16 décembre 2018

" Gabin sans limites " de Laurent Savard - Petite chronique littéraire de La marquise aux pieds-nus

 

Petite chronique littéraire de La marquise aux pieds-nus

" Gabin sans limites " de Laurent Savard - Éditions Payot (et en poche - Petite Bibliothèque Payot) Au sein de l'univers littéraire foisonnant con

https://www.facebook.com

 

Posté par jjdupuis à 10:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Lacan enseignait: « la psychanalyse est sans effet sur la connerie »

4 déc. 2018
Par Blog : Le blog de Jacques Van Rillaer


Commentaire de la formule de Lacan sur l’impuissance de la psychanalyse à remédier à la connerie. Le mot est employé au sens banal et au sens de Frankfurt (l’usage de mots sans souci de leur signification). Freud a produit de la connerie au sens banal du terme. Lacan aussi, mais il a excellé au sens de Frankfurt. À la fin de sa vie il a avoué avoir ébloui avec des mots qui sont du chiqué.

 

Lacan, alors âgé de 72 ans, disait notamment, en conclusion de discussions sur « la passe » [1] : « Comme il y en a beaucoup, le plus grand nombre, qui n'ont pas assisté à mes premiers séminaires, je me permettrai de rappeler ceci que, dans mes toutes premières adresses à ce que je dois bien appeler mon public, j'ai averti que la psychanalyse est un remède contre l'ignorance ; elle est sans effet sur la connerie. C’est véritablement là quelque chose de fondamental. Nous n’apportons nulle sagesse ; nous n’avons rien à révéler. C’est à nous en tant qu’analyste qu’il se révèle quelque chose, quelque chose qui a ses limites. Et la limite qu’impose la connerie, comme je viens de le dire, nous ne la franchirons pas ». La retranscription de ces déclarations est parue en 1975 dans La Lettre de l’École Freudienne, n° 15, p. 235 [2].

Quelques minutes plus tard, Lacan a rappelé qu’il avait fallu dix ans pour que des gens s’intéressent à sa thèse sur la paranoïa et il donnait deux exemples de conneries : « Dix ans, c’est quelque chose qui dans ma vie aura eu une certaine valeur, ce terme de dix ans, c’est très évidemment parce que le système décimal est le système même de la connerie : au nom de ceci qu’on a dix doigts, on croit qu’il faut compter par dix ; sans doute c’est en comptant sur leurs doigts que les gens ont fini par me comprendre — ça ne m’assure pas que je ne sois pas moi aussi pris dans la connerie (p. 241). […] La religion n’a jamais osé dire ça, à savoir que Dieu ne fait pas cadeau à l’homme d’un langage, il lui donne le souffle de vie ; et puis c’est tout à fait clair que, dans la Genèse tout au moins, c’est l’homme qui invente le langage et en commençant par la dénomination. C’est d’une linguistique si grossière, je dois dire, qu’à soi tout seul ça porte bien le reflet de la connerie » (p. 243).

Lacan ne précise pas sa définition de la connerie, un terme qui peut s’entendre de multiples façons. Le sens le plus courant, donné par Le Petit Robert, est : bêtise, imbécillité. Aujourd’hui, un certain nombre de personnes — parmi lesquelles je me situe — adoptent la définition donnée par Harry Frankfurt (professeur de philosophe à l’université Princeton) dans son livre-culte On Bullshit (1992) [3]. Frankfurt avait développé ce thème en 1984 dans une conférence à Yale, alors que Jacques Derrida y enseignait et que le département de philosophie devenait un des hauts lieux du baratin.

Selon Frankfurt, le « bullshit » est l’usage de mots sans se préoccuper de savoir si ce qu’on dit est vrai ou faux. Ce n’est pas le mensonge, qui se réfère à la vérité pour la travestir volontairement. Dans Psychologie de la connerie, Sébastien Dieguez résume ainsi la conception de Frankfurt : « Le bullshitteur déblatère tout ce qui lui passe par la tête, du moment que ça peut l'arranger, sans le moindre souci pour la véracité ou la fausseté de ce qu'il asserte. Il déconne joyeusement, et pour ce faire il dispose de multiples stratégies : noyage de poisson, enfumage, changement de sujet, obscurantisme, lyrisme, solennité affectée, langue de bois, discours creux, foutage de gueule...
Peu importe la manière ou le contexte, le bullshitteur, dit Frankfurt, cherche “à s'en tirer” à bon compte, en faisant comme s'il disait quelque chose, alors qu'il ne dit rien, dans le sens où il ne transmet aucune information pertinente. Le bullshit est donc une forme de camouflage épistémique : il se fait passer pour une contribution à la discussion, tout en faisant obstruction à son avancée. C'est le contraire du progrès discursif, en somme ».

Frankfurt n’expliquait pas pourquoi on tolérait ce parasite intellectuel. Dieguez avance des hypothèses, dont celle-ci : « Si quelqu'un dit n'importe quoi, notre premier réflexe est de tenter de trouver un sens à son discours, d'inférer en quoi il est pertinent dans la situation donnée, et au besoin d'y fournir une interprétation qui satisfasse à ce besoin. Bien souvent, les bullshittés font ainsi une grande partie du travail des bullshitteurs » [4].

 

marmion-connerie-couv

Lacan disait que « la psychanalyse est sans effet sur la connerie ». Il faut ajouter qu’elle en produit à jet continu.

Les conneries freudiennes

Freud n’a pas cessé de produire des conneries. À titre d’exemples, en début de carrière (1898), son explication de la neurasthénie (on dirait aujourd’hui « dépression ») : « À l’employé qui “s’est éreinté” au bureau, ou à la ménagère pour quoi la tenue du ménage est devenue trop lourde, les médecins devront s’habituer à fournir l’éclaircissement qu’ils ne sont pas tombés malades parce qu’ils ont essayé de remplir leurs obligations, à vrai dire légères pour un cerveau civilisé, mais parce que, ce faisant, ils ont gravement négligé et gâté leur vie sexuelle. Seule l’étiologie sexuelle nous rend possible la compréhension de toutes les particularités des histoires de malade chez les neurasthéniques » [5]. Au milieu de sa carrière (1909) : « Le complexe de castration est la plus profonde racine inconsciente de l’antisémitisme, car dès son plus jeune âge le garçon entend dire que l'on coupe au Juif quelque chose au pénis — un morceau du pénis, pense-t-il —, et cela lui donne le droit de mépriser le Juif. De même, la morgue envers la femme n'a pas de racine inconsciente plus forte » [6]. À la fin de sa carrière (1938) : « L'ultime fondement de toutes les inhibitions intellectuelles et des inhibitions au travail semble être l'inhibition de l'onanisme enfantin » [7].

Pour des exemples détaillés, voir p.ex. les livres de René Pommier, notamment son dernier, Joyeusetés freudiennes, qui examine trois publications hilarantes : Le cas Dora (1905), Le Moïse de Michel-Ange (1914) et Sur la prise du feu (1932) [8].

pommier-joyeusete-s-couv

On trouve chez Freud peu de conneries au sens de Frankfurt, des paroles énigmatiques lancées sans autre souci que de dire quelque chose. Un exemple se trouve dans les notes prises par Abram Kardiner durant son analyse [9]. Un analyste, qui avait été en analyse didactique chez le maître viennois, ne parvenait plus à avoir d’érection avec sa femme après l'avoir trompée. Kardiner raconte :

« Quand sa femme arriva — alors qu'il n'était plus en cure avec Freud —, il découvrit qu'il était impuissant. Après quelques tentatives, il fut pris de panique : “Comment ? Impuissant après une analyse !” Complètement désespéré, il se décida finalement à écrire à Freud pour lui demander un rendez-vous (on ne pouvait pas joindre Freud par téléphone). Il lui fit une brève description de sa situation et de son embarras. Freud lui accorda un rendez-vous et écouta son histoire. Il pensait que Freud torturé de remords le reprendrait en analyse. Mais Freud ne souffla mot de tout l'entretien. À la fin de l'heure, il se leva et lui serra la main comme d'habitude en disant : “Eh bien, maintenant, je vois que vous êtes un très brave garçon !” et il le reconduisit à la porte. Tout ce qui restait à Vienne de notre bande fut invité à se réunir dans un café de la Währingerstrasse pour examiner ce que cette phrase laconique voulait dire. La discussion dura des heures. Mais nous arrivâmes finalement à une conclusion plausible. Voici donc ce que Freud avait voulu dire : jusqu'à maintenant — c'est-à-dire avant votre analyse — vous étiez plus ou moins une canaille. Après votre analyse, vous avez quand même l'élégance d'être impuissant avec la femme que vous avez trahie. Ainsi se termina notre délibération ». Kardiner ne précise pas si l’apophtegme de Freud avait eu un effet curatif…

Le déchiffrement d’énoncés oraculaires dans un bistrot deviendra un rituel chez les analysés de Lacan. Jean-Guy Godin, analysé par le Freud français et devenu analyste lacanien, raconte : « La stratégie — disons le calcul de Lacan — était un de nos sujets de conversation réguliers dans ce bistrot où nous allions ; car ses interventions présentaient toujours un côté énigmatique, une part d'indécidable : pouvait-on parier avec certitude sur la présence d'intentions ou sur son absence d'arrière-pensées ? » [10]. Et ses disciples savaient que de ses intentions il fallait se méfier. Une de ses maximes était : « Des personnes bien intentionnées, c'est bien pire que celles qui le sont mal » [11].

Les conneries lacaniennes

Lacan a produit des conneries au sens banal du terme. Un exemple parmi un nombre considérable d’autres : « La vraie religion, c'est la romaine. Essayer de mettre toutes les religions dans le même sac et faire ce qu'on appelle de l'histoire des religions, c'est vraiment horrible, il y a une vraie religion, c'est la religion chrétienne » [12].

Toutefois, c’est dans le bullshit au sens de Frankfurt que le Maître excelle à nul autre pareil (son gendre Jacques-Alain Miller le singe pas trop mal). À partir de la fin des années 1960, on peut prendre quasi n’importe quel texte, mais on trouve déjà de nombreux exemples bien avant. Voici trois illustrations typiques :

- En 1960 Lacan déclare, avec une autorité pontificale, que l’organe érectile est égalable à la racine carrée de moins un : « L’organe érectile vient à symboliser la place de la jouissance, non pas en tant que lui-même, ni même en tant qu’image, mais en tant que partie manquante de l’image désirée : c’est pourquoi il est égalable au √—1 de la signification plus haut produite, de la jouissance qu’il restitue par le coefficient de son énoncé à la fonction de manque de signifiant : (—1) » [13].

- Lacan explique ensuite la cause des troubles névrotiques et la difficulté de les traiter : « Ce que le névrosé ne veut pas, et ce qu'il refuse avec acharnement jusqu'à la fin de l'analyse, c'est de sacrifier sa castration à la jouissance de l'Autre, en l'y laissant servir. Et bien sûr n'a-t-il pas tort, car encore qu'il se sente au fond ce qu'il y a de plus vain à exister, un Manque-à-être ou un En-Trop, pourquoi sacrifierait-il sa différence (tout mais pas ça) à la jouissance d'un Autre qui, ne l'oublions pas, n'existe pas. Oui, mais si par hasard il existait, il en jouirait. Et c'est cela que le névrosé ne veut pas. Car il se figure que l'Autre demande sa castration. Ce dont l'expérience analytique témoigne, c'est que la castration est en tout cas ce qui règle le désir, dans le normal et l'anormal » [14]

- En 1973, les deux dernières phrases de son interview à la TV est du grand Lacan : « L'interprétation doit être preste pour satisfaire à l'entreprêt. De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire » (Télévision, Seuil, 1974, p. 72).

La première des phrases est compréhensible, quoique « entreprêt » ne figure pas au Robert [15] et que l’affirmation contredit ce qu’enseignait Freud. Celui-ci disait qu’il ne faut pas se presser de communiquer des interprétations, qu’il ne faut les donner que « lorsque, par une préparation, le malade est arrivé lui-même à proximité de ce qu'il a refoulé » et « s'est attaché (transfert) au médecin de telle sorte que les sentiments à son égard rendent une fuite rapide impossible » [16].

Pour trouver (ou inventer ?) un sens à la deuxième, il est peut-être utile de l’écouter : http://www.youtube.com/watch?v=GbSfb8OQ-NE

En 1975, alors que j’étais encore membre de l’École belge de psychanalyse, quelques coreligionnaires ont passé deux soirées à chercher le sens « profond » de ces deux phrases. C’est un des événements qui m’incita à penser que Lacan pouvait parfois, si pas souvent, énoncer du non-sens. Mon idée s’est fortifiée à mesure que je demandais régulièrement à des analystes davantage initiés que moi ce que signifiait tel ou tel texte. Pour un même texte, les réponses différaient ! Une réponse dont mon patron d’alors, Jacques Schotte (Président de l’École belge de psychanalyse), s’était plusieurs fois contenté était : « il faut laisser circuler le Signifiant ». Cela m’apparaissait mystérieux. Je n’avais pas eu la chance de Godin d’entendre les explications de Lacan himself : « Lorsqu'il me répéta, pour moi seul, cette sorte d'aphorisme qu'il serinait dans son séminaire, comme s'il ne pouvait construire tout son enseignement qu'à partir de ce seul petit morceau solide de terrain, “un signifiant représente un sujet auprès d'un autre signifiant”, et qu'il me l'expliqua, un abîme s'ouvrit. Car si j'avais été capable d'épeler cette phrase, je ne pouvais pas réellement la comprendre et, encore moins, en déplier les conséquences, en soupeser la force. Cette différence, ce gouffre entr'aperçu, me sidéra, se figea. Il y avait un monde dans la même formule, selon qu'elle était dite par son auteur ou répétée, ânonnée par un élève » [17]. Godin, hélas, n’a pas livré à ses lecteurs le détail du gouffre entr'aperçu.

 

lacan-tv

Deux justifications par Lacan de son obscurantisme

Lacan a donné des justifications à son style baroque, souvent incompréhensible : il voulait préserver le discours psychanalytique et il cherchait à laisser s’exprimer l’Inconscient par sa bouche.

- Dans son interview à la TV, il déclarait : « Je pense qu’il faut refuser le discours psychanalytique aux canailles : c’est sûrement là ce que Freud déguisait d’un prétendu critérium de culture. […] Si j’ose articuler que l’analyse doit se refuser aux canailles, c’est que les canailles en deviennent bêtes, ce qui certes est une amélioration, mais sans espoir » [18]. (J’ai pu constater maintes fois que la psychanalyse rendait « bête » aussi de très honnêtes gens et pas seulement les canailles).

- Lacan faisait croire qu’il imitait l’inconscient en laissant s’échapper de sa bouche des paroles automatiques [19]. Selon lui, l’Inconscient n’était plus seulement son objet d’étude, lui-même était le locuteur du discours théorique de l’inconscient, il était son canal, comme la Pythie à Delphes l’était du dieu. Filip Buekens (prof. de logique et de philosophie du langage à l’université de Louvain), qui a examiné cette théorie de près, fait remarquer qu’on peut essayer d’écrire clairement sur des questions obscures et difficiles, et que Freud a écrit sur l’Inconscient dans un style d’une limpidité exemplaire [20].

La Parole du Maître dans son Église [21]

Dans l’Église lacanienne, comme dans d’autres Églises, les Paroles du fondateur sont toutes tenues pour vraies, elles peuvent seulement être mal comprises, notamment par des esprits inférieurs. Stuart Schneiderman, analysé par Lacan et un temps son principal représentant à New York, mais ensuite déconverti de la psychanalyse, décrit cette pratique à laquelle il a participé :

« Dans l’Église freudienne, les paroles de Lacan sont devenues l’objet d’un rituel sacré — une sorte de communion — où des autorités sacerdotales récitent ses paroles comme si elles étaient son corps et son sang. Si vous assistez à une réunion dirigée par les grands prêtres du mouvement lacanien, vous entendrez des discours servant à s’épancher avec des paroles de Lacan. Toutes les sentences commencent par “Lacan a dit” ou par “Mais Lacan a dit”. […] Dans la Sainte Église lacanienne quasi personne ne comprend réellement l’enseignement de Lacan. Ainsi l’ignorance est une glu qui unifie les membres. La plupart des membres sont capables de marmotter quelques formules et citations vides, mais dans l’ensemble ils ignorent et ont toujours ignoré ce que Lacan essayait d’enseigner. Ils sont unis par la passion, non par la raison. Cela ne choquait pas Lacan. Il savait que la plupart de ses disciples ne comprenaient pas ses idées. S’il l’avait voulu, il aurait pu recalibrer son enseignement pour qu’on puisse le comprendre. Il ne l’a pas fait. Cela n’a pas semblé le préoccuper » [22].

Des aveux de Lacan à la fin de sa vie

A la fin de sa vie, en 1977, Lacan avouait : « Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué. [...] Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession ; c'est bien d'ailleurs pour ça que j'en suis malade, parce que j'ai un surmoi comme tout le monde » [23].

Malheureusement, au pays des Lumières, l’histrion parisien avait lancé un courant d’obscurantisme qui n’est pas prêt de s’arrêter. Son œuvre est la plus extraordinaire mystification de l’histoire de la psychologie. La sottise et le snobisme ont fait sa prodigieuse notoriété.

Pour en savoir plus sur Schneiderman et son analyse de la fascination du discours lacanien sur ses disciples supposés comprendre : https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/210217/un-deconverti-du-lacanisme-stuart-schneiderman

Voir aussi le linguiste François Récanati (CNRS) : https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/050317/un-deconverti-du-lacanisme-francois-recanati

Et Dylan Evans, auteur d’un dictionnaire des concepts lacaniens : https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/010317/un-deconverti-du-lacanisme-dylan-evans

Pour d’autres déconvertis du lacanisme : https://www.youtube.com/watch?v=LgD9I31JD30

Références

[1] « La passe » est la procédure permettant de passer du statut de « patient en analyse » à celui de « candidat praticien de la psychanalyse ». Le « passant » est examiné par deux « passeurs » qui sont eux-mêmes des « analysants » non encore analystes. Cette procédure imaginée par Lacan en 1967 a provoqué de vives contestations dans son École. Elle a provoqué la création du « Quatrième groupe » par Piera Aulagnier en 1969.

[2] En ligne : http://aejcpp.free.fr/lacan/1973-11-04.htm

[3] Traduction : L’art de dire des conneries, 2007, éd. 10/18, 80 p.

[4] “Connerie et post-vérité”. In : Marmion, J.-Fr. (2018) éd., Psychologie de la connerie. Éditions Sciences Humaines, p. 244s. S. Dieguez, neuropsychologue, chercheur à l’université de Frigourg (Suisse) a publié: Total bullshit ! Aux sources de la post-vérité. PUF, 2018, 352 p.

[5] La sexualité dans l’étiologie des névroses. Œuvres complètes, PUF, III, p. 227.

[6] Le petit Hans (1909). Tr., Cinq psychanalyses. PUF, coll. Quadrige, 2011, p. 183.

[7] Résultats, idées, problèmes (1941) Tr., Œuvres complètes, PUF, 2010, XX, p. 320.

[8] Éditions Kimé, Paris, 2018, 136 p.

[9] Trad., Mon analyse avec Freud. Belfond, 1978, p. 111.

[10] Jacques Lacan, 5 rue de Lille. Seuil, 1990, p. 63.

[11] Séminaire XX, Seuil, 1973, p. 64.

[12] Le triomphe de la religion. Seuil, 2005, p. 81.

[13] Subversion du sujet et dialectique du désir dans l’inconscient freudien (1960). Rééd. in Écrits, Seuil, 1966, p. 822.

[14] Ibidem, p. 826.

[15] ni sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.

[16] Über “Wilde” Psychoanalyse, 1910, Gesammelte Werke, VIII, p.123.

[17] Op. cit., p. 20s.

[18] Télévision. Seuil, 1974. Rééd. in Autres écrits. Seuil, 2001, p. 543.

[19] Lacan le croyait-il lui-même ? Le célèbre linguiste Noam Chomsky disait que Lacan était « un charlatan conscient de l’être, qui jouait avec le milieu intellectuel parisien pour voir jusqu'où il pouvait aller dans l’absurdité, tout en continuant d’être pris au sérieux » (Noam Chomsky : an Interview, Radical philosophy, 1989, n° 53, p. 32).

[20] Buekens, F. (2005) Pourquoi Lacan est-il si obscur ? In C. Meyer et al., Le livre noir de la psychanalyse. Paris: Les Arènes, p. 269-277.

[21] Lacan lui-même a utilisé ce terme. Le 5 janvier 1980, il a dissout son École disant qu’elle est devenue une Église, comme l’École de Freud. Il écrivait : « J'ai échoué — c'est-à-dire me suis embrouillé », « On sait ce qu'il en a coûté, que Freud ait permis que le groupe psychanalytique l'emporte sur le discours, devienne Église. » (« Lettre de dissolution », Ornicar ? Bulletin périodique du champ freudien, 1980, n° 20, p. 9s).

[22] The last psychoanalyst. Amazon Digital Services, 2014, p. 228 ; 234.

[23] Intervention de Jacques Lacan à Bruxelles, 26 février 1977. “Propos sur l’hystérie”. Quarto. Supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne, 1981, n° 2.

Une vidéo pour en apprendre beaucoup plus sur Freud et Lacan:

https://www.youtube.com/playlist?list=PLJ0SCdVssa2Pxh8eVcEVQ8txbI39uHr1C

Deux sites pour d’autres publications de J. Van Rillaer sur la psychologie, la psychopathologie, l'épistémologie, les psychothérapies, les psychanalyses, etc.

1) Site de l'Association Française pour l'Information Scientifique: http://www.pseudo-sciences.org

2) Site à l'univ. de Louvain-la-Neuve: https://moodleucl.uclouvain.be/course/view.php?id=9996

et cliquer “Oui” à : "Règlement"

Ou bien 1° Taper dans Google : Moodle + Rillaer + EDPH

2° Cliquer sur : EDPH – Apprentissage et modification du comportement

3° A la page suivante, cliquer “Oui” à : "Règlement"

Posté par jjdupuis à 09:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Le cachet - Astéréotypie - L'énergie positive des dieux

Le cachet · Astéréotypie L'énergie positive des dieux

℗ Air Rytmo & Association Astéréotypie

Released on: 2018-04-27

Author: Kevin Vaquero

Composer: Christophe Lhuillier

Composer: Antoine Lefort

Posté par jjdupuis à 08:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

10 décembre 2018

Samuel Le Bihan : « Etre parent d’un enfant autiste, c’est un enrichissement »

article publié dans femina

Le comédien prend à bras le cœur ce « Bonheur qu’il ne souhaite à personne »*, titre de son roman. Père d’une petite fille autiste, il a décidé de « transformer les choses pour les rendre plus belles ».

Frédérique Préel

Samuel Le Bihan : « Etre parent d’un enfant autiste, c’est un enrichissement »
Roberto Frankenberg/Flammarion

Vous auriez pu écrire un témoignage sur l’autisme. Pourquoi un roman ?

J’avais envie que ça soit une vraie histoire. L’autisme, c’est le sujet du livre, mais je voulais écrire avant tout une belle histoire d’amour. Je voulais que ce soit un roman, avec plein de sentiments, de rires.

À l'instar de "Gilbert Grape", ce film, avec Johnny Depp et Leonardo DiCaprio, qui raconte l’histoire de deux frères dont l'un est autiste. L’aîné veut partir, quitter sa famille et finalement il se rend compte que leurs différences sont leurs forces, leur richesse. Leur héroïsme, il est là. C'est un très joli film et j'avais envie de retrouver cet esprit. Je voulais raconter la vie d’une mère, de deux frères et la quête du grand amour.

Votre héroïne, Laura, est une maman qui se bat pour que son fils, autiste, soit scolarisé. Pourquoi ne pas avoir parlé d’un papa ?

Ça tombait sous le sens. Si mon héroïne est une mère, c’est que je voulais l’éloigner de moi. J’aurais parlé d’un homme, cela aurait été moi potentiellement. On aurait fait des parallèles.

Est-ce que vous avez hésité à dire aux journalistes lors de la promo de votre livre que vous aviez une fille autiste ?

Oui, j’ai hésité, mais je ne pouvais pas ne pas le dire. Cela aurait été très étrange… un mensonge par omission.

Votre livre, c’est une ode aux mères…

J’avais peut-être besoin de rendre hommage à la mienne. Toutes ces mères qui se retrouvent seules avec deux enfants à charge, plus leur travail, plus les courses, plus plus plus… Il y a un côté injuste dans ce modèle familial qui a explosé et je voulais redonner un élan d’héroïsme à ce sacrifice. Je voulais un livre « feel good » : ce n’est pas l’autisme qui l’emporte, c’est l’amour entre les êtres, la rencontre. Je voulais que tout le monde s’y retrouve.

Votre titre est magnifique…

Il raconte tout, en fait. Etre parent d’un enfant autiste, c’est un enrichissement, c’est une expérience de vie qui peut vous grandir si vous l’abordez avec courage. Cela demande de l’organisation, du sacrifice, de l’investissement, mais au bout du tunnel, il y a un autre regard sur la vie, une richesse humaine. Vous devenez plus fort, plus déterminé aussi. Moi, je n’ai pas envie d’être écrasé par la vie. J’ai envie de réussite, de transformer les choses pour les rendre plus belles. Je ne veux pas la double peine : qu’en plus de l’autisme de ma fille, on soit accablé. C’est dur. Chacun sa croix comme on dit ; chacun son lot et si le mien, c’est celui-là, cela ne doit pas nous empêcher d’être heureux, de voyager, d’entreprendre. Ce serait injuste.

Ce qui est touchant dans votre livre, c’est qu’on sent que Laura, du fait de l’autisme de son enfant, vit intensément l'instant présent avec lui. Elle célèbre chaque petite victoire…

C’est pour ça que j’ai écrit à la première personne du singulier. Je voulais que le lecteur vive Laura. Je ne voulais pas qu’on la regarde de haut ou de loin. C’était important pour moi que le lecteur soit elle : dans ses émotions, dans ses sensations, dans ses victoires, dans ses moments de désespoir, ses incompréhensions aussi. Quand elle fait un burn-out, elle ne comprend pas ce qui lui arrive, les choses lui échappent. Elle dit : « Non, non, je vais me relever ». Elle est par terre et elle n’a qu’une peur, c’est qu’on lui enlève son fils, qu’elle ne soit pas digne de le garder, que les services sociaux s’en mêlent.

C’est incroyable parce que cette peur qu’on leur retire leur enfant, les parents racontent souvent l’avoir vécue…

On sent bien qu’on est fragilisé. Les médecins ont un avis sur notre enfant, la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) a un avis sur notre enfant. Tous ces gens nous notent. On a l’impression que notre enfant nous échappe. On est regardé pour ce qu’on fait ou ce qu’on ne fait pas. C’est absolument injuste. Je sens bien à quel point je suis fragile. Tout pourrait se retourner très vite.

Juste après le diagnostic de son fils, votre héroïne crie dans la rue : « Tu n’iras jamais dans un hôpital psychiatrique ! » Ça a été votre propre réaction ?

Non. Moi, je le savais avant qu’on me le dise. J’avais compris. Je m’en suis rendu compte très vite.

Mais même si elle comprend très vite aussi, elle croit à un miracle...

Pas moi. La mère de ma fille ne voulait pas l’entendre mais moi, je le savais, je l’avais compris.

Quel âge avait votre fille ?

Elle avait 18 mois.

Le fait qu’elle ait été diagnostiquée tôt, c’est un élément positif…

C’est vrai. Et j’ai eu de la chance, j’ai rencontré les bonnes personnes. On peut considérer que je suis un peu privilégié parce qu’habitant Paris, ayant les bons réseaux. C’est la cruauté de notre système qui fait que ce n’est pas partout pareil en France. Cela doit changer.

Un des sujets que vous abordez dans votre livre, c’est l’inclusion scolaire. En France, on a tellement de retard...

C’est une décision politique : où on met l’argent ? Est ce qu’on finance des centres où on les surcharge de médicaments, ou alors on choisit d’investir dans la formation des éducateurs ? C’est le choix des Italiens : 100% des enfants autistes vont à l’école et ensuite 100% des adultes sont inclus dans le milieu professionnel. C'est une économie super intéressante. Le système actuellement coûte une fortune. Et ça ne soigne pas, ça isole, ca crée du désespoir, de la culpabilité pour les parents alors que l’inclusion scolaire permet de faire évoluer l’autisme, de créer du lien social. C’est pour ça que Laura se bat pour que son fils aille à l’école afin qu’il puisse aller vers l’autonomie. C’est gagnant/gagnant pour tout le monde : pour l’Etat en matière d’économie, pour les autistes qui vont sortir de la solitude. La solitude, c’est un des grands problèmes des autistes. Ca n’est pas parce qu’ils ne savent pas communiquer avec les autres qu’ils ont envie d’être seuls. Ils ne peuvent pas ; ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas. Chacun a droit à sa part de bonheur, être avec les autres.

A ce propos, vous participez à la création d’Autisme Info Service…

Je travaille à mettre en place à destination des familles une plate-forme d’écoute téléphonique, mais aussi de conseils et d’informations. On va centraliser tout ce qui concerne l’autisme en France sur le plan juridique, médical, administratif pour pouvoir aider les familles, les conseiller et les orienter vers les bonnes personnes. C’est un outil ambitieux. Il faut aider la France à évoluer. Ce n’est pas dans ma nature de hurler. C’est dans ma nature de fabriquer des choses.

* Flammarion.

le 09/12/2018

09 décembre 2018

Guérir avec les chevaux sur ARTE

Posté par jjdupuis à 09:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


06 décembre 2018

Vidéo -> Pour accompagner les parents d'enfants autistes : ABLE Julie Tuil

Ajoutée le 2 déc. 2017

ABLE Julie Tuil transmet une méthode d'accompagnement des enfants autistes. Cette méthode peut aussi soutenir les enfants en déficit d'attention.

Posté par jjdupuis à 18:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

« Marche ou Crève », le handicap sans fard

Inspirée par sa propre histoire, Margaux Bonhomme a réalisé un film sans concession sur le quotidien d’une famille confrontée au handicap dans lequel l’actrice Jeanne Cohendy livre une incroyable performance. Dérangeant mais nécessaire.

Diane Rouxel et Jeanne Cohendy incarnent Elisa et sa sœur Manon, handicapée. 

Diane Rouxel et Jeanne Cohendy incarnent Elisa et sa sœur Manon, handicapée. / Nour Films

Marche ou Crève***

de Margaux Bonhomme

Film français, 1 h 25

Il fallait sans doute passer par la fiction pour raconter cette histoire. Et avoir la légitimité de celle qui l’a personnellement vécue. Car dans le film de Margaux Bonhomme, le handicap n’est pas un simple élément secondaire de l’intrigue ou prétexte à comédie. Il en est, et c’est très rare au cinéma, le sujet central. Abordé sans fards, dans toute sa crudité, avec ce que cela représente au quotidien pour la famille en termes de charge, de sacrifices, de colère, d’amour, mais aussi parfois de haine et de son revers la culpabilité.

Des sentiments ambivalents

C’est dans l’intimité de ces sentiments mêlés que la réalisatrice, qui s’est inspirée de sa propre histoire, nous fait pénétrer, par le biais de son héroïne, Elisa (Diane Rouxel). Cette adolescente joyeuse et équilibrée, s’apprête à quitter la ferme familiale pour poursuivre sa scolarité à Montpellier.

Mais le départ de sa mère du foyer la contraint à rester pour aider son père à s’occuper de sa sœur aînée lourdement handicapée. On comprend très vite que c’est le placement de Manon dans un centre spécialisé qui est au cœur du désaccord entre les parents. Dans un premier temps, Elisa prend le parti du père, François – Cédric Kahn bouleversant dans son aveuglement entêté à garder sa fille près de lui – avant de se rendre compte peu à peu de l’impossibilité de la tâche.

Par la répétition des scènes du quotidien, la réalisatrice ne nous épargne rien. Manon bave, crie, gémit, fait des crises que seules des promenades en voiture parviennent à calmer. À la fois démunie et tyrannique, elle concentre toute l’attention d’un père aux yeux de qui Elisa ne fait jamais assez bien et a du mal à trouver sa place. Mais il y a aussi ces moments d’apaisement, laissant place à la joie, aux rires et à la complicité partagée. Prise au piège de cet amour inconditionnel, Elisa va peu à peu perdre pied et nourrir des sentiments ambivalents à l’égard de cette sœur devenue si encombrante.

Un film dérangeant mais d’une justesse bouleversante

Jamais une œuvre cinématographique n’avait approché de si près la réalité du handicap et ses dommages collatéraux. Margaux Bonhomme y parvient de manière abrupte et dérangeante mais avec une justesse bouleversante que seule l’expérience vécue permet d’atteindre. La nature sauvage du Vercors, la pureté de la lumière, l’amour qui se dégage de cette famille viennent contrebalancer la dureté de son propos et participent à l’équilibre d’un film qui doit aussi beaucoup à l’impressionnante performance de Jeanne Cohendy. La comédienne a travaillé au quotidien pendant un an et demi pour parvenir à incarner avec vérité cette si troublante Manon.

Céline Rouden

Posté par jjdupuis à 10:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

30 novembre 2018

Enfant autiste : Un ouvrage pour sensibiliser les plus jeunes

 

Enfant autiste : Un ouvrage pour sensibiliser les plus jeunes

Après " Comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents ", Peter Patfawl, ancien vice-président de SOS Autisme et beau-père d'un enfant autiste, revient avec un ouvrage cette fois-ci destiné aux enfants et adolescents.

https://www.handirect.fr

 

Posté par jjdupuis à 09:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Malaise chez les personnels soignants de la maison d'accueil spécialisée d'Erquery dans l'Oise

article publié sur France 3

© DR© DR

Par Isabelle GirardinPublié le 29/11/2018 à 14:13Mis à jour le 29/11/2018 à 17:54


Prés de 60 aides-soignants et aides-médico-psychologiques de la Mas la Villa d’Erquery dans l'Oise, ont signé une pétition. Ils se disent "épuisés par des conditions de travail devenues intenables". En cause, le changement de leurs horaires, mis en place depuis 6 mois. L'établissement accueille 60 adultes atteints de Troubles du Spectre Autistique. Des résidents permanents qui nécessitent des soins très lourds de nursing. Totalement dépendants et souvent incontinents, ils sont pris en charge 24h/24 par les personnels soignants. 

La Maison d'Accueil Spécialisée d'Erquery dépend du Centre Hospitalier de Clermont dans l'Oise. Depuis le mois de mai dernier, la Direction du CHI a mis en place un accord local portant sur le temps de travail. Les horaires de tous les personnels ont été harmonisés. Ceux de la MAS d'Erquery ont été décalés de plus d'une heure, "perturbant les transmissions des 3 postes matin, après midi et nuit" explique Mervyn Ramsamy, délégué du personnel.

"Avant nous commencions à 6h15, cela permettait à la personne de nuit de ne pas se retrouver seule pour le lever. Maintenant, nous arrivons à 7h10 et les résidents sont tous réveillés, certains impatients d'être lavés de leurs excréments ou affamés, en attente de leur petit déjeuner. Agités, ils s'énervent , frappent et gênèrent des tensions entre eux et avec le personnel soignant. La prise des médicaments est retardée et le déroulement de la journée totalement perturbé."

Les personnels constatent que ces changements d'horaire les font travailler en moyenne 30 jours de plus et perdre "leur prime de pénibilité". Soutenus par la CGT, ils réclament de faire aligner leurs horaires sur ceux des personnels du CHI de Clermont : "Nous souhaitons prendre notre service à 6h45 par respect pour les habitudes vie de nos résidents vieillissants mais aussi pour la gestion des tâches quotidiennes".

Des économies à faire pour une structure en déficit depuis plusieurs années

Interrogé sur ces difficultés, le directeur des ressources humaines, Laurent Mesnil confirme la volonté du centre hospitalier d'appliquer l'accord local sur le temps de travail. Pour lui, "les négociations se sont tenues l'année dernière, parfois en l'absence des partenaires sociaux qui refusaient de siéger aux réunions". Selon lui "l'établissement affiche un déficit d'exploitation depuis plusieurs années, principalement lié à l'absentéisme et aux besoins de remplacements". Grâce aux nouveaux horaires, la direction reconnaît avoir pu réduire les RTT des 90 salariés de la MAS d'Erquery. Elle n'envisage donc pas de revenir aux anciens horaires.


"Aucune plainte des cadres intermédiaires, ni des familles des résidents ne sont remontées jusqu'à nous. Le CHSCT ne nous a pas non plus signalé de problèmes dans cette structure. Nous restons attentifs au fonctionnement de cette structure qui présente effectivement des tâches très lourdes de nursing auprès des résidents."
 

En attendant, les personnels de la Maison d'Accueil Spécialisée ont adressé leur pétition à l'ensemble des interlocuteurs du Département de l'Oise. La CGT du Centre Hospitalier de Clermont appelle à une assemblée générale dés le 3 décembre, de tous les personnels du CHI. Le mécontentent pourrait s'étendre.

Posté par jjdupuis à 08:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 novembre 2018

Réseau des PCPE du GCSMS Autisme France

logo GCSMS AUTISME FRANCE

article publié sur le site du GCSMS Autisme France


Le congrès Autisme France qui s'est tenu le 17 novembre à Nice a abordé le thème "Familles et professionnels au cœur du changement"

Ce fut l'occasion pour Anne-Laure Sanchez Garcia et Soizic Guilloteau, respectivement coordinatrice Autisme Pau Béarn et Chef de service des PCPE du GCSMS Autisme France, de présenter l'un des dispositifs innovants qui se développe actuellement sur tout le territoire national: le Pôle de Compétences et de Prestations Externalisées (PCPE).

Ainsi le GCSMS Autisme France a présenté les rôles et missions d'un PCPE à travers son réseau de PCPE dédiés à l'autisme.

En effet, ce réseau comporte 8 PCPE qui se sont adaptés aux besoins de chaque département dans lequel ils sont implantés (64, 40, 87, 54, 38, 11,23).

S'entourant des prestataires (professionnels libéraux, services à la personne, prestations d'ESMS) ils apportent une réponse souple et adaptée aux besoins des personnes accompagnées sur leur lieu de vie mais aussi de leur famille et des professionnels non spécialisés en autisme. 

Garant de l'application des RBPP et du respect des choix des personnes et de leur famille, le PCPE coordonne la mise en place de prestations hors nomenclature CPAM.

La particularité des PCPE au sein de notre réseau c'est que les familles sont impliquées dans l'ensemble du dispositif, de la gestion de celui-ci à la mise en œuvre des prestations pour leur enfant. En effet, notre groupement apporte son aide en adaptant le degré de gestion au besoin de l'association de parents  locale partenaire, allant de la gestion totale directe à un appui en cas de besoin.

Posté par jjdupuis à 15:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,