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"Au bonheur d'Elise"
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18 février 2015

18 février 2015 - Journée mondiale du syndrome d'asperger

journée mondiale syndrome asperger 18 février

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17 février 2015

17ème édition de Courir ensemble à Paris en mai ...


Courir Ensemble : top départ des inscriptions

1, 2, 3… Inscrivez-vous ! À l’occasion de la 17e édition de Courir Ensemble en mai à Paris, venez courir ici pour soutenir nos programmes là-bas !

Des champions soutiennent Courir Ensemble

‘’Sportifs et engagés’’ : Courir Ensemble est parrainé par des champions solidaires et sensibles aux combats de Handicap International.

Retour en image sur Courir ensemble 2014

17 février 2015

S'amarrer au bon quai : un prérequis pour une livraison réussie de l'information neuronale

Posté par Adrien le Lundi 16/02/2015 à 12:00
Le fonctionnement du cerveau requiert la formation et la stabilisation d'un réseau entre différents types de neurones via des connexions particulières, les synapses. Une fois arrivée à bon port, chaque terminaison nerveuse doit s'amarrer au bon endroit et de la bonne manière sur son neurone cible, sous peine d'engendrer des défauts de transmission de l'information et des troubles psychiatriques. Une étude réalisée par une équipe du Centre interdisciplinaire de recherche en biologie au Collège de France, en collaboration avec une équipe de l'Institut des neurosciences cellulaires et intégratives à Strasbourg, a mis en évidence un nouveau "code d'amarrage synaptique" contrôlant la formation de circuits neuronaux spécifiques. Cette étude est publiée dans la revue Cell Reports.


Figure: Des "codes d'amarrages synaptiques" dans le réseau olivo-cérébelleux. Une cellule de Purkinje (bleue) est contactée par des fibres parallèles issues de cellules granulaires du cervelet (roses) et par une fibre grimpante issue d'un neurone de l'olive inférieure (vert). Les fibres parallèles produisent la CBLN1 permettant leur amarrage spécifique aux quais GluR?2-BAI3 de la cellule de Purkinje, alors que les fibres grimpantes produisent C1QL1 et s'amarrent précisément sur les quais BAI3.
© S. Sigoillot

Le cerveau est constitué d'une très grande variété de neurones, différents les uns des autres par leur morphologie et leur physiologie. Pour que le transfert de l'information et son intégration par le cerveau aient lieu, les neurones communiquent via des contacts spécialisés, les synapses. Au cours du développement, un patron synaptique très précis est établi, chaque terminaison nerveuse devant faire deux choix cruciaux: le choix du port d'amarrage, le neurone cible, et le choix du quai d'amarrage sur cette cible. En conséquence, le cerveau mature contient une grande diversité de synapses du point de vue de leur morphologie et de leur physiologie. Chez l'homme, des défauts de synaptogenèse sont à l'origine de troubles neuro-développementaux tels que la schizophrénie ou l'autisme. Une meilleure connaissance des constituants moléculaires nécessaires à la formation et à la stabilisation de synapses particulières est donc essentielle à la compréhension du fonctionnement du cerveau dans des états normaux et pathologiques.

En étudiant le réseau olivo-cérébelleux chez la souris, des chercheurs du CIRB, en collaboration avec des chercheurs de l'INCI, montrent l'importance d'une nouvelle voie de signalisation, constituée par le récepteur BAI3 et son ligand C1QL1, dans l'établissement d'une connectivité neuronale correcte au cours du développement. Le récepteur Brain Angiogenesis Inhibitor 3 (BAI3) est un récepteur d'adhésion couplé aux protéines G (RCPG) fortement exprimé dans le cerveau en développement. Des mutations dans le gène codant ce récepteur ont été associées à plusieurs troubles psychiatriques. Cette nouvelle étude montre pour la première fois que le récepteur BAI3 doit être présent dans les cellules de Purkinje du cervelet pour préparer les quais d'amarrage neuronaux des deux types de terminaisons nerveuses excitatrices que ces cellules reçoivent: les fibres parallèles et les fibres grimpantes. Par contre, le ligand de BAI3, la protéine C1Q-like1 (C1QL1) membre de la famille du complément C1Q, doit être libérée par la fibre grimpante, et uniquement par cette terminaison, afin que la connectivité du réseau soit établie normalement.

La molécule présynaptique C1QL1 et son récepteur postsynaptique BAI3 sont nécessaires à la connectivité d'un type de fibres excitatrices, les fibres grimpantes, sur les cellules de Purkinje, alors que la connectivité de l'autre type, les fibres parallèles, est connue pour dépendre d'une autre protéine présynaptique de la famille C1Q, la CBLN1, et de son récepteur postsynaptique GluR?2. Il existe donc un "code d'amarrage synaptique" spécifique de chaque type de terminaison nerveuse d'un neurone cible dans le cervelet. Ce code pourrait intervenir dans d'autres régions du cerveau au cours du développement, puisque les protéines d'adhésion BAI et les différentes protéines de la famille C1Q du complément y sont présentes en combinaisons différentes selon les populations neuronales. Ces découvertes expliquent le lien potentiel entre les récepteurs BAI et les troubles psychiatriques. Les RCPG sont la cible de plus de la moitié des médicaments existants sur le marché, les récepteurs BAI pourraient donc être de nouvelles cibles thérapeutiques.

Source: CNRS-INSB
17 février 2015

Je ne suis pas Rain Man par Marie Josée Cordeau

Publication: 28/03/2014 00:44 EDT Mis à jour: 27/05/2014 05:12 EDT

On répète inlassablement que les préjugés ont la couenne bien dure. Dure comme ces croustilles de lard salé dont on nous gave à la printanière cabane à sucre, portant un nom d'oreille affublé d'un qualificatif surprenant à consonance religieuse. Quotidiennement, je lis des articles très convaincus et des commentaires pointus au sujet de l'autisme. Et presque à chaque instant, ce sont mes propres oreilles qui frisent à la prise de connaissance d'autant de préjugés et d'histoires de ma grand-mère. Des concepts désuets se bousculent dans l'imagination populaire, tout comme une foule en délire à l'ouverture d'un nouveau Walmart ou au lancement du dernier gadget d'Apple. Aujourd'hui, il faudrait commencer par zigouiller une bonne fois pour toutes un mythe bien ancré : Rain Man n'égale pas autisme.

Rain Man, la référence populaire

C'est bien regrettable, mais Rain Man est devenu LA référence populaire en matière d'autisme pour une majorité d'individus non-confrontés régulièrement à cet état d'être différent. Raymond Babbitt est le personnage qui a figé dans le temps l'image de l'autiste pour le grand public. Mais oui, je sais, l'interprétation de Dustin Hoffman était tout simplement remarquable, on a tous craqué. Et on s'y est attaché sans retenue aucune.

La machine hollywoodienne, huilée de tendres moments et de répliques rigolotes a bien kidnappé le spectateur dans d'émotionnelles montagnes russes. Mais on oublie, hélas, que c'est de la fiction divertissante. De toute manière, ne me demandez jamais de compter 246 cure-dents savamment parsemés sur vos carreaux de sol en ardoise grise dernière tendance. C'est peine perdue. Je vous répliquerai tout bonnement, avec impatience, de les ramasser.

Mais voilà que l'ultime révélation arrive alors. Attachez hardiment votre tuque à pompons et tous vos bonnets de laine avec une broche bien solide : l'homme qui a inspiré le film n'était même pas autiste!

L'américain Kim Peek est né avec une anomalie cérébrale (le syndrome FG, selon les dernières conclusions) et était également porteur du syndrome du savant. Rain Man est donc, tenons-nous le pour dit, un film dédié au syndrome du savant. C'est à ce dernier phénomène que Rain Man tient principalement sa mémoire prodigieuse et ses capacités étonnantes de calcul.

On a agrafé par la suite au personnage quelques grossiers clichés autistiques fortement caricaturés tirés des connaissances embryonnaires que nous avions de l'autisme à la fin des années 80 : ne pas supporter de changement brusque à ses routines rigides et répétitives, s'exprimer avec une robotique monotonie saccadée, échapper de multiples tics nerveux, éviter les regards des autres humains et j'en passe. En vérité je vous le dis, prendre uniquement ses connaissances de l'autisme avec Rain Man est l'équivalent de s'illusionner d'apprendre le fonctionnement précis des services secrets britanniques en visionnant l'intégral du coffret du 50e anniversaire des films de James Bond. La vraie vie en est fadement bien loin.

Le syndrome du savant

Dans nos références contemporaines sur l'autisme, le britannique Daniel Tammet, est porteur du syndrome d'Asperger, mais additionné au syndrome du savant. En 2004, il a récité devant public 22 514 décimales de Pi, sans faire la moindre erreur, et ce, durant 5 heures, 9 minutes et 24 secondes. Certains savants maîtrisent également le calendrier perpétuel et sont capables de vous dire en un clignement d'yeux le jour de la semaine associé à votre date de naissance, celle de votre Chihuahua adoré ou le jour où vous avez égaré pour de bon les clefs de votre vieille Hyundai couleur rouge Rio. Un lundi ou un jeudi, rien de moins. Mais tous les porteurs du syndrome du savant ne sont pas non plus systématiquement sur le spectre autistique.

Et les vrais autistes?

Tout autant que le concept voulant qu'une majorité d'autistes soient déficients intellectuels, la légende du savant autiste à la mémoire eidétique demeure. Il est vrai que beaucoup d'autistes possèdent une mémoire précise des faits et une mémoire photographique. D'ailleurs, il est couramment admis que chez les personnes conjuguant leur vie avec le syndrome d'Asperger, le quotient intellectuel va de normal à supérieur, pour la majorité d'entre eux. La déficience intellectuelle n'est donc pas tapie dans le balluchon de tous.

Mais tous les autistes ne sont pas ou des savants ou des déficients intellectuels. La majorité d'entre eux se retrouvent entre les deux pôles, loin des images spectaculaires. Et il ne faut pas conclure dans la même foulée qu'autiste non-verbal signifie automatiquement déficience intellectuelle. Des tests graphiques, tels que les matrices de Raven, permettent à ces derniers d'obtenir des scores impressionnants, battant le plus souvent les individus typiques (non-autistes) et les aspergers.

Mais de l'autiste intermédiaire, nous n'entendons que très peu parler concrètement. Il faut donc se rendre à un triste constat : l'autiste ordinaire n'est pas vendeur. C'est pourtant lui qui compose la majorité du groupe touché par l'autisme. Alors dans l'ignorance, on s'en tient presque à une image unique, frappante, mais inadéquate. En dissociant Rain Man de l'autisme, nous arriverons peut-être un peu plus à remettre pendules, montres de poche et fours à micro-ondes à l'heure juste. Espérons-le.

Découvrez d'autres textes de Marie Josée Cordeau sur son blogue 52 semaines avec une autiste asperger

17 février 2015

Quelques jours après le drame d'Isneauville, un grand professeur, spécialiste de l'épilepsie à Bois-Guillaume

Publié le 11/02/2015 á 22H15
Handicap. Soirée exceptionnelle sur le handicap et l’enfance, à Bois-Guillaume, avec la venue d’une « pointure mondiale » sur l’épilepsie.

image_content_general_18370755_20150211222122Olivier Dulac, neuropédiatre à l’hôpital Necker

Programmée depuis longtemps, la venue du professeur Olivier Dulac, neuropédiatre et chef du service de neurologie à l’hôpital Necker, grand spécialiste de l’épilepsie, survient quelques jours après le drame d’Isneauville (lire nos éditions des mardi 3 et mercredi 4 février). Il revient avec nous sur un fait divers pas comme les autres, et les questions qu’il pose.
Comment avez-vous reçu la nouvelle de ce drame d’une mère qui met fin aux jours de son fils déficient mental et épileptique?
Olivier Dulac : « Cela pointe du doigt la nécessité vitale d’accompagner ces personnes. Parce que c’est trop lourd à porter tout seul, beaucoup trop lourd. »

Vous travaillez depuis longtemps sur ce sujet, avez-vous déjà été confronté à des parents qui deviennent maltraitants par épuisement?

« Depuis 1975. Ma façon de voir les choses a beaucoup évolué, pour de multiples raisons, y compris l’expérience personnelle. C’est parti d’une situation où l’on disait aux parents : « Mettez-les dans une institution et faites-en un autre». Et puis petit à petit, on découvre que ces êtres humains sont bel et bien humains, ils ont toutes les richesses que l’on peut découvrir, pour peu que l’on sache écouter, regarder, et accepter qu’ils soient différents. Mais pour les personnes qui les accompagnent c’est extrêmement difficile, même physiquement. Les crises viennent à n’importe quel moment, elles sont extrêmement délétères. Que certaines personnes perdent totalement le courage c’est tout à fait possible, mais c’est quand même exceptionnel. Ce qui serait intéressant c’est d’entendre cette mère, comment elle vit les choses maintenant, après l’événement ? Ce doit être très difficile parce qu’il y a tous les jugements de la société. Il y a probablement à la fois la culpabilité, je ne sais pas s’il y a un soulagement, la tristesse de l’avoir perdu aussi, ça doit être un micmac absolument épouvantable. »

La relation à la famille, à sa souffrance, est-ce que ça fait partie du travail du médecin?

« Notre rôle en tant que médecin est évidemment de faire un diagnostic, évidemment de savoir si on peut améliorer la situation et de tout mettre en œuvre pour y arriver, mais dans beaucoup de cas, on ne peut pas faire grand-chose. On peut soulager la douleur, réduire les contractures, améliorer la mobilité, l’autonomie, et ça, c’est sûr, c’est notre premier rôle. Mais rien que d’expliquer à la famille ce qui se passe, d’expliquer pourquoi on en arrive là, quelles sont les parties du cerveau qui sont concernées, comment elles le sont, etc. Je crois que cela lève un voile, ça enlève tout ce qui peut apparaître comme surnaturel et ça rend les choses plus concrètes, plus faciles à vivre au jour le jour. Je crois que le jour où les parents comprennent, une étape est franchie. Ce n’est pas tout, loin de là, mais cette partie-là est importante. »

Cela doit prendre du temps, est-ce que les médecins l’ont toujours?

« Si on n’est pas capable de consacrer du temps à ça, je ne sais pas ce qu’on a à faire avec ces personnes. C’est une priorité, c’est aussi important que de faire un diagnostic et proposer un traitement approprié, donc là il n’est pas question de temps. Ce qu’il y a, c’est la difficulté pour trouver les mots, la difficulté pour le faire d’une manière qui ne soit pas trop émotive tout en étant dans la compassion. »

Propos recueillis par Edouard Ropiquet

Avant l’intervention d’Olivier Dulac, projection du documentaire deNielsTavernier «Destins de famille, face à la maladie d’un enfant», 52minutes.

Ce jeudi soir, à l’invitation de l’association «Voir notre ville autrement», à 20h, espace Guillaume-le-Conquérant, 1510, rue de la Haie, Bois-Guillaume. Entrée libre.

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17 février 2015

Louis à l'école

Louis à l'école de Sophie Robert Il y a 1 an

Cet extrait (en cours de montage) du film "Autisme et ABA : quelque chose en plus" montre l'inclusion scolaire du petit Louis. Parce que la vraie vie ne se passe pas entre quatre murs d'un IME, à l'écart du monde, mais au contraire à l'extérieur et en société, cette séquence montre l'aboutissement d'une prise en charge éducative, comportementale et développementale - l'ABA : permettre à un petit garçon autiste sévère d'être inclus à l'école ordinaire, au contact des enfants ordinaires, auprès desquels il apprend à lire et à écrire bien sur, mais surtout, ce qui est encore plus fondamental pour lui : la socialisation. Louis est le fils de Gaele Regnault (Learn Enjoy) membre de l'association Agir et Vivre l'Autisme, et co-fondatrice de l'IME de Chambourcy où il est accueilli à mi temps. Louis est accompagné en classe par son éducatrice, Cécile Frichement, et il est accueilli par sa maîtresse, Anne Missoffe - ce sont deux personnes exceptionnelles. Un immense merci à l'école Notre Dame de Versailles pour son accueil et son implication, ainsi bien sur qu'à tous les enfants et tous les parents de la classe de Louis.

Louis à l'école from Sophie Robert on Vimeo.

17 février 2015

Des parents d'enfants autistes dénoncent les conséquences de la 6ème réforme de l'Etat

article publié sans Sud info.be

Belga

Des parents actifs dans dix ASBL et groupements de faits consacrés aux enfants autistes ont été reçus mardi par le cabinet du Premier ministre, annoncent mercredi ces associations dans un communiqué commun.

BELGA/AFP

La rencontre visait à dénoncer les conséquences de la 6e réforme de l’Etat: alors que les services destinés aux personnes autistes ont été transférés aux entités fédérées, ces dernières sont «actuellement ’incompétentes’ car elles ont besoin de temps pour intégrer et aménager ces transferts», écrivent les parents.

«En conséquence: pas de politiques nouvelles avant fin 2017, voire fin de la législature. Le temps des parents n’est pas celui du politique. Nous seront confrontés à une nouvelle génération d’enfants sacrifiés», regrettent-ils.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, 45.000 familles sont touchées par l’autisme. Mais, alors que la prévalence de cette maladie augmente, les services offerts à ceux qui en souffrent «devraient être multipliés par 10 car les listes d’attente sont effrayantes», considèrent les différentes associations, dont Inforautisme, Pour un Plan Autisme en Belgique et le GAMP (Groupe d’action qui dénonce le manque de places pour personnes handicapées de grande dépendance).

«Pourquoi un footballeur à la carrière prometteuse quitte-t-il son pays de cocagne pour éduquer sa fille au Canada?», demandent celles-ci en référence à l’ex-joueur du Standard Laurent Ciman. «La réalité, non reconnue par le politique et les administrations, est que très peu de personnes autistes ont la chance de bénéficier de services adaptés et satisfaisants, et que la plupart des familles sont abandonnées à leur triste sort

Les parents d’enfants autistes réclament dès lors du gouvernement fédéral un véritable «Plan Autisme», national et transversal.

17 février 2015

Dossier sur l'Epilepsie réalisé par l'INSERM ... on sait que l'epilepsie est très souvent associé à l'autisme

Dossier publié sur le site de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale)

Epilepsie

Dossier réalisé en collaboration avec Patrick Chauvel, unité Inserm 1106 "Institut de neurosciences des systèmes" - Octobre 2012.

L’épilepsie est connue depuis l’Antiquité où elle est décrite dans des textes indiens, grecs et romains. Bien que le terme au singulier reste d’usage courant, il serait plus exact de parler d’épilepsies au pluriel, ou de syndrome épileptique, car le trouble a des causes, des mécanismes et des manifestations divers.

L’épilepsie, une maladie multiforme

On appelle aujourd’hui épilepsie la récurrence spontanée de crises épileptiques qui résultent d’une décharge anormale et simultanée de milliers de neurones. Elle se propage dans le cerveau et produit des symptômes caractéristiques et variables selon l’origine cérébrale et la propagation.

Que se passe-t-il au niveau des neurones ?

Les diverses manifestations de la crise épileptique ont pour origine commune un fonctionnement anormal de certains neurones : ceux-ci sont hyperexcitables et synchronisent anormalement leur activité, ce qui provoque une décharge électrique excessive dans les réseaux neuronaux connectés.
On peut imaginer une sorte de "court-circuit" dans le fonctionnement cognitif et/ou le comportement du sujet.
Les raisons pour lesquelles les neurones se placent dans un tel état d’oscillation synchrone et pathologique sont encore imparfaitement connues.

Sur cette image, on observe des neurones embryonnaires de rat. Après 14 jours de culture, ils ont été transfectés par un plasmide codant pour la forme sauvage de la sous-unité gamma 2 du récepteur au GABA (GABRG2), un neurotransmetteur impliqué dans l¿épilepsie, puis laissé en culture 19 jours supplémentaires avant fixation et marquage par immunofluorescence. Les noyaux cellulaires sont marqués en bleu par le Dapi, Gabrg2 est marqué en vert et les synapses inhibitrices sont repérées en rouge par un anticorps anti GAD6 (GAD65 + GAD67). Les synapses sont des zones de contacts fonctionnels entre neurones, où les signaux chimiques sont traduits. Notamment la présence de GABA. On note sur cette image la juxtaposition entre les éléments présynaptique (GAD, rouge) et postsynaptique (GABRG2, vert) au niveau de synapses inhibitrices, ainsi que la présence de GABRG2 au niveau extra-synaptique. Image réalisée au Centre de Recherche de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (CRICM) U975, Equipe

Marquage de neurone

Des symptômes très variables selon la localisation

L’origine de la crise épileptique se situe dans la majorité des cas dans le cortex cérébral. Les décharges peuvent variablement activer les systèmes neuronaux de la motricité, des organisations cognitives, des émotions, des systèmes végétatifs, et même des comportements. La diversité des aires cérébrales concernées explique la grande variété des symptômes.

- Une décharge prenant naissance au niveau du cortex moteur dans la représentation de la main se traduira par un raidissement ou des secousses rythmiques du pouce et des doigts et se propagera vers la racine du bras. Il pourra envahir une moitié du corps, voire les deux côtés selon les circonstances. Mais si la décharge démarre dans la représentation sensitive de la main, le sujet ressentira des sensations anormales dans les doigts (fourmillements, picotements), qui pourront de même s’étendre.

Activation du cortex visuel, auditif et somatosensoriel

Cortex

- Une décharge dans le cortex auditif ou visuel produira des hallucinations ou illusions auditives ou visuelles, dans le cortex olfactif ou gustatif des hallucinations olfactives ou gustatives (mauvaise odeur ou mauvais goût).

- Lorsqu’elle démarre dans des régions corticales dites "associatives" (qui traitent des informations à un niveau plus complexe), la crise peut engendrer des manifestations plus élaborées comme des sensations de lévitation, des hallucinations de musiques ou de scènes visuelles. ; Dans les régions d’un degré hiérarchique encore supérieur, des hallucinations de mémoire (déjà vu, déjà vécu, réminiscences de souvenirs) ou des productions de langage anormales (jargon) peuvent être produites.

- Les crises du lobe frontal (vaste région du cortex où s’organisent les comportements moteurs, en interaction avec les émotions) peuvent entraîner des gesticulations anormales, répétitives, prenant parfois l’aspect de comportements de fuite et de frayeur.

Lorsque les crises se produisent dans les régions associatives ou envahissent très rapidement de larges territoires, elles entrainent une perte de conscience.

Enfin, lorsque la région en cause est sensorielle, certaines crises peuvent être déclenchées par des stimuli précis, comme des feux clignotants, un écran d’ordinateur qui scintille, des bruits soudains…

Des crises, partielles ou généralisées

L’épilepsie n’est pas une maladie en tant que telle mais le symptôme de nombreuses pathologies du cerveau, et du cortex cérébral en particulier. Il existe des crises dites "partielles" ou "focales", qui sont la conséquence d’une lésion cérébrale, et des crises "généralisées", non lésionnelles, qui impliquent des mécanismes plus largement distribués dans le cerveau, notamment d’origine génétique.

Les lésions en cause dans les crises partielles peuvent être de nature très différente : tumeur cérébrale (gliome), lésion secondaire à une privation d’oxygène, lésion post-hémorragique, post-infectieuse (encéphalite, abcès), post-traumatique, ou consécutive à des anomalies du développement du cortex, à des processus immunologiques, etc… Certaines de ces "lésions" ne sont que l’expression locale d’une anomalie génétique.

Les crises généralisées
Une crise dite "généralisée" ou "Grand Mal" est caractérisée par des manifestations cliniques et électriques bilatérales et symétriques. Cette crise motrice, qui est la plus impressionnante, implique l’ensemble de la musculature squelettique et comporte une perte de conscience et des manifestations végétatives. Une autre forme de crise "généralisée" est "l’absence", encore appelée "Petit Mal". Ces crises se manifestent par une brusque rupture de la conscience qui apparaît comme un arrêt de toute activité pendant quelques secondes. Certains types d’absence sont accompagnés de "myoclonies", des secousses musculaires des racines des membres et de l’axe du corps qui peuvent entrainer une chute. Certaines crises généralisées sont en fait secondaires à la propagation dans le reste du cerveau de crises partielles : ce sont des crises "secondairement généralisées".

Une maladie fréquente, survenant précocement

Hippocampe d'un enfant épileptique. Autoradiographie des récepteurs à l'acide kainique. Encéphalopathies.

Epilepsie

L’incidence de l’épilepsie se situe autour de 50 cas pour 100 000 habitants dans les pays développés (OMS, Duncan et al 2006), ce chiffre étant plus élevé chez les enfants et les personnes âgées. Dans les pays moins développés, elle peut dépasser les 100 pour 100 000 en raison du manque d’hygiène, des risques plus importants d’infections à effet secondaire neurologique et des systèmes de soin défaillants. En France, 0,6 à 0,7 % de la population est concernée et dans 75 % des cas, la maladie s’est installée avant 18 ans.

L’évolution la plus redoutée est l’état de mal épileptique qui se manifeste par des crises très longues (plus d’une demi-heure) ou très rapprochées (sans reprise de conscience) pouvant aboutir à des lésions neurologiques et mettant en jeu le pronostic vital.

La durée de vie moyenne d’un patient épileptique est légèrement inférieure à celle de la population générale. Une mortalité accidentelle peut être associée à une crise (noyade, chute, accident) et l’épilepsie peut conduire au décès soudain chez les patients souffrant de crises chroniques non contrôlées. La lésion cérébrale primaire peut aussi être à l’origine d’une évolution fatale (en cas de tumeur cérébrale par exemple).

L’épilepsie présente d’autres comorbidités comme une association plus fréquente que la moyenne avec des dépressions. Du fait des déficits cognitifs qu’elle peut induire (troubles de la mémoire dans les épilepsies temporales et frontales), elle peut avoir des conséquences négatives importantes sur le bien-être, l’insertion socioprofessionnelle et la qualité de vie. Ainsi, la prise en charge des patients épileptiques représente un enjeu de santé publique important.

Des formes rares et précoces d’épilepsie
Il existe de nombreuses pathologies se traduisant par des symptômes épileptiques et se manifestant très tôt. Ainsi, le syndrome de West touche le nourrisson avant un an. Il associe des spasmes à divers troubles du développement psychomoteur. Le syndrome de Lennox-Gastaut se déclare un peu plus tard, entre 2 et 6 ans, avec des absences et des crises toniques (avec raidissement soudain et contraction des muscles). Le syndrome de Dravet (épilepsie myoclonique sévère du nourrisson) apparaît dans les premiers mois de l’existence. Dans certains cas, les convulsions fébriles du bébé sans cause connue (comme une méningite ou d’autres infections) peuvent annoncer la survenue plus tardive d’une épilepsie du lobe temporal.
Plusieurs gènes impliqués dans des formes rares de syndromes épileptiques débutant dans l’enfance ont été identifiés. Mais dans la plupart des cas l’origine et le mécanisme exact des troubles restent inconnus.

Causes et facteurs de risque à l’étude

L’épilepsie est une maladie complexe et multifactorielle : elle associe des terrains génétiques et des facteurs environnementaux. On parle d’épilepsies symptomatiques lorsque les crises sont la conséquence d’une lésion identifiable, comme une tumeur ou un accident vasculaire cérébral, et d’épilepsies idiopathiques lorsqu’aucune cause n’est mise en évidence.

Des études génétiques et épigénétiques conduites sur des populations de malades comparées à des populations indemnes d’épilepsie sont en cours : elles devraient permettre à terme d’identifier et de classifier les origines moléculaires des différentes formes d’épilepsie, ainsi que leur évolution lors du développement et du vieillissement du patient. On sait déjà qu’il n’existe pas "un" gène de l’épilepsie mais de nombreuses variations génétiques et épigénétiques formant un terrain de susceptibilité.

 

On sait aussi que les facteurs de risque varient selon les âges et les sociétés. Les traumatismes crâniens, les infections du système nerveux central et les tumeurs peuvent surgir à tous les âges de la vie. Les troubles cardiovasculaires sont plus fréquents avec l’âge et constituent le facteur de risque le plus courant chez les personnes de plus de 60 ans. Dans les pays en développement, des maladies très répandues comme le paludisme produisent un terrain favorable à l’épilepsie. Le mode de vie a aussi son influence sur la survenue des crises chez les patients prédisposés : le faible taux de calcium et de glucose sanguin, le manque de sommeil, la consommation excessive d’alcool, le stress et les émotions violentes ont pu être statistiquement corrélés à des crises plus fréquentes.

Les progrès dans la classification des maladies neurologiques et psychiatriques permettent aujourd’hui de réaliser que les crises d’épilepsie sont fréquentes chez les autistes et les patients atteints de maladie d’Alzheimer, alors que ce fait était totalement ignoré il y a quelques années.

Les mécanismes neurobiologiques de la crise
Les mécanismes neurobiologiques pouvant conduire à une crise sont nombreux et distincts. Beaucoup d’entre eux sont encore mal compris mais leur action finale commune est l’hyperexcitabilité et l’hypersynchronie d’une population de neurones.
Cette excitation simultanée résulte d’une amplification de la transmission neuronale liée à l’action des acides aminés excitateurs comme l’acide glutamique, ainsi qu’à une altération de la transmission inhibitrice liée à un acide aminé inhibiteur : l’acide gamma-amino-butyrique ou GABA).
Certaines épilepsies sont liées à des mutations génétiques altérant des protéines présentes à la surface des neurones et impliquées dans ces transmissions. Par ailleurs, la répétition des décharges successives lors des crises (embrasement ou "kindling") favorise la pérennisation de l’épilepsie. Le cerveau garde la mémoire des crises par l’activation de certains récepteurs à l’acide glutamique (récepteurs NMDA) propres à activer des signaux qui facilitent les réponses ultérieures.

Le diagnostic

Electroencéphalographie, représentation cartographique tridimensionnelle d'un enregistrement d'une activité épileptique en différents points du scalp. Les électrodes posées sur la tête du patient sont représentées par des points blancs. Encéphalopathies.

Epilepsie

Le diagnostic de l’épilepsie est parfois difficile. Certaines crises rassemblent les symptômes les plus classiques de la maladie. D’autres sont plus difficiles à interpréter et peuvent résulter de troubles divers.

Le diagnostic repose sur un interrogatoire et un examen clinique, associés à l’électro-encéphalographie (EEG) et à l’imagerie cérébrale (IRM). L’interrogatoire et l’examen ont pour objectif de situer avec le plus de précision possible le début, la fréquence, le ressenti et les circonstances des crises. L’EEG permet de détecter des anomalies de grande amplitude qui sont les traces d’une activité neuronale anormale. Certaines mises en condition ayant pour effet de rendre les neurones plus excitables (lumière stroboscopique, privation de sommeil) peuvent faciliter l’émergence de ces anomalies.

La démarche diagnostique a deux objectifs principaux : (i) localiser la région épileptogène par l’EEG et les méthodes dérivées, (ii) rechercher et localiser une lésion responsable de l’épilepsie.

L’électroencéphalogramme, utile au diagnostic
L’électroencéphalographie consiste à enregistrer l’activité électrique cérébrale à la surface du cerveau, grâce à des électrodes. Cette technique permet de reconnaître des anomalies appelées « pointes » ou « pointe-ondes » (selon leur forme sur l’électroencéphalogramme), correspondant à la somme des potentiels excitateurs et inhibiteurs de milliers de neurones. Leur aspect, leur fréquence et leur topographie permettent parfois de caractériser leur signification pathologique et, souvent, leur localisation cérébrale. La vidéo-EEG, alliant l’enregistrement vidéo à l’EEG, met en relation la topographie de la décharge avec les symptômes des crises, donnant accès à l’origine anatomique des crises.

Des traitements essentiellement médicamenteux

Les traitements des épilepsies sont dans la grande majorité des cas, médicamenteux

Leur but est de bloquer les altérations de la transmission synaptique excitatrice ou inhibitrice et de limiter la propagation des crises. Ils agissent à différents niveaux : blocage des canaux synaptiques sodium, potassium ou calcium, inhibition de certains acides aminés excitateurs, stimulation d’autres molécules ayant un effet inhibiteur comme l’acide gamma-aminobutyrique (GABA).

Aujourd’hui, 60 à 70 % des patients répondent favorablement aux médicaments. La recherche travaille à la conception de nouvelles molécules plus efficaces ou présentant moins d’effets secondaires (fatigabilité, somnolence, tremblement, troubles psychomoteurs légers, etc.).

Alternatives aux médicaments et pistes pour demain

Dans 30 % des cas, les malades ne répondent pas de manière totale ou satisfaisante au traitement médicamenteux. Un traitement chirurgical peut alors être proposé si la région épileptogène est localisée dans une partie du cerveau qui peut être enlevée sans séquelle neurologique majeure. Seuls des examens approfondis permettent d’évaluer le rapport bénéfice/risque de cette opération aboutissant à l’ablation de la "zone épileptogène".
D’autres techniques chirurgicales palliatives, fondées sur la stimulation électrique cérébrale ou périphérique, peuvent apporter une amélioration s’il y a contrindication chirurgicale. De nouvelles méthodes radiochirurgicales sont en cours de développement.

Des travaux de recherche sont menés dans trois directions : prévoir la survenue des crises épileptiques afin d’adapter le traitement préventif ; développer une compréhension pharmacogénétique précise de la réponse et de la résistance aux traitements ; mettre au point des traitements locaux par application focale de médicaments ou de stimulations cérébrales dans la zone épileptogène.

Pour aller plus loin

Communiqués de presse

Associations de malades (liste non exhaustive)

Sites de référence

Multimédias

Les épilepsies - Émission la Tête au carré (France Inter) du 5 février 2014, avec Patrick Chauvel et Marie-Christine Picot

17 février 2015

L'histoire incroyable d'un maman qui raconte : Je sais ce qui cause l'autisme

Un récit émouvant et plein d'amour entre une maman et son fils autiste...

"La semaine dernière, je surfais sur Internet et je suis tombée sur un titre d'article qui proclamait que l'autisme et la circoncision étaient liés. Je n'ai pas pu m'empêcher. J'ai éclaté de rire."

J'ai déjà tout lu sur les causes de l'autisme, comme par exemple (dans le désordre) :

L'autisme est causé par le mercure.
L'autisme est causé par le plomb.
L'autisme commence à cause de faibles liens maternels.
Certains pesticides peuvent déclencher l'autisme.
Le plastique.
Le gluten aggrave le trouble du spectre de l'autisme.
Les personnes autistes devraient manger plus de fraises.
Inhaler trop de gaz de pots d'échappement peut conduire à l'autisme.
Les produits chimiques présents sur les objets avec antiadhésifs peuvent provoquer l'autisme.

La référence sur le lien entre la mère et son enfant est douloureuse pour moi. C'est la vérité dans mon cas, j'ai eu du mal à me connecter avec mon fils Jack. Le petit père a hurlé, crié non stop pendant près d'une année. Il a commencé à faire ses nuits au bout de six semaines, mais a arrêté au bout de trois mois.

autisme belle histoire

J'étais épuisée, et Joe (mon mari) et moi nous engueulions sans arrêt. On se querellait à longueur de temps. Pour la première fois, je sentais mon mariage disparaitre comme du sable qui nous glisse entre les doigts.

Mon fils Joey - facile, doux, gentil - avait à peu près un an à ce moment là. Sa bonne nature soulignait le côté tapageur de son petit frère. Mais je suis certaine maintenant qu'il n'y a aucune mère sur cette Terre plus liée à son fils que moi à Jack et deveniez quoi pourtant ? Il est toujours autiste.

Je suis fière de vous annoncer que je sais pourquoi Jack est autiste et sans faire de longs discours, j'aimerais partager cette connaissance avec vous. C'est une grande nouvelle. Roulements de tambour, s'il-vous-plait...

Jack est autiste car comme le dit son grand frère Henry qui vient d'avoir 5 ans, il est né comme ça !

Oui, je crois que l'autisme est une maladie génétique. Je crois que l'ADN de Joe et mon ADN se sont mélangés et par hasard, ils ont créé un enfant qui croit que le mercredi est orange. Peut-être que son code génétique unique le rend plus sensible à certaines choses dans notre environnement, comme le plomb, le mercure ou le plastique. Je n'ai pas vérifié pour les fraises, en revanche.

autisme belle histoire

 J'étais dans un café la semaine dernière et une femme est venue me parler. Elle s'est présentée, elle m'a dit que sa fille Lily était dans la même classe que Jack. J'ai acquiescé, j'ai souri, j'ai pris mon café et mon cookie et j'ai voulu partir.

- "Attendez !" Elle a agrippé mon bras. "Je voulais vous dire quelque chose. Lily m'a dit qu'un garçon avait traité Jack de bizarre la dernière fois en classe."

- J'ai grincé des dents. "Oui que voulez vous. Le genre de chose qui arrive."

- "Lily a dit au petit garçon que Jack n'était pas bizarre. Elle lui a dit qu'il était exactement comme il était supposé être.

Vous imaginez le dilemme dans lequel j'étais. Si je commençais à lui expliquer que l'autisme était une maladie génétique, et que l'on recherchait d'où cela venait, et comment la soigner, j'aurais contredit ce beau message d'acceptation, de tolérance et d'ouverture d'esprit. La fragile maison de verre que nous avions mis des années à constuire, je l'aurais fait voler en éclat.

autisme belle histoire

D'un autre côté, c'est vrai que c'est une sorte d'épidémie. D'autres familles vont avoir envie d'avoir des enfants, et elles vont peut-être vouloir savoir comment empêcher ce trouble du spectre d'apparaitre dans leurs vies. Mes propres enfants vont avoir des enfants, et si l'autisme est vraiment provoqué par le gaz des pots d'échappement, ce serait bien de le savoir, qu'on achète tous des voitures électriques.

Au final, je ne veux pas me focaliser sur le quoi, et quand, et où et comment. Je ne veux pas oublier le qui...

Je me fiche de savoir d'où la maladie vient. Mais je suis un peu curieuse.

Je me fiche de savoir pourquoi Jack est autiste. Mais cela pourrait être une information importante.

Il n'y a rien d'anormal chez lui. Peut-être qu'il n'est pas tout à fait dans la norme, car il vient de passer 45 minutes à parler des différents types de chewing-gum.

Même si je le pouvais, je ne changerais rien chez lui. Je changerai peut-être quelques détails.

Je célèbre l'autisme et tous ses questionnements spectaculaires. Je hais l'autisme car il fait que mon fils parle de chewing-gum à longueur de temps.

Il est malade. Il est en pleine forme.

L'autisme n'est la faute de personne.

Peut-être que je devrais arrêter de lui faire des Tupperware et le forcer à manger des fraises même s'il n'aime pas ça, et repeindre la maison pour être sûr qu'il n'y a pas de plomb sur les murs.

Peut-être que je devrais jeter notre grille-pain et notre voiture.

Peut-être que j'aurais du l'aimer plus fort, plus profondément, plus totalement quand il n'était encore qu'un minuscule bébé qui pleurait dans mes bras.

Peut-être que c'est de ma faute.

Comme vous le voyez, mes sentiments pour l'autisme de Jack sont compliqués comme un prisme avec des milliers de couleurs et de lumières. Certains jours, mes doutes sont de doux chuchotements à l'intérieur de mon coeur. D'autres jours, ce sont des cris affreux dans mon oreille. 

Je ne suis pas scientifique. Je ne suis pas assez intelligente pour cela. Mais je suis une mère. Et même si je ne suis pas vraiment assez intelligente pour ça non plus, je connais l'autisme bien de ce point de vue là. Je connais la rigidité, l'obsession, la rage d'avoir quelqu'un pour l'aider à l'école. Je connais la déception, la tritesse. Je connais l'impression d'être différent ou bizarre, car je la vois tous les jours. Quand on vit avec quelqu'un qui est atteint d'autisme, on dit "pour le moment" très régulièrement.

Pour le moment, la radio est sur la bonne station.

Pour le moment, il ne crie pas.

Il dort... pour le moment.

Il est en sécurité... pour le moment.

autisme belle histoire

 Donc, pour le moment, je vais continuer à croire que l'autisme de Jack est simplement du à nos ADN.

Pour le moment, je vais essayer d'ajouter à l'aide du pinceau de la science de larges taches vertes, oranges, rouges et noires sur la toile de l'autisme, jusqu'à ce qu'une image plus claire se dessine. C'est impossible de savoir à quoi va ressembler cette image, mais j'aime l'imaginer comme l'intersection parfaite entre la science et les gens. Il y a des fraises, des petits chiens et aussi du chewing-gum à la menthe. Il y a de grandes et belles jeunes filles blondes qui s'appellent Lily et des garçons à lunettes nommés Jack.

Et si vous regardez avec attention, vous distinguerez au fond une jolie maison de verre, presque à l'horizon. Elle scintille dans la lumière du soleil, c'est à couper le souffle. Et si vous regardez de plus près, vous verrez 9 mots gravés sur la porte d'entrée. Ces mots sont un million d'étoiles qui brillent dans la nuit sombre.

Ils sont la paix et le pardon, la puissance et la fierté. Ils sont l'absolution éternelle. La première fois que je les ai entendus, j'étais dans un café en train d'acheter un cookie.

"Il est exactement comme il était supposé être".

16 février 2015

L'association L'étoile d'Asperger présentée par Elisabeth

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Etre parent est déjà en soi un sacré défi mais lorsque votre enfant est « différent » cela peut vite se transformer en cauchemar. Surtout si la différence n’est pas physique mais uniquement palpable au quotidien. Sans retard intellectuel mais avec des signes d’angoisses, d’hypersensibilité sensorielle, une difficulté à interpréter les codes sociaux ou tout simplement les signes de langage non verbaux, la présence de dyspraxie…les gestes ordinaires sont tout simplement compliqués. Les premiers signes révélés, vient alors le long parcours du diagnostique qui ne peut se faire, pour notre région, qu’auprès du Centre de Ressources Autisme qui se situe à Montpellier. Inutile d’expliquer que ce parcours s’apparente plus à un parcours du combattant pour tous parents. Elisabeth et Benoit ont vécu ce parcours et en ont surmonté toutes les embûches. De cette expérience est née l’envie d’aider les autres familles rencontrant les mêmes soucis. Depuis Juin 2013, date de création de l’association L’étoile d’Asperger, 25 familles les ont rejoint. L’association considère qu’il y aurait environ 300 familles concernées dans la région. Cette association a donc pour but d’aider, d’accompagner, de dialoguer avec les familles mais aussi d’informer et de former. Ses parents valeureux ne manquent pas d’énergie et d’idée pour que les choses bougent enfin autour de l’autisme.

Des cafés Asperger et des sorties familles, sont mis en place un mois sur deux pour permettre la rencontre entre les familles.

Elisabeth, infirmière de métier, diplômée de l’université de médecine de Montpellier sur un DU (diplôme universitaire) créé et coordonné par le CRA de Montpellier avec le Pr. Baghdadli , forme à son tour les professionnels, ce qu’elle fait gratuitement une fois par mois.

A force de courage les choses avancent, ainsi, grâce au travail de l’alliance des « 4 A », alliance qui regroupe les principales associations françaises qui travaillent pour la cause du Syndrome d’Asperger, une journée nationale du Syndrome d’Asperger a été instituée, le 18 février.

L’association réussit à faire parler d’elle, les gens commencent à connaître le syndrome d’Asperger, des projets aboutissent.

En partenariat avec la Police de Perpignan une carte Asperger a été créée. Le principe est simple, la carte doit être portée sur soi (idéalement autour du cou sous les vêtements). En cas d’interpellation, de crise, de contrôle d’identité, le porteur la présente à l’agent de police. Y sont inscrits : l’identité de la personne, la personne à prévenir si besoin, la notion d’Autisme Asperger (bien spécifiée en tant que trouble neurologique) sans déficience intellectuelle et les particularités propres au porteur. Cette carte sera délivrée à la demande et pourra se développer au niveau nationale.

Un service en ligne « pharmacien à votre écoute » ou encore une permanence téléphonique de 18 h à 20 h ont également été mis en place.

L’association poursuit ses activités et continue à soutenir les familles et adultes Asperger. Or, il reste encore beaucoup de choses à faire. Comme sensibiliser au sein des écoles, afin que tous les porteurs du syndrome puissent être scolarisés en toute quiétude. Sensibiliser au niveau de Pôle Emploi, afin que les adultes Asperger puissent accéder à un emploi. Aussi l’association a besoin de soutien, d’adhérents, de donations…Avis à tous…

Pour la journée Nationale du syndrome d’Asperger, qui aura lieu mercredi 18 février, l’association vous donne rendez-vous à 19 h 00, à Peyrestortes, Les 2 Vallées, Place de l’Europe, pour un café concert Asperger avec Lulu Pelipeli, un artiste local.

Pour plus d’informations :
Association L’Etoile d’Asperger
Tel : 06.79.65.24.09
Email : letoiledasperger@hotmail.fr

16 février 2015

Autisme : les gènes ne font pas tout

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Yehezkel Ben-Ari / Directeur honoraire de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée | Le 16/02 à 06:00
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Au départ, on allait voir ce qu'on allait voir. Le développement des techniques génétiques allait nous permettre de comprendre voire de traiter l'ensemble des troubles du spectre autistique ! Les premières mutations identifiées chez des enfants autistes ont semblé tenir cette promesse. Mais la situation s'est compliquée à mesure qu'on en a découvert de plus en plus - on en est déjà à plus de 100 mutations différentes et le comptage n'est pas fini, on s'attend à en trouver un bon millier. Un des arguments majeurs pour suggérer une contribution importante de la génétique à l'autisme est tiré des études épidémiologiques montrant une plus grande récurrence de l'autisme dans les familles et chez des jumeaux. Un article paru en octobre dernier dans la revue « Nature Medicine » et portant sur l'étude d'une cohorte de jumeaux a cependant fortement restreint la portée de cet argument, en mettant en évidence le fait que la variabilité des syndromes cliniques n'était que très faiblement corrélée avec les mutations génétiques observées. La valeur prédictive des études génétiques est donc clairement limitée ; en aucun cas ces études ne permettent de prédire le type de syndrome qui va s'exprimer, son degré de sévérité et son expression clinique ! Il nous faut accepter le fait que les gènes n'expliquent pas tout et tenir compte de nombreux autres facteurs qui exercent un rôle majeur sur le développement de la maladie. Par exemple, comme nous l'avons déjà souligné dans une précédente chronique, l'exposition à certains polluants durant la grossesse a un impact direct sur l'incidence de l'autisme. Autre exemple : l'on a récemment découvert tout l'intérêt d'une hormone comme l'ocytocine (qui déclenche le travail et joue un rôle central dans l'empathie et les premiers contacts mère-bébé) ou de certains diurétiques sur le traitement de la maladie. Pour comprendre et traiter l'autisme, nous devons adopter une approche plus large que celle prônée par les partisans du tout génétique.

Yehezkel Ben-Ari

Yehezkel Ben-Ari, neurobiologiste, est directeur émérite à l'Inserm.

16 février 2015

Autisme -> actions de la fondation Orange

La Fondation Orange apporte son soutien à 57 projets d’équipements numériques et de loisirs pour les personnes avec autisme

Les 170 dossiers déposés lors de cet appel à projet montrent tout l’intérêt des nouvelles technologies pour les personnes autistes.

Au final,  le comité de sélection de la Fondation a sélectionné 57 projets pour leur qualité pédagogique, la motivation des personnes impliquées, leur pérennité et leur budget. Les projets sont répartis sur toutes les régions de France.

Soutien à l’équipement  numérique

photo tablette 1Les 44 projets d’équipement numérique sonttrès variés, et ciblent aussi bien les enfants, les adolescents et les adultes. Les projets sont axés autour de thématiques récurrentes qui illustrent bien l’usage du numérique : les outils pédagogiques et éducatifs, l’aide à la communication, au langage,  aux apprentissages, aux interactions et relations sociales, l’intégration scolaire, le lien avec les fratries et la famille, l’aide à l’autonomie…

Certains établissement utiliseront les outils numériques pour des séances de Vidéo Modeling, la modélisation par la vidéo forme d’apprentissage par l’observation ; un centre de loisir tout public utilisera les tablettes pour  développer les activités de rencontre entre enfants et les relations sociales dans la fratrie.

En Guyane, en plus d’être utilisées de manière classique, les tablettes seront individualisées et personnalisées avec les informations liées au vécu de la personne et au vécu de la classe. Conserver des photos et vidéos des différentes activités permettra aux enfants de partager ces moments avec son entourage.

Au total, 800 personnes bénéficieront des 500 tablettes déployées dans des établissements en France.

Le numérique au Centre de Ressources Autisme Rhône-Alpes

Cette année, le comité a choisi de soutenir le projet du CRA Rhône-Alpes, qui souhaite sensibiliser et former à l’utilisation des tablettes et des applications numériques. Des tablettes seront mises à disposition au CRA, pour familiariser les aidants, familles et professionnels à leur usage.

Trois activités seront proposées :

  • des temps de formation ouverts aux aidants, familles et professionnels ;
  • l’utilisation des tablettes, avec l’appui du documentaliste ;
  • le prêt des tablettes aux familles et professionnels qui envisageraient un achat.

Il est aussi prévu un accompagnement des établissements désirant s’équiper ou en cours d’équipement. Le CRA bénéficiera également de l’aide d’Orange Solidarité avec une personne en mécénat de compétence pour accompagner le projet.

Loisirs :

En matière de loisirs, le comité a favorisé les projets pérennes, offrant aux personnes avec autisme et à leur famille des temps de détente et d’enrichissement.

Ainsi, le comité soutient l’acquisition d’une yourte pour les résidents de la Maison d’Accueil Spécialisé (MAS) Vie Oxygène.

La yourte sera montée dans le jardin de la MAS et animée par des spectacles vivants ouverts à un public extérieur.

L’IME Saute-Mouton souhaite pérenniser un lieu de loisirs et de vacances adaptés, dans la région de Bordeaux. L’aide de la Fondation Orange permettra de construire un chalet accessible aux familles et fratries à proximité de très beaux sites naturels et de lieux d’activités de plein air.

La Fondation Orange renouvelle son partenariat avec la Fondation Culturespaces pour le projet « Patrimoines en familles ». Ce projet favorise la visite de familles et de fratries d’enfants au sein de 6 sites culturels : la Cité du train, les Arènes de Nîmes, la Villa Ephrussi de Rothschild, le château de Baux de Provence, le Théâtre antique d’Orange et la Cité de l’automobile.

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Colloques

La Fondation Orange continue d’apporter un soutien aux colloques annuels d’Autisme France et de Sésame Autisme.

Les 44 établissements soutenus pour l’équipement numérique :
  • FAM de l’Airial du Nid de l’Agasse
  • FAM La Châtaigneraie
  • IME La Roseraie
  • APEI DE L’AUBE FAM L’ADRET
  • ALEFPA – IMPRO MARIE CAZE
  • Ensemble des IME de l’Association AEIM-ADAPEI 54
  • IME Les Grands Bois
  • IME La Fontinelle
  • IME de DIEUZE
  • AUTISME AVEYRON SAP
  • FAM La Margotière
  • IME de Lézat/Léze (09)
  • IME LUCIEN DESMONTS
  • IMP Espérance
  • IME EXPERIMENTAL MAIA
  • ADAPEI IME VAUROUZE
  • APEI Centre-Manche
  • IME « Le Wenheck »
  • IME de FALAISE
  • IME « Les Oliviers »
  • Centre Arthur Lavy, IME Les Alizés
  • Adapei-Aria de Vendée
  • CRESDA
  • SAAME Thérèse et Charles FORTIER
  • Ime Le Breuil
  • IME Jean-Louis BEAUDOUIN
  • Association des Papillons Blancs de Dunk
  • Centre Expertise Autisme Adultes
  • IME SAUTE MOUTON
  • Association KERVIHAN
  • Pôle Enfance Apei de Lens et environs
  • SESSAD les comètes UE Beuvin
  • Institut Les HAUTS THEBAUDIERES
  • IMP La Maison de l’Enfant
  • Structure ADO SESAME AUTISME GEP
  • CPPC SESAMA AUTISME
  • TED et TSA vont à l’école
  • Foyer de Vie « Les Rosiers »
  • SPMS
  • Pap. Blancs Roubaix-Tourcoing / Educatif
  • IME Les Clapotis
  • Ecole élémentaire Saint André Barnier
  • IME Claude Monet
16 février 2015

Autisme -> Connaissez vous AURA 77 qui intervient en Seine-et-Marne ?

Réseau de santé

Sensibiliser, coordonner, innover

Nous avons pour mission de faciliter l'accès aux soins et aux services des personnes avec autisme et troubles envahissants du développement en Seine-et-Marne. Notre volonté est de parvenir à une prise en charge globale et coordonnée de l'autisme, afin d'améliorer la situation des personnes à court, moyen et long terme.

Notre mission se décline en 3 axes majeurs qui sont la sensibilisation et la formation des professionnels de santé aux troubles envahissants du développement, dont l'autisme ; la coordination et le suivi global du parcours de soins des personnes avec autisme et TED; la mutualisation et la valorisation des savoir-faire entre partenaires.

Nos objectifs stratégiques se structurent à partir des objectifs du Plan Autisme 2008-2010 et du schéma départemental du handicap 2009-2014 de Seine-et-Marne :

  • Mieux former les professionnels et les familles
  • Améliorer le repérage des troubles et du diagnostic
  • Diversifier l'offre de soins et de services
  • Faciliter la continuité des parcours de vie

Réseau, vous avez dit réseau ?

"Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charges. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations". Code de la Santé Publique, article L6321-1


Notre réseau de santé est financé par l'Agence Régionale de Santé d'Ile de France.

15 février 2015

La Honte -> Evaluation et statistiques

article publié dans Des mots grattent - Le blog d'Isabelle Resplendino

samedi 14 février 2015

À l'école et au collège, les enfants en situation de handicap
constituent une population fortement différenciée scolairement et socialement.
 
Note d'information - N° 04 - février 2015
 
L’essentiel :
 « Parmi les enfants en situation de handicap scolarisés à la rentrée 2013, moins d’un sur trois est une fille. Presque la moitié (45 %) présente des troubles intellectuels et cognitifs et un enfant sur cinq des troubles du psychisme [raaah !]. Les troubles du langage et de la parole, potentiellement révélés au cours des apprentissages, sont un peu plus courants à douze ans qu’à huit. [raaah ! La dame qui a écrit le rapport n’a pas vraiment actualisé ses connaissances].
Huit enfants sur dix présentant des troubles du langage et de la parole sont scolarisés en classe ordinaire, de même que plus de sept enfants sur dix présentant des troubles visuels, moteurs ou viscéraux. Les enfants présentant des troubles intellectuels et cognitifs sont les plus nombreux à fréquenter une classe spécialisée (CLIS ou ULIS), tandis que les enfants présentant des troubles du psychisme [raaah !] sont parmi les plus nombreux à être scolarisés en milieu spécialisé.
La majorité des familles estime que l’établissement fréquenté par leur enfant correspond à leur choix, qu’il s’y sent bien et qu’il reçoit un enseignement de qualité. La proportion de parents mécontents est cependant plus importante que parmi les autres familles. Le degré de satisfaction des parents diminue quand l’enfant présente un trouble du psychisme [raaah !] ou, dans une moindre mesure, des troubles intellectuels et cognitifs.
La quasi-totalité des parents rencontre un enseignant au moins une fois dans l’année. Malgré cela, plus de la moitié des familles méconnaît les aménagements pédagogiques prévus par le plan personnalisé de scolarisation (PPS) de leur enfant. C’est en particulier le cas lorsque l’enfant présente un trouble du psychisme [raah !] ou des troubles intellectuels et cognitifs.
Ces différences de perception peuvent également trouver leur origine dans la situation sociale des familles. Les parents d’enfants en situation de handicap appartiennent plus souvent à une catégorie sociale défavorisée, quelle que soit la nature du trouble rencontré. C’est d’autant plus le cas que les familles sont plus souvent monoparentales et que de nombreuses mères déclarent avoir réduit leur activité ou arrêter de travailler pour les besoins particuliers de l’enfant. »
Lire ici.
Plusieurs choses à la lecture de ce texte :
1.     Le concept du psychisme (et donc la psychanalyse) a encore de très beaux et longs jours à vivre en France.
2.     Je traduis pour ceux qui n’auraient pas compris le texte : Le handicap est la faute à ces salauds de pauvres. Bravo la gauche. (Pour rappel, l’autisme est la faute à la mère, c’est ce que disent les psychanalystes, bon pourquoi pas étendre le concept ?).
3.     Le handicap précarise les familles : Pas faux, quand on sait que fréquemment, les mères doivent renoncer à travailler en raison de carences de l’état, et qu’elles se retrouvent très souvent seules à assumer la situation familiale (nombre de pères ayant fui sachant ce qui les attendait en France en tant que parents d’enfants handicapés)…
4.     Ça veut dire que quand une famille est aisée, elle trouve des solutions. Donc : les solutions existent. Donc : l’État est doublement coupable de ne pas les offrir.
5.     En plus : on retrouve dans l’enseignement spécialisé des enfants n’ayant qu’un handicap social. C’est vrai, et c’est scandaleux, mais on rajoute au scandale quand l’État se décharge ainsi de ses responsabilités en accusant les familles ! Et le fait qu’en France il n’y ait pas de véritable enseignement spécialisé (mais du médico-social ou du sanitaire) aggrave la responsabilité de l’État puisque les enfants en situation de handicap aussi se retrouvent là-dedans.
Rappelez-moi déjà ce qu’il y a inscrit au fronton des édifices publics dans ce beau pays :
 
LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

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Comme disait Coluche : « Il y en a qui seront un peu moins égaux que les autres. Et pour ceux-là, ce sera très dur ».
Bonus :
« C’est d’autant plus le cas que les familles sont plus souvent monoparentales et que de nombreuses mères déclarent avoir réduit leur activité ou arrêter de travailler pour les besoins particuliers de l’enfant. »
« Arrêté » eut été mieux.
Bravo pour l’Éducation Nationale ! C’est sûr qu’avec de tels rapports, elle va avancer dans le bon sens…

Publié par à 23:57

15 février 2015

L'autisme à l'école -> Arthur, un enfant presque comme les autres

 article publié dans PARIS MATCH le 15 février 2015

Arthur, un enfant presque comme les autres

Arthur, 8 ans et demi, est aujourd’hui un brillant élève de CE2. Il a pu intégrer une classe « normale » © Alvaro Canovas

Aucune école ne pouvait accueillir le jeune autiste jusqu’à l’ouverture de la classe soleil. En septembre 2009, il est parmi les premiers à être intégré dans la nouvelle classe maternelle de Saint-Dominique, l’un des rares établissements en France à proposer à quelques autistes une scolarité adaptée.

« Avant, Arthur était autiste. Maintenant, il est guéri ! » Flore répond à la ­question de M. Anglès, le chef d’établissement, qui demande aux élèves s’ils ont compris pourquoi des journalistes sont aujourd’hui en classe avec eux. Le garçon se tient au milieu de ses camarades de CE2, une classe ordinaire composée d’élèves ordinaires. A 8 ans et demi, son visage est lumineux et son regard bleu transperce ceux à qui il s’adresse. Arthur s’exprime parfaitement. Il a un bon 14 de moyenne. Il joue au foot à la récréation et va dormir de temps en temps chez ses copains, comme n’importe quel enfant de son âge. Pourtant, à 2 ans, Arthur a été diagnostiqué autiste sévère. Incapable de verbaliser, emprisonné à l’intérieur de lui-même, il se débattait violemment à chaque frustration, se tapait la tête contre les murs, mordait au sang. Aujourd’hui, les tests qu’il effectue régulièrement ne détectent plus aucun symptôme de son handicap. Une pathologie liée à des anomalies du développement du système nerveux central qui ne se guérit pas. Un miracle ? Non ! Arthur doit son salut à une expérience inédite en France jusqu’en 2009. Cette année-là, à Neuilly-sur-Seine, l’école privée Saint-Dominique, établissement catholique d’enseignement en contrat avec l’Etat, ouvre en maternelle une classe d’inclusion spécialisée pour les enfants autistes : la « classe Soleil ». Six ans plus tard, celle-ci perdure. Ses résultats probants ont fait d’elle l’un des modèles sur lesquels s’appuient les unités d’enseignement (UE) dédiées à l’autisme. Ces UE se mettent en place dans le public. Il y en aura bientôt une trentaine en France.

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Partie de baby-foot entre Mathieu, le père, et les jumeaux. © Alvaro Canovas

Le jour de notre venue, ils sont cinq écoliers dans la classe Soleil, quatre ­garçons et une fille assis à une table autour de Dominique Bravais, l’institutrice. C’est l’heure du goûter. Dominique leur demande ce qu’ils souhaitent manger.­ Chacun leur tour, ils attrapent leur classeur où des images sont « scratchées » par thème. Une page pour les couleurs, une pour les formes, une autre pour les objets, une autre encore pour les actions… Puis ils collent méthodiquement les dessins sur une bande Velcro pour former une phrase. Par exemple : « je veux » le « gros » « gâteau » au « chocolat ». Seule la petite fille arrive à formuler à haute voix, les autres balbutient encore ; mais tous ­parviennent à transmettre leur désir. Ils s’expriment à travers un langage, le PECS (Picture Exchange Communication ­System). Une victoire émouvante pour ces enfants qui souffrent de ne pas ­pouvoir communiquer. « Plutôt que de pleurer ou de s’énerver, on leur montre qu’ils peuvent demander », explique Dominique. Aux côtés de chaque enfant, se tient un adulte, auxiliaire de vie ­scolaire ou stagiaire, qui lui est attaché. Tout au long de la journée, tous les temps sont utilisés à un apprentissage. « La classe fonctionne le plus possible comme une classe banale. Mais nous devons veiller à ce que ces élèves entrent en relation avec le monde qui les entoure. »

Quand Arthur est arrivé dans la classe Soleil, à 3 ans, il ne parlait pas et avait de gros problèmes de comportement. Dès la deuxième année, en moyenne ­section, il passait des petits moments dans une classe avec des enfants neurotypiques (« normaux »), au sein de l’école. En grande section, il est intégré dans une classe traditionnelle. « Il avait développé le langage oral, précise Dominique. Et il avait aussi le comportement d’un enfant ordinaire. » Le ­deuxième outil utilisé dans la classe Soleil est la mise en place de techniques issues de l’Aba (Applied Behavior Analysis), l’analyse appliquée des comportements. Les agissements des enfants sont scrutés puis analysés pour leur apporter une réponse personnalisée les conduisant à adopter la bonne attitude en société. « Le partenariat avec les parents est essentiel, précise l’institutrice. Arthur a une famille particulièrement investie qui a participé à ses progrès. » Sur leur carte de vœux de 2015, ­dessinée en famille et envoyée aux proches, Charlotte, la maman d’Arthur, figure en Wonder Woman. Elle veille sur ses trois hommes : Mathieu, son mari, croqué en Superman, et leurs jumeaux Arthur et Jules en superhéros. Ce tableau résume le combat que le foyer mène depuis que Charlotte, en chef d’orchestre, a pris la maladie de son fils à bras-le-corps. « Mon objectif est ­qu’Arthur ne soit jamais à la charge de Jules, qu’il soit le plus autonome possible », ­explique-t-elle.

C’est une victoire émouvante et un espoir pour ces enfants qui souffrent de ne pas pouvoir communiquer              

Le 4 avril 2006, cette jeune maman accouche de deux garçons. Ils ont 15 mois quand elle se rend compte qu’Arthur ne répond plus à son prénom. Il fait des colères. « C’est comme s’il avait fait un “reset” dans sa tête », raconte-t-elle. Elle croit d’abord qu’il est sourd et l’amène chez un ORL. « Impossible de faire les tests. Il se débattait. Alors, j’ai pensé à l’autisme. » Le constat tombe comme un verdict. « C’était insurmontable, avoue Charlotte. Mon fils était condamné à l’hôpital psychiatrique. » Elle recherche alors sur le Net les méthodes étrangères qui améliorent la vie des autistes. « En France, il n’y avait pas de solutions proposées. J’ai découvert le PECS et l’Aba. » Quinze jours après le diagnostic,­ Charlotte démissionne de son travail et décide de lutter pour conjurer le sort. Elle se forme aux deux techniques. Puis c’est au tour de ­Mathieu. Ils mettent immédiatement en place un dispositif pour Arthur. Deux éducatrices spécialisées Aba, Laure et Linda, viennent vingt-trois heures par semaine chez eux pour le faire travailler. Julie Tuil, orthophoniste qui a implanté le PECS en France, l’accompagne aussi. « Tout ce que Jules faisait, Arthur devrait être capable de le faire un jour », avait ­décrété Charlotte. Jules devient un modèle, une motivation, une stimulation, une chance supplémentaire pour son frère. « Il fallait qu’il soit ­costaud, assure sa mère. Quand Arthur était en pleine crise, à la ludothèque, et que je devais le maîtriser, je disais à Jules : “Il faut que tu fasses le grand. Va chercher les chaussures et les manteaux. Maman ne peut pas bouger.” »

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A Paris chez Arthur avec Charlotte, sa maman, et Jules, son frère. © Alvaro Canovas

L’autisme est une pathologie aux multiples facteurs qui reste encore ­mystérieuse. D’autres solutions peuvent adoucir la vie des petits patients. Une piste de recherche explique certains symptômes annexes par la présence d’une bactérie dans le corps de l’enfant. En la traitant, on peut agir sur ces maux : un nez qui coule en permanence, des oreilles qui grattent, une transpiration excessive, l’impossibilité de faire ses nuits… Charlotte prend contact avec un groupe de médecins, dirigé par le Pr Luc Montagnier, qui effectuent ce type d’essais. Ils détectent la bactérie chez le garçon et le traitent par antibiotiques, pour la première fois, en 2008. « Ses bobos ont cessé, raconte-t-elle. Ça l’a rendu plus à l’écoute, plus disponible pour le reste. » Aujourd’hui, Arthur reçoit encore ce traitement sous forme de cure de quinze jours, une fois par an. « A sa demande, précise sa mère, quand il en ressent le besoin. » Avant son entrée en maternelle, la prise en charge d’Arthur par des spécialistes, orthophonistes, psychomotriciens, auxiliaires de vie, coûtait 3 500 euros par mois. Les premiers temps, l’allocation chômage de Charlotte a payé les factures. Plus tard, pour prendre le relais, elle crée une association, Le petit roi a dit, où membres de la famille, amis, connaissances ont versé leur obole afin de lui offrir les meilleurs outils. « Sinon, je ne sais pas comment nous aurions fait avec un seul salaire », avoue la maman. En septembre 2009, Jules doit faire sa rentrée en maternelle. Charlotte tente de trouver une école publique qui accepte son frère. « Refus catégorique ! Dans le privé, on le prenait quinze minutes par jour. Nous avons eu la chance que la classe Soleil ouvre à Saint-Dominique et qu’Arthur puisse en bénéficier. » Chaque année, 150 000 euros sont nécessaires pour la faire fonctionner. Seules la contribution annuelle et la cantine sont à la charge des parents, soit à peine 10 % du budget. Le reste est financé par le mécénat. Ce projet, conçu en partenariat avec ­l’Education nationale et l’hôpital Robert-Debré, doit, quand c’est possible, permettre à ces enfants différents d’intégrer un cursus ordinaire. Depuis 2009, outre Arthur, cinq autres élèves ont pu le concrétiser.

Viendra le jour où il faudra couper le cordon, où Arthur devra s’affranchir d’une aide extérieure

Aujourd’hui, le garçonnet n’a aucun souvenir de sa « vie d’avant ». Il nie avoir utilisé un classeur d’images pour communiquer. Seule Linda, son auxiliaire de vie, lui rappelle sa différence. Elle est présente en cours, dix-huit heures par semaine. « Je n’interviens plus en classe, explique-t-elle. S’il a un problème, il va voir sa maîtresse. Si le blocage persiste, je le travaille alors avec lui en temps individuel. » Les difficultés qui subsistent touchent plutôt la compréhension de la lecture. Certaines métaphores peuvent encore rester abstraites. Viendra le jour où il faudra couper le cordon, où Arthur devra s’affranchir d’une aide extérieure. « C’est l’objectif, assure Georges Anglès, le directeur. Cela se réfléchit, se prépare, se construit. »
Reste à garder une certaine vigilance. Divers moments clés d’une vie génèrent de fortes émotions et du stress. L’adolescence, par exemple, peut poser la question de la rechute. « Jules a une réponse, explique Charlotte. Il me dit : “Maman, on a guéri Arthur une fois, on peut le guérir deux fois.” » « Je vis un conte de fées, tient à ajouter Charlotte. J’aimerais que les parents et les enfants concernés par l’autisme sachent que c’est possible ! »

15 février 2015

Un médecin autiste lutte pour retrouver son emploi

article publié dans LA PRESSE.ca

Publié le 14 février 2015 à 07h00 | Mis à jour le 14 février 2015 à 08h34

Richard Le Blanc... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Richard Le Blanc

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Le Dr Richard Le Blanc, hématologue réputé du Centre universitaire de santé de Sherbrooke (CHUS), lutte devant les tribunaux pour retrouver son poste. Le spécialiste de 58 ans, chez qui on a diagnostiqué une forme d'autisme, dit mener une bataille contre la discrimination.

Le Dr Richard Le Blanc a du mal à regarder son interlocuteur dans les yeux. Son regard fuit vers le sol. Un trait typique des Asperger, un syndrome du spectre de l'autisme caractérisé par des difficultés à tisser des relations sociales. Ça ne l'empêche pas d'être hématologue.

Grand, mince et d'apparence calme, l'homme de 58 ans n'a pas mis les pieds au département d'hémato-oncologie du CHUS depuis le 23 mars 2012. Mais ses problèmes avec l'univers médical, en apparence liés à ses traits autistes, ont commencé bien avant.

C'est sur le tard que Richard Le Blanc a décidé de devenir médecin. Titulaire d'un doctorat en physique mathématique et professeur associé en génétique humaine à McGill, il s'est lancé dans la médecine à l'âge de 33 ans.

À l'époque, le diagnostic d'autisme n'avait toujours pas été officiellement posé. Après avoir franchi toutes les étapes de sa formation avec brio, il a été écarté d'un poste dans sa spécialité en greffe de moelle osseuse à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, puis a atterri au département d'hémato-oncologie du CHUS en juin 2004.

«C'était un département qui était complètement dysfonctionnel, et ce, bien avant l'arrivée du Dr Le Blanc», dit le Dr André Plante, qui a été chargé de réformer le département d'hémato-oncologie lors d'une tutelle, en 2010.

Conflits

Rapidement, des conflits ont éclaté entre le Dr Le Blanc et certains de ses collègues médecins, qu'il jugeait paresseux et dont l'éthique, estimait-il, n'était pas irréprochable. Il voulait forcer le département à adopter des pratiques plus rigoureuses pour la tenue de dossiers, améliorer l'accessibilité aux services et diminuer le temps de réponse aux demandes de consultation, qui pouvaient dépasser 12 mois.

Il a notamment écrit une lettre au sous-ministre adjoint, en 2011, l'exhortant à agir pour améliorer la situation.

«Le Dr Le Blanc est un médecin extrêmement disponible et efficace. Je dirais que ses compétences sont supérieures à la moyenne. Il donnait son numéro de télé-avertisseur à certains patients. Je l'ai vu descendre à lui seul des listes d'attente de plusieurs mois. Mais c'est vrai qu'il peut être casse-pieds, admet le Dr Plante. C'est un gars qui se bat avec acharnement pour des questions de principe. Je lui ai déjà dit: Richard, parfois, il faut que tu apprennes à te fermer la gueule. Il n'accepte pas de perdre une bataille quand il croit qu'il y a eu injustice.»

Le Dr Réjean Hébert, ancien ministre de la Santé qui a été doyen de la faculté de médecine du CHUS, décrit le Dr Le Blanc comme «un homme extrêmement compétent, mais qui a de sérieux problèmes de relations interpersonnelles». Il n'a pas voulu faire plus de commentaires.

Dans son parcours, le Dr Le Blanc a aussi croisé un autre futur ministre de la Santé: Gaétan Barrette, qui a supervisé son externat en radiologie entre 1994 et 1995. Ce dernier l'a décrit comme un «externe aux idées bien arrêtées» qui a participé de façon «minimale» à un stage en réorganisation dont il était «manifestement insatisfait», lit-on dans un rapport d'évaluation qui nous a été fourni. Les commentaires des autres professeurs sont tous élogieux.

Exemplaire avec les patients

Quoi qu'il en soit, avec ses patients, tout indique que le Dr Le Blanc agissait de façon exemplaire. Une pétition signée par 683 patients (et proches de ceux-ci) a été déposée par le médecin lorsque le conflit avec ses collègues s'est aggravé au point que quatre d'entre eux ont réclamé sa destitution.

À l'été 2011, sous pression, la direction du CHUS lui a demandé de prendre une année sabbatique. Le Dr Le Blanc a alors obtenu un congé de maladie pour trouble d'adaptation à son travail. Se doutant qu'il souffrait d'autisme, il a entrepris des démarches pour obtenir un diagnostic officiel à l'été 2012. Le diagnostic d'Asperger a été confirmé par au moins quatre spécialistes depuis.

En colère

Mais en 2013, le CHUS a fait faire une contre-expertise psychiatrique du Dr Le Blanc. Le rapport d'expertise, que La Presse a pu consulter, tire des conclusions extrêmement sévères à l'endroit du médecin. Le psychiatre expert y minimise l'importance du trouble autiste du Dr Le Blanc, le décrit comme un être potentiellement dangereux et le juge inapte au travail.

Le Dr André Plante, qui a été patron du médecin autiste pendant la tutelle, jure qu'il n'est pas violent. «Je l'ai vu très en colère contre des collègues, mais je peux vous assurer que sur le plan professionnel, il avait de bonnes raisons de l'être», indique-t-il.

«Le Dr Le Blanc s'est fait tasser de façon presque mafieuse par certains de ses collègues. La médecine, c'est très politique. Il y a de la collusion, des guerres de pouvoir. Richard a été très malhabile là-dedans», ajoute le Dr Plante, refusant de donner plus de détails.

«Chose certaine, il aurait mérité d'être mieux soutenu», croit-il.

En plus d'éprouver des problèmes de relations interpersonnelles, les Asperger ont généralement du mal à saisir les rouages des organisations dans lesquelles ils évoluent. «Il m'a fallu 10 ans pour comprendre que j'étais pris au milieu d'un gros jeu politique. J'étais même incapable de le détecter», dit le Dr Le Blanc.

Tribunaux

Aujourd'hui, son dossier se trouve entre les mains de l'avocat Jean-Pierre Ménard, qui défend les victimes d'erreurs médicales.

Le médecin spécialiste voudrait reprendre du service. Il réclame l'équivalent de ce qu'il a perdu en salaire et différents accommodements pour lui permettre de composer avec ses traits autistes dans l'exercice de sa profession. Mais surtout, il veut faire annuler le verdict sévère posé en 2013 par le psychiatre expert du CHUS.

«C'est un combat contre la discrimination que je mène, soutient le Dr Le Blanc. La direction du CHUS a décidé de médicaliser un problème qui était à la base administratif. C'est très malhonnête comme façon de faire», soutient-il.

La direction du CHUS a refusé de commenter. «Le Dr Le Blanc a choisi de s'adresser aux tribunaux, ce que nous respectons. Nous réservons nos communications pour le processus judiciaire en cours», a fait savoir sa directrice des communications, Jacinthe Ouellette.

Qu'est-ce que le syndrôme d'asperger?

Il s'agit d'un trouble neurologique du spectre de l'autisme, marqué par des problèmes d'adaptation sociale. Les Asperger n'ont cependant pas de retard de langage, comme c'est parfois le cas chez les autres autistes.

Traits distinctifs

 

  • Mauvaise perception des signes corporels d'autrui, du langage non verbal, des blagues et des règles sociales. Ces traits entraînent souvent leur marginalisation ou leur stigmatisation par leur entourage de travail.
  • Intérêts souvent obsessionnels pour des sujets pointus, pour lesquels ils acquièrent beaucoup de connaissances. Leurs sujets de prédilection sont la musique, les arts, les insectes, les plans de métro, les ordinateurs, les mathématiques.
  • Intelligence normale ou supérieure à la moyenne.
  • Ont souvent un visage peu expressif et un ton monocorde
  • Leur état les rend parfois dépressifs ou suicidaires

Des médiateurs pour aider les autistes au travail

Malgré les efforts de plusieurs entreprises pour s'adapter aux autistes, seulement de 10 à 15% d'entre eux arrivent à se trouver un emploi et à le conserver. Les spécialistes plaident pour que des médiateurs soient nommés pour les aider à s'adapter. «Ils ont souvent besoin d'un médiateur pour débugger leurs relations avec le milieu de travail, explique le psychiatre Laurent Mottron, spécialiste de l'autisme à l'hôpital Rivières-des-Prairies. «Ce n'est pas plus compliqué que d'adapter un milieu de travail à une personne non voyante ou malentendante. Mais en même temps, il ne faut pas faire d'angélisme: ce n'est pas toujours facile.» Le simple fait de recevoir un diagnostic clair les aide énormément à comprendre leurs différences cognitives et à organiser leur fonctionnement en entreprise. «Mais ils ne peuvent pas changer fondamentalement la façon dont leur cerveau fonctionne, indique le spécialiste. C'est comme si on voulait changer la couleur de la peau d'une personne. Les autistes ont une capacité à s'adapter, mais elle a ses limites. Ils ne peuvent pas traiter l'information moins précisément que leur système ne leur permet de le faire. Ils ont besoin d'aide pour s'adapter.»

Postes Canada c. Michelle Dawson

Dans un jugement rendu en 2008, le Tribunal des droits de la personne a obligé la Société canadienne des postes à embaucher un «agent de changement en milieu de travail» pour aider la factrice autiste Michelle Dawson à fonctionner avec ses collègues. Des formations en matière «d'équité, d'accommodement et de sensibilité en ce qui a trait à l'autisme» ont aussi été imposées à ses collègues et gestionnaires. Connaissant son état depuis quelques années, Postes Canada lui avait pourtant déjà permis de commencer à travailler plus tôt que ses collègues, avait accepté de tamiser l'éclairage pour l'aider à composer avec son intolérance à la lumière (typique chez les autistes), et lui avait permis de trier son courrier d'une façon différente que celle prescrite par la société d'État. Mais un épisode d'automutilation que Mme Dawson s'est infligé a provoqué une sorte de mouvement de panique chez ses collègues. Certains ont craint que la factrice puisse être violente envers eux. Mme Dawson estimait avoir été discriminée, et se croyait victime de représailles et de harcèlement de la part de certains patrons à la suite de cet événement. Elle s'est défendue seule devant le Tribunal des droits de la personne, avec succès. Aujourd'hui, Mme Dawson est devenue chercheuse affiliée du Dr Mottron. Elle fait des recherches et corrige des articles scientifiques, en grande partie de chez elle.

14 février 2015

Scandale dans les Pyrénées Orientales

logo autisme 66 esperanza

 

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Lettre Ouverte à Ségolène Neuville sur le défaut de financement des méthodes éducatives pour les enfants autistes.

 

Mme Ségolène NEUVILLE, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes Handicapées

Madame la Ministre,

Autisme 66 Esperanza, forte de plus de 300 adhérents, membre de l’Union Régionale Autisme France Languedoc Roussillon, poursuit son engagement pour les enfants autistes du département des Pyrénées Orientales. Elle interpelle notre communauté locale et régionale sur la nécessité d’inclusion en milieu ordinaire, sur l’aide aux familles pour le financement des prises en charge adaptées et recommandées par la Haute Autorité de Santé, sur l’information auprès du public et des professionnels de la santé des besoins spécifiques des enfants autistes et sur la création d’animation et de loisirs adaptés à leur égard.

Suite à vos nombreuses déclarations sur l’affirmation d’appliquer les prises en charge adaptées et recommandées par l’ANESM et la HAS, et le retrait de la psychanalyse dans le champ de l’autisme, nous vous interpellons sur un problème bien précis rencontré par des parents d’enfants autistes dans votre département d’origine.

En effet, le Centre Catalan des Sciences Comportementales (CCSC) a vu le jour en Mars 2014 suite à une forte demande des parents qui se trouvaient dans l’impossibilité d’avoir des prises en charge comportementales et décentes dans les différentes institutions existantes (SESSAD, IME, HDJ, CMP). Le constat était un manque de professionnels formés à ces méthodes dans les PO. Il existe une centaine de personnes formées en France et nous avons la chance d’avoir cinq d’entre eux au Centre Catalan des Sciences Comportementales.

Par manque de financement public, ce centre ne fonctionne qu’avec l’apport financier des parents d’autistes (1600 euros par mois). Souhaitant respecter les prescriptions du CRA Montpellier (méthodes éducatives et comportementales) les parents n’ont pas eu d’autre choix que de s’orienter vers cette structure privée unique dans la région Languedoc Roussillon. De plus les parents qui ont fait appel à la MDPH voient leur dossier gelé depuis plus d’un an.

C’est plus qu’un scandale ! C’est une honte ! La France doit défendre le plus faible, qui de plus faible qu’un enfant handicapé !

Les familles n’en peuvent plus ! Certaines vont rentrer dans la précarité si rien n’est fait immédiatement. Les parents sont prêts à monter au créneau et vont le faire sous peu. Certains prévoient des actions désespérées ou médiatiques. Autisme 66 Esperanza est prêt à diffuser ce scandale dans les médias locaux et nationaux.

En tant que Secrétaire d’État chargée des Personnes Handicapées, c’est pour vous et pour notre département, notre région, une opportunité de faire de ce centre un pilier de la diffusion des bonnes pratiques. Pourquoi ne pas faire du Centre Catalan des Sciences Comportementales un centre pilote avec un financement public ? En regroupant des professionnels reconnus et compétents pouvant former le tissu médico-social existants départemental et régional.

Nous vous demandons un RDV ou des mesures concrètes de toute urgence avant fin février. Les parents ne se bercent plus de promesses et nous ne pourrons plus les retenir très longtemps.

Dans l’attente de votre réponse rapide, veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Association Autisme 66 Esperanza

Cc : Mme le Préfet Chevalier / M. le Sénateur Calvet /Mme la Sénatrice Malherbe/ M. le Député Alyagas / M. le Député Siré/ M. le Député Cresta/ M. le Député Olive/ M. le Député Européen Alliot/ M. le Maire Mach/ M. le Maire Castex/ M. le Maire Pujol/ M. le Maire Villa/ M. le Maire Roque/ à l’assemble des maires du département des PO/ M. Doat, DDCS 66/ M. Herman, ARS 66/ Mme Langloys, Présidente Autisme France

14 février 2015

La Rispéridone - Risperdal - sur la sellette


Dans quels cas prescrit-on de la Risperdone ?

Egalement inscite sous le nom de 564766, la rispéridone est le constituant principal du Risperdal, un antipsychotique atypique ou neuroleptique de 2nde génération utilisé pour traiter les psychoses, notamment les psychoses schizophréniques, mais aussi les épisodes maniaques. Certains la prescrivent également pour le traitement de troubles du développement (TED), dont ceux observés dans la sphère autistique chez les enfants de 5 à 11 ans. Le Risperdal est parfois donné dans la prise en charge d'un retard mental doublé d'agressivité ou d'agitation, voire d'automutilations.

Son action : antagoniste des récepteurs sérotoninergiques et dopaminergiques, elle lie les récepteurs alpha-1-adrénergiques aux récepteurs H1 hystaminergiques et plus faiblement aux alpha-2-adrénergiques. En clinique, elle améliore les symptômes positifs et négatifs de la psychose schizophrénique.

Effets secondaires : c'est l'un des antipsychotiques qui présentent le plus d'effets secondaires neurologiques, induisant d'importants troubles extrapyramidaux et une élévation de la prolactine (peut déboucher sur des troubles sexuels et métaboliques (dyslipidémie, diabètes..)

Il existe 3 formules de Risperidone, dont chacune contient un ou plusieurs ingrédients inactifs mais potentiellement toxiques : la résine d'amberlite (IRP88), prouvé carcinogène et génotoxique, l'aspartame, source entre autres de phénylalanine, d'acide aspartic, de méthanol, formaldehyde, et d'acide formique, la gélatine (excitotoxyne d'acide glutamique), colorants à l'alluminium (neurotoxique, peut former un autre toxique : le fluoride), l'amidon de maïs OGM, l'acide benzoïque, suspecté d'être très toxique au niveaux neurologique, respiratoire et sur les organes sensitifs.

Effets secondaires courants :

- mouvement irréguliers et involontaires des muscles
- parkinsonisme médicamenteux (tremblements, raideur musculaire...)
- hyperexcitation motrice
- état de sommeil extrême
- tête qui tourne
- perte partielle ou totale de connaissance
- lactation, même chez les garçons

Autres effets notés par la FDA (Food and Drug Administration - USA), quoi que moins usuels :

- psychose maniaque et hallucinations visuelles et tactiles (dans + de 90% des cas, sans antécédents), même chez les moins de 10 ans, ce qui est particulièrement surprenant pour les patients et les parents.
- agressivité ou comportement violent (dans env. 90% des cas, sans antécédants). 20% ont nécessité l'hospitalisation ou ont été considérés comme mettant en danger la vie d'autrui ou la sienne propre.
- suicides et tentatives de suicide (nombre important de cas rapportés)

Note de la Haute Autorité de la Santé (HAS) :
"Avant de prescrire de la rispéridone à un enfant ou à un adolescent pésentant des troubles des conduites, une évaluation complète des causes physiques et sociales du comportement agressif telles que douleur ou stimulation environementales inappropriées est nécessaire."
La HAS sous-entend par là que c'est un médicament à ne pas prescrire lorsque les causes sont biologiques ou environnementales. La HAS ajoute que "les effets sédatifs de la rispéridone doivent faire l'objet d'un suivi rapproché dans cette population du fait des conséquences potentielles de la sédation sur les capacités d'apprentissage des enfants et des adolescents."

La HAS note que "la prudence est nécessaire lorsque la rispéridone est prescrite à des patients présentant une maladie cardiovasculaire connue, des antécédants familiaux d'allongement de l'intervalle QT (durée électrique de la contraction cardiaque), une bradycardie (rythme cardiaque plus bas que la normale) ou des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie) car ils peuvent augmenter le risques d'effets arythmogènes."

Informations extraites de http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/le-point-sur-le-risperdal-108787#forum3200266 :
 

"La France en parle peu, car ce scandale américain ne va pas tarder à arriver chez nous.

Depuis le 8 octobre 2008, les troubles autistiques ont été exclus des indications thérapeutiques pédiatriques du Risperdal par l’Agence européenne du médicament (EMA). Cet arbitrage a été rendu à la suite d’évaluation scientifiques européennes qui ont conclu à l’inefficacité du Risperdal sur ces troubles."

L'arbritrage de l'EMA et ses conclusions scientifiques :

"Cette décision, a été implémentée en France par l’Agence française de la sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS*) le 22 décembre 2008. Depuis cette date, l’autorisation de mise sur le marché (AMM) précise qu’en pédiatrie le Risperdal n’est plus indiqué que dans certains cas du trouble des conduites et qu’il ne doit pas être prescrit plus de 6 semaines.Ce qui semble tout à fait logique puisque le Risperdal est classé sur la liste 1 des substances vénéneuses qui présentent le plus de risques pour la santé.

Seulement voilà, les services de psychopathologie de l’enfant prescrivent au long cours le Risperdal à des enfants autistes. Il n’est pas rare de voir le traitement durer 3, 4 ou 5 ans. Ces prescriptions sont établies hors AMM à double titre : dépassement de la durée maximale de traitement (6 semaines) et absence d’une indication thérapeutique autorisée.

Les prescripteurs ne portent pas la mention obligatoire « NR » (non-remboursable) sur les prescriptions de Risperdal qui est donc indûment remboursé à 100% par la sécurité sociale.Le procédé utilisé pour cette escroquerie à la sécurité sociale est le même que celui mis en oeuvre au Texas.

Le 3 décembre 2006, N….., 8 ans, est décédé à Clermont-Ferrand après plusieurs mois de traitement par Risperdal. Il a été dit aux parents que leur enfant était décédé de causes naturelles.

La notice d’information du laboratoire Janssen-Cilag, publiée le 22 décembre 2008, après la restriction de l’AMM par l’EMA, cite parmi les 3 pages d’effets secondaires indésirables, les attaques cérébrales, la conduite électrique anormale du coeur,...Enfin, à la suite d’enquêtes réalisées par la division des affaires criminelles du département de la justice des Etats Unis à la demande de la « Securities and Echange Commission », Johnson & Johnson doit payer 70 millions de dollars pour avoir versé des pots de vins à des médecins et des directeurs d’hôpitaux Grecs, Polonais et Roumains."

Sources :

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-07/risperdal_-_ct-3496.pdf http://www.sailhome.org/Concerns/BodyBurden/Synergistic/Risperidone.htmlN B : sur la bithérapie Rispéridone/Ritaline, voir la thèse en ligne de Claire Glay-Ribau (Université Henri Poincaré - Nancy - 20/5/2001) :
http://www.scd.uhp-nancy.fr/docnum/SCDMED_T_2011_GLAY_RIBAU_CLAIRE.pdf
 http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/le-point-sur-le-risperdal-

* Qui a été renommée ANSM depuis.

13 février 2015

Récréation -> les victoires de la Musique c'est ce soir ! Nous serons devant la télé avec Elise

13 février 2015

L'APEPA fête ses 40 ans - Un autre regard sur l'autisme en Belgique francophone

vendredi 13 février 2015

article publié sur le blog "Des mots grattents"

Les débuts :
L’année 2015  sera particulière pour notre association qui fêtera ses 40 ans d’existence. L’APEPA, l’Association des Parents pour l’Épanouissement des Personnes avec Autisme est née en novembre 1975. Avec l’Ambassadeur Jean-Charles Salmon, père d’un enfant avec autisme, l’APEPA a été co-fondatrice du SUSA[1] créé en 1991 à l’Université de Mons. L’APEPA asbl est reconnue représentative des personnes handicapées par le Gouvernement Wallon, non-subsidiée mais bénéficie de subventions ponctuelles. Pendant 10 années, L’APEPA a été sous le Haut Patronage de celle qui était alors la Princesse Mathilde. Son siège social est situé à Namur.
 
Qui sommes-nous ?
L’APEPA est une association de volontaires dynamiques, parents, grands-parents et autres bénévoles, des professionnels aussi, qui œuvrent ensemble pour toute la Belgique francophone. Notre association est ouverte à tous, la personne avec autisme et ses parents, les professionnels et les sympathisants.
Les membres du CA et les bénévoles au secrétariat, tous suivent des formations en autisme en continu, en Belgique et à l’étranger.
 
Depuis sa création, l’APEPA a voulu fournir un travail essentiel de lobbying pour les parents auprès des instances publiques, tout en leur offrant une écoute et des conseils dans tous les domaines. Notre travail de fond et de longue haleine se fait toujours dans le respect des parents et des interlocuteurs  de la santé et de l’éducation, sociaux et politiques.
 
L’APEPA est donc co-fondatrice du SUSA, membre fondateur d’Autisme Europe et de l’ASBL Participate!. Elle est membre de la Plateforme pour l’annonce du Handicap, de la Plateforme pour l’inclusion scolaire de l’enfant handicapé ou malade chronique, de la Ligue des Usagers des Services de Santé et est aussi présente au service Support’AHM pour l’après-parents.
 
Et notre association vous représente à la Concertation des 4 Associations  dont l’APEPA fait partie avec : l’AFrAHM, pour le handicap mental, l’AP³, pour le polyhandicap, l’APEM-T21 pour la trisomie 21.
 
L’APEPA entretient des liens étroits avec « l’association-sœur » néerlandophone de Belgique, la VVA.[2] avec qui elle siège, comme avec les 8 Centres de Référence et de Diagnostic en Autisme, au CA de Participate.
 
Événements de L’APEPA en 2015 :
Cette année, l’APEPA fête donc ses 40 ans ! En plus de sa traditionnelle Journée Annuelle et de la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme du 2 avril, l’APEPA organisera divers événements pour fêter dignement cet anniversaire. Vous les découvrirez au fur et à mesure de nos annonces.
Des journées sportives pour personnes avec autisme comme celle qui a été organisée le 19 décembre 2014 sont en préparation avec la FéMA (sport adapté). Il sera aussi question de foot et de tennis.
Le thème retenu pour la Journée Annuelle en novembre prochain est : « Les bonnes pratiques  en autisme ».
 
Que faisons-nous ? 
Depuis longtemps, l’APEPA collabore efficacement au sein de différents organes d’avis et  plateformes communes. Voici un aperçu de notre travail :
 
À Autisme-Europe : Nous faisons partie du Conseil d’Administration, participons aux Congrès triennaux d’où nous ramenons nombre de nouveautés scientifiques.
 
À la commission wallonne des personnes handicapées du Conseil Wallon de l’Action Sociale et de la Santé 
À l’AWIPH[3] :                         
ü  Au CEAH : Conseil d’Avis pour l’éducation, l’accueil et l’hébergement, concernant tous les agréments, les modifications, les places subventionnées, les cas prioritaires ;
ü  Au groupe de travail sur l’autisme ;
ü  Au groupe de travail pour un référentiel de qualité des services où l’APEPA représente les usagers et veille à l’application des recommandations nationales et internationales ;
ü  Dans la commission subrégionale de Namur, son groupe de travail Double Diagnostic (dialogue AWIPH/Santé Mentale). 
Au Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécialisé :
ü  Collaboration à la rédaction de divers avis (pour les travaux récents) :
·       Le Plan Individuel de Transition (PIT), pour accompagner le passage de la scolarisation à l’âge adulte), avis qui ont servi à l’introduction de l’obligation de l’élaboration de ce PIT dans le dernier décret concernant l’enseignement de la précédente législature ;
·       Une nouvelle ère pour l’enseignement spécialisé, qui mettait l’accent sur la nécessité d’une société inclusive ;
·       L’enseignement de Type 5, où l’APEPA a fait acter que  l’inscription des élèves avec autisme en enseignement de type 5 ne doit pas se faire que sur base du diagnostic d’autisme, ce qui ferme de facto la porte à une éventuelle psychiatrisation de l’autisme au sein de l’enseignement !;
·       La contention et l’isolement qui ne permet ces mesures qu’en cas d’absolue nécessité pour raison de mise en danger physique de l’élève ou d’autrui et lorsque toutes les autres mesures ont échoué, avec toute la prévention, la gestion, la transparence et la déontologie exhaustives. L’APEPA y a fait stipuler in extenso l’article 15 de la convention ONU sur la maltraitance et la torture et fait préciser qu’en aucun cas, la contention pouvait être utilisée comme moyen thérapeutique.
ü  Groupes de travail en cours :
·       Les pédagogies adaptées : l’APEPA  a au préalable effectué un travail de recueil de témoignages et d’expériences. Elle a pu ainsi dégager aussi bien des dysfonctionnements que des exemples à dupliquer, ainsi que formuler des suggestions. Les conseillers de la cellule enseignement spécialisé ont remonté ces informations à la ministre Joëlle Milquet qui a demandé en conséquence l’ouverture de ce groupe de travail.
·       De l’intégration vers l’inclusion : l’argumentaire pour l’ouverture de ce groupe provient aussi de la plateforme des parents (associations du handicap et fédérations des associations de parents d’élèves) dont fait partie l’APEPA, qui a également recueilli témoignages et expériences à ce sujet.
·       Réflexion sur le Type 8 : nombre d’élèves avec autisme sont scolarisés, dans l’enseignement spécialisé ou intégré, sous cet enseignement, particulièrement ceux qui ne présentent ni déficience intellectuelle ni troubles du comportement.
·       Partenariat école-famille : via la représentation des parents. 
L’Enseignement spécialisé : L’APEPA est à l’origine, avec le SUSA, des classes TEACCH importées des États-Unis, désignées depuis le décret de 2009 par l’appellation « Classes à pédagogie adaptée pour les élèves avec autisme ». L’APEPA procède en ce moment à la réactualisation de la liste pour y faire figurer les différents sites comportant des classes à pédagogie adaptée et non plus seulement l’école de référence. 
 
La vigilance : Lorsque l’APEPA a appris qu’une école près de la frontière s’était vu proposer une formation au packing[4], elle a envoyé un courrier à toutes les écoles spécialisées de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour les informer du danger, en y associant la Ligue des droits de l’enfant.
Au groupe transversal sur la contention et la mise en isolement : Recommandations dirigées par le Centre interfédéral de l’égalité des chances et le Délégué général aux droits de l’enfant, en collaboration avec le SUSA. Nous y avons fait stipuler in extenso l’article 15 de la convention ONU sur la maltraitance et la torture et fait préciser qu’en aucun cas, la contention pouvait être utilisée comme moyen thérapeutique, ni pour une expérience médicale.
 
Au Conseil Supérieur de la Santé (CSS) : Participation à l’élaboration de l’avis N° 8747 : Qualité de vie des jeunes enfants autistes (0 – 6 ans) et de leur famille.
 
Au Centre Fédéral d’Expertise en Soins de Santé (KCE) : Participation à l’élaboration du guide de pratique clinique sur la prise en charge de l’autisme chez les enfants et les adolescents. 
 
L’information : L’APEPA a une page Facebook pour l’information immédiate, un site internet et édite une e-newsletter mensuelle publiée aussi sur notre site.
L’APEPA participe à divers Salons (« 1001 familles », « Soins et santé », etc.) et d’autres activités dans ce domaine. Nous sommes également présents par un stand lors de congrès comme ceux du  « Belgian Brain Council », de « Participate! », etc.
Les membres du CA se déplacent régulièrement vers des écoles ou des organisations en demande d’informations sur l’autisme.
 
Le soutien aux travaux d’étudiants : L’APEPA diffuse les annonces des étudiants par mailing, sur les réseaux sociaux et ses newsletters, les met en contact avec les familles et les professionnels susceptibles d’être concernés par leurs travaux, leur offre un stand lors de journées annuelles et autres évènements qu’elle organise. Nous prêtons une attention particulière aux écoles qui forment des professionnels en contact avec les personnes avec autisme. Nous participons, par exemple, à des jurys de TFE (Travail de fin d’études).
 
Le soutien aux familles : l’APEPA assure une permanence à l’écoute téléphonique et contribue à organiser des groupes de paroles destinés aux parents.
L’APEPA a facilité la création d’associations, par exemple : Les enfants de la différence, Auti-Ressources, Autisme Liège, Auti-bol d’air, et renseigne sur les procédures à suivre, soutient des initiatives privées.
 
Les formations pour les parents et les professionnels : L’APEPA organise des formations en faisant appel à des spécialistes renommés, de Belgique et de l’Étranger.
Cette année, outre les « Passeports pour l’autisme » organisés dans plusieurs villes de Belgique, l’APEPA proposera un programme de formations particulièrement concret et diversifié : elle organisera une seconde formation ABA, une formation sur les moyens de communication pour personnes avec autisme et une supervision pour les personnes ayant déjà suivi cette formation. En outre, son plan de formations abordera d’autres thématiques importantes : l’accompagnement des personnes avec un syndrome d’Asperger, l’intégration sensorielle, les outils informatiques adaptés aux prises en charge éducatives, les troubles du comportement, etc.
 
Le dépistage précoce : En réponse à la requête qu’avait adressée l’APEPA, la recherche-action « START », menée par le SUSA, pour la détection précoce des troubles du spectre de l’autisme (dans une tranche d’âge de 15 à 30 mois), financée par CAP 48, se déroule sur les arrondissements de Mons, Ath et Soignies, et devrait s’étendre à toute la Wallonie vers 2019.
L’APEPA a édité une brochure à l’attention des parents afin de reconnaître les signes de troubles du spectre de l’autisme lors de situations concrètes.
 
Le Plan Autisme : L’APEPA, dans le cadre des rencontres du Collectif Plan Autisme ou individuellement,  a obtenu de différents ministères rencontrés l’assurance de tenir les engagements qui avaient été pris durant la campagne électorale. D’autres visites dans des cabinets ministériels sont programmées ou encore à venir. Voir par exemple ce reportage sur Canal C, l’interview du Ministre Prévot vers 2’15’’ qui date du 19 décembre 2014.
 
Les Français en situation de handicap en Belgique : L’APEPA suit de très près ce dossier et a obtenu du Ministre Prévot l’assurance, sous cette législature, d’alignement des normes des établissements avec autorisation de prise en charge sur celles des établissements agréés. D’autres informations suivront dans les mois qui viennent au sujet des Français de Belgique.

D’autres projets sont en perspective
et l’APEPA se fera l’écho régulier de ces avancées.

            
Contacts presse

Pour les questions de santé et l’autisme en Europe :
M. Freddy HANOT, Président
+32 (0)81 73 52 53

Pour les questions du handicap :
Mme Alice SULS, Vice-Présidente
+32 (0)4/75  36 36 45

Pour les questions d’enseignement spécialisé et les Français de Belgique :
Mme Isabelle RESPLENDINO, Administratrice
+32 (0)65/78 31 01

Pour toute autre question :
APEPA
Rue de l’Aurore 98 – 5100 JAMBES
+32 (0)81 744 350


 




[1] Service Universitaire Spécialisé pour personnes avec Autisme
[2] Vlaamse Vereniging Autisme
[3] Agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées
[4] Méthode qui consiste à contenir l’enfant autiste, dès l’âge de 3 ans, nu ou en sous-vêtements, dans des draps et couvertures trempées et glacées pendant environ ¾ d’heure plusieurs fois par semaine.

Publié par à 19:02

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