09 juillet 2015

Elise ou la vraie vie ... Je fais ce que je veux !

Avec tout de même quelques exercices imposés ...

P1090256

Elise avec Otello au centre équestre de Gouvernes

Elise est actuellement à la maison ... et elle bénéficie d'un emploi du temps sur mesure genre "Nous improvisons en permanence ... suivant notre humeur autour de quelques thèmes".laragh boy

Hier, c'était une ballade à cheval sur Laragh boy (à droite) au Haras de Maison blanche à Lesigny ...

 

Aujourd'hui nous décidons d'aller faire un tour à Gouvernes et commençons par aller saluer Christiane, la directrice du centre équestre de Gouvernes qui nous accueille chaleureusement ... Elle part en extérieur avec ses cavaliers (stage) et nous l'accompagnons jusqu'à la carrière en papotant.

P1090231

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nous poursuivons ensuite par une ballade autour de l'étang de la Loy ... Superbe !

 

P1090207Bref que du bonheur !

Posté par jjdupuis à 15:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


07 juillet 2015

Voir la vidéo -> La différence, quelle drôle de danse: une chanson pour un regard différent sur l'autisme

Je vous invite à regarder cette vidéo et à écouter les paroles de cette chanson chantée par une chorale composée d’enfants atteints d’autisme et d’autres non.

Si vous désirez acheter le CD de la chanson, toutes les infos sont sur la page Facebook de l’association belge Autistes & Artistes : https://www.facebook.com/pages/La-dif…  Tous les bénéfices seront versés à l’association AUTISTES & ARTISTES.

 

Pour plus de supports pour parler du handicap et de la différence avec les enfants, je vous propose de compléter cette vidéo avec 3 autres articles :

Sélection de livres qui sensibilisent au handicap

Une chanson de rap pour changer de regard sur le handicap 

Tous différents : un livre parce qu’on a le droit d’être différent

Posté par jjdupuis à 15:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 juillet 2015

Des mamans d'enfants autistes et des professionnels du bassin se mobilisent pour leurs enfants

article publié dans Le Populaire Haute-Vienne

Des familles d’enfants autistes souhaitent faire avancer les prises en charges sur le territoire.? - L b.

Des familles d’enfants autistes souhaitent faire avancer les prises en charges sur le territoire.? - L b.

Parce qu’avoir un enfant autiste est aussi une charge de tous les instants, des mamans ont décidé de se mobiliser pour soutenir toutes les familles touchées et peut-être, à terme, bénéficier d’un mini-centre de soins adaptés sur le territoire.

Elles s'appellent Aurélia, Nathalie, Lauryanne et Natacha, sont les mères d'enfants autistes et ont décidé d'unir leurs forces et l'ensemble des compétences qu'elles ont acquises en suivant leurs progénitures pour en faire profiter le plus grand nombre et mutualiser leur expérience.

« Un enfant qui fait 7.000 kilomètres par an pour ses prises en charge, c'est trop »

« Nous regroupons aujourd'hui une quinzaine de familles sur le bassin de Saint-junien qui va jusqu'à Rochechouart et même en Charente-Limousine et nous souhaitons créer un véritable réseau qui pourra attirer des familles d'enfants atteints d'autismes qui se sentent isolées et ne se font pas nécessairement connaître, soulignent-elles. Nous souhaitons profiter de notre expérience, la faire partager, faire aussi connaître nos problèmes et créer peut-être, sur Saint-Junien, un espace qui puisse accueillir nos enfants pour des séances de soins notamment ».

Les mamans qui ont créé l'association LESPAS (pour Loisirs, Entraide et Sensibilisation en faveur des Personnes avec Autisme) ont pu compter sur l'engagement de Valérie Moriau, orthophoniste disposant d'une formation d'accompagnement des enfants atteints d'autisme qui a décidé de les rassembler sous la même bannière. « Un enfant atteint d'autisme nécessite beaucoup de soins, de séances d'orthophonie, de psychomotricité, éducation spécialisée, toutes ses séances se déroulent à Limoges et si nous pouvons compter sur le dévouement des associations comme ALISEA et Autisme 87, cela représente beaucoup de temps pour les familles. Il faut savoir qu'un enfant fait environ 7.000 kilomètres par an pour ses différentes prises en charge. Si notre association a pour objectif de fédérer les familles et de passer des moments de loisirs entre nous avec nos enfants, nous souhaitons aussi avoir des interlocuteurs sur le territoire pour pouvoir être accompagnés dans l'organisation de soins destinés à nos enfants ». L'association se veut surtout un lieu de rencontres qui permettent aux familles de se retrouver autour de projets différents, pédagogiques et ludiques vécus par les enfants.

Premiers rendez-vous dans quelques semaines

« Les écoles accueillent nos enfants, mais nous savons aussi combien il est difficile pour eux de s'adapter dans des situations ordinaires. Des simples sorties au cinéma peuvent être compliquées à gérer dans la mesure où il leur faut des séances avec une intensité lumineuse et sonore atténuée. Nous avons besoin d'être nombreux pour être prs en compte. Nous souhaitons mettre en place des ateliers de loisirs, des activités de plein air à vivre avec nos enfants et pour cette raison nous lançons un appel à tous ceux qui sont concernés. Un enfant sur 100 est concerné par ces troubles et nous pouvons être plus efficaces ensemble ».

Dans un premier temps, l'association LESPAS organisera un projet alpage qui permettra grâce à Valérie Moriau et avec la coordination d'ALISEA à quatre familles (soit 9 enfants) de partir en vacances à Abondance en août. L'association souhaite prendre un nouvel envol dès le mois de septembre et ne manquera pas de se faire connaître à ce moment-là.

LESPAS. Présidente Aurélia Denis, vice-présidente Lauryanne Maurelet, contact 14 rue de la gare 87.420 Saint-victurnien, 06.63.05.21.81\06.46.79.74.61. Courriel : lespas87200@gmail.com

Laurent Borderie

Posté par jjdupuis à 19:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 juillet 2015

Ballade à cheval au Haras de Maison Blanche à Lésigny en Seine-et-Marne - 77

P1090179

Aujourd'hui, nous sommes partis faire une petite ballade à poney (double) au Haras de Maison Blanche ... La vie de chateau ELise adore et un petit tour dans les bois avec "Jonquille" c'est le Must !

Inutile de dire qu'Elise depuis la veille était sur des charbons ardents et nous parlait de l'évènement à toutes les occasions ... !

Remerciements à Alexia & Véronique

Posté par jjdupuis à 21:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 juin 2015

Au-delà des différences

articlle publié dans Sud Ouest

Publié le 29/06/2015 à 03h44 , modifié le par

Deux associations du Créonnais œuvrent de concert pour intégrer des enfants autistes à travers des temps d’activités créatives partagées. Ambiance.

Au-delà des différences

Les enfants se sont appliqués à décorer des pots de miel, aidés des parents et des animatrices des deux associations. ©

PHOTO C.B.

CHRISTIAN BOISSON

c.boisson@sudouest.fr

Il n'est jamais simple de gérer un enfant autiste au quotidien. Les parents concernés sont les premiers à pouvoir en témoigner. Au-delà de toutes les contraintes que cette situation occasionne, il reste encore un élément qui échappe à la prise en charge médicale : c'est la place dans la société des enfants greffés de cette différence, souvent captée dans le regard des autres.

À Créon, l'association D'une rive à l'autre réunit six enfants frappés du syndrome d'autisme, non pas pour les confiner dans une bulle protectrice, mais bien au contraire pour les éveiller au monde extérieur et les aider à s'intégrer dans leur environnement, aussi bien matériel que relationnel. Une autre association sadiracaise, Les mots de Jossy, œuvre dans le même esprit mais avec des enfants dits « normaux », juste en difficulté scolaire, voire en mal de bases d'apprentissage des actes de la vie.

Il y a un an, Jocelyne Garcia, la directrice des Mots de Jossy, a souhaité se rapprocher de l'association D'une rive à l'autre afin de se faire rencontrer les enfants entre eux et d'observer les comportements réciproques, pour en tirer des enseignements. « Je souhaitais me rendre compte s'il était possible que se crée une passerelle entre eux, évoque Jocelyne Garcia. Comment allaient-ils s'accepter les uns, les autres ? Je voulais voir comment les enfants autistes pouvaient apprendre au contact d'autres enfants. Cette passerelle, ils l'ont bien forgée et cela s'est fait naturellement. »

Un terrain de jeu champêtre

Depuis le mois de mars, Bernard Lafon, le propriétaire de la ferme Oh ! Légumes oubliés, prête gracieusement une parcelle de sa propriété aux deux associations qui se réunissent tous les mercredis après-midi. Le but est de réunir les enfants par binôme : un enfant autiste avec un enfant qui ne l'est pas. Chaque binôme s'attelle à une activité qui est commune pour tout le groupe.

À la ferme des légumes oubliés, toutes les activités tournent autour de la nature : jardinage avec plantations de fleurs et de légumes, vie des insectes (notamment abeilles et coccinelles), dégustations de produits de la ferme. On y organise aussi mais aussi des jeux, tels le parcours dans le labyrinthe végétal ou encore du petit bricolage. « Ces activités leur plaisent beaucoup, assure Virginie Gratiot, présidente d'Une rive à l'autre. « Les familles apprécient également beaucoup ces temps d'échanges, qui les sortent de leur quotidien, parfois éprouvant. Quant aux enfants, nous travaillons sur leur compréhension de la situation et leur acceptation de l'autre. Ces rencontres sont vraiment très constructives. »

Le regard de l'autre

Sous la grande bâche surplombant deux tables en bois, au milieu de la prairie, les douze enfants s'activent à décorer des pots de miel fournis par un apiculteur local. Il s'agit de confectionner des étiquettes originales où tous les enfants signeront. Pour remercier Bernard Lafon de sa gentillesse, deux binômes, encadrés également par les animatrices des deux associations et les parents, décorent une jolie boite à bijoux, en bois léger, en y collant des papiers de couleur. L'intérêt et l'application se lisent sur tous les visages et les parents sont ravis.

Véronique Marzin est la maman d'Alexandre, un enfant autiste de 10 ans. « Pour moi, la différence ne semble pas exister, dit-elle. C'est incroyable ! Ici, on a le sentiment de ne pas être jugé ni de subir le regard des autres. Nous vivons ici tous les mercredis des moments très intenses et très enrichissants. » Quant à Estelle Lagaronne, maman de Romane, 6 ans, non autiste, elle vient pour que sa fille comprenne la différence mais remarque aussi la ressemblance qu'il y a entre tous les enfants. Encore un mercredi avant l'été.

Posté par jjdupuis à 18:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


26 juin 2015

Nortkerque : un enfant autiste privé de centre aéré ?

Publié le

DSC_2117.JPG

Les vacances d’été auront-elles un goût amer pour Théo Leprince, 13 ans ? Le jeune Nortkerquois souffre d’un trouble envahissant du développement non spécifié ; une forme d’autisme qui entraîne une déficience intellectuelle. L’enfant suit une scolarité quasi normale dans une classe pour l’inclusion scolaire (Clis) de l’école Franklin-Stéphenson de Calais et son travail est très satisfaisant pour ses parents, Anne et Bruno : « L’équipe d’enseignants qui l’encadre est excellente, explique la maman. Elle a su le mettre en confiance, le motiver… Il est bien plus calme qu’il y a deux ans ».

Le handicap de Théo nécessite un encadrement spécialisé dont ne dipose pas pour le moment le centre de loisirs communal. Avant 2012 était mise en place l’opération Défi loisirs, qui permettait au jeune garçon de bénéficier d’un encadrant formé et de pouvoir s’amuser avec ses petits camarades et faire des activités originales comme du laser game ou du sport. Mais la Caisse d’allocations familiales a décidé de supprimer son financement il y a deux ans. Le début des problèmes pour Théo et sa famille. « L’année dernière, nous n’avions pas pu inscrire Théo au centre de loisirs de Nortkerque, faute d’encadrants spécialisés pour s’occuper de lui. Nous n’avons rien dit car la municipalité n’avait pas pu réagir à temps à la décision de la CAF et s’est trouvée devant le fait accompli. »

Deux solutions trouvées par la mairie

Mais cette année, Anne et Guy Leprince craignent qu’on prive une fois de plus leur enfant de centre de loisirs. La mère de famille nortkerquoise a prévenu Frédéric Melchior, aussitôt qu’il a endossé son nouveau rôle de maire, pour l’informer de la situation de son fils. Mais elle n’a rien vu venir jusqu’à ces derniers jours. « Il m’avait dit qu’il prendrait avec son équipe les mesures nécessaires pour pouvoir accueillir Théo cet été. Finalement, rien n’a été fait et mon fils n’ira pas s’amuser cet été avec ses copains ».

Récemment, Amandine Montuy, adjointe en charge de l’éducation et des centres de loisirs, a rencontré le couple. L’élue réfute le terme « exclusion » lâché par les parents de Théo pour qualifier l’éventualité que ce dernier ne puisse faire partie des inscrits du centre de loisirs communal : « Nous n’avons jamais refusé de l’inscrire. Notre équipe d’animation était même prête à s’adapter en fonction de ses besoins. Mais nous devions prendre des responsabilités vis-à-vis de sa sécurité et aussi de notre direction et de son équipe d’encadrants. »

L’adjointe explique que « des contacts ont été pris avec le Sessad, les institutrices de Théo et le Pôle résonance Départemental pour trouver un animateur formé pour cet été » pour s’occuper du jeune garçon. Mais pour l’instant, rien de concret même si, de l’aveu d’Amandine Montuy, « tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés ou contactés sont très coopérants et souhaitent vivement trouver une solution. J’attends la confirmation ». Pour l’instant, une association de Calais et le Sessad de Guînes ont proposé les services d’un de leurs animateurs. Une fois le problème réglé, un comité de pilotage prendra ensuite le relais.

En attendant, Théo a bien saisi la situation et il est triste à l’idée de penser qu’il n’aura pas droit à des vacances comme n’importe quel enfant : « Il ne se sent pas bien. Il est plus énervé que d’habitude », confie Anne. Le jeune Nortkerquois passera peut-être son été à la maison, avec ses parents : « On l’emmênera au parc ou faire des balades. On ne pourra pas lui offrir les nombreuses activités qu’il aurait pu faire au centre de loisirs. C’est dommage ».

A travers ses inquiétudes et ce coup de colère, le couple nortkerquois souhaite que ce qui arrive à leur fils n’arrive plus aux autres familles vivant avec un enfant autiste : « Il y a une vraie prise de conscience à prendre et aussi une lutte permanente à mener sur les préjugés concernant l’autisme. Mon fils n’est pas agressif et ne représente un danger pour personne. Ses enseignantes qui le suivent le décrivent comme quelqu’un de calme. Théo est un garçon comme un autre, sauf qu’on lui colle une étiquette ». Un jeune garçon qui n’espère qu’une seule chose : passer des vacances agréables avec ses copains.

Vincent PIHEN

Posté par jjdupuis à 14:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 juin 2015

Elise au zoo de Vincennes ce matin ...

Quelques photos

P1090139P1090140

 

P1090145

P1090157

P1090164

P1090166

P1090171

Posté par jjdupuis à 20:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 juin 2015

Reportage en images -> Aujourd'hui, séance de voile avec l'association Envol Loisirs à la VGA Saint Maur

Tous les renseignements sur le site d'Envol Loisirs ICI

P1090043

P1090052

P1090055

P1090069

P1090073

P1090059

P1090076

P1090080

P1090093Très grande

P1090095

Posté par jjdupuis à 19:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 juin 2015

Le domaine de Fraisse : Un centre équestre pour enfants autistes à Leuc

Article publié dans La Dépêche

Publié le 09/06/2015 à 03:46, Mis à jour le 09/06/2015 à 07:33

Equitation

Le centre équestre et le village «terre d'avenir» s'intègrent harmonieusement dans le paysage du Domaine de Fraisse, à Leuc, dans le Limouxin. / Photo DDM, DR

Le centre équestre et le village «terre d'avenir» s'intègrent harmonieusement dans le paysage du Domaine de Fraisse, à Leuc, dans le Limouxin. / Photo DDM, DR

 

Novateur en matière de thérapie pour personnes autistes, le centre équestre du domaine de Fraisse a été inauguré vendredi matin à Leuc. Un projet d'intérêt général monté par Anne Maltoni, où le cheval, l'humain et l'agroécologie ne font qu'un.

Un nouveau centre équestre à Leuc, la belle affaire, direz-vous. Le gigantesque domaine de Fraisse inauguré vendredi n'est pourtant pas un centre équestre ordinaire. Depuis trois ans, Anne Maltoni, jusqu'ici avocate et juriste, a décidé de placer sa fortune dans un projet humain d'une générosité exceptionnelle : le centre équestre éthologique est la première étape d'un projet beaucoup plus ambitieux. «Au-delà de sa vocation première, l'agricole et l'équestre, le domaine de Fraisse a pour objectif de remplir un rôle social en s'ancrant dans le territoire», explique la jeune femme. Le lieu aura donc une vocation psycho-éducative expérimentale pour autistes.

«Il doit leur proposer un système d'enseignement adapté et surtout ouvert sur la société» pour les aider à développer leur autonomie et permettre leur intégration dans la vie sociale.

Un parrain nommé Pierre Rabhi

La médiation par les animaux n'est plus à démontrer. Celle des chevaux montre des résultats inespérés. Depuis un an, de jeunes autistes bénéficient de soins en équithérapie.

Hier, à l'heure de l'inauguration de ce «Village de Fraisse - Terre d'avenir» entièrement financé sur des fonds propres, le préfet de l'Aude, Louis Le Franc, a salué «un projet d'intérêt général» et «d'utilité sociale». Un projet alternatif, en tout cas, parrainé depuis le début par Pierre Rabhi. Le pionnier de l'agriculture écologique, essayiste et fondateur des Colibris, a d'ailleurs donné une conférence, hier après-midi, à l'issue de l'inauguration, sur le thème de l'agroécologie comme moyen de coopérer avec la vie.

Des formations à l'agroécologie sont d'ailleurs prévues, à terme, ainsi qu'en équitation éthologique et sur l'autisme. À noter enfin qu'un établissement scolaire Montessori sera créé. «Il permettra à des enfants de s'intégrer dans un système scolaire prenant en compte leur individualité, ce qui, à ce jour, fait cruellement défaut pour les enfants avec autisme», précise Anne Maltoni.


2600 m2, 27 boxes, 22 stalles…

Le manège couvert réalisé par des entreprises locales impressionne par ses dimensions olympiques : 2 600 m2, 27 boxes, 22 stalles, dans un centre équestre où tout est fait pour une approche de l'équitation et de la relation avec le cheval qui compte aussi un club-house et des vestiaires. Dans sa dimension agricole, le domaine de Fraisse s'étend sur 10 hectares où l'orge est cultivée et où le maraîchage sera développé dès 2016. 200 oliviers entreront en production d'ici à deux ans. Une partie du domaine est certifié bio et l'autre partie vient d'être mise en conversion bio. Des brebis pâtureront bientôt sur la partie débroussaillée du site, et dans les lieux boisés du domaine, un parcours sensoriel à cheval sera créé pour les séances d'équithérapie.

J.-L. D.-C.

Posté par jjdupuis à 16:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

17 juin 2015

Croizon : nos 4 parcs de loisirs vraiment accessibles ?

article publié sur Handicap.fr

Résumé : A la veille des vacances, dans sa rubrique du Magazine de la santé (France 5), Philippe Croizon passe en revue 4 grands parcs de loisirs français : Astérix, Disney, Futuroscope et Puy du Fou. Bilan plutôt positif en termes d'accessibilité.

Par , le 16-06-2015

Pour préparer un été ludique, plusieurs pistes. Aujourd'hui, vous nous proposez un grand huit dans 4 grands parcs de loisirs français. Qu'en est-il de l'accueil des visiteurs handicapés ? Commençons par votre petit chouchou, le Parc du Futuroscope, à Poitiers…
C'est là que j'ai organisé la première édition du Festival Croiz'y, festival du court métrage dédié au handicap positif (article en lien ci-dessous). Nous n'avons pas choisi ce site par hasard. Parce que nous recevions des dizaines de personnes handicapées, il fallait un parc qui soit à la hauteur. Je n'ai pas été déçu car, en termes d'accueil, c'est un sans-faute. Rudy et Julien, deux frères, dont un en fauteuil, que vous avez reçu sur votre plateau, ont l'habitude de passer au crible l'accessibilité des villes d'Europe. Ils ont testé ce parc européen de l'image et en font un bilan très enthousiaste, à découvrir dans une vidéo sur leur site Handilol (lien ci-dessous).  Le Parc du Futuroscope a d'ailleurs obtenu le label Tourisme et handicap pour 3 handicaps (moteur, mental et auditif). La quasi-totalité des attractions sont accessibles, avec un coupe-fil pour les visiteurs handicapés et 4 accompagnants, tandis que tous les hôtels du site proposent des chambres adaptées. Pour les personnes en fauteuil, aux carrefours principaux, le sol est marqué d'un pictogramme avec des flèches qui indiquent les itinéraires les plus faciles à emprunter. Le personnel est également très prévenant, et il ne faut pas hésiter à le solliciter.

Il y a une expérience insolite, que vous n'avez malheureusement pas pu faire…
Elle n'est pas accessible aux visiteurs en fauteuil. C'est l'attraction Les yeux grands fermés, un parcours dans le noir total en suivant un guide animateur non voyant. Sensations garanties ! Il y a également, l'attraction, Les lapins crétins, avec un wagon spécifique pour les personnes handicapées, sans oublier Le petit Prince où ils ont eu la présence d'esprit de mettre une plaque vibrante au sol pour les personnes en fauteuil roulant.

Non loin de là, en Vendée, il y a un deuxième parc mythique, celui du Puy du Fou…
Alors là, oui, un décor grandiose, un voyage dans le temps qui lui a valu d'être désigné meilleur parc au monde en 2015. Il a également reçu le label Tourisme et handicap et met un point d'honneur à proposer une visite sans entrave aux personnes handicapées, même si certains endroits sont assez difficiles en fauteuil roulant sans l'aide d'un accompagnateur (la cité médiévale et la fauconnerie). Tous les spectacles sont accessibles, y compris celui du Colysée de Rome, et, bien sûr, la Cinéscénie nocturne. Il y a même un petit train qui dessert les principaux lieux. Quant aux personnes avec un handicap mental, elles peuvent bénéficier de l'accès à des services et visites spécifiques.  Enfin, des tarifs préférentiels sont accordés aux visiteurs en situation de handicap.

Mais l'implication du Puy du Fou en matière de handicap ne concerne pas seulement les visiteurs. Racontez-nous l'histoire de Maxime…
Maxime Launay est un jeune cavalier qui fait des cascades sur le spectacle de La Bataille du Donjon. Mais, en juin 2011, il est victime d'un accident, percuté par le cheval d'un autre cavalier en pleine voltige. Il perd l'usage de ses jambes sur le coup mais pas l'envie de remonter un jour. A force de rééducation et surtout d'obstination, il se remet en selle au bout de deux ans et peut même à nouveau participer à la Cinéscénie mais, par sécurité, seulement au pas.

Direction cette fois-ci la région parisienne pour un autre parc mythique, Disneyland Paris.
Évidemment, le royaume de Disney, c'est the boss ! Sur le papier, tout est parfait, il existe même un guide de l'accessibilité dédié aux visiteurs handicapés, qui détaille de manière exhaustive toutes les attractions et les services. Certains sont déconseillés notamment aux personnes photosensible, épileptiques ou ayant des troubles du comportement. C'est un guide très bien fait, très complet… Une carte d'accès prioritaire facilite également la visite, et celle de 4 accompagnants.

Le deuxième parc, Walt Disney Studio ?
Là c'est plutôt le top puisqu'il a intégré dès sa conception les critères d'accessibilité pour personnes en fauteuil roulant. Même implication pour les théâtres Cinémagique et Animagique qui sont équipés de boucles magnétiques pour les malentendants. Pour les visiteurs aveugles, il existe un guide en braille avec des planches en relief.

Mais, dans la réalité, tout n'est pas aussi rose…
Là où le bât blesse, c'est un peu côté humain. Pour des raisons d'assurance et de sécurité, le personnel n'apporte aucune aide, notamment en cas de transfert. Il faut donc être accompagné d'une personne de plus de 18 ans, c'est marqué dans le règlement. La grande majorité des attractions est heureusement accessible, par exemple Les poupées du monde, où l'on peut monter sur une barque en fauteuil roulant.

En 2014, l'Unapei, une association de personnes handicapées mentales, a pourtant porté plainte contre ce parc pour discrimination…
Parce que des personnes trisomiques s'étaient vu refuser l'accès aux attractions et ont été sorties de la file. Elles n'avaient pas d'autre choix que de s'identifier en tant que visiteur handicapé afin d'obtenir le pass dit « prioritaire ». Or, selon l'Unapei, ce dernier conduit d'une part les personnes handicapées à être mises à l'écart (sortie des files classiques, entrée par les sorties des attractions, obligation de prendre rendez-vous à heure fixe...) et, d'autre part, il les contraint à suivre des règles différentes et dérogatoires d'accès aux attractions (obligation d'être accompagné par une personne valide, impossibilité de monter dans une attraction avec d'autres personnes handicapées). Les tribunaux français ont jugé cette plainte recevable ; le dossier est en cours. On peut donc reprocher à ce parc une certaine rigidité dans l'application du règlement, trop stigmatisante…

Enfin, pour notre 4e étape, direction le village des irréductibles Gaulois…
Le Parc Astérix. Une facilité de passage est proposée sur présentation de la carte d'invalidité, l'accès aux attractions se fait généralement par les sorties. Demandez, à l'accueil, le guide pour personnes handicapées qui vous aidera tout au long de votre journée. Cependant, la plupart des attractions sont assez sportives et nécessitent un transfert qui n'est pas de tout repos pour les personnes en fauteuil roulant. Le personnel ne refuse néanmoins jamais un petit coup de main. Quant aux spectacles, ils sont parfaitement accessibles. Malheureusement, pas d'informations concernant le handicap sur leur site Internet.

Globalement, quel est le bilan ?
Ces quatre « machines de guerre » du divertissement ont évidemment fait de gros efforts en termes d'accueil des personnes handicapées, qui sont d'ailleurs des milliers à se presser chaque été dans leurs allées. Alors, à part quelques points de détails, qui peuvent néanmoins exaspérer, ils valent vraiment le voyage !

Posté par jjdupuis à 09:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :