04 septembre 2014

La rentrée des mamans d'enfants handicapés

article publié sur Vivre FM

Jeudi 04 Septembre 2014 - 17h47

Rentrée scolaire

Après le premier jour de classe de l’année, des auditrices de Vivre FM nous ont appelés pour nous raconter la rentrée de leur enfant en situation de handicap, et pour certains leur « non-rentrée » puisqu’il manquait des places ou des AVS pour les accueillir. Revue de rentrée


Virginie (Maine et Loire) a trois enfants autistes, l’ainé à cinq ans et les deux autres sont des jumeaux. L’ainé devait aller à l’école conformément à ce que l’Equipe de suivi de scolarisation avait décidé en février dernier. Mais en aout, surprise ! L’Education Nationale décide de changer les plannings de Matteo et patatras tout le programme bien réglé des rééducations s’effondre (il suit des rééducations via la méthode ABA).

 

A Lyon, une mère a voulu accompagner son fils au collège où il était scolarisé l’année dernière, mais le collège lui a refusé l’entrée. La MDPH a orienté le jeune vers un établissement spécialisé, mais la famille a déposé un recours contre cette orientation. Le jeune s’est donc présenté mardi matin devant son collège. Il a trouvé les grilles fermées et le principal du collège a refusé de le laisser entrer. Du coté de l’inspection académique on affirme que le recours n’a pas été dispensé et que le jeune doit aller en établissement. « Il a 15 ans et demi, il va bientôt atteindre la limite d’obligation scolaire, il faut penser à son avenir » explique le directeur adjoint de l’inspection académique du Rhône.

Voir notre vidéo :


 

Magali à Marseille raconte que son fils Yann (porteur d’une maladie génétique orpheline) n’a pas d’AVS pour la rentrée : le collège refuse. L’enfant a un corps fragilisé par un manque de collagène et doit être assisté au quotidien. Magali a alerté les politiques pour trouver une solution, elle a même réussi à trouver quelqu’un pour ce travail, mais l’établissement refuse de recruter. Yann est resté à la maison.

 

A Saint Denis (93) Lynda a une fille autiste de 8 ans. Elle avait trouvé elle aussi un AVS pour elle, mais l’auxiliaire est tombée malade pendant l’été. Pour pouvoir scolariser sa fille, Lynda a proposé d’être l’AVS de sa fille, mais l’éducation a refusé. Elle a trouvé une candidate, mais il faut maintenant attendre que Pole Emploi et L’Education Nationale finalise le recrutement. En attendant, l’enfant n’a pas fait que le premier jour de rentrée.

 

A Lyon, Isabelle a trois enfants. Elias l’ainé est atteint d’autisme et d’épilepsie. Il est accueilli dans un Centre éducatif médical. L’établissement accueille les enfants de 6 à 12 ans et a accepté de garder Elias qui a maintenant 13ans. Ses parents cherche un lieu pour accueillir leur fils devenu adolescent, mais dans la région lyonnaise il manque de place pour accueillir les enfants handicapés. La place qu’ont trouvée les parents est dans un établissement où il y a une file d’attente de 60 familles…

 

Vincent Lochmann

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03 septembre 2014

Pas d'AVS : Mise en demeure de l'Inspection d'Académie de respecter la notification de la CDAPH

02/09/2014

article publié sur le site de la Délégation départementale APF de Vendée (85)

Si le jour de la rentrée l'AVS n'est pas présente auprès de votre enfant, agissez sans attendre !

La CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie) a reconnu que votre enfant a besoin d'être accompagné d'un AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) pour sa scolarité en milieu ordinaire, mais l’Éducation Nationale ne respecte pas ou seulement partiellement la notification.

L’Etat est tenu d’une obligation d’offrir à l’ensemble des enfants une prise en charge éducative adaptée à leurs aptitudes et à leurs besoins, notamment par le biais d’aides humaines. Il s’agit d’une obligation de résultat comme le rappelle la circulaire du Ministère de l’Education nationale n°2009-135 du 5 octobre 2009 « l’Etat a, en matière de réponse aux besoins d’accompagnement scolaire des enfants handicapés, une obligation de résultat ».

C’est l’Etat, par le biais de son Ministère de l’Education Nationale et plus spécifiquement du Directeur Académique des services l’éducation nationale (DASEN), qui a l’obligation de recruter les auxiliaires de vie scolaire ou d'en autoriser le recrutement pour les établissements privés. Cela est d’ailleurs confirmé par la circulaire du ministère de l’éducation n° 2004-117 du 15 juillet 2004.

Aussi, en l'absence d'AVS, ou de présence partielle, vous pouvez mettre la DASEN en demeure d'appliquer la notification de la CDAPH. Celle-ci dispose de deux mois pour  exécuter la décision de la CDAPH, ou répondre par un refus d'appliquer la décision. 

En cas de refus, ou en cas de silence pendant deux mois valant refus, vous pourrez engager une procédure devant le tribunal administratif, via une requête en référé suspension. Bien entendu, nous pourrons vous accompagner dans cette démarche en vous proposant notamment la rédaction des requêtes, et une assistance pour plaider devant le tribunal.

Nous vous proposons donc des modèles de mise en demeure :

- en cas d'absence totale d'AVS

- en cas d'absence partielle d'AVS quantifiée

- en cas d'absence partielle non quantifiée

- copie au Préfet, représentant de l’État

Parallèlement vous pouvez alerter différents acteurs :voir ici

N'hésitez pas à nous signaler la situation de votre enfant : nous déciderons ensemble des suites à donner (cliquez ici)

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Des enfants autistes privés d'école dès la rentrée

mercredi 3 septembre 2014

Les années se suivent et se ressemblent pour les enfants autistes et leurs parents. A chaque rentrée, un problème surgit, beaucoup n'en parlent pas, et d'autres se contentent de la petite musique étatique assurant que tout va bien. Mardi des parents se sont réunis à Bandol autour de l'association Autisme PACA pour évoquer la situation de leurs enfants.autisme Laurent et Magali Quercioli, parents de Sasha en grande section à l'école Octave Maurel à Bandol: "nous avons eu une notification de la MDPH* cet été nous donnant droit à une Auxiliaire de Vie Scolaire. On ne voyait rien venir, on appelle non sans mal l'inspection d'académie et on s'entend répondre qu'il n'y avait plus d'argent pour financer les AVS". En clair Sasha se retrouve dans l'impossibilité d'aller à l'école, car sans avs la scolarisation n'est pas possible: "on vit dans une société inhumaine. On devrait protéger les plus faibles, les plus vulnérables et on fait tout le contraire. Toutes les études démontrent qu'une scolarisation en milieu ordinaire est bénéfique pour les enfants autistes, pourquoi leur enlève-t-on cette chance? Que je sache on ne guérit pas tous les cancers mais on les soigne tous? Pourquoi ne pas laisser une chance à nos enfants?" Point de vue partagé par Géraldine Galvez, mère d'une petite Louison sans AVS à l'école Sainte Geneviève d'Ollioules: "le problème ne vient pas de l'établissement qui est totalement pour l'inclusion mais du mic-mac de l'administration. Tout le monde se renvoye la responsabilité. C'est pas la faute de l'éducation nationale, ni de la MDPH, mais de qui alors?" Même souci pour Béatrice Long, maman d'un petit Alexandre ou encore de Valérie Agostino qui a eu plus de chances puisque son cas a été résolu mardi en fin d'après-midi.
Jean-Marc Bonifay, président d'Autisme PACA rappelle que la scolarisation de tout enfant âgé de 6 à 16 ans est obligatoire en France quelque soit sa situation: "Le Conseil d'Etat reconnaît ainsi que la privation de toute formation scolaire adaptée pour un enfant, notamment s'il souffre d'un handicap constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. De même la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées précise que l'enfant doit être scolarisé dans une école de son quartier". En septembre 2013 la France a ainsi été condamnée par le Conseil de l'Europe qui reproche au gouvernement d'avoir intégré trop peu d'enfants autistes dans les écoles.
Car la réalité est cruelle, les parents doivent batailler à chaque rentrée, et que leur reste-il: "si notre problème n'est pas résolu, nous déposerons un recours, et nous gagnerons automatiquement. Mais on aura perdu près de 2 mois, sans que nos enfants aient pu aller à l'école" déplore  Laurent Quercioli. Or ces enfants ont besoin de repères et de sécurité, et outre le retard accumulé avec le manque de ces semaines d'école, ils seront dans une situation délicate pour s'intégrer. Un sentiment d'injustice et de révolte animent les parents: "cela a des conséquences sur nos vies de familles", certains ont arrêté de travailler, d'autres doivent trouver des solutions dans l'urgence, mais aussi expliquer la situation à leur enfant: "comment inculquer des valeurs positives, d'intégration à nos enfants alors que tout laisse à penser qu'on ne veut  pas d'eux". Jean-Marc Bonifay ajoute: "on ne reproche rien à l'inspection d'académique du Var qui a montré une volonté d'inclusion ni aux établissements scolaires, car on sait la difficulté pour une enseignante d'accueillir et d'intégrer un enfant autiste sans AVS, c'est voué à l'échec. Mais qu'on avance ce manque de moyens montre que notre société tourne à l'envers, d'autant plus que chaque année on vit ce type de situation. Et l'absence d'AVS est une problématique plus large qui ne se limite pas aux seuls autistes".
L'autre cruelle réalité pour les parents réside aussi dans le manque de choix: "en clair si notre enfant n'est pas scolarisé, on n'a que les IME, les hôpitaux de jour qui ne proposent pas ou peu d'apprentissage, et qui mélangent les différents handicaps. Ces structures ne sont pas adaptés pour nos enfants, et on les condamne définitivement à ne plus jamais s'intégrer en milieu ordinaire". Car à la différence d'autres pays, la France reste dans un immobilisme coupable; Pour obtenir un diagnostic, il faut déjà attendre 1,5 à 2 ans, si on a de surcroît la chance d'être bien orienté.  Ensuite si les parents font le choix d'une prise en charge dans le libéral  comme la loi  le permet, la majeure partie des soins restent à leur charge. Jean-Marc Bonifay précise: "cela devrait être financé à partir du moment où on a des méthodes et professionels recommandés par la Haute Autorité de la Santé". Paradoxalement la psychiatrie étatique et médico-sociale qui coûte beaucoup plus cher est prise en charge "sur nos impôts alors qu'on trouve parfois des pratiques non recommandées par la Haute autorité de santé comme la psychanalyse et le packing". Bref, un constat peu glorieux pour notre société, loin des beaux principes d'égalité. Une réalité difficile à vivre et à accepter pour ces parents et ces enfants qui n'ont plus que le levier médiatique pour faire réagir les autorités compétentes, avant le tribunal... mais que de temps perdu et de combats inutiles pour ces enfants, Géraldine Galvez concluant: "on passe nos journées au téléphone et pour avoir un interlocuteur c'est une mission quasi impossible. C'est épuisant, tout cela ajoute de la douleur à notre quotidien qui n'est déjà pas simple".

A noter que l'association nationale Vaincre l'Autisme a lancé une pétition liée à la scolarisation et afin de dénoncer "la discrimination étatique et institutionnelle, l’exclusion sociale et les inégalités de traitements dont sont victimes les enfants autistes et leurs familles". Informations sur ce lien: http://www.change.org/p/claude-bartolone-ouvrons-leur-les-portes-de-l-%C3%A9cole-pour-l-adoption-d-une-l%C3%A9gislation-adapt%C3%A9e-pour-mettre-fin-aux-d%C3%A9fauts-de-soins-d-%C3%A9ducation-et-de-scolarisation-caract%C3%A9ris%C3%A9s#share

Une vidéo parlante sur le sujet: https://www.youtube.com/watch?v=co0OSa10efw&feature=youtu.be

D.D

*Maison départementale des personnes handicapées

La Madeleine : auxiliaire de vie scolaire, elle ne sait toujours pas qui elle accompagnera

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

AGATHE VILLEMAGNE

Corinne entame sa troisième rentrée au collège Saint-Jean. Il y a deux ans, voyant ses enfants déjà grands, elle a décidé de reprendre le chemin du travail, ou plutôt de l’école, en tant qu’auxiliaire de vie scolaire. À l’heure actuelle, Corinne ne connaît que le nom de son établissement.

Mais cette rentrée, elle ne l’attaque pas du bon pied. En effet, à la veille du jour J, elle ne connaît ni son emploi du temps, ni même l’élève avec qui elle passera les dix prochains mois...

« J’ai très mal dormi », lâche l’auxiliaire de vie. Sa rentrée et celle de ses enfants lui offraient déjà une dose de stress largement suffisante, pourtant elle devra se lancer à l’aveugle. « Les années précédentes, j’avais été avertie de qui j’allais m’occuper à l’avance. Il est essentiel de connaître le niveau de l’enfant et, bien sûr, son handicap. On ne gère pas de la même façon un élève autiste, handicapé moteur ou dysorthographique. »

Il se pourrait même que la surprise soit double, et que Corinne accompagne deux élèves… L’information est coincée quelque part : elle aurait dû être transmise à la direction par un enseignant référant actuellement en arrêt.

Improvisation

Puisque son contrat de 12 heures par semaines démarre en ce jour de rentrée, Corinne a décidé d’improviser : « Je vais accompagner la jeune fille que je suivais l’année dernière en attendant d’en savoir un peu plus. On s’entend très bien toutes les deux ! »

La jeune élève de quatrième ne sait pas non plus qui la suivra et souhaite à tout prix garder Corinne auprès d’elle. « Nous avons trouvé un équilibre, explique Corinne. C’est compliqué de trouver sa place, avec les copines, les professeurs… Bien sûr, en un an les liens se sont renforcés, d’autant plus que je fais parfois office de tampon face aux moqueries des camarades. »

Pas la meilleure période

Comme pour les élèves, la rentrée est difficile pour Corinne qui avoue sans détour retourner au collège à reculons. Les circonstances actuelles n’arrangent rien, mais n’expliquent pas tout. « Le collège n’a pas été la meilleure période pour moi. C’est toujours délicat d’y retourner. Je suis certaine que je serais beaucoup plus à l’aise avec des enfants plus petits, en école primaire ou maternelle. »

Mais le choix de son affectation ne lui appartient pas. Alors, en attendant de pouvoir changer d’établissement, entre la prise de notes, le soutien scolaire et moral, Corinne se consacrera pleinement à son ou ses élève(s). Lorsqu’elle en connaîtra le nom...

Qu’est-ce qu’un AVS-m ?

Depuis 2012, les AVS-m (mutualisés) comme Corinne interviennent auprès d’élèves qui ne nécessitent pas une attention permanente et soutenue. Ils ont été mis en place pour faciliter l’intégration d’enfants handicapés dans des établissements standards.

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La 1ère unité d'enseignement pour enfants autistes de Corrèze ouvrira à la fin du mois

Limousin > Brive 02/09/14 - 16h35
« Tous les enfants handicapés ont droit aux murs de l’école », estime Isabelle Daulhac, directrice du pôle enseignement.? - Photo Quentin Reix

« Tous les enfants handicapés ont droit aux murs de l’école », estime Isabelle Daulhac, directrice du pôle enseignement.? - Photo Quentin Reix

C’est une première en Limousin : l’ADAPEI de la Corrèze va ouvrir, le 29 septembre, une unité d’enseignement pour enfants autistes au sein de la maternelle de la Cité des roses, à Brive.

Le 29 septembre, une nouvelle classe de maternelle ouvrira à l'école de la Cité des Roses. Elle accueillera sept enfants, âgés de 3 à 6 ans, originaires de Brive, Tulle, Uzerche et La Rivière-de-Mansac. Sept professionnels encadreront des activités et apprentissages spécialement adaptés à chacun des élèves.

Un rêve en ce jour de rentrée scolaire ? Une réalité plutôt, portée par l'ADAPEI (Association départementale d'amis et de parents de personnes handicapées mentales) de la Corrèze, en partenariat avec l'Agence régionale de santé, l'Éducation nationale et la Ville de Brive, dans le cadre du troisième plan autisme, lancé par le gouvernement en février dernier.

Le 29 septembre donc, sept enfants, identifiés par le Centre d'action médico-sociale précoce (CAMS) et porteurs de troubles du spectre autistique et reconnus comme un handicap par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), intégreront cette unité d'enseignement ; la première du genre créée en Limousin.

Le centre expert autisme du CHU de Limoges sera le référent de cette unité en matière de pédopsychiatrie ; sa supervision technique sera assurée par un cabinet national.

Comportementalisme

Comme tous leurs petits camarades de maternelle, les enfants de cette unité inédite suivront chaque semaine 25 heures d'enseignement. Un « enseignement dit "très structuré", basé sur des méthodes comportementalistes, explique Isabelle Daulhac, directrice du pôle enfance à l'ADAPEI. Mettre son manteau, manger, se concentrer, travailler le graphisme… Ils feront tout ça comme dans une école maternelle, mais il y aura aussi un énorme travail sur les supports de communication ».

Un enseignant spécialisé (diplômé en sus d'un DU autisme), une éducatrice de jeunes enfants, trois aides médico-psychologiques, une psychomotricienne et une psychologue encadreront de manière intensive les enfants, pour éviter autant que possible qu'ils « s'échappent ». Tous les supports pédagogiques seront créés par l'équipe et adaptés à chaque enfant.

« L'objectif, c'est de modérer les troubles de l'autisme »

L'unité comportera deux salles contiguës : dans la première, l'enseignant dispensera les apprentissages scolaires. Dans la seconde, les autres personnels reprendront ces enseignements en insistant sur la socialisation. Même au cours des activités périscolaires, de la cantine au centre de loisirs, les élèves seront spécifiquement accompagnés. « L'objectif, résume Isabelle Daulhac, ce serait d'inverser la courbe de l'autisme. Pas de les guérir, ce n'est pas possible, mais de modérer les troubles. De leur faire acquérir un minimum de codes sociaux pour qu'ils soient plus à l'aise à l'école ».

Les enfants pourront suivre au maximum les 3 ans de la scolarité de maternelle au sein de cette unité d'enseignement. À l'issue, ils intégreront une classe ordinaire ou l'IME (institut médico-éducatif) de Puymaret, à Malemort, géré par l'ADAPEI. « L'idée générale du plan autisme, c'est que si, très tôt, les enfants peuvent acquérir des codes sociaux suffisants, ils auront davantage la capacité de vivre leur vie au milieu des autres. Et donc, qu'à terme, des institutions comme la nôtre ne soient plus nécessaires ».

(*) En Corrèze, les enfants autistes peuvent également être accueillis au SESSAD autisme (service d'éducation spéciale et de soins à domicile) des PEP et au RIPI (réseau d'intervention précoce intensive) de la Fondation Jacques Chirac.

Blandine Hutin

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02 septembre 2014

Vidéo - Le Grand Jour - Association Vaincre l'Autisme

L’éducation est un droit universel.

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Najat Vallaud-Belkacem : mieux accompagner les élèves handicapés

article publié sur Vivre FM

Mardi 02 Septembre 2014 - 09h50

Rentrée scolaire

Najat Vallaud-Belkacem poursuit l'action de ses prédécesseurs pour la scolarisation des élèves handicapés. Avec la réforme attendue des Clis (primaire) et des Ulis(secondaire), la professionnalisation des accompagnants et l'entrée en vigueur du Plan d'accompagnement personnalisé, la Ministre veut "mieux accompagner les enfants handicapés".

La nouvelle Ministre de l'Education Nationale veut améliorer la scolarisation des élèves handicapés
La nouvelle Ministre de l'Education Nationale veut améliorer la scolarisation des élèves handicapés

"Mieux accompagner les élèves en situation de handicap" c'est l'intitulé du chapitre "handicap" de la rentrée de Najat Vallaud-Belkacem.

Les avs deviennent les AESH

La nouvelle Ministre revient sur l'action engagée par son prédécesseur pour le recrutement et la professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire: les contrats sont pérénisés. Au passage les AVS changent de nom et deviennent les Accompagnants des élèves en situation de handicap. (AESH)

Le dossier de presse précise : "Les fonctions d’accompagnant des élèves en situation de handicap peuvent, être confiées aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), lesquels remplacent les auxiliaires de vie scolaire recrutés par contrat d’assistant d’éducation (AED-AVS). Les AESH sont des agents contractuels de l’État recrutés par contrat de droit public. Le contrat est d’une durée maximale de trois ans, renouvelable dans la limite de six ans. Au terme de six années continues d’engagement, les AESH ne peuvent être reconduits qu’en contrat à durée indéterminée (CDI). Au 1er septembre 2014, sur les quelque 28 000 AESH, 23 300 bénéficient d’un CDD avec la perspective de pouvoir bénéficier d’un CDI au terme de six années en cette qualité, et 4 700 auront pu bénéficier d’un CDI. 350 AESH sont crées."

Vers une réforme des CLis et des Ulis

Le ministère annonce une réforme de ces dispositifs. On pourrait aller vers un système qui donne plus de temps en classe ordinaire pour les enfants, les enseignants se voyant confier un rôle de coordination et de soutien en lien avec les enseignants "ordinaire" des écoles collèges et lycées. De ce fait les Classes pour l'inclusion scolaire (CLIS) pourraient devenir aussi des ULIS (Unité localisée pour l'inclusion scolaire), un changement de nom qui indique que les enfants seraient d'abord en classe ordinaire avec un soutien par l'ULIS. Le ministère indique que "Une circulaire présentant le nouveau fonctionnement des Ulis est prévue, pour une publication avant la fin de l’année 2014".

Préciser les conditions de mise en oeuvre de l'acompagnement

La ministre indique que les différents "plans" qui contractualisent les conditions de l'accueil des élèves handicapés à l'école (accompagnement, temps de scolarisation, remédiation,...) seront redéfinis. De fait les difficultés rencontrées par les familles sur le terrain pour l'application des Plans personnalisés de scolarisation (PPS) en particulier necessite des directives claires de la part du ministère pour sortir des ambigités et des situations tendues rencontrées un peu partout. Et enfin pour permettre une réponse rapide à des élèves présentant des difficultés scolaires en raison d'un handicap le Plan d'accompagnement personnalisé devrait permettre des adaptations pédagogiques. Voir notre article sur le PAP.

 

Vincent Lochmann

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01 septembre 2014

Vaincre l'Autisme lance une pétition contre l'exclusion scolaire des enfants autistes

Ouvrons-leur les portes de l'école : pour l’adoption d’une législation adaptée pour mettre fin aux défauts de soins, d’éducation et de scolarisation caractérisés.

 

tiret VIVRE FMcliquez sur l'image pour accéder à la pétition

 

Le grand jour vaincre l'autisme contre l'exclusion scolaire

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31 août 2014

Ségolène Neuville invité de Vivre FM Jeudi 4 septembre 2014

C'est la rentrée sur Vivre FM ! 

Alors que le gouvernement vient de changer, les Ministres qui restent ont-ils la possibilité de travailler ? La Secrétaire d'état en charge du handicap a été maintenue, mais Ségolène Neuville devra faire face, comme les autres, à la contestation qui monte. Les élèves handicapés reprennent le chemin de l'école ce mardi avec les autres. Le nouveau plan d'accompagnement personalisé se met en place pour apporter une réponse rapide à leurs besoins.

L'Invité de la Rédaction, jeudi 4 septembre 2014, à 8 heures

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29 août 2014

Une campagne pour améliorer l'accès à l'école des enfants autistes

L'association Vaincre l'autisme lance une campagne le 2 septembre, jour de la rentrée, pour lutter contre l'exclusion scolaire des enfants autistes, a-t-elle annoncé jeudi.

Environ 40.000 enfants autistes en âge d'être scolarisés "continuent d'être écartés des écoles alors que la scolarisation n'est pas uniquement un droit, c'est une obligation", souligne l'association dans un communiqué.

Seulement 20% de ces enfants bénéficient d'une scolarisation en milieu ordinaire et 37% sont accueillis en institut médico-éducatif, avec un accompagnement éducatif "souvent limité ou inexistant", précise-t-elle.

La loi laisse aux établissements scolaires la possibilité de refuser l'accueil de ces enfants, selon elle.

"Non seulement les parents sont confrontés à la dure réalité de cette maladie et au handicap qu'elle génère, mais aussi à l'absence de prise en compte de la maladie de leur enfant et de ses besoins", souligne Vaincre l'autisme.

A partir du 2 septembre, sa campagne intitulée "Le grand jour" sera déclinée sous forme d'un spot réalisé par Eric Debrosse, et d'un site web qui lui sera consacré.

Une pétition sera également lancée pour réclamer "la mise en place et l'adoption d'une légistlation adaptée qui elle seule pourra mettre fin au défaut de soins, d'éducation et de scolarisation caractérisé dont se rend coupable la France".

L'autisme est un trouble envahissant du développement qui se manifeste notamment par des difficultés à établir des interactions sociales et à communiquer. Il toucherait quelque 500.000 Français, selon les associations.

En 2013, l'ex-ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, avait annoncé un 3e plan autisme, doté de 205 millions d'euros, prévoyant la création de 3.400 places d'accueil supplémentaires d'ici 2017 et un dépistage précoce, dès l'âge de 18 mois.

Mais lors d'un bilan en février, des familles ont dénoncé une absence de changements concrets sur le terrain.

cca/bow/ei

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