcée des événements depuis la sortie du film, avec les documents en liens hypertextes:
http://www.dragonbleutv.com/documentaires/2-le-mur-ou-la-psychanalyse-a-l-epreuve-de-l-autisme
Se reporter à l'onglet "Chronologie d'une controverse judiciaire et prise de conscience collective" juste après le synopsis.

extraits :

wanted sophie robert2

"25 novembre 2011 : Vincent Gerhards/Autistes Sans Frontières et Sophie Robert/Océan Invisible Productions donnent une conférencede presse au cinéma L'Entrepôt, à Paris.

Depuis sa diffusion en septembre 2011, le MUR produit un effet libérateur dans le monde de l'autisme. Sophie Robert est assaillie de courriels, messages téléphoniques et facebook de parents qui, chaque jour, du matin au soir, lui décrivent "la double peine" : avoir un enfant autiste, avoir un enfant autiste en France. La réalisatrice découvre l'autre côté du MUR, les conséquences concrètes des propos tenus par les psychanalystes dans l'existence des familles : le surhandicap lié à l'absence de prise en charge adaptée, l'énorme difficulté à scolariser les enfants et leur fournir un accompagnement éducatif, la culpabilisation des parents et en particulier des mères accusées d'être responsables de l'autisme de leur enfant. Cette culpabilisation est fréquemment assortie d'enquêtes sociales préalables à l'ouverture d'une procédure judiciaire de retrait d'autorité parentale pour "défaut de soin" dès lors que les parents remettent en question la prise en charge psychiatro-psychanalytique de leur enfant autiste. De nombreuses institutions pratiquent ainsi un quasi "rapt d'enfants". Des personnes autistes de haut niveau sont souvent internées de longues années et placées sous camisole chimique au motif qu'elles seraient psychotiques, sans aucune réponse vis à vis de leurs difficultés sociales. Des psychiatres, psychologues, éducateurs et infirmiers psychiatriques témoignent eux aussi de la difficulté à exercer leur métier au sein d'une institution qui récuse le référentiel scientifique et médical au motif que ce qui touche à l'esprit humain obéirait à d'autres lois que celles de la nature.

3 décembre 2011 : Danièle Langloys présidente d'Autisme France invite Sophie Robert au congrès annuel de l'association. C'est l'occasion pour la réalisatrice de recevoir un hommage vibrant de l'assistance de l'amphi bleu du Palais des congrès et de rencontrer des personnalités du monde de l'autisme. Sophie Robert fait la connaissance de David Heurtevent, ancien étudiant de l'université de Georgetown, diagnostiqué asperger. Il lui propose de mettre à profit la médiatisation du procès intenté par les trois psychanalystes de l'Ecole de la Cause freudienne pour attirer l'attention des journalistes français et étrangers sur le scandale de la prise en charge psychanalytique de l'autisme en France."

=> Lire l'intégralité de la publication

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Bordeaux distinguée pour son "accessibilité" aux personnes handicapées

Publié le 07/09/2014 à 06h00 , modifié le 07/09/2014 à 08h52 par

Le comité exécutif du Forum européen des personnes handicapées s’est réuni à Bordeaux afin de saluer l’exemplarité de la ville dans le domaine de l’accessibilité

Bordeaux distinguée pour son « accessibilité » aux personnes handicapées

L’Irlandais Pat Clarke, Alain Faure, les Espagnols Ana Pelaez et Javier Guemes (de g. à d.) entourent Joël Solari, adjoint d’Alain juppé, sur la rampe d’accès aux salons de l’hôtel de ville. © Photo

P. F.

«Nous avons fait le choix de Bordeaux car c'est l'une des villes les plus accessibles et qui tient compte de tous les handicaps. On ne se focalise pas ici uniquement sur le handicap physique. » L'Espagnol Javier Guemes est le directeur du Forum européen des personnes handicapées, dont le comité exécutif s'est réuni vendredi et samedi en l'hôtel de ville de Bordeaux.

Un choix dont ne pouvait que se réjouir Joël Solari, adjoint au maire, en charge des handicapés : « Alain Juppé n'a pu se joindre à nous, mais il est très heureux que cette réunion se soit tenue à Bordeaux. Notre ville vient en effet d'obtenir le label d'État “destination pour tous” qui distingue une ville accessible à toutes les personnes en situation de handicap, tant en ce qui concerne le logement que les soins, les lieux culturels et de loisirs etc. Ce label, nous l'avons obtenu fin juin, mais le ministère de la Santé ne l'a pas encore rendu public, peut-être parce que c'est Alain Juppé ! La ministre de la Santé, Marisol Touraine, ne semble pas pressée… »

Ville pilote

« Depuis trois ans, il y avait six villes pilotes en France dans ce domaine et nous sommes la première à obtenir ce label. Nous allons d'ailleurs postuler, à ce titre, à une distinction européenne. »

« Quand on voit la ville, on est effectivement très impressionné », ajoute le Périgourdin Alain Faure, secrétaire du Conseil national français pour les personnes handicapées. « D'autant que lorsqu'une ville est accessible aux handicapés, elle l'est aussi pour les personnes à mobilité réduite, comme les gens âgés. Mais il reste encore une longue marche à accomplir au plan européen. » Le Forum européen des personnes handicapées, ONG indépendante, défend les droits de 80 millions de personnes au sein de l'Union européenne, où l'on parle de tous types des handicaps, des représentants d'associations de personnes sourdes ou aveugles ayant d'ailleurs participé au forum bordelais.

Convention onusienne

La Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées date de 2006. Elle a été ratifiée par l'Union européenne en 2010.

Javier Guemes et Ana Pelaez, cette dernière membre du comité exécutif européen et du Conseil national espagnol, rappellent que « la mise en œuvre de cette convention reste un problème fondamental. Le Parlement européen et la Commission viennent de changer et nous sommes très vigilants à ce que ses principes demeurent dans toutes les villes européennes. Nous suivons de près la politique sociale menée par l'Union européenne, qui pourrait affecter les personnes handicapées. »

Les représentants du Forum veillent à définir « les lignes rouges pour la défense des handicapés. »

La crise économique

Mme Pelaez insiste aussi sur la crise économique « qui affecte les personnes les plus vulnérables ». Avant d'ajouter que « beaucoup de droits humains ne sont pas respectés aujourd'hui au plan européen. Par exemple, en France, le droit de vote des personnes placées sous tutelle. »

« Il y a aussi des directives européennes qui ne sont pas bien appliquées par les pays membres », renchérit M. Guemes, citant l'exemple des fonds structurels pour la rénovation urbaine grâce auxquels les constructions ou rénovations doivent permettre l'accessibilité aux personnes handicapées.

En tout cas, à Bordeaux, rien à redire.

Confirmation par cette exclamation laconique : « C'est top ! »

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07 septembre 2014

Vendredi 12 septembre 2014 : café-rencontre avec le Dr LEMONNIER à Lannion 22300

information publié sur le forum asperansa

20h30 à l'ancienne école de Servel - Entrée gratuite !

 

AFFICHE CAFE RENC SEPT 2014 DR Lemonier

 

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