23 novembre 2014

Samedi 29 novembre 2014 -> Conférence animée par Maître Sophie Janois PARIS 15ème sur les droits des enfants autistes

Conférence animée par Me Sophie JANOIS

Parce qu’il est primordial que les familles d’enfants autistes soient armées face aux difficultés administratives qu’elles rencontrent au quotidien, LA VIE EN BLEU a le plaisir de recevoir Me Sophie JANOIS, avocate diplômée en droit de la santé et particulièrement expérimentée en droit du handicap et de l’autisme.

Lors de la conférence qui se déroulera sur une journée , Me Sophie JANOIS évoquera, entre autres, les procédures relatives à la MDPH, les différentes aides financières, mais également le droit à la scolarité et à une prise en charge adaptée…

Des temps de discussion sont aussi prévus afin qu’elle puisse répondre à toutes vos questions et aux situations pratiques auxquelles vous êtes confrontés.

Pour en savoir plus : Découvrez le programme de la conférence.

Pour vous inscrire : Téléchargez le bulletin d’inscription.

L’inscription sera définitive à compter de la réception du règlement. Nombre de places limitées.
Pour tout renseignement : sarah@lavieenbleu.org

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22 novembre 2014

France : qu'as-tu fait de tes enfants autistes?

Paris, le samedi 22 novembre 2014 – A la manière de Prévert qui proposait sa recette poétique « Pour faire le portrait d’un oiseau », pour créer la « polémique », rien de tel que d’ouvrir la cage du débat sur la prise en charge de l’autisme en France. Evoquez la place de la psychanalyse, interrogez vous sur l’efficacité des méthodes comportementales, attendez (sans doute pas des années comme l’oiseau de Prévert) qu’un psychiatre ou un psychanalyste d’une part et une association de parents d’autre part s’enflamment et vous pourrez écrire votre nom dans un coin de l’article. A bien des égards, le blog de Magali Pignard intitulé « The Autist », hébergé sur le site de l’Express pourrait parfaitement être le moteur d’une controverse de ce type avec schématiquement et (un peu) caricaturalement psychanalystes vantant le packing d’un côté et familles ne jurant que par la méthode ABA de l’autre. L’auteur, mère d’un petit garçon, Julien, atteint d’autisme, ne cache pas par exemple son admiration pour la réalisatrice du film « Le Mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », bête noire d’un grand nombre de praticiens en France et qui à l’époque de sa sortie avait fait couler beaucoup d’encre.

Vous avez dit « autisme » ? Et pourquoi pas plutôt « psychose infantile » ?

Magali Pignard ne perd de même jamais une occasion de signaler et de décortiquer comment aujourd’hui les thèses éculées évoquant une responsabilité du mauvais lien « mère-enfant » dans l’autisme peuvent encore avoir pignon sur rue. Ainsi, le 28 octobre, elle présentait les conclusions d’une psychologue appelée à examiner le cas d’un enfant pour lequel sa mère souhaitait une prise en charge éducative et comportementale. A propos de ce cas (sur lequel elle ne donne aucune précision), elle relève que la psychologue invitée à se prononcer sur la pertinence du placement de l’enfant en institution spécialisée, conteste le diagnostic d’autisme préférant constater l’existence « de troubles qui s’apparentent à une forme de psychose avec crises d’angoisse, agitations, atteintes du langage, anomalies praxiques et retard d’organisation du raisonnement, troubles de nature psychotiques qui remettent en question la nature du lien mère enfant ». Magali Pignard ne se montre pas surprise par cette conclusion. « Une majorité d’enfants autistes en France ont un diagnostic de "psychose infantile", "dysharmonie psychotique", etc.. à noter que la psychose infantile n’existe qu'en France, ce diagnostic n’existe pas dans les autres pays, qui ont abandonné les théories psychanalytiques. L’avantage d’un diagnostic de psychose est qu’on peut rendre responsable la relation mère-enfant et ainsi justifier une prise en charge psychanalytique, dans l’intérêt de l’enfant et de la mère qu’il faut également "soigner" et donc justifier un placement en hôpital ou institution » constate-t-elle n’hésitant pas à relancer une nouvelle fois la polémique sur ce sujet. Mais surtout, elle insiste sur l’isolement de la France en la matière. Et grand nombre de ses posts ont la même teneur : regretter que notre pays se montre si négligent en ce qui concerne la prise en charge des autistes.

Le droit constitutionnel à l’éducation face à une décision d’une MDPH

Il ne s’agit pas seulement de se concentrer sur la place trop large qui serait donnée à la psychanalyse. Magali Pignard fustige également l’exclusion de l’école d’un très grand nombre d’enfants autistes. Elle a ainsi beaucoup évoqué ces dernières semaines le cas très médiatisé de Timothée, un adolescent autiste, qui le jour de la rentrée a trouvé porte close alors qu’il tentait de faire sa rentrée dans son collège à Lyon. Une bataille judiciaire oppose désormais la mère de l’enfant et la maison départementale du handicap (MDPH) qui a préconisé son placement en institution, allant à l’encontre du souhait de la mère. Magali Pignard relève à propos de l’histoire de Timothée que les MDPH n’ont pas le pouvoir de procéder à de telles orientations. « France, ne t’étonnes pas qu’on ait oublié les droits de Tim si tu laisses croire à quelques uns qu’ils auront le droit d’orienter nos enfants, oubliant ce droit qu’est le libre choix de vie. Penses-tu que le droit constitutionnel de tout enfant à l’enseignement doit dépendre d’une décision d’orientation par la MDPH au motif qu’un enfant est handicapé ? » remarque-t-elle. Elle poursuit en dénonçant le déni de justice dont serait victime la mère en citant le « Tribunal du Contentieux et de l’Incapacité qui cherche une mesure exécutoire pour empêcher la maman de faire appel suspensif d’une décision d’orientation ».

« Pays des droits de l’Homme »

Au-delà de ce cas particulier, dans cette lettre ouverte à la France, elle dénonce l’incroyable décalage entre les intentions affichées par notre pays et le sort réservé aux handicapés mentaux. « Toi France, pays des droits de l’Homme, ne connais-tu pas le droit des enfants ? Souviens-toi, en 2010, tu ratifiais la Convention des Nations-Unis relative aux droits des personnes handicapés "reconnaissant que les enfants handicapés doivent jouir pleinement de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales sur la base de l’égalité avec les autres enfants (…)". As-tu oublié la convention relative au droit des enfants, instrument ayant force obligatoire ? (…) Toi, France, condamnée cinq fois eu égard à la manière dont tu traites tes enfants handicapés, ne te sens-tu pas concernée par la désinstitutionalisation de tes enfants ? » interroge-t-elle.

« Il n’a rien à faire là »

Magali Pignard n’est pas le seul parent d’enfant handicapé à s’insurger contre la France et à dénoncer l’oubli de ses idéaux. Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes le combat de nombreuses autres familles. Elle va cependant plus loin en soulignant que cette attitude est favorisée par une large adhésion de la société. Elle relève ainsi que les idées reçues quant à l’impossibilité des autistes à être intégrés dans le système scolaire classique sont très largement répandus chez les enseignants. En publiant la lettre ouverte d’une psychologue, Nelly Coroir, spécialisée dans les troubles autistiques, qui intervient souvent en milieu scolaire, elle met ainsi en lumière les réactions fréquentes des professeurs face à ces enfants. Ainsi, à ceux qui affirment « Il est autiste, il devrait aller en institution spécialisée », Nelly Coroir se propose de répondre : « Le milieu ordinaire est un formidable stimulant pour la progression de l’autant autiste ». De même, aux professeurs qui remarquent : « Les parents ne devraient pas avoir de faux espoirs comme ça sur leur enfant, ils ne se rendent pas compte », la professionnelle rétorque : « Les parents qui font travailler leur enfant au quotidien et lui enseignent au jour le jour la moindre chose de la vie, se rendent bien compte. Nul ne peut savoir jusqu’où ira l’enfant autiste (…). Par contre, si on ne fait rien il ne se passera rien ».

Un apartheid accepté par tous

Ce refus d’apprécier le bien fondé de l’intégration des enfants autistes dans le système scolaire normal s’étend à l’ensemble de la société, remarque Magali Pignard. A la lueur des réactions suscitées par l’affaire Timothée, elle affirme ainsi avoir pu prendre la mesure du regard que portent les Français sur la prise en charge de l’autisme et probablement sur ces enfants en général. Cette appréciation est d’abord marquée par une large méconnaissance. « Beaucoup pensent que dès lors qu’il y a des adaptations à faire (…), une école (…) a le droit de refuser un enfant handicapé sous ce motif. Voici un extrait d’un arrêt du Conseil d’Etat du 08 avril 2009 : " (…) il incombe à l’Etat, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif"  (…) ainsi dire :  " Je ne peux pas l’accueillir car je n’ai pas les moyens " est un argument irrecevable », relève Magali Pignard. L’auteur observe également combien, les Français d’ordinaire plutôt méfiants à l’égard de leurs institutions, fondent une confiance aveugle dans les services des MDPH. Toujours à propos de Timothée, elle note : « Pour une majorité de personnes, les membres de la commission de la MDPH, qui décident de l’orientation pour nos enfants, sont formés au handicap et bien sur à l’autisme, ils pensent agir pour le bien de nos enfants : la MDPH ce n’est pas n’importe qui quand même ! La réalité : au mieux ces membres ne sont pas formés à l’autisme, au pire ils sont convaincus (…) que c’est un trouble psychologique du à une mauvaise relation maternelle (…). La raison concrète qui fait que la MDPH oriente à tour de bras du milieu ordinaire vers le médico-social  : plusieurs membres de cette commission représentent de grosses associations gestionnaires d’établissements, et il faut bien les faire tourner non ? Et si possible avec des enfants pas trop handicapés, pour avoir la paix, tout en touchant l’argent de la CPAM… Les français ne comprennent pas pourquoi cette mère refuse la décision de la MDPH (qui est une orientation en IME), cet organisme pour eux bienveillant. Ils se disent peut-être  " La pauvre, elle n’a pas accepté le handicap de son enfant, elle ne voit pas qu’il n’a rien à faire en milieu ordinaire, sa place est dans le milieu spécialisé " sans savoir ce que c’est au juste, ce fameux milieu spécialisé ». Or, pour Magali Pignard, ce « milieu spécialisé », met en place une véritable ségrégation des enfants handicapés, n’hésitant pas même à parler d’apartheid. Sans aller jusqu’à conclure que cette ségrégation est inconsciemment (voire consciemment) sans doute voulue par les Français eux-mêmes, soulagés peut-être que les classes de leurs enfants ne comptent pas d’enfants handicapés de ce type, elle remarque : « Cette histoire est révélatrice de ce qui se passe avec les enfants vulnérables, pas seulement les enfants handicapés, mais aussi par exemple les Roms, qui eux aussi sont parfois orientés en établissement spécialisé (bien que non handicapés) ».

Un combat pas tout à fait en noir et blanc à lire sur le blog : http://blogs.lexpress.fr/the-autist/.

Aurélie Haroche

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19 novembre 2014

AUTISME 75 : Une association dynamique

=> Accéder au site d'Autisme 75

Autisme 75
La plaquette 2015 de la Maison Bleue est disponible
 
Vous souhaitez passer un week-end ou des vacances agréables et sans soucis avec votre enfant autiste? Vous êtes éducateurs et envisagez de mettre en place un séjour de "rupture" avec des enfants, adolescents, ou adultes avec autisme ou TED, ou autre handicap mental? La Maison Bleue vous attend !!
 
 
Voici la plaquette 2015 de la Maison Bleue
 
Par ailleurs, nous vous informons qu'à l'occasion de la signature de la convention entre le Conseil Général du Pas-de-Calais et l'association Autisme 75 Ile-de-France, une réunion exceptionnelle réunissant tous les acteurs (organismes, associations, établissements) oeuvrant pour les personnes avec autisme ou autre handicap mental, du Nord Pas-de-Calais et de Picardie, proches de la Maison Bleue aura lieu le mercredi 26 novembre dans la Maison.
Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 01 45 84 29 59.
 
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Une permanence ouverte à la Mairie du IIIème arrondissement
 
Dans le cadre de l’accès au droit des personnes en situation de handicap, la Mairie du 3ème arrondissement de Paris a sollicité notre association pour assurer une permanence. Afin de répondre à cette demande, l’assistante sociale de l’Institut Médico-Educatif «Cour de Venise», Madame Marine GUENO, assure une permanence une demi-journée par semaine.

Cette personne est chargée de répondre aux demandes du public sur les sujets concernant les personnes handicapées.

Les sujets couverts incluent les droits et prestations, l’orientation vers les services et organismes compétents, l’aide aux démarches administratives et juridiques. Il est important de souligner que l’assistante sociale répond aux questions concernant tous types de handicap et pas seulement l’autisme.
 
Permanence Droits et Handicaps - Mairie du 3e
2 rue Eugène Spuller - 75003 Paris
Tel : 06 89 28 26 00
Lundi Matin de 9h à 11h sans rendez-vous
Et de 11h à 12h sur rendez-vous
 
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Les "Mercredis d'Autisme 75"
 
 
Notre prochaine réunion aura lieu le mercredi 3 décembre 2014 et aura pour thème :
 
Les particularités alimentaires des personnes autistes
 
Cette réunion sera animée par le Docteur René Tuffreau, médecin pédopsychiatre, membre de l'ARAPI.
Attention : il ne reste que quelques places disponibles (maximum 50 personnes)!
 
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Les réunions suivantes auront lieu :
 
le mercredi 14 janvier : la préparation à la séparation pour un week-end ou pour des vacances
le mercredi 4 février : la médiation animale
le mercredi 4 mars : les apprentissages en maternelle et présentation d'une Unité d'Enseignement en Maternelle
 
Nous rappelons que les "Mercredis d'Autisme 75" sont des réunions gratuites et ouvertes à tous (personnes avec autisme, familles, professionnels...) et qu'elles se déroulent de 19h30 à 21h30 à la Maison des Associations - 11 rue Caillaux - 75013 Paris (métro Maison Blanche). Un accueil est prévu à partir de 19 heures.

Le nombre de places étant limité, il est obligatoire de s'inscrire auprès de notre secrétariat soit par courriel : a75.siege@autisme75.org soit par téléphone au 01.45.84.29.59 au plus tard 48 heures avant

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17 novembre 2014

Un jeune trisomique embauché dans les cuisines de l'Elysée

article publié sur le site d'Europe 1

Publié à 17h28, le 17 novembre 2014, Modifié à 17h39, le 17 novembre 2014

 Un jeune trisomique embauché dans les cuisines de l'Elysée
Pierre-Henri Masson, 23 ans, a remporté samedi le concours "l'assiette Gourm'hand" qui récompense des personnes porteuses d’un handicap mental dans le milieu de la restauration.


Pierre-Henri Masson, un jeune cuisinier trisomique de 23 ans, aura bientôt la chance de passer une semaine dans les cuisines de l'Elysée.
Le jeune homme formé au métier de cuisinier aux Ateliers Pifaudais à Dinan, dans les Côtes-d'Armor, a en effet remporté samedi la douzième édition de "l'assiette Gourm'hand".

L'assiette Gourm'hand vise à mettre en valeur les personnes atteintes de handicap mental travaillant dans le milieu de la restauration dans les Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT) ou encore les Instituts médico-éducatifs (IME). Cette année, 17 équipes issues d'établissements d’accueil venant de toute la France étaient en lice. Le jury qui comptait sept meilleurs ouvriers de France (MOF) a été séduit par le menu breton proposé par Pierre-Henri Masson : "rolladenn de poulet et sa sauce paimpolaise, dolmen de Bretagne au Bord'eau, taboulé de Breizh et oeuf miroir".

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Ajaccio : Création d'une unité d'enseignement en maternelle pour enfants autistes

article publié sur CORSE NET INFOS

Rédigé par le Dimanche 16 Novembre 2014 à 18:32 | Modifié le Dimanche 16 Novembre 2014 - 21:5

Le troisième plan national autisme prévoit la création d’unités d’enseignement en maternelle pour enfants autistes associant enseignants et professionnels médico-sociaux. 700 places devront être créées sur la durée plan autisme 2013-2017, ainsi que l’ouverture d’une unité d’enseignement dans chaque région pour cette rentrée scolaire 2014. En attendant l’ouverture d’une unité d’enseignement par département, l’académie de Corse, grâce à la forte mobilisation de l’agence régionale de santé, du rectorat et de la Ville d’Ajaccio a invité la presse vendredi à la signature de la convention pour l’ouverture de la première Unité d’Enseignement en maternelle pour enfant avec autisme ou TED à l'École Saint-Jean d’Ajaccio.

Ajaccio : Création d'une unité d'enseignement en maternelle pour enfants autistes
Michel Barat recteur de l’Académie de Corse, Guy Monchaux DASEN de la Corse du Sud, Jean-Jacques Coiplet directeur général de l’ARS, Stéphane Sbraggia représentant la Ville, Hélène Cerlini présidente de l’association régionale spécialisée d’action sociale, d’éducation et d’animation (ARSEA), ont tout d’abord visité les locaux de la nouvelle unité et rencontré les personnels qui auront comme objectif d’améliorer l’intégration en milieu scolaire dès la petite enfance des enfants autistes. L’académie de Corse est celle qui scolarise le plus d’enfants handicapés et notamment en milieu ordinaire et qui compte le plus de personnel spécialisé sur le plan national. 

Qu’est-ce qu’une unité d’enseignement maternelle autisme ?
Ce dispositif permettra l’accueil des enfants de 3 à 6 ans ayant des troubles trop importants pour être scolarisés en classe ordinaire, même avec une auxiliaire de vie scolaire et l’appui des structures existantes. Il est une structure médico-sociale destinée à compléter la palette d’offre d’accompagnement à la scolarisation des enfants autistes, qui va du milieu scolaire ordinaire à la scolarisation au sein d’établissements médico-sociaux. Cette première unité d’enseignement a été créée en privilégiant l’extension d’un établissement ou d'un service médico-social existant, l’Association régionale pour la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence qui gère notamment l’IME les Salines. Une autre unité d’enseignement sera ouverte à la rentrée 2015 à Bastia, on en compte seulement une trentaine au plan national. 

L'école maternelle saint-Jean accueille l'unité spécialisée
Cette classe spécialisée a été  accueillie au sein de l’école maternelle Saint Jean grâce à la  municipalité d’Ajaccio qui a mis gracieusement à disposition les locaux, procédé aux aménagements nécessaires, fourni un matériel scolaire conséquent. Celle-ci accueillera jusqu’à 7 enfants qui seront présents à l’école sur le même temps scolaire que les autres élèves de leur classe d’âge, pour une durée maximale de 3 ans (de 3 ans à 6 ans). La rentrée s’est déroulée le 10 septembre 2014.
L’encadrement est assuré par une équipe alliant enseignants et professionnels médico-sociaux : un enseignant spécialisé, trois éducateurs spécialisés, un neuropsychologue, un psychomotricien, une aide médico-psychologique, une orthophoniste, un neuropédiatre, une infirmière. Ces professionnels sont supervisés dans leur pratique par un cabinet spécialisé dans la prise en charge éducative de l’autisme dans le cadre des bonnes pratiques définies par la Haute autorité de la santé.
 

Un financement de 280 00 euros de l'ARS
Des formations à destination des parents et des professionnels de l’unité d’enseignement et de l’école ont été programmées afin de favoriser un accompagnement personnalisé, global et coordonné. Un comité de suivi se réunira régulièrement pour évaluer cette structure novatrice et l’insérer dans le réseau des classes et des structures qui interviennent dans l’accompagnement de la personne avec autisme. L’unité d’enseignement bénéficie d’un financement de 280 000 € attribué par l’ARS de Corse et d’un poste d’enseignant spécialisé mis à disposition par l’Inspection académique de Corse du Sud.

Un plan autour de cinq grands axes
L’autisme a été reconnu comme un handicap en 1996 par la loi «Chossy». Placé dans la catégorie des troubles neuro-développemental, il entraîne différents types de déficiences qui nécessitent des réponses adaptées et individualisées. L’autisme se caractérise par de graves altérations du développement dans les domaines de la communication verbale et non verbale, des interactions sociales et des comportements, des intérêts et activités qui sont restreints et stéréotypés. La Haute Autorité de Santé (HAS) a estimé, qu’un nouveau-né sur 150 serait concerné par l’autisme et les troubles envahissants du développement.
Les propositions qui composent le 3ème plan autisme visent à répondre à la faiblesse criante de la prise en charge de l’autisme en France il a été construit autour de cinq grands axes :
-Diagnostiquer et intervenir précocement
-Accompagner tout au long de la vie
-Soutenir les familles
-Poursuivre la recherche
-Sensibiliser et former l’ensemble des acteurs de l’autisme

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10 novembre 2014

Autisme : A Ciel Ouvert, le film ... un horizon fermé

article publié dans AGORAVOX

Bonjour au collectif.

Nous avons trouvé votre site sur internet en faisant des recherches sur l’autisme.
Nous vous adressons ce message suite à la séance du film « A ciel ouvert » à laquelle nous avons assisté à Béziers, ma femme et moi, en partenariat avec la médiathèque départementale et la Maif. Ceci nous apparaissait comme étant un gage de qualité. Nous sommes déçus et souhaitons avoir de plus amples informations.
Voici nos réflexions que nous avons notées le soir en rentrant de la séance.

Retour vers … le passé

Regardons les lieux :
Une grande maison ancienne, les murs sont ternes et sans couleurs. Ni photos, ni images ne décorent cet intérieur triste et lugubre. Le temps y paraît suspendu. Quelques enfants déambulent dans les couloirs. Ils vont et viennent entre différentes pièces, de la cuisine à une chambre, en passant par la salle de bain, une salle d’atelier, accompagnés d’un ou deux adultes…
Où sommes-nous ? Qui sont ces enfants ?
A première vue, nous sommes dans une époque lointaine : il y a 50 ans ? Ou plus ?

Ecoutons les dialogues :


- « Il n’a pas participé à la jouissance collective ».


- « Chez le névrosé, il y a un petit bout qui s’en va ».


- « Il ne faisait plus qu’un ».


- « C’est pas le grand autre qui veut jouir du tissu psychotique »
- « C’est un petit autre ».


- « Il veut pas être objet. Ou il devient l’objet, un objet déchet ».


- « Il constitue son moi et ça le règle par rapport à sa jouissance ».

Nous sommes dans un sujet documentaire sur les théories et pratiques lacaniennes au sein d’une ancienne institution.

Le film, qui dure près de deux heures, passe et nous sommes de plus en plus déprimés et tristes. Quelques moments amusants tout de même nous font sourire. Une enfant subtilise discrètement des morceaux de sucre pour les mettre dans sa poche, un autre qui joue. Les adultes sont ternes, pas de sourires, pas de rires, ils semblent très distants des enfants et les vouvoient, ce qui conforte notre idée initiale.
Le film se termine. Et nous nous disons : heureusement que cette époque est révolue !
…

La lumière se fait dans la salle et quel étonnement ! Une des personnes du film, qui nous a semblé être la chef de service, est là sur la scène et vraisemblablement, elle n’a pas vieilli. Totalement ahuris, nous venons de prendre conscience que ce film n’est pas un documentaire historique. Il s’agit bien d’une institution qui existe actuellement.

Place au débat.


Bien installés dans notre fauteuil, nous nous disons que le débat promet d’être intéressant et nous en apprendra davantage. Peut-être allons nous comprendre.


A notre gauche, une première dame prend la parole et demande des explications sur le sens des termes qui reviennent fréquemment dans le film ; psychose, névrose (définis dans le film) et autisme, pas expliqué. La réponse apportée ne nous éclaire guère. "La singularité du sujet" et une histoire "d’objet, de trop-plein".

Sa voisine prend le micro et demande ce que veut dire le terme « jouissance » énoncé tant de fois dans le film. Nous sommes intéressés car nous non plus n’avons pas compris. Mais nous ne pouvons pas comprendre, répond la chef de service, car nous ne sommes pas initiés aux théories lacaniennes qui sont les seules valables pour le traitement de ces enfants.


Enfin, une autre personne prend la parole et demande quel est ce lieu ? Un lieu de vie, une institution … Nous apprenons alors qu’il s’agit d’un institut en Belgique. Nous sommes surpris, car tous les enfants parlaient bien en français et sans accent. Cette personne reprend alors en parlant des recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de la Santé. Elle explique que cette institution ne correspond pas aux recommandations et dit qu'elle ne voit dans ce film que de l'occupationnel et aucune prise en charge cognitive. Mais nous n’en saurons guère plus car cette personne se fait huer dans la salle. Le micro lui est enlevé et quelqu’un interviendra dans la salle pour dire que là n’est pas le sujet du débat et qu’il n’y a pas lieu d’être polémique.


La tension monte et le micro est maintenant derrière nous avec un jeune éducateur qui se présente, et applaudit le film. Il nous explique ce film est exceptionnel et que beaucoup de scènes ont fait « écho » à sa pratique professionnelle. Il accuse les personnes qui ont pris la parole avant, d’être agressives. Nous n’avions pas remarqué. C’est alors que l’une d’elles montre un film en DVD « Quelque chose en plus » de Sophie Robert qui paraît-il montre une toute autre réalité. Ce sera notre prochain film à voir.

Pour finir un médecin psychiatre prend la parole et souligne que dans le film, les parents des enfants sont totalement absents. Il dit aussi qu'il n'adhère pas aux théories lacaniennes présentées dans le film. Sa remarque ne semble pas très appréciée dans la salle à l'exception de quelques personnes qui applaudissent, nous ne comprenons pas pourquoi.

Et la table ronde ?...

Quant à la table ronde à laquelle nous comptions assister et annoncée dans le programme : "Psychoses et autismes : quelles pratiques inventer ensemble ?", elle a été annulée.

Comment faire la part des choses ? Pouvez-vous nous éclairer ?

Georges et Linda, des grands-parents inquiets face à leur petit fils de 4 ans qui vient d’être diagnostiqué autiste.

 

Chers Georges et Linda,

Nous vous remercions pour votre courriel que nous avons lu attentivement.

Ce centre dont vous parlez est une institution belge qui accueille environ 300 enfants et jeunes, dont de nombreux français envoyés en Belgique par la Maison Départementale de la personne Handicapée du Nord, faute de places d’accueil en France. C’est pourquoi, ils parlent tous français.
Veuillez trouver ci-joint le lien vers le site de cette institution : http://www.courtil.be/courtil/

Dans les Recommandations de Bonne Pratique de la Haute Autorité de la Santé, vous pourrez lire à la page 27 que :

« L’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur : les approches psychanalytiques ; la psychothérapie institutionnelle ».

La troisième personne à intervenir a donc eu tout à fait raison de mentionner ces recommandations, qui sont basées sur les résultats les plus récents des recherches et l’évaluations des pratiques internationales. Il nous semble que cette institution quand bien même elle se situe en Belgique, devrait les connaître et s’y conformer, puisqu’elle reçoit de nombreux enfants français. Que cela fasse polémique dans un débat est absolument incohérent avec les recommandations de bonnes prises en charges pour l’autisme.

Pour mieux comprendre ce dont vous avez été témoin, nous vous recommandons de visionner le film de Sophie Robert qui passe dans de nombreuses salles en France : "Autisme et ABA, quelque chose en plus" ou de le commander en ligne. Vous pouvez dès à présent en voir un extrait ici. Celui-ci expose entre autres les théories inspirés de Lacan et Freud, qui motivent les acteurs filmés dans "A Ciel Ouvert".

Pour découvrir et mieux comprendre les Troubles du Spectre Autistique (dont l’Autisme de Kanner fait partie), nous vous recommandons un livre récent grand public « A la découverte de l’autisme » chez Dunod.

Concernant le film sur lequel vous nous avez interpellés, « A ciel ouvert », nous vous confirmons que ce film montre un institut où les prises en charge des enfants et adolescents en situation de handicap sont selon nous dignes d’être classées dans la préhistoire. Il apparaît en effet qu’aucun des programmes d’interventions à référence comportementale ou développementale, recommandés par la Haute Autorité de Santé, comme l’ABA, le TEACCH et DENVER, n’y soient pratiqués. Pourtant ceux-ci améliorent efficacement le devenir de l’enfant autiste.

Vous n’avez pas parlé de scolarisation et d’inclusion. Ce sujet n’a pas été traité dans le film. Or l’inclusion scolaire est essentielle pour favoriser le développement cognitif et les compétences sociales des enfants et adolescents autistes.

Quant à votre petit-fils, à 4 ans avec un bon accompagnement (orthophonie, ABA…) et une scolarisation en réelle inclusion, autant que possible en classe ordinaire, vous avez de grandes chances de le voir grandir et évoluer positivement.

Nous vous invitons donc à lire les recommandations de la Haute Autorité de Santé et à diffuser autour de vous les bonnes pratiques et non celles de « l’âge de pierre ». Et n’hésitez pas à revenir vers nous pour toute autre question. Sur notre site, vous trouverez aussi de nombreuses informations qui pourront vous être utiles.

Bien cordialement,

Le Collectif EgaliTED.

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08 novembre 2014

Légendes urbaines - Exil en Belgique par Isabelle Resplendino

Comme pour les légendes urbaines, il faut parfois rétablir un peu de vérité dans ce monde.

Veuillez lire ici la lettre de la délégation Belgique d’Autisme France au médiateur de l’information de France 2 à propos du reportage sur l’exil des élèves français handicapés en Belgique, diffusé dans le journal télévisé de 20 heures, le 4 novembre 2014.

tiret VIVRE FM

http://www.autisme-france.fr/offres/doc_inline_src/577/mE9diateur%2Bfrance%2BTV.pdf

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Le pape François organise un congrès international sur l'autisme

article publié sur Vivre FM

Vendredi 07 Novembre 2014 - 18h11

Le pape François consacre la vingt-neuvième conférence internationale du Vatican à l’autisme. Durant trois jours, une cinquantaine de chercheurs, personnel soignant etc. vont débattre du « spectre de l’autisme » et des moyens pour y faire face. Que doit-on en attendre ?

En 2013, un enfant autiste était resté au coté de François pendant toute une cérémonie.
En 2013, un enfant autiste était resté au coté de François pendant toute une cérémonie.

Ce congrès mondial sur l’autisme sera organisé par le Vatican du 20 au 22 novembre prochain. Par cette manifestation, le Saint Siège prévoit de réunir différents spécialistes venus du monde entier autour du thème « l’autisme, maladie aux divers visages : engendrer l’espérance ». Le but annoncé est de promouvoir la solidarité et l’intégration des personnes atteintes de l’autisme. Ce sera pour l’Église l’occasion de faire passer le message selon lequel toute approche efficace de cette problématique passe par la compréhension et le respect de la dignité des personnes atteintes : « Il est nécessaire d’entreprendre le chemin de l’intégration dans la communauté, en brisant l’isolement et les barrières dressées par la maladie et le préjugé, en ressoudant les relations interpersonnelles... », explique Mgr. Sygmunt Zimoski, président du conseil pontifical pour les services de santé. Cette manifestation, du reste, entre dans la logique de l’action pontificale du pape François, orientée vers la défense des plus faibles.

L’autisme est un trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales et dure tout au long de la vie. On estime qu’une personne sur 150 en est aujourd’hui atteinte dans le monde. 

Rédaction

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05 novembre 2014

Handicap : bientôt des inspecteurs français en Belgique

Marie PIQUEMAL (envoyée spéciale en Belgique) 3 novembre 2014 à 19:57 (Mis à jour : 3 novembre 2014 à 20:00)

Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat chargé des Personnes handicapées, en avril à Paris.Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat chargé des Personnes handicapées, en avril à Paris. (Photo Martin Bureau. AFP)

RÉCIT

Le pays accueille des Français dans des conditions parfois déplorables. Un business que la secrétaire d'Etat, en visite officielle lundi, et son homologue belge entendent stopper.

Ségolène Neuville, la secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées, s’est rendue ce lundi matin en terre wallonne, dans un établissement accueillant des personnes handicapées françaises. En cadeau de bienvenue, le nouveau ministre wallon de la Santé s’est fendu d’un panier garni, avec foie gras et bières belges.

C’est qu’il faut mettre en évidence l’importance de la journée : l’accord-cadre signé en 2011 entre la France et la Wallonie pour permettre à des inspecteurs français d’aller dans les centres belges devrait enfin se concrétiser. En fait, cet accord est officiellement entré en vigueur en mars mais ne s’était toujours pas traduit par une application concrète…

«Cela prend du temps… Le temps de la diplomatie et des accords bilatéraux n’est pas le même que le temps médiatique», souligne Philip Cordery, député des Français du Benelux. Il suit de près ce sujet en tant que parlementaire. Son téléphone sonne régulièrement : des familles sans solution de prise en charge pour leur proche handicapé à qui les autorités françaises conseillent de s’exiler en Belgique. Vers quelle structure se tourner ? Comment s’assurer que la prise en charge est de qualité ?

«Rehausser les normes standards»

Le député milite pour un label de qualité, permettant de distinguer les bons établissements. Car de l’autre côté de la frontière, dans la province du Hainaut, tout un business s’est développé. En un an, le nombre d’établissements accueillant exclusivement des Français est passé de 112 à 139.

Si certains centres offrent une très bonne qualité d’accueil, parfois meilleure qu’en France, d’autres, non. Une partie des structures, privées à but lucratif, n’utilisent pas l’argent versé par la Sécurité sociale française pour le bien-être des résidents et ne garantissent pas une bonne prise en charge, comme le dénonçait Libération en avril. Et jusqu’ici, les inspecteurs français ne pouvaient pas réaliser de contrôles et l’agence wallonne à l’intégration des personnes handicapées (Awiph) disposait de moyens limités.

«On va rehausser les normes standards de qualité, pour que les centres accueillant des Français (qui ont une autorisation de prise en charge, ndlr) aient le même niveau d’exigence que ceux agréés par les autorités wallonnes où sont pris en charge les ressortissants belges», s’est engagé le ministre wallon Maxime Prévot. «Excellente nouvelle», a aussitôt répondu son homologue française, Ségolène Neuville, qui n’en attendait pas tant. «Cet engagement va au-delà de l’accord-cadre et c’est tant mieux.»

Pas d’inspecteurs en plus

Ce fameux accord-cadre devrait permettre d’abord de savoir précisément combien sont ces Français résidants dans des centres belges. «A peu près 6 000», selon Maxime Prévot. L’accord devrait ensuite permettre des inspections conjointes. Combien et à partir de quand ? C’est là que ça se corse. «Vous dire combien, non, je ne peux pas, répond Ségolène Neuville. J’ai donné des instructions aux Agences régionales de santé (ARS), je leur laisse l’autonomie d’organisation. Mener les inspections, c’est leur métier.»

Jean-Yves Grall, le directeur de l’ARS du Nord-Pas-de-Calais, était de la partie ce lundi. C’est son administration qui est chargée de piloter sur le terrain la coopération franco-belge. «J’ai mis en place une cellule de pilotage de trois personnes, directement sous mes ordres. Puis on stimulera au besoin d’autres ARS pour mener des inspections.» Car c’est la limite de cet accord : le bataillon d’inspecteurs ne sera pas renforcé. L’accord doit se mettre en place à moyens constants.

«Nous sommes à un tournant. Mon objectif, c’est de stopper le flux, de redonner une liberté de choix aux familles, a insisté la secrétaire d’Etat, juste avant d’effectuer une petite visite dans le centre Reine Fabiola (c’est son nom), suivi par un bataillon d’une trentaine de hauts fonctionnaires français et wallons. Puis se voulant rassurante à l’égard des Wallons inquiets pour les emplois, le secteur concernant au moins 4 500 personnes : «Il n’est pas question d’obliger les personnes qui sont bien en Belgique de rentrer en France, mais d’éviter que des familles soient forcées d’accepter une prise en charge en Belgique faute de solution en France.»

Dans le Thalys du retour, la secrétaire d’Etat a rappelé qu'«évidemment, cet accord ne dédouanait pas la France de proposer des solutions sur son territoire» et que «des mesures étaient en préparation». Elles seront annoncées en décembre.

Marie PIQUEMAL (envoyée spéciale en Belgique)

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