12 septembre 2017

Rentrée réussie pour l'association Trott'Autrement à Neuilly-sur-Marne

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Sourires de rigueur pour le dimanche de reprise de l'association Trott'Autrement.

L'on voit ici Lila & Wilfried ... Alexandra cure un sabot au centre équestre municipal de Neuilly-sur-Marne sous la conduite de Virginie Govoroff-Regnault

 

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06 septembre 2017

Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap

UNE MISSION NATIONALE pour l'accès des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et le droit de leurs parents à bénéficier de modes d'accueil pour concilier leurs temps de vie familiaux et professionnels.

Mise en place, en juillet dernier, à l’initiative de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, avec le soutien de la Fondation de France et placée sous le haut patronage de Monsieur Jacques TOUBON, Défenseur des droits, la Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap a pour objectif, d'ici décembre 2018, de dresser un état des lieux des besoins des familles et de l’offre d'accueil et de formuler des propositions concrètes et opérationnelles pour développer l’accès effectif des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et contribuer, ainsi, à une meilleure conciliation des temps familiaux et professionnels des familles confrontées au handicap de leur enfant.

 

 

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05 septembre 2017

Autisme : se former, travailler, s’insérer...

article publié sur le site de la Fondation Orange

L’appel à projet de la Fondation avait, au 1er semestre, l’ambition de faire émerger et de soutenir des projets très concrets d’insertion sociale des personnes avec autisme . De montrer qu’avec une formation et un accompagnement adaptés, un cadre structuré, se former, travailler est réalisable.

Le 6 juin dernier, le comité a choisi de privilégier 18 projets-pilotes innovants qui peuvent être dupliqués.

Insertion professionnelle

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Ce volet est très important pour nous. Les expériences telles que l’emploi de personnes avec autisme chez ANDROS, montrent que beaucoup d’entre elles peuvent travailler, même plus efficacement que la moyenne, si l’environnement et l’accompagnement sont adaptés. Les projets sélectionnés prévoient un cursus de formation certifiant ou qualifiant, avec des perspectives d’emploi concrètes. Il s’agit de projets intégrant un réseau (CRA, associations, employeurs potentiels, familles…) où les bénéficiaires sont impliqués et décident de leur parcours.
Par exemple dans la région nord, le projet s’articule en plusieurs étapes :

  • informer et sélectionner les bénéficiaires en fonction de leurs envies, leurs compétences.
  • adapter la formation, sensibiliser les formateurs et accompagner les stagiaires en lien avec leur environnement.
  • sensibiliser les entreprises et les personnes ressources accueillantes en cas d’emploi, aménager l’espace travail ….

le comité a aussi tenu à soutenir des projets de formation et d’insertion en milieu protégé car l’important est que l’environnement soit le plus adapté.

Habitat partagé

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Nos soutiens vont porter sur l’équipement de projets expérimentaux d’habitats partagés et le financement d’une étude de faisabilité d’un projet d’habitat inclusif, c’est-à-dire dans un milieu « ordinaire ». Dans ce domaine encore balbutiant, la Fondation Orange veut permettre des expérimentations qui pourront définir des bonnes pratiques dans ce type d’habitat.
Le travail sur le budget, l’équipement et le partage d’expérience seront essentiels pour réaliser le meilleur équilibre entre autonomie, mixité sociale et accompagnement des résidents.
Un projet va permettre aux personnes avec autisme de disposer d’un « chez soi » en proposant des logements adaptés dans une structure à taille humaine. L’habitat est spécifique, adaptable et adapté, avec une offre de services et d’accompagnement à la vie quotidienne, au domicile ou en dehors : accès aux activités de jour, accès aux soins, accès aux loisirs, à la culture et plus généralement à la citoyenneté.

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01 septembre 2017

Surmonter l'autisme grâce au sport

L'activité physique est importante pour le développement des enfants, mais elle l'est tout autant, sinon plus pour les enfants autistes, dont le nombre augmente à un rythme vertigineux. Diane Sauvé vous fait découvrir comment les enfants autistes s'épanouissent grâce au sport.

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13 août 2017

Course "La Vague Bleue" à Pont-de-l'Arche le 24 septembre 2017

Information publiée sur le site de la communauté d'agglomération Seine-Eure

course la vague bleue

Infos pratiques
le Dimanche 24 Septembre 2017, 09:30 - 14:00
Pont-de-l'Arche
Description
Elyes a 5 ans. Il est autiste. Pour lui, son père Georgio Loiseau a créé une association, l’Oiseau Bleu, et une course « La vague bleue ».

Dimanche 24 septembre, venez tous participer à la première édition, à 9h30, à Pont-de-l’Arche pour une course de 5 ou 10 km, ou une marche de 5 km.
Pas de chronométrage, pas de classement, l’objectif est juste de sensibiliser à l’autisme qui touche un enfant sur 100 en France. L’association L’oiseau bleu apporte conseils et soutiens aux familles touchées par l’autisme, dans les démarches administratives, dans la recherche de professionnels compétents, etc. Le rêve de l’association : ouvrir une classe pour enfants autistes, à Poses. L’intégralité des inscriptions à la course sera consacrée à la réalisation de ce projet.

Tarif : 8 €/adulte, 4 €/enfant (jusqu’à 16 ans), gratuit pour les personnes autistes.

Inscription : sur Internet via la plateforme HelloAsso, la vague bleue ou formulaire papier disponible à la mairie de Pont-de-l’Arche. Renseignements : 06 07 69 87 41.

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11 août 2017

Centres de loisirs à parité : 50 % d'enfants handicapés

article publié sur handicap.fr

Résumé : Dans ces "Clap", les enfants handicapés et valides sont accueillis à parité pour partager leur temps libre. Paris compte 9 de ces centres de loisirs qui misent sur la mixité pour ouvrir le regard des enfants et en faire des adultes plus tolérants.

Par , le 04-08-2017

"Il faut lui parler en langue des signes". Rachel, 6 ans, intervient quand elle constate les difficultés de communication entre Michel-Ange, 9 ans, atteint de troubles autistiques, et les visiteurs du centre de loisirs "à parité" (Clap), dans le sud parisien. Ici, enfants handicapés et valides se découvrent dès le plus jeune âge. Dans ce centre du XIVe arrondissement, visité le 3 août 2017 par Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge du handicap, une trentaine d'enfants de 3 à 14 ans sont accueillis les mercredis et pendant les vacances scolaires, encadrés par huit personnes.

50 % des places pour enfants handicapés

La moitié des places sont réservées à des enfants porteurs d'un handicap moteur, intellectuel ou sensoriel. Plusieurs enfants sont autistes, dont certains ne parlent pas, un petit garçon est en fauteuil roulant, un autre est trisomique. Pour faciliter la communication, les animateurs utilisent des pictogrammes ou la langue des signes, dont les enfants "valides" ont également appris les rudiments. Rassemblés avant le déjeuner, les enfants lancent un gros cube et, selon le résultat, doivent dire ce qui leur a plu, les a chagrinés ou mis en colère dans la matinée. Giovanni, 8 ans, qui maîtrise bien la langue des signes car son frère est sourd, est sollicité plusieurs fois pour "traduire".

9 centres à Paris

Paris compte neuf centres de loisirs "à parité", sept gérés par la municipalité et deux par la fédération Loisirs Pluriel, à l'origine du concept et qui opère dans 23 autres centres en France. Ces structures favorisent un "changement de regard : les enfants valides vont rencontrer la différence" et deviendront "peut-être des adultes un peu plus tolérants", explique Nathalie Emo, directrice du centre de ressources enfance handicapée de la Mairie de Paris. Ici, les enfants jouent ensemble, se font des amis. Mais "ce sont des enfants en premier. Le lien se fait ou ne se fait pas", souligne Mme Emo.

Beaucoup plus d'animateurs

Rachel, qui est diabétique, ne fréquente le centre que depuis juin mais s'y plaît bien, explique sa maman, Sophie, qui apprécie qu'il y ait "beaucoup plus d'animateurs" que dans un centre classique. "Au départ, elle m'a dit qu'elle avait peur" des enfants agités. "Je lui ai dit qu'elle devait en parler aux animateurs, et je lui ai expliqué que c'était juste des grands enfants, et qu'ils étaient dans leur tête comme sa cousine qui a 3 ans. Elle a très bien compris, et ça se passe très bien". "J'aime bien", souffle Bilal, 10 ans, devant les journalistes. "Il y a mes amis. On peut faire des jeux, on peut les aider, comme ça au moins ils seront pas tout seuls".

Gestion de crises

Jean-Marc, animateur de 36 ans, a travaillé pendant dix ans dans des structures "classiques". Ici, "il faut beaucoup adapter les activités car chaque enfant a des besoins spécifiques". Jérémie Czapnik, éducateur, aurait "du mal à retourner dans un centre classique" car il ne voit pas les journées passer. "C'est toute une histoire de gestion de crises. Il faut être encore plus sur le qui-vive". Ces structures sont "une des solutions" pour les enfants handicapés, a salué devant la presse Sophie Cluzel. "On privilégiera toujours le centre de loisirs qui est à côté de chez soi, pour travailler sur une inclusion dans son quartier", a-t-elle cependant souligné. Car "beaucoup d'enfants peuvent être complètement inclus dans les centres de loisirs de droit commun". "En revanche, le développement de l'accueil mixte est très intéressant pour des enfants qui ont des besoins plus spécifiques, (qui doivent) être plus encadrés".

Un bénéfice pour les parents

L'enjeu est de permettre aux enfants, qu'ils soient handicapés ou valides, d'avoir "une vie sociale, de loisirs", mais aussi que leurs parents "puissent travailler sereinement", a souligné Mme Cluzel. De nombreux parents d'enfants handicapés sont aujourd'hui "contraints d'arrêter de travailler", relève Laurent Thomas, directeur de Loisirs Pluriel, joint par téléphone. Il est important qu'ils puissent bénéficier de modes de garde en complément de l'école ou d'établissements spécialisés, pour se maintenir dans l'emploi.

Par Pascale Juilliard
 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

 

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Ploemeur. La commune obtient le label tourisme et handicap

Hoka, nouvel handiplagiste, sera présent au Stole tout le mois d'août.

Hoka, nouvel handiplagiste, sera présent au Stole tout le mois d'août. | Ouest France

Ce label permet aux personnes atteintes d'un handicap de partir en vacances en toute liberté et sécurité, de pratiquer des activités touristiques et de trouver un hébergement adapté.

La marque tourisme et handicap poursuit deux objectifs : apporter une information fiable et objective sur l'accessibilité des sites et des équipements touristiques mais aussi de développer une offre touristique adaptée aux personnes handicapées.

Si ce label est la reconnaissance d'une volonté politique en termes d'accessibilité et d'accueil des personnes en situation de handicap, c'est également un indicateur de tous les efforts réalisés par les différents acteurs du secteur tourisme et de loisirs du territoire.

Label pour trois types de handicap

La Ville a posé sa candidature il y a quelques mois. Début juillet, elle a reçu la visite d'évaluateurs chargés d'examiner la conformité des prestations offertes dans la commune par rapport aux exigences du cahier des charges.

Plusieurs activités sont regardées à la loupe comme l'hébergement, l'information touristique, les loisirs, ou encore la restauration.

Lire aussi : Le label tourisme handicap, un atout selon les vacanciers

La Ville a appris officiellement l'obtention du label, il y a quelques jours et ce pour trois déficiences sur quatre (moteur, auditif et cognitif). « La labellisation pour le handicap visuel est plus difficile à obtenir, note Martine Yvon, élue déléguée au handicap, mais des efforts sont toutefois réalisés dans ce sens. »

Le passage en niveau 3 pour le label handiplage pour l'anse du Stole, décroché cette année par la Ville, a dû également peser dans la balance pour cette labellisation tourisme et handicap.

Retrouvez notre rubrique Tourisme

Un plan d'investissement pluriannuel

La plage du Stole a bénéficié d'aménagements conséquents pour la rendre accessible. « Nous avons réalisé de gros travaux structurels dès 2015 à hauteur de 80 k€, explique le maire, Ronan Loas, comme la réalisation de quais bus accessibles, de cheminement PMR (personnes à mobilité réduite) de l'arrêt de bus jusqu'à la plage de l'anse du Stole, création de places de stationnement PMR. En 2016, nous avons poursuivi nos efforts avec des aménagements pour un montant de 50 k€ (remise à niveau des sanitaires PMR et douche de plage, création d'un platelage bois pour accéder au futur cheminement PMR installé sur le sable, acquisition et installation des tapis d'accès à l'eau, création plateforme d'accueil pour PMR, amélioration de la signalétique et de l'information sur site). En 2017, 15 k € ont été investis dans ce programme pluriannuel avec, entre autres, l'installation d'un vestiaire handicapés et l'achat d'un fauteuil de mise à l'eau. »

Retrouvez notre rubrique Investissement

Parallèlement à ces investissements directs effectués au niveau de la plage du Stole, un programme sur 9 ans est également mis en place pour mettre en conformité tous les bâtiments publics (salles de sport, écoles, sanitaires) en matière d'accessibilité.

Lire aussi : Quand le tourisme pense au handicap

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10 août 2017

L'équithérapie, une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal

L'équithérapie, une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal
Prendre soin de l'animal c'est aussi ne pas le faire travailler huit heures par jour, lui accorder des périodes de vacances, lui laisser des abris naturels pour se protéger du soleil et du vent qu'il n'aime pas. © Siège NEVERS


Mélinda Corne est non seulement passionnée de chevaux depuis l’âge de 3 ans, mais elle est aussi sensible à la cause des gens différents.

Depuis qu'elle est arrivée dans la Nièvre, il y a huit ans, quittant le Pas-de-Calais pour exercer en tant que monitrice d'équitation au Domaine de l'Espérance de Dampierre-sous-Bouhy, Mélinda Corne a mis en place une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal. Elle accueille, aux côtés d'enfants venus en colonie, des publics en situation de handicap. Son dada, c'est l'équithérapie.

Elle est venue en parler, transmettre sa passion aux élèves du lycée horticole rural privé (LHRP) du Haut-Nivernais de seconde de la filière animalerie et aussi à ceux de la filière services aux personnes. « Souvent, on privilégie la technique et on oublie ce que le cheval peut nous apporter. C'est ce que je veux transmettre aux jeunes publics que j'accueille. » Ajoutant : « Les enfants handicapés aiment mieux s'occuper de l'animal que le monter ». C'est sur cette base-là qu'elle pose sa pédagogie.

Un parcours atypique

Après des études médico-sociales arrêtées trop vite, elle travaille quelque temps dans un magasin de jeux vidéo après avoir obtenu un Bac professionnel commerce en candidat libre et un BTS management des unités commerciales. Licenciée, pour des raisons économiques, elle qui ne voulait pas, jeune, exercer un métier en lien avec le monde du cheval, mais être éducatrice spécialisée, renonce à poursuivre dans le commerce pour se consacrer entièrement à sa passion. Elle passe alors le Galop 7, indispensable pour devenir monitrice d'équitation, le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport pour pouvoir accueillir des personnes en situation de handicap et se spécialise dans le monde du handicap mental. Mélinda Corne va ouvrir un centre équestre pour accueillir les enfants handicapés avec leurs familles.

Elle travaille, dès lors, avec les enfants de l'IME de Clamecy et les adultes du Foyer de vie de Corvol-l'Orgueilleux. Avant d'entreprendre toute séance, elle va d'abord sur le lieu de vie des gens, car « il est important de voir comment ils vivent quotidiennement. Au centre équestre, ce sont des gens différents. Un enfant n'écoute pas forcément son éducateur à l'IME, alors qu'à l'équitation, il est attentif ».

C'est là un des bienfaits de l'animal. Le fait de se sentir responsable de l'animal, d'être obligé de le tenir par la longe, de se tenir assis dessus sans dossier, sans soutien, aide l'enfant à progresser, lui qui, dans sa vie de tous les jours, est constamment accompagné, aidé pour accomplir les tâches quotidiennes. « Ce que j'aime avec les enfants handicapés c'est qu'avec eux, tout est vrai, tout est naturel. »

Attentive aux affects de l'animal, Mélinda prend soin de ne jamais laisser un cheval seul, lorsque son compagnon vient à mourir. « Les chevaux vivent toujours par deux, si l'un des deux ne va pas bien, on va mettre un troisième cheval avec eux, afin que le jour où le cheval malade s'en va, l'autre ne se laisse pas mourir. »

Prendre soin de l'animal c'est aussi ne pas le faire travailler huit heures par jour, lui accorder des périodes de vacances, lui laisser des abris naturels pour se protéger du soleil et du vent qu'il n'aime pas. Cette passion, Mélinda la partage avec tous les petits cavaliers qu'elle rencontre au centre équestre.

En septembre au domaine de Poitfond

Dès la rentrée de septembre, au Domaine de Poifond, elle va ouvrir un centre équestre où elle accueillera, à titre particulier, les cavaliers, pour des séances d'équithérapie. Enseigner par le jeu la pratique de l'équitation afin de permettre à tous les enfants porteurs de handicaps ou valides de se familiariser avec l'animal dans une relation familiale. Là, où les parents ne sont pas associés quand les enfants sont en structure, ils pourront, à leur guise, venir observer le comportement et les progrès de leur enfant, et partager leur passion.

Contact. 06.82.13.47.59 ou
melinda.corne@laposte.net.

Anne Magnard

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08 août 2017

Oser s’amuser malgré le handicap

Mardi 08 août 2017 15:43
Oser s’amuser malgré le handicap
Le handicap ne devrait pas priver de loisirs un enfant et sa famille. Chaque année, l’association Meuphine propose un séjour familial où tout le monde s’octroie quelques jours de détente et d’activités « normales ». Un moment très attendu par les familles adhérentes, qui y trouvent de la sérénité, de l’entraide et de vrais moments à vivre ensemble.


« Chez Meuphine on peut tout faire »

Depuis 2003, Meuphine prend soin des familles où l’un des enfants est en situation de handicap. Ses bénévoles mettent régulièrement en place des temps forts de convivialité et de partage. Expositions, ateliers sportifs et culturels, forums… autant de moments de socialisation importants, pour que les familles puissent rompre avec un quotidien difficile.

Point d’orgue de ses actions, un séjour annuel est proposé aux adhérents. Vivre en collectivité pendant quelques jours peut se révéler être une aventure lorsque le handicap impose un certain nombre de contraintes. Mais en réalité, c’est chaque fois une expérience extraordinaire pour l’enfant, pour ses parents et pour ses frères et sœurs. Les familles redécouvrent leur enfant sous un jour nouveau. Très préparé en amont par les bénévoles, le séjour Meuphine donne l’occasion aux familles d’oser, d’aller vers des activités sportives et culturelles inhabituelles, d’oublier un peu les difficultés et les inquiétudes.

Parmi ces bénévoles, une collaboratrice Bouygues Telecom tient un rôle très actif au sein de l’association. Membre du bureau permanent, Laëtitia Paul a parrainé Meuphine auprès de la Fondation Bouygues Telecom pour le séjour qui a eu lieu cette année. « L'association aide les enfants porteurs de handicap à s'intégrer dans le monde dit "normal" et à dépasser leur handicap dans des situations du quotidien. Le séjour permet aux familles de partager des moments de découvertes, de loisirs, d'apprentissages. Les parents échangent sur leur quotidien, les enfants vivent en communauté et participent à des activités nouvelles. Meuphine et ses bénévoles méritent qu'on les soutienne dans leurs actions. »

 

En route pour le bassin d’Arcachon

En mai dernier, durant les quatre jours du week-end de l’Ascension, 14 familles ont pris la direction de la Gironde. Au programme : visite de la Dune du Pyla et du Cap Ferret, pique-nique sur la plage, char à voile, cerf-volant, piscine, sous la houlette des accompagnants Meuphine et d’encadrants spécialisés. « Quand on a un enfant handicapé, on est 365 jours par an sur la prise en charge médico-sociale et scolaire, explique Nadine Vallet, présidente de l’association Meuphine. Là, enfin, on s’autorise des loisirs. »

Et c’est Laetitia Paul, installée à Bordeaux, qui a souhaité faire découvrir sa région aux enfants. « Elle a pris en charge l’organisation du voyage avec deux autres mamans » souligne Nadine Vallet.

Si une grande partie des participants était déjà du voyage les années précédentes, deux nouvelles familles sont venues pour la première fois. Très vite, la pudeur et les craintes ont laissé à la convivialité et à la détente. « Quand on a un enfant handicapé, on n’ose pas se mêler, on a peur de montrer le quotidien de notre enfant. Mais nous, on n’est pas là pour juger mais pour s’amuser. Le mot d’ordre c’est : tout le monde surveille tout le monde. » Car sous l’effet de groupe, les parents se sentent moins seuls. Ils peuvent compter les uns sur les autres. « Leur enfant est là, donc ils ne sont pas soucieux comme ils pourraient l’être si leur enfant était gardé ailleurs, précise Nadine Vallet. Il n’y a pas de culpabilité. »

Grâce au soutien de la Fondation Bouygues Telecom, l’association a pu élargir le nombre de participants, portant le groupe de cette année à 37 personnes. Mais l’aspect financier est loin d’être le seul enjeu. « C’est presque un soutien psychologique, témoigne Nadine Vallet. On nous fait confiance, on nous aide pour que les enfants puissent avoir des activités. C’est une main tendue vers les loisirs et c’est quelque chose que l’on ne s’autorise pas beaucoup. » Une parenthèse enchantée pour ces familles au grand cœur.

Fondation Bouygues Telecom

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