26 septembre 2015

Saintes : une classe pour aider les enfants autistes à mieux s'intégrer à l'école

article publié sur le site de France 3 Poitou-Charente

Publié le 23 septembre 2015 à 11h05, mis à jour le 23 septembre 2015 à 11h06

école illustration
© Maxppp

C.H

A l'école primaire Emile Combes de Saintes, une classe spécialisée dans l'accueil de jeunes autistes vient d'être créée. Cinq élèves y sont inscrits, ils bénéficient tous d'une prise en charge individualisée et adaptée à leur handicap.

Le but de cette classe expérimentale est de permettre le plus rapidement possible une intégration des élèves autistes en milieu scolaire ordinaire. Le projet a été lancé par l'ADEI, l'association départementale pour l'éducation et l'insertion, de Charente-Maritime qui a déployé des moyens importants en personnels pour aider les enseignants et soutenir les enfants.

Des enfants en échec scolaire

En France, peu d'enfants autistes réussissent à suivre le même parcours scolaire que les autres à l'école primaire. Ils se retrouvent très souvent en échec scolaire et très peu d'entre eux peuvent accéder à l'enseignement secondaire. Seuls 11% des enfants autistes sont scolarisés en collège et 1,2% au lycée. En combattant cette situation, l'expérience menée à Saintes tend aussi à répondre aux demandes du Conseil de l'Europe d'améliorer en France l'accueil scolaire des jeunes autistes.

Le reportage à Saintes de Yann Salaün, Pierre Lahaye et Xavier Demester :

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Vers une déscolarisation massive des enfants handicapés, l'incroyable réalité ...

article publié dans le Nouvel Observateur
Publié le 26-09-2015 à 08h49 - Modifié à 08h49
Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

 

Une catastrophe sans précédent, voilà qui résume la rentrée 2015 des enfants handicapés, une rentrée placée sous le signe de la liquidation de loi 2005 par un gouvernement qui ayant massivement voté contre lors de son passage à l'assemblée nationale, a entrepris sans détour de la détricoter discrètement dans un silence complice des associations de défense des personnes handicapées, qui y participent sans aucun état d'âmes.

Pourtant, en écoutant les discours du duo Belkacem-Hollande, nous pourrions penser que cette rentrée serait celle de la mise en œuvre de l'inclusion scolaire mais derrière ces discours de façade, cette communication bien rodée se cache bien des surprises, un plan de déscolarisation massive, qui laissera peu de place à ces enfants différents, relégués dans des structures, des Ulis Écoles, véritable centre de tri, un nivellement par le haut ou beaucoup ne seront que de passage.

Le coup d'envoi fut donné le 1 er Septembre, jour de rentrée scolaire, les premiers signes d'une catastrophe en marche se font déjà ressentir lorsque des centaines de parents d'enfants différents découvrent que rien n'a été prévu pour leurs enfants, les Auxiliaires de vie scolaire pourtant notifiées pour les accompagner ne sont pas présentes, la loi est claire, mais personne ne semble décidé à la faire respecter, certains d'entre eux font alors leurs rentrées dans des conditions plus que difficile, seuls, tandis que d'autres sont refoulés des écoles sans ménagement, sans aucune compassion, au mépris de leurs droits, victime d'une machine à broyer, qui ne s’arrêtera plus.

Ne cherchez pas d'éventuel communiqué de presse des associations dénonçant la situation, ces dysfonctionnements qui pourtant sont nationaux et très nombreux, vous n'en trouverez pas, l'omerta tourne à plein régime, chacun préservant ses intérêts, laissant les familles livrées à elles mêmes face à une administration méprisante, incapable d'apporter une quelconque solution.

La France n'aurait jamais compté autant d’Auxiliaire de Vie Scolaire selon les discours officiels, près de 80 000 mais celle-ci sont invisibles dans la réalité, ces chiffres comme ceux de la scolarisation de ces enfants présentés par le ministère de l'éducation ne sont que des estimations, des évaluations faites par des bureaucrates soucieux de préserver l'image d'une France de l'égalité des chances qui n'existe que sur papier.

Le Collectif Citoyen Handicap a de suite été submergé par les demandes de ces parents, désespérés face à des rectorats, inspections académiques qui ne répondent plus au téléphone, laissant chacun face à un désastre ou enseignants et directeurs d'écoles tentent sans moyen de faire face, de limiter les dégâts, eux mêmes victimes de l'omerta pratiquée par leurs syndicats. J'ai alors décidé de mener mon enquête épaulé par ceux et celles qui refusent de laisser faire et ce que nous avons découvert fait froid dans le dos, tout cela n'est pas un hasard mais le fruit d'une stratégie concertée,

Nous avons contacté le ministère et demandé à être reçu pour lui faire part de la situation sur le terrain, ce rendez-vous a eu lieu le 11 Septembre, et les réponses à nos questions confirment sans aucune ambiguïté ce que nous présagions, le gouvernement a bel et bien programmé la fin de l'inclusion scolaire, le ministère de l'éducation nationale ne contrôle plus car désormais tout se joue dans un autre ministère, celui de la santé, des négociations secrètes ou scolarité de ces élèves différents s'échangent contre de nouvelles subventions.

Ne cherchez plus sur le site du ministère, la mention Scolarisation en milieu ordinaire pour ces enfants, elle a d'ors et déjà disparue, adieu les dispositifs type Clis et Ulis mis en place pour eux, transformés en catimini le jour de la rentrée par un circulaire en Ulis écoles sans même en informer les parents qui le découvrirons bien après … et pour cause, certains élèves orientés en Clis et Ulis sont prisonniers d'un piège qui s'est littéralement refermé sur eux,

Les Ulis écoles présentés comme une avancée extraordinaire sont en réalité soumis à condition draconiennes, n'y sont désormais plus admis ces élèves ayant besoin d'une auxiliaire de vie scolaire individuelle, terminé l'effectif maximum fixé à 12 élèves comme auparavant dans les Clis, quant à l'AVS co obligatoire est devenu un accessoire temporaire préconisé qu'en cas de besoin physiologique.

Le système d'exclusion massive tourne alors à plein régime, les Clis devenues Ulis écoles sont d'ors et déjà, saturées laissant à la porte des centaines d'élèves dans toute la France, les réorientations ont déjà commencé, plus le temps de poser ces valises que l'élève repart déjà vers le médico-social. Tandis que des centaines, voir des milliers d'enfants sont laissés à l'abandon sans accompagnement, et cela s’accroît du fait des non-Renouvellement de contrats de ces personnels.

48 000 Auxiliaires de Vie Scolaires occupant leur mission dans l'illégalité puisque n'étant pas recruté par l'Etat. La Loi 2005 sur l'inclusion scolaire stipule bien que c'est à l'Etat qu'il incombe de recruter des personnels pour assurer l'accompagnement des élèves handicapés. Et l'Etat n'a pas le droit de recruter des contrats aidés, des lois plus respectées, des enfants sacrifiés par milliers, des Rectorats amorphes, un ministère dépassé ….. L'anarchie la plus totale s'installe jour après jour …. La catastrophe est nationale !!!!

Je serais reçu le 29 Septembre à l’Élysée afin d'obtenir des réponses quant à l'avenir de ces enfants, la signature massive de contrats illégaux et surtout le rôle de chacun dans cette mascarade, Mr Hollande et son équipe pratiqueront ils la langue de bois encore et encore ?

En attendant le Collectif Citoyen Handicap lance un appel à mobilisation à tous ceux qui refusent que ces enfants handicapés soient victimes de ségrégation, condamnés à ne pas pouvoir étudier ....

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22 septembre 2015

Autisme : Je retrouve une vie normale pendant que Zoé est à l'école à Serris déclare Aurélie, 33 ans, de Villenoy

article publié dans Le Parisien

Marion Kremp | Publié le Lundi 21 Sept. 2015, 19h04 | Mis à jour : 19h04

Villenoy, jeudi. Depuis que Zoé, 3 ans, a intégré la classe maternelle pour enfants autistes à Serris, Aurélie sa maman peut à nouveau travailler et retrouver sa fille le soir après l’école. (LP/Marion Kremp.)

Dès la porte d’entrée poussée, ce n’est pas un appartement que l’on découvre, mais une classe ! Avec son tableau, ses caisses bariolées remplies de jeux, ses feutres et ses pastels mais surtout ses Pecs (système de communication par échange d’images). C’est grâce à ces pictogrammes que la petite Zoé atteinte d’autisme apprend à communiquer. Un système que cette petite fille de 3 ans utilise désormais aussi à l’école.

Depuis la semaine dernière, Zoé est élève de la classe TED (troubles envahissants du développement) de l’école Robert Doisneau à Serris. « Une chance » pour Aurélie sa maman qui, depuis que sa fille a été diagnostiquée autiste voici un an et demi, a dû réorganiser sa vie. « Depuis que Zoé est entrée à l’école, je retrouve une vie active normale, je peux à nouveau travailler durant la journée », se satisfait la jeune maman qui élève seule sa fille. Avant l’intégration de Zoé à Serris, la journée d’Aurélie était rythmée par les rendez-vous chez l’orthophoniste, la psychomotricienne, l’éducateur sportif… « J’ai dû refuser un poste de gardienne d’immeuble et prendre un emploi d’agent de caisse dans un supermarché seulement le soir et les week-ends pour être disponible pour Zoé », explique-t-elle, désormais soulagée.

À côté d’elle, Zoé enchaîne les allers-retours entre le canapé où trônent ses peluches et la table où elle griffonne un dessin. Le regard souvent ailleurs, la petite s’illumine d’un sourire dès que sa maman s’attable avec elle. « Depuis quelques jours seulement qu’elle va à l’école, Zoé fait des progrès, elle prend le rythme et réussit même à faire des siestes », assure sa maman, ravie.

L’année dernière, Aurélie a tenté trois adaptations dans des écoles maternelles dites « classiques » : « C’est très compliqué lorsque les enseignants ne prennent pas le temps de comprendre et de prendre en compte le handicap de l’enfant. Les enfants autistes ont beaucoup de mal à s’habituer aux locaux et à la collectivité. Une institutrice m’a même dit “Ma classe n’est pas pour elle”, alors qu’avec une autre enseignante Zoé avait beaucoup progressé ! Cela reste un combat de tous les jours de faire accepter l’autisme de Zoé, même au sein de la famille ! »

Fière de voir sa fille aller à l’école « comme tous les enfants », Aurélie espère que Zoé pourra ensuite intégrer un dispositif du même type en élémentaire.

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21 septembre 2015

Le Vésinet : une classe spécialisée pour collégiens autistes

article publié dans Le Parisien
Sébastien Birden | 20 Sept. 2015, 17h52 | MAJ : 20 Sept. 2015, 17h52
Le Vésinet, jeudi 17 septembre. Depuis la rentrée, l’établissement privé catholique, le Bon Sauveur, accueille six enfants autistes réunis au sein d’une même classe.
Le Vésinet, jeudi 17 septembre. Depuis la rentrée, l’établissement privé catholique, le Bon Sauveur, accueille six enfants autistes réunis au sein d’une même classe. (LP/S.B.)

Ils s’appellent Tom, Oriane, Maïwen, Yann, Antoine, et Mathis. Depuis une quinzaine de jours, ces six collégiens âgés de 11 à 14 ans, qui sont tous sujets à des troubles autistiques, sont réunis au sein d’une même classe au Bon Sauveur, établissement privé situé en limite du Vésinet et de Chatou.

Une classe ULIS-TED (unité localisée pour l’inclusion scolaire pour enfants avec troubles envahissants du développement) créée à la rentrée sous l’égide du diocèse grâce notamment aux 60 000 € de dons recueillis par l’association de parents d’élèves (Apel), et aux aides de partenaires privés comme la Fondation Orange, Total ou encore le Rotary club. « On a baptisé cette classe la 6e Diamant car ces élèves sont nos pierres les plus précieuses, explique Marie Levard, la chef d’établissement. Ils nous apportent bien plus que nous leur donnons. L’objectif est de leur offrir un parcours individualisé leur permettant d’acquérir une certaine autonomie. »

Ces six collégiens atypiques - mais ils ne sont pas les seuls, l’établissement comptant pas moins de 400 élèves précoces - bénéficient de 21 heures de cours par semaine dispensés dans une salle de classe dédiée par une enseignante spécialisée, épaulée elle-même par deux auxiliaires de vie scolaire. « On évolue à leur rythme, souligne celle-ci. C’est généralement à moi de m’adapter. L’idée, c’est aussi qu’ils aillent un peu plus vers les autres. » D’où la tutelle assurée par les élèves de 1re sur le temps de midi, les récréations communes avec les élèves de 6e ou les passerelles vers les autres classes de l’établissement. « Nous avons ainsi un élève véritablement passionné d’histoire qui va suivre des cours sur la Première Guerre mondiale avec les lycéens », poursuit Marie Levardpour qui l’arrivée de ces nouveaux éléments donne l’occasion d’élaborer « un vrai projet d’établissement ». A noter qu’en France, près de 80 % des enfants souffrant d’autisme ne sont pas scolarisés.

Dominique : « Cela permet d’envisager un avenir pour nos enfants »

Le Vésinet, jeudi 17 septembre. Dominique Yvon, père de Maïwen, collégienne de 14 ans souffrant de troubles autistiques. (LP/S.B.)

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13 septembre 2015

Chiens Mira pour autistes : un record à l'horizon

Valerie Banville Valerie Banville / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – La Fondation Mira attribue désormais plus de 100 chiens par année à des enfants vivant avec un trouble du spectre de l’autisme et devrait atteindre un record de 125 guides canins en 2015.

Réorientant sa mission, l’organisme attribue de moins en moins de chiens à des personnes aveugles, puisque le besoin diminue. Par contre, les demandes de parents d’enfants autistes ne cessent d’augmenter.

Et pour cause: les chiens, souvent de gros toutous labernois, aident énormément les enfants, selon ceux qui participent au programme de la «Schola Mira», fait sur mesure pour les jeunes qui vivent avec un trouble de l’autisme.

«Le chien a aidé à surmonter bien des difficultés», estime Valérie Banville, dont le fils Jules a un chien Mira depuis six ans.

Mais surtout, «il est plus joyeux», constate sa mère, qui renouvellerait l’expérience sans aucune hésitation.

Car le chien aide sur plusieurs plans, notamment à réduire l’anxiété chez les enfants mais aussi chez les parents, qui vivent souvent avec un stress très sévère, explique le psychologue et directeur de la recherche et du développement chez Mira, Noël Champagne.

«J’ai été assommé par les résultats», explique-t-il lorsque questionné sur l’efficacité des fidèles bêtes.

«Il y a une différence significative chez ceux qui ont un animal», affirme le psychologue qui a effectué des recherches en analysant la salive des membres de la famille, afin d’en mesurer les niveaux de stress.

Le sommeil est aussi un facteur important. Les enfants sont souvent aux prises avec des terreurs nocturnes et ont de la difficulté à dormir. Le chien les calme, et les mauvais rêves diminuent.

«Les enfants dorment mieux et donc les parents dorment mieux, fait valoir le psychologue. Certaines mères sont complètement épuisées, d’autres ne sortent plus de chez elles.»

Et parfois, des enfants qui ne parlaient pas du tout se mettent à le faire au contact de l’animal, pour l’apprivoiser.

L’autisme est caractérisé par des troubles persistants au niveau de la communication et de l’interaction sociale et se manifeste parfois par des comportements restreints ou répétitifs, d’intensité variable.

«Mais le chien n’est pas une panacée, ce n’est pas un remède miracle», prévient M. Champagne, notant que certains enfants n’ont pas de réaction particulière en présence d’un chien. Les bêtes ont toutefois changé la vie de bien des familles.

«Moi je trouve ça extraordinaire, ne serait-ce que pour travailler l’anxiété, juste de pouvoir apaiser l’enfant», commente Karine Martel, une orthopédagogue dont la spécialité est de travailler avec les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme.

Dans sa clinique Giraf à Longueuil, qui offre divers services aux familles, l’orthopédagogue a vu passer des petits aux prises avec des difficultés et a constaté des changements après l’arrivée des bêtes dans la vie de certains d’entre eux.

Jules, âgé de 15 ans, est l’un de ses élèves et il vient aux séances avec sa chienne Chaffee. «Il n’aimait pas quand les gens étaient trop proches de lui ou le touchaient. Je ne pouvais pas mettre mon bras autour du dossier de sa chaise quand on travaillait ensemble. Depuis qu’il a le chien, il accepte plus la présence des autres proche de lui», dit-elle.

Mme Martel explique aussi que les jeunes vont dans certains cas à l’école avec leur animal. Cela leur permet de socialiser avec les autres enfants, qui, curieux, viennent voir leur petit propriétaire à la récréation et bavardent avec eux, dit-elle.

La mère de Jules, l’écrivaine Valérie Banville, le décrit comme un jeune homme très charmant et de bonne humeur. Plus jeune, il faisait des crises, avait des difficultés de langage, tolérait difficilement le bruit, et a aussi vécu une phase de frustration, surtout quand il a commencé l’école: il allait se cacher dans les toilettes à la maternelle. Maintenant, les progrès sont tangibles, dit-elle, mais il n’a par contre pas vraiment de copain.

«C’est triste de voir un enfant qui n’a pas d’ami», souligne-t-elle doucement.

La plus grosse différence depuis l’arrivée de Chaffee? «Il est devenu vraiment plus joyeux, comme s’il trouvait un ami qui l’attendait après l’école», rapporte Mme Banville.

Mais aussi, «ça le rassure, le calme et diminue le stress», explique sa mère. Avant, il ne voulait même pas s’asseoir sur la chaise du dentiste, donne-t-elle en exemple.

Et puis, comme c’est Jules qui s’occupe du chien et le nourrit, «cela lui fait une responsabilité et ça le valorise. Et ça le fait se sentir spécial», ajoute-t-elle.

Chaffee, une labrador blonde, facilite les sorties en famille, au restaurant ou ailleurs, dit Mme Banville. «C’est comme si elle est la cheerleader.»

Les parents ont la garde partagée de l’adolescent. Il va de chez un à l’autre, avec Chaffee: «Le chien offre une stabilité, dans les deux endroits», ce qui est un plus pour ces enfants qui ont besoin de routine et de constance.

Mais tout n’est pas facile pour les parents. La formation du chien prend du temps et représente un grand engagement pour les familles. La fondation Mira les entraîne mais un parent doit passer au moins une semaine, 24 heures sur 24, à la «Schola Mira». Et après, le chien ne peut être laissé seul: si l’enfant ne peut l’amener à l’école, par exemple, il se retrouvera dans le bureau de papa ou de maman le jour!

Sans Chaffee, «quelque chose aurait manqué», dit spontanément la mère de Jules. Elle admet toutefois ne pouvoir départager à quoi le progrès de son fils est dû, entre le travail des parents, des spécialistes, les efforts de Jules lui-même et la présence réconfortante du chien.

Le programme pour les enfants autistes, qui existe depuis 2003, est encore méconnu malgré les efforts. Et des commerçants refusent l’accès aux familles avec le chien — pourtant bien identifié — car ils ne comprennent pas son rôle, ayant l’habitude de faire des exceptions pour les non-voyants uniquement.

Méconnu auprès de la population, le programme ne l’est pas auprès des parents: il y a une liste d’attente d’environ 18 mois.

Selon M. Champagne, le nombre de cas d’autisme a monté en flèche ces dernières années. «Une catastrophe, dit-il. Du jamais vu.»

Et il a ainsi deux fois plus de demandes que la capacité de Mira à former et attribuer des chiens. «On devrait pouvoir diminuer les délais», ajoute M. Champagne, confiant, précisant que le nombre de chiens donnés à de jeunes autistes a déjà doublé, n’étant que de 50 il y a quelques années.

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Rentrée scolaire : la campagne choc d'Autistes sans frontière

article publié par VIVRE FM

Jeudi 27 Août 2015 - 12h30

Rentrée

Enfant abandonné sur une plage déserte ou au bord de la piscine, une image choc pour une campagne de collecte de fonds, l'association "Autistes sans frontières" alerte l'opinion en dénonçant les vacances forcées des enfants autistes non scolarisés.

Privé de rentrée, des enfants autistes seront en vacances forcées en septembre.
Privé de rentrée, des enfants autistes seront en vacances forcées en septembre.

"Chaque année, 80 000 enfants autistes aimeraient que les vacances se terminent." C'est le slogan de la campagne de publicité visible en affiches ou dans la presse depuis le début du mois d'Aout réalisée par l'agence Australie pour "Autistes sans frontières". On y voit un enfant seul au milieu d’une plage déserte. L’association insiste sur le manque de scolarisation en milieu ordinaire pour les enfants autistes.

13 euros par français

Chaque année des enfants en situation de handicap ne font pas la rentrée en même temps que les autres en raison le plus souvent d’un manque d’accompagnement. En partant de ce constat, l’association lance un appel aux dons pour pouvoir financer les aides à la scolarisation.

Les affiches de l'association "Autistes sans frontières"

 

Selon les calculs de l’association, il suffirait que chaque français fasse un don de 13 Euros pour financer l’accompagnement des 80 000 enfants autistes en France. Aujourd’hui "Autistes sans frontières" finance la supervision d'accompagnants pour des enfants autistes. "C'est encore beaucoup trop partiel" explique à Vivre FM Aurélie Cam, directrice de la communication de l’association et elle même mère d’un enfant autiste de 9 ans et demi. 

Pour faire un don à "Autistes sans frontières" cliquez sur ce lien.

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Les 15 principes de Maria Montessori pour éduquer des enfants heureux

article publié sur le site Nos Pensées

et repris pas instit.info (le réseau des pédagogues)

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Aide-moi à faire les choses par moi-même.

María Montessori

Comme c’est toujours le cas en matière d’éducation, la pédagogie mise au jour par María Montessori a été soutenue par de fidèles défenseurs, et critiquée par de virulents détracteurs.

Beaucoup affirment que l’enseignement tel qu’il est structuré aujourd’hui ne conçoit pas comme viable la méthodologie qu’a introduit la célèbre éducatrice italienne entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.

Pour elle, l’école n’est pas un espace uniquement destiné à la transmission directe de connaissances d’un maître ou d’un professeur à ses élèves.

Pour Montessori, l’enfant doit lui-même développer ses capacités plus librement, et ce grâce à un matériel didactique spécialisé.

Dans les salles de classe, on pouvait trouver des élèves de tous les âges qui étaient libres de choisir ce sur quoi ils voulaient travailler, afin d’améliorer leurs compétences de façon plus autonome.

Ils définissaient eux-mêmes leur vitesse d’apprentissage selon leurs particularités, et ce dans un contexte moins rigide, où les tableaux n’avaient pas autant d’importance qu’aujourd’hui, et où les enfants étaient libres de se déplacer comme bon leur semblait dans la salle de classe.

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La perspective pédagogique de María Montessori a eu un impact mondial. Elle a changé le paysage éducatif, jusqu’à se heurter aux secteurs plus conservateurs et classiques de l’enseignement.

Aujourd’hui, cette méthode prônant la liberté d’apprentissage et la propre responsabilité de l’élève dans le processus d’acquisition des connaissances, est contestée par la majorité des centres éducatifs. Seuls certains collèges privés appliquent ces stratégies intéressantes.

Pour autant, la pédagogie de la liberté de Montessori, au même titre que celle de l’espoir formulée par Paulo Freire, n’érigent pas suffisamment de piliers dans notre éducation actuelle (ou en tout cas, dans peu de pays).

Il se peut que vous vous demandiez maintenant «Mais, quel était alors le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants ? Etait-il important ?». Il était vital, et il est toujours vital.

Le soutien, l’orientation et l’attention des parents sont autant d’éléments fondamentaux à prendre en compte si on veut que nos enfants soient heureux, et plus tard des adultes autonomes et bons.

Dans la suite de cet article, vous découvrirez 15 des principes énoncés par María Montessori, qui vous aideront sûrement à mieux éduquer vos enfants.

Les commandements de María Montessori pour les pères et les mères

Le rôle premier de l’éducation, c’est d’agiter la vie, tout en lui laissant la liberté nécessaire à son développement.

María Montessori

• N’oubliez jamais une chose : les enfants apprennent de ce qui les entoure. Soyez donc leur meilleur modèle.

• Si vous critiquez votre enfant, la première chose qu’il apprendra à faire, c’est juger.

• Si au contraire, vous le complimentez régulièrement, il apprendra alors à valoriser.

• Si vous manifestez de l’hostilité à votre enfant, il apprendra à se battre et à se disputer.

• Si vous ridiculisez votre enfant de façon habituelle, il sera une personne timide.

• Permettez à votre enfant de grandir en se sentant sûr de lui à chaque instant ; c’est ainsi qu’il pourra apprendre à faire confiance aux autres.

• Si vous méprisez fréquemment votre enfant, il développera un sentiment très négatif de culpabilité.

• Vous devez montrer à votre enfant que ses idées et autres opinions sont toujours acceptées ; ainsi, il se sentira bien.

Gabriela-Silva

• Si l’enfant évolue dans une atmosphère où il se sent protégé, intégré, aimé et nécessaire, il apprendra à trouver l’amour dans le monde.

• Ne parlez pas mal de votre enfant. Ni en sa présence, ni même en son absence.

• Vous devez tout faire pour que votre enfant grandisse et se développe de façon optimale. Valorisez ses bons côtés, de telle façon qu’il n’y ait plus jamais de place pour les mauvais.

• Ecoutez toujours votre enfant, et répondez-lui à chaque fois qu’il vous posera une question ou qu’il fera un commentaire.

• Respectez toujours votre enfant, même dans les moments où il commet des erreurs. Soutenez-le. Il réparera ses erreurs un jour ou l’autre.

• Si votre enfant cherche quelque chose, vous devez être disposé à l’aider, tout comme vous devez être disposé à lui permettre de trouver par lui-même ce qu’il cherche.

• Quand vous vous adressez à votre enfant, faîtes-le toujours comme il se doit. Offrez-lui le meilleur de vous.

A partir du moment où un enfant se sent sûr de lui, il ne cherche plus à ce que ses actes soient approuvés par les adultes qui l’entourent.

María Montessori

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Comment la France a trouvé une solution adaptée pour Tim, ado autiste

article publié dans l'Express

03/09/14

Timothée D., 15 ans, heureux de faire sa rentrée scolaire l’année dernière, accompagné par sa mère chez laquelle il vivait, épanoui (je le connais personnellement).

03/09/2015

Timothée D. confié à son père par le juge des enfants : celui-ci s’est empressé de l’envoyer dans un IME  qui, au bout de 4 jours (le 03/09), l’a envoyé en HP où il est resté, avec l’accord de son père, durant 9 jours.

 

Unité Psychiatrique du Centre Hospitalier Spécialisé du Vinatier, Lyon

Unité Psychiatrique du Centre Hospitalier Spécialisé  où était Timothée durant 9 jours

Sa mère a pu le récupérer hier soir, pour le we.

Il a eu un traitement de 2 neuroleptiques à fort dosage. Il n’avait jamais pris de psychotropes auparavant. Il est sorti de l’hôpital dans un état de zombie somnolent.

Voila comment un système  le « scolarise dans des conditions favorables ».

Voila comment ce père, éducateur spécialisé au service Protection Enfance du Grand Lyon, se montre à ce jour le plus à même de prendre les décisions adaptées aux besoins personnels, relationnels et scolaires de son fils. (Arrêt du 19 mai de la décision du juge des enfants, p.9)

 

Que s’est-il passé entre les deux ?

La MDPH prend, sans demander l’avis des deux parents, la décision de l’orienter en IME (fin août 2014).

Quelques jours plus tard, le personnel de son collège refuse de le faire rentrer, arguant de la décision MDPH et passant outre le fait que la mère y a fait un recours, recours suspensif (qui suspend la décision).

La décision est validée par le tribunal du contentieux de l’incapacité (octobre 2014).

La juge des affaires familiales redonne l’autorité parentale au père concernant la scolarisation et l’autorise expressément à l’inscrire en IME (fin septembre 2014).

Les IME du Rhône étant tous pleins, l’Agence Régionale de Santé exerce des pressions sur un IME pour qu’il prenne Timothée (passant ainsi devant des dizaines d’enfants en liste d’attente).

Le juge des enfants décide du placement de Timothée chez son père afin que celui-ci le mette dans l’IME (mars 2015).

Cette décision est validée en appel (mai 2015).

En juin, Timothée est arraché à son cocon familial (mère qui en à la garde, beau-père, sœur) pour aller directement en IME.

 

Des alertes ignorées

Les associations de soutien ont adressé de nombreux courriers auprès des différentes instances (Présidence de la république, Ministère de l’éducation nationale, Ministère de la Justice, saisine du défenseur des droits, préfets, MDPH). Courriers alertant sur les conséquences d’une telle décision de placement sur sa santé et son bien-être, en vain.

À trois reprises, la Rapporteuse Spéciale sur les droits des personnes handicapées a adressé un courrier aux autorités françaises, en vain.

Timothée D. est nommément cité dans la Liste de points (question 9) adressée par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU à la France, en juin 2015.

 

Sa santé en danger

Je connais bien Timothée : c’était un ado bien dans sa peau, bien entouré par sa famille . Il faisait régulièrement du vélo avec son beau-père, du piano, du dessin avec sa mère. Il a eu de brillants résultats avec le CNED.

Il n’avait pas de troubles du comportement, mis à part les stéréotypies inhérentes à l’autisme.

Quand j’allais chez eux (la dernière fois en juillet), il faisait tout, et il y prenait beaucoup de plaisir : la cuisine, mettre et débarrasser la table. Il était très serviable.

J’ai pris une fois des neuroleptiques : j’ai cru devenir tout simplement folle et j’ai mis des semaines à m’en remettre.

On lui a infligé contre son gré et celui de sa mère (qui a l’autorité parentale) un traitement dévastateur sur son psychisme, sur ses facultés intellectuelles/cognitives, et comportant de très nombreux effets secondaires.

Demain, conformément à la décision du juge des enfants, et puisque le père a refusé la médiation proposée, sa mère devra le lui remettre…

Et  il le remettra aussitôt en IME.

11 septembre 2015

Une directrice d'école renvoyée pour avoir mis en cage un enfant autiste

article publié dans 20 MINUTES

Capture d'écran du site ABC.net.au montrant la cage installée dans une école de Canberra à l'usage d'un enfant de 10 ans.Capture d'écran du site ABC.net.au montrant la cage installée dans une école de Canberra à l'usage d'un enfant de 10 ans. - ABC

N.Bg.

Publié le 10.09.2015 à 15:37
Mis à jour le 10.09.2015 à 15:37

 

Il s’était montré violent envers ses camarades de classe et même ses enseignants. C’est pourquoi un enfant de 10 ans souffrant d’autisme avait vu une cage de 2 mètres cubes installée à son usage dans son école à Canberra. Une affaire incroyable qui avait choqué l’Australie au printemps dernier, et qui a connu son dénouement mardi avec la publication du rapport d’enquête ordonné à la suite de la découverte de la cage.

Installée puis retirée en 17 jours

Peinte en bleu, elle avait été installée au sein de l’école le 10 mars par un contractuel indépendant, pour un prix avoisinant les 5.000 dollars australiens (3.300 euros) sur décision de la directrice de l’établissement. Celle-ci est considérée dans le rapport comme la seule responsable de la malheureuse initiative : suspendue puis licenciée, elle ne pourra plus jamais travailler dans un établissement scolaire. Le rapport, décrit dans le Canberra Times, indique par ailleurs que l’enfant n’a été installé dans la cage qu’une fois en 17 jours – l’objet a été retiré après qu’un membre de la communauté scolaire a donné l’alarme.

Plusieurs voix, notamment dans l’opposition politique locale, se sont élevées depuis la publication du rapport d’enquête pour exprimer une certaine frustration, la directrice sanctionnée étant vue comme un bouc émissaire et les responsabilités des divers acteurs du système éducatif pas clairement identifiées. Selon le Canberra Times, d’autres responsables locaux du système éducatif pourraient être sanctionnés pour avoir trop tardé à réagir après le premier signalement concernant la cage.

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