04 septembre 2017

Congrès Autisme France 2017 - samedi 9 décembre 2017 - Palais des Congrès de Paris

information publié sur le site d'Autisme France

Palais des Congrès de Paris
Amphithéâtre Bleu (800 places)


Samedi 9 décembre 2017

 

Une société Inclusive,

C'est aussi pour les personnes avec autisme 

 

 

Le plan autisme 4 devrait mettre en avant l’école et la société inclusives pour les personnes autistes.

A l’heure où le commissaire européen aux Droits de l’Homme pointe les retards dans la désinstitutionnalisation des personnes handicapées, il serait souhaitable que la France donne l’exemple pour une fois.

Aussi avons-nous privilégié des expériences de scolarisation et de logement ou travail en milieu ordinaire qui sont des réussites à généraliser.

Nous avons souhaité aussi donner un éclairage scientifique à notre congrès avec un point sur les recherches en génétique et deux interventions sur les particularités motrices des personnes autistes, qu’il convient de traduire en activités physiques et sportives adaptées.

Les recommandations pour les adultes sont en cours de finalisation : une difficulté récurrente c’est l’identification des comportements-problèmes et surtout de la prévention à mettre en œuvre, surtout pour les troubles somatiques, rarement identifiés et soignés.

Merci aux deux personnes Asperger qui nous apporteront leur éclairage spécifique sur cette partie de la population autiste, pas mieux traitée que les autres.

 

 

 

► Programme détaillé du Congrès

 

 

 

Inscription
 

Paiement en ligne sécurisé, par CB 

 

► Paiement par chèque ou virement : Bulletin à télécharger, à nous retourner accompagné de son règlement à :

Autisme France

1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE-SUR-SIAGNE

 

 


Plans d'accès et visuel
  

Amphithéâtre Bleu
Palais des Congrès de Paris
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au Palais des Congrès de Paris


  Plan d'accès piéton

METRO
Ligne 1, station Porte Maillot - Palais des Congrès
 

RER

RER C, station Neuilly, Sortie Porte Maillot - Palais des Congrès
 

Consulter le plan interactif du réseau francilien de métro et RER.
 

BUS :
Lignes 43, 73, 82, 244, PC 1, PC 2 et PC 3, arrêt Porte Maillot.
Consulter le plan interactif du réseau francilien de bus.

 

Depuis les AEROPORTS FRANCILIENS :
Orly :

Navette Air France (toutes les 20 minutes), jusqu’à l’arrêt Etoile, puis aller à la station de métro Charles de Gaulle-Etoile, prendre la ligne 1, direction La Défense, et descendre à Porte Maillot.
Roissy - Charles de Gaulle :

Navette Air France (toutes les 20 minutes), jusqu’à l’arrêt Porte Maillot.

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31 août 2017

Les fausses nouvelles ciblent les parents d’autistes

Mercredi 30 août 2017

La capacité des réseaux sociaux à enfermer les gens dans des « bulles de filtres » et des « chambres d’échos » — où ils n’entendent plus que ceux qui pensent comme eux — ne concerne pas seulement la politique. Les parents d’enfants autistes commencent eux aussi à être ciblés.

Une enquête du magazine BuzzFeed révèle en effet que ces parents sont la cible d’un flot de fausses nouvelles — ou plus exactement, de nouvelles sur de faux traitements. Selon cette analyse, plus de la moitié (28 sur 50) des nouvelles soi-disant scientifiques les plus partagées sur l’autisme dans les cinq dernières années, faisaient la promotion de traitements bidon ou de prétendues causes.

« Le ciblage des parents dont des enfants ont été récemment diagnostiqués est très insistant », explique au magazine une mère et militante des droits des autistes, Sarah-Jayne Garner. « La première chose que n’importe qui va vous dire, c’est « mettez-les sur un régime sans gluten ». Ce n’est appuyé sur aucune sorte de science sérieuse, mais les parents qui sont novices devant l’autisme n’ont pas les outils et les connaissances pour évaluer ce qui leur est présenté. »

Qu’il existe des centaines de sites affirmant que les vaccins causent l’autisme n’étonnera pas quiconque a déjà fait une recherche Google sur le sujet. Mais que parmi les nouvelles les plus partagées se trouvent autant d’informations fausses ou trompeuses a de quoi décourager le meilleur des vulgarisateurs. En tête de liste (et en anglais) :

  • « Les tribunaux confirment que le vaccin RRO cause l’autisme » (c’est faux )
  • « Des chercheurs du MIT déclarent que l’herbicide glyphosate rendra la moitié des enfants autistes d’ici 2025 » (c’est faux )

En tout, sur le « Top 50 » de ces cinq années (d’août 2012 à août 2017), les « nouvelles » qui n’étaient appuyées sur aucune donnée probante ont été partagées 6,3 millions de fois, contre 4,5 millions pour les autres. À elle seule, celle sur les tribunaux a décroché la première place… et la cinquième, puisqu’elle a été abondamment partagée après sa publication sur un second site.

Le fait qu’elles soient aussi souvent partagées n’est pas uniquement le résultat de l’addition de milliers de petites mains devant leurs claviers. Des groupes Facebook bien organisés, dont certains font la promotion de livres ou de « traitements », contribuent à rendre virales ces « informations » — suivant les mêmes mécanismes qui ont permis de rendre virales des nouvelles pro-Trump l’an dernier.

Au moins un site web y contribue généreusement, Natural News, fourre-tout de nouvelles pseudo-scientifiques en santé.

Et en bout de ligne, souligne le journaliste de BuzzFeed, Tom Chivers, ceci nous ramène toujours aux algorithmes.

Les discussions autour de l’autisme peuvent être vues comme un exemple de la bulle de filtres en ligne, où les algorithmes et les contenus partagés par des gens bien intentionnés ont pour conséquence que beaucoup d’entre nous ne verront sans le savoir que des choses qui renforcent nos croyances, nous entraînant tous vers une vision polarisée du monde.

La croissance des réseaux sociaux a facilité la formation de ces bulles ces dernières années. Mais pour les parents d’enfants autistes, tout cela a commencé beaucoup plus tôt… Des parents partageaient des informations par courriel et par des babillards, spécialement une série de sites sur les groupes Yahoo Health qui s’étaient multipliés à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

Le vent tourne toutefois dans l’autre direction : après des décennies passées à traiter l’autisme comme une maladie mentale, la prise de conscience qu’un autiste peut être fonctionnel gagne du terrain, et de plus en plus de parents refusent qu’on attribue à l’autisme le statut d’une « maladie », ce qui complique la tâche des mouvements anti-vaccins qui prétendent posséder un traitement-miracle.

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29 août 2017

La différence entre psychiatre, psychologue, psychothérapeute et psychanalyste ?

difference psychologue psychiatre psychotherapeute psychanalyste

La différence entre psychiatre, psychologue, psychothérapeute et psychanalyste ?


  • Psychiatre = c’est un médecin. Sa spécialisation, qui nécessite 4 à 5 ans d’études après la formation médicale commune, concerne la santé mentale.

Le psychiatre est le seul praticien à pouvoir prescrire des médicaments . Il peut traiter des maladies mentales graves, comme les psychoses, la schizophrénie, les maniaco-dépressions, etc.

Il peut faire usage de psychothérapies, mais il n’y est pas obligatoirement formé.

Il peut proposer une hospitalisation dans un centre spécialisé, ou l’imposer le cas échéant.

 

  • Psychologue = sa spécialité est d’étudier le comportement humain et son fonctionnement psychique.

Le psychologue auquel nous pensons spontanément, c’est-à-dire celui que l’on consulte pour des problèmes psychologiques ou pour une souffrance émotionnelle, est un psychologue clinicien. Il existe d’autres branches de la psychologie : la psychologie expérimentale et la psychologie industrielle.

En général, le psychologue clinicien proposera des entretiens à son patient ou lui fera passer des tests pour cerner sa personnalité. Le psychologue cherche à soutenir le travail introspectif du patient pour l’aider à résoudre un problème moral.

Il exerce à son compte ou dans une institution.

Le titre de psychologue est reconnu par l’État et protégé par la loi. Ainsi, tout le monde ne peut pas se déclarer psychologue. Un psychologue est titulaire d’un diplôme de niveau bac+5. Ce n’est pas un médecin.

 

  • Psychothérapeute = la psychothérapie (du grec « soin de l’âme ») traite des troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques par des thérapies très diverses, de l’hypnose aux thérapies existentielles et cognitivo-comportementales.  Il convient donc de bien se renseigner avant de débuter une psychothérapie !

Pendant longtemps, le titre de psychothérapeute n’était pas reconnu par l’État. Le titre de psychothérapeute est désormais reconnu, réservé aux médecins, ou aux titulaires d’un master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse et qui ont suivi une formation en psychopathologie clinique. Les détenteurs du titre doivent être en outre inscrits au registre national des psychothérapeutes.

Ainsi, nombre de psychothérapeutes sont médecins ou psychologues.

 

  • Psychanalyste = un psychanalyste est un adepte de la psychologie clinique développée par Sigmund Freud, dont il existe des variantes (celles de Jung, Lacan, Dolto, etc.)

Le titre de psychanalyste n’est pas reconnu par l’État. Cependant, le titulaire d’un diplôme de niveau master en psychanalyse peut demander le titre de psychothérapeute. Un psychologue peut en outre faire usage de la psychanalyse.

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Une corrélation trouvée entre les ventes d’aliments bio et l’autisme (et ce que ça veut dire)

En bref:

  • Il existe une corrélation entre les ventes de nourriture bio et les cas d’autisme diagnostiqués.

  • Bien sûr, les aliments bio ne causent pas l’autisme.

  • C’est un bel exemple de qui illustre bien pourquoi il faut faire attention à ce genre de raisonnement.

ATTENTION: TOUT CE QUI EST EN ITALIQUE EST À LIRE AU SECOND DEGRÉ!

Je me suis toujours méfié des aliments bio. Pourquoi cette industrie vient-elle chambouler notre système agroalimentaire? Pourquoi essaie-t-elle de changer les pratiques de l’agriculture que nous avons mise en place il y a plus d’un siècle?

Et encore plus important selon moi: Est-ce que les aliments bio sont sécuritaires?

Eh bien, en me promenant sur internet hier, j’ai trouvé la réponse: NON. Vous ne me croyez pas? Regardez ce graphique:

bio autisme

Dans ce graphique (produit par l’utilisateur Jasonp55 sur Reddit avec de véritables données), on peut voir en rouge l’évolution des ventes de produits bio depuis 1998; en bleu, celle du nombre de diagnostics d’autisme sur la même période. IL Y A UNE CORRÉLATION DIRECTE!

La science ne ment pas: plus nos enfants mangent de produits bio, plus les cas d’autisme explosent. Il n’y a qu’un constat à émettre: les aliments bio causent l’autisme. C’est clair et net.

Je n’ai jamais été convaincu que l’agriculture bio est sécuritaire pour les humains. Après tout, l’agriculture bio est une industrie massive, avec des ventes de 43,3 G$ en 2015 aux États-Unis seulement. C’est une machine à imprimer de l’argent. Croyez-vous vraiment qu’elle a votre bien-être et le bien-être de vos enfants à cœur?

Nous voulons des réponses! Dans sa tour d’ivoire, l’industrie bio nous cache la vérité, et tout ça pour faire de l’argent en mettant nos enfants en danger!

PARTAGEZ CET ARTICLE EN GRAND NOMBRE!

La leçon à en tirer

Vous voyez très bien que ce raisonnement n’a aucun bon sens. Bien sûr que les aliments bio ne causent pas l’autisme. Mais quand on prend des données sans contexte, on peut faire de beaux petits graphiques qui font peur.

C’est d’ailleurs ce que fait le mouvement anti-vaccin depuis des années, en faisant circuler des graphiques comme celui-ci, qui montrent supposément une évolution entre le nombre de diagnostics d’autisme et le nombre de vaccins:

ImmunizationGraph

Une corrélation claire comme celle-ci peut en effet faire peur, mais il faut savoir faire la différence entre la corrélation et la causation. Une corrélation, c’est quand deux variables semblent évoluer de la même façon, ou du moins donnent l’impression qu’une affecte l’autre. La causation, c’est quand il y a un lien clair, scientifiquement établi (dans des études), entre ces deux variables.

Dans le cas des vaccins et de l’autisme (et dans celui de la nourriture bio et de l’autisme), il y a une corrélation, mais aucun lien n’a été établi. Les deux variables donnent l’impression d’être liées, mais ça peut être dû à de nombreux facteurs. Par exemple, les taux de diagnostic de l’autisme ont augmenté ces dernières années à mesure que les pratiques pour déceler l’autisme ont évolué. Par coïncidence, la nourriture bio est devenue à la mode sur la même période. Cela ne veut pas dire que l’un cause l’autre.

On peut trouver des corrélations farfelues un peu partout. Le génial site Spurious correlations (corrélations douteuses) en a fait sa spécialité. Grâce au site, on apprend que:

Les dépenses en science aux États-Unis causent les suicides par pendaison:

chart

Le nombre de films de l’acteur Nicolas Cage cause des décès par noyade dans les piscines:

chart(1)

La consommation de margarine aux États-Unis affecte le nombre de divorces dans l’État du Maine:

chart(2)

Et ainsi de suite.

Des corrélations, il y en a partout. Ça ne veut pas dire qu’il y a un vrai lien. Laissons donc la science aux scientifiques.

Gardez cela en tête lorsqu’un de vos amis Facebook anti-vaccins publie un «graphique inquiétant».

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Charles Lafortune explique pourquoi il dévoile plus son fils autiste sur les réseaux

article publié sur msn

© Fournis par Média Happy Geeks

Nous avons eu la chance de nous entretenir avec le populaire animateur lors du lancement de la programmation de TVA.

Charles Lafortune dévoile de plus en plus de photos de son fils Mathis sur les réseaux sociaux. Ceux qui le suivent en savent quelque chose.

Plusieurs clichés touchants ont été publiés récemment.

Nous avons demandé à l’animateur – que nous retrouverons dès le 12 septembre à l’animation du jeu déjanté Lâchés lousses à TVA aux côtés de Messmer – si sa vision par rapport à la présence de son fils autiste sur les réseaux sociaux avait changé, évolué, au fil des ans.

« Au départ, je le protégeais. J’avais aussi une certaine pudeur à le montrer sur les réseaux sociaux. Je ne voulais pas que les gens pensent que je me faisais du capital de sympathie avec mon fils. »

L’animateur nous explique qu’il y a aussi un effort de sensibilisation. « Oui effectivement, la sensibilisation, et je travaille actuellement sur un projet sur l’autisme. C’est une de mes préoccupations, c’est arrivé dans notre vie, comme c’est arrivé dans la vie de plein de monde. J’aimerais ça faire quelque chose de beau avec ça. » Évidemment, celui-ci ne pouvait nous en dire plus pour le moment, mais nous serons à l’affût à ce sujet.

Rappelons que Véronique Cloutier et Louis Morissette ont récemment lancé leur fondation, Véro & Louis, destinée à offrir un milieu de vie à long terme adapté aux besoins des adultes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme âgés de 21 ans et plus.

Nous retrouverons Charles Lafortune à l’animation de La voix junior dès le 24 septembre à TVA.

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24 août 2017

Être mère d’un enfant autiste

22 août 2017
Par Blog : Des mots libres

Qui suis-je aujourd’hui ? Au-delà d’être mère ? Qui suis-je d’autre ? À consolider les bords de mon enfant fragile, ais-je perdu de vue celle que j’étais ? ou à l’inverse ai-je investi mon identité dans ses moindres recoins ?



Qui suis-je aujourd’hui ? Au-delà d’être mère ? Qui suis-je d’autre ?
À consolider les bords de mon enfant fragile, ais-je perdu de vue celle que j’étais ? ou à l’inverse ai-je investi mon identité dans ses moindres recoins ?

Je refuse de perdre du temps à faire des suppositions sur ce qu’aurait été ma vie si mon dernier né n’avait pas été autiste. Quel intérêt ?
Pour être honnête, musicienne n’était pas le reflet de ma personnalité  mais plutôt une voie facile dans laquelle j’avais su me faire un nom sans vraiment payer de ma personne. Je n’y étais pas entière et ça ne me satisfaisait pas. Prendre la décision de mettre un terme à ma carrière n’a absolument pas été douloureux, mais à l’inverse, libérateur.

Mais je ne peux pas nier que toutes les décisions qui ont été prises depuis la naissance de Théo, ou tout au moins depuis l’émergence de son autisme l’ont été en fonction de lui. Il est ma priorité. Quel que soit le sujet abordé, rien n’est construit dans ma vie sans que soit soupesé les effets que cela aura sur sa vie à lui.
Je ne sais pas si c’est une bonne chose, oui ou non, probablement les deux.

Jusqu’à ses 9 ans, j’ai passé 24h sur 24 à ses côtés.
9 années durant, je l’ai tenu en dehors d’un système qui ne m’inspirait pas confiance… Pour finalement admettre que ce n’était pas une vie. Ni pour lui, ni pour moi.
Il devait entrer dans ce monde dans lequel non seulement il avait toute sa place mais également un rôle à tenir et je devais pour ma part reprendre le cours de ma vie.
Cet à-côté qui m’avait permis de le protéger le temps nécessaire devenait dès lors une excuse pour ne plus avoir à me confronter à une société qui m’avait déçue et qui avait fini par me faire peur.
On me parlait de courage mais ce n’était que lâcheté.

Alors j’ai ouvert la porte.
J’ai changé de région avec lui afin qu’il puisse intégrer une école spécialisée. Du moment où il y a eu des personnes qualifiées pour prendre le relais, j’ai eu plus de temps pour moi. Pour autant, je n’ai pas repris ma vie là où elle s’était arrêtée. Ça ne m’intéressait plus.
Ce que Théo avait changé en moi était trop important. Trop impératif.
Ma connaissance de l’autisme et ce que cela a chamboulé dans ma perception du monde, du système, de la société, de la politique… était trop fondamental.
C’est devenu mon chemin, ma responsabilité et cela s’est imposé à moi avec une telle clarté qu’il n’a jamais été question d’en faire l’impasse : Aider Théo, ce n’était pas juste le soutenir dans son quotidien, ni même dans son avenir, c’était également participer à faire évoluer la société dans laquelle il allait devoir trouver sa place.

Je n’ai jamais considéré que l’autisme de Théo était une chose à faire disparaître, ou même à contourner, mais bel et bien une particularité légitime, à comprendre et à soutenir. Une particularité à aimer et au minimum à respecter.
A ce propos, je ne suis pas partisane d’employer cette expression très prisée depuis quelque temps : « personne avec autisme ». Ce qui suggère que la personne et l’autisme sont divisibles, sous-entendant par la même occasion que si nous parvenions à mettre l’autisme à mal, nous retrouverions une personne entière, et pourquoi pas, guérie ?
Je réfute cette posture avec la dernière énergie.
L’autisme n’est pas une maladie mais une manière d’être au monde, plus ou moins handicapante. Cette façon d’être participe à la construction de la personne, en son entier, et ce, depuis son enfance. Vouloir transformer cette particularité, c’est nier la personne.

Aujourd’hui mon fils a 13 ans. Ses progrès sont tout simplement considérables, pour autant, il est toujours autiste. Ce n’est pas que cela le définisse ! Mais cela fait partie de lui.
Mon inquiétude a changé de nature. Elle ne se focalise plus sur son intériorité, mais sur sa capacité à la protéger de l’agression extérieure et à la mêler au reste du monde avec harmonie et sérénité.
Hyper sensible depuis toujours, il a appris à gérer l’intrusion permanente du bruit, des odeurs et des divers contacts physiques, tant et si bien qu’il est aujourd’hui aisé d’oublier qu’il en souffre.
Sa manière d’interpréter le monde est atypique, ce qui lui demande énormément d’efforts afin de comprendre les autres et de se faire comprendre d’eux.
Son courage est invisible, il passe inaperçu. Il est même fort à parier que certains pourraient lui reprocher les quelques fois où c’est trop dur pour lui, en niant les centaines de fois où il est parvenu à surmonter ses difficultés et ses douleurs.
Comment le protéger de cela ? Comment faire évoluer mon rôle à ses côtés ? Comment, dans un même mouvement, l’aider à trouver sa place au monde en le laissant s’envoler vers sa propre vie, et continuer de le protéger autant que possible du poids toujours plus envahissant de la norme établie ?
La seule réponse qui me satisfait c’est l’enseignement bien sûr. Lui enseigner, à lui, et aux autres de la même manière que je me suis enseignée au fil des années à ses côtés.

Mais où suis-je alors ?
Je cherche en moi. Je me pose des questions, analyse avec franchise l’état des lieux.
Mon couple n’a pas tenu le choc et le père de Théo a abandonné son rôle depuis longtemps. Mes grands enfants vivent leurs vies aux 4 coins de la France. J’ai laissé là mon métier il y a bien des années et quitté ma région d’origine pour m’installer dans le sud de la France avec Théo afin qu’il intègre son école. Je n’ai pas encore réussi à réellement faire ma place dans cette région que je chéris pourtant. Peu d’amis sur place, pas de travail, toujours célibataire bien sûr…
Si je m’arrêtais à cette liste non exhaustive, je serais inquiète. Le bilan semble lourd en ce qui me concerne, et probablement irréversible sur bien des points.
Mais ce serait malhonnête de s’arrêter à cela, car en regard de cette liste, il y a tout ce qui s’est installé de plus profond, de plus subtile, de plus fondamental à mes yeux.
Une richesse intérieure indescriptible, une conscience accrue, une posture plus courageuse, un engagement plus important, en un mot, ce sentiment sans prix d’être à ma place.
Pas seulement en tant que mère, ni même en tant que femme ! Mais en tant que citoyenne du monde.

Aussi, aux chers amis, qui me conseillent tendrement de penser à moi, de faire attention de ne pas me perdre… je voudrais les rassurer.
Je ne me suis pas perdue en Théo. Je me suis trouvée.
Voilà qui je suis.
Mère, femme et citoyenne. Indivisible.

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22 août 2017

Fin des contrats aidés : inquiétude pour la rentrée des enfants handicapés

article publié sur Vivre FM

Lundi 21 Août 2017 - 15h39

Emplois aidés

Le gouvernement souhaite diminuer fortement le nombre de contrats aidés, jugés trop coûteux et peu efficaces. Mais en ne chiffrant pas précisément cette mesure, l’exécutif laisse planer l’incertitude, notamment pour l’accompagnement des enfants handicapées. A deux semaines de la rentrée, le silence du gouvernement génère inquiétude et spéculation.

Le gouvernement veut réduire le nombre de contrats aidés, mais sans dire de combien.
Le gouvernement veut réduire le nombre de contrats aidés, mais sans dire de combien.

Y aura-t-il des restrictions concernant les auxiliaires de vie scolaires à la rentrée ? Ce lundi 21 août la secrétaire d’Etat rappelle l’engagement du gouvernement sur le handicap. Pourtant le 17 août, deux quotidiens citaient une recommandation de la Direction générale à l’emploi et à la formation professionnelle adressée à la direction de Pôle emploi Ile-de-France. Ce texte auquel ces journaux ont eu accès prévoit une forte diminution des contrats aidés, y compris dans le secteur non-marchand. Joint au téléphone par Vivre FM ce lundi 21, le cabinet de Sophie Cluzel assure que les restrictions n’auront pas d’impact sur la rentrée scolaire des enfants handicapés et que « chaque enfant qui a une notification, aura son AVS ».

Pas de réduction des emplois aidés à l'Education Nationale

Les accompagnements devraient donc être maintenus par l’Education Nationale. Ce qu’indique d’ailleurs le note du ministère révélée par les fuites dans la presse : « l’éducation nationale, l’outremer et le médico-social sont épargnés». Pourtant, le Parisien dans son édition de samedi enfonce le clou et fait les comptes sur la base des chiffres du ministère du travail : « Son enveloppe pour les écoles et notamment l'accompagnement des élèves handicapés, précise le ministère du Travail, «est fixé[e] à 50 000 contrats» pour le second semestre. C'est toujours 20 000 de moins que ce qui avait été distribué au second semestre 2016 par le précédent gouvernement. »

Les maires s'inquiètent du périscolaire

Les inquiétudes portent également sur le temps périscolaire. Les maires, qui ont la responsabilité de l’accueil des enfants à midi et en fin de journée alertent les pouvoirs publics. « Des centaines de communes nous font remonter des refus de renouvellement ou des refus de nouveaux contrats » explique l’Association des Maires de France (AMF) à Vivre FM par téléphone ce lundi matin. A quinze jours de la rentrée, les élus ne sont pas certains de pouvoir accueillir les enfants et en particulier ceux qui ont des besoins particuliers à la cantine et au centre de loisirs.

En outremer, la rentrée retardée

Sur l’île de La Réunion, l’impact se fait déjà sentir : plusieurs communes ont reculé la date de la rentrée scolaire, du 17 au 22 août. Une association réunionnaise du secteur du handicap jointe par Vivre FM confirme que les difficultés sont liées à l’incertitude autour des recrutements et précise que les communes rurales les plus pauvres sont les plus impactées.

Incertitude pour le secteur du handicap

De la même manière, un gel des contrats aidés va occasionner un coût supplémentaire pour les associations du secteur du handicap. Elles sont nombreuses à utiliser ces contrats pour recruter des collaborateurs.

L’impact pourrait aussi concerner les salariés handicapés. Quelque soit l’employeur (public ou privé), les personnes handicapées peuvent bénéficier de ces contrats. Selon l’Agefiph, association qui finance l’emploi des personnes handicapées, le nombre de personnes handicapées en contrat aidé a augmenté de 6% entre 2015 et 2016. Dans son rapport annuel 2016, l’Agefiph précise que les aides de l’état contribuent fortement à la signature de CDD de longue durée : « La progression du nombre de placements (...) s’accompagne d’une mobilisation croissante des contrats aidés par l’Etat. Ainsi, la part de ces contrats (contrat unique d’insertion, emplois d’avenir, alternance, aide à l’insertion) représente 39 % des contrats supérieurs à 12 mois signés. » (Rapport d’activité 2016)

Un dispositif coûteux selon le gouvernement

Deux fois par an, l’Etat fixe le cap en matière de contrat aidés.  Chaque fin de décembre et de juin une circulaire dite « de programmation des emplois aidés » indique le nombre de recrutements possibles et les priorités. Aujourd’hui lundi 21 août, ce document essentiel n’a toujours pas été publié. Un début de réponse est venu le 9 août. Interrogée par les députés, la ministre du travail a jugé le dispositif « coûteux » et « pas efficace dans la lutte contre le chômage ». Muriel Pénicaud annonce qu’elle souhaite remettre à plat le système des emplois aidés. L’exécutif préfère mettre plus de moyens dans la formation. Avec le risque de créer une hausse du chômage à court terme, y compris chez les travailleurs handicapés employés en contrat aidé.

459 000 personnes concernées

En 2016, 459 000 personnes ont été embauchées en contrat aidé, soit CIE dans le secteur non marchand ou en CIA dans le secteur marchand. En 2017 on devrait passer à seulement 293 000 embauches dont seulement 110 000 au second semestre. La ministre du Travail attribue explique cette baisse importante par la majorité précédente qui aurait « abusé » du dispositif et compromis du coup la réserve pour le second semestre. Face à cette perspective les élus locaux mettent en cause les choix du gouvernement. Jointe au téléphone, l’Association des maires de France explique que des centaines de communes font face à une situation de blocage : des contrats ont été signés mais ils n’ont pas été validés par la direction. Cela concerne aussi bien des postes de chauffeurs de bus, d’aide-ménagères que des auxiliaires de vie scolaire.

 

Rezki Mammar Vincent Lochmann

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Brigitte Macron, sainte patronne des personnes handicapées

article publié dans Faireface

Brigitte Macron, sainte patronne des personnes handicapées
Brigitte Macron sera « amenée à soutenir les initiatives publiques ou privées qui permettent à la société française d’être plus inclusive face aux différences. » © Présidence de la République

 

Publié le 22 août 2017

L’Élysée vient de rendre publique la charte clarifiant le rôle de Brigitte Macron. Parmi ses missions de « patronage », la “première dame” se voit confier le handicap.

Brigitte Macron aura ses bonnes œuvres. Parmi lesquelles, le handicap. Voilà ce que les citoyens ironiques ne manqueront pas d’interpréter en lisant la charte de transparence relative au statut du conjoint du chef de l’État. Ce document a été rendu public lundi 21 août par l’Élysée. Il « a vocation à clarifier et à rendre publique la mission » de la “première dame”.

« Un lien continu d’écoute et de relations. »

Le conjoint, précise la charte en préambule, exerce traditionnellement un « rôle de patronage ». Un terme désuet renvoyant aux organisations de bienfaisance qui apportaient de l’aide aux personnes démunies.

Traduction en langage moderne : « Madame Brigitte Macron » sera, entre autres, « chargée de maintenir un lien continu d’écoute et de relations avec les acteurs de la société civile dans les domaines du handicap ». Mais aussi de l’éducation, de la santé, de la culture, de la protection de l’enfance ou encore de l’égalité homme-femme.

Soutenir les initiatives pour une société inclusive

Une longue liste en tête de laquelle le handicap ne figure sans doute pas par hasard. Comme il n’est pas anodin que la charte fasse référence à l’inclusion, chère aux associations de personnes handicapées. « À ce titre, elle est amenée à soutenir les initiatives publiques ou privées qui permettent à la société française d’être plus inclusive face aux différences. »

Brigitte Macron au service de la priorité du quinquennat

Les âmes plus bienveillantes souligneront simplement que cette mission s’inscrit dans « la ligne des priorités fixées par le président de la République », comme le précise d’ailleurs le texte de l’Élysée. Emmanuel Macron et son gouvernement ont en effet plusieurs fois assuré vouloir faire du handicap « une priorité du quinquennat ».

En juin, Brigitte Macron a visité les locaux d’une entreprise fabricant des vêtements pour les personnes handicapées. © Constant & Zoé

Des enfants autistes à l’Élysée

Brigitte Macron s’est d’ailleurs rendue, en juin, dans les locaux de Constant & Zoé, une entreprise fabricant des vêtements pour des clients handicapés. Et elle a fait visiter l’Élysée à des enfants autistes lors du lancement de la concertation autour du quatrième plan autisme, début juillet. Des bonnes œuvres de la première dame en attendant les bonnes décisions du Premier ministre. Franck Seuret

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21 août 2017

Une charte de transparence sur le rôle de Brigitte Macron

article publié sur handicap.fr

Résumé : Nouveau statut juridique pour Mme Macron ? L'Élysée publie, le 21 août 2017, la charte de transparence relative au statut du conjoint de chef de l'État.La 1ère dame sera entre autres chargée de maintenir un lien d'écoute dans le domaine du handicap

Par , le 21-08-2017

L'Elysée publie, le 21 août 2017 sur son site, la « charte de transparence relative au statut du conjoint de Chef de l'Etat », qui précise le rôle, les thèmes d'actions et les moyens attribués à Brigitte Macron. « Il ne s'agit pas d'un statut juridique mais d'un engagement, qui ne vaut que pour Brigitte Macron et pour la durée du mandat d'Emmanuel Macron, et qui ne sera pas contraignant pour ses successeurs ni leurs conjoints », a précisé à l'AFP l'entourage de la Première dame.

Création d'un statut juridique

C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un texte établit noir sur blanc le rôle et les moyens du conjoint présidentiel, jusqu'ici informels et souvent opaques. Ce texte a été établi « par la présidence, avec l'aval de Brigitte et Emmanuel Macron », ajoute la même source. Il répond en partie à la promesse de campagne d'Emmanuel Macron de mettre fin à « une hypocrisie française » en créant un statut juridique pour le conjoint du président. Mais il ne va pas jusqu'à une loi ou un décret, après qu'une pétition cet été contre un statut officiel a recueilli plus de 300 000 signatures.

Prendre part à des actions nationales

La charte lui reconnaît principalement un « rôle de représentation » aux côtés du président, en particulier lors des réunions internationales, et lui fixe également un rôle de « supervision » des réceptions à l'Elysée. Elle peut aussi « prendre part à des actions nationales et internationales, mises en place avec d'autres conjoints de chefs d'Etat, notamment pour lutter contre le changement climatique ou encore les violences faites aux femmes et aux enfants ». De plus, elle « répond aux sollicitations » et « soutient, par son parrainage ou sa présence, des manifestations à caractère caritatif, culturel ou social ou qui participent au rayonnement international de la France ».

Lien d'écoute avec le handicap

« Madame Brigitte Macron sera également chargée de maintenir un lien continu d'écoute et de relations avec les acteurs de la société civile dans les domaines du handicap, de l'éducation, de la santé, de la culture, de la protection de l'enfance ou encore de l'égalité homme-femme », précise le gouvernement. Le président pourra en outre la charger de « missions de réflexion et de propositions » qui seront rendues publiques, tout comme son agenda. Sur ses moyens, comme annoncé, elle s'appuiera sur deux conseillers présidentiels mis à sa disposition et d'un secrétariat. Elle ne bénéficie d'aucune rémunération ni de frais de représentation ou budget propre, les moyens pour sa fonction étant pris sur le budget de la présidence.

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20 août 2017

Le Ritaline danger pour la santé

article publié dans Topsanté

Ce célèbre médicament pour enfant causerait de graves dommages au cerveau

Le Ritaline®, un médicament à base de méthylphénidate prescrit contre les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité (TDAH) chez l’enfant et l’adolescent, a attiré l’attention des experts de la revue médicale indépendante Prescrire pour les mauvaises raisons.

 Selon eux, cet amphétaminique psychostimulant possède une efficacité modeste sur les symptômes, la qualité de vie et le comportement scolaire tout en exposant le jeune à des effets indésirables graves.

Par exemple, le médicament peut entraîner de l’agitation, un état de nervosité, de l’anxiété, des étourdissements, des modifications de l’humeur, des pensées suicidaires, des hallucinations ou encore des paralysies.

Prescrire suggère plutôt la thérapie comportementale pour gérer l’hyperactivité. Cette méthode a prouvé son efficacité pour réduire les symptômes. Les experts de la revue estiment que le Ritaline® devrait constituer une dernière option.

Source news-medical.net

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