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"Au bonheur d'Elise"
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30 septembre 2015

COQUEREL Steven, autiste Asperger veut apprendre à l'école

article publié dans Le Courrier Picard

Publié le


 
Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent pour que leur fils Steven, autiste asperger, puisse reprendre sa scolarité.

Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent pour que leur fils Steven, autiste asperger, puisse reprendre sa scolarité.

Steven Peuvrel, a été diagnostiqué autiste avec syndrome d’Asperger qui lui confère des difficultés relationnelles. Depuis un an, il n’est plus scolarisé. Un drame pour lui et sa famille.

I l pourra faire le métier qu’il veut si on lui permet d’aller à l’école.  » Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent depuis des mois pour que leur fils, Steven, reprenne sa scolarité et assure son avenir. L’adolescent, qui fêtera ses 16 ans le 18 octobre, est autiste, atteint du syndrome d’Asperger. Il est intelligent, autonome, à l’aise avec ses proches, mais il souffre notamment de difficultés relationnelles avec les autres.

Renvoyé du collège il y a près d’un an, Steven tourne en rond dans le pavillon de ses parents, à Coquerel. Pour passer le temps, il surfe sur internet «  joue beaucoup à des jeux de stratégie  ». Son père travaille de nuit, pour pouvoir le surveiller, et sa mère prend le relais quand elle n’est pas à l’usine. Ses deux grandes sœurs s’occupent également de lui.

Diagnostiqué à 12 ans

Steven a été à l’école primaire normalement, avant d’être déclaré autiste. «  Je m’en suis rendu compte quand il avait trois ans, mais on m’a pris pour une folle, raconte Séverine Poulain. Il a passé des examens, et personne n’a rien vu. On me disait qu’il était juste timide. Mais je voyais bien qu’il n’était pas comme les autres.  » Alors que son fils, 12 ans) est en CM2, sa mère finit par lui faire passer un test mesurant le QI : «  Il l’a réussi haut la main, sauf à l’oral. Même la psychologue était stupéfaite  », se souvient Sévérine Poulain. Le centre de recherche sur l’autisme (CRA) d’Amiens établit le diagnostic : syndrome d’Asperger. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) accorde à la famille une petite aide financière, de 129 euros par mois, et le paiement du transport pour l’école. Au collège d’Ailly, Steven est inscrit dans l’unité locale d’inclusion scolaire (Ulis), destinée à des enfants en difficulté. «  Steven n’avait rien à y faire, commente Séverine Poulain. Il s’embêtait. En maths notamment.  » Ses parents le mettent ensuite au collège Ponthieu d’Abbeville, «  pour des raisons pratiques. Sa sœur vit à côté  ». Cette fois, Steven se retrouve «  en 4e type  », avec une auxiliaire de vie scolaire (AVS), mais ça se passe très mal. «  Il est rentré en septembre et ils l’ont arrêté en novembre. Ils ne savaient pas le gérer, ils nous ont dit qu’ils n’étaient pas adaptés à ce genre d’autisme », affirme la maman. Qui regrette : «  Personne ne nous a proposé d’autre solution.  »

Séverine Poulain a contacté diverses structures, des associations, sans succès pour l’instant. «  Partout les portes se ferment.  » Et elle a très peur que Steven se retrouve sans rien, une fois son 16e anniversaire passé. «  On le rejette de partout, il ne peut pas se projeter. On l’a pris pour un fou, il est au bout du rouleau, il se demande à quoi il sert  », relate la mère de famille. Pourtant, «  il a les compétences, il peut aller loin, si on lui en donne les moyens, confie-t-elle. Il adore tout ce qui est scientifique. J e le verrais bien dans l’informatique.  » «  On ne peut quand même pas lui interdire d’apprendre  », s’agace Laurent Peuvrel. Qui remarque : «  Les gens ont peur depuis qu’il a été diagnostiqué. Avant, il allait à l’école comme tout le monde.  »

Toutefois, Steven retrouve un peu d’espoir. Une solution pourrait être trouvée dans un autre collège.

«Il n’est pas exclu du système scolaire»

À l’inspection académique, Corinne Silvert est inspectrice à l’adaptation scolaire et à la scolarisation handicapée. Elle affirme : «  Steven n’est pas exclu du système scolaire.  » L’équipe de suivi de la scolarisation va de nouveau se réunir, selon l’inspectrice, «  pour envisager une prise en charge  » de l’adolescent. Elle évoque plusieurs solutions : revenir au collège, avec des aménagements pédagogiques adaptés, ou être orienté vers un autre établissement, comme le lycée agricole ou une maison familiale et rurale. Mais c’est la commission départementale de la maison des personnes handicapées qui tranchera. «  Tout ceci sera travaillé en concertation avec la famille  », insiste Corinne Silvert. Elle commente : «  Apparemment, il ne vivait pas bien sa scolarité. D’un côté, il avait envie d’être scolarisé comme les autres, mais il avait un peu de mal à communiquer. Ce qui posait souci. Un pédopsychiatre avait à l’époque recommandé un accompagnement médical.  » L’adolescent avait refusé, rappelle sa mère, qui lui laisse la décision. Plus généralement, Corinne Silvert rappelle qu’un certain nombre d’enfants autistes sont scolarisés en Picardie, dans des structures spécifiques, en institut médico-éducatif, dans des Ulis ou dans des classes ordinaires. Deux enfants autistes sont actuellement accueillis au collège Ponthieu.

Elle assure que des améliorations sont apportées. «  L’an dernier, nous avons ouvert une unité Autisme dans une maternelle à Amiens. Et nous avons créé cette année un poste de référent autisme, de la maternelle au lycée.  » Quant aux auxiliaires de vie scolaire (AVS), l’inspectrice affirme qu’ils ou elles bénéficient d’une formation générale puis d’une formation plus personnalisée, suivant le type de trouble. «  Il y a une formation spécifique sur l’autisme, mais chaque enfant a son propre fonctionnement, ce n’est pas évident.  »

Courrier picard

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30 septembre 2015

Etre autiste au pays des droits de l'homme !

Publié le 30 septembre 2015

La France à la traine dans le traitement de l’autisme.

Par Nafy-Nathalie.

enfant rire credits b eelen (licence creative commons)

enfant rire credits b eelen (licence creative commons)




 

 

Le 17 septembre 2015, l’ONU s’insurge contre le placement de force d’un adolescent de 16 ans dans un hôpital psychiatrique pour adultes et demande à ce qu’il soit libéré au plus vite. Timothée est autiste, ce qui signifie qu’il souffre« de troubles du développement humain caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs ». Autisme Regards Croisés est un site qui pourra compléter très utilement, si besoin, votre information. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émet le 8 novembre 2007 dans son avis no 102 le constat suivant :

« Il n’y a pas aujourd’hui de traitement curatif, mais une série de données indique depuis plus de quarante ans qu’un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique augmentent significativement les possibilités relationnelles et les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, et les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication non verbale par les enfants atteints de ce handicap. »

Donc la prise en charge y compris éducative est une donnée essentielle de l’insertion des autistes dans notre société. La France s’est engagée à garantir le droit à l’éducation des enfants autistes en ratifiant la Charte sociale européenne.

Timothée vivait avec sa mère, et était inscrit dans le système scolaire classique. Des assistants de vie scolaire lui permettaient de suivre les cours. De son côté, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) préconisait son placement en institut spécialisé compte tenu de ses difficultés scolaires en 2013/2014. Elle a donc supprimé les AVS. L’école a indiqué ne plus être en capacité, sans AVS, d’assumer la prise en charge de Timothée et a refusé de le garder pour la rentrée 2014/2015. Devant l’insistance de sa mère à le scolariser, y compris par la force, en attendant le résultat de l’action qu’elle avait lancée, l’adolescent a été évacué de l’établissement scolaire avec l’aide de la police. En mai 2015, la juge des enfants a confié Timothée à son père, qui lui était favorable à sa prise en charge spécialisée, afin qu’il puisse le confier à un Institut Médico Educatif (IME). Ce dernier, au terme de 4 jours décide de le renvoyer vers un hôpital psychiatrique pour adultes où il est resté 9 jours, avec l’accord de son père, au cours desquels il sera mis sous psychotropes et coupé de ses proches.

Catalina Devandas Aguilar, rapporteuse de l’ONU, spécialisée en droit des personnes handicapées, déclare que « l’institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale ». Elle précise qu’« elle viole également les droits de cet adolescent à l’autonomie et à l’inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant ». Elle conclut par le fait qu’« Il est particulièrement grave que l’intérêt supérieur de cet adolescent, qui n’a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille ».

Pointer ainsi l’attitude de la France n’est pas nouveau. En février 2015 le commissaire des droits de l’homme du conseil de l’Europe pointait également «[… ] un certain nombre de situations à la fois inquiétantes et paradoxales : ainsi, des personnes qui auraient pu bénéficier d’un maintien en milieu ordinaire à condition de recevoir l’accompagnement personnalisé nécessaire se trouvent placées en institutions, faute d’une évaluation pertinente de leurs besoins ou de disponibilité des services médico-sociaux adaptés». L’incapacité de l’État à fournir des données précises sur le nombre de handicapés et la nature de leur handicap pose problème. Comment mettre en œuvre les moyens adaptés pour gérer une situation dont on ignore tout ? 80.000 personnes voient leurs libertés individuelles retirées par une hospitalisation d’office, 6.000 français doivent s’exiler en Belgique pour pouvoir être correctement pris en charge, 20.000 enfants sont privés de leurs droits à l’éducation, dont une grosse majorité d’autistes. Un article de Libération du 18 février 2015 titre d’ailleurs « environ 20.000 enfants handicapés sans solution »

L’État français a déjà été condamné par le Conseil de l’Europe 5 fois depuis 2004 pour ces manquements. Il lui a été accordé 10 ans à partir de 2004 pour y remédier, ce qui est loin d’avoir été fait. En effet, permettre de passer de 10 à 20% la prise en charge des autistes en milieu scolaire classique est certes une avancée mais pas suffisante en regard des engagements pris, puisque 80% des autistes demeurent exclus. La cour européenne des droits de l’homme considère dans sa dernière décision qu’ « il y a violation de la Charte sociale européenne révisée en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun, et l’absence de prédominance d’un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées », absence de prédominance rappelée dans un article de L’Express de 2012. L’État français devient particulièrement surveillé et doit depuis 2014 faire un rapport annuel des efforts qu’il fournit pour remédier aux problèmes relevés qui sont principalement :

  • Manque d’écoles
  • Manque de moyens alloués aux écoles
  • Précarité du statut du personnel accompagnant (Auxiliaires de vie scolaire dites AVS),
  • Manque de financement d’institutions spécialisées sur le territoire au profit du financement de la prise en charge des autistes français en Belgique. Vous avez bien lu. Nous en sommes arrivés à la situation aberrante de préférer externaliser la prise en charge de nos autistes nationaux dans les pays frontaliers plutôt que de créer les conditions favorables à leur accueil sur le territoire français. L’adoption le 13 mars 2015 de l’amendement AS1488 de la loi sur la santé favorisant cette incongruité avait d’ailleurs créé une vive polémique.

Secouée par le Conseil de l’Europe, un nouveau plan nommé « Plan autisme 3 » a tout de même été adopté en 2013, après 3 années de carence, qui devrait contribuer à améliorer significativement la situation des enfants et adolescents autistes ; mais ses premiers résultats ne seront pas effectifs avant 2017. Ce plan a été validé le 10 mars 2014 par le conseil des ministres de l’Europe. Un article du Monde de septembre 2014 dresse un bilan mitigé de ce plan après une année. Il rapporte les propos du Président de l’association Autistes sans frontières qui indique que «  C’est la première fois qu’un président de la République se déplace dans un lieu où l’on fait exactement ce qu’il faut faire, c’est un signal positif » toutefois, il souligne aussi le fait que créer sept places dans chaque département, soit prendre 700 enfants à terme sur toute la France, n’est sans doute pas suffisant en regard des 7 000 à 8 000 enfants qui naissent chaque année atteints d’une forme d’autisme. Cela tombe sous le sens.

Le traitement des autistes n’est pas aussi lamentable dans le monde. 650.000 personnes sont touchées par l’autisme, c’est énorme. Au lieu de pénaliser le « hors norme » comme on a coutume de le faire chez nous, ailleurs, on décide d’en faire des atouts. Un article de Novethic l’explique parfaitement. Il suffit d’observer ce qui se passe dans les pays du Nord de l’Europe comme la Belgique ou le Danemark pour se rassurer sur l’existence de solutions et d’une intégration possible dans la société. En Grande-Bretagne, 100% des autistes sont scolarisés, idem en Italie et en Suède, où n’existent pas de statistiques sur le sujet ; l’absence d’insertion sociale y étant considéré comme une maltraitance, on peut tabler sur un chiffre proche des 100%. Les études montrent selon le collectif autisme que : « Les personnes handicapées ont acquis plus d’autonomie et la discrimination a régressé. En matière de coût économique, des études réalisées en Suède et en Grande Bretagne ont indiqué que ces modalités de prise ne charge permettant une insertion sociale étaient moins coûteuse que l’institutionnalisation. » On peut aussi se pencher sur la manière dont les États-Unis transforment le handicap en atout,  ainsi Microsoft qui annonçait en mars 2015 vouloir recruter des autistes au sein de son groupe. Est-il utile de rappeler que Bill Gates est lui-même probablement autiste ? Sont soupçonnés de l’être également Mark Zuckerberg (créateur de Facebook), Marie Curie (chercheuse) et bien d’autres. Tous les autistes ne sont pas des Bill Gates, évidemment, mais rien n’interdit de penser qu’avec une prise en charge appropriée, beaucoup pourraient trouver une place dans la société.

Nous sommes le 30 septembre 2015. Un juge du tribunal de Lyon a confirmé le 25 septembre 2015 la décision initiale de confier Timothée à son père afin qu’il soit à nouveau placé en IME sans tenir compte des préconisations de l’ONU. Dont acte. Je suis curieuse de savoir ce que le gouvernement répondra aux questions que lui posera l’ONU sur cette affaire. Il doit le faire avant le 15 octobre prochain. Les condamnations de l’État français s’entassent ; ainsi vient-il d’être condamné à verser 240.000 euros pour indemniser 7 familles en 2015. La réaction des responsables politiques est ahurissante. Ils se gargarisent d’une condamnation de leur propre carence justement. Les associations dépitées par le manque de réaction des pouvoirs publics, s’organisent pour lancer des actions collectives en tablant sur le fait que le poids financier des condamnations obligera l’État à enfin prendre le problème à bras-le-corps. Ainsi par exemple Vaincre l’autisme fait un appel aux victimes afin de lancer une action collective avec un minimum de 500 dossiers. 500 dossiers avec une moyenne de 34.000 euros d’indemnisation par dossier (si l’on se réfère à la condamnation précitée), cela fait une estimation basse de 17 millions d’euros à verser. 8.000 enfants autistes naissent chaque année, soit potentiellement autant de dossiers que les associations pourraient amener devant les tribunaux. Je vous laisse comparer avec les ridicules 205 millions que va coûter un plan autisme 3, qui s’étale sur 4 ans, et qui est, nous le savons déjà, nettement insuffisant. La question de l’autisme concerne tout le monde. Il n’est pas acceptable ni humainement ni matériellement qu’aujourd’hui il y ait encore des milliers d’enfants comme Timothée.

30 septembre 2015

Le cheval, l'ami des enfants autistes

article publié dans LA DEPECHE

Publié le 30/09/2015 à 03:50, Mis à jour le 30/09/2015 à 08:28

Les cinq jeunes enfants et leur monture./Photo DDM.

Les cinq jeunes enfants et leur monture./Photo DDM.

 

A deux pas de la forêt de Bouconne, le Blagnac Constellation Equitation accueille depuis un an cinq jeunes de l'association Sésame 31 qui vient en aide aux enfants autistes.

Clément, Lubin, Mattéo, Mickaël et Olivier-Charles arrivent les dimanches, accompagnés de leurs parents et le bilan semble positif. Romain et Marion, les moniteurs en charge de ces jeunes se sont fortement impliqués dans cette prise en charge. Cette activité poursuit des objectifs bien au-delà de la simple pratique sportive. Les jeunes sont amenés à se responsabiliser, à acquérir de l'autonomie comme n'importe quel enfant, mais également à reconnaître et gérer ses émotions et celles du cheval. La communication non verbale avec l'animal leur offre un réel échange, et les jeunes cavaliers travaillent leur équilibre et bénéficient de stimulations neuronales quand ils se déplacent au pas ou au trot.

«C'est vraiment une grande satisfaction, nous avons assisté à une grosse progression des enfants. Maintenant, un véritable lien s'est créé entre ces jeunes autistes et les poneys. Leur attitude a changé au fil de l'année et maintenant, quand ils arrivent au centre équestre ils préparent leur monture en autonomie. Ils ont également fait d'énormes progrès dans la maîtrise du poney, ils savent diriger, s'arrêter et même trotter sans les mains», se réjouit Romain. Le Blagnac Constellation Equitation voudrait développer la prise en charge du handicap, et pas seulement de l'autisme. «Nous accueillons déjà des pathologies plus ou moins lourdes en cours individuel. Nous voudrions mettre en avant les bienfaits que peut apporter la pratique de l'équitation de par le rapport à l'animal notamment. Il faut que les gens sachent que la pratique de l'équitation dans certain cas de handicap est non seulement possible, mais aussi bénéfique. Les parents de nos cinq jeunes autistes sont eux-mêmes surpris de l'autonomie acquise par leurs enfants», explique à son tour Kirsten Voss, la présidente du centre équestre.

N. G.

30 septembre 2015

Accueil périscolaire : la Caf soutient les enfants handicapés

04 Mai 2015
article publié sur le site de la Caisse des Allocations Familiales (CAF)

Les activités périscolaires sont ouvertes à tous, mais des adaptations sont parfois nécessaires pour faciliter l’accueil des enfants en situation de handicap. Désormais, les Caf pourront apporter une aide financière aux communes.

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La mesure a été annoncée par le président de la République le 11 décembre 2014, lors de la Conférence nationale du handicap. Les Caf jouent un rôle croissant dans le soutien aux activités périscolaires organisées par les communes, notamment dans le cadre de la récente réforme des rythmes scolaires.
Pour répondre à l'orientation fixée par le chef de l'Etat, les Caf vont dorénavant accompagner financièrement les communes qui souhaitent investir pour faciliter l’accès des enfants en situation de handicap à ces activités périscolaires. 
 
Adapter les activités proposées et renforcer l'encadrement
Ceci pourra se traduire, selon les cas, par une adaptation des locaux ou des activités proposées, ou encore par un renforcement de l'encadrement par des adultes. Au vu des projets, les Caf pourront participer au financement de ces adaptations, grâce à un « fonds publics et territoires » doté, pour l'ensemble de ses missions, de 380 millions d'euros pour la période 2013-2017.
Pour sa part, la ministre de l'Education nationale a demandé aux recteurs d’académies que chaque projet d'école - obligatoire pour tous les établissements scolaires - comporte un volet sur l'accueil et l'accompagnement des élèves handicapés.
29 septembre 2015

La psychanalyse en France : entretien avec Sophie Robert

article publié dans le blog Cygnification

Xavier Ristat

sophie robert le mur

La France est, avec l’Argentine, l’un des seuls pays où la psychanalyse a un telle importance dans les milieux psychologiques et psychiatriques. Pourtant, elle est loin de faire le consensus scientifique.

Malgré cela, la psychanalyse est enseignée dans beaucoup d’universités françaises et est considérée comme une expertise dans les affaires médicales ou judiciaires. Avec le temps, les pays voisins ont su se démarquer de cette discipline, mais en France, depuis Jacques Lacan, la psychanalyse est quasi-hégémonique dans les domaines psychologiques et psychiatriques. Pour beaucoup, la psychologie, la psychiatrie et la psychanalyse sont une seule et même discipline.
Avec Sophie Robert, nous reviendrons sur la place et la validité de la psychanalyse en France à travers son expérience et son enquête lors de ses documentaires, notamment lors de son aventure judiciaire avec « Le mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ».

 

 

Sophie Robert nous parle aussi de ses deux prochaines émissions qui sortirons le 10 octobre 2015 via son site Dragon Bleu TV : « Les déconvertis de la psychanalyse » et « Les fondamentaux de la psychiatrie », dont vous pourrez voir deux extraits exclusifs dans l’entretien ci-dessus.

 

Liens utiles :

Dragon Bleu TV, le site où vous pouvez voir les documentaires de Sophie Robert

Le dossier de l’AFIS sur la psychanalyse

Le groupe Facebook « Psychologie et Scepticisme Scientifique »

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29 septembre 2015

Un diurétique fait disparaître l'autisme d'un Valaisan - Suissse

article publié dans Le Nouvelliste

28.09.2015, 06:30

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Lionel Murisier et son papa Jean, dans la maison familiale d'Orsières.

HANDICAP - Après vingt-cinq ans d’autisme, Lionel Murisier, d'Orsières, retrouve une vie «normale» grâce à un médicament pour les reins. Son père en a fait un livre pour aider les parents d’enfants autistes.

Lionel Murisier, 27 ans, ne cache pas qu’il revient de loin. Atteint d’autisme, cet Orserain a vécu jusqu’à 25 ans dans son monde – «Il pouvait passer des heures derrière la fenêtre», note son papa – et avec des douleurs paroxystiques. Il ne voyait aucune perspective d'avenir. "Je me souviens avoir eu des pensées très noires", confie-t-il pudiquement.

La découverte qui a tout changé

Sa vie est un enfer jusqu'au jour où Lionel Murisier et son père entendent parler des recherches du professeur Yehezkel Ben Ari, chercheur neurobiologiste de réputation mondiale. Ce spécialiste a découvert qu’un diurétique contenant de la bumétanide fait baisser la concentration de chlore intracellulaire et permet ainsi de supprimer les symptômes autistiques.

Résultats spectaculaires en quelques jours

Lionel Murisier décide alors d'essayer le traitement. Les résultats sont spectaculaires. "Mes symptômes autistiques disparaissaient jour après jour", raconte le Valaisan. Huit mois après le début du traitement, il passe même son permis de conduire, trouve un travail dans une entreprise d'horlogerie et prend un studio. "Une nouvelle vie commence pour moi!", se réjouit-il.

Un livre, écrit par son papa, raconte tout

Un parcours hors du commun que son papa raconte dans un livre "Le cri de Lionel-Autisme, thérapie chlorure" (éditions A la carte) qui sortira à la fin du mois d'octobre.

28 septembre 2015

Connaissez-vous EDI FORMATION ?

 

Notre organisme - EDI FORMATION

Danièle ARTUSO, Fondatrice et Directrice d'EDI Formation depuis 1988, est auteure d'un ouvrage " L'aide au très jeune enfant atteint d'autisme " (2001) elle a participé en 1990 à la création d'un IME (06) Spécialisé en autisme, puis d'un SESSAD spécialisé en autisme en 2002, et a représenté les familles d'enfants handicapés pendant près de dix ans à la CDES des Alpes Maritimes, elle a également participé à la création d'un FAM spécialisé en autisme (06) en 2010.

http://ediformation.fr

 

28 septembre 2015

Hommage à Aymeric Woimant et à Agnès, sa mère ... par Christine Philip

 

 

28 septembre 2015

Eglantine Eméyé : Avoir un enfant handicapé, c'est de la faute de personne

Un peu comme Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » Quand on parle de handicap ... il faut sans doute rester modeste et humble dans le jugement des solutions trouvées par les uns et les autres (jjdupuis)

Depuis deux ans, Samy vit dans une structure spécialisée dans le sud de la France. Eglantine Eméyé va le voir toutes les deux semaines. "Aujourd'hui, on est séparés, quand on se voit c'est que l'un pour l'autre. Ça fait quelques années que j'ai compris qu'il sait qui je suis et qu'il le manifeste". "J'aurai toujours mal à mon Samy", ajoute la journaliste, "avoir un enfant handicapé c'est de la faute de personne mais ce que je regrette, c'est que l'on soit si mal aidé".

27 septembre 2015

Le Bizarre incident du chien pendant la nuit - Au théâtre de la Tempête, Cartoucherie dans le bois de Vincennes Paris 12

article publié dans médiapart

« Le bizarre incident » à la Tempête ! (jusqu'au 18 octobre)

|  Par Arthur Porto

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Tous les ans, au Théâtre de la Tempête (Cartoucherie Paris 12), le «patron» des lieux, Philippe Adrien, nous propose dans sa programmation (beau répertoire, souvent des créations et un travail de recherche d'un théâtre engageant), une mise en scène. Cette année, il ouvre la saison avec l'adaptation d'un roman de Mark Haddon qui a eu beaucoup de succès à Londres.

 

 

Il s'agit de l'histoire d'un garçon de quinze ans (3 mois et 2 jours) qui trouve une nuit le cadavre du chien de la voisine. Un chien en général n'est pas un sujet d'enquête, mais Christopher persiste et réussi l'investigation pour découvrir le responsable de l'atroce mort de Wellington.

Et Christopher va découvrir plus que les conditions de ce bizarre incident du chien pendant la nuit...

Avec beaucoup d'attention et de respect pour son personnage, Mark Haddon nous fait rentrer dans le monde très personnel de Christopher, jeune garçon autiste.

Nous découvrons avec grand plaisir un acteur, Pierre Lefebvre, qui rend sur scène toute la richesse de la personnalité de ce garçon. Il vit dans son univers avec les possibles et les limites de son comportement et l'intelligence de ses raisonnements et de ses connaissances bien ancrées dans sa recherche et sa curiosité. Christopher est dans cette logique mathématique, qu'il exprime avec brio et dans cette inadaptation de vivre la société autour de lui. Sa difficulté à comprendre les métaphores, son refus du mensonge des histoires le conduit à écrire un roman avec une vraie histoire, celle de ce «bizarre incident» et de son enquête avec précision et sans interprétation.

Et la qualité de l'acteur correspond bien à ce que l'auteur veut nous dire, en permettant de voir avec distance, la révélation d'un secret de famille à travers la recherche de la vérité sur l'assassinat du chien de Mme Shears.

Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit Théâtre de la Tempête - Cartoucherie Affiche

La mise en scène de Philippe Adrien, le décor adopté, la chorégraphie d'ouverture qui nous embarque comme un lever de rideau pour nous situer dans ce très physique spectacle, avec la performance corporelle de Pierre Lefevbre-Christopher.

On sait le comportement, l'attitude toujours décalée d'un jeune autiste, qui plus est ce garçon surdoué confronté néanmoins à la normalité, épuisante et dans sa complexité écrasante de toute différence. Se défendant de la réalité extérieure, occupé qu'il est par sa vie intérieure. La séquence du métro londonien est d'une force, d'une richesse visuelle qui nous fait rentrer corporellement dans l’ambiance de cette promiscuité imposée.

«Rarement j'ai été autant pris d'un bout à l'autre par une pièce de théâtre», nous disait un ami en sortant de la salle. En effet, on est pris par la très grande humanité dans ce qui est donné à voir de ce garçon «pas comme tout le monde». Un infini respect pour ce qu'il est et ce qu'il cherche et réussi à nous dire: la preuve, son roman est même joué au théâtre...! Les émotions de Christopher se mêlent des nôtres, regarder autrement le monde et peut-être nous mêmes. A souligner aussi qu'il n'y a pas de référence médicale. Christopher mène sa vie, accompagné par Siobhan, la jeune qui est avec lui dans le cadre scolaire et l'aide à écrire son récit.

Si vous pouvez, faites un détour par la Cartoucherie, le théâtre la Tempête offre un singulier regard sur l'Autre, celui qui nous côtoyons et que nous ne voyons pas toujours ou dont nous nous écartons. Par ailleurs, le livre de Mark Hoddon, publié dans une édition Pocket, a eu beaucoup de lecteurs dans des collections pour ados, et reste très lu par les adultes.

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26 septembre 2015

En France, le potentiel professionnel des autistes reste sous-exploité

article publié sur novethic

Les autistes Asperger et de haut niveau ont beaucoup à donner au monde de l'entreprise. Leurs capacités de travail, leur intelligence et leur souci du détail font de ces personnes handicapées des salariés très productifs. Un potentiel qui reste largement ignoré en France. Faute d'information ou victimes de leurs préjugés, les employeurs hexagonaux rechignent encore à intégrer ces profils particuliers. Pourtant, des solutions existent.

Un autiste Asperger salarié dans une entreprise.
Daniel Reinhart / AFP

" Un gâchis énorme ". Philippe Bouchard résume ainsi la situation des autistes Asperger et de haut niveau. Le responsable de la mission handicap du groupe Randstat France se désole : "alors que les entreprises françaises ne cessent de clamer qu'elles recherchent des compétences pointues, on passe à côté de formidables compétences".

A la décharge de ces employeurs potentiels, il n'est pas aisé de repérer ces talents hors normes. " Les autistes mettent tous les savoir-faire au même niveau. Une personne qui sort de polytechnique ou de l'école des mines peut afficher sur son CV qu'elle sait faire une recherche sur Google ou des photocopies ", détaille Philippe Pouchard.

Ces difficultés à hiérarchiser les compétences et à se " vendre " lors d'un processus de recrutement peuvent transformer un entretien d'embauche en entretien d'embûches. Pour David Forien, la difficulté réside surtout dans le fait de trouver LA bonne entreprise, c'est à dire une structure assez souple pour intégrer ces profils atypiques.

Pour celui qui fut l'un des créateurs de l'association "Talents d'as", qui s'est donnée pour mission de trouver du travail aux personnes atteintes de troubles autistiques, " les règles et les repères d'une entreprise peuvent créer un cadre potentiellement accueillant pour des autistes Asperger et de haut niveau ".

De précieuses compétences

Selon Clémence Petit, une psychologue spécialisée dans l'accompagnement des autistes en milieu professionnel, les personnes présentant ce handicap – 80 % des cas diagnostiqués sont des hommes – ont de sacrées qualités professionnelles à faire valoir. "Ils sont pour la plupart extrêmement loyaux. Et honnêtes. Leurs capacités de mémorisation sont hors normes, au point d'en faire de véritables encyclopédies. Ils sont rationnels, méticuleux, ont la plupart du temps le souci du détail. Ils n'aiment pas non plus les pauses-cafés ou cigarettes du fait de leur capacité à s’absorber dans une tâche et de leur difficulté à sociabiliser avec leurs collègues ".

Mais si les autistes Asperger et de haut niveau présentent des capacités à même de séduire leur hiérarchie, la vie quotidienne avec leurs collègues de travail ne va pas sans difficultés.

Informer les salariés sur l'autisme

En cause notamment, leur manière très directe de s'adresser aux autres." Ils peuvent rapidement devenir blessants car ils sont maladroits. Ils n'hésitent pas à faire des réflexions sur votre prise de poids ou sur le fait que vous avez une sale tête après une nuit trop courte. Ils ne cherchent pas à vexer. Ils constatent simplement des faits ", souligne Clémence Petit. D'où l'importance d'informer les salariés sur l'autisme avant l'embauche effective d'une personne atteinte par ce handicap, que les spécialistes attribuent à la combinaison de certains facteurs génétiques et à une exposition précoce à des polluants.

Pour la psychologue, les collègues de travail d'un autiste doivent être capables de faire face à quelqu'un " supportant mal l'incompétence, pouvant présenter des troubles obsessionnels du comportement, ayant un mécanisme de pensée très centrée sur elle-même, qui présente des difficultés à détecter les comportements non-verbaux de communication, qui ne vient pas demander de l'aide et qui ne perçoit ni l'humour ni le sarcasme ".

Adapter le cadre de travail

Pour être efficace, un autiste doit évoluer dans un milieu professionnel adapté. C'est particulièrement vrai d'un point de vue sensoriel. " Ils ont du mal à filtrer les bruits et en particulier les voix. De ce fait, ils peuvent donc passer à côté d'une information importante " détaille David Forien. " Ils sont également hypersensibles au bruit, notamment aux sons métalliques. Ils entendent également les crépitements des néons. Il leur faut donc éviter la lumière directe et leur proposer, si possible, des casques antibruit ".

L'adaptation au cadre de travail doit également passer par la mise en place de procédures précises. Pour Frédéric Dorien, " il faut adapter le profil de poste avec des éléments tangibles de compréhension pour les Aspergers. C'est également vrai pour les processus. Par exemple faire travailler un non-autiste en binôme avec un autiste que celui-ci ne supporte pas. Ils ont également la sensation que leur travail, une fois terminé, n'a pas à être modifié. Or la réalité professionnelle n'est pas celle-là. Ils ont également besoin d'aide dans leur gestion du temps et de leurs priorités car ils sont capables de s'immerger totalement pendant des heures dans l'accomplissement d'une tâche qui n'est pas prioritaire ".

Hélène Chambefort est directrice des archives de l'INSERM, l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale. L'une des membres de son service est atteinte d'Autisme. " Il faut être capable de s'adapter, précise-telle. Par exemple, ne pas donner de nouvelles tâches à accomplir dans les périodes compliquées "

Des dizaines de milliers de Français concernés

Selon l'OMS, 1 % de la population mondiale est atteinte de trouble du spectre autistique. 1/7e de cette population est atteinte du syndrome Asperger. Ramené à la population française, cela signifie qu'au moins 100 000 personnes sont concernées.

Or selon plusieurs associations spécialisées dans l'accompagnement professionnel de ces handicapés, seulement ... 1 % des autistes de haut niveau ont à ce jour un emploi, alors que 50 à 70 % d'entre eux seraient à même de travailler.

La reconnaissance de leurs capacités professionnelles restent aujourd'hui à construire.

 

* Propos recueillis lors d'une conférence sur les relations entre l'autisme et l'entreprise le 2/4/2015 dans les locaux du groupe IGS.

Antonin Amado

26 septembre 2015

Saintes : une classe pour aider les enfants autistes à mieux s'intégrer à l'école

article publié sur le site de France 3 Poitou-Charente

Publié le 23 septembre 2015 à 11h05, mis à jour le 23 septembre 2015 à 11h06

école illustration
© Maxppp

C.H

A l'école primaire Emile Combes de Saintes, une classe spécialisée dans l'accueil de jeunes autistes vient d'être créée. Cinq élèves y sont inscrits, ils bénéficient tous d'une prise en charge individualisée et adaptée à leur handicap.

Le but de cette classe expérimentale est de permettre le plus rapidement possible une intégration des élèves autistes en milieu scolaire ordinaire. Le projet a été lancé par l'ADEI, l'association départementale pour l'éducation et l'insertion, de Charente-Maritime qui a déployé des moyens importants en personnels pour aider les enseignants et soutenir les enfants.

Des enfants en échec scolaire

En France, peu d'enfants autistes réussissent à suivre le même parcours scolaire que les autres à l'école primaire. Ils se retrouvent très souvent en échec scolaire et très peu d'entre eux peuvent accéder à l'enseignement secondaire. Seuls 11% des enfants autistes sont scolarisés en collège et 1,2% au lycée. En combattant cette situation, l'expérience menée à Saintes tend aussi à répondre aux demandes du Conseil de l'Europe d'améliorer en France l'accueil scolaire des jeunes autistes.

Le reportage à Saintes de Yann Salaün, Pierre Lahaye et Xavier Demester :

26 septembre 2015

26.9.2015 -> Affaire Rachel ... Une mère aimante toujours privée de ses enfants !

Clic sur l'image pour avoir accès à l'article de Maître Janois

ase

26 septembre 2015

Vers une déscolarisation massive des enfants handicapés, l'incroyable réalité ...

article publié dans le Nouvel Observateur
Publié le 26-09-2015 à 08h49 - Modifié à 08h49
Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

 

Une catastrophe sans précédent, voilà qui résume la rentrée 2015 des enfants handicapés, une rentrée placée sous le signe de la liquidation de loi 2005 par un gouvernement qui ayant massivement voté contre lors de son passage à l'assemblée nationale, a entrepris sans détour de la détricoter discrètement dans un silence complice des associations de défense des personnes handicapées, qui y participent sans aucun état d'âmes.

Pourtant, en écoutant les discours du duo Belkacem-Hollande, nous pourrions penser que cette rentrée serait celle de la mise en œuvre de l'inclusion scolaire mais derrière ces discours de façade, cette communication bien rodée se cache bien des surprises, un plan de déscolarisation massive, qui laissera peu de place à ces enfants différents, relégués dans des structures, des Ulis Écoles, véritable centre de tri, un nivellement par le haut ou beaucoup ne seront que de passage.

Le coup d'envoi fut donné le 1 er Septembre, jour de rentrée scolaire, les premiers signes d'une catastrophe en marche se font déjà ressentir lorsque des centaines de parents d'enfants différents découvrent que rien n'a été prévu pour leurs enfants, les Auxiliaires de vie scolaire pourtant notifiées pour les accompagner ne sont pas présentes, la loi est claire, mais personne ne semble décidé à la faire respecter, certains d'entre eux font alors leurs rentrées dans des conditions plus que difficile, seuls, tandis que d'autres sont refoulés des écoles sans ménagement, sans aucune compassion, au mépris de leurs droits, victime d'une machine à broyer, qui ne s’arrêtera plus.

Ne cherchez pas d'éventuel communiqué de presse des associations dénonçant la situation, ces dysfonctionnements qui pourtant sont nationaux et très nombreux, vous n'en trouverez pas, l'omerta tourne à plein régime, chacun préservant ses intérêts, laissant les familles livrées à elles mêmes face à une administration méprisante, incapable d'apporter une quelconque solution.

La France n'aurait jamais compté autant d’Auxiliaire de Vie Scolaire selon les discours officiels, près de 80 000 mais celle-ci sont invisibles dans la réalité, ces chiffres comme ceux de la scolarisation de ces enfants présentés par le ministère de l'éducation ne sont que des estimations, des évaluations faites par des bureaucrates soucieux de préserver l'image d'une France de l'égalité des chances qui n'existe que sur papier.

Le Collectif Citoyen Handicap a de suite été submergé par les demandes de ces parents, désespérés face à des rectorats, inspections académiques qui ne répondent plus au téléphone, laissant chacun face à un désastre ou enseignants et directeurs d'écoles tentent sans moyen de faire face, de limiter les dégâts, eux mêmes victimes de l'omerta pratiquée par leurs syndicats. J'ai alors décidé de mener mon enquête épaulé par ceux et celles qui refusent de laisser faire et ce que nous avons découvert fait froid dans le dos, tout cela n'est pas un hasard mais le fruit d'une stratégie concertée,

Nous avons contacté le ministère et demandé à être reçu pour lui faire part de la situation sur le terrain, ce rendez-vous a eu lieu le 11 Septembre, et les réponses à nos questions confirment sans aucune ambiguïté ce que nous présagions, le gouvernement a bel et bien programmé la fin de l'inclusion scolaire, le ministère de l'éducation nationale ne contrôle plus car désormais tout se joue dans un autre ministère, celui de la santé, des négociations secrètes ou scolarité de ces élèves différents s'échangent contre de nouvelles subventions.

Ne cherchez plus sur le site du ministère, la mention Scolarisation en milieu ordinaire pour ces enfants, elle a d'ors et déjà disparue, adieu les dispositifs type Clis et Ulis mis en place pour eux, transformés en catimini le jour de la rentrée par un circulaire en Ulis écoles sans même en informer les parents qui le découvrirons bien après … et pour cause, certains élèves orientés en Clis et Ulis sont prisonniers d'un piège qui s'est littéralement refermé sur eux,

Les Ulis écoles présentés comme une avancée extraordinaire sont en réalité soumis à condition draconiennes, n'y sont désormais plus admis ces élèves ayant besoin d'une auxiliaire de vie scolaire individuelle, terminé l'effectif maximum fixé à 12 élèves comme auparavant dans les Clis, quant à l'AVS co obligatoire est devenu un accessoire temporaire préconisé qu'en cas de besoin physiologique.

Le système d'exclusion massive tourne alors à plein régime, les Clis devenues Ulis écoles sont d'ors et déjà, saturées laissant à la porte des centaines d'élèves dans toute la France, les réorientations ont déjà commencé, plus le temps de poser ces valises que l'élève repart déjà vers le médico-social. Tandis que des centaines, voir des milliers d'enfants sont laissés à l'abandon sans accompagnement, et cela s’accroît du fait des non-Renouvellement de contrats de ces personnels.

48 000 Auxiliaires de Vie Scolaires occupant leur mission dans l'illégalité puisque n'étant pas recruté par l'Etat. La Loi 2005 sur l'inclusion scolaire stipule bien que c'est à l'Etat qu'il incombe de recruter des personnels pour assurer l'accompagnement des élèves handicapés. Et l'Etat n'a pas le droit de recruter des contrats aidés, des lois plus respectées, des enfants sacrifiés par milliers, des Rectorats amorphes, un ministère dépassé ….. L'anarchie la plus totale s'installe jour après jour …. La catastrophe est nationale !!!!

Je serais reçu le 29 Septembre à l’Élysée afin d'obtenir des réponses quant à l'avenir de ces enfants, la signature massive de contrats illégaux et surtout le rôle de chacun dans cette mascarade, Mr Hollande et son équipe pratiqueront ils la langue de bois encore et encore ?

En attendant le Collectif Citoyen Handicap lance un appel à mobilisation à tous ceux qui refusent que ces enfants handicapés soient victimes de ségrégation, condamnés à ne pas pouvoir étudier ....

25 septembre 2015

14 novembre 2015 -> Congrès d'Autisme France à Paris - Palais des Congrès

 

Rappel : Des places sont encore disponibles pour celles et ceux qui ne seraient pas déjà inscrits

 

 

 

 

Congrès d'Autisme France 2015

 

Autisme - On ne lâchera rien

Ce ne sont pas les chantiers qui manquent

 

Palais des Congrès de Paris
le 14 novembre 2015
   

Le plan autisme 3 a permis depuis deux ans quelques avancées : elles restent limitées et précaires, malgré un investissement ministériel fort. Ce congrès sert à rappeler que nous ne laisserons pas sans suite les avancées du plan et que nous gardons nos exigences pour que l’actualisation des pratiques, souhaitée par les familles comme par les professionnels, puisse se poursuivre. Nous nous trouvons devant une série de chantiers que nous devons faire avancer avec rigueur et détermination, en concertation étroite avec les professionnels engagés à nos côtés.

Nous faisons le choix en 2015 de mettre l’accent sur :

  • Le diagnostic et l’intervention précoces
  • L’importance cruciale de l’évaluation fonctionnelle
  • La nécessité d’avoir des outils adaptés pour évaluer les besoins des enfants et adultes
  • La fluidité dans les parcours scolaires La qualité dans les établissements pour adultes

 

Programme détaillé

Renseignements complémentaires

 

Pour s'inscrire :

Bulletin d'inscription à télécharger pour un paiement par chèque ou virement, à nous retourner accompagné de son règlement à Autisme France - 1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE-SUR-SIAGNE.

Paiement en ligne sécurisé par Carte Bancaire
 

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Renseignements : Tél. 04 93 46 01 77 -  email :  autisme.france@wanadoo.fr


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Site internet / Website : Autisme France
24 septembre 2015

Exposition photographique Handi-Répit 94 du 29 septembre au 16 octobre 2015à Créteil

expo handi répit 94

23 septembre 2015

Débat Le Monde en Face du 22 septembre 2015- Autisme & trouble mental

logo france5

En France près de 20.000 enfants …Surtout lorsqu’ils  sont atteints d’un trouble mental… sont exclus de l’école. 
Partout on manque de structure d’accueil …
Les parents lâchés par l’administration se tournent vers la Belgique.
Dans ce pays, on accueille les enfants dont la France ne s’occupe plus. 
Mais est-ce la solution idéale ?

2 invitées pour en parler :

  • Isabelle Resplendino
    Présidente d’Autisme France
     
  • Sonia Menissier
    Mère de Florian, 16 ans qui souffre d’autisme (témoin dans le documentaire).
    Quelle décision cette maman a pris depuis le tournage du documentaire ?

http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face

23 septembre 2015

Le Monde en Face le 22 septembre 2015 sur France 5

 

Replogo france5lay - Enfants handicapés, de la galère à l'exil

 

22/09/2015

La France compte aujourd'hui près de 670 000 enfants porteurs d'un handicap mental. Autisme, trisomie 21, maladies génétiques : il naît chaque année entre 6000 et 8500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, vivre de façon totalement autonome. Pour les parents, c'est un combat qui commence dès la naissance.Sonia s'est exilée en Belgique pour offrir à son fils l'accompagnement qui lui aurait fait défaut en France. Le fils de Bénédicte, porteur du syndrome de Williams et de troubles autistiques, a été renvoyé de l'école à cause de son handicap.

22 septembre 2015

Josef Schovanec le 19 mars 2015 dans l'émission C à vous

josef schovannec

http://www.france5.fr/emissions/c-a-vous/c-l-actu/les-invites-de-l-actu_311779

C à vous Josef Schovanec a présenté avec humour son livre "L'autisme pour les nuls" et plaidé pour qu"on change de regard sur cette particularité. 19 Mars 2015 France 5 #Cavous

22 septembre 2015

TOP ! => L'autisme qu'est-ce que c'est ? Brochure destinées aux enfants ...

=> cliquer sur l'image pour accéder à la brochure

(Document réalisé par l'association "Sur le chemin des écoliers")

autisme expliqué aux enfants

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