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"Au bonheur d'Elise"
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5 juillet 2013

Un tiers des cas d'autisme ont également des symptômes de tdah

article publié dans la revue de santé

Par Dr Lyamine D , Maroc

Publié le Vendredi 07 Juin 2013

Un tiers des cas d'autisme ont également des symptômes de TDAH

Selon une nouvelle recherche menée par l'Institut Kennedy Krieger, près d'un tiers des enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA), âgés de quatre à huit ont également montré des symptômes cliniquement significatifs de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH).

L'étude, qui a été publié dans Le Journal international des pratiques « l'autisme », a identifié une cooccurrence significative entre le TDAH et l’ASD.

Les chercheurs ont trouvés que les enfants atteints de TSA et qui ont montré des signes de TDAH étaient beaucoup plus susceptibles d'avoir une altération du fonctionnement cognitif, social et adaptative, par rapport aux enfants atteints du TSA uniquement.

Les problèmes sociaux chez les enfants atteints d'autisme et de TDAH ont été analysés dans une étude précédente, qui a révélé que les enfants atteints d'autisme et de déficit de l'attention ou de troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité risque d’être des victimes d’intimidation quatre fois plus que les enfants dans la population générale. 

La plupart des études précédentes qui ont suggérées un lien entre le TSA et le TDAH ont été fondées sur des patients résidants dans les cliniques (ce qui les rend biaisées en faveur des patients ayant des troubles aigus). Cependant, cette étude fournit une analyse plus précise (avec biais réduit) de cette liaison, car elle été appliquer sur des nourrissons ou des enfants tout petits bien avant que le TDAH soit diagnostiqués chez la plupart d’entre eux. 

Dr. Rebecca Landa, l'auteur principal de l'étude et directrice du Center des troubles d’apparentés et d’autisme à Kennedy Kriegar, a déclaré: 

«Nous voyons de plus en plus que ces deux maladies coproduisent une meilleure compréhension que la façon dont ils se rapportent l’un à l’autre pourrait finalement améliorer les résultats et la qualité de vie pour ces enfants de cas exceptionnel ce dernier changements dans le Manuel de diagnostique et statistique des troubles mentaux ( DSM-5) pour un double diagnostic et dépistage de l'autisme et le TDAH est un pas important vers l’avant.

162 enfants ont participé à l'étude longitudinale du développement des enfants. Les chercheurs ont divisé les enfants en deux groupes:

-       Ceux avec le groupe ASD

-       Ceux sans groupe ASD

63 des enfants ont été diagnostiqués avec TSA, dont 18 (29 pour cent) présentaient des symptômes cliniquement significatifs du TDAH.

Les auteurs soulignent que cette étude démontre un «échantillon plus jeune et plus étroit" par rapport aux études précédentes. 

Landa a ajouté: «Nous nous sommes concentrés sur les petits enfants d'âge scolaire parce que le plus tôt nous identifions ces troubles chez l'enfant, le plus tôt nous pouvons concevoir des interventions spécialisées et adaptées pour améliorer leurs résultats, qui tendent à être nettement plus graves par rapport aux enfants atteints d'autisme seulement. "

Les enfants diagnostiqués avec TSA et qui avaient aussi des symptômes de TDAH étaient beaucoup plus susceptibles d'avoir des retards cognitifs importants, et des comportements d'autisme plus aigus tels que la répétition des actes, comparés à ceux avec seulement ASD (61 contre 25 pour cent). 

Les auteurs suggèrent que cette information pourrait aider à améliorer les options de traitement pour les enfants atteints de TDAH qui ont également été diagnostiqués avec un TSA. Selon un précédent rapport publié sur les Archives de psychiatrie General, le méthylphénidate est un médicament pour le TDAH, peut être efficace pour traiter les symptômes de l'hyperactivité chez les enfants atteints d'autisme et de troubles relatifs au développement.

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5 juillet 2013

Encore un dérapage du Parti de Gauche au sujet de l'autisme

article publié dans le blog Des mots grattent

4 juillet 2013

(Coup de gueule de mon ami Gérard

Suite à ce communiqué du Parti de Gauche

Le coup de gueule (justifié) de mon ami Gérard :

Le PDG, drôle de sigle pour un parti d'extrême gauche ! Une fois n'est pas coutume, pas de retrait d'attention face à la connerie sans fond du texte du parti de gauche : un texte visiblement écrit depuis le divan d'un psyKK : on retrouve tous les éléments du langage psyKK : (pluralité des approches, sujet, souffrance) ! 

Tout est grandiose dans ce texte à commencer par l'introduction dans laquelle la manipulation est primaire : on mélange vérité et contre-vérité, omissions dès l'introduction : "les recommandations HAS préconisent prioritairement une approche éducative, comportementale et développementale, basée notamment sur des apprentissages répétés.".

Premièrement les recommandations sont élaborées en réponse à la question : "Quelles sont les interventions les plus sûres et les plus efficaces en matière d'autisme". Et la réponse qui gêne visiblement les rédacteurs de ce texte est claire et sans ambiguïté : les interventions éducatives, comportementales et développementales sont les plus sûres et les plus efficaces dans le traitement de l'autisme. C'est pour cette raison et nulle autre raison idéologique qu'elles sont préconisées. De même, les recherches démontrent que les approches psychanalytiques ne disposent à ce jour d'aucune étude scientifique validant leur intérêt dans l'autisme.  

La rhétorique du PDG ne peut rien contre ces faits ! Plus grave, ces interventions psyKK sont pratiquées et financées majoritairement en France depuis plus de 40 ans. Ce sont elles qui sont hégémoniques, liberticides, et qui ont été protégées par tous les gouvernements en place depuis des décennies. Le titre du communiqué est d'autant plus étonnant (Non au plan autisme, oui à la liberté de choix des familles) que la liberté de choix n'existe pas aujourd'hui en France du fait de la prégnance de l'approche psyKK que défend paradoxalement le PDG sous couvert de choix, mais de qui se fout le PDG ?

Les rédacteurs du texte ont-ils pris contact avec des représentants de familles dont ils défendent (on se demande à quel titre) la liberté de choix ? Ont-ils essayé de trouver un praticien formé aux TCC pour s'en rendre compte ? Par contre les psychanalystes se trouvent à tous les coins de rue. Voilà donc un parti d'extrême-gauche qui, non content de défendre une pratique de bourgeois, conçue par un bourgeois pour des bourgeois friqués, propose de le faire sous couvert de liberté de choix des familles, c'est tout simplement ridicule !!!
Le parti de gauche aurait tout intérêt, dans les plus brefs délais, à inclure dans son bureau politique des personnes informées sur la médiocrité des résultats des psychanalyses (rapport INSERM 2004) ; des personnes informées sur l'infiltration des psychanalystes dans le domaine de la santé, des médias, de l'expertise médicale (avec le succès que l'on commence à percevoir et qu'on aurait intérêt à évaluer finement), l'infiltration du monde politique afin de s'émanciper de cette pensée bourgeoise et totalitaire qui a trouvé en France et en son propre sein, un terreau fertile !  

Deuxièmement les approches modernes ne se limitent pas à la répétition, le penser et l'affirmer est soit une connerie sans nom, soit une mauvaise foi sans borne. Mais dans un cas comme dans l'autre c'est faux et surtout a-pragmatique : dénigrer une pratique efficace pour en défendre une autre à l'inefficacité avérée n'est pas un gage de sérieux dans le raisonnement et ne plaide pas en faveur des autres idées du PDG !

Troisièmement, la répétition ce n'est pas le mal, bien au contraire ! La répétition est un principe d'apprentissage fondamental et c'est sans doute la volonté de le nier qui est à l'origine d'une grande partie des difficultés d'apprentissage que rencontrent nos élèves aujourd'hui. S'approprier des connaissances en les réinventant est un processus intéressant mais il ne saurait être efficient pour tous les apprentissages, ni pour tous les élèves ! Dans la formation des élèves, l'apprentissage par répétition doit jouer un rôle important qu'il ne convient ni de négliger, ni de stigmatiser. Dans l'apprentissage des élèves avec autisme, la répétition revêt d'autant plus d'importance que les capacités sensorielles, de raisonnement, de dépendance au contexte, peuvent venir occulter les capacités d'apprentissage par répétition.  

De plus les difficultés de généralisation des compétences hors contexte d'apprentissage nécessitent de retravailler une compétence apprise dans nombre de situations afin de permettre à l'enfant de développer son autonomie dans un environnement naturel en faisant la part des choses entre ce qui est pertinent dans une situation (l'absence de voitures en mouvement à proximité du passage pour piétons) et ce qui ne l'est pas (la couleur de la voiture arrêtée). 

La suite du texte rédigé par les psyKK de service du PDG se passe de commentaires tout au plus peut-on rire de certains paradoxes : défendre l'omnipotente psychanalyse en évoquant le comportement de ses détracteurs qui serait digne de la grande époque soviétique est d'une loufoquerie sans pareil ; la psychanalyse est une pratique d'État, financée et entretenue durant des décennies malgré l'absence totale de résultats, ainsi que le prouve l'argumentaire scientifique.  

Mais les trois psyKK qui ont rédigé le texte (tant de conneries ne sauraient tenir en une seule cervelle), ne s'arrêtent pas là, le parti de gauche récuse les conceptions réactionnaires du ministère (entendre donner la priorité en matière de santé à ce qui fonctionne) ; heureusement que les psyK n'ont pas investi le domaine, disons au hasard, de l'antibiothérapie, sinon on serait dans une sacré mouise. 

Le PDG défend la liberté des soignants, y compris quand ils utilisent des interventions qui ne soignent pas ! Le PDG défend la liberté des psychologues et des éducateurs d'exercer leur art, pas de problème mais qu'ils aillent l'exercer sur eux-mêmes si leur art consiste à proposer des interventions non sûres et non validées. De quel droit le PDG revendique-t-il la médiocrité pour nos enfants ? Peut-être faut-il chercher dans cette revendiKKaction finale la vraie raison du positionnement du PDG.

Il apparait qu'il se situe plus en position de syndicat défendant les prérogatives exorbitantes de certains corporations, qui a pris ses habitudes (attente de l'émergence du désir de communiquer) qu'en véritable défenseur de la liberté de choix des familles car dans les faits, le choix actuel pour les familles (et le PDG le saurait s'il avait pris la peine de les contacter) est soit la psychanalyse soit la marginalisation avec la scolarisation et la recherche dans le privé des praticiens formés aux interventions reconnues par la HAS et par toutes les autres recommandations parues à travers le monde comme étant les plus efficaces.

 

Et là je mets un commentaire bien senti de mon ami Viktor sur mon  indignation face à ce communiqué : 

On dirait des gens dans les marécages, plus ils gesticulent, plus ils s'enfoncent. Leur crédibilité est définitivement perdue, dit moi une seule spécialité de la médecine ou les patients luttent contre les docteurs ?

 

Note de l’auteur de ce blog :

Ils n’ont pas de relecteurs dans ce parti ? Accuser dans le même communiqué de presse le gouvernement d’adopter des pratiques dignes de l’ère soviétique – un comble pour le « Parti de Gauche » en droite – ouh le gros mot – ligne de la parabole de la paille et de la poutre  – et plus loin d’être réactionnaire, celle-là est pas mal du tout. Faut pas les inviter à un dîner, il y aurait trop de prétendants…

Comme Gérard, je pousse mon coup de gueule sur les attaques contre les familles, menées par ces partis et mouvements qui vivent de revendications corporatistes, faisant pression sur les professionnels de l’Education Nationale afin qu’ils ne se forment  pas,  qu’ils n’acceptent pas nos enfants en situation de handicap à l’école de la république,  piétinant au passage toutes les conventions internationales, tous les textes de lois françaises.

J’en ai marre de leur RACISME !!! Car il  faut bien appeler un chat un chat. Quel syndicat, quel parti politique oserait dire qu’il faut des établissements séparés de l’école républicaine pour les enfants à peau noire, pour les enfants de confession différentes, pour les enfants nés d’unions non hétérosexuelles. C’est pourtant ce que font le PCF, le FDG, le PDG, la CGT, SUD, avec NOS enfants à besoins spécifiques afin de garder leur pognon : la mainmise sur ce personnel et les mouvements sociaux, les cotisations, la représentation…

Cela ne leur fait pas mal au ventre de vendre ces enfants. Ce ne sont pas les leurs. Ce sont les nôtres. Mais ce sont ceux de TOUS les Français.

5 juillet 2013

L'article -> Autisme : quand les familles s'en mêlent. Profondément blessant ...

Madame Chamak

J’ai lu dans « Sciences Humaines »  votre article  « Autisme : quand les familles s’en mêlent »

J’ai été profondément blessée par la façon dont nous, les familles y sommes présentées.

 

Qui impose à qui ?

Vous écrivez, à propos des méthodes comportementales : « (…) de nombreuses associations de parents militent pour imposer ces approches. » 

Mais à qui donc imposons-nous quoi que ce soit ? Le terme « imposer » que vous utilisez est totalement inapproprié, puisque ce sont en réalité les professionnels de santé et d’éducation qui nous imposent le type d’accompagnement, d’interventions pour nos enfants. Qui font pression sur nous, qui nous culpabilisent, jusqu’à faire des signalements à l’Aide Sociale à l’Enfance si on refuse de mettre notre enfant dans tel établissement/hôpital de jour.

Mais c’est vrai au juste, de quoi se mêlent les familles ?

Ne me dites pas que j’exagère, j’aimerais seulement que ce soit le cas. Mais, des appels de mamans à qui on met la pression, les associations de parents en reçoivent très régulièrement. La routine, le quotidien.

 

À propos de maltraitance

Dans votre article, vous parlez de maltraitance en citant un cas dans une structure comportementaliste. Mais vous oubliez de citer les dizaines de milliers de personnes autistes maltraitées qui vivent dans des établissements publics et dans lesquels, en grande majorité, les professionnels font du gardiennage, les considérant comme des malades qu’il faut médiquer et non éduquer… Et oui, le défaut d’éducation relève de la maltraitance…

Au fond, que voulons-nous ? Que nos enfants aient leurs chances de recevoir de l’éducation, d’apprendre la vie en société, d’apprendre les relations sociales…

Avez-vous des enfants Madame ? Si oui, vous leur avez certainement donné les moyens d’apprendre, de comprendre, d’être en relation avec les autres : vous leur avez laissé l’accès à l’éducation, à l’inclusion dans la société.

En quoi alors notre demande est-elle surprenante, choquante ?

Vous voudriez peut-être, sous prétexte que nos enfants ont un fonctionnement cognitif particulier, que nous les laissions les yeux fermés dans des institutions psychiatriques, hors de la société, pour les récupérer dans un état bien pire qu’à leur arrivée ?

Vous voudriez que nous les laissions croupir comme ces adultes dans le film « Autisme, solutions d’espoir » ?

Finalement, qui sont les personnes qui tiennent à ce que nos enfants progressent ? Certainement pas les professionnels qui ont à portée de main des neuroleptiques pour les calmer en cas de troubles de comportement. Des troubles qu’ils ont laissés s’installer, en se disant « C’est pas grave, si ils s’agitent un peu trop, on les shoote et on a la paix. »

 

 

Notre péché :  demander à ce que nos droits soient respectés

Dans votre article, notre volonté d’implication dans les accompagnements proposés est présentée de manière très négative. Mais n’est-ce pas naturel de vouloir cela ? En plus d’être naturel, c’est légitime, puisque maintenant les lois sont claires sur ce point : les parents sont, sur le papier, au cœur des décisions pédagogiques, éducatives.

Vous reprochez à une association nationale d’avoir osé faire condamner (en  2003) la France par le conseil de l’Europe : comme si était un blasphème… Alors que nos revendications sont bien légitimes : le droit au diagnostic, le droit à l’éducation comme n’importe quel être humain, droit que l’état français ne permet pas. Si on privait vos enfants de ses droits les plus élémentaires, comment réagirez-vous, Madame ?

Dans vos reproches vous avez simplement omis de dire pour quelles raisons la France est condamnée : pour le non respect de ses obligations éducatives à l’égard des personnes autistes. Le droit à l’éducation est un droit fondamental, bien détaillé dans l’article 24 de la convention relatives au droit des personnes handicapées de l’ONU en 2006.

Vous avez aussi soigneusement omis de dire que c’est grâce à cette condamnation de l’Etat que les Centres Ressources Autisme (CRA) se sont développés.

 

 

À propos d’argent…

Vous nous rendez coupables de la privatisation de tout un secteur, qui soit-disant s’en mettrait plein les poches avec nos enfants. Mais avez-vous un peu cherché pourquoi les familles dépensent de l’argent avec ce genre de professionnels ? Parce qu’il y a des résultats. Parce que ces parents font confiance dans les professionnels qui apprennent à leur enfants les règles sociales, les règles de communication, les apprentissages académiques : ils sont prêtes à payer pour qu’il aient accès à cela.

Toutes ces choses qui, pour vos enfants si vous en avez, sont prises en charge par l’Etat.

Oui, les parents se tournent vers le secteur privé, mais ils aimeraient bien pouvoir se tourner vers le public, si ce qui était proposé donnait des résultats concrets, de l’espoir… Au lieu de pratiques datant des années 1980, sauf dans certains hôpitaux de jour que l’on compte sur les doigts d’une main, mais que vous présentez comme si il y en avait un grand nombre.

Vous accusez  une certaine catégorie de professionnels de vivre, profiter de l’autisme, mais vous-mêmes, de quoi vivez-vous ? Vous aussi gagnez votre vie grâce à l’autisme, c’est là-dessus que porte votre travail, l’Etat vous paye pour cela.

Mais que faites-vous concrètement pour les personnes autistes, à part essayer de casser dans cet article le formidable travail des familles ?

4 juillet 2013

Languedoc-Roussillon : des enfants handicapés privés d'école à la rentrée

PATRICIA GUIPPONI
04/07/2013, 06 h 00 | Mis à jour le 04/07/2013, 08 h 38
Les parents se rendent mardi à l’Agence régionale de santé pour se faire entendre. Ils y convient le plus grand nombre.
Les parents se rendent mardi à l’Agence régionale de santé pour se faire entendre. Ils y convient le plus grand nombre. (BRUNO CAMPELS)

Pas de places dans les IME (institut médico-éducatif). Un collectif de parents se mobilise.

Ils s’appellent Juliano, Ikarm, Mohamed, Sofiane, Nawel, Vasco. Ont entre 5 et 8 ans. Le 3 septembre prochain, les enfants de leur âge reprendront l’école, eux se retrouveront sans classe pour les accueillir. Parce qu’ils souffrent de troubles du comportement, du développement, d’autisme.

Or, aucun établissement classique ne peut les gérer. Pas plus qu’un institut médico-éducatif, où la majorité d’entre eux sont admissibles. La faute au manque de places. "Nous avons sollicité les IME de Montpellier et ses environs. Personne ne peut scolariser nos enfants", observe Emmanuelle Hernandez, mère de Juliano, 6 ans et demi.

Des parents désorientés

Quand l’école traditionnelle est possible, l’effectif d’assistants de vie scolaire fait défaut pour la prise en charge de ces écoliers particuliers. Sarah Nedjidi en a fait les frais. Deux de ses cinq enfants sont autistes. Sa fille de 8 ans, Ikarm, est 44e sur la liste d’attente d’un établissement spécialisé.

"J’ai parlé avec un pédopsychiatre, il m’a dit : “Vous n’avez qu’à vous faire aider par les médicaments si vous ne pouvez plus gérer la situation !”", raconte-t-elle, encore abasourdie par la réponse aberrante. "On demande juste du temps partiel de scolarisation pour que nos petits ne soient pas laissés pour compte, puissent évoluer encadrés par un personnel compétent", insiste Emmanuelle Hernandez.

La loi donne obligation de scolarisation

Une centaine d’enfants seraient concernés en Languedoc-Roussillon. Aucun territoire de l’hexagone n’est épargné. "C’est injuste et inacceptable. Pourtant, la loi de 2005 oblige à scolariser tous les gamins. Nous avons créé un collectif de parents d’enfants déscolarisés car nous refusons cette fatalité", poursuit la maman qui se rend jeudi à la maison de la justice à Montpellier pour se faire entendre.

L'Agence régionale de la santé sollicitée

Mardi prochain, à 10 h, d’autres parents se joindront à elle pour exprimer leur mécontentement auprès de l’Agence régionale de la santé. "La création de places en IME n’est pas une priorité malheureusement.

Les personnes handicapées ne sont pas au programme des quatre axes d’actions de l’ARS, et il faut savoir que son budget pour 2013 a baissé de 20 %", analyse Florence Margaill, de l’association régionale Vivre avec une anomalie du développement. Le problème semble donc voué à rester en souffrance. "Les parents doivent s’organiser collectivement et solidairement pour renverser cet état de fait."

3 juillet 2013

Autisme : Informations intéressantes sur les formations proposées

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3 juillet 2013

E.D.I. Formation : un site à connaître

 

 

 

 

 

 

3 juillet 2013

16 novembre 2013 - Congrès Autisme France 2013 au Palais des Congrès de Paris



Le changement des pratiques en autisme, c'est maintenant ?

Palais des Congrès de Paris
Grand Amphithéâtre (1800 places)
Samedi 16 novembre 2013



Le plan autisme 3 est enfin sorti le 2 mai dernier. Les professionnels déjà investis dans le changement des pratiques, attendaient un signal politique fort : il a été donné dans l’ancrage clair et ferme de ce plan aux recommandations de bonnes pratiques validées par la Haute Autorité de Santé en mars 2012.
Ce plan est un espoir pour les familles car les personnes avec autisme comme nous tous, ont besoin d’instruction, d’éducation, de loisirs, d’une vie sociale et professionnelle répondant à leurs aptitudes pour le meilleur épanouissement possible au sein de notre société.

Le changement des pratiques en autisme, c’est maintenant ? est le thème de ce congrès et nous verrons ensemble comment toujours mieux accompagner nos enfants, adolescents et adultes et :
    •  Informer sur les problèmes médicaux majeurs comme l’épilepsie et les troubles du sommeil, l’intérêt et le fonctionnement d’une consultation génétique.
    •  Donner aux enseignants et professionnels l’envie d’investir dans la scolarisation des enfants et adolescents, quelles que soient leurs aptitudes.
    •  Enseigner en adaptant pour développer des compétences et permettre aux personnes avec autisme de restaurer leur dignité d’être humain et d’avoir une place dans la société.
      •    Relever le défi de l’insertion sociale et professionnelle des adultes en leur accordant la « présomption de capacité ».

Ces axes de réflexion vous invitent, amis parents et professionnels, à miser sur l’avenir et les possibilités d’un accompagnement toujours
amélioré pour les personnes autistes, à tout âge..



___________________

 

De la formation à l'insertion sociale et professionnelle des adultes avec autisme

 

Au Conseil régional d’Ile-de-France à Paris
Salle Delouvrier (200 places)
Vendredi 15 novembre après-midi
Conférence gratuite avec réservation obligatoire


    •  De la scolarisation à la formation professionnelle : quels parcours ? Quels objectifs ?
    •  Quel travail proposer aux adultes autistes accueillis aujourd’hui en FAM ?
    •  Au Québec : l’insertion professionnelle adaptée des adultes avec autisme.

Conférence gratuite avec réservation obligatoire à autisme.france@wanadoo.fr  (nombre de places limitées).


Programme détaillé de la Conférence du 15 novembre
 


Inscription

Paiement en ligne sécurisé par Carte Bancaire

► Paiement par chèque ou virement : Bulletin à télécharger, à nous retourner accompagné de son règlement à Autisme France - 1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE-SUR-SIAGNE

3 juillet 2013

Pétition pour que le 2 avril, journée mondiale de l'autisme figure sur le calendrier

2 juillet 2013

Les grandes ambitions du plan contre l'autisme

Le Monde.fr | 01.07.2013 à 17h10 • Mis à jour le 01.07.2013 à 17h15 | Par

Marie-Arlette Carlotti, le 29 mars à Marseille.
L'état n'a pas vocation à trancher les controverses scientifiques, notamment quant à la prise en charge de l'autisme. Au contraire, il lui incombe d'encourager les femmes et les hommes de science dans leur quête de savoir. Mais l'Etat a un devoir moral quand il s'agit de la santé des citoyens. Il doit, en l'état actuel des connaissances, mettre tout en œuvre pour répondre aux besoins de soins.

C'est précisément dans cet esprit qu'a été élaboré le troisième plan autisme. Il promeut la recherche sur les mécanismes de l'autisme, sa prévalence et l'évaluation des pratiques. Et dans le même temps, il prend acte de la nécessité d'agir. Les connaissances les plus récentes sont celles qui fondent les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Ce sont donc logiquement ces recommandations qui ont servi de fil rouge au plan.

COORDINATION DES ACTEURS

En quoi consistent ces recommandations ? Un dépistage le plus précoce possible et une prise en charge fondée sur les besoins individuels en associant des approches éducatives, pédagogiques et thérapeutiques. La HAS insiste sur la mise en œuvre d'interventions dès dix-huit mois et sur la place des parents dans ce processus.

Elle insiste également sur la coordination des acteurs et sur la nécessaire évaluation des pratiques, de toutes les pratiques. Ces recommandations répondent à un constat de carence grave qui concerne tous les secteurs : sanitaire, médicosocial et éducatif.

Quand le taux de prévalence est estimé à 1 sur 150 mais que la prise en charge dans le secteur médico-social ne concerne qu'un Français sur 850, il est indispensable d'améliorer notre système de dépistage et d'intervention : c'est la priorité du plan.

Quand seulement 20 % des personnes autistes sont accueillies dans des structures médico-sociales dédiées, il est nécessaire de transformer les structures existantes, de développer des dispositifs adaptés et de renforcer la coordination des acteurs sanitaires et médico-sociaux.

Nous avons donc fait le choix d'un investissement massif dans la formation et le renforcement des dispositifs en psychologues et en éducateurs spécialisés. Les formations rendront compte de la complexité de l'autisme et de la variété des approches existantes.

PÔLES D'EXPERTISE RÉGIONALE

Sur ce constat de carence et les réponses apportées par le troisième plan autisme, je veux réunir l'ensemble des professionnels et des familles. Le parcours d'une personne autiste n'est pas linéaire et nécessite la coordination d'approches éducatives, pédagogiques et thérapeutiques.

Le plan fait des pôles d'expertise régionale le point d'articulation entre recherche fondamentale, recherche clinique et diffusion des bonnes pratiques d'intervention. Il s'appuiera sur l'expérimentation menée par des pédopsychiatres depuis 2008 dans six Centres hospitaliers universitaires pour le dépistage et la prise en charge des enfants. Il s'appuiera également sur l'expérimentation menée au Centre hospitalier de Niort pour la prise en charge des adultes et confiera aux Agences régionales de santé (ARS) la responsabilité d'organiser la coordination des acteurs sanitaires, médico-sociaux et éducatifs.

Psychiatres, psychologues, éducateurs spécialisés, orthophonistes, ergothérapeutes, médecins généralistes,... de nombreux professionnels de santé ont déjà intégré les recommandations de bonne pratique de la HAS et font progresser la connaissance et les pratiques par leur expérience et leurs approches transdisciplinaires.

Je les ai rencontrés dans mes différents déplacements et je sais que nous pouvons nous appuyer sur eux pour faire évoluer les mentalités et les pratiques.

ESPRIT DE DIALOGUE ET DE RESPECT

Nous avons fait le pari de la transformation au profit de tous. Nous avons fait le pari de la raison. Le 20 juin s'est réuni, conformément aux engagements pris, le premier comité de suivi du troisième plan autisme. Ce comité rassemble des associations, des dirigeants de structures de formation, des représentants du monde de la recherche et du monde hospitalier, des parlementaires et des membres de l'administration.

Ainsi, autour de la table, se retrouvent des parents de personnes autistes, des gestionnaires de structures médicosociales, des professeurs d'université, des neurobiologistes, des psychiatres, des représentants du peuple et des serviteurs de l'Etat œuvrant dans les politiques de santé, de cohésion sociale, d'éducation, de recherche et d'emploi.

C'est dans cet esprit de dialogue et de respect que le plan autisme a été conçu. C'est dans ce même esprit qu'il sera mis en œuvre. Avec comme seul horizon la dignité de tous.

Marie-Arlette Carlotti (Ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion)

1 juillet 2013

Autisme : réponse au Pr. Golse

 

Très cher Pr Golse,

J’ai lu avec une extrême attention l’article paru dans le journal Le Monde du 27 juin 2013, qui reprend votre lettre ouverte à Mme Touraine. Je l’ai lu avec  attention, et aussi, je dois le dire, avec une certaine stupeur.

Nous avons ensemble un certain passif, et je sais parfaitement à quoi m’en tenir en ce qui concerne vos positions. Je ne suis donc pas surpris par votre incroyable démagogie, qui consiste à tenter de nous faire croire que la liberté de choix des parents d’enfants autistes est menacée par le 3ème plan autisme. Que votre discipline s’en trouve elle-même condamnée. Et que tout cela va à l’encontre des recommandations de la HAS.

 

Je dois dire que vos circonvolutions rhétoriques, si elles ne manquent pas d’audace, constituent en tous cas un réel manque de respect pour les familles (dont je fais partie), et pour les associations qui portent leurs voix (dont je suis l’un des représentants).

En vertu de quoi, je souhaite ici vous répondre point par point, en vous citant :

«Je voulais vous dire, (…) à quel point,  avec une immense majorité de mes collègues pédopsychiatres, nous avons été scandalisés par le 3ème plan autisme ».

A la bonne heure ! Qu’est ce qui est scandaleux, au juste ? Que des avancées scientifiques et médicales traversent enfin nos frontières, malgré le mur psychanalytique érigé depuis tant d’années ? A quoi vous attendiez-vous, au juste ?

Pour rappel, le Code de la Santé Publique rappelle que : « Le médecin s’engage à assurer personnellement au patient, des soins consciencieux dévoués et fondés sur les données acquises de la science ».  Pourquoi l’autisme ferait-il exception à la règle ?

L’enfant  autiste n’a pas besoin de la psychanalyse pour « organiser sa représentation du monde », car l’autisme n’est pas la conséquence d’un supposé « vécu d’effondrement » ou « d’angoisse catastrophique », pour reprendre votre jargon.

« L’objectif principal de mon livre est précisément d’essayer d’apaiser les conflits et de plaider pour une prise en charge multidimensionnelle et intégrative des enfants autistes, du fait même de l’origine polyfactorielle de cette pathologie ».

Allons bon. Vous, apaiser les conflits ? On aura tout lu !

Qui dénigre depuis des années les méthodes éducatives et comportementales, et les associations de familles ? Qui tente de manipuler l’opinion publique, les médias et les politiques pour garder la mainmise sur la prise en charge de l’autisme ? Qui soulève le conflit ?

Votre manipulation ultime est d’avoir publié dans ce contexte difficile, un livre nommé « Mon combat pour des enfants autistes ». Quelle ironie. Quelle tromperie… Quel a été, concrètement, votre combat pour ces enfants ? La mise en place des pataugeoires ? L’isolement ? L’hospitalisation ? La séparation d’avec leurs mères, toxiques par nature ? Les méthodes archaïques, tel le Packing ?

Votre livre est un grand fourre-tout, qui appelle à une « convergence neuropsychanalytique » ( ?), et qui, une fois de plus, aborde les troubles de la communication de l’autisme dans une logique de dysfonctionnement mère-enfant.

Au cas où vous ne l’aurez pas compris, c’’est précisément ce genre de théories que les familles rejettent. Et étant donné qu’elles ne reposent sur rien de concret, il serait insupportable qu’elles continuent à avoir courent dans les hôpitaux français. A ce propos, je rappelle que ces théories franco-françaises sont la risée de la communauté scientifique nationale et internationale.

La pluridisciplinarité de la prise en charge de l’autisme peut et doit exister. En effet, les méthodes éducatives et comportementales disposent de plusieurs outils : l’ABA, bien sûr, mais aussi l’approche TEACCH, le PECS, et éventuellement l’orthophonie et la psychomotricité. Toutes ces approches peuvent être complémentaires. Entre elles, un point commun : elles font progresser les enfants et même les adultes autistes, et leur efficacité est mesurable, quantifiable, évaluable. Ce qui n’est pas le cas de la psychanalyse, qui n’a donc, encore une fois, rien à faire dans la thérapeutique de l’autisme.

« Il y a d’abord la liberté de choix des parents qui n’est plus respectée ».

Là, Pr Golse, à un mot près, nous pourrions être d’accord. Sauf que je dirais que « la liberté de choix des parents n’est pas ENCORE respectée ». Car aujourd’hui, la liberté de choix pour les parents est un véritable parcours du combattant.

Je ne compte plus les parents qui nous sollicitent parce que les CRA auxquels ils ont fait appel (ainsi que des CMP, CAMSP et autres) refusent de leur communiquer le diagnostic de leur enfant. Ou refusent de leur transmettre le dossier médical de leur enfant (dans l’illégalité la plus totale). Les cas de menaces, de pression et même de signalement abusif pour « carences éducatives » ou « défaut de soin » sont légion dès lors que les parents essaient de soustraire leur enfant aux prises en charge psychanalytiques et psychiatriques imposées par ces centres. De quelle liberté parlez-vous donc ?

Dans le cas de l’autisme, un autre facteur est à prendre en compte : l’ignorance dans laquelle les professionnels impliqués ont maintenus les parents. Car, pendant des dizaines d’années, les parents n’ont pas eu de choix, tout simplement parce que personne ne les ont informés de l’existence d’alternatives.

C’est grâce à la démocratisation d’internet, et grâce aux forums que les informations ont commencé à circuler sur ce qui se pratiquait avec un succès certain à l’étranger. Ce sont les parents, et les associations de parents (et notamment VAINCRE L’AUTISME), qui ont été les vecteurs de l’innovation. Ce sont eux, et non les pédopsychiatres français (qui pourtant, étaient évidement au courant de la façon dont étaient traités les autistes aux USA, ou en Suède !) qui ont mis en place les premières formations et prises en charge basées sur l’ABA. Il y aurait là de quoi s’interroger sur l’efficacité des CRA, et autres organismes spécialisés, à répondre à leur mission de soin. Moi, en tous cas, je m’interroge.  Car le temps perdu en institution à fait de milliers d’enfants autistes des polyhandicapés, dépendants et enfermés vivants, au sens propre comme au figuré, dans des institutions psychiatriques.

« Aujourd’hui, nous allons vers une impasse, car plus l’Etat se mêle de dicter aux professionnels leurs contenus d’action, plus la liberté de choix des parents se trouve rabotée. »

De quoi parlez-vous, Pr Golse ?

Le principal devoir de l’état est de faire respecter les droits de ses citoyens. Et donc, de veiller à ce que tous ces citoyens aient accès aux traitements les plus efficaces.

Et lorsque vous nous dites encore : « Pensez-vous vraiment que les cardiologues accepteraient que l’on vienne choisir à leur place le médicament de l’infarctus du myocarde ? ».

Non seulement, c’est hors sujet… Mais en plus, pensez-vous vraiment que les cardiologues continueraient à prescrire un médicament couteux, sans la moindre efficacité et potentiellement dangereux ? Croyez-vous qu’en pareil cas l’état ne devrait pas réagir ?

Voilà, votre métaphore a donné le ton, car c’est très exactement ce qu’est la psychanalyse dans le traitement de l’autisme : un outil coûteux, au mieux inadapté, au pire nocif, mais de toute façon inefficace.

Non, « le 3ème plan autisme ne va pas amputer un citoyen de sa liberté d’accès aux soins » comme vous essayez de nous le faire croire. Au contraire, il s’agit de protéger les enfants et les plus faibles de votre influence néfaste, qui nuit à leur progression, à leur autonomie et à la cohésion des familles.

Plus loin, vous évoquez « la créativité médicale », et vous vous interrogez : « Que nous restera-t-il à enseigner à nos étudiants ? »

Là, je vous l’avoue, je ne vous comprends pas. Quelle discipline médicale peut-elle se targuer de faire dans la créativité ? On parle de rigueur, d’application des données scientifiques, de talent, oui, voire même d’instinct. Mais de créativité, non. Vos patients ne sont pas vos cobayes, Pr Golse. Ni vos patients, ni leurs familles. La pédopsychiatrie, en tant que véritable médecine, existe en dehors de la psychanalyse. C’est d’ailleurs le cas dans tous les autres pays, qui ne sont pas, pour autant, totalitaires.

Pour conclure, je vais vous dire le fond de ma pensée : votre article achève de vous décrédibiliser.

En ce qui concerne l’autisme, votre discipline est à l’agonie. Vous vous débattez parce que vous ne supportez pas de ne pas avoir le dernier mot, et vous essayez de récupérer quelques miettes, parce que ces quelques miettes vous rapportent gros.

En tant que psychiatre, vous êtes médecin, et vous devez suivre les avancées de la Recherche et vous y conformer (code de déontologie oblige). De l’autre côté, en tant que psychanalyste, vous rejetez les données scientifiques dont vous disposez, vous campez sur vos théories anachroniques et sans aucun fondement. Hélas, visiblement, c’est le psychanalyste en vous qui prend le dessus sur le médecin.

Vous essayez de faire croire que vous vous battez contre de « dangereux comportementalistes ». Mais vous le savez, il n’y a pas de comportementaliste. Il n’y a que des parents. Des parents qui souhaitent le meilleur pour leurs enfants. Ces parents dont vous dites défendre « la liberté ».

Ce sont eux précisément qui s’élèvent aujourd’hui par milliers pour faire valoir le droit de leurs enfants à des traitements conformes aux données de la science. En tant que citoyens, usagers de la santé publique, nous avons ce droit de réclamer le meilleur pour nous et pour nos enfants.

Moi, Sajidi, je suis un usager, et je représente des usagers. J’ai des droits. J’exige qu’ils soient respectés.

La justice se doit donc de faire cesser l’imposture et l’escroquerie dont sont victimes les autistes de France. Et vous vous rendez coupable de vouloir perpétuer cette situation.

La justice est en marche, Pr Golse. Le débat sur la psychanalyse dans le traitement de l’autisme est déplacé. Clôt. Terminé. Maintenant, il faut vous y faire.

1 juillet 2013

Le 3ème plan autisme : une menace pour la pédopsychiatrie

Bon à savoir : Bernard Golse est médecin et psychanalyste ... ce qui peut éclairer le lecteur (jjdupuis)

Le Monde.fr | 27.06.2013 à 10h26 | Par

La position de la HAS augure sans doute une nouvelle ère dans la prise en charge de l'autisme.
Ayant été auditionné le 16 mai 2013 par la Mission d'information sur la Santé Mentale créée en 2012 au sein de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale sur l'avenir de la Psychiatrie et de la Pédopsychiatrie, j'ai eu l'occasion de dire, dans le cadre de cette audition, à quel point, avec une immense majorité de mes collègues pédopsychiatres, nous avons été scandalisés par le 3ème plan autisme qui vient d'être publié sous la direction de Madame Marie-Arlette Carlotti. Je dirige le service de Pédopsychiatrie de l'Hôpital Necker-Enfants Malades et à ce titre, je suis responsable de l'un des six centres d'évaluation et de diagnostic de l'autisme et des troubles envahissants du développement, rattachés au C.R.A.I.F (Centre de Ressources Autisme Ile de France).

Nous espérions beaucoup du changement du gouvernement pour pouvoir revenir à une position raisonnable à propos de cette pathologie extrêmement douloureuse. L'objectif principal du livre que je viens de publier aux éditions Odile Jacob (Paris 2013) sous le titre : "Mon combat pour les enfants autistes" était précisément d'essayer d'apaiser les conflits, et de plaider pour une prise en charge multidimensionnelle et intégrative des enfants autistes, du fait même de l'origine polyfactorielle de cette pathologie. J'ai eu l'occasion d'en parler successivement avec Madame Aurore Lambert, avec le Pr Olivier Lyon-Caen, avec Madame Cécile Courreges, avec Monsieur Axel Cavaleri, et enfin avec Madame Marie Derain la défenseure des enfants. J'ai trouvé une écoute très attentive chez chacun de ces interlocuteurs qui m'avaient tous assuré qu'il n'était plus question pour l'Etat de s'engager dans des polémiques et des clivages interprofessionnels qui ne sont finalement que le fruit de certains lobbyings politiques, commerciaux et journalistiques. Nous avions donc beaucoup d'espoir.

Or la lecture de ce 3ème plan nous montre qu'il est en quelque sorte plus dangereux encore que les précédents. Ceci représente vraiment pour nous une très grave déception, mais les enjeux vont, me semble-t-il, bien au-delà de l'autisme. Il y a d'abord la liberté de choix des parents qui n'est plus respectée. Quelle autre discipline médicale accepterait de voir l'Etat lui dicter ses contenus d'action ? Peut-on vraiment imaginer que les cardiologues toléreraient que l'on vienne choisir à leur place le médicament de l'infarctus du myocarde ? Quand les C.R.A. (Centre de Ressources Autisme) ont été créés par Madame la Ministre Simone VEIL, leurs missions avaient été très sagement définies. Il s'agissait de veiller à ce que chaque région du pays dispose d'équipements suffisants pour les enfants autistes, sur les trois registres du soin de l'éducatif et du rééducatif. Il s'agissait donc, et c'est me semble-t-il la mission principale de l'Etat dans le champ de la médecine, de veiller à la bonne adéquation des contenants d'action, mais sans s'immiscer dans la question des contenus d'action qui ne peut être qu'une affaire de spécialistes.

LA LIBERTÉ DE CHOIX DES PARENTS LIMITÉE

Aujourd'hui, nous allons vers une impasse, car plus l'Etat se mêle de dicter aux professionnels leurs contenus d'action, plus la liberté de choix des parents se trouve rabotée. Même les recommandations de la H.A.S. (Haute Autorité de Santé) qui ont suscité tant de réactions passionnelles à propos de la prise en charge des enfants autistes, insistaient sur une prise en charge intégrée.

Le 3ème plan fait l'apologie du tout éducatif et ceci est parfaitement inadmissible. Nous aboutissons ainsi à un paradoxe car, alors que les parents d'enfants autistes plaident activement, et à juste titre, pour que leur enfant soit considéré comme un citoyen à part entière ayant notamment le droit d'être scolarisé, ce 3ème plan va pourtant aboutir à en faire un citoyen privé de sa liberté d'accès à différents outils thérapeutiques disponibles pour tout le reste de la population (je pense évidemment ici, en particulier, aux soins psychothérapeutiques). Mais à nouveau, j'insiste sur la liberté de choix des parents. De quel droit leur interdire la possibilité de choisir pour leur enfant, une aide multidimensionnelle incluant une dimension psychothérapeutique ?

Par ailleurs, nous sommes nombreux à craindre la mort programmée en quelque sorte de la Pédopsychiatrie. Celle-ci se fonde en effet sur le vif de la rencontre clinique, et chaque rencontre doit pouvoir déboucher sur des décisions thérapeutiques adaptées et spécifiques de chaque situation. Quand l'Etat nous aura dicté nos conduites à tenir en matière d'autisme, il continuera probablement à vouloir le faire en matière d'hyperactivité, de troubles obsessivo-compulsifs... et cela sera sans fin ! Que restera t-il de la créativité médicale ? Que nous restera t-il à enseigner à nos étudiants ! Comment pourrons-nous susciter des vocations et des enthousiasmes professionnels quand l'acte médical pourra être remplacé par une simple application de protocoles informatisés ?

Au-delà de l'autisme, cette dérive de la pensée politique qui plie l'échine devant certaines positions associatives intransigeantes, me semble faire le lit d'un fonctionnement déshumanisé et pré-totalitaire dans le champ de la médecine.  Au-delà de l'autisme, de la pédopsychiatrie, et de la psychanalyse, c'est donc aujourd'hui le soin psychique et l'ensemble des sciences humaines qui se trouvent ainsi gravement menacés, en même temps que la liberté de choix des parents se voit subrepticement amputée.

Bernard Golse (Pédopsychiatre Hôpital Necker-Enfants Malades)

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