12 juillet 2019

Ovation silencieuse pour un lycéen atteint d'autisme

article publié sur Positivr.fr

Des lycéens offrent une ovation silencieuse à leur camarade de classe atteint d'autisme pendant qu'un reçoit son diplôme.

Pour permettre à leur camarade atteint d’autisme de participer à la remise des diplômes, des lycéens américains lui ont offert une ovation silencieuse. Un moment de bienveillance rare.

Jack Higgins est atteint d’une forme sévère d’autisme, ce qui ne l’a pas empêché de mener une scolarité accomplie dans son lycée de Carmel, dans l’État de New York. Après huit ans dans le programme de l’école destiné aux élèves ayant des difficultés cognitives, d’apprentissage ou de comportement, il était enfin prêt à obtenir son diplôme le 20 juin dernier.

Le problème ? Une telle cérémonie suppose de passer plusieurs heures dans une salle bondée et bruyante, or le jeune homme est très sensible aux nuisances sonores. Un facteur important qui a failli convaincre sa famille de renoncer à participer. Pourtant on le sait, entre la toge, le chapeau et les discours, le jour de la remise des diplômes est un moment marquant dans la vie d’un adolescent américain.

Avec le soutien de ses parents, de ses professeurs, de son principal, mais aussi et surtout de ses camarades, il a finalement pu accomplir ce rituel de passage dans des conditions sereines. Les autres élèves connaissaient en effet son handicap et ont été priés de l’applaudir en silence. Lou Riolo, le proviseur de l’établissement, raconte à CNN sa fierté de pouvoir offrir au jeune homme une remise de diplôme à son image et de constater le respect et la compassion de l’ensemble de ses étudiants :

« Il était important que Jack vienne retirer son diplôme. Pour lui, tout d’abord, et ensuite pour sa famille qui a pu vivre le même événement que tous les autres parents. C’était aussi une façon de donner à tous les participants une occasion d’aider un jeune homme et sa famille à réaliser leur rêve. Il faut souvent donner aux gens l’occasion de se montrer à la hauteur de la situation. Je crois vraiment que les gens ont une âme bienveillante et compatissante. »

À l’appel de son nom, Jack, accompagné de ses deux frères, s’est approché de la scène avec les doigts dans les oreilles, mais à la place du brouhaha auquel il s’attendait, il a reçu une ovation silencieuse. Pour lui témoigner leur soutien, les élèves se sont même levés un à un. Un geste qui a particulièrement touché le directeur de l’établissement :

« J’ai eu la chance de voir des choses vraiment remarquables au cours de mes 31 années de carrière, mais cela doit être jusqu’à présent le plus incroyable. Les étudiants se sont montrés à la hauteur de la situation et Jack a fait de même. C’était si courageux de sa part de marcher jusqu’à l’estrade. La marche a dû lui sembler interminable, mais il l’a fait avec grâce, classe et force. »

Eh oui, les adolescents peuvent aussi être bienveillants les uns envers les autres.

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09 juillet 2019

Landes : un père de famille se bat pour la prise en charge de l'AVS de son fils handicapé

Lundi 8 juillet 2019 à 18:25 -
Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Ce père de famille landais est dans le flou. Son fils handicapé de 4 ans, atteint d'autisme, a besoin d'une AVS (auxiliaire de vie scolaire) sur les temps périscolaires. Mais l'Éducation nationale et les mairies se rejettent la responsabilité de payer le salaire de cette dernière.

La question de la prise en charge du salaire de l'AVS se pose concernant les temps périscolaires, comme le moment de la cantineLa question de la prise en charge du salaire de l'AVS se pose concernant les temps périscolaires, comme le moment de la cantine © Maxppp - MAXPPP

Sainte-Marie-de-Gosse, France

Un père de famille landais a écrit à Emmanuel Macron. Il veut savoir qui doit payer l'auxiliaire de vie scolaire de son fils : l'État ou sa commune ?  Ce Landais vit à Sainte-Marie-de-Gosse. Il est père d'un enfant handicapé de 4 ans, atteint d'autisme. Son enfant, scolarisé en maternelle, a besoin d'une AVS (auxiliaire de vie scolaire) sur le temps périscolaire, le midi au moment de la cantine, et sur les temps de garderie. Seulement, il y a un trou dans la loi... Rien ne précise véritablement qui est en charge de payer cette AVS : la commune ou l'État. 

"C'est aux communes de s'en charger" - Serge Tauziet, directeur de cabinet de l'inspection académique des Landes

"En fait, c'est l'État qui se charge du salaire des AVS, mais seulement sur le temps scolaire, qui est un temps obligatoire, explique Serge Tauziet, directeur de cabinet de l'inspection académique des Landes. Concernant le salaire de l'AVS sur les temps périscolaires, c'est aux communes de s'en charger. Mais effectivement, il n'y pas de texte précis du Conseil d'État qui le précise."

Serge Tauziet précise que l'année dernière, la ville de Dax a porté devant le Tribunal administratif de Pau le cas d'une famille. Cette dernière souhaitait que l'État paye le salaire de l'AVS qui s'occupait de leur enfant sur le temps de la cantine. Mais le tribunal de Pau a tranché : c'est à la mairie de payer. "On a aucun texte du Conseil d'État qui précise cela, mais nous on se base sur les décisions des tribunaux."

Des mairies payent quand même le salaire des AVS

Le père de famille de 39 ans a monté une association avec sa femme il y a quelques mois pour mener le combat. Aujourd'hui, ils veulent une réponse claire de la part de l'État : "Si tout le monde se renvoie la balle, on peut arriver à une situation où un enfant se retrouve sans auxiliaire de vie sur les temps périscolaires, ce qui peut empêcher une bonne scolarité. Un enfant autiste a besoin en permanence d'une aide, c'est primordial pour son développement social et scolaire."

Dans le cas de ce père, la commune a fait le choix de prendre en charge le coût de l'AVS. La commune de Sainte-Marie-de-Gosse s'est affilié à la CAF (la Caisse d'allocations familiales) pour pouvoir payer le salaire.

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05 juillet 2019

L'école pour les enfants porteurs de handicap est un droit, avec ou sans AVS

04/07/2019 07:00 CEST | Actualisé 04/07/2019 07:00 CEST


L’école est un DROIT, l’AVS un aménagement, une aide, une compensation au handicap. En aucun cas la présence de l’AVS ne peut être une condition pour scolariser l’enfant.


Début juillet. Certains parents rapportent déjà qu’ils entendent, de la bouche de certains responsables d’établissements scolaires, cette phrase : “En revanche, si son AVS n’est pas là à la rentrée, on ne le /la prend pas en classe”. 
Martelons-le: c’est illégal. 

L’école est un DROIT, l’AVS un aménagement, une aide, une compensation au handicap. En aucun cas la présence de l’AVS ne peut être une condition pour scolariser l’enfant.

De même, si votre enfant ne dispose d’une AVS que 6h par semaine, il a le DROIT d’aller à l’école à plein temps. Là encore, vous prétendre le contraire est illégal.

Les enfants avec handicap ne sont pas les variables d’ajustement d’un système qui manque de moyens ou est mal organisé. L’école pour eux n’est pas la charité, elle est un droit inscrit dans la loi depuis 2005. 

Alors oui, certaines écoles ont peur. Oui, ça peut être compliqué pour une équipe d’accueillir votre enfant et son handicap sans AVS. Suggérez-leur une chose se battre avec vous, parents, pour davantage d’aide humaine, plutôt que de renvoyer votre enfant à la maison.

Que faire, concrètement, si dès maintenant on vous sert ce genre de discours? Parlez-en à l’enseignant référent handicap, appelez les fameuses “cellules d’information” mises en place récemment, essayez de discuter au maximum, rappelez avec fermeté les principes de la loi 2005 et rapprochez-vous des assos comme Toupi ou Trisomie 21 France

Et ne vous laissez pas impressionner. Tenez bon. Oui, les classes sont bondées, les enseignants pas bien formés pour le handicap, les AVS mal payé.e.s et il n’y en a pas assez. MAIS ce n’est pas aux enfants avec handicap de payer à eux seuls pour un système qui va mal. On ne demande pas aux élèves valides, par tirage au sort, de rentrer chez eux parce qu’il n’y a pas assez d’effectifs pour gérer des classes. Alors on n’a pas à vous demander de VOUS débrouiller pour pallier aux manques de l’institution.

La loi existe, elle a quatorze ans ( QUATORZE!) et dit ceci: “Le service public de l’éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. (...) L’Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés.” Battons-nous ENSEMBLE, parents, associations, et enseignants, pour que les moyens soient là, enfin.

Nous ne publions pas ce rappel à propos de Louise, pour qui cette transition en deuxième année se passe avec fluidité. Mais on entend trop cette phrase “ils disent qu’ils ne me le prendront pas sans AVS en septembre, j’en suis malade”.

Alors courage, force et patience à tous ceux qui sont concernés pour l’été qui vient. Nous souhaitons à vos enfants la chance de fréquenter l’Ecole de la république dès le 2 septembre. C’est leur droit. 

Merci de partager.

Ce billet est également publié sur la page Facebook Extra Louise.

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02 juillet 2019

Autisme. Le long combat d’une famille pour obtenir une place dans un établissement adapté

article publié dans Ouest France

Moment de complicité et de tendresse entre Sacha, 13 ans, et son père Romuald.

Moment de complicité et de tendresse entre Sacha, 13 ans, et son père Romuald. | OUEST-FRANCE


 

Depuis un an, Sacha, un adolescent autiste, attend une place dans une structure spécialisée. Grâce à la solidarité de ses collègues cheminots, Romuald, son père, a pu quitter son travail pendant une année pour devenir aidant familial à domicile. Et veiller sur Sacha. Au côté de Nadia, son ex-épouse, il se bat pour que leur enfant ait accès à une prise en charge médico-éducative. « À ce jour, on n’a aucune solution pour la rentrée. »

« Depuis un an, je suis à la fois son orthophoniste, son éducateur, son instit’… Et surtout son papa. » Romuald Tinant est le père de Sacha, un adolescent autiste, qui, « depuis presque trois ans », est sur liste d’attente pour une admission en Institut médico-éducatif (IME). L’année dernière, ce contrôleur SNCF de 42 ans a pu bénéficier d’« une suspension de 12 mois de (son) contrat de travail » pour devenir aidant familial auprès de son fils.

« Je dois reprendre mon activité dans moins d’un mois, poursuit-il. À ce jour, je n’ai aucune solution d’accueil en établissement adapté pour la rentrée de Sacha, en septembre. » Séparés, Romuald Tinant et Nadia, son ex-épouse, ont la garde alternée de Sacha. « En détresse » et avec le sentiment de « ne pas être écoutés », ils mènent, ensemble, « un combat » pour que leur fils ait accès au « droit fondamental à l’éducation ». Ce père considère que « la France est hors-la-loi face à Sacha ».

Un parcours hospitalier de 6 à 12 ans, mais après ?

Dans son appartement du Petit-Fougeray, une commune au sud de Rennes, Romuald Tinant revient sur les premières années de son « Titi », un p’tit nom qui déborde de tendresse. « Nous avons constaté qu’à l’âge de deux ans, Sacha ne s’exprimait pas. Qu’il avait des difficultés à manipuler ses jouets… » Très rapidement, « on a suspecté l’autisme ». Scolarisé en maternelle jusqu’à 6 ans, Sacha n’a « pas acquis le langage oral, ni les bases ordinaires » de la relation aux autres.

À cet âge-là, Sacha est « déscolarisé » ; il est admis dans le service d’« un hôpital de jour », une antenne du centre Guillaume-Régnier, dans une ville de l’est du département. « Un parcours hospitalier »« l’action éducative est vite mise de côté », estime et regrette Romuald Tinant. Un accueil qui n’est possible que « jusqu’à l’âge de 12 ans ».

Au départ, « la prise en charge a été importante », reconnaît le père. Dans les dernières années, en hôpital de jour, « c’était un accueil à mi-temps ». Sa mère a alors « arrêté de travailler », son père a « réduit (son) activité ». Parce qu’il n’existait « pas de dispositif pour prendre le relais à domicile ». En 2016, « on a commencé à rechercher une place en IME », se souvient le père. Des inscriptions dans une demi-douzaine d’établissements. Il y a « partout de longues listes d’attente, une attente qui peut aller jusqu’à cinq ans ».

Un élan impressionnant de solidarité cheminote

L’an passé donc, aux 12 ans de Sacha, il n’y avait « plus qu’une solution : le maintien à domicile ». Touchés par ce que vivait leur collègue, les cheminots lui ont fait don de l’équivalent « d’une année de jours de repos », avec l’accord de la SNCF, son employeur, dans le cadre de la loi Mathys. « Un élan impressionnant de générosité et de solidarité », insiste Romuald Tinant.

Au quotidien, une semaine sur deux, Romuald Tinant veille sur son fils. « Je le lave, je lui coupe sa viande… » Une attention de tous les instants. Jour et nuit. « J’ai le sentiment que l’État considère que c’est une solution… » Que cet adolescent ne soit pas accueilli dans une structure adaptée « ne semble déranger personne », déplore Romuald Tinant.

« Je vais reprendre le travail, dans un mois, dit-il. Une association me promet que quelqu’un viendra assister mon fils pendant mon absence. » Mais l’essentiel n’est pas là, pour Romuald Tinant. « Sacha doit absolument être accueilli dans un établissement spécialisé » pour une prise en charge « médico-éducative ». Qui favorise la « sociabilisation » de ce jeune garçon qui ne communique pas par la parole. « On a déjà perdu un temps phénoménal… »

Pour « faire respecter ce droit fondamental » de l’enfant, Romuald Tinant vient de contacter le représentant départemental du Défenseur des droits. « Qu’a fait Sacha pour que (la société) lui refuse tous les droits de n’importe quel autre enfant ? C’est comme si on demandait la lune… » Il n’exclut pas de mener une action en justice contre l’État. Il a également ouvert une cagnotte sur internet.

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26 juin 2019

Roche-la-Molière accueille la première classe de primaire pour enfants autistes dans la Loire

 

Roche-la-Molière accueille la première classe de primaire pour enfants autistes dans la Loire

Éducation Une classe adaptée pour enfants autistes sera créée à la rentrée prochaine dans l'école Jean-Yves-Cousteau de Roche-la-Molière (Loire). Elle permettra à une dizaine d'enfants venus de tout le bassin stéphanois de suivre une scolarité en milieu ordinaire.

https://www.francebleu.fr

 

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21 juin 2019

Charente : l'Education nationale condamnée à verser 370 000 euros à 22 auxiliaires de vie scolaire

article publié sur France 3 Nouvelle Aquitaine

© Christophe Guinot - France 3 Poitou-Charentes© Christophe Guinot - France 3 Poitou-Charentes

Le Conseil des prud'hommes d'Angoulême a condamné l'Education nationale à verser 370 000 euros de dommages et intérêts à 22 auxiliaires de vie scolaire charentais. Une victoire pour les plaignants et l'aboutissement d'une procédure entamée au printemps 2017. 
 

Par Christina ChironPublié le 19/06/2019 à 18:49

Le Conseil des prud'hommes d'Angoulême a tranché en faveur de 22 auxiliaires de vie scolaire charentais.

Condamnée pour défaut de formation, annualisation du temps de travail et discrimination syndicale, l'Education nationale doit leur verser 370 000 euros de dommages et intérêts

Trois ans de procédure

Cette condamnation signe la fin d'une longue procédure entamée au printemps 2017

A l'époque, 22 auxiliaires de vie scolaire charentais attaquent l'Education nationale, notamment pour annualisation des temps de travail, synonyme d'heures supplémentaires non payées.

L'audience avait eu lieu en septembre 2018 et la décision, mise en délibéré, reportée deux fois. Les juges ont finalement donné raison aux plaignantes. 

"Il y a eu reconnaissance par le tribunal d'Angoulême de l'absence de formation véritable, condamnation d'une annualisation du temps de travail, requalification des contrats en CDI et reconnaissance de licenciement abusif"
Jean-Pierre Bellefaye, Représentant SUD Éducation 16


Après avoir engagé cette action, quatre AVS avaient vu leur contrat non renouvellé. Une discrimination elle aussi reconnu par le Conseil des prud'hommes. 

Des emplois précaires 

Ces personnes étaient employées dans des établissements sous contrat unique d'insertion, un dispositif qui vise à faciliter l'embauche des personnes ayant des difficultés à trouver un emploi. 

Leur contrat prévoyait 20 heures par semaine, mais en réalité, les AVS travaillaient entre 24 et 26 heures. Des heures en plus non payées.


"Ces collègues vivaient dans la précarité, gagnaient moins de 700 euros net par mois, soumis au bon vouloir du renouvellement du contrat d'année en année. Pour beaucoup, ça voulait dire qu'au bout de deux ans, le contrat n'était pas renouvelé."
Jean-Pierre Bellefaye, Représentant SUD Éducation 16

Aujourd'hui, Jean-Pierre Bellefaye lance un appel au recteur de l'académie de Poitiers afin que les AVS non renouvelés réintègrent l'administration.

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19 juin 2019

À la rentrée prochaine, tous les enfants de l'IME de Vincelles seront accueillis en milieu ordinaire

À la rentrée prochaine, tous les enfants de l'IME de Vincelles seront accueillis en milieu "ordinaire" 
En septembre, le château vincellois se videra de la plupart de ses élèves, mais il reste pour l’heure le cœur de son Institut médico-éducatif. © Jérémie FULLERINGER


Le dernier groupe de jeunes fréquentant quotidiennement l’IME de Vincelles va rejoindre l’école de Vermenton. Ce qui ne veut pas dire que cet institut médico-éducatif, parmi les plus précurseurs de l’Yonne, ferme ou déménage, expliquent ses services.

Depuis les années 2000, le centre mène une politique visant à intégrer ses protégés dans le milieu dit "ordinaire". La grande majorité d’entre eux fréquente désormais le groupe scolaire de la commune à proximité ainsi que le collège de Vermenton. La même commune qui ouvre donc son école aux derniers enfants restés à plein-temps à l’IME de Vincelles.

"Ce mouvement peut créer des inquiétudes chez les parents, reconnaît Carole Le Bianic, accompagnante éducatif et social pour la structure. Mais la plupart d’entre eux se montrent content de l’inclusion."




"Ce n'est pas parce qu'on est différent, qu'on doit grandir et apprendre entre les murs d'un château, et rester sous cloche. Quand on parle d'externalisation, il y a des questions, et elles sont légitimes. Notamment en raison d'une grande méconnaissance du handicap. Vivre avec les autres, c'est s'intégrer, acquérir les limites sociales, les codes."

Géraldine Lacan Chef de service à l'IME de Vincelles

"Le regard est plutôt positif", confirme la chef de service, Géraldine Lacan. "Les parents ne sont pas contre l'accompagnement spécialisé, mais bien souvent, contre cette idée "d'exclusion" du droit commun. Dans les années 50, la prise en charge des enfants en situation de handicap se faisait plutôt dans le sens de l'éloignement. Aujourd'hui, on détricote tout ça pour leur permettre de ne pas grandir dans un univers clos, de vivre avec les autres."

Dans l'Yonne, plus de 600 enfants en situation de handicap bénéficient d'un accompagnement en classe

Une "passerelle" toujours en place au château

Côté transport, rien ne doit changer pour les familles de ces enfants et adolescents atteints de handicap mental. Le point de ralliement se fera au château, d’où "nous nous occuperons du transport vers l’école", poursuit la responsable. À l’image de ce qui se pratique déjà pour les membres du centre fréquentant des établissements scolaires.

À l’avenir, il restera une poignée de jeunes à Vincelles. "Ceux qui ne sont pas encore prêts pour rejoindre une école et qui doivent être intégrés progressivement", explique Carole Le Bianic. Un éducateur continuera de les accompagner sur place. "Il ne faut jamais perdre de vue que pour les enfants, il est nécessaire d'avoir des espaces de repli si à un moment donné, la présence en "milieu ordinaire" est trop difficile", confirme Géraldine Lacan. 

Le château reste la "base arrière" de cet IME, pour reprendre les termes de la responsable : l’internat et les services administratifs ne doivent pas se délocaliser. Même si, à l’avenir, pourrait se poser la question de la pertinence de conserver l’édifice du XVIIIe siècle, coûteux à entretenir.

En situation de handicap, leur enfant est accompagné à l'école au quotidien : « Sans ça, il n'en serait pas là aujourd'hui »

Julien Pépinot et Caroline Girard
reporters.yr@centrefrance.com

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Création d’équipes mobiles d’appui médico-social pour la scolarisation des enfants en situation de handicap

logo_republique_francaisecirculaire publié sur Légifrance

CIRCULAIRE N° DGCS/SD3B/2019/138 du 14 juin 2019 relative à la création d’équipes mobiles d’appui médico-social pour la scolarisation des enfants en situation de handicap

Consulter (PDF, 63 ko)

  • Domaine(s) : Santé, solidarité
  • Ministère(s) déposant(s) : SSA - Solidarités et santé
  • Autre(s) Ministère(s) concerné(s) :
  • Date de signature : 14/06/2019 | Date de mise en ligne : 18/06/2019

Résumé : l’instruction prévoit les modalités de création à la rentrée scolaire 2019 à titre de préfiguration d’équipes d’appui médico-social, dispositif innovant pour améliorer la scolarisation des enfants en situation de handicap. Ces équipes préfigurent l’appui du secteur médico-social aux équipes éducatives ou pédagogiques des établissements scolaires pour la scolarisation des enfants en situation de handicap. Cette instruction est applicable aux territoires ultramarins du champ ARS.

Nombre d'annexes : 0  

NOR : SSAA1917583C | Numéro interne : 138 | CERFA : | Référence de publication au Journal officiel ou au Bulletin officiel :

  • Auteur :Sophie CLUZEL, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées
  • Destinataire(s) :Mesdames et Messieurs les directeurs généraux des agences régionales de santé
  • Signataire :Sophie CLUZEL, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées
  • Catégorie :
    • - Directives adressées par le ministre aux services chargés de leur application, sous réserve, le cas échéant, de l'examen particulier des situations individuelles. 
  • Type :
    • - Instruction aux service déconcentrés : oui
    • - Instruction du Gouvernement : oui
  • Texte(s) de référence :
  • Circulaires qui ne sont plus applicables :
  • Date de mise en application :
  • Mots clefs : Action sociale, santé, sécurité sociale
  • Autres mots clefs :Handicap - Etablissements et services médico-sociaux – Ecole inclusive

 

 

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17 juin 2019

Edouard Philippe face à l'autisme : On ne mollira pas !

 

Edouard Philippe face à l'autisme : 'On ne mollira pas !'

" Pour une rentrée pleinement inclusive en 2019 ", promet le gouvernement le 11 juin 2019 ; " Non à une inclusion au rabais pour les élèves handicapés ", riposte l'Unapei trois jours plus tard. Ce jour-là, le 14 juin, Edouard Philippe, Premier ministre, part à la rencontre des Français dans le Tarn.

https://informations.handicap.fr

 

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