31 octobre 2014

Congrès d'Autisme France : 6 décembre 2014 au Palais des Congrès de Paris

 

Congrès d'Autisme France 2014

Chercher, inventer, innover c'est possible

 

Palais des Congrès de Paris
le 6 décembre 2014
   

Mme Ségolène NEUVILLE, secrétaire d'Etat chargée des Personnes Handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, nous fait l'honneur d'ouvrir notre congrès.

 

Alors que le plan autisme 3 se met progressivement en place, les attentes des familles et des professionnels qui s’investissent auprès de nos enfants et adultes sont toujours aussi grandes. Les formations spécifiques conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé ne sont toujours pas majoritaires et les pratiques professionnelles restent très loin de la qualité requise. Les aidants trop souvent épuisés n’ont pas encore suffisamment de relais,  la scolarisation effective de  nos enfants reste encore largement théorique en l’absence d’appuis éducatifs et pédagogiques suffisants.

 

Ce congrès, comme les précédents, nous permettra de mettre en avant les avancées éducatives, pédagogiques, scientifiques qui répondent aux besoins de nos enfants et adultes et de :

  • Mettre l’accent sur la recherche au service de l’amélioration de la vie quotidienne.
  • Répondre aux besoins légitimes des adultes avec autisme qui continuent à trop souffrir du retard de la France, en mettant en œuvre la qualité de vie et l’éthique nécessaires.
  • Développer des outils spécifiques pour répondre à l’ensemble des besoins éducatifs et pédagogiques des élèves.
  • Intervenir concrètement pour limiter les troubles associés à l’autisme.
  • Remplacer les logiques de places et de filières par des logiques de parcours adaptés aux choix et besoins des personnes concernées.

Programme détaillé

Renseignements complémentaires

 

Pour s'inscrire :

Bulletin d'inscription à télécharger pour un paiement par chèque ou virement, à nous retourner accompagné de son règlement à Autisme France - 1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE-SUR-SIAGNE.

Paiement en ligne sécurisé par Carte Bancaire
 

 

Renseignements : Tél. 04 93 46 01 77 -  email :  autisme.france@wanadoo.fr

 


Devenez fan de notre page facebook all-in-web sur facebook

Posté par jjdupuis à 16:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


28 octobre 2014

France 2014 : la mère encore et toujours rendue responsable de l'autisme de son enfant

article publié dans l'Express

Un enfant ayant un diagnostic d’autisme, une mère qui veut mettre en place une prise en charge éducative et comportementale (recommandée par la Haute autorité de santé).

Conséquence : les Services Sociaux font un signalement en vue de placer l’enfant.

Voila ce que l’on trouve sur l’ordonnance de placement.

Extrait d’ordonnance en vue de placement d’un enfant autiste

Traduction en anglais 

Upon examination of the medical records, and through his own observations, the psychologist makes no conclusion of any form of autism, but rather of a form of psychosis – with anxiety attacks, agitation, speech delays, abnormal praxia, organisational reasoning delays, and psychotic disorders – which calls into question the very nature of the mother-child relationship or even the possibilty of early childhood trauma.

 

Que dire ?

La psychologue met simplement en pratique ce qu’elle a appris, par exemple dans une de ces formations (universitaire, continue).

Elle est bien loin d’être la seule « professionnelle » avec une telle formation et pratique (voir le film de Sophie Robert, « Le mur ; la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme »).

Malgré tous les efforts que font des parents, professionnels et quelques politiques, le mal reste là, bien implanté  comme une tumeur maligne à tous les étages de la prise en charge de l’autisme.

 

France, 2014

 

Conclusion

Beaucoup s’indignent de pareils agissements et croyances en 2014 dans un  pays soit-disant développé, et ils ont bien raison : mais la situation sera bien la même en 2020, et en 2030, et plus loin encore.

Les actions qui sont faites par le gouvernement pour que cela évolue ont autant  d’effet que de vouloir guérir d’un cancer avec des antalgiques.

Je pense personnellement que seules les actions en justice feront bouger les choses : il faut que cela fasse un scandale comme celui de l’amiante ou du sang contaminé…

Posté par jjdupuis à 19:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

21 octobre 2014

Les 7 sentences ayant pour but de dissuader les parents de scolariser leur enfant autiste

article publié dans l'express

Votre enfant est en souffrance !

Il n’a pas les compétences pour rester dans ce niveau de classe ! Il n’a plus l’âge d’être avec les petits. Je ne suis pas enseignant spécialisé !

Pourquoi vous ne le mettez pas en institution ? Sa place n’est pas ici.

Il faut que vous acceptiez le handicap de votre enfant. 

Ces sept réflexions ont bien été prononcées et entendues par des parents d’enfants avec autisme qui souhaitaient pour leur enfant une scolarisation en milieu ordinaire ou la poursuite d’un cursus scolaire en classe ordinaire.

Elles ont été formulées dans l’intention de « raisonner » un parent, qui persiste à penser naïvement que les lois de la République concernant la scolarisation des enfants handicapés s’appliquent aussi à son enfant avec autisme (cf Loi Chossy de 1996).

Sur le coup, on reste un peu ahuri et souvent on ne sait pas quoi répondre…

Gérard Mercurali, père d’enfant autiste, lui-même enseignant  mais citoyen avant-tout, a détaillé ces sept sentences qui ont comme caractéristiques communes de tenter de justifier la déscolarisation.

Pour cela il s’imagine répondre à l’enseignant qui les invoque, enseignant qu’il nomme Amédé Scolariz.

Ses réponses (attention il ne prend pas de gants ! ) m’ont fait souvent rire, enfin, rire parce que c’est malheureusement vrai.

Merci à lui d’argumenter si précisément à ces réflexions, qui je pense sont un merveilleux outil pour les parents qui s’y trouvent confrontés.

 

Introduction de son analyse (texte en entier ici)

Notons que ces sentences sont identiques en deux points : elles sont péremptoires et clamées sur un ton autoritaire ou faussement compatissant, mais toujours méprisant ; le point essentiel cependant étant qu’elles ne reposent sur aucune preuve formelle. Sans doute conscient de cette lacune, et pour appuyer malgré tout son propos, l’interlocuteur ponctuera de temps à autre sa proposition par un argument qu’il juge imparable et qui commence toujours par : « j’ai connu un enfant qui … » ou « j’ai connu des parents qui … » ; comme si le fait d’invoquer un exemple, décrit comme personnel et mettant en jeu des parents, réels ou pas, ayant changé d’avis et étant satisfaits de leur choix, ou des enfants, réels ou pas, ayant été déscolarisés pour leur plus grand bien, était suffisant pour justifier la sentence.

Ce qui est suffisant en la circonstance, c’est la personne qui tient ces propos. Et si par un curieux concours de circonstance, cela s’avérait exact, il ne s’agirait que d’un cas isolé ne se prêtant pas à des conclusions définitives qui s’adressent à l’ensemble des parents d’enfants avec autisme. Bref, soit c’est faux, soit cela n’a aucune valeur car il faut rappeler que l’autisme est un trouble développemental, caractérisé par une grande hétérogénéité dans les différents domaines de développement, propre à enfant. Donc chaque situation est particulière, mais tout en l’étant, elle doit être traitée dans le cadre légal de la scolarisation des élèves handicapés.

 

Les réponses aux sentences d’Amédé Scolariz 

« Il faut que vous acceptiez le handicap de votre enfant »: réponse

« Votre enfant n’a plus l’âge d’être avec des petits. » : réponse

« Il n’a pas les capacités pour rester dans ce niveau de classe.  »  :  réponse

« Sa place n’est pas ici. » : réponse

« Pourquoi vous ne le mettez pas en institution ? » : réponse

« Cet enfant est en souffrance !  » : réponse

« Je ne suis pas enseignant spécialisé ! » : réponse

Posté par jjdupuis à 18:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Autisme : Pau accueille une formation unique en France

article publié dans La République des Pyrénées

 
Par Marie-Pierre Courtois

Publié à 06h00
Mise à jour : 11h18

Une première en France pour 20 étudiants du service de formation continue de l'université de Pau.

Une première en France pour 20 étudiants du service de formation continue de l'université de Pau. (N. Sabathier)

La rentrée a été singulière pour vingt étudiants, les premiers à suivre la formation d'accompagnement à l'autisme proposée à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.

Sa création a été discrète et pourtant c'est une première en France : "Aucun autre diplôme universitaire ne concerne directement l'accompagnement" précise Christian Sottou, président de l'association Autisme Pau Béarn. L'Université de Pau et des Pays de l'Adour propose depuis cette rentrée une formation de 126 heures sur douze mois (deux jours par mois) entièrement dédiée à l'accompagnement des personnes avec autisme au terme de laquelle les étudiants seront titulaires d'un diplôme universitaire.

Pau en tête en France

Assurés par des professionnels, par exemple psychologues au sein du Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) "Les Petits Princes" à Pau ou employés du Centre de ressource autisme, les cours ont démarré à la mi-septembre pour vingt étudiants pionniers. "Ils ont été sélectionnés parmi 40 postulants, alors que les conditions d'inscription étaient délicates : nous n'avons eu que quelques jours début juin pour faire savoir que cette formation ouvrirait à la rentrée 2014" explique Christian Sottou.

Autisme Pau Béarn s'était rapproché de l'Université en 2010, avec le projet de la création d'une licence professionnelle.

Fondée sur les préconisations de la Haute autorité de santé en terme de diagnostic précoce et d'accompagnement spécifique, cette formation, qui n'existe qu'à Pau, est l'axe majeur du plan autisme Aquitaine.

Une convention avec l'Éducation nationale

Dans le même temps, une convention elle aussi unique en France a été élaborée avec l'Éducation nationale pour soutenir et développer la scolarisation des enfants autistes (1) via un plan local proposant des formations et des outils éducatifs adaptés aux professeurs des écoles.

La professionnalisation, notamment à travers l'ouverture du diplôme universitaire, représente selon le président d'Autisme Pau Béarn un espoir pour toutes les familles que leurs enfants soient mieux compris et accompagnés.

(1) 20 % seulement d'entre eux sont scolarisés en France alors que ce taux avoisine les 80 % dans d'autres pays européens.

Posté par jjdupuis à 17:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Autisme : les enjeux d'une prise en charge précoce

article publié sur le blog "Dans vos têtes" - France tv info

Plus la prise en charge d’un enfant avec autisme commence tôt, meilleur est son pronostic d’évolution. Même si cette affirmation peut vous paraître évidente, la France est pourtant encore loin de pouvoir répondre à cette exigence. Explications :

Les preuves de la plus grande efficacité des prises en charge précoces

Une étude récente s’est intéressée à l’efficacité d’une intervention précoce par rapport à une prise en charge plus tardive.  Dans cette étude, 83 enfants, âgés entre 12 et 36 mois, bénéficient d’une prise en charge comportementale, entre 20 et 30 heures par semaine. Sur une année d’intervention, tous les groupes d’âge ont montré une amélioration, mais ce sont les plus jeunes enfants qui ont présenté des améliorations de leurs compétences les plus significatives.

Comme pour toute recherche, ces résultats ont bien sûr besoin d’être confirmés et étendus. Néanmoins, depuis la fin des années 80, de nombreux travaux ont déjà permis de recueillir des données allant dans ce sens (voir par exemple les travaux de J. Rogers et A. Vismara en 2008, Sallows et Graupner en 2005, McEachin, Smith et Ivar Lovaas en 1993)1.

Globalement, les études montrent qu’après l’âge de 4 ans, les possibilités d’apprentissage de ces enfants commencent déjà à diminuer. La petite enfance est en effet une période de grande plasticité dans le développement du cerveau et le potentiel d’apprentissage. On devrait donc s’attendre à ce que les expériences précoces d’intervention contribuent de façon plus importante à des modifications neuronales et donc à des changements comportementaux chez ces enfants. L’idée est donc de relancer le processus de développement en s’appuyant sur cette plasticité cérébrale.

Avec de telles données, il n’est donc pas étonnant que les autorités sanitaires préconisent une prise en charge précoce de l’autisme (« Des projets personnalisés fondés sur des interventions précoces, globales et coordonnées, débutées avant 4 ans, dans les 3 mois suivant le diagnostic de TED, sont recommandés pour tous les enfants avec TED. »). Le 3ème plan autisme met également un point d’honneur à dépister et intervenir le plus tôt possible.

La réalité sur le terrain

Malgré tout, en France, les enfants avec autisme sont encore trop peu nombreux à bénéficier rapidement d’un suivi. Pourquoi ?

- En France, l’âge moyen des diagnostics de troubles du spectre de l’autisme (TSA) est d’environ 6 ans. C’est tard par rapport à d’autres pays, surtout lorsque l’on sait que la Haute Autorité de Santé recommande un début d’intervention avant 4 ans. D’autant plus que ce diagnostic pourrait être posé dès 18 mois. Bien sûr, certaines équipes hospitalières proposent déjà des diagnostics à partir de 18 mois (l’équipe de Robert Debré par exemple donne des diagnostics transitoires). Mais ces équipes sont encore insuffisantes car les listes d’attentes sont souvent longues.

- Pour pouvoir poser un diagnostic, il faut en premier lieu dépister les enfants « à risque » d’autisme. Or certains facteurs de risques peuvent être identifiés dès 12 mois, voire bien plus tôt (2 mois pour certains comportements, notamment le suivit oculaire)2. Les différents acteurs de ce dépistage précoce (pédiatres, médecins généralistes, assistantes maternelles) devraient donc être les premiers à repérer ces signes d’alerte. Malheureusement, ces professionnels de santé ne sont souvent pas formés au repérage de ces signes. Selon une enquête de la Fondation FondaMental, ce sont les parents qui détectent les premiers les signes de l’autisme, puis l’école et en dernier le milieu médical. D’après cette enquête, les parents détecteraient d’ailleurs ces signes de plus en plus tôt, probablement du fait  d’une plus forte sensibilisation à l’autisme.

Pour finir, même si ces enfants sont repérés suffisamment tôt, encore faut-il qu’ils bénéficient d’une bonne prise en charge. Or en France, les interventions de qualité sont encore trop peu nombreuses (peu de professionnels sont correctement formés) et financièrement coûteuses pour les familles (paradoxalement, il existe encore des soins hospitaliers inadaptés et remboursés par la sécurité sociale). On peut également déplorer que 80% des enfants avec autisme ne soient pas scolarisés.

La mobilisation des associations

Un dépistage et une prise en charge adaptée doivent donc être réalisés le plus tôt possible. En attendant que les pouvoirs publics développent une offre de soin plus adaptée, des associations se mobilisent pour tenter de répondre à ces besoins d’interventions précoces. C’est le cas de La Vie en Bleu, une jeune association parisienne. Son action est novatrice car en plus de faciliter des prises en charges comportementales dès 12 mois, elle se donne également pour objectif de former des professionnels de la petite enfance au dépistage précoce des Troubles du Spectre Autistique (TSA) : « la vie en bleu organise des séminaires auprès des pédiatres, PMI, assistantes maternelles, crèches, instituteurs afin d’apprendre à ces professionnels à détecter les signes de l’autisme le plus tôt possible ». L’association a également pour but de promouvoir l’inclusion en milieu ordinaire.

En espérant que les actions pertinentes de telles associations puissent inspirer un peu plus les pouvoirs publics.

Sources :

MacDonald, R., Parry-Cruwys, D.,  Dupere, S. et Ahearn, W. (2014). Assessing progress and outcome of early intensive behavioral intervention for toddlers with autism. Research in Developmental Disabilities, 35, 12 : 3632-3644.

Rogers, S. et Dawson, G. (2013).L’intervention précoce en autisme. Le modèle de Denver pour jeunes enfants.Paris : Dunod.

  1. Il est important de préciser que ces travaux concernent une intervention comportementale de l’autisme, préconisée depuis 2012 par la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Anesm.Toujours selon la HAS, la prise en charge devrait être au minimum de 20 à 25 heures par semaine.
  1. Un dépistage précoce peut être effectué dès 18 mois de manière assez fiable avec le test M-CHAT (Modified CHeklist Autism for Toddlers). Il s’agit d’un questionnaire rempli par les parents à partir d'observations de la vie quotidienne, mais dont le résultat ne peut être interprété que par une équipe formée.

Posté par jjdupuis à 09:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


16 octobre 2014

Autiste : la France a 50 ans de retard

article publié sur enfant.net

Si on compare la France à ses voisins européens, aux États-Unis ou au Canada, la France a 50 ans de retard pour aider les enfants autistes.

L’autiste n’est pas irréversible mais la France en reste convaincu et fait tout pour que les enfants ne s’en sortent pas. La solution la plus courante est de placer les enfants autistes dans des hôpitaux psychiatriques. Le nouveau plan du gouvernement prévoit de placer les enfants dans des classes spécialisés.
Pourtant la plus belle manière de prendre en charge ses enfants serait de les intégrer dans les classes normales avec en soutien des personnes auxiliaires.

Hugo Horiot est un rare cas en France qui démontre que l’autiste n’est pas irréversible. Autiste enfant, sa mère s’est battu contre les institutions.
 

Françoise Lefèvre, mère de Hugo Horiot :

«Pour apprendre à aimer et tenter de guérir un enfant autiste, c’est beaucoup plus simple de l’imaginer comme un Petit Prince.»

Aujourd’hui Hugo Horiot est comédien et vit normalement. Il est l’auteur de « L’empereur c’est moi », un autoportrait d’un enfant autiste devenu grand. Hurlements, obsessions, regard évasif,…il sait ce qu’est l’autiste

Extrait du livre L’Empereur c’est moi » :

« Quand je rêve, je vois une image, je bloque cette image et j’entre dans mon rêve. Ces images s’entrechoquent, disparaissent et reviennent. J’ai peur qu’elles ne s’échappent. Alors je les dessine. Et elles existent. À l’école, on me regarde en souriant et on me dit que je suis un « cerveau lent ». Ils ne savent pas comme les images défilent vite dans ma tête. Je leur réponds intérieurement, puisque « répondre » au professeur est interdit, que si je suis un « cerf-volant », qu’attendent-ils pour me lâcher ? Dans ma tête, je tâche d’y passer le plus de temps possible, et ça ne plaît pas vraiment aux autres. Je rêve endormi, je rêve éveillé. Je suis un rêveur, comme ils disent.
Le monde n’aime pas les rêveurs : ils doivent être surpuissants et beaucoup plus malins que la moyenne s’ils veulent y trouver leur place. Sinon ils n’auront aucune chance et finiront dans la benne à ordures. Voici le sort qui m’est réservé si je continue à rêver, ou du moins si cela se voit. Seulement, sans mes images et mon rêve, je suis mort. Un pantin mort. Dont les fils seront tirés par un manipulateur secret qui s’occupe de rêver pour les autres. C’est ça qu’ils veulent : détruire les images que j’ai dans la tête pour m’imposer leur « rêve » à eux. Leur sombre songe dont je ne veux pas faire partie. Figurant du rêve général et formaté, ça ne m’intéresse pas. Ce sera sans moi et moi sans vous. »

 

Le Grand Journal du 09/10/14 - Part 1. Comment traiter l'autisme ?

Posté par jjdupuis à 20:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Orientation des élèves handicapés vers une clis, une ulis, un IME ...

article publié dans le blog Handicaps & solidarité

Publié le 12 octobre 2014 par Moscillo Sylvie

Qui décide ?
Rappel sur la loi du 11 février 2005 et ce qu'elle change pour la scolarisation

La loi du 11 février 2005 dite "pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" instaure les principes suivants :

  • le droit à l'école pour tous (et même le droit pour chaque enfant à être scolarisé dans l'école de son quartier) ;
  • le droit à compensation du handicap en s'appuyant sur le projet de vie défini par la personne handicapée ou par son représentant légal.

La famille devient un acteur incontournable dans le projet éducatif qui accompagnera l'enfant handicapé aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'école.

Ces principes on été posés après que la France ait été plusieurs fois condamnée par plusieurs instances nationales ou européennes suite à des actions engagées par les associations soutenant les familles d'enfants en situation de handicap.

2013 - Loi sur la refondation de l’école - des amendements qui reviennent sur les principes ci-dessus :
  • Un premier amendement (767/274), d'origine parlementaire, adopté le 15/03/2013 modifie l'article L. 112-2-1 du code de l'éducation et restreint considérablement les droits des parents d'enfants porteurs de handicap.

Jusqu'alors, toute décision était soumise à l'accord des parents.

Après l'amendement (767/274), l'accord des parents n'aurait plus été nécessaire, ce qui aurait constitué une régression de droit importante par rapport au texte initial de 2005.

Les associations régissent très rapidement obligeant Mme Carlotti (Ministre en charge des personnes handicapées à réagir par le biais d'un communiqué de presse le 19/03/2013).

Le 20 mars 2013, Mr Peillon, en réponse à une question en séance du député UMP Daniel Fasquelle sur le sujet, annonce que le texte sera réécrit pour son passage au Sénat.

Finalement, cet amendement à été supprimé en avril 2013.

  • l'article 25ter, qui instaurait le droit à une orientation choisie pour tous, et qui réjouissait l'ensemble des associations de parents d'élèves et supprimé par un amendement du Gouvernement en mars 2013.
L'accord des parents toujours indispensable pour qu'une orientation soit décidée.

Avec la suppression de l'amendement 274, l'article L112-2-1 stipule :

[...] Elles peuvent, avec l'accord de ses parents ou de son représentant légal, proposer à la commission mentionnée à l'article L. 241-5 du code de l'action sociale et des familles toute révision de l'orientation d'un enfant ou d'un adolescent qu'elles jugeraient utile. [...]

Pour autant, dans la réalité, l'institution fait comme si cet amendement n'avait pas été supprimé. Et s'est ainsi que certains élèves handicapés se voient, sur simple décision administrative, exclus de l'école de la république, celle pour laquelle on écrit des textes sur la refondation de l'école ... pour la rendre inclusive.

Ces procédures limitent considérablement les droits des parents d'enfants porteurs de handicap et enterrent définitivement l'idée de l'orientation choisie, de désinstitutionnalisation des enfants, conformément aux conventions internationales ratifiées par la France, aux préconisations du Conseil de l'Europe, de l'OMS...

Et ce, dans le déni des droits constitutionnels des enfants porteurs d'un handicap inscrit dans le préambule de la constitution de 1946.

Posté par jjdupuis à 05:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 octobre 2014

Leïla Bekhti et Géraldine Nakache : Retrouvailles stylées pour un généreux moment

article publié sur pure people

News publiée Hier le Mardi 14 Octobre 2014 à 13:01

Leila Bekhti et Geraldine Nakache lors du diner de charité de l'association "Sur les bancs de l'Ecole" parainée par Leila Bekhti, au Pavillon Gabriel le Lundi 13 Octobre.

 

Retrouvailles pour deux amies sincères. Hier, 13 octobre, Leïla Bekhti et Géraldine Nakache se sont réunies pour la bonne cause. Les deux pétillantes amies étaient les invitées d'un dîner de charité au profit de l'association Sur les bancs de l'école. Une organisation qui aide les enfants touchés par l'autisme et dont la sublime égérie L'Oréal Paris est la marraine.

C'est donc au pavillon Gabriel, à Paris, que Leïla, moulée dans une robe Victoria Beckham et perchée sur des escarpins Gianvito Rossi, a fait une apparition remarquée. Auprès de ses amis, dont la jolie Géraldine, l'héroïne de Maintenant ou jamais a fait sensation. Souriante, élégante, et généreuse, Leïla Bekhti a pu retrouver Camélia Jordana, avec qui elle vient de tourner Nous trois ou rien, premier film de Kheiron , dont le tournage s'est achevé fin septembre.

Et les deux complices de Tout ce qui brille ont aussi pu retrouver d'autres comédiens, dont l'humoriste et acteur Ary Abittan, très en forme. La joyeuse bande a pu animer la soirée avec humour et décontraction et a même fini la soirée en poussant la chansonnette.

Le comique Tony St Laurent a offert quelques minutes de show, tout comme Louis Delort et Camélia Jordana, qui ont pu se régaler avec un menu concocté par le chef Christian Constant. L'heureuse participante de Danse avec les stars Joyce Jonathan a aussi fait le déplacement pour soutenir l'association qui finance en partie La Maison de Ted, espace d'accueil et de vie offert aux malades et à leurs familles.

Une belle soirée glamour organisée autour d'Anne Buisson, présidente de l'association Sur les bancs de l'école, que l'on vous propose de redécouvrir sans plus tarder en photos.

Posté par jjdupuis à 08:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

12 octobre 2014

Rouen : Quand les enfants autistes sont intégrés dans une école ordinaire

article publié sur le site de France 3 Haute Normandie

Une classe expérimentale a ouvert lors de cette rentrée à l'école maternelle Graindor à Rouen. Sept enfants atteints de "Troubles envahissant du développement" sont intégrés dans cette école ordinaire.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 09/10/2014 | 19:24, mis à jour le 09/10/2014 | 19:24
© France 3 Haute-Normandie
© France 3 Haute-Normandie

Une première “classe autisme“ expérimentale accueille à Rouen sept enfants de trois ans lourdement handicapés. Le dispositif pourrait s’apparenter à un service “haut de gamme“ dans un contexte où le nombre de places traditionnelles d’accueil reste insuffisant en Haute-Normandie.Les enseignants et les accompagnants comme les familles, toutes volontaires, ont suivi une formation de deux semaines au Centre de Ressources pour l’Autisme de Haute Normandie (CRAN).

L’Institut Médico Educatif (IME) l’Escale relevant de l’association Autisme 76 a détaché sur place et à plein temps quatre de ses professionnels (enseignant, éducateurs, auxiliaire médico psychologique). A raison d’une demi-journée par semaine, des psychologues, rééducateurs orthophonistes viennent à la rencontre des enfants au cas par cas. Le coût de leurs interventions s’élève à 300.000 € par an.


VIDEO : voir le reportage de France 3 Haute-Normandie de Raphael Deh et François Pesquet

Posté par jjdupuis à 18:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 octobre 2014

L'autisme sans réponse

Publié le 08/10/2014 á 22H39
Aïcha présente la photo de son fils autiste Yazid, pour lequel elle n’a pas trouvé de place en IME

Yazid reste à la maison. Sa maman Aïcha a démissionné de son emploi d’assistante maternelle pour s’occuper de lui. Yazid est autiste, il a terminé sa scolarité en primaire dans une classe de Clis (classe d’intégration scolaire) et devait intégrer un institut médico-éducatif à la rentrée. Sauf que les IME sont saturés et qu’Aïcha n’en a pas trouvé pour son fils.

« L’Éducation nationale acceptait Yazid au collège pour une entrée en 6e. Mais Yazid n’a qu’un niveau scolaire de CE1. De plus, il a besoin d’une assistante de vie scolaire pour l’accompagner, et il n’y en a pas de disponible. J’ai bien demandé à l’accompagner moi-même, mais on me dit que c’est impossible », témoigne la jeune femme.

Le blabla
des discours

L’enfant est donc déscolarisé, au grand désespoir de sa maman : « Je ne veux pas qu’il perde son niveau scolaire. Même si c’est peu, pour lui c’est déjà beaucoup ».

Les parents de Yazid décèlent les premiers symptômes de la maladie quand l’enfant a 18 mois. « Il ne se comportait pas comme les autres enfants, il restait longuement prostré », se souvient Aïcha. Le petit garçon ne commence à parler qu’à l’âge de 7 ans. S’il est habile avec les chiffres, il a des difficultés avec les lettres.

Néanmoins, Aïcha parvient à le scolariser. Mais si l’Éducation nationale a bien créé ces Clis, le passage à l’enseignement secondaire est plus problématique.

« Est-ce que l’Éducation nationale a peur de l’autisme? Yazid n’a aucun droit dans cette affaire. Les discours des politiques sur le handicap ne sont que du blabla, et dire que les enfants handicapés sont acceptés en milieu scolaire est faux: les professeurs ne sont pas formés à cela », s’insurge Aïcha.

« Il n’y a pas assez de structures spécialisées et elles fonctionnent par secteur. L’IME de Bolbec affiche complet. Et je ne peux pas l’inscrire au Trait ou à Fécamp, ne faisant pas partie de leurs secteurs. Certains parents placent leur enfant en Belgique et jusqu’au Canada, faute de places. »

La jeune femme l’avoue : « Je suis à bout de nerfs. L’avenir de Yazid et le mien sont en suspens.»

F. D.

f.duboc@presse-normande.com

Posté par jjdupuis à 19:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,