09 novembre 2009
article paru dans LEMONDE.FR du 9 novembre 2009
Les Maisons du handicap financièrement étranglées par l'Etat
L'Etat doit 34,3 millions d'euros aux Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). C'est la conclusion de l'enquête sur les financements de l'Etat mené par l'Association des directeurs de MDPH rendu le 16 octobre dernier. A l'origine de cette dette qui menace la pérennité des services aux personnes handicapées, des non-compensations de postes. Résultat : l'Etat a été mis en demeure de paiement avant fin novembre, selon Le Parisien du 9 novembre. "En cas de non-versement, les structures de Paris et Seine-et-Marne déposeront un recours contre lui auprès du tribunal administratif", écrit le quotidien.
Créées le 1er janvier 2006 et placées sous l'égide des conseils généraux, ces Maisons du handicap ont été constituées dans chaque département pour servir de "guichet unique" auprès duquel les personnes handicapées peuvent faire valoir leurs droits. L'accord initial "engage l'Etat à prendre en charge les personnels des MDPH. Les fonctionnaires ont par ailleurs une possibilité de retour dans leur administration d'origine, l'Etat doit alors verser une compensation permettant l'embauche d'un remplaçant", explique Christine Dupré, directrice de la MDPH de Seine-et-Marne et membre de l'Association des directeurs de MDPH de France. "Dans les faits, nous cumulons des postes vacants depuis le début de la mise en place de ce système. Des postes que nous tentons d'assurer afin de mener à bien nos missions. Nous faisons intervenir des vacataires alors que les versements de compensation ne correspondent pas aux montants prévus", note-t-elle.
INÉGALITÉS ENTRE DÉPARTEMENTS
Cette alerte n'est pas la première. Déjà, dans un rapport publié le 24 juin, les sénateurs Paul Blanc (UMP) et Annie Jarraud-Vergnolle (PS) mettaient en cause les dysfonctionnements du dispositif. Côté finances, les parlementaires soulignaient la "grande disparité des situations entre les départements", avec une part de l'Etat qui peut varier de 12 % à 67 %, amenant les conseils généraux à compenser le manque financier. Cela pose "la question de l'équité de traitement sur tout le territoire", selon M. Blanc. On remarque que la dette de l'Etat vis-à vis-de Paris se monte à plus de 1,2 million d'euros. La situation est encore plus difficile en Seine-Saint-Denis, où le montant atteint 1,8 million d'euros selon l'Association des directeurs de MDPH. D'autres départements ne semblent pas touchés : le montant dû par l'Etat au département des Hauts-de-Seine est ainsi de 0 euro.
"A Paris, le département devrait budgeter 100 000 euros de subventions pour 2010" indique Véronique Dubarry, adjointe au maire de Paris chargée des personnes en situation de handicap et présidente de la MDPH de la capitale. Cette somme ne couvre pas le montant dû par l'Etat. Tous les départements français ne sont en outre pas en mesure de provisionner un tel montant. "Certains conseils généraux ont atteint leurs limites dans leur capacité à nous aider", s'inquiète Christine Dupré.
BESOIN D'UN INVESTISSEMENT LOCAL ET DE MOYENS
Parallèlement à la publication de son rapport, l'Association des directeurs de MDPH a proposé au ministère du travail et de la solidarité un plan en dix recommandations pour résoudre la question du financement des Maisons du handicap. "Nous n'avons aujourd'hui reçu aucune réponse", s'inquiète Chrsitine Dupré.
Le 4 novembre, le ministre Xavier Darcos et Nadine Morano, sa secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, ont présenté en conseil des ministres un décret créant le comité interministériel du handicap chargé "de tenir les engagements pris par le président de la République lors de la conférence nationale du handicap et de concrétiser les objectifs de la loi du 11 février 2005 d'assurer la pleine citoyenneté aux personnes en situation de handicap". " Un objectif qui passe par un investissement local et des moyens", rappelle, désabusée, Véronique Dubarry, présidente de la MDPH de Paris. Sollicitée par le Monde.fr, Nadine Morano n'a pas répondu.
06 novembre 2009
information paru sur le site du Monde.fr
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Création d'un comité interministériel du handicap
AFP 04.11.09 | 16h16
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Le décret portant création de ce comité a été présenté par Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et de la Solidarité. "Placé auprès du Premier ministre, ce comité sera composé des ministres les plus concernés par les politiques menées en faveur des personnes handicapées et de leurs familles. Ses travaux seront préparés par un secrétaire général", indique le communiqué du compte rendu. Il vient remplacer la Délégation interministérielle aux personnes handicapées. "L'idée est de redonner un élan" aux politiques conduites par l'Etat en plaçant le nouveau comité directement sous l'autorité du Premier ministre et non du ministre des Affaires sociales, comme l'était la Délégation, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre du Travail Xavier Darcos. Le comité sera "chargé de définir, coordonner et évaluer les politiques conduites par l'Etat en direction des personnes handicapées" et de "renforcer la cohérence interministérielle de la politique du handicap", selon le compte rendu du Conseil. Il veillera "au respect de l'égalité de traitement sur l'ensemble du territoire et à l'accès aux droits des personnes handicapées et de leurs familles". Il "s'assurera également du respect des objectifs pluriannuels des politiques menées en faveur des personnes handicapées", selon la même source. Enfin, il préparera la Conférence nationale du handicap, dont la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, a prévu la tenue tous les trois ans. La prochaine est prévue en 2011, selon l'entourage de M. Darcos. L'Association des paralysés de France (APF) s'est dite "très contente" de la création de ce comité, sous l'autorité du Premier ministre. Avec la délégation, "on nous répondait que la personne en face de nous n'avait pas la réponse", a expliqué à l'AFP le président de l'APF Jean-Marie Barbier, ajoutant: "maintenant, on va être obligé de nous répondre". Tout en saluant la création de ce comité, la Fnath (handicapés, accidentés du travail) "demande que cette structure soit dotée de moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux", sans quoi, il "pourrait devenir rapidement une coquille vide". |
04 novembre 2009
Flambée d’autisme aux États-Unis
par Steven Higgs
Pendant
que l’attention du pays se focalise sur la pandémie du H1N1 qui fait
rage, d’autres signes d’une épidémie plus insidieuse, accueillis par un
haussement d’épaule tout à fait prévisible des grands médias, sont
apparus. Les conclusions de deux études fédérales annoncées en octobre,
indiquent que les parents ont au moins une chance sur cent d'avoir un enfant atteint d'un trouble du spectre autistique (TSA). Comme les garçons sont quatre fois plus touchés, leurs chances grimpent jusqu’à 1 sur 60.
Le 2 octobre, Kathleen Sebelius, secrétaire de Health and Human Services
(HHS, Services de santé et à la personne) a déclaré à la presse et à
environ 50 membres de la communauté de l'autisme, qu'une étude inédite
du CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies) montre que
l'incidence du TSA chez l’enfant de 8 ans né en 1996 était de 1 sur
100. Les deux dernières études de l’agence sur les enfants nés en 1992
et 1994 évaluait cette incidence à 1 sur 150.
Le 5 octobre, la revue Pediatrics
a publié le résultat du « Sondage national de 2007 sur la santé des
enfants » du Bureau de la Santé Infantile du HHS. Il montre que, chez
les enfants de 3 à 17 ans, 1 sur 91 est autiste.
Le
TSA inclue les troubles autistiques, le syndrome d'Asperger et les
troubles envahissants du développement non spécifiés autrement
(PDD-NOS), caractérisés par des déficits tout au long de la croissance,
dans le domaine social, comportemental et dans les qualités
relationnelles. Selon le CDC, les gens atteints de TSA « ont
d’importantes déficiences de qualités sociales et relationnelles. Ils
ont souvent un comportement répétitif et des intérêts inhabituels. »
Les
données de l’enquête nationale sur la santé des enfants sont issues du
sondage téléphonique de 78.000 parents, qui ont déclaré que leur enfant
avait été diagnostiqué et a toujours un TSA. Bien que la méthodologie
ait été critiquée, les résultats ne sont pas très éloignés de ceux
d'autres rapports récents.
Dans
l'Indiana, un État énormément empoisonné par un taux d'autisme
relativement élevé, les données communiquées au ministère de
l'Enseignement local par chacun de ses réseaux scolaires publics, ont
montré dans les trois dernières années des pointes dans le nombre
d'enfants inscrits dans l'enseignement spécial de la catégorie
« autiste. » Le gouvernement fédéral exige que ces données soient
appelées Données du Dénombrement des Enfants.
« L'année
dernière, 1 étudiant sur 128 remplissait les conditions de la catégorie
du TSA, » a déclaré, pour un article au printemps dernier, Cathy Pratt,
directrice du Centre de ressources de l'Indiana et présidente de la
Société nationale de l'autisme d'Amérique. « Le taux déterminé cette
année est de 1 sur 113. »
En juin, Cathy Pratt a signalé les derniers chiffres dans un courriel au journal Bloomington Alternative :
« Maintenant, les Données du Dénombrement des Enfants donnent 1 sur
101. » Dans un autre courriel la semaine dernière, elle a confirmé son
chiffre : « Ce sont les dernières données que j'ai. »
***
Comme l’a observé le blogueur David Kirby du journal Huffington Post
dans sa rubrique du 9 octobre, la réaction des grands médias aux
dernières données du CDC a été « plutôt nonchalante. » Mais les
implications des nouveaux chiffres sont tout sauf banales. Comme le dit
Kirby, auteur du best-seller Evidence of Harm: Mercury in Vaccines and the Autism Epidemic: A Medical Controversy (Preuve de nuisance : Mercure dans les vaccins et épidémie d'autisme : Une controverse médicale), ils sont « effrayants. »
L’amélioration
de la méthode de diagnostic et la modification des critères [de test de
l’autisme] ont longtemps compliqué un débat national parfois
incendiaire sur l'autisme, sa fréquence et ses causes.
Publiée en 1994, la 4ème édition (DSM-IV) de Diagnostic and Statistical Manual of Mental Health Disorders
a élargi les critères du TSA afin d’inclure l'Asperger et les PDD-NOS.
De cette manière, les 0,44 cas d’autisme sur 1000 naissances que le
ministère californien de la Santé a déterminé en 1980, par exemple, ne
peuvent être comparés rigoureusement aux études du CDC qui indiquaient
un taux de 6,7 et 6,6 pour 1000 en 1992 et 1994. Les sujets
californiens furent diagnostiqués avant la mise à jour du DSM-IV, les
sujets du CDC après [ndt : c’est curieux, cela implique que la mise à
jour publiée en 1994 était déjà en vigueur en 1992].
Mais
le nouveau rapport de 1 pour 100 chez les enfants nés en 1996 apparaît
comme une comparaison raisonnable. Les trois groupes de sujets ont été
déterminés avec les mêmes critères de diagnostic. Et, bien que l'étude
actuelle ne sera pas publiée avant la fin de cette année, il ne semble
pas que le CDC ait modifié sa méthodologie.
Et
il est rapporté que la réponse des fonctionnaires fédéraux aux nouveaux
chiffres évoque le drame. Dans son article du 5 octobre, Age of Autism,
Kirby décrit l’appel de Kathleen Sebelius à la communauté de l'autisme
comme une « causerie téléphonique organisée à la hâte, » au cours de
laquelle elle a annoncé que le « caractère généralisé de l'autisme
pourrait être encore plus important que ce qui était estimé
auparavant. »
La
secrétaire a ensuite un peu évité de se compromettre (« Nous ne savons
pas si ça a augmenté, et nous espérons pouvoir lever ces mystères. »),
a déclaré que l'autisme est un « défi urgent de santé publique, » et a
« promptement mis fin à sa causerie, » toujours selon Kirby.
Associated Press
a signalé le 5 octobre que le CDC avait annoncé le constat inédit du 1
sur 100 « au cours d'une conférence de presse mise sous embargo, » en
réponse à la publication du taux de 1 sur 91 du sondage sur la santé
des enfants.
Le
Dr Thomas R. Insel, directeur de l'Institut national de santé mentale
et président du Comité de coordination interagences de l’autisme, a
fourni plus de détails.
Dans une interview au Chicago Tribune,
il a fait une remarque précautionneuse, semblable à celle de Sebelius.
« À quoi est due l’augmentation n'est pas très clair, » a-t-il dit.
« On ne sait pas si plus d'enfants sont affectés ou si ce ne sont que
les changements dans nos possibilités de les déceler. »
Une autre interview avec un journaliste médical d’Associated Press
a donné plus à réfléchir. « Le souci ici, c’est que, enfouie sous ces
chiffres, il y a une véritable hausse, » a dit Insel. « Nous allons
devoir réfléchir très sérieusement sur ce que nous allons faire pour le
1 sur 100. »
***
Personne
ne sait ce qui provoque l'autisme, et encore moins ce qui est
responsable de la preuve statistique de la flambée du nombre de cas.
« Honnêtement, si quelqu'un devait donner une conférence sur
l'étiologie de l'autisme, ce serait pure spéculation, » selon le Dr
Christopher McDougle, chercheur sur l'autisme et président du
département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université de
l'Indiana. « Il n'y a rien qui soit connu. »
La
recherche a porté sur les causes périnatales et prénatales, a-t-il dit,
parce que les symptômes autistiques apparaissent entre un an et un an
et demi. Les dommages fœtaux suspectés incluent les torts liés aux
médicaments, le développement anormal du cerveau pour cause génétique
ou les infections. Les facteurs contributifs à la naissance pourrait
être la prématurité, le manque d'oxygène au cerveau, un accouchement
prolongé ou des infections. Peu de temps après la naissance, il y a les
infections ou les causes environnementales.
Selon
McDougle, un nombre croissant de chercheurs pensent que l'autisme est
déclenché par « contact environnemental » chez les individus
prédisposés génétiquement.
Kirby
compte parmi ceux qui affirment que la pollution de l'environnement est
la cause probable de l'épidémie d'autisme. Les responsables fédéraux de
la santé, qui ont amené l'Associated Press à annoncer,
« Une plus grande sensibilisation, des définitions plus larges et le
repérage de l'autisme chez les enfants, pourrait expliquer en partie
cette augmentation, » se sont égarés, a-t-il affirmé.
« Certains
ont qualifié de « bonne nouvelle » le fait que les médecins soient
aujourd’hui aussi compétents dans le diagnostic des formes de TSA plus
bénignes, » a écrit Kirby dans le Huffington Post...
Beaucoup me diront alarmiste, mais je pense qu’un jeune garçon sur 60
souffrant d'un trouble du spectre autistique est une crise nationale,
et pas seulement une confirmation rassurante de la façon dont les
choses ont toujours été. »
De
plus, a-t-il ajouté, gober cet argument c’est accepter la conclusion
qu’un homme sur 60, jeunes et vieux, a un TSA. « Croyez-vous vraiment
qu’un homme sur 60 soit autiste ? » a-t-il demandé.
Pour
Kirby, l'augmentation parallèle de la pollution environnementale et du
taux d'autisme sont liés. Et les fonctionnaires fédéraux doivent
réorienter leur attention en conséquence.
« Ils
ne semblent pas comprendre que l'augmentation du niveau d’exposition
aux toxiques environnementaux chez les enfants génétiquement
prédisposés pourraient aussi être en jeu ici, » a-t-il écrit dans le Huffington Post.
« Je pense personnellement que les toxiques comme le mercure peuvent
déclencher le TSA chez les enfants. Ces expositions toxiques sont à la
hausse, et il en est de même de l'incidence du TSA. »
Article original en anglais: www.counterpunch.com/higgs11022009.html, le 2 novembre 2009.
Traduction : Pétrus Lombard
Articles de Steven Higgs publiés par Mondialisation.ca
02 novembre 2009
L'autisme : de la recherche aux pratiques (colloque organisé par la Fondation de France)
Après une décennie d’action en faveur de la recherche clinique et fondamentale, la Fondation de France a souhaité faire un état des lieux de la recherche sur l’autisme, tant sur la progression des connaissances théoriques que sur l’existence ou non d’un impact de ces avancées sur l’accompagnement médico-éducatif et l’offre de soins.
Le colloque « L’autisme : de la recherche aux pratiques », qui s’est tenu le 2 octobre dernier a été l’occasion de faire le point sur :
- les avancées de la recherche aussi bien clinique (avec les applications pratiques et concrètes pour les autistes et leurs familles) que fondamentale,
- la question du diagnostic, des soins et de l’accompagnement thérapeutique, pédagogique et éducatif des enfants et des adultes autistes,
- la pluridisciplinarité dans le domaine de l’autisme, des représentations sociales de l’autisme en France et en Europe.
Ce colloque, placé sous le signe du 40ème anniversaire de la Fondation de France, a réuni plus de 750 personnes à Paris.
Le compte-rendu des interventions sera disponible et téléchargeable dans les prochaines semaines.
Les enregistrements audio des différentes tables rondes sont disponibles dès à présent auprès de Congrès Minute : congres.minute@wanadoo.fr
Cette journée a également été l’occasion de donner la parole aux personnes autistes et à leurs familles à travers 3 vidéos de témoignages :
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Découvrez la brochure retraçant les 10 ans d’actions de la Fondation de France et d’efforts partagés par tous les chercheurs et médecins soutenus pour faire progresser la recherche sur l’autisme. En effet, le programme Autisme initié en 1999 dans un contexte sensible et complexe, a su s’imposer au sein de la communauté scientifique, par le soutien de projets associant chercheurs et cliniciens. Brochure Autisme : 10 ans d'efforts partagé [PDF]
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Pour tout renseignement complémentaire : colloque_autisme@fdf.org
Vous pourrez retrouver toutes les informations relatives à cet événement sur le lien suivant :
http://www.fondationdefrance.org/Nos-Actions/Les-Colloques/Colloque-sur-l-autisme
24 octobre 2009
C'est quoi l'amour
Si vous avez manqué l'émission consacré à l'autisme http://www.tf1. fr/c-quoi- l-amour/
21 octobre 2009
Répit service - un service innovant pour les handicapés
C'est enfin, au bout de trois ans de démarches que la structure "Répit service" s'apprête à voir le jour. Pour savoir davantage cliquez ici
Communiqué de l'association Léa pour Samy - 8 octobre 2009
ARTICLE
Paris – 08/10/09
L’autisme n’est pas contagieux,
La calomnie oui.
En mai 2009, France Culture diffuse une chronique, virulente à l’égard de Léa pour Samy, de Caroline Eliacheff, Pédopsychiatre Psychanalyste. On nous refuse un droit de réponse. Le Monde reprend la chronique de Mme Eliacheff. Cette fois, la personne de M. SAJIDI, Président de Léa pour Samy, est attaquée. Notre droit de réponse, obtenu après beaucoup d’insistance, est publié au fin fond de la rubrique courrier.
Le 23 septembre 2009, dans Libération, le Pr Golse, Psychiatre Psychanalyste, prend pour cible Léa pour Samy. L’association demande un droit de réponse.
Alors que ces médias n’ont jamais abordé la problématique de l’autisme, ils se font soudainement l’écho d’attaques calomnieuses.
Les propos du Pr GOLSE sont graves dans le sens où ils sont pernicieux. Il pointe du doigt des associations représentantes des usagers en les accusant d’attaquer la psychanalyse, la psychiatrie, la médecine. En aucun cas, nous n’attaquons la médecine ni la psychiatrie. Quant à la psychanalyse, elle est inefficace pour les personnes autistes. La psychiatrisation n’a pas raison d’être pour le traitement de l’autisme.
Rappelons que la communauté scientifique internationale confirme la dimension neuro-développementale de l’autisme. Nombre de pistes n’ont pas été explorées pour comprendre les causes de l’autisme. En ce sens nous sommes d’accord avec le Pr GOLSE. En revanche, il est inacceptable d’admettre en 2009 qu’un pédopsychiatre insinue que l’autisme a des causes psychologiques. C’est là que se situe le problème. Les discours d’intention restent des discours si les besoins sont reconnus en termes de pluridisciplinarité mais qu’une partie des prises en charge appliquées restent inefficaces et sans évaluation scientifique, voire maltraitantes. Quel intérêt de pratiquer le packing lorsque l’on sait que d’autres techniques permettent à l’enfant autiste de progresser (contrairement au packing) ?
Nous reconnaissons les problèmes psychologiques des personnes autistes. Nous reconnaissons les difficultés sensorielles des personnes autistes. Ce que nous ne reconnaissons pas ce sont les compétences de la psychanalyse pour y remédier, car il s’agit bien de ce que défend de manière plus ou moins claire le Pr GOLSE.
Quant aux recommandations pour les diagnostics précoces de la Haute Autorité de Santé établies en 2005, de nombreux témoignages montrent qu’elles ne sont pas appliquées à l’Hôpital Necker où travaille le Pr GOLSE.
Léa pour Samy agit pour la défense et la protection des enfants autistes et de leurs familles. Elle dénonce ce qui va à l’encontre de leur intérêt et encourage ce qui le fait progresser. C’est en ce sens que nous n’avons cessé depuis 2005 d’informer sur l’ABA (Applied Behavior Analysis). Nous
reconnaissons également les limites de cette approche au niveau cognitif et pédagogique. C’est pourquoi nous encourageons des techniques complémentaires.
Pour en revenir au packing qui a déclenché des levées de boucliers, ce traitement maltraitant et dégradant pour l’individu est pratiqué sans aucune validation scientifique sous le seul argument qu’il « est en effet perçu comme efficace » (Pr Golse, juillet 2009). Pour rappel, le protocole du Programme Hospitalier consiste à emballer les enfants dans des linges glacés tout en les gavant de traitements neuroleptiques. Cette étude n’est pas scientifique dans la mesure où elle ne s’appuie pas sur l’Evidence Based Medecine (EBM).
Le Professeur Golse désinforme lorsqu’il clame que Léa pour Samy « vient d’être déboutée par la ministre Roselyne Bachelot dans sa demande de moratoire » alors que la Ministre a précisé qu’il ne lui apparaissait « pas à ce stade nécessaire d'envisager un moratoire. » Elle a de plus demandé « à la direction générale de la santé de saisir la commission spécialisée ‘sécurité des patients’ du haut conseil de la santé publique, afin d'évaluer l'existence réelle ou supposée de maltraitance en prenant en compte la notion bénéfice/risque pour les enfants concernés », ajoutant qu’elle « a demandé à ses services d’effectuer un état des lieux sur les modalités actuelles de mise en oeuvre de la pratique du packing complété par une expertise juridique. »
Les Centres de Ressources Autisme (CRA) sont souvent cités comme référence en matière d’autisme. Le CRA Ile de France ne dispense malheureusement pas toute l’information concernant les avancées médicales et scientifiques disponibles au niveau international aux familles et aux professionnels.
En réalité, le problème se situe bien au-delà du packing. Il suffit de confronter les points de vue de professionnels scientifiques et ceux du Pr Golse pour comprendre qu’il y a un véritable malaise dans la situation de l’autisme en France:
« Les Troubles du Spectre Autistique – parmi lesquels l’autisme est répertorié – sont reconnus comme des maladies à l'origine biologique/neurologique ayant la plupart du temps une cause prénatale. Cependant, dans le cas de certains enfants, la cause remonte à la période périnatale ou postnatale. Parmi les causes prénatales plusieurs troubles génétiques / chromosomiques ont déjà été identifiés et la recherche progresse rapidement dans ce domaine. » (Pr Fernell et Pr Gillberg)
« Les enfants autistes n’ont pas établi leur self car ils refusent le processus d’individuation ou de séparation qui du même coup pouvait leur faire repérer leurs objets externes comme externes, et instaurer leur objets internes dans leur espace psychique encore à l’état d’ébauche (ou de projet pour leur thérapeute). » (Pr Golse et Pr Bursztein )
Touchés dans leurs acquis, les psychiatres psychanalystes inversent les rôles et se posent en bouc-émissaires, oubliant que l’autisme est un problème grave de santé publique dont les enfants et les familles sont les premières victimes. Les enfants n’ont pas besoin de débats mais de solutions. Force est de constater qu’un certain nombre de professionnels de la santé résistent à la mise en place de ces solutions.
M'Hammed SAJIDI - Président Association LEA POUR SAMY
Action Internationale Contre l’Autisme 51 rue Léon Frot - 75011 PARIS - FRANCE Tel : +33 (0)1 47 00 47 83 – +33 (0)6 09 85 70 22 www.leapoursamy.com leapoursamy@wanadoo.fr
http://www.leapours amy.com/rubrique _.asp?r=859
17 octobre 2009
article paru dans Sud Ouest - Pays Basque - du 16 octobre 2009
HANDICAP. Une fillette handicapée de 7 ans attend depuis la rentrée l'arrivée d'une auxiliaire de vie pour l'aider à l'école. Son papa veut écrire au président de la République
Le père de Rebecca revendique un droit

Rebecca a 7 ans, et toute l'apparence d'une petite fille classique. Pourtant elle est handicapée. Depuis trois ans, elle se rend tous les jours à l'école du centre de Saint-Jean-de-Luz dans un taxi ambulance de la CAF, et suit un mi-temps thérapeutique à l'hôpital de jour l'Arc-en-ciel, à Bayonne. Elle souffre de troubles du comportement, une forme d'autisme, comme l'explique son père, Alexandre Jordan.
La Maison départementale des personnes handicapées a envoyé, comme chaque année, une notification à ses parents, avant la rentrée. Le document spécifie le droit de la famille, à bénéficier d'une AVS (auxiliaire de vie scolaire) pendant les heures d'école. « Cela représente une année de démarches, de rendez-vous, de prises de sang et de tests », explique le père de la petite fille.
Toujours pas d'AVS
Malgré l'obtention du précieux papier cette année, Rebecca n'a toujours pas d'AVS cette année. « Le pire dans cette histoire, c'est que son auxiliaire de l'année dernière est au chômage », soupire le papa.
La directrice de l'établissement a appelé l'inspection académique de Pau, quelques jours après la rentrée. Le père, opiniâtre, a même refait le dossier, car « le premier avait été perdu », explique-t-il. En attendant, l'institutrice, compréhensive et « très dévouée », a géré sa classe de 24 élèves, plus Rebecca, avec l'aide de l'Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles).
Depuis quelques jours, une vacataire fait office d'AVS pour accompagner Rebecca à l'école. « Cette personne est très bien, mais elle n'a reçu aucune formation spécifique. Même si cela soulage le fonctionnement de la classe, ce n'est pas suffisant. Et ce n'est pas ce qui avait été prévu », souligne Alexandre Jordan. « Heureusement que le corps enseignant est là ! », reconnaît-il cependant.
66 postes non pourvus
Décidé à faire valoir son droit, coûte que coûte, Alexandre Jordan s'est rapproché de l'association d'entraide Chrysalide, à Bayonne, qui l'a informé sur un manque de 66 postes, non pourvus, faute de budget. « Quelqu'un devrait arriver d'ici deux mois, mais il s'agit d'un EVS (emploi vie scolaire), c'est-à-dire de quelqu'un qui, forcément, aura peu côtoyé le handicap », ajoute Alexandre Jordan.
Après plusieurs démarches vaines auprès du commissariat pour essayer de déposer une plainte contre l'Éducation nationale, le papa, en dernier recours, prépare une lettre au président de la République, Nicolas Sarkozy.
L'assistante sociale de Chrysalide lui a conseillé de porter plainte directement auprès du tribunal à Bordeaux pour cause de notification non honorée. En attendant, le papa a décidé d'adhérer aussi à l'association Autisme TED Côte basque, pour être soutenu par des professionnels.
« Pire que notre situation »
« Je ne sais plus quoi faire, soupire-t-il. Je sais qu'il y a pire que notre situation. Certains parents n'ont même pas de notification, et doivent donc garder leur enfant à la maison. Le problème, c'est que pour certains handicaps, comme celui de ma fille, c'est avant 11 ans que les progrès ont lieu, et qu'il faut la motiver. Deux mois perdus, c'est donc beaucoup. »
Peggy Celaya a accompagné Alexandre Jordan pour témoigner elle aussi. Sa fille de 7 ans, Léa, scolarisée à Bidart, bénéficie cette année d'une AVS. « Elle a des problèmes de psychomotricité qui l'empêchent par exemple d'écrire. Grâce à cette auxiliaire, qui lui découpe des lettres en papier, elle peut montrer qu'elle sait faire, comme les autres enfants », confie la maman. Si elle témoigne aujourd'hui, c'est parce qu'elle se dit consciente qu'elle pourrait bien avoir le même problème que les parents de Rebecca l'année prochaine. « C'est un combat de tous les jours, affirme-t-elle. En janvier, ce sera rebelote pour les démarches. »
Auteur : armelle parion
13 octobre 2009
Qui est Rupert Isaacson ?
D'une mère sud-africaine et d'un père rhodésien, Rupert Isaacson grandit au Royaume-Uni. Journaliste, il travaille pour des publications de renom comme le Daily Mail, le Daily Telegraph, le Independent on Sunday et, côté américain, pour le National Geographic ou encore le magazine Outside. Il entreprend de nombreux voyages en Afrique avant de s'installer pour plusieurs années sur le continent noir. Ses expériences lui donnent matière pour écrire des guides. Proche de la cause des San, qu'il a côtoyés, il rejoint la Survival International, association qui se bat pour la reconnaissance et les droits des peuples autochtones d'Afrique du Sud. Après leur avoir consacré de nombreux articles, il crée une fondation pour le droit à la terre des peuples indigènes. En 2008, Rupert Isaacson publie un premier livre intitulé 'Les Derniers Hommes du Kalahari : rencontre avec les Bushmen'.
Son dernier livre : "L'Enfant cheval"
La quête d'un père aux confins du monde pour guérir son fils autiste
En 2004, lorsque leur fils Rowan âgé de 2 ans a été diagnostiqué autiste, Rupert Isaacson et sa femme Kristin ont été littéralement dévastés. Anéantis les rêves et projets d'une famille heureuse. Pourraient-ils un jour communiquer avec leur enfant ? C'est à travers l'amour de son fils pour les animaux et plus particulièrement grâce à un cheval, Betsy, que Ruppert Isaacson a trouvé une porte d'accès à son monde.
Accédez à un site très bien documenté avec le lien suivant :
http://www.mediation-animale.org/lenfant-cheval/
Une nouvelle émission de télé consacrée à l'autisme
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Vendredi
23 octobre à 22:50, Carole Rousseau présentera sur TF1
un nouveau numéro du magazine « C'est quoi l'amour ? » consacré à l'autisme.
Zoran a 5 ans. Il est autiste et dépend de ses
parents dans chaque geste du quotidien. En véritable maman poule, Rachel
sa mère devance la moindre de ses envies alors que Sébastien, son père souhaiterait
le laisser plus autonome
Océane et Ophélie sont des jumelles de 11 ans
et sont toutes les 2 autistes. Leur trouble se manifeste par des crises de colère
violentes à la moindre frustration mais aussi lorsqu'elles sont angoissées. Séverine
et Gérard leurs parents luttent ensemble pour faire progresser leurs filles
A 9 ans Thomas est autiste et épileptique. Il
ne parle pas, ne sait ni lire ni écrire. Virginie et Frédéric essaient
de pénétrer « dans son monde » pour mieux comprendre et se rapprocher de leur fils
Quelle prise en charge pour ces enfants autistes une fois devenus adultes ? Pendant
plusieurs jours, les équipes de « C'est quoi l'amour ? » ont suivi la vie
d'un centre pour adultes autistes. Des éducateurs dévoués aux parents, chacun a
témoigné de ce qu'ils vivaient au côté des personnes atteintes de ce trouble. Sociabiliser
les patients, les faire progresser et leur apprendre la vie en communauté sont les
enjeux majeurs de ce centre qui accueillent 28 pensionnaires.
Adultes ou enfants : comment vivre avec un proche autiste,
à découvrir sur TF1 vendredi 23 octobre à 22:50.
http://www.coulisse s-tv.fr/modules. php?name= News&file= article&sid= 7431

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comité interministériel du handicap, placé directement sous l'autorité
du Premier ministre, a été créé mercredi en Conseil des ministres pour
notamment "renforcer la cohérence interministérielle de la politique du
handicap", selon le compte rendu du Conseil.

































