05 septembre 2017

Vidéo -> intervention de Sophie Cluzel ce matin sur RMC

Deux annonces de Sophie Cluzel secrétaire d'Etat aux Personnes Handicapées ce matin :
les familles sans AVS seront prises en charge "dans les jours qui viennent"
l'AAH, aujourd'hui à 810 euros, va être augmentée et passera "au moins à 900 euros"

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04 septembre 2017

Vidéo -> Emmanuel MACRON à Forbach pour la rentrée

LIVE l Accompagnement des élèves en situation de handicap. En cette rentrée, tous ceux qui en ont besoin ont accès à un AVS. Échange avec les élèves handicapés et leurs professeurs.

 

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Autiste, un enfant de 6 ans sans école à la rentrée

Par La rédaction Le 04 septembre 2017 à 07h11

Le jeune Saliou et sa mère Stéphanie

Alors qu'elle avait toutes les démarches nécessaires, une mère de famille voit son fils autiste être privé de rentrée scolaire. 

Ce lundi 4 septembre, douze millions de Français reprendront le chemin des bancs de l'école. A Aix-en-Provence, le jeune Saliou, autiste, n'aura malheureusement pas cette chance. Alors que sa maman avait effectué toutes les démarches nécessaires pour qu'il intègre un établissement spécialisé. Le petit garçon n'était pas scolarisé ce week-end à deux jours seulement de la rentrée, comme le rapporte La Provence sur son site internet. 

Sa mère Stéphanie avait pourtant entrepris les démarches dès le mois de janvier. "On a eu plusieurs réunions pédagogiques l'année dernière. Jusque-là, Saliou était suivi par un AVS (auxiliaire de vie scolaire, ndlr) mais après ces réunions, il a été décidé qu'il passe en CLIS (classes pour l'inclusion scolaire, ndlr). Donc l'AVS n'a pas été reconduit. En juin, je n'avais toujours pas de réponse du rectorat, mais on m'a dit d'attendre", a expliqué Stéphanie. Après plusieurs semaines d'attente, elle apprend finalement qu'aucune place n'a été trouvée dans un centre spécialisé. "Aujourd'hui mon fils se retrouve sans auxiliaire et sans école, juste avant la rentrée !", a-t-elle déploré. 

"C'est inadmissible"

Le jeune Saliou interroge sans cesse sa mère pour savoir où se trouvera son école à la rentrée. "Beaucoup pensent que les autistes ne ressentent pas le sentiment de rejet parce qu'ils sont dans leur monde. Mais pas mon fils. Le sentiment de rejet, il le ressent et il voit qu'il n'est pas au même niveau que les autres", a précisé Stéphanie, tout en confiant avoir vu les progrès de son fils grâce à l'aide scolaire. Face à cette situation, la mère de famille a décidé de se rendre au rectorat et de "ne pas en bouger" tant qu'une solution ne soit pas trouvée. "Ca s'est très mal passé, ils m'ont fermé les portes. On m'a dit que ce n'était pas un cas isolé et qu'ils ont une trentaine d'enfants comme Saliou. C'est inadmissible", a-t-elle conclu.

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Rentrée 2017 : avec ou sans AVS ?

 

 

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Rentrée 2017 : annonces de Blanquer en matière de handicap

article publié sur handicap.fr

Résumé : Première conférence de presse de la rentrée pour Jean-Michel Blanquer. Parmi 81 pages d'annonces, il détaille celles concernant les élèves en situation de handicap. Accompagnement humain, unité d'inclusion, 4e plan autisme, numérique... Détails.

Par , le 29-08-2017

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, présente, le 29 août 2017, la première rentrée scolaire du quinquennat Macron. Il y détaille les principaux changements attendus pour les 12,8 millions d'élèves. Parmi eux, à la rentrée 2016, 300 815 élèves en situation de handicap étaient scolarisés dans les écoles et établissements publics et privés relevant du ministère de l'Éducation nationale : 172 145 dans le premier degré et 128 670 dans le second. Des effectifs en hausse de plus de 7,5 % par rapport à la rentrée 2015 où l'on comptait 279 000 élèves en situation de handicap. Dans son programme de 81 pages, trois sont consacrées plus spécifiquement à ce public. Quelles sont les annonces dédiées ?

Le développement de l'information aux familles

L'information des familles est renforcée afin de simplifier leurs démarches et de favoriser une prise en charge adaptée de leurs enfants. Le site du ministère (en lien ci-dessous) et le numéro Aide handicap école (0 810 55 55 00) guident les familles :
• pour inscrire des enfants dans l'école ou l'établissement de secteur,
• pour définir, avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), le scénario de scolarisation le mieux adapté à la situation de l'enfant,
• pour mettre en place le projet personnalisé de scolarisation (PPS). Il détermine si la scolarisation est individuelle ou collective, en milieu ordinaire ou en établissement médicosocial, si elle nécessite des aménagements ou des matériels particuliers et si elle requiert l'accompagnement d'un auxiliaire de vie scolaire. Les familles sont associées ainsi que le professeur référent.

Renforcement de l'accompagnement humain

Les personnels chargés de l'aide humaine auprès des élèves en situation de handicap ont pour mission de favoriser l'autonomie de l'élève, qu'ils interviennent au titre de l'aide humaine individuelle, de l'aide humaine mutualisée ou de l'accompagnement collectif. Deux catégories de personnels remplissent cette mission d'accompagnement des élèves en situation de handicap :
• les AESH, personnels sous contrat de droit public, recrutés sur critères de qualification professionnelle (ou par transformation d'un contrat unique d'insertion sur critères d'ancienneté),
• les agents engagés par contrat unique d'insertion-contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), sous contrat de droit privé régi par le Code du travail.

À la rentrée, non seulement les CUI-CAE destinés au soutien des enfants en situation de handicap sont maintenus, mais une partie non négligeable est transformée en AESH afin de pérenniser ces emplois. Les AESH peuvent également s'engager dans une démarche de validation des acquis de l'expérience (VAE) débouchant sur le diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social, créé par le décret du 29 janvier 2016. À la rentrée 2016, le nombre total d'accompagnants était de 53 394 ETP (équivalent temps plein). À la rentrée 2017, il est de 61 462 ETP. 8 068 emplois sont donc créés.

Augmenter le nombre de structures d'accueil

Les unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) sont implantées dans les écoles, collèges et lycées et permettent la scolarisation d'un petit groupe d'élèves. Le nombre de dispositifs Ulis est de 8 354 à la rentrée 2016 (4 784 Ulis école, 2 903 Ulis collège et 667 Ulis lycée). 96 108 élèves en bénéficient. Plus de 100 000 enfants, adolescents ou jeunes adultes restent éloignés de l'école en raison de la maladie ou du handicap. Ils sont scolarisés dans des unités d'enseignement (UE) au sein des établissements spécialisés. Afin de faciliter leur scolarisation, les établissements scolaires accueillent de plus en plus d'unités d'enseignement rattachées aux établissements médicosociaux.

4e plan autisme

Avec le 4e plan autisme lancé par le Président de la République le 6 juillet 2017, l'accueil des élèves avec troubles du spectre autistique (TSA) constitue, selon le gouvernement, "une priorité". Le 3e plan autisme (2013-2017) a permis la création de 112 UE (unité d'enseignement) en classes maternelles, scolarisant en moyenne sept élèves à temps plein, pour améliorer leur inclusion scolaire dès la petite enfance. Cette scolarisation s'appuie sur le déploiement d'interventions précoces, personnalisées et coordonnées telles que recommandées par la Haute autorité de santé (HAS). Dans le cadre du 4e plan autisme, un groupe de travail portera spécifiquement sur l'axe scolarisation, de la maternelle à l'université, en concertation avec les familles, les associations et les collectivités territoriales.

Former les enseignants

La formation professionnelle des enseignants spécialisés, chargés d'éduquer et d'accompagner les élèves avec des troubles du comportement ou handicaps, a été rénovée en 2017. Les dispositions de la circulaire du 14 février 2017 relative à la formation professionnelle spécialisée et au certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (Cappei) entrent en vigueur à la rentrée scolaire 2017. Elles précisent les modalités d'application et les contenus pédagogiques des modules de formation. Cette nouvelle formation s'adresse désormais aux professeurs du premier comme du second degré.

Le numérique au service d'une école inclusive

Les outils numériques proposent des réponses personnalisées et efficaces aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap, leur permettant de suivre une scolarité la plus proche possible de celles des autres élèves. Le ministère de l'Éducation nationale soutient, en étroite concertation avec le secrétariat d'État chargé des Personnes handicapées, le développement de nombreuses ressources numériques adaptées, accessibles aux élèves à besoins spécifiques et couvrant les différents champs du handicap. Des expérimentations sont en cours :
• ClisTab2 étudie l'intérêt du numérique pour les élèves porteurs d'autisme,
• le cartable connecté s'attache à faciliter le suivi de la scolarisation des élèves hospitalisés,
• OrDYSlexie vise à améliorer le quotidien des élèves porteurs de DYS (dyslexie, dyscalculie, dysgraphie, dysorthographie, trouble des habilités manuelles, dysphasie, dysgnosie, etc.) en les rendant plus autonomes,
• Par ailleurs, de nombreux parcours de formation à distance existant sur le site M@gistère2 (en lien ci-dessous) permettent de former des enseignants non spécialisés à l'accueil de ces élèves dans leurs classes.

Prendre en charge la souffrance psychique des élèves

L'organisation de la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans sera expérimentée, à compter de janvier 2018, dans trois régions académiques : Grand Est, Île-de-France et Pays de la Loire. Au cours de l'année scolaire, le guide Une École bienveillante pour tous sera diffusé afin d'accompagner les équipes éducatives des écoles, collèges et lycées à repérer et orienter les élèves en situation de souffrance psychique. Ce guide, élaboré conjointement avec le ministère des Solidarités et de la Santé et la Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et des disciplines associées, a pour objectif d'aider à mieux connaître et repérer les signes de mal-être des élèves, à agir de manière concertée pour établir un environnement serein pour la réussite scolaire de chacun.

Solutions en cas de longues maladies

L'accueil et l'accompagnement des élèves atteints de maladies longues évitent des ruptures de scolarité. Dans ce cadre, plusieurs types d'aménagement sont mis en place :
• l'enseignement à l'hôpital dans le cadre d'une unité d'enseignement ou l'enseignement à domicile,
• le recours au Sapad (Service d'assistance pédagogique à domicile) ou au Cned (Centre national d'enseignement à distance) à temps complet ou en scolarité partagée.
Lorsqu'un élève est temporairement empêché de suivre une scolarité en établissement scolaire pour des raisons de santé, il peut bénéficier d'un service de soutien pédagogique gratuit, même après ses 16 ans.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

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02 septembre 2017

Macron fait sa rentrée avec des élèves handicapés

Résumé : Emmanuel Macron se rendra le 4 septembre 2017, jour de la rentrée, à l'école Louis Houpert de Forbach (Moselle), pour se faire présenter deux classes de CP dédoublées et une qui accueille des élèves handicapés.

Par , le 01-09-2017

Le 4 septembre 2017, Emmanuel Macron fait sa rentrée en Moselle, à l'école Louis Houpert de Forbach (Moselle), a annoncé l'Elysée. Il sera accompagné du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer et de la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. Il rendra visite à une classe accueillant des enfants en situation de handicap et leurs accompagnants, avec au programme la projection d'un film et des échanges avec la classe. Confirme-t-il ainsi sa volonté de faire du handicap l'une des priorités de son quinquennat ?

L'école Louis Houpert est classée en zone d'éducation prioritaire renforcée (REP +), un de ces quartiers très défavorisés où le gouvernement a fait dédoubler dès cette année les classes de CP pour limiter les effectifs à une douzaine d'élèves par classe. Cette mesure phare de la rentrée, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, concerne 2 500 classes de CP. Jean-Michel Blanquer a précisé mardi que 86% des classes de CP en REP+ seraient physiquement dédoublées, avec un effectif maximum d'une douzaine d'élèves. Les 14% restants auront deux maîtres par classe. Dans l'école Louis Houpert, le président se fera présenter deux classes de CP dédoublées avec lesquelles il aura des échanges autour d'un exercice de lecture et d'écriture et d'une activité de mathématiques. Le chef de l'Etat achèvera sa visite par un déjeuner à la cantine avec des parents d'élèves et des accompagnants.

Quant à Sophie Cluzel, elle poursuit sa rentrée le lendemain à Paris en se rendant dans quatre établissements scolaires afin de mettre en valeur différents dispositifs inclusifs dont bénéficient les élèves en situation de handicap. Parmi eux, l'accompagnement individuel via un AVS, l'unité d'enseignement maternelle pour enfants autistes et l'unité locale d'inclusion scolaire (ULIS). Elle dit souhaiter ainsi "réaffirmer que le droit à l'éducation pour tous les élèves est un droit fondamental".

 

 

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01 septembre 2017

Scolarisation des enfants autistes: «Entre parents, on parle de double peine!»

article publié dans 20 MINUTES

TEMOIGNAGES Alors que le gouvernement va augmenter le nombre d’auxiliaires pour les enfants handicapés, de nombreuses familles touchés par l'autisme racontent leur combat sans fin pour obtenir cette aide indispensable…

Oihana Gabriel

Publié le 01/09/17 à 09h25 — Mis à jour le 01/09/17 à 09h29

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Jeanne-Marie et son fils Max, 10 ans, qui souffre d'autisme doivent se battre chaque année pour obtenir un accompagnement à temps plein. — Jeanne-Marie Roncière

  • Les familles d’enfants autistes font face à quantité de freins et problèmes pour que leurs enfants puissent suivre une scolarité dans le milieu ordinaire.
  • A quelques jours de la rentrée, la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, a rassuré les associations : les contrats aidés d’AVS seront sauvegardés et 8.000 postes supplémentaires seront ouverts pour cette rentrée.
  • «20 Minutes» a recueilli les témoignages de deux familles aux situations très contrastées, mais qui font le même constat : l’administration leur complique la vie.

« Pour l’instant, les directions prises sur l’autisme par ce nouveau gouvernement sont porteuses d’espoir, confie Jeanne-Marie Roncière. J’espère que ce ne sont pas que des promesses de campagne. » Cette travailleuse sociale se bat depuis des années pour que son fils Max, 10 ans, puisse être scolarisé en milieu ordinaire dans les meilleures conditions.

>> A lire aussi : Scolarisation des enfants autistes: Une rentrée entre espoir et inquiétudes

Demander une AVS à temps plein, un calvaire

C’est à la fin de la petite section que le diagnostic tombe : Max est autiste. Dès la moyenne section, une auxiliaire de vie scolaire (AVS) l’accompagne à l’école… mais 9 heures par semaine. Pour cela,il faut faire une demande auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui, après une évaluation de l’enfant, décide si oui ou non il bénéficiera d’un accompagnement et pour combien d’heures. « A chaque fois, il faut constituer un dossier entre 50 et 90 pages et le défendre, explique-t-elle. Je n’ai pas souvenir qu’on ait été d’accord une seule fois avec la MDPH ! » Mais elle ne s’est pas découragée. Après des auditions devant des commissions et même un recours au tribunal administratif, Jeanne-Marie obtient une AVS à temps plein.

Mais c’est un éternel recommencement. Car tous les ans, au mieux tous les deux ans, Jeanne-Marie doit remonter un dossier pour la MDPH pour demander que son fils bénéficie de cette aide à temps complet. « Et il est indispensable que Max soit accompagné chaque jour pour qu’il devienne plus autonome, justifie sa mère. La première année, pour que je puisse continuer à travailler, il a été en hôpital de jour. Et quand il est revenu, il n’allait pas très bien. Il a besoin d’être dans le milieu ordinaire pour apprendre les codes sociaux. C’est important pour mon fils, mais aussi pour les autres enfants, pour qu’ils sortent des clichés sur le handicap. »

« Ce handicap est aussi particulier que méconnu »

Un handicap que Jeanne-Marie connaît bien. Avant d’avoir Max, elle a travaillé comme éducatrice pour enfants autistes. Et regrette les clichés et bêtises qu’elle entend à longueur de journée. « Ce handicap est aussi particulier que méconnu, assure cette mère de deux enfants. Les gens pensent à Rain Man, à des autistes très sévères. Mais mon fils peut apprendre, juste différemment. Il a par exemple su lire tard, mais a le niveau d’un bon collégien en géométrie. Il supporte la collectivité, mais elle l’épuise. Car il est sur stimulé en permanence. Il entend tous les bruits au même volume et à la même fréquence, du stylo du copain à la voix de la maîtresse. Il ne peut donc pas participer à la cantine ou à la garderie. »

>> A lire aussi : Autisme: La concertation sur le 4e plan lancée ce jeudi à l'Elysée, fortes attentes des associations

Et pour que son fils puisse s’épanouir au mieux, elle demande à chaque fois que l’AVS qui suit Max depuis le CP soit reconduite. Pas gagné. « J’ai formé cette auxiliaire, elle est intégrée dans l’école et surtout Max lui fait confiance, reprend-elle. Mais à chaque demande, on ne sait jamais si c’est bien elle qui le va suivre, c’est très anxiogène, surtout pour Max. A la MDPH, on nous explique qu’il ne faut pas qu’un enfant autiste s’attache à son AVS. Or c’est l’inverse, il a besoin de nouer une relation de confiance pour faire des progrès ! »

Beaucoup de parents regrettent que l'avis d'un pédopsychiatre qui observe leur enfant une heure par mois ait plus de poids que leur expertise. Un feu vert encore attendu par beaucoup de familles. « Beaucoup de parents ne savent pas à quelques jours de la rentrée s’ils vont obtenir une AVS et à qui ils vont confier leur enfant», avance la travailleuse sociale.

Trois ans sans scolarisation

C’est le cas de Mourad Messaoudi, qui demande depuis trois ans une AVS… sans succès. Son fils, Salas, 9 ans, a dû arrêter l’école à 6 ans. « Et depuis, on voit son état se détériorer, regrette Mourad. Les comportements inadaptés se renforcent. » Mais pour cette rentrée, Mourad et sa femme espèrent que leur fils va pouvoir reprendre le chemin de l’école.

« On a eu une réponse de principe pour que Salas puisse être scolarisé une journée par semaine en milieu ordinaire. Puis un spécialiste est venu l’évaluer en juin. On attend toujours sa réponse… Cela fait trois ans qu’on nous fait espérer pour rien ! » A la veille de la rentrée, le couple ne sait donc toujours pas comment s'organiser. « Septembre, c’est toujours un calvaire pour nous deux, explique Mourad. Et on est loin d’être une minorité ! ».

« Entre parents d’enfants autistes, on parle de double peine ! renchérit Jeanne-Marie. C’est un handicap difficile à faire diagnostiquer, compliqué à vivre au quotidien, mais ce qui me fout en l’air, c’est l’administratif. Et je sais que je suis une privilégiée ! Pour mener ce combat, il faut les ressources psychologiques, le soutien de la famille et les connaissances nécessaires. » Mais les difficultés sont parfois compensées par de belles rencontres. En plus d’une AVS de compétition, qui suit Max du CP au CM2, Jeanne-Marie a eu le plaisir d’apprendre que les trois instituteurs de CM2 espéraient chacun que Max soit dans leur classe…

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30 août 2017

Ce matin intervention de Sophie Cluzel sur RTL

 

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Les contrats aidés "sanctuarisés pour les élèves handicapés", rassure Sophie Cluzel

REPLAY - INVITÉE RTL - La secrétaire d'État chargée des personnes handicapées a estimé que l'emploi de 50.000 accompagnants en contrats aidés n'était pas "satisfaisant".

http://www.rtl.fr

 

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29 août 2017

Le petit Pierre pourra-t-il enfin retourner à l’école ?

Après avoir tenté de trouver une solution auprès des institutions responsables et s’être ouvert de leur situation à info-chalon.com, les parents d’un enfant en situation de handicap demeurent dans l’incertitude la plus totale.

Info-Chalon.com vous en avait parlé le 10 juillet dernier dans un article*, à Saint-Maurice-en-Rivière, un enfant souffrant de troubles autistiques, le petit Pierre, ne pouvait plus aller à son école de Saint-Martin-en-Bresse depuis le mois de mars 2017 faute d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) pour remplacer celle qui, connaissant des problèmes de santé, l’accompagnait jusqu’alors pour qu’il puisse être un enfant pris en compte par l’école de la République, à défaut d’être tout à fait comme les autres.

Ses parents avaient bien tenté qu’il en aille autrement, en prenant contact avec l’administration de l’Education Nationale et la Maison Départemental des personnes handicapées (MDPH), deux institutions avec lesquelles ils sont en relation depuis que, sans ménagement, des professionnels avaient diagnostiqué les troubles dont souffre leur fils. Mais ils n’y étaient pas parvenus. Alors, en désespoir de cause, ils s’étaient adressés à info-chalon.com qui, après les avoir rencontrés et tenté de joindre sans succès l’Inspecteur de l’Education Nationale (IEN) vers qui on l’avait dirigé (Bruno Enée), avait publié l’article évoqué quelques lignes plus haut.

Leur situation s’est-elle débloquée depuis ? A nouveau joint par les parents du petit Pierre à la mi-août, info-chalon.com les a revus une nouvelle fois pour faire le point avec eux. Si l’article publié par info-chalon.com a permis à Anthony de Magalhaes de faire l’objet de plus de compréhension et de nombreuses preuves de solidarité dans son entourage professionnel et si lui et son épouse Angélique ont pu être contactés par des associations de parents confrontés à des problème similaires, ce qui leur a fait beaucoup de bien, aucune solution concrète ne semble se dessiner pour permettre que leur fils Pierre puisse de nouveau retourner à l’école le 4 septembre prochain et continuer d’y faire des progrès grâce à l’équipe pédagogique de celle-ci, à propos de laquelle ils ne tarissent pas d’éloges.

Comme chaque année, ils ont bien reçu le dossier de la MDPH qu’Angélique s’est déjà attelée à compléter. Mais, de la part de l’administration de l’Education Nationale, rien, sinon un appel de Bruno Enée peu de temps après la publication de l’article d’info-chalon.com, ne leur apportant aucune nouvelle concernant la mise à disposition d’une AVS pour leur fils à la rentrée. Et, depuis, ils attendent un signe, ne serait-ce que pour savoir comment s’organiser, organiser la vie de toute la famille. Une attente anxieuse. D’autant plus anxieuse que, suite aux annonces estivales du gouvernement Philippe à propos des emplois aidés, ils craignent que les AVS, donc leur fils et les enfants de parents dans leur situation, ne fassent les frais d’une politique qui semble à rebours des promesses faites par Emmanuel Macron, lorsqu’il était candidat à la présidence de la République**. Une anxiété qu’ils tentent d’oublier en tentant de créer une association sportive pour les enfants autistes ou atteints d’un autre handicap. Une initiative pour laquelle Anthony de Magalhaes a publié une annonce sur son compte facebook, à laquelle d’éventuelles personnes intéressées peuvent s’associer en prenant contact avec lui au 06.09.87.09.56.

Afin d’apporter des réponses concrètes aux nombreux parents demeurant dans l’incertitude comme Anthony et Angélique de Magalhaes, mais aussi pour recueillir la position de l’administration de l’Education Nationale sur un sujet ressemblant désormais à un serpent de mer, info-chalon.com a bien tenté de contacter une nouvelle fois cette dernière, en téléphonant régulièrement à Bruno Enée, durant la semaine du 21 au 27 août et encore ce matin. Sans succès. Et, faute de pouvoir laisser un message sur une boîte vocale ou demander à être rappelé, info-chalon.com se résigne, la rentrée des classes étant lundi prochain, à publier ce deuxième article, sans les éclaircissements attendus de la part de l’administration de l’Education Nationale.

Samuel Bon

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